Zeffzafi explique ce qui s'est passé à la mosquée

INPRECOR, solidaire avec les mobilisations dans le Rif

Déclaration du Bureau de la IVe Internationale

Depuis sept mois un mouvement de contestation populaire ne cesse de croître dans la région du Rif au nord du Maroc, et a culminé par un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de manifestants à Al-Hoceima le 18 mai dernier. Ce mouvement prend racine dans la mobilisation populaire qui s’est affirmée dans la région à partir du 20 février 2011, reprenant au Maroc la dynamique des soulèvements dans toute le Maghreb et le Moyen-Orient. Il a été relancé en octobre 2016 lorsque le jeune pêcheur Mohsen Fikri a été broyé dans une benne à ordures à Al-Hoceima.

La population du Rif organisée dans des comités locaux, réclame le jugement des responsables de cette mort ainsi que de cinq autres rifains tués dans une agence bancaire lors des événements du 20 février 2011. Elle demande également la levée de la militarisation de la province d’Al Hoceima, l'arrêt des poursuites et du harcèlement contre les petits paysans, et porte d’autres revendications sociales concernant les services de santé, d'éducation et les infrastructures qui manquent aux habitants. C'est une indication claire de la faillite des politiques économiques et sociales promues par l'État marocain en vue de rembourser son énorme dette publique, qui se manifestent par la destruction du tissu productif, le pillage des ressources maritimes et forestières, la faiblesse des principaux services publics et l'absence d'emploi pour les jeunes

Ces politiques néolibérales au profit du grand capital étranger et local, dictées par les institutions financières et commerciales internationales et les gouvernements des puissances impérialistes, sont mises en œuvre par des institutions marocaines corrompues et qui n’ont rien de démocratiques. Les divers organes gouvernementaux, sécuritaires et médiatiques du système monarchique cherchent à faire taire la voix de la population rifaine, à criminaliser le mouvement de contestation et à saper sa crédibilité pour qu’il ne serve pas d’exemple pour d'autres villes et régions du Maroc qui vivent dans les mêmes conditions de marginalisation, d’appauvrissement et de bafouement de la dignité.

Nous saluons la lutte des Rifains leur organisation par la base, leur créativité et leur détermination, ainsi que les forces qui soutiennent cette lutte au Maroc.

Nous condamnons la politique de répression et de désinformation de l'État marocain.

Nous appelons à l'élargissement de la solidarité internationale, pour que ce mouvement obtienne la satisfaction de ses revendications permettant d’obtenir des améliorations significatives de leurs conditions de vie sociales, démocratiques et culturelles. Ce sont des revendications partagées par toutes les couches populaires marocaines et des pays proches, qui cherchent la voie de leur émancipation du despotisme politique et de l'exploitation capitaliste.

Victoire pour la lutte populaire rifaine !

Vive la lutte pour la liberté, la dignité et la justice sociale !

29/05/2017

Nasser Zefzafi, selon Wikipedia

Nasser Zafzafi est un militant Rifain né à Al Hoceima, sur la côte méditerranéenne, au nord-est du Maroc, dans la région du Rif.

Il est à la tête de la fronde que connait cette région, conservatrice et historiquement rebelle au pouvoir central, depuis le mois d’octobre 2016. Cette contestation a prit une tournure politique et identitaire depuis avril 2017, Rabat ayant un temps accusé la mouvance rifaine de velléités indépendantistes.

Il est considéré par l’État marocain comme étant la voix de la manifestation populaire dans la ville d’Al Hoceima et la région du Rif contre ce qu’il nomme la « corruption de l’Etat marocain ». Nasser Zafzafi a joué un rôle-clé dans les manifestations 1,2,3 , en particulier pour faire des démonstrations pacifiques l’élément fondateur de ce mouvement.

Nasser Zafzafi a participé aux protestations suite à la mort de Mohcine Fikri, un vendeur de poissons de 31 ans, qui a été écrasé à mort dans un camion de poubelle le 28 octobre 2016, car il aurait tenté de protester contre un travailleur municipal saisissant et détruisant sa marchandise. Dans une interview donnée au site d’actualité El Español en janvier 2017, il déclare : « Ce qui est arrivé à Fikri nous affecte également : si nous restons silencieux aujourd’hui, cela continuera. C’est pourquoi nous devons sortir pour arrêter cela »4.

Nasser Zafzafi a vu le jour dans une famille de militants. Il affirme que son grand-père était ministre de l’Intérieur de ce qu’il appelle « la République du Rif d’Abdelkrim El Khattabi ». Selon lui, son oncle, assassiné en 1978 près de Larache, était le directeur de cabinet de « Moulay M’hand », comme se plaisaient les Rifains à appeler leur « Emir » Abdelkrim El Khattabi, grande figure révolutionnaire.

Son père était un militant de la première heure de l’Union nationale des forces populaires, puis de l’USFP de laquelle il a démissionné quand le parti est entré au gouvernement.

Le 29 Mai 2017, il a été arrêté pour « atteinte à la sécurité de l’état » et emprisonné sur ordre pour avoir « perturbé un prêche religieux ». 5,6 C’est la première arrestation publique assumée par l’état d’un opposant politique depuis les Années de plomb (Maroc) et 1981.



Source : Wikipedia

Maroc : Le Rif ne désarme pas

Le peuple du Rif continue de manifester sa colère contre le Makhzen, le régime des prédateurs de Mohammed VI.

En dépit de l’arrestation de son leader, Nasser Zefzafi et de plusieurs de ses militants dirigents, les manifestation se poursuivent et elles progressent vers d’autres villes du pays, à l’instar de Tanger, .
A El Hoceima, Nador, Atroukout, Imzouren, la foule criait « Nous sommes tous Zefzafi ».

Depuis vendredi, la situation dans la région du Rif ressemble étrangement à celle vécue par la population du Sahara Occidental depuis plus de 41 ans. Dans ce contexte, le Makhzen, dans le but de sévir en toute impunité et sans témoins, a procédé à l’expulsion d’un journaliste algérien et l’arrestation d’un journaliste rifain directeur du site Rif Presse et du directeur du site Rif24.

A Casablanca, un sit-in sera organisé ce soir pour demander la libération immédiate des détenus du Hirak Chaabi rifain.

Sur la toile, de nombreux citoyens ont brûlé leurs passeports marocains pour exprimer condamner l’escalade du roi Mohammed VI contre le peuple du Rif.

En optant pour la main dure, le souverain marocain a voulu perpétuer la politique de son père envers la région qu’il a brûlé avec des bombes au napalm en 1959. Seulement, la conjoncture est très différente. Le Maroc n’est plus dans la même configuration qu’il y a 50 ans. La prise de conscience d’une large franche de la population marocaine grâce notamment aux événements du Printemps Arabe et aux médias sociaux, a de quoi donner des soucis au régime makhzénien. A cela s’ajoute, la situation précaire imposée à une grande majorité du peuple marocain : des régions entières vivent dans une pauvreté extrême, des inégalités croissantes, un programme économique dicté par le FMI et la Banque Mondiale, le chômage galopant et les injustices en tout genre.

Les manifestations du Rif continue à recolter le soutien des soutiens de poids comme celui de la Mairie de Barcelone, du parti LCR La Gauche et d’ATTAC-Maroc ainsi que celui de la communauté rifaine à l’étranger.

Source : Maroc Leaks

L’Ambassade du Maroc à Amsterdam sollicite protection

Décidément, Nasser Zefzafi, le leader du Hirak Chaabi de la région du Rif fait peur aux sbirs de Mohammed VI. A l’intérieur et à l’extérieur du Maroc.

En effet l’Ambassade marocaine aux Payx Bas, prise par la panique, a sollicité protection de l’Etat néerlandais. Des voitures et des fourgons de la police entourement le siège de l’Ambassade.

Les diplomates marocains, conscients de la popularité de Zefzafi dans la communauté rifaine qui réside en Europe s’attend à un coup de colère des valeureux fils d’Abdelkrim El Khattabi.

Pour rappel, le leader rifain a été arrêté et se trouve depuis ce matin entre les mains de la Brigade Nationale de la Police Judiciaire, la police politique du Maroc. Il risque la torture et les traitements les plus inhumains.

Source : Maroc Leaks

Al-Hoceima, le tombeau de la royauté ?

Moncef Wafi Publié dans Le Quotidien d'Oran le 28 - 05 - 2017


Le Maroc va-t-il rejoindre la liste des pays balayés par le Printemps arabe ? Le Hirak, ce mouvement de contestation populaire né après la mort du vendeur de poisson broyé par une benne à ordures, à Al-Hoceima en octobre 2016, a connu ses premiers débordements violents entre manifestants et forces de l'ordre dépêchées par Rabat pour arrêter la figure emblématique de la contestation rifaine. La région du Rif vit toujours au rythme du souvenir de la mort de Mohcine Fikri qui avait fait descendre des dizaines de milliers de Marocains dans les rues de plusieurs grandes villes du Maroc, protester contre la mal-vie, le chômage, le désespoir et le népotisme ambiant. 

Cette étincelle a donné naissance au Hirak Rif conduit par Nasser Zafzafi, devenu le porte-parole de toute une région laissée en bordure du développement national. Depuis octobre dernier, le mouvement a été adopté par tous les Rifains, trouvant une extension légitime en Europe, et son caractère pacifique avait fait de lui un redoutable adversaire du Makhzen. Ce qui s'est passé ce vendredi avec la tentative d'arrestation de Zafzafi, accusé d'avoir interrompu le prêche d'un imam d'une mosquée locale, et la riposte des jeunes manifestants qui se sont opposés aux forces anti-émeutes, risque de mettre le feu aux poudres. Le danger d'un scénario semblable à celui de la Syrie est à écarter du fait même de la nature du régime marocain au pouvoir, la monarchie étant appuyée par les Palais du Golfe, l'UE et Washington.

Mohamed VI n'est pas Bachar Al-Assad et il est peu probable qu'Al-Hoceima devienne un jour Derra la syrienne ou Benghazi la libyenne mais il est fort à parier que Fikri est l'alter ego de Bouazizi qui avait enflammé la Tunisie et précipité la chute de Ben Ali. Si la hogra a chassé du pouvoir la famille régente de Tunisie, que sera-t-il du roi maintenant que la contestation a pris acte avec l'histoire ? Le scénario probable est que ces manifestations empruntent un faux air de la protesta de février 2011, réprimée sauvagement par le Makhzen, et l'arrestation attendue de Zafzafi devra faire basculer la région dans des turbulences dont personne ne peut augurer des suites.

Mohamed VI qui règne d'une main de fer sur ses sujets est constamment critiqué sur sa gestion des affaires internes et son appétit insatiable dans la prédation des richesses de son pays. Sa meilleure parade, relayée par les différents gouvernements de vassalité, est de crier au loup en montrant du doigt l'Algérie. Une politique qui ne résistera pas à l'implacabilité des revendications populaires

Le Maroc sur un brasier

Une vague de protestations ébranlent le Rif : le Maroc sur un brasier


Le Maroc est frappée depuis plusieurs jours par une vague de contestation citoyenne. Dans la région du Rif, la province d’Al-Hoceima est le théâtre de manifestations récurrentes depuis la mort fin octobre 2016 d’un vendeur de poisson, broyé accidentellement dans une benne à ordures. 

L’incident avait suscité l’indignation dans le pays, prenant la forme à Al-Hoceïma d’un mouvement plus social et politique.

Mené par un groupe de militants locaux, le « hirak » a de nombreuses revendications pour le développement du Rif, qu’il estime marginalisé. Son leader, M. Zefzafi, multiplie sur les réseaux sociaux les harangues enflammées contre l’exécutif et en faveur du Rif, sur fond de discours identitaire teinté de conservatisme et de références islamiques.

Pris de panique, l’Etat marocain a depuis annoncé la mise en oeuvre d’un catalogue de projets de développement de la région, désormais une « priorité stratégique ». Une délégation de sept ministres s’était rendue sur place en début de semaine. A cette réponse politique, une autre plus répressive et sécuritaire a été également mise en place. Des bataillons des forces anti-émeutes ont été massivement déployées pour bastonner des manifestants. Le Maroc est sur un brasier.

Source : Algeria Part


Le Rif, quelques événements qui illustrent la tragédie.

1766 : Le sultan Mohammed doit faire face à une grande révolte dans le Rif. Accusé d’en être l’inspirateur le Pacha Abd assadoq Ar-Rify (fils du pacha Ahmed et successeur du pacha Abd al- Karim ) est arrêté , sa famille et tous les Rifains influents de Tanger exilés. Le sultan établit à Tanger une garnison de abids chargée de surveiller et de contenir les rifains .

1811-1817 : Révolte montagnarde ; les Rifains sont défaits en 1813 mais les gens du moyen atlas parviendront à battre le sultan Alaouite en 1817 Smala par le duc d’Aumale


1864-1900 : Expéditions punitives sultaniennes contre les Rifains

1958-1959 : Emeutes des Rifains en signe de contestation la contre marginalisation et l’abandon auxquels ils sont voués. Ces émeutes ont créé chez Hassan II la conscience d’un risque qu’il fallait mater pour la survie du régime. Des milliers de civils seront massacrés

Juin 1965: Emeutes populaires sévèrement réprimées, le roi suspend le Parlement et assume les pleins pouvoirs, occupant également la fonction de Premier ministre

1960-1990 : Années de plomb au Maroc, violentes répressions dans le Rif, exactions et graves entraves aux droits de l’homme commises sous le règne de Hassan II

1981 : Emeutes dues à la hausse du prix des denrées de base

Janvier 1984 : Le Maroc connaît une vague d’émeutes qui éclatent de nouveau contre la hausse des prix des produits alimentaires de base. Ces émeutes seront également causées par les mesures prises par les autorités locales pour limiter la contrebande dans l’enclave espagnole de Melilla et le trafic de cannabis dans toute la région du Rif

Décembre 1990 : Une nouvelle vague d’émeutes nées à Fès se propagent à Tanger, Tétouan et Al Hoceima. Les sources officielles font état de 40 morts alors que les sources officieuses parlent de plus d’un millier de victimes pour la seule ville de Fès.

Source : https://arripublika.wordpress.com/chronologie-de-lhistoire-du-rif/

Maroc : La contestation populaire s’étend

Écrit par Rachid Beldi


La police marocaine est à la recherche, depuis vendredi, du leader de la contestation populaire dans la région du Rif, Nasser Zefzafi. Ce dernier est accusé d’avoir fait « entrave, en compagnie d’un groupe d’individus, à la liberté du culte dans la mosquée Mohammed V à Al-Hoceima »,


indique un communiqué du procureur du roi, publié la veille et ordonnant « l’ouverture d’une enquête et l’arrestation de Nasser Zefzafi » Le leader du « hirak » (la mouvance) est accusé d’avoir empêché, lors de la prière du vendredi, « le prédicateur de poursuivre son prêche, prononçant un discours provocateur où il a insulté l’imam et semé des troubles qui ont attenté au calme et à la sacralité du lieu de culte ». L’incident a été filmé par téléphone portable et diffusé sur Facebook, des images sur lesquelles on voit M. Zefzafi s’en prendre avec véhémence à l’imam, qu’il traite de « menteur ».

Après s’être demandé si les mosquées étaient faites « pour Dieu ou le makhzen (pouvoir)? », il s’en est pris à « ceux qui veulent faire capituler le Rif », la région frondeuse et conservatrice où est située Al-Hoceima, et aux « étrangers qui viennent violer nos femmes ». M. Zefzafi a aussi fustigé le festival de musique Mawazine, qui vient de s’achever à Rabat, avec « des corps nus que l’on voit en direct sur la télévision d’un Etat qui se dit musulman ». Le ministre des Affaires islamiques, Ahmed Toufik, qui avait annoncé à tort son arrestation vendredi, a dénoncé « un acte sans précédent », un délit « grave ». Un proche de M. Zefzafi a expliqué que ce dernier avait réussi à échapper aux policiers venus l’interpeller à la sortie de la mosquée. Intervenant un peu plus tard sur les réseaux sociaux depuis le toit de sa maison à Al-Hoceïma, le leader de la contestation a déclaré qu’il n’avait pas peur. « S’ils veulent m’arrêter, qu’ils viennent! », a-t-il lancé. Dans une autre vidéo, publiée peu après, il a dit être « sain et sauf » et a appelé à des manifestations pacifiques. 

Les heurts entre manifestants se poursuivaient entre-temps faisant plusieurs blessés, dont « trois graves », du côté des forces de sécurité, a indiqué l’agence de presse officielle MAP.


Tension à al-Hoceïma, d’autres villes passent à la contestation

Hier, la situation était tendue à Al-Hoceïma (nord du Maroc) après la tentative d’arrestation, la veille, du leader de la contestation dans le Rif, Nasser Zefzafi, accusé d’avoir agressé un Imam dans une mosquée, alors qu’à Khouribga (centre du pays) les populations intensifient leurs mouvements de contestation, à travers des marches et sit-in, pour revendiquer l’emploi, la justice et les droits sociaux. Déjà en ébullition depuis plusieurs mois, les populations de la région du Rif, notamment à Al-Hoceïma ont été scandalisées par le mandat d’arrêt lancé contre le leader de la contestation (hirak errif), M. Zefzafi. 

Le mouvement de contestation populaire a pris de l’ampleur où des voix s’élèvent à Khouribga et plusieurs autres villes dans cette région du Rif marginalisée, où les habitants de ses provinces donnent de plus en plus de la voix, au moment où plusieurs autres villes comme Boujniba, Khouribga et Safi suivent le pas et appellent à des rassemblements en vue de réclamer des droits socio-économiques dénonçant le chômage et le manque d’infrastructures. Selon les Associations des droits de l’homme, cités par les médias, «la région d’al-Hoceïma ne fait pas l’exception. Plusieurs autres villes manquent d’infrastructures et de création d’opportunités de travail pour les jeunes». 

Ainsi, dans les villes de Khouribga et de Boujniba, des milliers de contestataires, en chômage, ont déjà organisé, une manifestation contre la «marginalisation» et la «Hogra». «Le taux de chômage y est plus important que dans d’autres villes, ce qui pousse les jeunes soit à émigrer, soit à exercer des activités illégales», déplore le représentant d’une association locale de Khouribga. Les participants présents en masse à la «Place des Moudjahidine» ont scandé plusieurs slogans en arabe : «En un seul mot, l’Etat est corrompu», «Ya khouribgui, ton temps est venu pour revendiquer ton droit»... 
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Dans ce contexte, un officier de police Hichem Djilali, a assuré que les protestataires sont déterminés à poursuivre la lutte dans cette ville jusqu’à ce que le taux de chômage atteigne le 0%. Les retraités ont également fait part de la contestation aux côtés des enfants (orphelins) et femmes (veuves), des employés de groupe el-Charif pour le phosphate, revendiquant l’application de l’article n 6 du Code minier, qui leur donne la priorité à l’embauche. 

A Sidi Ifni, l’économie locale vit aussi au ralenti, selon des sources locales, des groupes de jeunes chômeurs tiennent, depuis un mois, un sit-in au port de cette ville pour avoir du travail. Ils appellent les gens à exprimer leur colère et descendre dans la rue pour manifester contre la «précarité». La protestation a aussi gagné la région de Tinghir dans le centre-est du Maroc «Les habitants se sentent abandonnés par les élus. C’est pourquoi ils sont prêts à hausser le ton en organisant des mouvements de protestation comme cela a été le cas en 2013, car on ne peut pas rester sans rien faire devant l’indifférence des responsables en charge de la gestion publique», a prévenu un représentant associatif, Abderrahman Benameur. En solidarité avec les manifestants de la région d’Al-Hoceïma, les habitants de Tinjdad, ont également tenu un sit-in lundi dernier. 

Pour rappel, des manifestations marquent le quotidien de la province d’Al-Hoceima, dans la région du Rif, depuis la mort fin octobre 2016 d’un vendeur de poisson, broyé accidentellement dans une benne à ordures. L’indignation qui s’en était suivie dans l’ensemble du pays s’est transformée en un mouvement plus social et politique à Al-Hoceïma, sous la houlette d’un groupe de militants locaux, le « hirak ». 

Parmi ses nombreuses revendications, ce groupe met au-devant le développement du Rif, qu’il estime marginalisé. Son leader, M. Zefzafi, multiplie sur les réseaux sociaux les offensives contre le gouvernement marocain, sur fond de discours identitaire teinté de conservatisme et de références islamiques. 

L’Etat marocain a annoncé la mise en œuvre d’un catalogue de projets de développement de la région, désormais une « priorité stratégique ». Une délégation de sept ministres s’était rendue sur place au début de la semaine dernière.

Répression et arrestations en plein Ramadan dans le pays du Commandeur des Croyants

La ville d’Al Hoceima essaie d’empêcher l’arrestation du leader de la protestation populaire, Nasser Zefzafi. Son crime? Avoir perturbé le prêche du vendredi. Le ricidule ne tue pas.

L’Etat makhzénien, assis sur des charbons ardents, panique. Au lieu d’éteindre les braises, il jette de l’huile sur le feu. Dans la pensée du Makhzen, il est impossible de tolérer une manifestation quel que soit sa raison d’être. Plus de 26 arrestations ont été dénoncées par l’AMDH, même ceux qui filmaient les manifestations ont été arrêtés. L’Etat cherche par tous les moyens à justifier sa réponse sanglante contre la population du Rif. La télé publique marocaine Al Oula (La Première) diffuse des vidéos de hooliganisme sportif et les assimile aux manifestations du Hirak. Zefzafi est accusé d’être Takfiriste et sympathisant de Daesh.

Le peuple du Rif poursuit ses manifestations. Après la première des Taraouih, des manifestations multitudinaires à Al Hoceima, Imzouren, Azdir. Parmi les slogans : « Dieu, Patrie, Peuple » au lieu de « Dieu, Patrie, Roi ».

A l’instar de toute dictature digne de ce nom, l’Etat marocain accuse les manifestants de auteurs de trouble et de recevoir des fonds de l’étranger pour déstabiliser le pays.

En plein Ramadhan, le Commandeur des Croyants montre son vrai visage. Celui cruel, sanguinaire. Entretemps, son mentor, la France semble ignorer ce qui se passe chez son allié traditionnel.

Source : Maroc Leaks

Les fils d’Abdelkrim Khattabi honorent leur région

S’il était vivant, Abdelkrim Khattabi serait très fier de ses compatriotes rifain. Là, depuis sa demeure il regarde avec un sourire de satisfaction le courage et la détermination de ses fils, la fierté d’une région qui ne décolère pas depuis six mois et qui a dit « basta! » aux dépassements du Makhzen, à la misère et à l’injustice.

Le régime de Mohammed VI est en train de perdre les pédales face à un mouvement populaire qui a tout l’air d’un Printemps Marocain.

Pour isoler la région et couper tout comtact avec l’extérieur et ainsi sévir à sa guise contre la population locale, le gouvernement marocain a coupé la connexion Internet. Rabat s’inquiète par la réaction de la communauté internationale.

Naser Zefzafi : « je n’ai pas peur d’être arrêté, je n’ai pas volé de l’argent public ni expolié les richesses du pays »

Nulle doute que la peur recule au Maroc à un rythme plus accéléré que prévu. C’est la conséquence logique et naturel des scandales dont le Makhzen est le protagoniste : Swissleaks, Panama Papers, Danielgate, l’argent donné par le roi Mohammed VI au profit d’Hilary Clinton pour l’aider dans sa campagne électorale, les lots de terrain volés par les ministres Laftit et Hassad, etc.

Tout cela contribue à une prise de conscience dans la population marocaine. Les médias sociaux y sont pour quelque chose. Les événements de la ville d’Al Hoceima sont un exemple vivant de cette prise de conscience.

Si le mouvement du 20 Février avait l’handicape du manque d’un leader pour diriger ses pas et se prononcer en son nom, le Hirak Chaabi d’Al Hoceima en a un : le très charismatique jeune de 39 ans, Nasser Zefzafi. Il incarne les aspirations du peuple rifain et il est prêt a se sacrifier pour l’idéal de son peuple. Il souffre en voyant les « femmes marocaines obligées à émigrer vers les Emirats Arabes Unis pour se livrer à la prostitution dans le but de nourrir leurs familles afammées par les prédateurs du Makhzen »

« »Je n’ai pas peur d’être arrêté, je n’ai pas volé de l’argent public ni exploié les richesses du pays », a-t-il dit lorsqu’il a appris qu’il est recherché par la police marocaine.


Le Printemps marocain en marche avec des pas fermes

Le régime despotique de Mohammed VI a fini par montrer ses dents. Il a investi la ville d'Al Hoceima en vue d'arrêter, avant le mois du Ramadhan qui débute demain 27 mai, le charismatique leader du peuple du Rif, Nasser Zefzafi. 

Après une tentative échouée á la mosquée lors de la prière de vendredi, la police a mené un autre assaut dans un quartier populaire où Nasser prononçait un discours depuis le toit d'une maison. Les forces de répression ont été obligées à reculer par une foule déchaînée et prête à défendre son leader.

Les proches de Zefzafi et sa famille lui demandent de quitter lieu mais il avait prié Dieu de lui "prescrire le martyr" et il refuse de s'enfuir.

De nombreux commerces ont répondu l'appel de Zefzafi de fermer pour protester contre la décision des autorités marocaines de l'arrêter.

Le Makhzen, en état de panique a établi des barrages dans toute la région. De nombreuses arrestations ont eu lieu. Mohamed Jelloul, militant du Mouvement du 20 février libéré après cinq ans de prison, a été de nouveau aujourd'hui. Même internet a été coupée dans la ville d'Al Hoceima.

Selon Zefzafi, le Makhzen veut l'arrêter à cause de la manifestation multitudinaire annoncée pour le 20 juillet, date de la bataille d'Anoual contre les forces d'occupation espagnoles.


Procès de Marseille : Une affaire où le Makhzen risque de laisser des plumes

Le tribunal correctionnel de Marseille a ouvert lundi 22 mai un procès contre un vaste réseau de narcotrafic opérant depuis le Maroc. Un procès appelé des « croisières de la cocaïne ».

Les mis en cause, 35 au total, avaient formé ce réseau entre 2012 et 2014 pour transporter de la drogue lors de leurs croisières entre l’Italie, la France, le Maroc et le Brésil.

Durant leurs escales au Royaume, ils achetaient du cannabis (450 dollars/kg) pour ensuite le vendre au Brésil (15.000 dollars/kg). Au retour, d’autres membres du réseau se procuraient de la cocaïne (9.000 dollars/kg) pour l’écouler en France (45.000 dollars/kg).

Les « mules » se faisaient passer pour des touristes. Leur business aurait permis de générer 76.000 dollars par kilo de résine de cannabis, selon la justice française.

Le voyage pouvait rapporter 10.000 euros par passeur.

C’est l’affaire qui risque de secouer le palais du roi Mohammed VI. Le rôle de sa banque Attijariwafa dans cette affaire est confirmé. Un rôle déjà bien connu dans ses succursales de l’Afrique de l’Ouest où elle profite de la bienveillance des autorités africaines et où l’argent du cannabis coule avec facilité.

Les nombreuses succursales de la banque du roi du Maroc permettent de blanchir l’argent de la drogue avec facilité.

Pour rappel, selon des câbles confidentiels de la diplomatie américaine révélés par Wikileaks, des personnes de l’entourage se trouvaient à la tète du trafic de drogue provenant du Maroc.

Source : Maroc Leaks

Lecture dans le projet de rapport du Rapporteur Spécial contre la torture sur sa mission au Maroc et au Sahara Occidental

Objet : Lecture dans le projet de rapport du Rapporteur Spécial contre la torture sur sa mission au Maroc

            J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que M. Juan Mendez, Rapporteur Spécial contre la Torture, a adressé à la Mission Permanente du Royaume du Maroc à Genève, le projet de Rapport de sa mission qu’il a effectué, du 15 au 22 septembre 2012, dans notre pays et durant laquelle il a, notamment visité la ville de Laâyoune.
            Ce rapport, qui sera présenté, le 4 mars 2012, durant de la 22ème session du Conseil des Droits de l’homme, passe en revue le cadre juridique et la situation sur le terrain avant de formuler des conclusions et des recommandations aux autorités marocaines.
            Ce projet, qui a été adressé à la Délégation Interministérielle des Droits de l’homme pour recueillir les commentaires de tous les Départements concernés, appelle les observations et les commentaires, ci-après :
  1. Observations Générales
A/ Aspects positifs
  • Le rapport est relativement neutre sur les aspects diplomatiques de la question nationale :
      • En titrant rapport « Mission au Maroc » avec un renvoi en bas de page qui explique qu’il a visité également « Laâyoune au Sahara occidental ».
      • En affirmant que sa visite « ne devrait pas être interprétée comme l’expression d’une quelconque opinion politique concernant le statut actuel ou futur du territoire non autonome du Sahara occidental ».
      • En se référant aux « populations sahraouies » et non pas au « peuple sahraoui » et en adoptant, en général, la terminologie et le langage juridique onusien.
      • En consacrant à la visite de Laâyoune une section dans le paragraphe relatif aux conditions de détention sans que cela apparaisse dans le sommaire.
      • En soumettant une recommandation sur le Sahara à la fin du Rapport sans la dissocier de l’ensemble des autres recommandations adressées à notre pays.
  • Le rapport met en exergue plusieurs aspects fondamentaux de l’engagement stratégique du Maroc en matière des droits de l’homme, notamment :

      • La visite consacre la volonté du Gouvernement « d’ouvrir le Maroc à un examen indépendant et objectif de sa situation des droits de l’homme » (résumé)
      •  Le Rapporteur spécial « perçoit l’émergence d’une culture des droits de l’homme et une volonté de la part de différentes autorités, notamment le Ministère des Affaires Etrangères et la Délégation Interministérielle des Droits de l’homme, de bâtir une culture institutionnelle qui permette d’interdire et de prévenir la torture et les mauvais traitements » (par. 11)
      • Le Rapporteur se félicite de l’adoption de la nouvelle Constitution qui est « un pas important vers le renforcement des droits de l’homme » (par. 68)
      • La création du Conseil National des Droits de l’homme (CNDH) est « une réalisation importante sur le plan institutionnel » (par. 70)
      • Le CNDH « a crée des mécanismes de surveillance de plus en plus efficaces pour de nombreuses violations des droits de l’homme, notamment la torture et les mauvais traitements. Ces mécanismes, qui sont effectifs dans toutes les régions, y compris au Sahara occidental, ont été mis en place après la création des sections régionales. Ils devraient être appuyés et améliorés et les autorités devraient respecté leurs conclusions et appliquer leurs recommandations » (par. 80)
B/ Aspects problématiques

  • Sur le plan juridique, le rapporteur spécial note que :
      • La constitution marocaine ne définit pas la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ou l’atteinte à la dignité (par.8).

      • Le code pénal ne couvre pas « la complicité ou le consentement exprès ou tacite d’un fonctionnaire chargé d’appliquer la loi ou d’un membre des forces de sécurité ou de toute autre personne agissant à titre officiel » dans la définition du crime de la torture (par.10).

      • Le code pénal ne « prévoit pas l’imprescriptibilité du crime de torture » (par.10)

  • Sur le plan de l’évaluation de la situation sur le terrain, il est à relever, notamment :

      • Le Rapporteur spécial « note avec une profonde préoccupation que la détention au secret a été pratiquée dans le passé et continue de l’être et qu’il y aurait encore des lieux de détention et d’interrogations secrets dans le pays »( par.18)
      • Le Rapporteur Spécial a reçu «  des  témoignages crédibles sur la pratique de la torture et des mauvais traitements dans la prison de Laâyoune, notamment les viols, les passages à tabac et la mise à l’isolement pendant plusieurs semaines, en particulier de détenus accusés de participation  aux activités en faveur de l’indépendance » (par.66)

      • Pour le Rapporteur, « Dans les affaires touchant la sûreté de l’Etat (terrorisme, appartenance à des mouvements islamistes ou appui à l’indépendance du Sahara) il y a une pratique ancrée de la torture au moment de l’arrestation et pendant la détention de la part de policiers, notamment d’agents de al Direction de la surveillance du territoire (DST) » (par. 72).

      • «  En ce qui concerne Laâyoune le Sahara occidental, le Rapporteur Spécial est arrivé à la conclusion que des tortures et des mauvais traitements ont été infligées au moment de l’arrestation, dans les postes de police et à la prison de Laâyoune. Il est également arrivé à la conclusion qu’il y avait un recours excessif  à la force pendant les manifestations pour l’indépendance du Sahara occidental, ainsi que des enlèvements et des ...

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Compte rendu des entretiens d’El Othmani au sommet de l’OTAN à Chicago

L’Ambassadeur de Sa Majesté le Roi
A
Monsieur le Ministre des Affaires étrangères
et de la Coopération




Destinataire Principal

Cc :

: Cab.1

Cab.2 / Sg.4 
Transmission : Urgent 
Diffusion



Référence :

: Confidentiel


M/L n° YB 590 en date du 09 janvier 2012

M/L n° YB 021 en date du 20 janvier 2012

M/L n° YB/169 en date du 07 mai 2012

M/L n° YB/170 en date du 12 mai 2012 




Objet : Participation de Monsieur le Ministre au Sommet de l’OTAN, Chicago, les 20 et 21 mai 2012.


J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération s’est entretenu, en marge du sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OTAN, avec les Ministres des Affaires Etrangères de la France, du Qatar, de la République Tchèque ainsi qu’avec le vice Ministre portugais des Affaires Etrangères et le Secrétaire Général Délégué de l’OTAN.

Ces entretiens ont porté en particulier sur les relations bilatérales, la situation sécuritaire dans la région du sahel ainsi que sur les derniers développements de la question nationale.



1- Rencontre avec le vice Ministre des Affaires Etrangères portugais :
Les deux parties se sont félicitées de l’excellence des liens de coopération entre les deux pays ;
Les deux Ministres ont souligné l’importance de renforcer la coopération dans le domaine économique pour qu’elle soit à l’image des relations politiques entre les deux pays. A cet égard, ils ont précisé que les conclusions de la Commission Mixte ainsi que du groupe d’impulsion économique détermineraient la nature des actions qui seraient menées ;
Monsieur le Ministre a rappelé que la situation sécuritaire dans la région du Sahel est une source de préoccupation pour le Maroc. A cet effet, il a précisé que le Maroc s’est engagé à aider les pays de cette région afin qu’ils retrouvent leur stabilité et pour qu’ils luttent efficacement contre tous ces défis ;
Il a souligné que le Maroc est convaincu que les organisations sous régionales, dont notamment la CEDAO, ainsi que les pays de la région sont les seuls capables d’apporter des réponses concrètes aux problèmes de cette région ;
Le Maroc a proposé que le Portugal joue un rôle actif dans ce domaine à travers une coopération tripartite ;
Pour sa part le Ministre portugais a indiqué que son pays partage les préoccupations du Maroc et envisage de renforcer davantage sa présence dans cette région et ce, à travers des actions humanitaires et d’appui techniques aux profits des pays de cette région ;
S’agissant de la question nationale Monsieur le Ministre, et après avoir remercié le Portugal pour son soutien, a rappelé que le Maroc a proposé son initiative d’autonomie suite à une demande de la communauté internationale. Il a ajouté que, à cause de l’attitude des autres parties, peu de progrès ont été réalisés en précisant que la démarche de M. Ross s’est rapidement essoufflée et qu’elle n’est pas parvenue à dépasser la phase exploratoire faute de visibilité dans le processus. De même, M. le Ministre a souligné que M. Ross avait proposé au début de son mandat la tenue d’une ou deux réunions informelles pour préparer la négociation formelle et qu’il en a tenu neuf, sans aucune perspective de round formel. Il a indiqué, également, que le Maroc a été choqué par le contenu du dernier rapport du Secrétaire Général ainsi que par les déclarations publiques de Monsieur Ross qui vont à l’encontre des intérêts du Royaume, en ajoutant que toute la classe politique marocaine est irritée par les propos les et les agissements de M. Ross ;
En réponse, le Ministre portugais a indiqué que la position de son pays concernant la question du Sahara est constante et que le Portugal apprécie à sa juste valeur l’initiative marocaine d’autonomie et la soutient. Il a ajouté que son pays est préoccupé par les dérives de Monsieur Ross.

2- Rencontre avec M. Laurent Fabius
Le Ministre français s’est félicité de l’excellence des relations et de la convergence des points de vue entre les deux pays ;
Il a souligné que la situation dans le Sahel est une source d’inquiétude pour son pays en indiquant que l’ « Algérie ne fait rien pour arranger les choses ». De même, il a remercié le Maroc pour son rôle et pour le soutien qu’il apporte aux pays de cette même région ;
Par ailleurs, Monsieur le Ministre a donné un bref rappel des derniers développements concernant la question nationale et notamment les derniers contacts qu’il a eus avec le SG de l’ONU ainsi qu’un résumé des agissements et des déclarations de Monsieur Ross. Il a ajouté que le Maroc est très satisfait du soutien qu’apporte la France à son initiative d’autonomie.
En réponse Monsieur Fabius a indiqué que la position de la France restera inchangée et qu’elle soutiendra toujours le Maroc dans ce dossier. Il a ajouté que le SG de l’ONU lui a parlé de la décision du Maroc de refuser de coopérer avec Monsieur Ross en soulignant que le SG de l’ONU « a pris ça contre lui ».
Par ailleurs M. Fabius a rappelé que le Maroc est un exemple pour les autres pays de la région et qu’il a connu son printemps arabe depuis des années, en soulignant que « au Maroc les choses vont dans le bon sens »
Pour sa part Monsieur le Ministre a mis en exergue la fragilité de la situation dans le région du Sahel et a plaidé pour une coopération renforcée incluant tous les pays de la région mais également d’autres pays tels que la France et ce, à travers une coopération triangulaire. Toutefois, Monsieur le Ministre a souligné que les organisations sous régionales africaines devraient être les premiers acteurs dans cette région.

3- Rencontre avec le Ministre tchèque des affaires étrangères 
Les deux parties se sont félicitées de l’état des relations politiques entre les deux pays en soulignant la nécessité de renforcer la coopération économique pour qu’elle aille de paire avec le dialogue politique ;
A cet égard, les deux parties ont proposé de créer un Conseil d’Affaire maroco-tchèque et d’explorer toutes les possibilités de coopération dans le domaine touristique et industriel y compris la conclusion des arrangements légaux appropriés ;
Le Ministre tchèque a rappelé la disposition de son pays à examiner toute proposition qui serait de nature à renforcer la coopération entre les deux pays ;
Monsieur le Ministre a précisé que le Maroc pourra, le cas échéant, porter la voie de la république tchèque au Conseil de Sécurité et défendra ces idées et ses propositions ;
En outre, les deux parties ont souligné que les problèmes de la région de la Méditerranée et du Sahel ne pourraient être réglés que par le dialogue et la concertation politique;
Par ailleurs, Monsieur le Ministre a invité son homologue tchèque à se rendre au Maroc et a accepté l’invitation à se rendre à Prague.

4- rencontre avec le Ministre d’Etat aux Affaires Etrangères qatari :
Monsieur le Ministre a remercié le Qatar pour son soutien au sein du CCG, de l’ONU ainsi que d’autres organisations régionales ;
Monsieur le Ministre a donné un bref aperçu de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région du Sahel et a rappelé que le Maroc n’aménage aucun effort pour aider les pays de cette région à faire face aux différents défis socio-économique. A cet égard, Monsieur le Ministre a proposé à son homologue d’examiner la possibilité de développer une coopération tripartite (Maroc Qatar, pays du Sahel) en indiquant que cette coopération pourrait faire l’objet d’un accord cadre définissant les mécanismes, les outils et les modalités de son mise en œuvre. En outre, Monsieur le Ministre a proposé de conclure un accord de coopération entre l’AMCI et l’Agence de Coopération Internationale Qatarie pour faire bénéficier les étudiants africains ayant fait le choix de poursuivre leurs études au Maroc de bourses qataries.
Le Ministre Qatari a souligné la disposition de son pays à coopérer avec le Maroc dans ce domaine en précisant que la délégation qatarie, qui s’est rendue au Maroc récemment, examine toutes les possibilités de coopérations offertes et soumettra, à l’approbation du Maroc, dans un avenir très proche, une feuille de route définissant les principaux projets qui pourraient être menés par les deux parties ;
Par ailleurs, le Ministre du Qatar a rappelé que son pays s’est engagé, dans le cadre du CCG, à octroyer une aide financière importante au Maroc. Il a ajouté que les services concernés de son Ministère sont sur le point de finaliser les modalités pratiques relatives à l’octroi de cette aide financière :
Abordant la question syrienne, les deux parties ont rappelé leur condamnation de la violence et leur volonté commune d’aider le peuple syrien. De même, ils ont souligné que le plan Annan ne saurait aboutir sans l’appui de la communauté internationale. A cet égard, le Ministre qatari a indiqué que le régime de Bachar se prépare pour attaquer le nord du Liban sous prétexte de combattre les terroristes. Par ailleurs, le Ministre qatari à invité le Maroc a participé à une réunion qui aura lieu, au niveau des hauts fonctionnaires, à Doha et qui sera consacrée à l’examen de la situation en Syrie.

5- rencontre avec le Secrétaire Général Délégué de l’OTAN
Les deux parties se sont félicitées de l’excellence de la coopération entre le Maroc et l’OTAN tant sur le plan politique que pratique ;
Le responsable de l’OTAN a souligné le rôle « moteur » du Maroc au sein du DM ainsi que ses différentes contributions aux opérations menées par l’OTAN. Il a souligné également que, malgré ses contraintes, le Maroc a apporté un soutien politique important à l’opération de l’OTAN en Libye. En outre, il a indiqué que le Maroc est désormais « un partenaires stratégique majeur de l’Alliance » et que sa participation à la réunion OTAN+13 témoigne de l’importance qu’accorde l’OTAN à ses relations avec le Royaume.
Pour sa part, Monsieur le Ministre a rappelé toute l’importance que le Royaume du Maroc attache à ses relations avec l’OTAN, aussi bien sur le plan bilatéral que dans le cadre du Dialogue Méditerranéen en ajoutant que la coopération se développe selon une vision stratégique ;
A cet égard, Monsieur le Ministre a souligné que le Maroc a proposé un projet de déclaration politique pour le renforcement du DM et se réjouit de constater que le projet marocain a reçu un large soutien de la part des pays alliés et des pays partenaires. A cet effet, il a remercié de le DSG pour le soutien apporté par l’OTAN à l’initiative marocaine dans le cadre de la déclaration du Sommet de Chicago
Par ailleurs, les deux parties ont évoqué brièvement la situation en Egypte, en Libye et au Sahel.

Source : Maroc Leaks

Tags: maroc, OTAN

Comment le Makhzen arnaque les fils du Rif

Après 50 ans de travail, au lieu de se reposer et profiter de sa retraite, il faut qu’il mène ce dernier combat de sa vie pour essayer d’obtenir justice.
Lui c’est OULAD LHADJ Omar, marocain né à Tifarouine, un douar rattaché la commune de Bni Bouayache, préfecture d’Al Hoceima (Maroc).
Il a émigré en France en 1970. Cela fait donc 47 ans. Il a creusé sa propre tombe près du Consulat du Maroc à Orléans.
» C’est un moyen extrême qu’il a trouvé pour finalement essayer de faire entendre sa voix », explique son fils Bilal. « Bien sûr, ajoute-t-il, avant d’en arriver là, nous avons tenté plusieurs démarches. Nous avons envoyé des courriers au ministère de la Justice, au ministère des MRE, au Chef du Gouvernement de l’époque. Donc la décision de la Cour Suprême a eu lieu le 31 mars 2016. C’est à ce moment-là que mon père a décidé de faire cette grêve de la faim. A ce moment-là, il y a eu un discours de Sa Majesté le roi qui finalement sauvait ce probème-là. On s’est dit on va retarder un petit peu notre démarche à cause de l’espoir suscité par ce discours et essayer d’alerter les insitutions une nouvelle fois pour faire entendre notre voix. Malheureusement, sans aucun retour ».
Monsieur Oulhadj a acheté un lopin de terre avec sa maison près de l’aéroport de Boukhalef (Tanger). En 2003, les responsables de l’aéroport sont venus le voir pour lui informer que l’aéroport allait avoir besoin de cette propriété. Il leur a exprimé son accord. Seulement, ils ont acquéri la propriété avec un prix dérisoire. Alors que le prix du marché oscille entre 2000 et 3000 DH le mètre carré, l’aéroport l’a acheté à 140 DH.
Fatigué, lassé, démoralisé, M. Oulhadj a opté pour les gros moyens.




Source : Maroc Leaks

L’ONU refroidit l’excitation marocaine

Quelques jours seulement après le scandale provoqué par le Maroc et la dimension fortement exagérée, que ses responsables ont voulu donner à une scène où ils se sont placés comme des victimes, l’ONU s’est prononcée par la voix de son porte-parole qui vient de qualifier ce qui s’est passé aux Caraïbes comme une « perturbation qui n’a pas nécessité l’intervention de la sécurité ». C’est clair, net et précis. 

La tentative de diversion marocaine qui avait pour but de faire échouer une réunion de la Commission de décolonisation de l’ONU consacrée au Sahara Occidental n’a pas atteint le résultat escompté par ses instigateurs. Stéphane Dujarric a évoqué une « simple altercation », démentant implicitement la version avancée par le Maroc qui s’est empressé d’accuser l’Algérie de comportement indigne aux traditions diplomatiques. 

« Nous sommes conscients qu’il y a eu une perturbation à cette réunion du comité des 24. Nous espérons que les personnes concernées puissent résoudre les problèmes survenus et nous souhaitons certainement que les prochaines réunions du Comité des 24 se déroulent pacifiquement », a notamment déclaré le porte-parole de l’ONU, lors d’un point de presse consacré à l’incident qui a eu lieu à Saint-Vincent et les Grenadines. « L’incident a été résolu, et nous souhaitons que toutes les réunions futures seront menées avec le décorum approprié », a-t-il tenu à souligner. 

Ainsi, et à l’inverse des allégations marocaines, l’ONU ne fait aucune référence à un accrochage, à des blessures ou une intervention des services de sécurité comme cela a été rapporté par des médias à la solde du Makhzen. N’eussent été les principes de neutralité selon lesquels elle agit lorsque son intervention est sollicitée en cas de litige, l’ONU aurait eu à prononcer un autre genre de discours et accusé nommément le Maroc de vouloir entraver le bon déroulement d’une réunion où il a enregistré une cuisante défaite diplomatique. L’Algérie avait qualifié les accusations marocaines de « piètre mise en scène », et l’organisation onusienne, en insistant sur le fait qu’il s’agissait d’une « simple altercation », a certainement voulu éviter d’enfoncer davantage les représentants du Makhzen habitués à ce genre de comportements scandaleux. 

Dans toute l’histoire de l’occupation à travers le monde, le colonisateur a toujours agi de la sorte, en multipliant les entraves et les obstacles en tous genres afin de faire reculer la vérité qu’il refuse d’admettre. La France coloniale a usé de ce stratagème pendant les dernières années de la guerre d’Algérie. Les Portugais l’ont pratiqué en Angola. Et les exemples sont nombreux. Le Maroc ne fait donc que perpétuer un état d’esprit de dominateur qui refuse de reconnaitre que la roue de l’histoire tourne. 

En 2016, le président de la séance du Comité des 24 a dû recourir à la brigade spéciale de sécurité pour maitriser un représentant marocain en pleine hystérie au moment ou un délégué du Front Polisario prenait la parole.

Mohamed M




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Incident à Saint-Vincent-et-les Grenadines: L'ONU dément la version marocaine

par Moncef Wafi


«Une perturbation» du débat qui n'a pas «impliqué l'intervention de la sécurité», c'est par ces termes que l'ONU a clos, pour sa part, l'incident survenu lors du séminaire du Comité des Nations unies sur la décolonisation, qui s'est tenu à Saint-Vincent-et-les Grenadines, du 16 au 18 mai 2017. Le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, répondant à une question sur les accusations marocaines, relayées par l'AFP, a indiqué que l'Organisation est consciente «qu'il y a eu une perturbation à cette réunion du Comité des 24» et a rappelé l'espoir de voir «les personnes concernées» résoudre «les problèmes survenus». Il évoquera, à ce propos, «une courte altercation» ne nécessitant pas l'intervention des agents de sécurité, mettant à mal, ainsi, la version marocaine qui prétendait une agression physique de Mohamed Ali El Khamlichi, le numéro deux de l'ambassade du Maroc à Sainte-Lucie, perpétrée par le directeur général du MAE algérien. 

La version marocaine avance qu'«au cours de la réunion, Soufiane Mimouni a agressé physiquement l'adjoint de notre ambassadeur à Sainte-Lucie (...). Notre diplomate a dû partir à l'hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée». Le porte-parole de Guterres a précisé que «ce n'était pas une longue altercation ou quelque chose de ce genre. C'était une perturbation parmi des gens, ce qui semble avoir été résolu depuis». Dujarric a aussi souhaité que toutes les réunions futures soient menées avec le protocole approprié. Rappelons qu'au lendemain de la convocation du Chargé d'affaires de l'ambassade d'Algérie à Rabat, l'ambassadeur du royaume du Maroc, Lahcène Adlekhalek, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères où il a été reçu par le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, qui lui a fait part des «vives protestations» de l'Algérie suite au «harcèlement» de la part de membres de la délégation marocaine, dont a été victime une jeune diplomate, membre de la délégation algérienne présente à Saint-Vincent-et-les Grenadines. 

Le communiqué du MAE rappelait que «ces provocations contre la diplomate algérienne ont amené les autorités de Saint-Vincent-et-les Grenadines à lui assurer une protection personnelle rapprochée». Dans sa réponse aux accusations marocaines qualifiées de «pièce de théâtre de bas étage», «mise en scène abracadabrante» et version «archi-fausse», Abdelaziz Benali Cherif, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, avait également abordé cette question en précisant que ce sont des diplomates marocains qui ont agressé verbalement une diplomate algérienne prenant part avec trois de ses collègues à la réunion du Comité onusien sur la décolonisation. 

Il expliquera qu'en face de la douzaine de diplomates marocains, «nous n'avions que 4 des nôtres, dont une femme qui a été continuellement agressée durant son séjour». Lors de son entrevue avec le diplomate marocain, Messahel lui a signifié le caractère «inacceptable d'un tel comportement contraire aux règles élémentaires de bienséance et attentant à la courtoisie et aux us et coutumes diplomatiques». Le ministre algérien a balayé les allégations marocaines sur la prétendue agression, insistant sur les éléments d'information relatifs à ce «fâcheux incident» en possession de la partie algérienne et vérifiables autant auprès des organisateurs que des participants au séminaire. Ces informations confirment les «agissements des membres de la délégation marocaine, en ajoutant que les détails de ces faits ont été portés à la connaissance du secrétaire général de l'ONU».

Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...