Maroc, la réalité d'une monarchie autoritaire explose au visage du monde

Refusant que sa marchandise soit confisquée par la police, Mouhcine Fikri a été broyé dans une benne à ordures

La mort de Mouhcine Fikri, un vendeur de poisson broyé dans une benne à ordures après la confiscation de sa marchandise par la police pousse des milliers de personnes en colère à manifester à travers tous le pays.

« Criminels, assassins, terroristes », scandaient notamment les manifestants, ou encore « Ecoute makhzen [palais royal], on n’humilie pas le peuple du Rif ! ». Le rassemblement s’est déroulé sans incident.

Des manifestations de moindre ampleur ont eu lieu dans plusieurs autres villes du Rif, mais aussi à Casablanca, Marrakech et Rabat, où plus d’un millier de personnes ont défilé au cri de « Nous sommes tous Mouhcine ! », brandissant la photo de la victime ou une pancarte provocatrice « Bienvenue à la COP22, ici on broie les gens ».

Petit point d'histoire que rappelle en partie et faussement " le Monde" qui écrit "La ville côtière d’Al-Hoceima, comptant environ 55 000 habitants, fut le cœur de la révolte contre le colonisateur espagnol dans les années 1920, puis le théâtre d’une insurrection populaire en 1958".

Le Monde oubliant au passage de signaler que la France de 1921 à 1926 au côté de l'Espagne se singularisera dans une répression qui sera l'occasion pour le jeune PCF de s'engager frontalement dans la solidarité internationale et la lutte anticoloniale.

C'est pour s'être opposé à la guerre du Rif que Pierre Semard alors secrétaire général du PCF sera emprisonné.

C'est lors de la guerre du Rif que se nouera la "fraternité d'arme et de conviction" entre un certain Franco et son ami Pétain 

Longtemps délaissée sous le règne de Hassan II, la région du Rif a une réputation de frondeuse et entretient des relations difficiles avec le pouvoir central. Elle fut aussi l’un des principaux foyers de la contestation lors du mouvement du 20-Février, la version marocaine des Printemps arabes en 2011.



la guerre du Maroc, rappelle B Ducoulombier présentant un ouvrage sur la période http://www.laviedesidees.fr/Une-guerre-coloniale-oubliee-le.html:

"coté Espagne a porté Primo de Rivera au pouvoir, et constitué pour Francisco Franco une école et un marchepied. Elle a scellé aussi la rencontre entre Philippe Pétain et la droite traditionaliste et philofasciste de la péninsule : sous l’œil attentif du dictateur, le maréchal vainqueur reçoit en février 1926 à Tolède la médaille militaire des mains du roi Alphonse XIII. Auréolé de son prestige acquis pendant la Première Guerre mondiale, Pétain a écarté Lyautey avec la bénédiction de Paul Painlevé, et a transporté au Maroc les méthodes de la guerre européenne. Le besoin était urgent que soit porté le coup de grâce à la « République du Rif », qui menaçait l’équilibre du protectorat marocain. "


Plus que du révisionnisme historique, ne faire de la guerre du Rif (et du sentiment nationale rifain ) qu'un épisode d'un affrontement entre le Maroc (rapporté à la monarchie chérifienne -installé par la France) et l'Espagne est un contre sens et sert à masquer la réalité des luttes républicaines qui se jouent depuis plus d'un siècle ainsi que le rôle de premier plan de l'impérialisme français.

La mort de Mouhcine Fikri survient quasiment à la date anniversaire de l'enlèvement et l'assassinat de Medhi Ben Barka par les hommes de main du père de l'autocrate en place aujourd'hui.

Les méthodes policières répressives (comme la violation des résolutions de l'ONU concernant le Sahara occidental) sont la vie quotidienne du Maroc où le Monarque face à la montée des colères populaires et l'exigence démocratique joue une dangereuse carte de l'islamisation qui menace d'embraser tout le Maghreb.

On attend avec impatience les expression de solidarité internationale qui établissent la continuité entre le Rif de 1921, le Sahara occidental, tel qu'est s'ext encore exprimé avec Abraham Serfaty et la répression vivement entretenue par la maison royale, avec la bienveillance de Paris. 

La ville d'El Aaiun, coupée du monde

El Aaiun, capitale du Sahara Occidenta occupée par le Maroc se trouve depuis hier sans électricité ni téléphone et les routes vers le Maroc sont coupées à cause des intempéries.

En effet, les fortes orages de vendredi ont provoqué un débordement du fleuve Saguia El Hamra qui a coupé les routes qui relient le Sahara Occidental avec le Maroc.

Les autorités d’occupation marocaine ont déclenché l’état d’alerte et les voyageurs désirant rentrer dans le territoire sont bloqués dans la ville de Tan-Tan.


Mohammed VI milite pour la légalisation de la marijuana aux Etats-Unis

Le roi du Maroc Mohammed VI ne cesse d’apparaître sur les réseaux sociaux en compagnie de ses sujets, du Maroc comme d’ailleurs. Mais sa tournée en Afrique Australe a dévoilé un secret qui a été très débattu dans la toile.

Un journal tanzanien, le « Swahili Times« , publie des photos pour le moins troublantes du roi du Maroc, Mohamed VI. Il y est habillé d’une manière très légère

La traduction du titre de l’article, écrit en swahili, est la suivante : « Photos : Le roi du Maroc fait du shopping à Zanzibar en portant des tee-shirts et des shorts ».

Selon le journal, le roi du Maroc « fait du shopping dans la périphérie du Zanzibar dans le cadre d’un voyage à titre privé habillé d’un gilet et un short et sans ses gardes du corps »

Dans l’une des photos, le souverain marocain porte un tee-shirt avec une feuille de marihuana frappée du drapeau des Etats-Unis qui symbolise la lutte pour la légalisation de la marihuana aux Etats-Unis.

Sahara Occidental: l’expulsion des membres de la Minurso, une démarche qui menace la sécurité régionale (CPS-UA)

ADDIS ABEBA- Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), a affirmé que l’expulsion des membres de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (MINURSO) « est une démarche qui menace la paix régionale, entrave les efforts régionaux et internationaux, et gèle le processus de paix ».

Lors d’une séance annuelle, tenue mardi par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA à Addis Abeba, sur l’évaluation de l’action des missions de paix africaines, l’ambassadeur Yilma Tadesse, représentant de l’UA auprès de la Minurso, a présenté un exposé sur les derniers développements de la cause sahraouie et les efforts de l’UA dans le cadre du processus de règlement du conflit du Sahara occidental.

Un accent particulier a été mis sur l’évaluation de l’action de la Minurso, gelée depuis mars dernier suite à l’expulsion par le Maroc de la composante civile des missions onusienne et africaine.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a rappelé que la présence et l’action de la mission onusienne au Sahara Occidental, « s’inscrivent en application à la décision du Conseil de sécurité n° 690 du 29 avril 1991 ».

Il a ajouté que ce genre de démarches « menacent la sécurité régionale », au moment où la communauté internationale tend à parvenir à une solution au conflit au Sahara occidental, conformément à la légalité internationale, y compris les décisions de l’UA et du Conseil de sécurité y afférentes.

Le CPS de l’UA a qualifié l’expulsion des membres de la Minurso de « grave précédent » qui menace la sécurité africaine, appelant le Conseil de sécurité à intervenir pour assumer pleinement ses responsabilités.

Dans un communiqué au terme de la réunion sur le Sahara occidental, le CPS a dénoncé la décision du Maroc d’expulser 84 fonctionnaires civils, dont des membres de l’UA et son rejet de la visite du secrétaire général de l’ONU à Rabat et El Ayoun occupée, capitale du Sahara Occidental et siège de la mission. APS

Malgré un don de 12 millions de dollars, Hillary se dérobe et envoie Bill Clinton au roi du Maroc

Alors que la campagne présidentielle américaine touche à sa fin, un nouveau scandale vient éclabousser la candidate démocrate. Selon les emails publiés par WikiLeaks, la Fondation Clinton a touché 12 millions de dollars de la part du roi du Maroc.

La Fondation Clinton a recueilli un don de 12 millions de dollars de la part du roi du Maroc, selon une série d’e-mails diffusés le 20 octobre par le site WikiLeaks. D'après le site d’information américain The Daily Caller, Hillary Clinton s’est «arrangée pour obtenir un don de 12 millions de dollars de la part du roi du Maroc Mohammed VI» afin de financer son ONG, la Fondation Clinton. La même source affirme que la candidate démocrate a accepté d’organiser au Maroc l’édition 2015 de la Clinton Global Initiative (CGI), l’événement annuel de la fondation qui porte son nom.

Selon la chaîne américaine Fox News, les emails rendus publics ont été échangés entre Huma Abedin, Robby Mook et John Podesta, tous trois chargés de la campagne électorale de la candidate à la présidence américaine. Dans un email daté du 18 janvier 2015, Human Abedin écrivait à Robby Mook et John Podesta, «la condition à laquelle les Marocains ont accepté de recevoir la conférence était sa participation. Si Hillary Clinton n’en faisait pas partie, la rencontre n’allait pas avoir lieu». Elle précise ensuite : «C’était l’idée de Hillary, notre bureau a contacté les Marocains et ils croient à 100% qu’ils font cela à sa demande. Le Roi a lui-même attribué environ 12 millions de dollars à la fois comme don et pour soutenir la rencontre.»

En dépit de cet accord, Hillary Clinton a finalement décidé de ne pas se rendre à Marrakech. A sa place, l'ancien président Bill Clinton a ouvert la conférence au Maroc. Pourtant, selon Huma Abedin, l'absence d'Hillary Clinton allait «faire beaucoup de dégâts».

Ainsi, selon le quotidien marocain Telquel, parmi les donateurs ayant offert entre 500 000 et un million de dollars à l’ONG américaine figure le groupe Akwa, dirigé par le ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch. Des dons destinés «exclusivement aux activités de la CGI comme les adhésions, le parrainage et les frais de conférence», indique le site de la Fondation Clinton. Les antennes marocaines des banques BMCE et Crédit Agricole ont, elles aussi, contribué au financement de l’ONG avec des dons estimés entre 250 000 et 500 000 dollars. Attijariwafa Bank et la Banque centrale populaire ont, elles, donné entre 100 001 dollars et 250 000 dollars à cette même fondation.

Hillary Clinton sur la sellette

Suite aux révélations de WikiLeaks, Donald Trump a déclaré lors d'une intervention, «nous venons juste d’apprendre qu'Hillary Clinton a essayé de prendre 12 millions de dollars au roi du Maroc pour une apparition». Le candidat républicain a également utilisé l’expression «more pay for play», qui désigne les situations durant lesquelles de l’argent est échangé contre des services. A plusieurs reprises, ce dernier a demandé la fermeture de la Fondation Clinton, remettant en cause les liens troubles qu'elle entretient avec certains pays «donateurs». Selon ABC News, lorsque la candidate était secrétaire d’Etat, des sponsors de la Fondation Clinton auraient profité de sa position privilégiée. Les courriers dévoilés par WikiLeaks montrent qu'Hillary Clinton avait donné pour instruction de faire preuve d’une attention spéciale à l’égard des sponsors de la fondation ou de les aider dans l’organisation de rencontres. 

Le PE ordonne au Maroc de ne plus manipuler la géographie du Sahara Occidental à Bruxelles



De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari

Espace Yehudi Menuhim, Parlement européen (PE), Bruxelles, les huissiers, en nombre, arrivent à peine à contenir la colère des eurodéputés contre la manipulation géographique de Giles Pargneaux et Victor Pastinaru, lobbyistes, opportunistes et repus à la solde de Rabat. Ce qui devait être une simple présentation d’une expérience marocaine en énergie renouvelable, s’est transformé en véritable incident politico-diplomatique. Les eurodéputés, Mohamed Sidati, plusieurs représentants d’ONG, alertés, rapidement débarquent. Ceux qui ont des badges d’accès attendent, de pied ferme, la réponse du président de la Chambre basse de l’UE. Dehors, les associations s’impatientent. La réponse du Parlement européen tombe sous forme d’un communiqué cinglant. 

«Le Parlement européen n’assume aucune responsabilité quant au contenu et informations figurant dans cette exposition.» Les eurodéputés emmenés par une jeune et fougueuse Espagnole exigent davantage et obtiennent, rapidement, gain de cause. La partie Sahara occidental est «masquée» par un auto-collant — de marque prestigieuse — et, de ce fait, la carte géographique proposée par les Marocains devient indigeste, ridicule. Finalement, c’est le drapeau marocain qui couvre l’ensemble de l’œuvre géographique et plus, dès lors, de trace des territoires sahraouis sur la carte. Première et grande victoire de Mohamed Sidati, ministre représentant de la RASD et du Polisario en Europe. 

Les europarlementaires obtiennent, encore, que Martin Shulz, président de la prestigieuse Chambre du Vieux Continent, déclare recevable la pétition que l’intergroupes «Paix pour le peuple sahraoui» a décidé de lui transmettre. L’intergroupes est une instance européenne composée d’eurodéputés de la majorité des coalitions (conservateurs, gauches de gouvernement et gauches plus radicales, Verts, libéraux, communistes et apparentés). Tous indiquent, en substance, que Fédérica Mogherini, commissaire européenne chargée des relations extérieures, avait, en août dernier, affirmé, sans ambages, que l’Union européenne ne reconnaissait aucune paternité marocaine sur le Sahara occidental. 

F. Mogherini, précisant que l’UE se rangeait totalement sur le consensus onusien concernant le dossier (autodétermination des populations sahraouies, référendum, parties au conflit identifiées, Polisario et Maroc...). Pour rappel, l’ONU considère le Sahara occidental comme des territoires non-identifiés, relevant de la doctrine des Nations-Unies en matière de décolonisation... 

La salle Yehudi Menuhim retrouve son calme, les europarlementaires partent et le Sahara occidental est déconnecté du Maroc dans l’exposition. Pourtant, l’après-midi, le communiqué complet du Parlement européen rajoute une autre précision : «L’usage de cet espace (Yehudi Menuhim, Ndlr) a été alloué sans frais à l’un de ses députés, en accord avec les règles en usage.» Ce qui signifie que le président Martin Shulz isole Giles Pargneaux, partie demanderesse de la salle, et n’endosse pas son dépassement. 

Pendant toute l’après-midi de ce jeudi 20 octobre, les huissiers et la garde parlementaire avaient l’œil sur l’expo. Aucun risque de nouveaux dérapages. Pargneaux rentre à la maison et Mohamed Sidati peut, désormais, quitter l’enceinte parlementaire. Le Maroc ne régnera pas sur le territoire sahraoui au Parlement européen, à Bruxelles.
A. M.


« A chacun son Sahel » ou la cacophonie internationale dans la lutte antiterroriste

Quatorze missions nationales et internationales rivalisent d’envoyés spéciaux et de délégations pour faire valoir chacune sa stratégie au Sahel. Sans coordination. Sur la base aérienne de Thiès, près de Dakar, des soldats sénégalais participent, en février 2014, à un exercice militaire réunissant des troupes africaines, européennes et américaines engagées dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

On savait la coopération internationale capable de tout. Mais l’exemple auquel je consacre ma chronique cette semaine bat tous les records en matière d’aberrations et d’absence de coordination. Voyons plutôt : il existe aujourd’hui pas moins de quatorze stratégies différentes en faveur du Sahel. Certes, la région est vaste, s’étendant de la Mauritanie au Tchad en passant par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Mais cela fait davantage de stratégies que de pays concernés (dix). Les Nations unies ont la leur pour les Etats sahéliens, à l’instar de l’Union européenne (UE), de l’Union africaine, de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD), qui ont chacune développé leur mission propre.

Et, comme pour ajouter à « cette guerre de stratégies », certains pays ont pris l’initiative de mettre en œuvre des plans nationaux pour le Sahel. En première ligne dans la lutte contre le terrorisme, la France avec son opération militaire « Barkhane », alors que l’Espagne, les Pays-Bas et l’Allemagne ont leur agenda et leur politique d’aide aux pays de l’espace sahélien.

Pour couronner le tout, certaines stratégies sont mises en œuvre par des envoyés spéciaux installés à Dakar ou à Bamako. Ainsi l’Ethiopienne Hiroute Guebre Sellassie assume depuis 2014 les fonctions d’envoyée spéciale des Nations unies au Sahel aux côtés de l’Espagnol Engel Lossada, missionné par l’UE, et du sénateur Didier Berberat, envoyé spécial de la Suisse pour la région. La Suise qui a également missionné l’ambassadeur Jean-Daniel Biéler comme Conseiller spécial pour la région d’Afrique centrale avec focus sur le bassin du Lac Tchad.

Enfin, autre appellation mais même fonction : l’ancien chef de l’Etat burundais Pierre Buyoya est, pour sa part, le haut représentant spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (Misahel).
Gros 4×4 et bureaux de standing

L’installation d’un envoyé spécial pour le Sahel à Bamako s’accompagne forcément de la location de bureaux de haut standing, du recrutement d’un staff conséquent et de l’achat de gros véhicules 4X4. Le financement de ce train de vie est naturellement prélevé sur l’enveloppe destinée à soutenir la résilience des populations sahéliennes face à la menace terroriste et à combattre la pauvreté, laquelle offre un terreau favorable au recrutement des jeunes désœuvrés par des groupes extrémistes.

Pour les Etats du Sahel, la surenchère des stratégies et la multiplication des envoyés spéciaux tournent au cauchemar. Les ministères des pays concernés se retrouvent à gérer les missions en cascades de leurs partenaires, avec le même ordre du jour. Résultat : ministres et collaborateurs répètent à la délégation qu’ils reçoivent aujourd’hui ce qu’ils ont expliqué à celle de la veille et qu’ils rediront le lendemain à une autre.

Outre le temps perdu dans ces réunions à n’en point finir, cette absence de coordination entre partenaires crée de doublons dans le choix et la mise en œuvre des projets. Selon la thématique à la mode, tout le monde fait de la lutte contre le terrorisme, après avoir fait du changement climatique, ou de l’égalité des genres.

Ces méthodes regrettables, « à chacun son Sahel », sont d’autant plus surprenantes que les bailleurs de fonds s’étaient solennellement engagés en novembre 2013 à travailler dans la sous-région en parfaite synergie. Pour donner des gages de leur détermination à éviter la dispersion, ils avaient organisé une tournée conduite au Mali, au Burkina Faso et au Niger par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, la présidente de la Commission de l’Union africaine, NKosazana Dlamini-Zuma, et le commissaire européen au développement de l’époque, Andris Piebalgs.

A bord du même avion se trouvaient le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim et le président d’alors de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka. Tous avaient juré, lors d’une conférence commune, que le travail solitaire avait définitivement laissé place à la concertation, à la coordination, à la recherche des synergies et à la simplification des procédures de décaissement des fonds.

Les vieux démons

Las. De retour à New York, Addis-Abeba, Bruxelles et Tunis, les organisations internationales ont été rattrapées par les vieux démons de la coopération internationale. Ceux-là même qui font que chaque « enseigne » intervient avec sa culture et ses lourdeurs, sans se soucier de ce que met en œuvre ou pense sa voisine.

Et la note d’espoir ? Elle vient des pays du Sahel eux-mêmes. Instruits peut-être par la cacophonie de leurs partenaires internationaux, ils ont fait le choix inverse et décidé d’agir de concert. Pour cela, ils ont créé en décembre 2014 le G5 Sahel autour du Burkina, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad. Les débuts de cette jeune organisation semblent très prometteurs.

Seidik Abba, Journaliste-écrivain, auteur de Rébellion touarègue au Niger. Qui a tué le rebelle Mano Dayak ? (éd. L’Harmattan, 2010).

Seidik Abba chroniqueur Le Monde Afrique


Sahara occidental : Les Etats-Unis pour l’envoi d’une mission du Conseil de sécurité



Les Etats-Unis ont proposé au Conseil de sécurité de l’ONU d’envoyer une mission au Sahara occidental en vue d’accélérer le processus onusien pour le règlement du conflit entre le Front Polisario et le Maroc.


La proposition américaine formulée au cours d’une réunion du Conseil de sécurité tenue mardi, à huis clos sur le Sahara occidental a reçu l’approbation de l’ensemble des membres de cet organe onusien, a indiqué Ahmed Boukhari le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies. «Il n’y a eu aucune opposition au Conseil de sécurité à la proposition américaine», a-t-il indiqué .Le Conseil de sécurité avait effectué en 1995 une première mission du genre au Sahara occidental mais l’absence d’un consensus entre ses membres l’avait empêché d’y retourner une deuxième fois.»Étant donné la position de la France au Conseil de sécurité qui veut passer sous silence tout ce qui se passe au Sahara occidental, le Conseil de sécurité n’a pas pu envoyer une deuxième mission», a-t-il ajouté. Boukhari, qui s’est félicité de la proposition américaine, a indiqué que cette mission allait «refléter l’intérêt du Conseil de sécurité d’être présent sur le terrain d’un conflit inscrit dans son agenda». La seule mission du Conseil de sécurité qui a eu lieu du 3 au 9 juin 1995, avait insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du plan de règlement, en soulignant le «succès de la Minurso dans le maintien du cessez-le-feu». Dans son rapport sanctionnant cette mission, le Conseil de sécurité avait mis en garde déjà contre le retrait de la Minurso des territoires sahraouis occupés avant la fin de son mandat. «Si la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental se retirait avant la fin de son mandat, le risque d’une reprise des hostilités sous une forme ou sous une autre augmenterait», avait conclu la mission du Conseil de sécurité dans ce rapport.
Par ailleurs et à Madrid , le leader du parti espagnol Podemos, Pablo Iglesias, et Alberto Garzon chef de Izquierda Unida (Gauche Unie ) ainsi que de nombreux autres hommes du monde politique et de la culture ont exigé dans une motion «l’appui du gouvernement espagnol , à l’ONU au référendum d’autodétermination du Sahara occidental lors de la prochaine présidence de l’Espagne du conseil de sécurité». Cet appel vise, à mettre fin au processus de décolonisation et de fixer une date pour la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui». L’État espagnol présidera le Conseil de sécurité de l’ONU après avoir siégé pendant deux ans en tant que membre non permanent au Conseil de sécurité. Les signataires de la motion appellent également à «fixer une date pour la tenue du référendum d’autodétermination pour permettre la libre expression de la volonté du peuple sahraoui telle qu’a été établie par la communauté internationale». «Nous (les signataires ) voulons que l’ONU prenne des mesures en urgence pour régler la situation du peuple sahraoui qui vit plus de 40 ans en exil et subit toutes sortes de violations des droits humains dans les zones occupées outre les violations du cessez-le feu», a déclaré Pepe Taboada, président de la coordination nationale espagnole des associations amies avec le peuple sahraoui, Il est «temps d’ agir et proposer de nouvelles mesures qui mèneront à la fin vers la fixation d’une date pour le référendum en attendant de surveiller la violation des droits de l’Homme dans les territoires occupés», a-t-il ajouté. Le mois de Novembre, rappelle-t-on, marque l’anniversaire «des accords de Madrid» par lesquels l’Espagne a abandonné le Sahara occidental et l’administration au Maroc et à la Mauritanie.
M. Bendib


Sahara occidental : un conflit qui s'éternise

Francisco Peregil 

Traducido por Fausto Giudice

La tension croît entre le Maroc et le Front Polisario sans que l'ONU à parvienne à dénouer la crise 

Cela fait 40 ans que le Front Polisario a proclamé la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et 25 depuis le cessez-le-feu signé entre le Maroc et le Front Polisario. Un quart de siècle s'est écoulé depuis que la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) a été créée. Et cela fait aussi plus de 40 ans que des dizaines de milliers de familles se sont installées dans le désert algérien dans des conditions déplorables.

Comme dans tout processus éternel, il y a toujours des nouvelles pour tenir le coup face àl'éternité. Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a visité en mars dernier les camps de réfugiés proches de la ville algérienne de Tindouf et a prononcé le mot «occupation». Le Maroc a objecté que Ban n'avait pas respecté l'impartialité de mise. Deux semaines plus tard, le Maroc a unilatéralement expulsé 73 membres de la mission civile de l'ONU.

En juillet, le Maroc a été contraint d'accepter le retour progressif du personnel. En septembre, 25 fonctionnaires sont revenus, mais tous ceux que le Maroc a expulsés n'ont pas été réintégrés, comme l'exige le Conseil de sécurité. En août, le Maroc a lancé une opération dans la zone de Guerguerat, au sud du Sahara occidental, pour nettoyer la zone du "commerce illégal et des trafiquants". Le Polisario a dénoncé auprès de l'ONU cette "violation du cessez-le- feu" signé en 1991 et a mis ses troupes en état d'alerte maximum. Ban Ki-moon a exprimé son "inquiétude" au sujet de la "situation tendue" et a appelé les deux parties à retirer tous les éléments armés.

Brahim Dahane, président de l'Association sahraouie des victimes des violations des droits humains, légalement enregistrées à El Aayoune, a déclaré que le Maroc se permet de bafouer " les engagements pris à l'ONU" grâce à la "protection que lui offre la France au Conseil de sécurité".

Pendant ce temps, la vie continue. Le Portugais Antonio Guterres remplacera le Coréen Ban Ki-moon et envisage de visiter Rabat en novembre et le Maroc a nommé 69 nouveaux ambassadeurs, toujours en ayant comme perspective son plus grand défi international, qui est le Sahara. En réalité, sans changements majeurs.


Capture et imagination - Le Maroc s'affole


De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari

Collectant sur le dossier sahraoui déboires sur déboires, Rabat a «capturé» dans sa folle imagination des soldats... algériens. Attention à la provocation de trop.

Il serait naïf, voire idiot de croire ou de laisser croire que les récentes provocations marocaines (captures de soldats algériens !) sont de la pure invention de bulles médiatiques. Du tout ! Elles s’inscrivent dans une démarche conçue, étudiée et bien huilée. Des laboratoires, des experts, des conseillers et des lobbies tant du palais, du gouvernement Benkirane qu’étrangers y travaillent inlassablement. Avec minutie. Précaution. Les décisions réfléchies et bien réalisées de l’armée algérienne, verrou autour des frontières d’avec le Maroc, la route de la drogue, en définitive et le soutien sans failles de la diplomatie algérienne à la cause sahraouie, font, il est vrai, sortir du bois les faucons du Makhzen. 

Au plan sécuritaire, Rabat sait, pertinemment, qu’il ne peut en rien déstabiliser l’Algérie et au plan politique, il enregistre déboires sur déboires sur le dossier sahraoui. La dernière en date est le retour à la raison de l’Égypte qui, selon les fuites organisées par les médias de ce pays dans Bruxelles, capitale de l’UE, en nombre, ici, s’achemine vers un alignement sans triche et sans ruser sur le consensus africain et onusien sur la question sahraouie. Preuve en est, selon la Sahafa du Caire, l’invitation faite au président du Parlement sahraoui de se rendre au pays de Djamel Abdennasser. 

Il est vrai que même si officiellement rien ne filtre, côté marocain, sur le nouveau positionnement de l’Égypte, les commentaires, les piques et les allusions méchantes concernant l’Égypte indiquent, clairement, que le Maroc ne tardera pas à s’attaquer frontalement à la diplomatie de Sissi. 

Un article paru dans un média proche du palais de Rabat a, déjà, ouvert les hostilités en accusant l’Égypte de «retomber» (sic) encore une fois «dans le piège tendu par Alger». Ce qui annonce une passe d’armes pathétique entre le Caire et Rabat. Juste avant ce que semble être une tendance lourde du positionnement égyptien, la Zambie par la voix de son président avait tenu à rappeler son soutien «total» au Front Polisario et à la RASD. Alors que pendant des semaines et des semaines, la presse marocaine présentait le pays de Keneth Kaunda comme ayant «lâché» les Sahraouis et rejoint le camp de ceux qui soutiennent «la marocanité du Sahara». Pour autant, la vigilance doit rester la règle d’or pour l’Algérie et la République sahraouie. 

Acculé qu’il est de partout sur le statut final de ce territoire, identifié comme non-autonome, relevant de la doctrine des Nations-Unies en matière de décolonisation, le Maroc peut se laisser entraîner sur les pistes dangereuses et aux conséquences imprévisibles de la provocation de trop. L’imaginaire «capture» de soldats de l’armée algérienne peut, parfaitement, s’inscrire dans cette néfaste perspective. 
A. M.


Macky Sall tente de duper l'Algérie pour défendre les intérêts du Maroc et de la France



Le président sénégalais tente de duper l'Algérie dans la but de faire passer son candidat à la présidence de la Commission Africaine dont les élections auront lieu au mois de janvier 2017. 


Le Sénégal mise sur ce poste por mieux défendre la position du Maroc au niveau de l'Union Africaine en donnant plus de poids à certains pays francophones dont les positions sur le Sahara Occidental sont imposées par la France.


En effet, selon un raport confidentiel de la diplomatie marocaine, Rabat s’inquiète du «faible poids sur l’échiquier africain des pays francophones qui composent le socle des soutiens du Maroc et qui se reflète par le niveau de moins en moins important de leur influence sur la scène africaine et au sein de l’UA». Rabat reproche à ce groupe – conduit par Dakar – de «faire montre d’une certaine mollesse, de timidité, voire même d’une certaine indifférence pour défendre ses points de vue». Le rapport met en garde, dans ce sens, contre «la montée en puissance des pays anglophones qui composent le socle des soutiens du clan hostile à [notre pays] et qui se traduit par le leadership et l’influence prépondérants qu’ils exercent sur l’agenda africain».


En panne de projet, Macky Sall fait dans la flatterie. "Nous connaissons le rôle de l'Algérie en Afrique, son poids et sa relation avec les pays du continent", a-t-il déclaré à la presse à l'issue de son entretien avec le Premier ministre algérie, Abdelmalek Sellal, en marge du sommet extraordinaire de l'Union africaine sur "la sécurité maritime et le développement en Afrique" tenu à Lomé samedi dernier.


« J’ai dit à mon frère et ami Abdelmalek Sellal qu’il y a, par moment, dans les couloirs et dans certaines situations, des malentendus qu’il faut lever », a encore soutenu le chef de l’Etat sénégalais, soulignant que l’Algérie et le Sénégal « peuvent gérer » leurs positions de façon à ce que la coopération entre les deux Etats soit au « bénéfice des deux peuples », a-t-il ajouté.


L'objectif du Sénégal est d'arriver à faire croire les algériens que le Sénégal met sur la même balance ses relations avec le Maroc et l'Algérie et qu'il refuse qu'elles soient parasitées par le Maroc.


Est-ce que ces déclarations peuvent être considérés comme un geste de bonne volonté dont ferait preuve le président sénégalais envers l'Algérie et le peuple du Sahara Occidental? Rien n'est moins sûr si l'on tient en compte les dernières déclarations du chef de la diplomatie sénégalaise, Mankeur Ndiaye sur les relations stratégique du Sénégal. «Nous avons des piliers fondamentaux qui fondent la stabilité du Sénégal. Demain, tout chef d’Etat qui remettra en cause ces piliers mettra ce pays en péril», prévient-il. Il s’agit de la France, des Etats-Unis, du Maroc et de l’Arabie Saoudite, avait-il précisé sans aucune réserve diplomatique et sous l'effet maléfique de l'argent qu'il empôche de Rabat pour tenir ce genre de discours.


Non seulement Macky Sall ment, mais il fait aussi dans la tromperie en prenant les dirigeants algériens pour des enfants en manque de flatterie. Il y a moins de trois mois, le président sénégalais avait déclaré au magazine de la françafrique, Jeune Afrique, qu'il avait soumis au président en exercice de l'Union Africaine, le tchadien Idriss Déby, une liste de 28 pays africains demandant la suspension de la RASD en tant que membre de l'organisation panafricaine.


Dans un email envoyé le 16 août 2016, Ouali Tagma, le directeur du département de l'Afrique du ministère qui vient d'être nommé ambassadeur du Maroc au Nigeria, pleurait le départ de Bachir Sene d'Addis Abeba. Il venait de quitter la capitale ethiopienne après avoir été nommé ambassadeur à Genève. “Pour nous il s'agit d'une très grosse perte. De là à y voir une mesure inspirée par les adversaires. C'est plausible. Addis est maintenant vraiment vide”, se plaignait-il. 


Ce commentaire de la part du “Monsieur Afrique” du Maroc prouve que les “relations stratégiques” dont avait parlé le ministre des affaires étrangères ne sont en réalité que des relations personnelles basées sur le soudoiement et l'achat de consciences.




Dans un autre email envoyé en Juillet 2014, Tagma qualifiait le Sénégal de « poste hautement stratégique » pour lequel il faut un « diplomate chevronné ou un politique avec une grande capacité de contact et de représentation ». « L'ambassadeur du Maroc est aussi important que l'Ambassadeur de France », conclue-t-il.


Pour rappel, le hacker Chris Coleman avait mis à la disposition du public des lettre envoyées par l'ambassadeur du Maroc à Dakar dans lesquelles il signalait la demande et la réception de la part de Mankeur Ndiaye de la somme de 8 millions de francs CFA censée payer trois billets de pèlerinage. Une transaction qui est devenue habituelle entre Ndiaye et le Maroc.

Clôture du 13e festival du cinéma du Sahara Occidental: Les écrans s’éteignent, le cinéma reste

De Dakhla Noureddine Guelil


Les écrans s’éteignent, mais le cinéma reste. Le rideau est tombé samedi soir sur la 13e édition du festival international du cinéma au Sahara Occidental. Dakhla était la capitale de la culture sahraouie en ce dixième mois de l’année 2016. Pour les Sahraouis, octobre est le mois 10.

Les salles de projection n’ont pas de places limités. Les sièges sont des tapis posés sur le sol. Organisé du 12 au 15 octobre à la wilaya de Dakhla aux camps des réfugiés Sahraouis près de Tindouf, ce rendez-vous cinématographique placée sous le signe « Peuple sous occupation » a regroupé 400 participants étrangers avec à l’affiche une cinquantaine de films programmés. Le film Sahraoui « Lejouad » a décroché le « Chameau blanc » premier prix de ce festival. Réalisé par le jeune cinéaste Brahim Chegaf, le film traite de la culture sahraouie. La cinéaste Iranienne a décroché le deuxième prix. Son documentaire « Sonita » a laissé bonne impression.

Rokhsareh Ghaem Maghami a suivi une jeune qui voulait devenir chanteuse. Elle est devenue actrice de son propre film. En troisième place, le film « El-Ghorba »,du réalisateur espagnol Miguel Angel Tobias. Il retrace la réalité du peuple sahraoui aux plans politique, social et humanitaire, tandis que la quatrième place a été obtenue par le film « Kharedj El-Itar » de la cinéaste palestinienne Riham Ghazali qui braque les lumières sur la réalité de la femme dans la bande de Ghaza.



Le combat continue

Après que les festivaliers eurent partagé la réalité et les attentes d’un peuple en lutte, l’heure de la fin a sonné avec une note de tristesse inévitable en sus de tous les échanges humains qui ont eu lieu depuis une semaine

Donc, la treizième édition du festival Fisahara tire à sa fin, mais avant les «au revoir» définitifs, une cérémonie digne des grands événements cinématographiques, teintée d’une légère mélancolie, pour la remise des prix aux meilleures productions cinématographique a eu lieu en présence du Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar et de plusieurs autres responsables, d’une pléiade d’artistes et de nombreux journalistes ainsi qu’une assistance venue nombreuse . 

Après quelques exhibitions acrobatiques d’une troupe venue d’Espagne qui ont donné la sueur froide et subjugué le public présent, la star du cinéma espagnol Clara Lago, qui a assuré l’animation de cette cérémonie, n’a pas tardé à annoncer la couleur en recevant des enveloppes contenant les noms des heureux élus de cette édition. 

Le jury a donc fait son choix. La République arabe sahraouie en est l’heureuse élue pour le premier prix, le Chameau blanc pour le film Leyuad , d’Ibrahim Chekaf. Ce prix a été remis par le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar. 

Le film Leyuad est un road movie dans un espace sans route, un voyage vers l’essence et la philosophie du peuple sahraoui. Il raconte la quête d’Imam Boisha, poète sahraoui en exil, qui revient dans le Sahara Occidental à la recherche de l’essence de sa poésie. 

Accompagné du sage Belga, du philosophe Mohamed Salem et de l’érudit Bonnana Busseid, il part vers Leyuad, terre ancestrale des Hommes du Livre et berceau de l’identité du peuple sahraoui. 

La poésie transforme ce voyage en un chemin poétique et émouvant. Quant au second prix, il est revenu à l’Iranienne Rokhsareh Ghaemmaghami pour son film Sonita. Ce film relate l’histoire d’une adolescente de 18 ans, Sonita, qui aurait aimé avoir Michael Jackson et Rihanna comme parents. Elle rêve de devenir une grande artiste, une rappeuse, se produisant dans de grandes salles faces aux milliers de fans. 

Mais la jeune fille est une réfugiée afghane clandestine en Iran et habite depuis dix ans dans la banlieue pauvre de Téhéran. Sa mère ne la soutient pas du tout et la vend pour un mariage forcé contre la somme de 9 000 dollars. Sonita est une jeune forte, téméraire et passionnée, qui refuse qu’on lui dicte son avenir. Elle va tout faire pour échapper au joug familial... Le troisième prix a été attribué au film El Ghorba. 

Deux prix honorifiques ont été aussi décernés. Le premier a été remis à la star du cinéma espagnol Clara Lago et le second à la Palestinienne Riham Ghali pour leur parcours et leurs contributions à mettre en lumière le long combat de ces refugiés pour la défense de leurs droits. A la fin de cérémonie, un air de nostalgie se lit déjà sur les visages de ces refugiés, qui durant une semaine nous ont déjà adopté et familiarisé. 

Avant même le départ définitif de tous les participants, les Sahraouis commencent à esquisser des sourires mélancoliques. Mais que peut-on faire ? Car toute chose a une fin, souhaitant la leur avec l’occupation. La treizieme édition du Festival international de cinéma du Sahara occidental, s’achève donc après une semaine d’échanges, de projections et de festivités et les habitants de Dakhla se préparent à revenir à l’isolement dans lequel ils vivent toute l’année. 

La solidarité, le partage des visions, l’ouverture culturelle et la conviction en une cause commune à soutenir et défendre ont marqué cette semaine passée avec les réfugiés du camp de Dakhla.
Par : DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL AUX CAMPS DE RÉFUGIÉS À DAKHLA : IDIR AMMOUR

http://www.lemidi-dz.com/index.php?operation=voir_article&date_article=2016-10-17&id_article=la_24@art1@2016-10-17

Le président Sénégalais nargue le Maroc et met en avant le poids de l’Algérie en Afrique

DIA-16 octobre 2016: Le président sénégalais Macky Sall a mis en avant le « poids » de l’Algérie en Afrique, appelant aussi à lever tous les malentendus entre le Sénégal et l’Algérie et se démarque en même temps du Maroc. Le Sénégal qui entretient de bonnes relations avec le Maroc, ne veut en aucun cas que cela se fasse au détriment de l’Algérie.

La déclaration de Macky Sall à la presse était intervenue à l’issue de son entretien avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en marge du sommet extraordinaire de l’Union africaine sur « la sécurité maritime et le développement en Afrique » qui s’est tenu ce samedi à Lomé (Togo).

Le président sénégalais a indiqué avoir abordé avec Sellal plusieurs sujets liés à la coopération et aux relations bilatérales pour « lever les malentendus, car il y en quelque fois entre les deux pays ».
« J’ai dit à mon frère et ami Abdelmalek Sellal qu’il y a, par moment, dans les couloirs et dans certaines situations, des malentendus qu’il faut lever », a encore soutenu le chef de l’Etat sénégalais, soulignant que l’Algérie et le Sénégal « peuvent gérer » leurs positions de façon à ce que la coopération entre les deux Etats soit au « bénéfice des deux peuples ».

En termes plus clairs, le Sénégal tient à ce que ses relations avec l’Algérie demeurent à la masure des attentes des deux peuples, insinuant qu’il refuse qu’elles soient parasitées par le Maroc !

Dans ce sens, il n’a pas manqué de mettre en avant le poids et le rôle de l’Algérie en Afrique. « Nous connaissons le rôle de l’Algérie en Afrique, son poids et sa relation avec les pays du continent », a-t-il dit. Le président sénégalais a également transmis ses « salutations respectueuses » au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et invité Sellal à effectuer une visite au Sénégal, sachant que le roi du Maroc s’était déjà rendu au Sénégal.
Mohamed Nassim

Sahara occidental : L'Algérie toujours dans la voie de la légalité internationale

Le Sahara occidental dernier bastion du colonialisme en Afrique, a été au cœur des débats de la Quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la colonisation, le 7 octobre dernier alors qu'elle poursuivait son débat sur les questions de décolonisation.

Selon le communiqué émis suite à la sixième session, l'intérêt était vif pour le Sahara occidental, surtout à la lumière des récents développements sur le terrain- l'expulsion du personnel civil de la Mission des Nations-unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et la demande faite par le Maroc de pouvoir réintégrer l'Union africaine (UA), mais les délégations n'ont pas proposé la même approche pour arriver au règlement de ce différend qui dure depuis plus de 40 ans. Si l'on se réfère au projet de résolution sur la décolonisation du Sahara occidental adopté par consensus le 10 octobre dernier par la Quatrième Commission de l'Assemblée générale de l'ONU, l'organisation onusienne et la majorité de ses membres restent attachés à permettre conformément à sa Charte, au peuple du Sahara occidental d'exercer son droit à l'autodétermination au moyen d'un référendum sous ses auspices que les Sahraouis attendent depuis 24 ans. L'Assemblée générale des Nations-unies avait déjà reconnu le fait que le Maroc est la " Puissance occupante " de ce territoire, un point de vue conforté par la Cour internationale de Justice dès 1975. Cette position est également celle de l'Union africaine (UA). Son Envoyé pour le Sahara occidental, l'ancien Président du Mozambique, M. Joakim Chissano, s'est d'ailleurs récemment adressé aux membres du Conseil de sécurité et a qualifié de " dangereux précédent "la récente décision du Maroc d'expulser le personnel civil de la MINURSO à la suite de la visite du SG de l'ONU dans la région. Plusieurs membres de l'UA redoutent une " escalade militaire " dans la région et dénoncent le manque de progrès dans l'organisation d'un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui pour lequel ils ont demandé au Conseil de sécurité de fixer une date. D'autres voix se sont élevées ces derniers temps pour la nécessité de traiter ce conflit dans le cadre d'une stratégie régionale plus large pour le Sahel pour y instiller un environnement stable et sûr. Cette urgence de trouver une solution à la question du Sahara occidental, a été abordée avec lucidité lors du débat à la Quatrième Commission de décolonisation sous l'angle sécuritaire mais aussi celui de la consolidation de la coopération au sein de l'Union du Maghreb Arabe (UMA).

Face à cette majorité qui appelle à l'accélération de la décolonisation du Sahara occidental et des 16 autres territoires non autonomes se trouvant dans le monde, certaines délégations se sont distinguées à travers leur soutien à la démarche d'autonomie du territoire sahraoui avancée depuis avril 2007 par le Royaume marocain jugeant cette initiative comme " sérieuse et crédible ". Il s'agit notamment du Sénégal en tant que chef de file des soutiens à la colonisation du Sahara suivi sans la moindre retenue par les monarchies du Golfe qui soutiennent financièrement et militairement le Makhzen dans cette guerre contre le peuple sahraoui. A en juger de l'intervention de Mme Manal Hassan Radwan faite au nom du Conseil de coopération du Golfe (CCG) apportant le soutien aux pays placés sous la domination coloniale étrangère, estimant que ces pays devaient " pouvoir exercer leur droit à l'autodétermination ". A ce propos, elle s'est dite préoccupée par le fait que les Nations unies et les pays concernés n'arrivent pas à faire appliquer les résolutions pertinentes en la matière, avant de demander aux puissances administrantes de prendre les mesures qui s'imposent pour permettre l'exercice de ce doit aux populations locales. Jusqu'ici le CCG rejoint par les mots l'attitude de la communauté internationale pour un monde pacifique et sans colonisation. Mais la contradiction, le parti pris des monarchies du Golfe en faveur du Maroc, puissance colonisatrice est flagrant. La représentante du CCG assure que l'initiative d'autonomie élargie pour les provinces sahariennes proposée par le Maroc, en 2007, " est une option constructive " pour parvenir à une solution acceptable par toutes les parties ". Traduction : pour les pays du Golfe, le peuple sahraoui n'a pas accès à son droit d'autodétermination et devra se " soumettre " malgré lui à cette occupation. Comme on le voit, les pétrodollars, l'Arabie saoudite en tête, se tiennent aux côtés du Maroc afin d'enterrer les efforts des Nations unies tendant à une solution pacifique, juste et durable qui respecterait et garantirait les droits du peuple du Sahara occidental. Pays du Golfe, France et certains pays africains menés par le Sénégal est un nouvel indice d'engagement aux côtés du Maroc. Autrement dit, sa survie politique et diplomatique vis-à-vis de ce conflit. On ne peut plus souligner l'intérêt que ces Etats manifestent pour le monarque marocain dans son aventure au Sahara occident. S'agit-il de contrecarrer les éventuelles décisions du Conseil de sécurité de l'ONU prévoyant sans nul doute la tenue d'un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, l'échec de l'initiative marocaine d'autonomie, l'insuccès de la diplomatie royale victime à la fois de ses carences et de ses manœuvres à étouffer son acte colonial en mettant en cause l'Algérie ? Ou, plus simplement, d'une mise sous tutelle de l'impérialisme d'une monarchie dont l'avenir au Sahara occidental est dénoncé par la communauté internationale. Toujours est-il que, en prévision d'un rapport qui sera présenté au Conseil de sécurité dans les prochains jours par l'Envoyé spécial du SG de l'ONU pour le Sahara occidental sur les difficultés faites par le Maroc à ses visites dans la région et sur le rapport du SG de l'ONU prévu pour le mois de mai 2017, le Maroc multiplie les appels à ses soutiens surtout que cette fois-ci il risque de perdre tout et de se retrouver seul et en grande difficulté surtout qu'on laisse entendre dans les coulisses des Nations unies que le nouveau SG, Antonio Gutarres est décidé à mettre fin à ce conflit. Un point d'honneur qu'il compte mettre sur le crédit de son mandat à la tête de l'ONU.

L'Algérie profondément attachée aux choix stratégiques d'un ensemble régional cohérent et complémentaire permettant de faire droit aux aspirations de tous les peuples de la région, et empruntant des voies méthodiques qui prennent en charge les mutations intervenues au plan régional et international, ne saurait admettre que cet ensemble maghrébin se construise au détriment du peuple sahraoui et de ses droits légitimes et inaliénables à l'autodétermination, en référence à la résolution 1514 des Nations unies sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples colonisés. L'Algérie, qui œuvre pour des relations apaisées avec son voisin de l'Ouest, soutient sans réserve les efforts de l'Envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara occidental pour la promotion d'une solution juste et durable de la question du Sahara occidental. L'Algérie toujours dans la voie de la légalité internationale, restera disponible pour aider par la voie pacifique à trouver une solution à tous les problèmes surgis dans la région et ailleurs dans la région subsaharienne.

Ammar Zitouni




Quels éléments de victoire pour des armées occupantes ?

Après chaque réunion sur le conflit israélo-palestinien, il est de coutume qu'après chaque affrontement militaire, il faut interroger dans le sens de savoir qui en est sorti vainqueur et quels faits accomplis vont à nouveau être imposés. On se rappelle que pour ce qui concerne l'Irak et l'Afghanistan, le constat américain était formulé ainsi " nous ne sommes pas en train de gagner la guerre ".

Israël au Liban et en Palestine, les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan, les Marocains au Sahara occidental ont-ils perdu face à des mouvements de résistance ? Qui en est sorti vainqueur et peut-il y avoir de victoire décisive ?
 
Israël dit qu'il a gagné la guerre, ou presque. Hamas dit qu'il n'a pas perdu la guerre. Un Etat et un mouvement de résistance se sont affrontés. Sur quels critères faudrait-il fonder la victoire ou la défaite pour un Etat occupant et un mouvement de résistance ? Sur le nombre de victimes à faire dans chaque camp puis à les comparer? En tout cas, pas par le recensement des armes en possession, puisque c'est une guerre asymétrique où il est difficile de dire qui a gagné et qui a perdu. Peut-on dire que les Américains par exemple ont perdu ou gagné ?

Qui alors a gagné la guerre à Gaza ? Pas Israël. Une défaite sur le plan moral, mais pas militaire car son armée n'a pas fait de reddition. Il ne s'agissait d'ailleurs pas de guerre car il n'y avait pas en présence deux Etats pour s'affronter, ni deux armées. Dans une guerre, on compare les forces en présence, et cela n'est pas valable dans ce cas précis. Hamas n'a pas perdu la guerre, car il est encore là, et si ses effectifs sont entaillés, même très sérieusement, l'injustice faite au peuple palestinien alimentera les rangs de la résistance car les jeunes palestiniens sont nés dans la révolte permanente de n'être pas comme les jeunes du monde entier, en train de vivre leur vie dans leur propre pays, leur propre Etat. Il en est de même pour ce qui se passe entre le Maroc et le Polisario. Quelle guerre pourrait se gagner, si ce n'est celle de la paix définitive par la reconnaissance des droits des peuples agressés ? 

De même qu'au Sahara occidental, Les jeunes n'ont jamais connu la paix et savent qu'ils n'auront pas d'avenir tant qu'ils n'ont pas leur Etat. L'avertissement n'est pas adressé uniquement à Israël. Il l'est également pour les pays arabes frontaliers avec Israël. Le risque serait-il quasiment grand (pour ne pas dire qu'il s'agit d'une certitude) que toute la région s'embrase à nouveau.

Il n'est point utile d'analyser les conditions actuelles et les implications d'un cessez-le-feu dit unilatéral alors que c'est de paix qu'il va falloir s'agir et non de conjoncture. Les tunnels d'acheminement des armes n'ont pas besoin d'être surveillés par les Américains, les Israéliens et surtout les Egyptiens si les Palestiniens ont leur propre Etat comme l'ont les Israéliens. Mais, tant que les pays arabes , ceux du front plus particulièrement, ne deviennent pas tous ensemble " un " interlocuteur unique ", et cela ne pourra être possible que si tous ces régimes sont légitimés par de vraies élections et une vraie ouverture du champ politique, qu'ils doivent leur pouvoir au peuple et non à la force militaire et policière, et que les oppositions deviennent des partenaires et non des "ennemis". 
N. B.



La France pointée du doigt

Le camp de réfugiés sahraouis de Dakhla vit au rythme des festivités de la 13e édition du Fisahara, dont le coup d’envoi a été donné mercredi dernier. Celle qui a marqué ces dernières c’est le point de presse animé par le président de la République Sahraouie, Brahim Ghali après avoir assisté à l’ouverture officielle de cet événement cinématographique.

C’est devant un parterre de journalistes, que le Président de la République sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, s’est exprimé d’un ton de haute tenue, soulignant, à l’occasion que le long parcours de la cause nationale se renforce inéluctablement de jour en jour. Il a affirmé qu’aucune volonté ne pourra contraindre la volonté du peuple sahraoui à renoncer à ses nobles objectifs, et personne ne décide de son sort. 

Cette position ferme n’est pas dénuée de l’essence même qui fait la grandeur de ce combat, dans la mesure où l’orateur appelle à la paix, à l’entente et à la coexistence. Lors de ce point de presse très remarqué, pour la pertinence de ses thèmes, prononcée, en présence d’un parterre de journalistes, le Président Ghali a tenu à préciser que «notre message est clair, net et précis», tout en affirmant que l’issue finale de la cause sahraouie sera certainement couronnée par l’accession à l’indépendance.

En ce qui concerne l’examen de l’état de la cause sahraouie à l’échelle internationale, le Président Brahim Ghali a exprimé son mécontentement au sujet de la position de quelques pays qui prétendent s’associer à la défense du respect des droits de l’homme dans le monde, épinglant au passage alors la France qui soutient le royaume du Maroc dans sa colonisation de grandes superficies du territoire sahraoui. 

Le royaume chérifien, faut-il le redire, est considéré comme un grand pays exportateur de drogue dans la région. Eu égard à cette politique, le Président Ghali a précisé que le peuple sahraoui continue à honorer les promesses des martyrs sahraouis, dans un climat d’unité et de cohésion, sous la direction du Front Polisario, engagé dans la voie de la lutte pour recouvrer sa souveraineté et sa dignité au sein d’un territoire sahraoui libre. 

Le président de la RASD a appelé le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités pour mettre un terme aux souffrances du peuple sahraoui, par un processus de décolonisation du Sahara occidental. Il rappelle que cet appel urgent est destiné au premier responsable de la MINURSO et garant de la mission dont elle a été investie, à savoir l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental. 

Par ailleurs, le Président sahraoui s’est félicité de tous les messages de solidarité avec le peuple sahraoui opprimé, notamment ceux des délégations officielles et d’autres représentants des organisations non gouvernementales (ONG), dans le but de participer aux évènements organisés par les autorités sahraouies. 

Coté cinéma, plusieurs films sont au menu de cette manifestation cinématographies dont le principal objectif est la sensibilisation de l’opinion publique internationale à la cause sahraouie. 

L’un des films qui a marqué l’assistance venue nombreuse projeté en plein air de cette 13e édition de Fi Sahara qui se tient sous le slogan «Peuples sous occupation», est celui de la documentariste iranienne Rokhsareh Ghaem Maghami, qui a suivi avec sa caméra Sonita Alizadeh, une jeune réfugiée afghane vivant à Téhéran. 

Cette adolescente rêve de faire de la musique rap. Mais sa famille, restée en Afghanistan, a décidé de la marier de force, selon la tradition, en échange de 9 000 dollars. Pour aider Sonita à concrétiser son rêve, la cinéaste l’accompagne de bureaux en bureaux pour obtenir un passeport afghan, un visa pour les Etats-Unis et une place dans un lycée de l’Utah. Pour retarder l’échéance du mariage et modifier le cours du destin de Sonita, elle a payé 2 000 dollars à sa famille.

Un choix qui soulève des interrogations morales, mais que la cinéaste assume. En marge de ces représentations cinématographiques les organisateurs ont concocté un programme riche et varié qui consiste des ateliers de formation dans le domaine de l’audiovisuel, en plus de tables rondes qui s’articuleront autour de thèmes liés au ’’Sahara Occidental sous l’occupation, comme modèle’’, ’’les peuples sous occupation, à leur tête la cause palestinienne’’ et ’’le cinéma d’Histoire’’, selon les organisateurs. 

Le festival international du cinéma au Sahara est une initiative culturelle adoptée par le gouvernement sahraoui depuis plusieurs années, avec le concours de la coordination espagnole de soutien au peuple sahraoui qui a mis en place une administration spécifique dénommée ’’festival Fisahara’’.
Par : DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL AUX CAMPS DE RÉFUGIÉS À DAKHLA : IDIR AMMOUR


Pour la solidarité avec la cause sahraouie

Mehdi Isikioune

La 13e édition du Festival international du cinéma du Sahara Occidental (Fisahara) 2016 a débuté, mercredi soir, dans les camps des réfugiés sahraouis de Dekhla.


Placée sous le thème «Des peuples sous l’occupation», cette édition voit la participation de 400 professionnels, venant de 28 pays à l’instar de l’Algérie, la Mauritanie, la Syrie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Iran, le Venezuela, et le Sahara Occidental, pays organisateur. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence du président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, du secrétaire général au ministère de la culture Sahraouie, Mustapha Mohamed Fadel, du wali de Dekhla ainsi que d’artistes, cinéastes, intellectuels, journalistes et militants des droits de l’homme.
Dans son allocution d’ouverture, le secrétaire général au ministère de la culture Sahraouie, Mustapha Mohamed Fadel a estimé que le festival revêtait une grande importance du fait qu’il permettait d’évoquer la cause sahraouie, ajoutant que cette manifestation est une occasion pour une rencontre amicale et professionnelle entre les cinéastes et les jeunes sahraouis, tout en espérant plus de succès au Fisahara : « Ce festival reste l’unique évènement cinématographique organisé dans les camps des réfugiés, un évènement incontournable pour le peuple sahraoui », a-t-il notamment précisé.

Et d’enchaîner : «nous espérons que ce festival accueillera de nouveaux cinéastes et de participants». La cérémonie d’ouverture a été marquée, notamment par la projection du film documentaire « Danielle » du réalisateur Sahraoui, Lafdal Mohamed Salem. Le film relate l’histoire de Daniella, une femme sahraouie handicapée qui a eu le courage, avec le temps, d’affronter les problèmes de la vie quotidienne et ce, en dépit du peu de moyens et des conditions de vie très difficiles. Pas moins de 50 films et projections documentaires, dont 28 traitant de la cause sahraouie aux plans politique et social, devront être présentés lors de ce festival qui durera jusqu’à dimanche prochain et sera entrecoupé aussi de représentations musicales et artistiques.
Huit ateliers de formation dans le domaine de l’audiovisuel seront aussi mis sur pied dans le cadre de ce festival, en plus de tables rondes qui s’articuleront autour de thèmes liés au «Sahara occidental sous l’occupation, comme modèle», «les peuples sous occupation, à leur tête la cause palestinienne» et «le cinéma d’Histoire». En marge de ce festival, une première rencontre a été organisée, jeudi soir en présence de la presse algérienne, sahraouie et étrangère, animé par, le militant sahraoui Mohamed Dadache qui a exposé son expérience militante. Parallèlement à ce rendez-vous international, le festival régional de la culture et des arts populaires a débuté mercredi matin avec l’organisation de plusieurs activités artistiques et poétiques.


Un document révèle les noms des agents rémunérés par le Makhzen

Des documents secrets du ministère marocain des Affaires étrangères donnent les listes de 29 agents étrangers au service du Makhzen qui les a chargés de «défendre» la thèse de l’occupation coloniale du Sahara Occidental par le Maroc devant la 4e commission de la 69e assemblée générale de l’ONU (septembre 2014). Ces documents constituent une preuve supplémentaire des moyens, pour le moins, malhonnêtes – mensonges et manipulations – mis en œuvre par le Makhzen pour défendre la cause perdue à l’avance de la «marocanité du Sahara Occidental». Les interventions de ces 29 personnes sont totalement dénuées de sincérité comme le montrent ces documents qui contiennent la «feuille de route» qui leur est assignée par le Makhzen. En échange de la prise en charge de leur transport et de leur hébergement à New York, siège des Nations unies, par une agence de voyages payée par le Makhzen, et d’une somme de 2 000 dollars par jour auxquels s’ajoutent 200 dollars de frais pour le transfert de l’aéroport à l’hôtel, ces faux témoins s’en prennent à l’Algérie qui ne leur a absolument rien fait, mais ils doivent cette contrepartie à leurs embaucheurs qui ne sont autres que les services de renseignements marocains de la Direction générale d’études et de documentation (DGED). La mission qui leur est confiée est, en effet, de «discréditer le discours algérien» dont le Makhzen a cru connaître les thèmes : «questions des droits de l’Homme, les ressources naturelles, l’autodétermination, l’indépendance, etc.».

Le Makhzen dicte à ses agents la riposte anti-algérienne en les orientant sur les thèmes à évoquer, notamment celui de «la situation humanitaire dans les camps (de réfugiés)» et de «la violation des droits de l’Homme dans les camps». Parmi les documents secrets du MAE marocain, le PV d’une réunion consacrée à la 4e commission de la 69e session, l’Assemblée générale des Nations unies établit clairement l’implication directe de la DGED dans le choix des agents étrangers, sur la base, lit-on dans le PV, «des critères déjà définis à savoir la diversité des profils, la répartition géographique et la stature des intervenants». Ce profil est détaillé dans une autre note du MAE marocain : «Journalistes, juristes, universitaires, historiens et correspond aux thématiques proposées (réformes politiques au Maroc, initiative marocaine d’autonomie et sa conformité avec l’exercice de l’autodétermination, modèle de développement des provinces du sud, etc.)».

Le Makhzen n’en est pas à sa première opération de mobilisation de ses agents dans le même but : défendre l’occupation coloniale du Sahara Occidental par le Maroc et s’attaquer à l’Algérie qui est solidaire de la lutte du peuple sahraoui pour l’autodétermination et l’indépendance. Les mêmes documents nous apprennent que pour ne pas «griller» ses agents, le Makhzen a décidé de «surseoir à la réunion de coordination avec les pétitionnaires à la Mission permanente du Maroc à New York, et de ne pas offrir de dîner pour maintenir la discrétion sur la présence de nos pétitionnaires et leur lien avec les officiels marocains sur place».

Dans ses «commentaires» destinés à sa hiérarchie, le directeur fait remarquer que l’Algérie ne fait pas appel à des agents étrangers pour faire passer ses points de vue dans la réunion de la 4e commission de l’Assemblée générale des Nations unies.

Houari Achouri

Comment l’Algérie finance la propagande en faveur du «Sahara marocain» à l’IMA

A travers la maison d'édition française Le bonhomme de chemin, spécialisée dans les livres pour enfants, le Makhzen bénéficie pratiquement du financement offert par l'Institut du monde arabe (IMA) pour diffuser sa propagande visant à légitimer l’occupation coloniale du Sahara Occidental, comme le montrent nombre d’ouvrages publiés par cette maison d’édition sur le Maroc. Les textes et les cartes des livres consacrés au royaume édités par cette maison d’édition avec l’aide de l’IMA, incluent le territoire du Sahara Occidental dans le Maroc comme s’il lui appartenait alors que pour l'ONU, c’est un territoire non autonome, à décoloniser. L’institut est lui-même financé par les Etats arabes dont l’Algérie qui se retrouve donc, de ce fait, dans la position de bailleur de fonds de la propagande sur la «marocanité» du Sahara Occidental, ce qui est contraire aux efforts de notre pays visant à la décolonisation de ce territoire.

Grâce, en partie, à l’argent de l’Algérie, le Maroc est en mesure de placer ses livres sur le «Sahara marocain» dans la librairie de l’IMA et dans toutes les bibliothèques communales de France. On comprend cette situation incongrue quand on sait que depuis trois ans, c’est l'ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, qui dirige l’IMA à Paris. Il est connu pour être un des amis du roi. On raconte que depuis son arrivée, l'IMA a toujours affiché sa préférence pour la «cuisine» marocaine. Ainsi, Jack Lang a exigé des gérants du restaurant libanais Zyriab, situé à l’IMA, qu'ils rajoutent des plats marocains. «Il nous a obligés à ajouter à notre carte des plats marocains, notamment des tajines, des pastillas, ainsi que des douceurs de ce pays, depuis janvier 2014 exactement», rapporte le journal libanais L'Orient-Le-Jour citant le directeur du restaurant Zyriab de l’IMA.

Avec Jack Lang à sa tête, il y a une «propension de l’IMA à privilégier l’actualité culturelle et littéraire marocaine et saoudienne au détriment des autres pays». Dès sa nomination, il s’était rendu, le 31 décembre 2013 (comme par hasard, la soirée du Réveillon !), à Marrakech, pour préparer l’événement «pluridisciplinaire consacré à la création marocaine contemporaine», qui était prévu à l’IMA à l’automne 2014.

Si les privilèges accordés au Maroc se limitaient à la gastronomie et aux «douceurs» de ce pays, Jack Lang, même en tant que président de l’IMA, est libre de donner la priorité à ses penchants. Mais, s’agissant de questions aussi sérieuses que les relations internationales et surtout un conflit lié à la décolonisation du Sahara Occidental, il est tenu de respecter non seulement la stricte neutralité de cette institution, mais aussi les résolutions de l’ONU.

S’il ignore ces réalités, il n’est pas trop tard pour Jack Lang ; il peut prendre connaissance du texte fraîchement adopté par la quatrième commission de l'Assemblée générale de l'ONU ce 10 octobre 2016, qui «réaffirme la doctrine de l'ONU sur la cause du peuple sahraoui, en tant que question de décolonisation de la dernière colonie en Afrique». Le texte réaffirme le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, conformément aux dispositions de la résolution 1514 (XV) de décembre 1960.

En attendant, il serait légitime aux Algériens de s’abstenir de financer une institution qui sert à diffuser une propagande hostile à notre pays.

Houari Achouri


Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...