Une Cie polonaise déclare sortir du Sahara pour raisons politiques

Tous les travailleurs d'une entreprise nationale polonaise active au Sahara Occidental occupé ont tout simplement été retirés du territoire « pour des raisons politiques ».

Le personnel, une équipe de 19 citoyens polonais, a été, le week-end du 20 août, évacué du Sahara Occidental, selon l’agence de presse polonaise RMF le 24 août. RMF a été en contact avec des employés de la compagnie qui sont arrivés à l'aéroport de Varsovie, le samedi soir.

"La décision a été prise pour des raisons politiques", a déclaré un employé à RMF, sous couvert d’anonymat.

La compagnie qui opérait au Sahara Occidental, Geofyzika Kraków, était une filiale de la compagnie nationale pétrolière polonaise PGNiG Group. Les représentants du peuple du Sahara Occidental n’ont pas été contactés avant l'opération, manquement constituant un non respect d’une condition essentielle pour la conformité au droit international, selon l'ONU.

Western Sahara Resource Watch a publié le 28 juin le rapport «Skónczmy poszukiwania Razem », détaillant les agissements de la compagnie en licence avec l’office national marocain l’ONHYM dans le territoire occupé. Aucun état au monde ne reconnaît le territoire comme faisant partie du Maroc.

Des groupes sahraouis ont été à l'origine de la découverte des opérations, et ils ont protesté contre l’implication de la compagnie. WSRW a aussi protesté contre cet engagement, dans une lettre à la compagnie daté du 27 juin 2016. PGNiG a répondu le 1er août 2016 à WSRW, qu'il croyait ne rien faire de mal. Déclarant que la compagnie fonctionnait en conformité avec les lois locales.

L'employé avait expressément dit que la décision d'évacuer n'avait pas de raisons de sécurité.

"En juin, nous avons eu des problèmes avec des sous-traitants qui ont menacé de grève. Finalement, nous sommes arrivés à un accord et les travaux se sont accélérés. Par conséquent, la décision d'évacuer a été une surprise pour nous tous", a t-il ajouté.

Selon le rapport des médias, la compagnie a laissé tout son équipement sur place, et son contrat a été rompu.

L’agence de presse avance que ce départ pourrait être lié à un contrat que la compagnie a signé avec l'Algérie fin avril.


RMF a questionné PGNiG sur l'évacuation de ses travailleurs, et attend des réponses.


http://www.wsrw.org/a111x3562

LE MAROC PRIS EN FLAGRANT DÉLIT DE MENSONGE

Retournement de situation inédit de l’ONU dans l’affaire de Guerguerat, ville frontalière avec la Mauritanie et les territoires du Sahara occidental.


Dans un premier temps, la mission de l’ONU au Sahara occidental a indiqué qu’il n’y a pas eu de mouvements militaires suspects du Maroc au sud-ouest du Sahara occidental. Or, une note confidentielle de l’ONU prouve aujourd’hui tout le contraire. 


Le Maroc a été pris la main dans le sac dans l’affaire de Guerguerat, ou il feignait de construire une route goudronnée de trois kilomètres pour soi-disant chasser les affairistes de tous bords qui écumaient cette petite ville frontalière à cheval avec la Mauritanie et la « zone tampon » avec les territoires du Sahara occidental.


Le secrétariat général de l’ONU a adressé au Conseil de sécurité une note confidentielle, dévoilée par l’Agence Associated Press, dans laquelle il affirme que le Maroc « a violé l’accord de cessez-le-feu en déployant des agents de sécurité au-delà du mur de sécurité, dans la région de Guerguerat ». 


Cette note confidentielle émanant du Département des opérations de maintien de la paix, relevant de l’ONU, « accuse clairement le Maroc de violation de l’accord de cessez-le-feu du 15 octobre 1991 en envoyant des agents de sécurité armés et de l’équipement dans la région de Guerguerat, frontalière de la Mauritanie ». Même la presse marocaine reconnaît cette incursion de l’armée marocaine au-delà du mur de défense.


Selon le site électronique mag360, « l’opération lancée par le Maroc le 14 août pour nettoyer la région de Guerguerat frontalière de la Mauritanie n’a été entachée d’aucun incident. Le professionnalisme des forces de sécurité et le potentiel dissuasif des Forces armées royales ont réduit à néant les menaces du Polisario. 


La projection marocaine au-delà du mur de défense, pour sécuriser la région de Guerguerat frontalière de la Mauritanie, a mis à nu la théorie des « zones libérées » claironnée à tout vent par la machine de propagande séparatiste. 


Guerguerat, est depuis le 14 août courant le théâtre d’une opération de « nettoyage » menée avec brio par les forces de sécurité marocaines, sous l’œil vigilant des Forces armées royales qui, contrairement aux allégations mensongères du Polisario, ne sont pas intervenues » est-il écrit. Tout est dit. Le Polisario a dénoncé auprès de l’ONU l’opération dans une lettre adressée à son SG. 


Le SG du Polisario, Brahim Ghali, y récuse les explications marocaines et dénonce une « escalade systématique » du Maroc au Sahara occidental : « Toute argumentation présentée par l’occupant marocain pour ces agissements demeure infondée et sera rejetée », écrit Ghali. 


Et d’ajouter que les forces marocaines « ont mobilisé des unités militaires, en violation de la zone en question, soutenues par des unités mobiles de transport et de génie militaire, appuyées par une reconnaissance aérienne ». 


Le Maroc, qui a voulu présenter cette affaire comme une opération de salubrité publique, veut en réalité réoccuper cette bande frontalière en y plaçant ses unités de l’armée et de la police, une fois la route achevée. La région de Guerguerat, située au-delà du mur de défense, a été évacuée par les Forces armées royales au tout début des années 1990. 


Le Maroc a utilisé, comme à son habitude, une opération de « com » avec la complicité de certains médias français connus pour leur alignement aveugle aux thèses marocaines pour accréditer la thèse selon laquelle cette ville est utilisée par le Polisario pour s’adonner au trafic d’armes, de drogue, de voitures volées, d’hydrocarbures, etc.


Peine perdue pour le royaume, qui vient d’être une nouvelle démasqué comme lors du sommet de l’UA à Kigali où il a tenté de faire croire à l’opinion internationale qu’il a réintégré les rangs de l’UA. 


La fuite et venue cette fois ci d’une agence de presse internationale que l’on ne peut soupçonner de partialité ou d’avoir un penchant pour le Polisario. Pour rappel, le SG de l’ONU, Ban Ki-moon, a exprimé le 28 août dernier sa « profonde préoccupation » face à « la situation tendue » dans la région de Guerguerat. Face à cette nouvelle provocation du Maroc, il reste à savoir quelle réponse sera apportée par l’ONU et quelles sanctions seront prises à l’encontre de l’occupant marocain.

http://www.jeune-independant.net/Le-Maroc-pris-en-flagrant-delit-de.html

Maroc : La lutte des prisonniers politiques marocains est arrivée à un stade critique

La lutte des prisonniers politiques marocains pour des droits aussi élémentaires que le droit au soin, aux visites, à une nourriture de base saine, à l’hygiène, à la poursuite des études se poursuit malgré le black out médiatique. Ces prisonniers subissent quotidiennement des humiliations et des mauvais traitements, plusieurs d’entre eux sont détenus sans procès, d’autres ont été condamnés dans des caricatures de procès à des peines extrêmement lourdes (jusqu’à 40 ans de prison !).
Le nombre de ces prisonniers ne cesse de grandir puisque les arrestations dans les milieux militants se poursuivent et que se multiplient aussi les situations d’enlèvement (comme cela a été le cas par exemple pour Zouhir Alaichi, enlevé le 20 août 2016, en plein jour, dans une rue de la ville de Larache).

A la mi-août 2016, parmi les initiatives de luttes des prisonniers, ont été recensés les mouvements de grève de la faim suivants, dans l’ensemble du pays : 
A la prison de Toulal 2 de Meknès, Rédouan Almali, Hamza Al Hamadi, Yassin Rahal, Ibrahim Kassimi, Ibrahim Attahiri en étaient à leur 80e jours de grève de la faim ; leur état de santé a été reconnu critique, particulièrement celui d’Ibrahim Attahiri. 
A la prison de Toulal 3 de Meknès, Ikram Bourhim, Zakia Biya, Fatima Ezzahra Sahik étaient en grève de la faim depuis plus de 24 jours (voir notre article). 
A la prison de Marrakech, les manifestants estudiantins arrêtés le 19 mai (voir notre article) ont mené à leur tour une grève de la faim de 48 heures comme premier avertissement avant d’aller plus loin si leurs revendications n’étaient pas prises en compte. Ce sont Myriam Aamani, Lahcen Elamrani, Nabil Elkafifi, M’Barek Talibi, Mounaatif Chadi, Mohamed Boukhliki, Mohamed Elharaoui, Fouad Atouni, Badr Azahraoui, Abdelmounin Elismaili, Abdelmounin Maji, Hassan Raji et Hamid Hamza. 
A la prison Aïn Kadouss, de Fès, Mounir Al Ghazoui, Zakaria Al Azouzi, Zouhair Saber, Jaber Rouijel, Ahmed Fahmi sont en grève de la faim ouverte depuis le 18 août. 
A la prison de Touchka et d’Errachidia, Hassan Koukou, Mounir Aitkhafou, Soufian Esserhir, Hassan Onmouch – tous condamnés à 5 ans de prison - ont mené une grève de la faim de 48 heures. 
A la prison Raas Almaa, de Fès, Bouchta Aljanati, Noaman Munbaddine étaient en grève de la faim depuis le 18 juillet.


http://www.secoursrouge.org/Maroc-La-lutte-des-prisonniers-politiques-marocains-a-un-stade-critique

Sahara Occidental : l’ONU accuse le Maroc d’avoir violé le cessez-le-feu, Rabat fait machine arrière

Le Maroc a violé l’accord de cessez-le-feu conclu avec le Front Polisario. Dans une note confidentielle adressée au Conseil de sécurité et dévoilée par l’Agence associated press, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, a affirmé, lundi 29 août, que cet accord de paix signé le 15 octobre 1991 a été violé par la partie marocaine. Il a clairement accusé Rabat d’avoir envoyé des troupes armées et du matériel militaire dans la région de Guerguerat, située à la frontière avec la Mauritanie dans le sud-ouest du Sahara Occidental occupé.

L’armée marocaine a mené à la mi-août une vaste opération de ratissage dans la région de Guerguerat. Pour justifier ce mouvement de troupes, Rabat avait déclaré vouloir « nettoyer » cette bande frontalière du trafic prospérant dans cette zone. Pire : le Maroc a procédé à l’asphaltage d’une route longue de 3,8 km dans la même région. Le Front Polisario a vivement réagi à l’incursion de l’armée marocaine dans la zone tampon, actée sous l’égide de l’ONU.

Le conseil de sécurité accuse le Maroc

Par ailleurs, selon une source proche du dossier, lors de la réunion du conseil de sécurité du 26 août 2016, le sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix a clairement indiqué que le Maroc « avait violé l’accord militaire numéro 1 en faisant traverser des véhicules au-delà du mur ». La MINURSO a pu confirmer la présence de gendarmes marocains, ce qui constitue une violation caractérisée du cessez-le-feu.

Rabat a subi de vives critiques de plusieurs pays membres du Conseil de sécurité à cause de son action militaire. Les responsables marocains n’ont pas pu justifier ces actions. Ils se sont contredits en invoquant tour à tour l’assainissement de la région en prévision de la COP22, une opération des douanes pour lutter contre la contrebande, la construction d’une route…
Le Maroc fait machine arrière

Il s’agit de l’incident le plus sérieux depuis 1991. Selon un spécialiste du dossier du Sahara Occidental, Rabat a probablement cherché à travers cette manœuvre militaire à impressionner le Front Polisario. « À mon avis le Maroc voulait tester l’adversaire, savoir s’il est prêt à faire face. C’est le plus grand incident depuis l’accord du cessez-le-feu », explique-t-il.

Selon un autre connaisseur du dossier, le Maroc vise deux objectifs : changer le statu quo de la zone tampon après l’éloignement de la composante civile et militaire de la MINURSO et créer de fait une tension supplémentaire avec la Mauritanie qui contrôle la ville sahraouie de Lagouira.

Une tension qui s’est illustrée récemment par une campagne de dénigrement virulente à l’égard de la Mauritanie et de son président, notamment depuis que ce dernier a décrété un deuil national et dépêché une délégation officielle aux obsèques de l’ancien président sahraoui, Mohamed Abdelaziz.

Le Sénégal, une démocratie dans la mort totale du droit

D’un argumentaire vide à la violence
Le Sénégal, une démocratie dans la mort totale du droit :
Même si nous savons que l’indépendance de la justice a toujours été que théorique, même si nous savons que le droit est un mort-né au Sénégal, nous n’avons jamais assisté à une volonté, aussi manifeste, de piétiner son cadavre.

Si celui qui est sensé nous protéger est le même qui nous arrache notre liberté. Devant qui allons-nous plaindre ?
Si le gardien de la constitution est plutôt gardien de la conspiration. Par où la vérité triomphera t- elle ?

Avant même son arrivée à la tête du Sénégal, l’ex-ministre Macky SALL n’a jamais hésité de faire passage en force quand une loi de la république, quelle qu’elle soit, lui faisait obstacle. Rappelons nous bien, l’homme qui a publiquement osé outrepasser, sans remord aucun, la loi lors des élections de 2002. Le citoyen « supérieur » qui a défié le Sénégal et son code électoral pour voter sans pièce d’identité.

N’aurait il pas été pertinent de nous poser, très tôt, la question de savoir, comment une personne aussi violente, qui, de fait, s’arroge le statut du « super citoyen », peut oser, non seulement, penser à être à la fonction suprême en se rasant le matin, aspirer véritablement à être Président de la république en créant un parti politique, mais surtout avoir le courage de nous le soumettre sans se soucier d’aucune éventuelle mise en cause de son comportement dépourvu d’éthique et antirépublicain.

La réponse à une telle question ne pourrait jamais nous pardonner, nous citoyens sénégalais, encore moins nous faire un compliment. Cela dit, nous ne sommes pas seulement amnésiques, mais pire encore, nous ne sommes vraiment pas conscients de l’importance de cette fonction suprême de l’Etat. Nous sommes donc nos propres ennemis. C’est nous qui fabriquons les « armes humaines » qui nous maintiennent dans la pauvreté, nous réduisent en justiciables perdant d’avance, et donc nous détruisent tout simplement.

C’est nous qui applaudissons les mêmes gars qui collaborent avec l’occident qui n’arrêterait guère de piller nos ressources. Des hommes qui respectent tout sauf le peuple qui les a portés à leurs places. Des hommes qui sont aux antipodes du patriotisme et de ses principes. Il y a donc un véritable problème, une crise profonde de valeurs.

Et les dérives continuent. Comment l’homme des slogans « gouvernance sobre et vertueuse », « patrie avant parti » peut mettre dans son avion un ex-opposant « transhumé » interdit de sortir du territoire ? Commet peut-il nommer une personne, inculpée pour trafic de permis de conduire, et qui pourrait être jugé à tout moment, à un poste de responsabilité avec un budget de 600 millions ?

Pourtant nous avons tous assisté au boycott de Hilary CLINTON aux Etats Unis pour une « simple » cause d’utilisation de son mail personnel dans les affaires étatiques. Cette affaire, loin des 7 ou 8 milliards scandaleusement déclarés par Macky SALL, loin de l’affaire Pétro Tim qui inculpe le Président et son frère, loin des scandales répertoriés dans les rapports de L’IGE et de la cours des comptes, loin des refus de déclaration de patrimoine concernant les proches de l’actuel régime, n’en continue pas moins à déstabiliser la candidate démocrate. Il y a 3 ans les français forçaient leur ministre du budget, Jérôme CAHUZAC, à démissionner car détenant « tout simplement » des comptes bancaires à l’étranger et donc fautif d’évasion fiscal. L’ex-ministre français Thomas THEVENOUD a été, quant à lui aussi, forcé à la démission parce qu’ayant quelques années d’arriérés en paiement de ses impôts.

Or notre Assemblée nationale n’a, quasiment, jamais payé ses dettes fiscales. Donc que devrait il en être de cette institution avec son président Moustapha NIASS et les députés qui y siègent, et qui se disent « représentants du peuple » ? Des soi-disant « honorables députés » indignes de ce nom qui, malgré la déclaration scandaleuse à cet effet, restent accrochés à leurs sièges comme des moules dans leurs coquilles. C’est ce que notre CHER COMPATRIOTE OUSMANE SONKO a dénoncé, après avoir lu et exploité méticuleusement les documents publiés sur le site du ministère des finances et du journal officiel. Ce sont donc des documents publics ouverts à tout citoyen, et pas des documents privés comme veut le prétendre le groupe complotiste, présidentialiste dirigé par Macky SALL.

N’aurait-il pas été plus convaincant, pour lui, de rentrer dans un débat de font et s’inscrire en faux contre les déclarations du président de PASTEF, plutôt que de recourir à la force? N’aurait il pas été mieux de discourir avec des preuves solides devant les médias sénégalaises pour laver son honneur, au lieu de rester dans le silence et d’insulter l’intelligence des sénégalais? Encore et enfin, n’aurait il pas pu, tout simplement, porter plainte devant les juridictions sénégalaises, s’il considérait qu’il y a eu dénonciation calomnieuse ? Mais attention ! Tout ceci suppose la détention de contre-preuves solides et irréfutables. Ce qui n’est, visiblement, pas le cas du Président de la république.

Donc étant dans l’incapacité totale de répondre à ses accusations, le Président fait recours à la force et piétine toute loi sur son passage.

Le ton va vite monter, ici, car il s’agit de défendre les droits fondamentaux des sénégalais, les bases ou le socle de notre liberté fondamentale lourdement menacé par le régime en place. Comment pouvons-nous envisager et assimiler qu’un haut fonctionnaire soit suspendu sans motif ? Comment pouvons nous comprendre et accepter que la procédure soit détournée du début à la fin, avec des violations de loi à répétition sans qu’aucune institution ne dise « STOP ».

Ceci sans même parler de l’interdiction à ses avocats d’assister à la procédure disciplinaire, et tant d’autres actes arbitraires que nous ne pouvons pas étaler ici. Tout ceci se passe dans un quasi-mutisme total des intellectuels sénégalais. On dirait qu’ils n’ont pas conscience de la portée des décisions arbitraires prises depuis le début de cette tentative de radiation. Ce n’est même plus les droits de SONKO qui sont en jeux, mais ceux de tous les sénégalais.

Nous insistons sur la position des intellectuels qui, bien évidemment, sont loin d’être les seules citoyens, mais qui, normalement, doivent avoir une capacité d’appréhension et d’anticipation des conséquences du comportement antirépublicain et surtout dictatorial de Macky SALL. Nous devons alors prendre notre responsabilité et sortir de notre lâcheté pour dénoncer massivement ces irrégularités qui tendent à devenir la normalité et donc la règle.

Sénégalaise, sénégalais, Ousmane SONKO est un modeste citoyen du Sénégal qui a une vie, avec sa famille et ses parents. Ce que nous tous avons dans ce même pays. Mais il a tout mis au second plan et s’engagé honnêtement pour son peuple, sans prétention politicienne aucune, car, non seulement, mettant en danger sa profession, mais aussi et surtout sa vie.

Pourtant Il occupe un prestigieux poste de haut fonctionnaire. Et encore et surtout il est sur un poste stratégique exposé à d’éventuelles « pots de vin» qui pourraient lui apporter une vie beaucoup plus luxueuse. Un homme d’éthique qui a emprunté à peu près le même chemin que Cheikh Anta DIOP et Mamadou DIA qui ont été brimés par Senghor et ses alliés occidentaux. Ce que tout sénégalais, sans exception, regrette jusqu’à nos jours.

Cependant, les questions qui se posent sont de savoir : si SONKO doit être plus patriote que nous ? Ou, Devrons nous le laisser seul sur ce terrain gorgé de loups et miné de serpents ? Ma réponse est non, parce que comme disent les wolofs « BESSU DE BU JOTE KU DUND DOO GOR ».

Il est, donc, temps de sortir de nos égoïsmes intellectuels et claniques, de descendre sur le front en renonçant à nos luxes et tout ce qui pourrait entraver ce noble combat. Ne serait ce que par principe de défense des droits inaliénables. Ceci pour rétablir l’Etat de droit dans sa plus belle forme, aussi bien en théorie, mais surtout en pratique. Les français l’ont fait, les américains etc.… Alors pourquoi pas les sénégalais ?

Citoyens du Sénégal l’occasion nous est offerte de montrer notre patriotisme. Alors ne la manquons surtout pas. Intellectuelles du Sénégal levons nous ensemble et donnons un sens à notre existence. Ceux qui peuvent faire des vidéos doivent les faire, ceux qui peuvent écrire doivent aussi le faire. Tenons-nous «mains dans la mains» et inondons les réseaux sociaux, télévisions et radios. Montrons au pouvoir qu’il s’est lourdement trompé de pays et surtout d’époque. Nous ne sommes plus à l’époque de la seule et unique radio gouvernementale de Dakar. Profitons-nous, donc, des nouveaux moyens de communication et ensemble mettons à terre les dérives de ce régime totalitaire qui n’ont que trop duré.

Moussa NDIR – ndirmoussa@gmail.com


La politique étrangère américaine, stratégie pour la décennie à venir, selon une analyse de l'ambassadeur du Maroc aux USA, Rachad Bouhlal




Violente campagne de la DGED contre le PJD

Il suffit de suivre les publications de la presse marocaine pour avoir une idée du parti qui va remporter les élections d'octobre. Le résultat des élections a été décidé dans les bureaux de Yassine Mansouri qui mènent déjà une violente campagne contre le PJD.

Deux militants du parti de Benkirane ont été piégés et pincés en flagrant délit d'adultère. sans aucun respect pour la privée des citoyens, les photos des deux inculpés ont fait le tour de la presse dont tout le monde sait qu'elle obéit aux ordres des services secrets marocains.

Aujourd'hui, grâce aux révélations du cyber-activiste Chris Coleman24, personne n'ignore que le quotidien marocain « Al Ahdath Al Maghribia » est propriété de la DGED sous administration d'un officier de la DGED, Ahmed Charai. Eh bien, comme par hasard, il a été le premier média à publier l'information sur l’arrestation des deux amants islamistes du PJD.

Cette campagne vise, bel et bien, á dénigrer le PJD parce que le prochain vainqueur des élections est le parti du Tracteur, le PAM dont le président, Ilyas el Omari, cherche désespérément un diplôme pour pouvoir briguer son prochain mandat.

Ban Ki-moon préoccupé par le regain de tensions au sud-ouest du Sahara occidental

28 août 2016 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit « profondément préoccupé » par la situation tendue dans l'étroite zone tampon au sud-ouest du Sahara occidental entre la berme marocaine et la frontière mauritanienne suite à des changements dans le statu quo et à l'introduction d'unités armées du Maroc et du Polisario proches les unes des autres.

« Le Secrétaire général appelle les deux parties à suspendre toute action qui modifie le statu quo et à retirer tous les éléments armés afin d'empêcher toute nouvelle escalade et permettre à la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) de tenir des discussions avec les deux parties sur la situation », a dit son porte-parole dimanche soir dans une déclaration à la presse.

M. Ban a également souligné l'importance pour les deux parties de respecter leurs obligations conformément à l'Accord militaire numéro 1, ainsi que la nécessité de respecter l'esprit et la lettre de l'accord de cessez-le-feu.

Le 29 avril dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU avait prorogé d'un an, jusqu'au 30 avril 2017, le mandat de la MINURSO et avait jugé urgent que la Mission puisse de nouveau exercer pleinement ses fonctions. Le Conseil avait alors réaffirmé sa volonté d'aider les parties à parvenir à une solution politique « juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

Situé sur la côte nord-ouest de l'Afrique, le Sahara occidental est bordé par le Maroc, la Mauritanie et l'Algérie. Suite à la fin de l'administration coloniale espagnole du Sahara occidental en 1976, des combats ont éclaté entre le Maroc et le Front Polisario. Un cessez-le feu a été signé en septembre 1991. La MINURSO a été déployée cette même année pour surveiller le cessez-le-feu entre le gouvernement du Maroc et le Front Polisario et organiser, un référendum sur l'autodétermination au Sahara occidental avec l'accord des deux parties.



L'armée sahraouie met fin aux travaux de bitume marocains vers El Guergarate

Des unités de l'armée sahraouie ont intervenu ce matin dimanche 28 août 2016 en vue de mettre fin aux travaux de bitume menés par le Maroc dans la zone de Guergarate connue populairement avec le nom de "Kandahar", a rapporté dimanche l'agence indépendante d'information Al-Akhbar en se basant sur des sources bien informées.

Selon les mêmes sources, ajoute Al-Akhbar, le Secrétariat National du Front Polisario a tenu hier une réunion d'urgence pour étudier la situation dans la région après avoir prévenu les Nations Unies des engins marocains qui ont violé l'enceinte de la zone qui se trouve sur protection internationale. En raison de la poursuite des travaux, une unité militaire de la Première Région Militaire est intervenu et a empêché les engins de poursuivre leurs travaux en mettant fin ainsi aux travaux d'asphaltage initiés par le Maroc.

Les mêmes sources ont assuré que l'unité militaire n'a pas arrêté la circulation des véhicules et des citoyens dans la zone. Elle s'est limitée à arrêter les travaux et à installer son armement en direction du Maroc.

« À guergarate, les militaires marocains ont usé des manœuvres provocatrices »

Amine Bouhali (ex-ministre de la Défense et président de l’Université d’été de la RASD à Boumerdès : « À guergarate, les militaires marocains ont usé des manœuvres provocatrices »


Le Courrier d’Algérie : - Comment s’est déroulée l’université d’été de la Rasd et du Polisario ?

Amine Bouhali : - La rencontre, comme les précédentes, s’est déroulée dans de très bonnes conditions. Celle-ci se distingue par la qualité des thèmes traités et surtout animés par d’imminents professeurs, qui ont expliqué aux cadres présents, les contours politiques de la cause, les enjeux stratégiques et économiques, la compréhension du droit international, le droit européen, les richesses naturelles et les concepts de la médiatisation.

- Est-ce que le message est passé pour les cadres de la Rasd ?

- Les cadres étaient attentifs aux sujets abordés où ils ont mieux cerné l’importance quant à la consolidation de l’unité nationale, afin de poursuivre la lutte pacifique et cela en usant de tous nos droits et moyens.

- Des militaires du Polisario et militants des territoires occupés étaient également présents à l’université d’été, comment vivent-ils la situation ?

- Ils la vivent comme tout le peuple sahraoui qui souffre des exactions du royaume marocain sauf que les militaires voient la nécessité de reprendre les armes à cause des violations et des exactions continues de la soldatesque du régime marocain qui persiste dans son défi aux résolutions de l’ONU.
Et les militants des territoires occupés sont conscients de ce qui les attend au retour, mais ils sont déterminés à poursuivre la révolte.

- Le retour du Maroc à l’Union africaine et les manœuvres à Guerguerate qu’en est-il au juste ?

-Le Maroc qui s’est rendu compte de l’isolement tente de revenir à l’intérieur de l’Union pour user de ses lobbies afin de retarder le processus de décolonisation qui est irréversible.
À guergarate, les militaires marocains ont usé des manœuvres provocatrices et n’ont pas respecté la ligne indiquée. Le Front Polisario a aussi placé son dispositif militaire non loin du lieu et nous ne permettrons pas le dépassement.

-Un mot de la fin…

-Merci, pour l’Algérie. Tous les cadres et le peuple sahraoui se souviendront à jamais des positions héroïques du gouvernement et du peuple algérien à l’égard de notre cause, dont nous sommes fiers et cela constitue une source de courage et d’inspiration pour réaliser notre indépendance et encore merci.
Entretien réalisé par B. Khider


Maroc : Contre l’impunité, et pour la vérité sur les crimes d’assassinats, de disparition, et de torture

Le Secrétaire National de notre organisation « la Voie Démocratique », le Camarade Mustapha BRAHMA, a été convoqué par le service d’enquêtes et d’investigations de la de police de la Ville de Rabat à deux reprises en l’espace d’un mois. 

La première convocation, à la veille du 4e Congrès National, est perçue comme une provocation et une tentative de trop pour perturber le bon déroulement du congrès de la Voie Démocratique qui s’est déroulé à Casablanca les 15, 16 et 17 juillet 2016.

Le 13 août 2016, la police politique de Rabat récidive son inquisition policière à l’encontre de notre Secrétaire National lui orchestrant un interrogatoire sur des propos qu’il aurait tenus, lors d’une Conférence le 26 décembre 2015 à la Ville d’Oujda , sur l’assassinat du martyr Omar BENJELLOUN le 25 décembre 1975. Il aurait déclaré que le fondateur du parti islamiste Justice et Développement (PJD), majoritaire au gouvernement actuel, est impliqué dans l’assassinat du martyr Omar BENJELLOUN et au su de l’État.

Au lieu d’enquêter et d’engager des poursuites contre les auteurs des crimes d’assassinats, de disparition, et de torture, qu’il a commis, par ce précédé abominable, le régime despotique au Maroc confirme son refus de rendre justice et faire éclater la vérité.

En s’en prenant au Secrétaire National, le régime tente vainement d’intimider la Voie Démocratique et toutes les forces qui militent contre l’impunité, et pour la vérité sur les exactions perpétrées par son arsenal répressif. Il discrédite tout discours de démocratisation et rend un non événement la mascarade électorale du 7 octobre prochain.

Face à ces nouvelles intimidations à l’encontre de notre Organisation et à l’égard de notre Secrétaire National, le Secrétariat Régional de la Voie Démocratique-région Europe :

1) exprime tout son soutien et sa solidarité avec le Camarade Mustapha BRAHMA, considérant cette nouvelle provocation comme une atteinte à l’ensemble des militant-e-s de la Voie Démocratique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Maroc, et demande la dissolution des appareils répressifs qui continuent à sévir pour museler les voix libres,

2) déplore l’obstination du régime au Maroc à masquer la vérité sur les crimes commis, et à protéger les auteurs de torture, disparitions et assassinats. Elle affirme sa détermination à poursuivre le combat pour la vérité, la justice et contre l’impunité des assassins du martyr Omar BENJELLOUN, et tend la main à toutes les forces éprises de justice pour ouvrir une enquête impartiale sur ce crime odieux,

3) demande la dissolution des appareils répressifs qui continuent à sévir pour museler les voix libres, et, rejette toute ‘’réconciliation’’ construite sur les dépouilles de nos martyrs,

4) et, enfin, réitère sa volonté et son dévouement politiques à œuvrer pour le Rassemblement des forces progressistes Marocaines, et, à poursuivre la lutte pour un Maroc démocratique et populaire, débarrassé des chaînes du pouvoir du Makhzen.

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Secrétariat régional-Europe
23 août 2016


Sahara occidental : Valiente réitère l'engagement de Madrid avec la question sahraouie

Le conseiller municipal Mauricio Valiente a réitéré cette semaine, lors d'une cérémonie d'adieu organisée en l'honneur de 228 enfants sahraouis ayant bénéficié du programme "vacances de paix dans la capitale espagnole l'"engagement de la ville de Madrid avec la cause sahraouie". 
Le conseiller municipal qui a fait cette déclaration rapportée par "Télémadrid" en présence de tous les groupes politiques locaux qui constituent le conseil a également réitéré le respect du droit international "pour une solution politique qui implique l'autodétermination du peuple sahraoui".
Cet engagement solidaire, a-t-on ajouté, s'est traduit en juillet dernier par l'octroi d'une subvention à l'association des amis du peuple sahraouie d'une valeur de l'ordre de 59.000 euros ayant permis de payer les frais pour 80 enfants sahraouis.
Le maire intérimaire, Ignacio Murgui, a de son côté félicité et remercié les enfants sahraouis d'être "les ambassadeurs du peuple sahraoui", avant de rappeler la figure emblématique que fut et restera le défunt président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, décédé récemment.
Le porte parole du parti socialiste, membre du conseil municipal, a également réaffirmé "la solidarité de la ville de Madrid tout en exhortant à résoudre la situation du peuple sahraoui qui dure depuis plus de 40 ans".
Les 228 enfants sahraouis, ayant séjourné dans la capitale espagnole durant cet été, étaient répartis sur 216 familles d'accueil espagnoles.
La présidente de la communauté de Madrid Cristina Cifuentes qui a reçu une partie de ces enfants avait souligné l'importance de cette initiative qui montre une nouvelle fois "la conscience qui anime la société Madrilène", en rappelant que "ce programme de vacances de la paix concrétise deux objectifs, à savoir l'amélioration des conditions de vie des enfants sahraouis pour les deux mois d'été et permet par ailleurs aux enfants espagnols de découvrir d'autres cultures".
Ce genre de programme aide à "construire des sociétés plus tolérantes parce que la où il y a plus de connaissances, il y a un plus grand respect et une plus grande tolérance", a-t-on souligné de même source.
Pour sa part, le représentant sahraoui à Madrid, Abdulah Arabi, a remercié le "geste de solidarité des familles espagnoles ayant accueilli les enfants sahraouis durant les deux mois d'été qui sont insupportables à vivre dans les camps de réfugiés", en notant par ailleurs que "cette initiative permettra à la cause sahraouie de ne pas tomber dans l'oubli" avant d'estimer que "ce programme est un symbole de la lutte et du sacrifice et de l'engagement du peuple sahraoui pour une solution pacifique".
Plus de 5.000 enfants sahraouis ont bénéficié durant cet été du programme de "vacances de la paix" initié par des associations espagnoles amies avec le peuple sahraoui ainsi que des municipalités et localités du territoire espagnol.
Les enfants sahraouis qui étaient accueillis par des familles espagnoles ont également bénéficié de divers programmes de divertissement culturels et pour jeunes et de soins médicaux appropriés, ont indiqué les différents organisateurs de ce programme 

http://www.lemaghrebdz.com/?page=detail_actualite&rubrique=Internationnal&id=78626


Moroccoleaks : Relations bilatérales Maroc - Suisse

RELATIONS BILATÉRALES
MAROC-SUISSE
Relations politiques :
  • La 1ère session des consultations politiques a eu lieu le 04 novembre 2009, à Rabat entre M. Michael AMBUHL alors, Secrétaire d’État aux Affaires étrangères et Mme Latifa Akharbach, ex-Secrétaire d’État auprès du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
  • La deuxième session a eu lieu, le 8 juin 2011, à Berne entre Mme Latifa AKHARBACH et son homologue, M. Peter MAURER, aujourd’hui Président du CICR.
  • La troisième session a eu lieu, le 9 janvier 2013, à Rabat entre l’ex Ministre-Délégué, M. Youssef Amrani et le Secrétaire d’État suisse aux Affaires étrangères M. Yves Rossier.
Reformes démocratique au Maroc:
  • Le porte parole du Département fédéral des Affaires étrangères avait déclaré que la Suisse « salue les reformes constitutionnelles annoncées par SM le Roi dans la mesure où elles prennent en compte certaines aspirations du peuple marocain en matière de démocratie et de libertés. »
La question du Sahara :
  • La question du Sahara suscite un intérêt croissant dans l’opinion publique suisse du fait de l’activisme de plus en plus insistant du Polisario. La position des officiels suisses par rapport à cette question reste mesurée et fondée sur l’appui aux efforts de l’ONU, pour une solution conforme à la légalité internationale.
  • La Suisse contribue à l’aide humanitaire internationale dans les camps de Tindouf par le biais de certaines ONG
  • Au niveau des Nations Unies, la Suisse avait voté en 2006 en faveur du projet de résolution présenté par l’Algérie à la 4ème Commission de l’ONU et a reconduit son vote à la plénière de l’Assemblée Générale.
  • L'Ambassadeur de Suisse à Rabat, M. Bertrand LOUIS, a visité la MINURSO et le Bureau du HCR à Laâyoune en juin 2010 et a rencontré l’ex Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINURSO, Hany Abdelaziz, qui était également de nationalité suisse.
Motion du parti socialiste suisse sur la distinction des produits originaires du Maroc et ceux des provinces du sud
La Vice-présidente du parti socialiste suisse a introduit une motion au Parlement demandant au gouvernement de distinguer clairement entre les produits marocains et ceux en provenance des provinces du Sud : «Obligation de déclarer les marchandises provenant des territoires du Sahara occidental occupés par le Maroc ».
Cette initiative est fondée sur la mobilisation d'un groupement de consommateurs exigeant la traçabilité des produits et la précision de l'origine du produit (tomates melons,....) dans l'étiquetage.
Le Conseil fédéral a émis un avis qu’il a rendu public et dans lequel :
  • Il adhère au principe de distinguer deux origines des produits provenant du Maroc, faisant prévaloir le fait que le "Sahara est, conformément aux résolutions des Nations Unies, considéré comme un territoire non autonome.".
  • Il distingue l’étape de déclaration de l’origine à la douane et celle de l’étiquetage destiné à informer le consommateur.
  • Toutefois, il rejette le projet de motion du fait que l’étiquetage de tous les produits entraînerait une charge administrative supplémentaire considérable et disproportionnée.
Même si la motion a des chances d’être rejetée, il n’en demeure pas moins que l’avis de l’exécutif suisse porte un sérieux préjudice aux intérêts du Maroc et risque d’être invoqué par d’autres pays qui souhaiteraient établir une séparation entre les produits originaires du Maroc et les autres de ses provinces du sud.
Principales visites récentes :
  • Visite au Maroc du Conseiller fédéral Chef du Département fédéral des Affaires étrangères suisse M. Didier Burkhalter, en septembre 2013.
  • Visite au Maroc (le 9 janvier 2013) du Secrétaire d’État suisse aux Affaires étrangères M. Yves Rossier.
  • Visite M. Filippo Lombardi, Président du Conseil des Etats Suisse, en novembre 2013
  • Visite officielle en Suisse (en juin 2010) du Président de la Chambre des Représentants, Monsieur Abdelwahad RADI, sur invitation de la Présidente du Conseil Nationale de Suisse, Madame Pascale BRUDER WYSS ;
  • Participation de Premier Ministre, Monsieur Abbas EL FASSI, (en octobre 2010) aux travaux de treizième Sommet de la Francophonie à Montreux ;
  • Visite au Maroc, en novembre 2009, du Secrétaire d’État suisse aux Affaires étrangères M. Michael Ambühl ;
  • Visite de travail au Maroc (en mars 2011) de Secrétaire d’État suisse à l’Économie, M. Jean-Daniel GERBER. Visite ayant pour objectifs (le soutien à l’industrie pharmaceutique suisse au Maroc et la révision des termes de l’accord de libre échange avec les pays de l’AELE).
  • Visite à Berne (en juin 2011) de la Secrétaire d’Etat auprès de Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mme Latifa AKHARBACH, pour la tenue de la deuxième session des consultations politiques Maroc-Suisse.
  • Visite au Maroc (en novembre 2011) d’une délégation suisse composée du Chef de la Division Afrique et Moyen-Orient, l’Ambassadeur Marcel Stutz, et du Coordinateur régional adjoint pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord au Département fédéral des Affaires étrangères Monsieur Pascal Bornoz.
  • Sur invitation du Ministre de l’Intérieur, le Conseiller d’Etat en charge du Département de la Sécurité et de l’Economie du Canton de Genève, M. Pierre Maudet, se rendra au Maroc, du 19 au 22 juin 2014.
Relations parlementaires :
Cette coopération est marquée par l’échange de visites des parlementaires :
  • LePrésident du Conseil des Etats Suisse M. Filippo Lombardi s’est rendu au Maroc en novembre 2013
  • L’ex Président de la Chambre des Représentants M. Abdelwahad RADI, a effectué une visite de travail à Berne du 13 au 16 juin 2010, sur invitation de la Présidente du Conseil nationale suisse, Madame Pascale BRUDERER WYSS. Il a été reçu par la Présidente de la Confédération helvétique, Mme Doris LEUTHARD, et a eu des entretiens avec des responsables du Ministère helvétique des Affaires Etrangères axés notamment sur les moyens à même de renforcer la coopération bilatérale.
Création de groupe d’amitié parlementaire Suisse-Maroc en 2010, présidé par Mme Christine Egerszegi-OBRIST.
Autres :
Une famille suisse de 5 personnes avait été expulsée en décembre 2009 du Maroc (Oujda) pour des raisons de prosélytisme. L’Ambassade de Suisse à Rabat avait adressé une note au Ministère par laquelle elle fait part notamment de «son extrême préoccupation concernant la célérité avec laquelle cette expulsion a eu lieu, empêchant tout recours à un avocat ».
Relations économiques :
  • La Suisse est parmi les plus grands pays investisseurs au Maroc (5ème en 2010). Selon les chiffres de la Banque nationale suisse, le Maroc est la 2ème et 5ème destination des investissements directs suisses respectivement en Afrique du Nord, après l’Égypte, et en Afrique.
  • Les entreprises suisses établies au Maroc sont principalement actives dans les secteurs du ciment, de l’agro-alimentaire et de l’agro-industrie, de l’industrie pharmaceutique et chimique, de l’énergie électrique, du textile et des assurances. Les entreprises suisses emploient environ 5000 personnes au Maroc.
  • Le Maroc est le quatrième partenaire commercial de la Suisse en Afrique du Nord (après l’Egypte, l’Algérie, la Libye) et le cinquième du continent africain. En 2011, les échanges commerciaux se sont élevés à plus de 4 milliards de dirhams.
  • En 2011, les importations du Maroc en provenance de la Suisse ont atteint 2489,9 millions dhs et les exportations marocaines ont été de l’ordre de 2023,2 millions dhs.
Tableau des échanges commerciaux
Valeur en millions de DH
2011
2012
2013
EXPORTATIONS
2 028,2
1 864,9
1404
IMPORTATIONS
2 489,9
1 994,5
1250



  • La Suisse occupe le 11ème rang parmi les pays clients du Maroc et le 25ème rang parmi les pays fournisseurs du Maroc.
  • Les principaux produits importés sont les produits chimiques, les machines, et les montres, tandis que les produits exportés sont essentiellement les produits agricoles, les métaux précieux, le textile et les bijoux.
  • 80% des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Association européenne de libre-échange (AELE : Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse) se font avec la Suisse.
  • Lors des consultations politiques, il a été convenu d’explorer la niche des produits du terroir en Suisse. Le Maroc a alors participé à la 4ème édition du concours suisse des produits du Terroir les 1er et 2 octobre 2011 et au Salon suisse des Goûts et Terroir du 28 octobre au 1er novembre 2011.
  • La Suisse et le Maroc ont conclu les trois principaux accords économiques suivants :
  • Accord du 17 décembre 1985 concernant la promotion et la protection réciproques des investissements (entré en vigueur le 12 avril 1991);
  • Convention du 31 mars 1993 en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu (entrée en vigueur le 1er janvier 1995)
  • Accord de libre-échange du 19 juin 1997 entre les États de l’AELE et le Royaume de Maroc (entré en vigueur le 1er décembre 1999).
Coopération douanière
Les administrations des douanes marocaine et suisse ont signé, en octobre 2012, un accord de coopération douanière. L’objet de cet accord est l’élargissement du champ de coopération à d’autres domaines d’intérêt commun. Cet accord porte sur plusieurs volets de coopération douanière bilatérale : la facilitation du commerce entre les deux pays, l’assistance technique, notamment dans le domaine de la formation douanière, et l’intégration d’autres domaines d’activité susceptibles d’être identifiés par les représentants des deux parties lors de leurs échanges.
Aide au développement :
A l’occasion de la visite au Maroc du Ministre des Affaires étrangères Didier Burkhalter, en septembre 2013, le Maroc et la Suisse ont signé l’Accord de Coopération technique, financière et l'aide humanitaire.
  • L’Aide humanitaire de la Confédération au Maroc réalise des projets de coopération depuis 2008.
  • Le montant global de l’engagement de Coopération bilatérale au développement est de 6.5 millions CHF en 2013.
  • La suisse est également engagée dans un nouveau programme d’aide au développement dédié à l'Afrique du Nord pour la période 2011-2016.
  • Le programme de la Suisse au Maroc (état en janvier 2012) touche les axes suivants:
- Transition vers la démocratie et droits humains;
- Développement économique et emplois;
- Migration et protection.

  • Un cadre de coopération Maroco-Suisse en matière de protection civile, établi en 2007, a permis la réalisation de plusieurs actions au profit de la Protection Civile marocaine, à savoir :
- Le financement de la construction d’un chenil à l’Ecole de la Protection Civile ;
- La formation en matière de maître-chien ;
- 81 actions de formations réalisées depuis 2008 pour 833 bénéficiaires ;
- L’organisation d’exercices au Maroc ;
- La création et formation de secouristes volontaires de proximité à Fès.
Volet consulaire :
  • Le nombre de Marocains résidants en Suisse inscrits, à la date du 31 mai 2011, auprès du Service Consulaire près l’Ambassade du Maroc à Berne a atteint 7406 personnes (dont 4207 femmes et 3199 hommes)
  • La Suisse a exprimé sa volonté de nouer une coopération avec le Maroc dans le domaine de la migration sur une base bilatérale. Elle a présenté au Maroc un projet d’accord de réadmission de personnes en situation irrégulière en Suisse, en février 2002.
  • Une réunion de haut niveau sur la question de la migration s’est tenue à Rabat le 26 juin 2013 et un plan d'action a été retenu pour faire avancer les questions en suspens de ce dossier.
  • Des consultations consulaires maroco-suisses se sont tenues à Berne le 19 octobre 2009. Les deux parties ont convenu de ce qui suit :
  • Conclure un accord pour la facilitation des visas ;
  • Prévoir des mesures de réinsertion socioprofessionnelle en vue d’une collaboration en matière de réadmission ;
  • Mettre à la disposition du Maroc d'un appui technique pour la mise à niveau du cadre juridique et institutionnel des réfugiés ;
  • Renforcer les moyens de coopération existant entre les autorités suisses et l’Organisation Internationale de Migration en vue du retour des migrants illégaux subsahariens se trouvant au Maroc dans leur pays d’origine.
Coopération culturelle :
  • La Suisse a offert au Maroc dix bourses au titre de l’année académique 2011-2012.
En 2011, le Maroc a participé aux manifestations culturelles suivantes :
  • La 6ème édition du Festival du Film Oriental de Genève, du 11 au 17 avril 2011, avec trois Films marocains ;
  • Le Salon International du Livre et de la Presse (PALEXPO), tenu à Genève, du 29 avril au 3 mai 2011;
  • Comme hôte d’honneur à la 4ème édition du Concours suisse des Produits de Terroir, qui s'est tenu le 1er et 2 octobre 2011 à Délémont-Coutemelon en Suisse.
  • Le Maroc a été l’invité d’honneur du "Salon International du Livre et de la Presse", à Genève, du 25 au 29 avril 2012.
Coopération dans le domaine des Droits de l’Homme
  • Le Maroc a été co-auteur, avec la Suisse, de la 1ère résolution sur le projet de la Déclaration des Nations Unies sur l’éducation et la formation aux droits de l’Homme (DNUEFDH) en 2007, adoptée par le CDH le 23 mars 2011, et par l’Assemblée Générale le 19 décembre 2011.
  • Visite au Maroc de l’Ambassadeur Paul Koller, en charge de la politique des Droits de l’homme au Département fédéral des affaires étrangères, les 20 et 21 mars 2013. Cette visite avait pour objectif d'examiner les voies et moyens de développer une coopération bilatérale en matière des droits de l’homme.
Coopération tripartite :
  • Sur demande de l’Ambassade suisse à Rabat, une mission composée de cadres et producteurs agricoles tchadiens (7 personnes) reçue à l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole (ORMVA) de Tafilalet, pendant le mois de mai 2012.
Cadre Juridique
L'Accord de Coopération technique, financière et l'aide humanitaire est signé en signature 2014.
Projet d'Accord en cours de négociations

  • Projet d'Accord de coopération entre le Ministère de la Justice et des Libertés et le Département fédéral de Justice et de Police
  • Projet de protocole sur l'établissement de consultations entre les ministères des affaires étrangères des deux pays
  • Projet d'Accord de réadmission
  • Projet de protocole d'Entente pour la réalisation d'étude méso-économique
  • Projet d'accord maritime.

Lettre envoyée par le Maroc au sujet de la nomination de Kim Bolduc à la tête de la MINURSO

Monsieur le Secrétaire Général,

J’ai l’honneur de me référer à votre lettre en date du 6 mai 2014 par laquelle vous informez de votre intention de nommer Madame Kim Bolduc comme Représentante spéciale pour le Sahara et chef de la MINURSO.

A cet égard, le Royaume du Maroc souhaite souligner les points suivants : 

La nomination du Représentant spécial relève bien entendu de votre compétence. Toutefois, l’accomplissement de son mandat et le bon déroulement de sa mission demeurent tributaires de l’engagement et de la coopération des parties concernées. Aussi, un processus d’information et de consultation préalablement à cette nomination aurait été de nature à faciliter la réussite de cette mission. 

Le Maroc a toujours considéré que la structure et la hiérarchie de la MINURSO, notamment la nomination de son chef, devrait, tout naturellement, tenir compte de l’évolution importante de son mandat qui est, aujourd’hui, essentiellement centrée sur la surveillance du cessez le feu, tandis que le processus politique est facilité par l’Envoyé personnel. De ce fait, la nomination d’un Représentant spécial devrait se faire à l’aune de la présence d’un Commandant des forces militaires (qui représente 85.12% de la MINURSO) et d’un Envoyé personnel qui gère le processus politique. 

L’action du Représentant spécial et de l’Envoyé personnel, comme cela a été confirmé au cours de votre entretien avec Sa Majesté le Roi Mohammed VI, devrait se faire dans le strict respect de leurs mandats respectifs tels que définis dans les résolutions successives du Conseil de Sécurité sur le Sahara marocain. Plus particulièrement, le mandat de la MINURSO concerne deux aspects, à savoir, la surveillance du cessez le feu et l’appui logistique dans la conduite des mesures de confiance. Le Royaume du Maroc tirera toutes les conséquences qui pourraient s’imposer face à tout écart ou dépassement de ce mandat. 

C’est dans ce contexte que le Royaume du Maroc prend note de cette nomination 

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de ma haute considération.



M. Ban Ki–Moon
Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies
New York

Moroccoleaks : Visite de la Haute Commissaire : éléments d’informations

Attention au côté surveillance 

Très attachée à la question des femmes (violence et accès à l’éducation) ; à la question migratoire ; et à la question de l’orientation sexuelle. Mais comme d’habitude, et dans le cadre de son mandat, elle posera des questions sur les droits civils et politiques ; mais également économiques, sociaux et culturels. 

Très intéressée par : l’accès à la justice + justice transitionnelle + abolition de la peine de mort (première femme nommée à la Haute Cour d'Afrique du Sud en 1995 (par Nelson Mandela) ; ancienne juge à la Cour pénale internationale (CPI) ; et Présidente du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). 

Donc nécessairement la question du pourquoi le Maroc n’a pas encore ratifié le traité de Rome se posera ; et s’il envisage de le faire. 

Personnalité : 

Elle a une vision juridique de son mandat, ces arguments et son discours ne seront pas du tout émotionnel ; mais se baseront sur des points légaux … 

elle n’est pas exigeante, à une approche « très fraîche », très personnelle ; aime rire et « faire des blagues ». 

Elle est dans l’approche constructive ; et si elle a des remarques à faire, elle les fera directement. 


Les positions à défendre : 


Le Maroc est un pays jeune ; entre tradition et modernité ; et qui « ose regarder les problèmes en face ». 

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, accompagne et encourage ces progrès. 

Le Maroc a conscience des défis qu’il a à relever (notamment les enfants des rues). 

C’est un des seuls pays de la région (sinon le seul), où l’on peut parler de tout. On peut débattre au Maroc est ça s’est fabuleux (notamment sur la problématique de l’homosexualité, qui lui tient beaucoup à coeur). 

Le Maroc est le seul pays de la région, qui va de l’avant, et qui fait des grands pas (et ceci même économiquement, avec tous les chantiers lancés). 

Il a fait « son printemps arabe », mais de manière « discrète et efficace ». 

Autres informations : 

Le Maghreb : la Haute Commissaire voulait visiter la Libye, mais n’a pas pu pour des raisons sécuritaires. En avril 2011 : visite en Mauritanie. Tunisie : mission d’experts du Haut Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies, en concertation avec les autorités tunisiennes de transition, « pour aider la Tunisie à avancer sur le chemin de la démocratie » (du 27 janvier au 2 février 2011). Septembre 2012 (3 jours) : visite en Algérie : le Haute Commissaire a interpellé les autorités sur l’intérêt de ratifier 2 principaux traités : le protocole facultatif à la Convention contre la Torture (OP-CAT) ; et la Convention internationale pour la protection de toutes personnes contre les disparitions forcées. Elle a déclaré, qu’en Algérie, « les droits à l'association et à la liberté de réunion sont une source d'inquiétudes ». 

Proposition : utiliser le biais de la 32ème session du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères des pays de l'Union du Maghreb Arabe, le 09 mai à Rabat, pour aborder la question de la situation des droits de l’homme des pays du Maghreb et avoir sa perception. Si l’occasion se présente, parler aussi de la situation en Tunisie et en Libye (15 mai 2014 à Rabat : rencontre de M. le Ministre avec le Représentant Spécial du Secrétaire général de l'ONU en Libye, M. Tarek Mitri + entretien, le 09 mai, avec le Ministre des Affaires Etrangères de Tunisie). 

- Faire attention à la traduction.

Sahara Occidental : Emboirik poursuivi par la justice brésilienne

La famille de l'ex-petite amie du diplomate sahraoui Emboirik Ahmed a porté plainte contre lui devant la justice brésilienne pour abu...