Mauritanie-Maroc : les fausses raisons d’une mésentente



Il y a des principes dictés par la géographie, par l’histoire, par la sociologie. Il y a des pays qui par la force des choses doivent se respecter. Les pays du Maghreb arabe sont par nature destinés, qu’ils le veuillent ou non, à être solidaires. Certains médias marocains agissant sous l’influence d’officines occultes semblent oublier ces préceptes et s’acharnent à noircir l’image de notre pays. Pourquoi ?

-Est –ce nostalgie d’une époque où le Maroc revendiquai des frontières allant jusqu’au bord du fleuve Sénégal ? Espérons que non ! Car le royaume chérifien a déjà bien du mal à digérer un Sahara qui, les derniers remous avec l’ONU le montrent bien lui attire encore bien des ennuis. En plus laMauritanie d’aujourd’hui n’est plus celle des années 60. C’est désormais un Etat solide malgré tout, avec une population jalouse de son indépendance et sa liberté.

-Est-ce parce que le Maroc tient à voir la Mauritanie se cantonner dans le rôle d’un pays-pion, d’une nation qui ne compte pas, qui ne joue aucun rôle dans la politique africaine et arabe ? Veulent- ils jouer au ‘’grand frère’’ et nous voir se contenter de les applaudir ? Le Maroc dans ce cas là souffrirait grandement car il verrait chaque jour la Mauritaniejouer le rôle qu’elle estime être le sien.

La Mauritanie avec le Président Mohamed Ould Abdel Aziza retrouvé la voie de la confiance en soi et a su mener une politique intérieure et extérieure qui lui a valu le respect de la communauté mondiale. C’est pourquoi elle est présente dans les médiations internationales, c’est pourquoi elle a su diriger l’UA et obtenir plein succès dans cette mission, c’est pourquoi elle recevra demain ses frères arabes. Notre pays- et leMaroc devrait le comprendre- n’est nullement obligé de suivre la politique extérieure marocaine qui crée conflit avec l’ONU, se retire de l’OUA et se refuse de recevoir le sommet de l’Union Arabe.

-« Le Maroc, disent certains, est courroucé par la position de la Mauritanie dans l’affaire du Sahara ». Il s’agit pourtant là d’une vieille position de notre pays, réitérée à chaque fois et qui est un point cardinal de notre politique nationale. La neutralité de la Mauritanie dans l’affaire du Sahara dérive de sa volonté de voir la paix régner dans la région et de voir les frères se réconcilier. C’est pourquoi notre pays appuie les efforts de l’ONU dans la région.

-Un autre problème est parfois soulevé par certains, celui de laMauritel. Ce serait absurde qu’il y ait point d’achoppement sur cette question. Tout simplement parce que la Mauritel est aussi bien mauritanienne que marocaine et parce que cette entreprise devrait forcément toujours respecter les lois de travail de notre pays.

Nous croyons enfin que toute cette polémique est passagère. Seulement, elle devrait servir à quelque chose ; faire comprendre à l’Etat chérifien que la Mauritanie ne saurait être considérée comme un pays mineur, qu’elle possède des intérêts propres et une vision qu’il faut nécessairement apprendre à respecter et que l’histoire et la géographie nous obligent tous à rester fraternels et solidaires.

Mohamed Feily dit Antar

Moroccoleaks : Les projets militaires du Maroc

Une usine de munitions bientôt en construction au Maroc

Contrat d’armement entre le Maroc et des partenaires Européens. 

Il s’agirait, selon ce document, d’une association entre le fabricant britannique Chemring et Belge (aujourd’hui détenu par le français Nexter) Mecar, afin de monter une usine de fabrication de munitions en tout genre au Maroc. La joint-venture marocaine qui a pour nom MCR Technologies, se chargera de fabriquer et distribuer une large gamme de munitions et garantira un transfert de technologies au profit des marocains. 

Mecar et Chemring sont des sociétés plutôt spécialisées dans la fabrication de munitions moyennes et lourdes, allant de celles pour fusils mitrailleurs aux obus de 106mm pour chars ou d’obus de mortiers de 120mm.

Un autre documents révèle la visite de l'Amiral Mohamed Laghmari à  ancien chantier naval constructeur de navires en Australie.



ROYAUME DU MAROC Rabat, le 25 Janvier 2012

ADMINISTRATION
DE LA DEFENSE NATIONALE

Cabinet


NOTE AU SUJET DU PROJET DE CREATION
D’UNE INDUSTRIE DE DEFENSE AU MAROC


Dans le cadre de la mise en place d’une industrie de défense au Maroc, une étude de faisabilité a été diligentée par le Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé de l’Administration de la Défense Nationale et le Général du Corps d’Armée, Inspecteur Général des FAR et Commandant la Zone Sud.

Pour finaliser cette étude, l’Inspection Générale des FAR a procédé avec les organes concernés de l’Etat-Major Général des FAR à une analyse de la nature et de la quantité des équipements réalisés par les Forces Armées Royales à l’étranger.

Dans le cadre de cette même étude, des contacts ont été entrepris par le 4ème Bureau et l’Inspection des Transmissions avec des fournisseurs des Forces Armées Royales de diverses nationalités. Ces fournisseurs ont manifesté ainsi leur disposition à réaliser des investissements au Maroc dans la perspective d’exporter des équipements de défense à partir du Royaume et de produire également pour les Forces Armées Royales afin de s’assurer une autonomie d’approvisionnement.

Après avoir été approuvée par SM le Roi, Chef suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales1, cette approche a été poursuivie pour la concrétisation du projet de mise en place d’une industrie de défense. A cet effet, des consultations ont été lancées par voie d’appels à manifestation d’intérêt (AMI) au mois de mai 2010 avec des sociétés spécialisées dans les domaines des munitions, de la mobilité, de l’armement et de l’optronique.

Au terme de ces consultations, le Projet a été attribué à Mecar, société spécialisée dans les systèmes d’armes et de munitions de moyens et de grands calibres et agréée et reconnue par l’armée belge, l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et de nombreuses autres institutions à travers le monde.

Pour réaliser ce projet et compte tenu des difficultés liées à la délocalisation des activités de Mecar au Maroc, une société anonyme de droit marocain dénommée « MCR Technology Maroc S.A » a été créée à Rabat avec un capital de 300.000 DHS et gérée par Monsieur Eric Martin en qualité de Président Directeur Général.

En sus de l’étude et de la mise en place de la structure du Projet, Mecar se portera fort et garant du respect par MCRT des obligations et engagements pris par cette dernière au titre du protocole d’accord en cours de négociation entre la partie marocaine et MCRT. De ce fait, Mecar se portera fort et garant du parfait achèvement des travaux de construction entrepris par MCRT, dans les termes du Planning et conformément au plan global de l’usine et s’engage, durant toutes les étapes de la construction, à apporter une maîtrise d’œuvre industrielle et technique selon les normes internationales en vigueur, une équipe expérimentée pour la mise en place de l’Usine, et un conseil opérationnel adapté au Projet. En outre, Mecar agira conjointement et solidairement avec MCRT au titre des obligations qui seront définies dans le protocole.

Pour s’enquérir des capacités financières et techniques de la société MECAR (garant de MCRT), une délégation composée de représentants de l’Administration de la Défense Nationale, du Ministère de l’Industrie, du Commerce, et des Nouvelles Technologies du Ministère de l’Economie et des Finances et du 4ème Bureau de l’EMG des FAR, s’est rendue au siège de la société entre le 02 et 05 Octobre 2011.

Cette visite a permis de constater que la société Mecar rencontre de graves difficultés financières laissant dépendre sa continuité d’exploitation d’une part du soutien financier de la société mère (Chemring Group) et d’autre part de sa capacité d’accéder à d’autres sources de financement.

En sus de cette visite, les travaux de finalisation du protocole d’accord se sont poursuivis dans le cadre de réunions organisées à l’ADN et au 4ème Bureau. Ces réunions ont été sanctionnées par d’importantes avancées principalement marquées par les diverses incitations que n’a cessé d’accorder la partie marocaine notamment la mise à disposition du site d’une superficie de 1032 hectares moyennant un bail emphytéotique de 20 ans, et la participation de l’Etat à raison de 10% du montant global actuel de l’investissement plafonné à 300 millions de dirhams pour financer les dépenses hors site et les autres composantes du projet (Energie solaire, sécurité et préservation de l’environnement).

En contrepartie, la partie Mecar/MCRT a campé sur certaines positions ayant trait essentiellement à l’apport en fonds propres en devises et aux garanties bancaires que doit offrir à la partie marocaine.

Dans ce cadre, le PDG de MCRT a saisi l’ADN et le 4ème Bureau, en date du 08 décembre 2011, sollicitant « une décision définitive et rapide » concernant la concrétisation du projet tout en réaffirmant à nouveau les propositions déjà formulées auparavant. En réponse à cette lettre, l’ADN a fait part au 4ème Bureau en date du 12 décembre 2011 de ses observations par rapport aux propositions de Mecar/MCRT.

A la date d’aujourd’hui, les points de discorde qui restent en suspens concernent les clauses contractuelles ci-après:

  1. Apport en fonds propres en devises 

  • MCRT propose de s’engager sur un apport en fonds propres en devises d’un montant minimum de 22% alors que la partie marocaine exige une valeur de 30% en devises du montant global de l’investissement prévu dans le cadre du projet.

  1. Reconduction du partenariat entre les deux parties au-delà de 10 ans

  • MCR propose que l’engagement de la partie marocaine soit renouvelable pour une même période (au-delà de 10 ans) si MCRT respecte les prix, la qualité des produits et les délais. La société MCRT s’engage également à discuter d’une possibilité de partenariat avec la partie marocaine après le premier engagement de 10 ans.

  • Pour sa part, la partie marocaine convient de discuter avec MCRT d’une possibilité de partenariat au terme du premier engagement de 10 ans.

  1. Engagement de la société Mecar 

  • La partie Mecar/MCRT propose que Mecar se porte fort et garant du respect par MCRT des obligations et engagements pris par cette dernière au titre de la Section 4.2 du protocole à l’exclusion des points concernant les sources de financement (apport en fonds propres et crédit bancaire), le financement du projet conformément au budget d’investissement et la présentation des attestations bancaires justifiant les financements sus indiqués dans un délai de 3 mois après la signature du protocole d’accord. Mecar apporte également sa garantie bancaire de bonne fin à MCRT dans le cadre d’un contrat de partenariat.

  • La partie marocaine exige que la garantie bancaire de bonne fin soit apportée par Mecar aux autorités marocaines et demande à la partie Mecar/MCRT de lui communiquer le contrat de partenariat signé entre les deux sociétés.

  1. Lettre d’engagement du Groupe Chemring 

  • La partie marocaine exige la production d’une lettre d’engagement2 moyennant laquelle la société Chemring Group, société de droit britannique détenant la majorité des actions de la société Mecar, consent, par décision de son Conseil d’Administration, au profit de la Partie Marocaine un engagement solidaire et indéfini, visant à garantir l’ensemble des engagements pris par Mecar et MCRT envers la Partie Marocaine dans le cadre de leurs obligations prévues par le Protocole d’Accord. Dans ce cadre, la partie marocaine a envoyé à Mecar/MCRT un projet de lettre d’engagement auquel aucune suite n’a été réservée.

Les points de discorde susmentionnés sont consignés en annexe n°1 jointe à cette note.

1 Fiche n°10/IGFAR du 16 Février 2010.
2 Cf. Projet de lettre d’engagement envoyé par la partie marocaine à MCRT (Annexe n°2).










Objet : Coopération Militaire entre le Maroc et l’Italie



J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que ce Ministère a été informé par l’Ambassade d’Italie à Rabat que la société italienne « Whitehead Alenia Sistemi Subacquei S.p.A » , a été autorisée par les autorités italiennes compétentes pour la fourniture éventuelle à la Marine Royale du Maroc, par les sociétés françaises « G.E.I.E. Eurotorp » et « Eurocopter » du matériel suivant :



N.8 lance-engins pour system torpilles légère MU90, des composants, des appareillages de test presetter, manuels d’utilisation, des composants, des appareillages de test, du matériel pour l’octroi des services d’entretien (avec pièces de rechange et manuels d’utilisation et services).



L’Ambassade d’Italie a fait savoir par la même occasion que, dans la mesure où il s’agit d’un matériel déclaré « confidentiel » aux termes de la loi italienne sur la protection du secret d’Etat, l’autorisation à l’exportation est subordonnée à l’engagement officiel du Gouvernement marocain à :



- Assurer la protection de tout renseignement ou documentation qui lui seront remis par la société concernée ;



- Ne pas céder de tels renseignements ou documentation à des pays tiers sans l’autorisation préalable du Gouvernement italien.



L’Ambassade italienne a indiqué qu’aucune autorisation ne pourrait être délivrée en l’absence d’une attestation d’engagement formel de la part des autorités marocaines compétentes.



Ce Ministère reste à la disposition de votre Département pour la communication à la partie italienne de toute réponse éventuelle qu’il sera jugé opportun de réserver à cette question.




ROYAUME DU MAROC
ADMINISTRATION
DE LA DEFENSE NATIONALE
DIRECTION DES REALISATIONS
ET DES AFFAIRES FINANCIERES
---oOo---
FICHE A L’ATTENTION DE MONSIEUR
L’AMBASSADEUR DU ROYAUME DU MAROC
A WASHINGTON – ETATS UNIS D’AMERIQUE
OBJET : Coopération Maroco-Américaine.
Le Royaume du Maroc et les Etats-Unis d’Amérique entretiennent des
relations étroites qui remontent à la signature du Traité d’amitié au 18ème siècle.
Depuis, ces relations bilatérales ne cessent de s’améliorer et de gagner en
importance.
Néanmoins, sur le plan militaire, les aides non remboursables consenties
et détaillées en annexe ci-jointe, demeurent en deçà des attentes de l’Administration
de la Défense Nationale, eu égard d’une part, à l’implication permanente du Maroc
aux cotés de la communauté internationale pour faire face aux différentes menaces,
et d’autre part, aux progrès accomplis par le Royaume sur les plans politique
(reformes constitutionnelles, élections transparentes et constitution du gouvernement
issu des urnes), de la consolidation des droits de l’homme, des libertés publiques et
des efforts déployés pour la lutte contre le terrorisme et le trafic des stupéfiants.
En 2011, le volume de l’aide n’a guère dépassé les neuf (9) millions
de dollars, sur le montant total de l’aide accordée aux différents pays (5 473 348 000
$US).
-2-
Propositions à évoquer lors des entretiens avec les responsables américains,
soumises à l’appréciation de Monsieur l’ambassadeur :
En vue d’appuyer les efforts de modernisation et de renforcer les
capacités des Forces Armées Royales, à travers le financement des actions de
formation et d’acquisition des équipements militaires, il est demandé à la partie
américaine :
1- L’augmentation du volume de l’aide non remboursable, pour le renforcement
des capacités de l’Administration de la Défense Nationale, l’interopérabilité
avec les Forces Américaines et la modernisation des Forces Armées Royales
pour faire face aux différentes menaces (terrorisme, trafic de stupéfiants,
émigration clandestine, etc..) ;
2- la création d’un sous comité au sein du Comité Consultatif de Défense (DCC)
dédié à l’échange d’expériences et de pratiques réussies pour la modernisation
de la gouvernance administrative et financière ;
3- la coopération technique dans le domaine de la sécurité des systèmes
d’information par l’apport, à l’Administration de la Défense Nationale, de
l’expertise et de l’aide américaine dans ce domaine.
Propositions de personnalités à contacter :
- les représentants du Congres
- les représentants du Département of State
- Secrétariat à la Défense :
- Mme Vicki HUDDLESTON, secrétaire adjoint à la Défense, chargée
des Affaires Africaines,
- Mr Joseph Mc Millan, Principal adjoint à l’assistant du Secrétaire à la
défense, chargé des affaires de sécurité internationale,
- Le Général Carter HAM, Chef de l’AFRICOM.
ANNEXE A LA FICHE
Situation des dons américains,
mobilisés par le royaume du Maroc
2
Année Montant Année Montant
1965 $6 000 000,00 1990 $42 815 100,00
1966 $176 657,00 1991 $39 600 000,00
1967 $13 953 302,00 1992 $22 000 000,00
1969 $9 500 000,00 1993 $40 000 000,00
1971 $14 857 383,55 1994 $0,00
1972 $15 000 000,00 1995 $0,00
1973 $9 800 000,00 1996 $0,00
1974 $3 000 000,00 1997 $0,00
1975 $14 000 000,00 1998 $0,00
1976 $30 000 000,00 1999 $4 000 000,00
1977 $30 000 000,00 2000 $1 500 000,00
1978 $43 000 000,00 2001 $2 495 000,00
1979 $45 000 000,00 2002 $3 500 000,00
1980 $24 999 926,16 2003 $5 200 000,00
1981 $33 400 000,00 2004 $9 940 000,00
1982 $29 954 343,63 2005 $15 128 000,00
1983 $98 572 328,81 2006 $12 375 000,00
1984 $68 750 000,00 2007 $12 000 000,00
1985 $47 879 238,65 2008 $3 625 000,00
1986 $34 452 000,00 2009 $3 655 000,00
1987 $44 000 000,00 2010 $9 000 000,00
1988 $49 628 000,00 2011 $8 980 000,00
1989 $52 000 000,00 TOTAL $953 736 279,80
Foreign Military Financing Account Summary
Below are the country account levels for Foreign Military Financing (FMF) for fiscal years 2006-2011,
including 2006-2009 (actual--funding actually provided in fiscal years 2006-2009), 2010 (estimate-funding
allocations for the current fiscal year) and 2011 (requested--funding requested under the President's fiscal year
3
2011 budget). FMF provides grants for the acquisition of U.S. defense equipment, services, and training. It is
intended to promote U.S. national security by contributing to regional and global stability, strengthening
military support for democratically-elected governments and containing transnational threats, including
terrorism and trafficking in narcotics, weapons, and persons. These grants enable allies and friends to improve
their defense capabilities and foster closer military relationships between the U.S. and recipient nations.
Countries/Accounts 2006
Actual
2007
Actual
2008
Actual
2009
Actual
2010
Estimate
2011
Request
Africa
Botswana - - 300 - 200 340
Chad - - - - 500 400
Democratic Republic of Congo - - 397 600 1,450 1,450
Djibouti 3,960 3,800 1,983 2,000 2,000 2,500
Ethiopia 1,980 1,900 843 843 843 2,000
Gabon - - - - 200 200
Ghana 495 500 298 300 350 450
Guinea - - 109 - - -
Kenya - - 198 250 1,000 1,000
Liberia 1,980 1,520 298 1,500 6,000 9,000
Mali - - - - 200 200
Nigeria 990 1,000 1,339 1,350 1,350 1,350
Rwanda - - - - 200 400
Senegal 495 500 - - 300 400
South Africa - - - - 800 800
Tanzania - - - - 200 200
Uganda - - - - 300 300
Africa Coastal/
Border Security Program **
3,960 4,000 - - -
Military Health Affairs 1,980 1,600 992 1,412 1,600 1,600
Africa Maritime Security - - - - 1,300 1,200
Total Africa 15,840 14,820 6,757 8,255 18,793 23,790
** Changes to PKO funding in FY2008
East Asia and the Pacific
Cambodia 990 990 198 1,000 1,000 1,000
East Timor 990 475 - - 500 500
Fiji 494 - - - - -
Indonesia 990 6,175 12,872 15,700 20,000 22,000
4
Mongolia 2,970 3,951 993 1,000 4,500 5,000
Philippines 29,700 39,700 27,757 28,000 32,000 15,000
Thailand 1,485 - 423 1,600 1,600 1,060
Tonga 248 500 498 500 500 600
Vietnam - - - 500 2,000 1,345
Regional Maritime - 2,000 - - - -
East Asia and Pacific Regional - - 2,465 - - -
Total East Asia and the Pacific 37,867 53,791 43,495 48,300 62,100 46,505
Europe and Eurasia
Albania 3,465 3,054 2,115 2,100 3,000 5,000
Armenia 3,960 3,883 2,976 3,000 3,000 3,500
Azerbaijan 3,960 3,883 2,976 3,000 3,000 3,500
Bosnia and Herzegovina 8,910 8,550 3,292 3,600 4,000 6,440
Bulgaria 9,900 9,625 6,594 7,400 9,000 13,200
Croatia - - - 1,000 2,500 5,000
Czech Republic 3,957 3,245 2,845 3,000 6,000 7,000
Estonia 4,451 3,905 1,505 1,500 2,500 3,000
Georgia 11,880 9,700 9,000 11,500 16,000 16,000
Hungary 2,474 2,358 940 1,000 1,000 1,000
Kosovo - - - 1,500 2,500 5,000
Latvia 5,940 3,799 1,505 1,500 2,500 3,000
Lithuania 4,455 5,439 1,504 1,700 2,700 3,300
Macedonia 3,960 3,420 2,822 2,800 4,000 5,000
Malta - - - 100 455 600
Moldova 495 474 470 500 750 1,500
Montenegro - - - 800 1,200 1,800
Poland 29,700 28,478 26,980 27,000 47,000 42,000
Romania 12,870 14,417 11,097 12,000 13,000 16,500
Serbia - - - 800 1,000 2,500
Slovakia 3,960 3,753 1,035 1,000 1,250 1,500
Slovenia 494 447 376 400 500 750
Turkey 14,850 14,231 6,817 1,000 - -
Ukraine 10,890 9,500 6,036 7,000 11,000 15,000
Total Europe and Eurasia 140,571 132,072 90,875 95,200 137,855 162,090
5
Near East
Bahrain 15,593 14,998 3,968 8,000 19,000 19,500
Egypt 1,287,000 1,300,000 1,289,470 1,300,000 1,300,000 1,300,000
Israel 2,257,200 2,340,000 2,380,560 2,550,000 2,775,000 3,000,000
Jordan 207,900 252,900 298,380 335,000 300,000 300,000
Jordan SUP - - 50,000 - - -
Lebanon 3,713 5,020 6,943 159,700 100,000 100,000
Libya - - - - 150 250
Morocco 12,375 12,000 3,625 3,655 9,000 9,000
Oman 13,860 13,494 4,712 7,000 11,848 13,000
Tunisia 8,413 8,385 8,345 12,000 15,000 4,900
Yemen 8,415 9,725 3,952 2,800 12,500 35,000
Total Near East 3,814,469 3,911,301 4,049,955 4,378,155 4,542,498 4,781,650
South and Central Asia
Bangladesh 990 990 595 590 1,500 1,500
Kazakhstan 3,465 3,205 1,339 4,500 3,000 2,400
Kyrgyz Republic 1,881 1,425 843 800 3,500 2,400
Nepal - - - - 800 900
Pakistan 297,000 297,000 298,570 300,000 238,000 296,000
Sri Lanka 990 990 - - 1,000 1,000
Tajikistan 495 250 372 740 1,500 1,200
Turkmenistan 297 250 - 150 2,000 1,200
Total South and Central Asia 305,118 304,110 300,719 306,780 251,300 306,600
Western Hemisphere
Bahamas 99 80 - 150 150 -
Belize 198 175 - 200 200 200
Chile 592 500 - 400 400 750
Colombia 89,100 85,500 52,570 53,000 55,000 51,500
Costa Rica - - - - 325 350
Dominican Republic 941 725 - 400 1,000 -
Ecuador - - - 300 300 750
El Salvador 9,900 7,225 5,631 3,500 1,000 4,800
6
Guatemala - - 496 500 1,765 1,000
Guyana 99 75 - 150 300 -
Haiti 988 990 982 2,800 1,600 1,600
Honduras 891 675 496 - 1,075 1,300
Jamaica 594 500 - 400 500 -
Mexico - - 116,500 39,000 265,250 8,000
Nicaragua 594 500 496 400 925 800
Panama 990 775 - 1,000 1,400 2,100
Paraguay - - - - - 750
Peru - - - 750 1,500 3,500
Suriname 99 80 - 150 300 -
Uruguay - - - - - 570
Eastern Caribbean 1,006 990 - 800 2,000 -
Operation Enduring Friendship 3,960 4,000 7,968 14,490 8,000 -
Caribbean Security Initiative - - - - 10,000 18,160
Total Western Hemisphere 110,051 102,790 185,139 118,390 352,990 96,130
Global
FMF Administrative Costs 41,085 42,075 41,561 51,420 56,583 56,583
Total Global 41,085 42,075 41,561 51,420 54,464 56,583
Total for Fiscal Year 4,464,999 4,560,960 4,668,249 5,006,500 5,420,000 5,473,348
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"Querelle de voisinage", la Mauritanie n’est pas un pays auquel on dicte ses ordres

Le Maroc n’arrive pas encore à avaler la pilule et continue de mener, par mains interposées, une féroce campagne médiatique de dénigrement et de mépris, contre la Mauritanie et contre ses dirigeants, depuis l’annonce des prévisions de grand succès du sommet de la ligue arabe à Nouakchott, par des observateurs avertis.
Un exploit que le Royaume haï pour plusieurs raisons, dont la première et ce sursaut béni fait par Nouakchott pour accueillir ce sommet de l’espoir, après son rejet par Rabat, qui devait l’abriter pour sa prochaine édition ordinaire.
Tous les coups sont donc tolérés par le Royaume, qui poursuit à travers sa presse docile ses critiques de la Mauritanie et de ses dirigeants.
Un acharnement qui n’amoindrit en rien la ferme volonté de Nouakchott de relever le défi de la réussite éclatante du sommet de l’Espoir, comme l’augurent les premières impressions sur les préparatifs et la détermination de la Mauritanie, gouvernants et gouvernés d’œuvrer de tous leurs efforts pour renforcer leur bonne réputation dans le monde arabe.
Le Maroc qui continue de traiter la Mauritanie comme par le passé a compris que notre pays tient à assurer sa pleine souveraineté dans les secteurs de la vie politique et socioéconomique en toute indépendance et fierté et loin de la soumission et du suivisme.
C’est dans ce cadre, qu’il faut mettre en exergue les récentes mesures prises par la Mauritanie envers les travailleurs étrangers sur son territoire pour être en règle avec la loi. Ainsi Nouakchott qui subissait les lois des autres sans broncher, a opéré un revirement honorable en imposant aux étrangers, les mêmes lois auxquels sont soumis ses expatriés à l’étranger.
La Mauritanie, est-il temps de le savoir, n’a pas de leçon à recevoir de quiconque, mais, bien à en donner après des années de mépris.
Désormais, acteur politique et économique incontournable de la sous-région, sa voix vaut de l’or et il sied aux éclairés de mieux l’intégrer dans leurs politiques afin de mieux optimiser leur résultat
Rien que pour le dossier du Sahara occidental, la Mauritanie n’est-il pas un pays qui mérite d’être côtoyé, dés lors où, sa neutralité a montré qu’il est et reste, aux yeux des Nations Unies et du reste du monde, une pièce maîtresse dans toute évolution louable de cet épineux conflit vieux d’un demi-siècle.
Pour terminer, le Royaume chérifien et sa presse partisane doit au moins savoir, que ce n’est pas le Président mauritanien Mohamed Oud Abdel Aziz qui cherche à charmer le Roi ou encore à bénéficier du soutien du souverain, mais plutôt l’inverse.

En effet, le gouvernement marocain aux échecs multiples de Abdelilah Benkirane excelle dans l’instrumentalisation de ses déboires onusiens, arabes et africains relatifs au Sahara Occidental, pour s’en prendre à la Mauritanie mais, l’heure est venue pour réaliser que les temps aient évolué et les pays aussi.
La Mauritanie n’est plus hors du jeu international et régional. Bien au contraire, elle est devenue sous le Président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz et le leader du parti au pouvoir Me Sidi Mohamed Ould Maham, une partie de la solution, sans l’avis duquel, toute option ne serait que précaire, aléatoire voire une velléité vouée à l'échec et partant au désespoir.

Ahmed Ould Bettar


Moroccoleaks : Confidences de Mme Carmen Fraga à l'ambasadeur Edward Gabriel sur l'accord de pêche

Sujet: EXTREMELY IMPORTATNT: CONFIDENTIAL/DO NOT SHARE

De : Edward Gabriel <ed.gabriel@thegabrielco.com>
Date : 10/05/2011 20:26

Pour : taibfassi <taibfassi@maec.gov.ma>, "abdel-ouahab@hotmail.com" <abdelouahab@ hotmail.com>, "bahae_lil@yahoo.com" <bahae_lil@yahoo.com>,

"SE@interieur.gov.ma" <SE@interieur.gov.ma>, "laraichi1@gmail.com" <laraichi1@gmail.com>

The following information is from a highly credible and competent source based upon a direct conversation.

Please do not share beyond team members as the source must be protected.

Begin report:

“… I had a meeting with the President of the Fisheries Committee in the European Parliament Carmen Fraga. After a brief introduction, I obtained the following information regarding the Fishery Agreement EU - Morocco.

1) Mrs. Fraga believes that the maximum that can be achieved is the approval of the extension of the EU - Morocco Fishery Protocol for another year. According to her, a revision of the Fishery agreement with Morocco is very unlikely.

She mentioned several reasons.

- There is widespread resistance in the EP against so-called mixed fishery agreements which apparently are very costly for the EU.. A mixed agreement consists of more fish types than for instance an agreement on Tuna. The current 5 mixed agreements reportedly cost the EU € 160 million. The EU is paying Morocco € 38 million under the current mixed fishery agreement; according to some MEPs, such costs are almost much higher than the value of the fish harvested under them.

- There are political arguments having to do with human rights. Opponents claim that Morocco is not respecting the human rights of the Saharan people and not supporting the Saharan people financially. Mrs. Fraga is not persuaded by this argument. She accepts the position of the Moroccan government that everybody who lives in the Western Sahara belongs to the Saharan people. The Moroccan government can prove it spends a lot of money on improvements of ports in the Western Sahara, together with EU money. The purpose was to spend the Fishery money for the fishing sector, which is what the Moroccan government did.

- The EU Commissioner for Fishery, Maria Damanaki is not willing, according to Mrs. Fraga, to get a new Fishery agreement with Morocco. Mrs. Fraga told me that the President of the Commission pushed Mrs. Damanaki to extend the Protocol for one year. Commissioner Damanaki cites alleged violations of human rights by the Moroccan government.

2) The European Parliament is still considering whether it will give its consent (yes or no) to the extension of the Protocol. The Rapporteur, Mr. Haglund from the ALDE political group, the liberals, is not in favour of the extension of the Protocol and Commissioner Damanaki is not helpful either. Nevertheless Mrs. Fraga expects some pressure from the President of the Commission and believes that a small majority in favour of extending the Protocol may be mobilized. It appears that only the EPP and the ECR political groups are in favour now: the Social Democrats, Greens, Gue and ALDE are against. It is important to convince members from those parties to vote in favour; otherwise the Protocol will be rejected by the EP. She told me that Polisario is very active in lobbying MEPs to vote against.

Mrs. Fraga expects the vote on the Protocol in the Fishery Committee to take place either week 23 of May or week of 14 of June. Then a Plenary EP vote is required possibly week of 4 of July.

3) Mrs. Fraga elaborated why she believes that a renewed fishery agreement is not likely. The current agreement is very expensive for the EU and the yield is low. Moreover, only a few member states are using the rights under the current fishery agreement: Spain, Netherlands, Baltic Republics and Poland. In order to change the current Fishery agreement it would be necessary for the Commission to take the initiative to prepare a draft agreement which could be discussed with the Moroccan government and later with the EP and Council before the Commission would prepare a new agreement. That is the way in which the Commission is proceeding in the case of Mauritania. Mrs. Fraga does not expect the Commission to take that initiative in the case of Morocco, unless Commissioner Damanaki is turned around by the President of the Commission. In order to overcome all the difficulties within the EP regarding human rights and the definition who is a Saharan, the best approach would be delete from the Agreement's coverage the portion of the Atlantic Ocean around the Western Sahara.

However that is not interesting for the Member States because that part of the Atlantic Ocean has the highest

yield and for the Moroccan government it is not acceptable to take out a part of its territory. In the Council there is also support from Portugal and France. The Commission is organizing a 13 May conference on this issue.

4) Finally Mrs. Fraga mentioned that not only the Fishery agreement with Morocco is a problem. The Association Agreement regarding agriculture is another one. The Agricultural Committee in the European Parliament is strongly against the agreement and the Trade committee (INTA), as the lead committee, still has to vote on it.

5) Politically those developments mean that a mix of arguments is playing a role; the sharing of benefits to the Saharan people is only one of the arguments. It appears that the Moroccan gov ernment has fulfilled its obligation to report to the EU how it is spending EU money from the Fishery agreement, i.e., on developments of ports in Western Sahara. Nonetheless opposition remains in the EP for other reasons such as objections against a mixed Fishery Agreement.”

Sahara Occidental: La Norvège dit non au Maroc

Le fonds souverain norvégien, Government Pension Fund Global, a sorti mardi 28 juin, les deux juniors pétrolières Cairn et Kosmos de ses opérations d’investissement, rapporte ce mardi 29 juin le site Usinenouvelle, citant un communiqué de la Banque centrale de Norvège, Norge Bank, sachant que cette décision intervient suite aux activités de prospection de ces deux compagnies pétrolières et gazières au territoire « non autonome » du Sahara occidental.

Mises en cause par le Comité d’éthique, ces opérations comportaient un risque « particulièrement élevé de violation des normes du fonds » notamment, le permis de prospection que détient Cairn Energy, dans la zone de Foum Draa à 150 km au Sud-ouest d’Agadir. La capacité potentielle de ce dernier est estimée à 142 millions de barils.

Cairn et Kosmos ont réagi en défendant leur présence au Sahara occidental occupé par le Maroc. « Cairn a toujours agi en conformité avec le droit international, qui stipule que l’exploration responsable au large du Sahara Occidental, un territoire désigné par l’ONU comme non autonome, peut se produire en parallèle avec la discussion menée par l’ONU sur l’avenir de la région, » a expliqué Cairn dans un communiqué.

De son côté, Kosmos a déclaré : « Nous sommes fondamentalement en désaccord avec l’évaluation faite par le Conseil, de nos activités au large du Sahara occidental, où nous avons passé beaucoup de temps sur le terrain en travaillant avec les populations locales pour comprendre leurs points de vue au sujet de l’exploration pétrolière et gazière. La décision du Conseil ne reconnaît pas que les gens au Sahara occidental que nous avons rencontré lors de centains d’entretiens, veulent que les opportunités économiques qui viennent de l’augmentation de l’investissement étranger ».

Pour rappel, le fonds souverain norvégien est le plus grand au monde, comptant plus de 1% de la capitalisation boursière globale avec plus de 750 milliards d’euros d’actifs.



Le Brexit fait peur au Maroc

Depuis la proclamation des résultats du référendum sur le Brexit, c'est la panique chez le Makhzen qui s'est lancé, à travers ses nombreux sites de désinformation, à une vaste campagne pour convaincre le public marocain que la sortie du Royaume Uni de l'organisation pan-européenne n'aura pas des répercussions économiques sur le Maroc. Ce qui est faut, mais peu importe. Ce qui nous intéresse pour l'instant c'est l'effet bombe que la décision anglaise aura et ses significations politiques.

Le Brexit est avant tout la conscration d'un principe contre lequel le Maroc se bat depuis plus de 40 ans : le droit à l'autodétermination. Car, la décision britannique est l'expression de la souveraineté du peuple britannique. Celui-ci a voulu exercer son légitime droit à l'autodétermination loin de tout pragmatisme et toute pensée dans les bénéfices récoltés de l'adhesion à l'Union Européenne.

Ce référendum ouvrira la porte á d'autres dans d'autres pays de l'Union Européenne. L'effet domino est inévitable. Le "statut avancé" que la France a arraché pour le Maroc est moribond. Les feuilles de l'arbre marocain sont en train de sécher. Le cris d'alarme vient de Londres, la capitale européenne que le Maroc accuse de devenir le "meilleur allié du Polisario".

Lettre du Polisario à Ban Ki-moon : l’autodétermination, incontournable



Le secrétaire général des Nations unies (ONU), Ban-Ki-moon a été appelé, dans la lettre que lui a adressée le président de la République, Secrétaire général du Front Polisario, Khatri Addouh, à l’élaboration d’un plan pour des pourparlers, «directs, intenses, de haut niveau et avec un calendrier défini», entre les deux parties en conflit sur le Sahara occidental, le Maroc et le Front Polisario, en l’occurrence, garantissant le droit à l’autodétermination.

Le secrétaire général de l’ONU, notamment son envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross et Kim Bolduc, sa représentante spéciale et chef de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), doivent adopter, indique-t-il, « une approche sur la base des résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité pour la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui » a souligné, Khatri Addouh dans sa lettre envoyée à Ban Ki-moon. Concernant la question du retour du personnel du segment politique de la Minurso, expulsé des territoires occupées sahraouis par les autorités coloniales marocaines, le secrétaire général du Front Polisario, a appelé à outre son «retour», mais aussi à «l’exercice de ses pleines fonctions » ainsi, qu’au « plein respect » du rôle qui lui a été assigné, «initialement» soit dans la Résolution 690/1991, du Conseil de sécurité, «au Sahara occidental loin de toute interférence ou restriction de son mouvement», conformément, poursuit Khatri Addou, «aux principes et pratiques applicables aux missions onusiennes de la paix dans le monde». La missive du président sahraoui à l’adresse de l’Institution onusienne, en la personne de son secrétaire général intervient dans un contexte particulier, notamment à moins d’un mois de l’expiration du délai, avant fin juillet prochain, que le Conseil de sécurité a accordé aux autorités coloniales marocaines pour le retour du personnel de la Minurso dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Aussi la lettre du responsable sahraoui, intervient à moins de quinze jours, de la tenue, du 8 au 9 juillet prochains, du Congrès extraordinaire du Front Polisario, sous le slogan «force détermination pour imposer l’indépendance», qu’abritera la wilaya de Dakhla, des camps des réfugiés sahraouis, pour imposer l’indépendance» et l’élection d’un nouveau secrétaire général, président de la République arabe Sahraouie démocratique (RASD), après le décès du responsable et leader du combat sahraoui pour l’indépendance, le martyr Mohamed Abdelaziz. Son engagement et les valeurs pour lesquelles le combattant sahraoui, Mohamed Abdelaziz a consacré toute sa vie, dès son jeune âge, dans sa lutte pour que son peuple se libère du joug colonial, d’abord celui de l’Espagne, puis de l’occupant marocain, dès son invasion militaire, en 1975 ; du Sahara occidental, continueront a éclairer «le chemin de la victoire, celle de l’indépendance » comme souligné, par l’ex-premier ministre et membre fondateur du Front Polisario, Mohamed Lamine Ahmed, lors de la cérémonie des funérailles du martyr Mohamed Abdelaziz le 4 juin dernier à Bir Lehlou dans les territoires sahraouis libérés. Dans sa lettre envoyée à Ban Ki-Moon, Khatri Addouh, président du Parlement sahraoui, réaffirme la « condamnation » de ce qu’il qualifie « de tentative flagrante du Maroc visant à mettre fin à la mission de l’ONU (Minurso : ndlr) au Sahara occidental» a-t-il averti. Le responsable sahraoui, a rappelé, pertinemment, dans sa lettre, les engagements juridiques de l’occupant marocain qu’ « il a accepté lors de la signature de l’accord de cessez-le-feu avec le Front Polisario sous les auspices de l’ONU, en 1991 » a souligné Khatri Addouh.

Un rappel, non fortuit, car celui-ci met par ailleurs, l’ONU, particulièrement son Conseil de sécurité, devant ses responsabilités engagées, il y a plus de 30 ans, avec le peuple sahraoui, à travers son unique et légitime représentant le Front Polisario mais aussi avec la communauté internationale, dont l’Union africaine, pour parachever le processus de décolonisation du Sahara occidental, par l’organisation du référendum d’autodétermination. Lequel droit que consacre l’esprit et les textes de la Charte de l’ONU, pour le Sahara occidental, question de décolonisation inscrite, depuis 1966, sur l’agenda onusien. Référendum que peinent les Nations unies à organiser, suite à la volte-face des autorités coloniales marocaines reniant les engagements pris avec l’ONU, renoncement rendu possible grâce à l’appui et les manœuvres de leurs soutiens dans la colonisation des territoires sahraouis, la France principalement et les lobbies pro-israéliens, et dans ce sillage, Rabat a procédé à l’’expusion du personnel de la Minurso. Laquelle posture marocaine, est, «préoccupante» pour le Front Polisario, selon Khatri Addouh dont notamment « le refus du Maroc de permettre le retour de la composante civile de la Minurso dans ses pleines fonctions » et ce poursuit-il «conformément à la Résolution 2285 (d’avril 2016 :ndlr) du Conseil de sécurité» précise Khatri.

Celui-ci a exprimé ses regrets de voir, qu’au terme de deux mois après l’adoption de cette résolution (2285 :ndlr) sur le Sahara occidental par le Conseil de sécurité «il n’y a pas eu de progrès dans le processus politique parrainé par l’ONU » pour une solution « juste, équitable et pacifique, garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément à la Résolution 1514 » et aussi poursuit-il au « plan de règlement des Nations unies approuvé par le Conseil de sécurité dans ses résolutions 658 (1990) et 690 (1991) ». Pour le Front Polisario, jusqu’à ce jour, « nous ne constatons pas de progrès vers le rétablissement de cette composante dans ses fonctions pour laquelle elle est mandatée par le Conseil de sécurité » a-t-il souligné, dont sa mission première, rappelle-t-il « l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental ».

Ce qui amène le responsable sahraoui d’acculer l’institution de l’ONU, en soulignant dans sa lettre à Ban-Ki moon :«Il nous semble que les Nations unies permettent encore au Maroc de poursuivre ses tentatives de menacer et de saper l’indépendance et la crédibilité de la MINURSO» a-t-il martelé. Et de s’interroger, plus loin sur les raisons à l’origine de l’absence, à ce jour, de toute « exigence» du Conseil de sécurité quant à «l’application de sa résolution » relative au retour du personnel de la Minurso, deux mois après le délai de 3 mois accordé au Maroc pour l’application de cette résolution, portant sur le rétablissement de la Minurso dans ses pleines fonctions » précise-t-il, alors, que, s’interroge-t-il «la décision du Maroc d’expulser cette mission a été prise en 48 heures ?» souligne le responsable sahraoui, dans sa lettre adressée au SG de l’ONU, Ban-Ki-Moon.
Karima Bennour

Pourquoi le Maroc rappelle ses troupes du Yémen

Le Maroc a rappelé ses forces militaires impliquées dans le conflit au Yémen, selon plusieurs quotidiens arabes, citant des sources marocaines et considérant que cette décision de Rabat intervient sur fond de craintes d'une escalade au sein des territoires occupés et même d'affrontement militaire avec les forces du Front Polisario qui ont menacé de recourir une nouvelle fois aux armes si les négociations échouent au sujet du référendum d'autodétermination du Sahara occidental.

Par Amine Bensafi

Le Maroc comptait quelques 1 500 soldats dits d'élite parmi la coalition amassée autour de l'armée saoudienne pour mater la rébellion houtie appuyée par les troupes du pré- sident déchu, Abdallah Salah. Certaines sources citées évoquent aussi la célérité avec laquelle les autorités marocaines en l'expliquant par la proximité de la fin du conflit au Yémen, ce qui serait de nature à arranger les calculs de Rabat. 

Selon certains quotidiens arabes, ces forces qui intervenaient au Yémen sous commandement ou la coordination des Emirats arabes unis, auraient perdu un avion de chasse de construction américaine, de type F16, ciblé par les houties, divisant encore plus l'opinion marocaine sur la participation du pays dans ce conflit lointain. 

Des analystes n'excluent pas que le soutien apporté par les pays du Golfe, emmenés par Riyadh, à la «marocanité» du Sahara occidental, serait à la fois le salaire de cette contribution militaire et un soutien face à la contestation interne montante vis-à-vis de l'intervention des forces armées royales. Alors que les autorités marocaines multiplient le travail diplomatique dans les coulisses de l'ONU pour éviter des sanctions du Conseil de sécurité en conséquence du feuilleton de la Minurso, le Front polisario donne de nouveaux signes d'impatience en appelant l'ONU à tenir le fameux référendum sans plus tarder. 

Signe inquiétant, traduisant que les menaces du Front Polisario sont à prendre au sérieux, le ministre sahraoui de la défense nationale, Abdelahi Lehbib, a supervisé dimanche dernier l'inauguration d'un nouveau siège de forces spéciales sahraouies qui porte le nom du martyr président Mohamed Abdelaziz. 

Le commandant de ces forces a affirmé que les forces spéciales sahraouies qui sont une partie de l'armée sahraouie «vont poursuivre la même voie tracée par le martyr président Mohamed Abdelaziz jusqu'à la libération de toutes les parties de la République arabe sahraouie démocratique». Ainsi, comme écrit de nombreuses fois par notre quotidien, c'est bien l'attitude de blocage à la décolonisation du Sahara occidental, bloque également les perspectives du Maghreb. 

A long terme, s'entend, on se rendra vite compte que le statu quo du Sahara occidental ne pourra plus se poursuivre, surtout que les crises régionales (Tunisie, Libye, Mali), sont appelées à s'estomper, en attendant de se résoudre entièrement. Il y a une année ou deux, c'était le Mali qui constituait le problème régional n°1, avec simultanément un coup d'état à Bamako, une rébellion séparatiste au Nord et l'explosion de l'activité terroriste et criminelle, accompagnée par une déclaration de guerre d'Aqmi et du Mujao à l'Etat algérien dont une représentation diplomatique avait été attaquée et des diplomates enlevés. 

Dans le même contexte, on venait à peine de constater une stabilisation de la situation en Libye où deux factions rivales, le Parlement de Tripoli et le gouvernement de Tobrouk, bien que le chaos libyen et celui qui est advenu à son écho au Mali mobilisent une grande partie du potentiel militaire de l'Algérie afin de sécuriser ses frontières. 

Aujourd'hui, alors que la paix au Mali s'impose de plus en plus jusqu'à susciter les félicitations du très exigeant FMI qui relève le retour de la croissance, tandis qu'en Libye, un gouvernement a été finalement «imposé» par la communauté internationale et Daech n'en a plus que pour quelques mois.

Les Débats, 26 juin 2016

L'Ambassadeur Barrada fait encore parler de lui

L'Ambassadeur du Maroc au Sénégal fait encore parler de lui. Il occupe de nouveau la une des journaux sénégalais et ce n'est pas pour la bonne cause.

La dernière fois que Barrada occupait la une des journaux c'était lorsque le blog Diaspora Saharaui a dévoilé les pratique de corruption du Maroc et la mesquinité des dirigeants sénégalais qui se sont avérés des misérables mendiants à la solde de celui qui offre le plus. 

Barrada fait encore parler de lui et ce n'est pas pour louer des éventuels bienfaits enregistrés en sa faveur. Au contraire, il s'agit encore de ses magouilles et pratique frauduleuses. 

Le Conseil national des Marocains au Sénégal dénonce l'opacité dans la gestion du fonds social destiné à la communauté marocaine résidente au Sénégal.

C'est évident, une grande partie de cet argent ira aux poches de Barrada et de ses copains sénégalais.

Gilles Pargneaux, le guignole du Makhzen, remis à sa place

Amar Belani remet l’eurodéputé à la solde du Maroc Gilles Pargneaux à sa place

«Je tiens à souligner avec force que la position de l’Algérie sur la question du Sahara Occidental s’identifie au consensus international et à la doctrine des Nations unies en matière de décolonisation», a écrit l’ambassadeur d’Algérie, Amar Belani, dans une mise au point adressée au site européen d’information EurActiv. 

Exerçant son droit de réponse à ce site qui a publié deux articles contenant des informations «erronées» sur la situation au Sahara Occidental et des «accusations fantaisistes» prêtant à l’Algérie l’«intention délibérée de déstabiliser le Maroc», l’ambassade d’Algérie à Bruxelles a souligné que la position algérienne sur la question sahraouie est également «en cohérence avec son propre cheminement historique», l’Algérie ayant obtenu son indépendance, après une longue guerre de libération, par voie référendaire. «Il s’agit donc d’une question de principe qui transcende les liens d’amitié historiques et de parenté sociologique qui unissent les peuples algérien et marocain», est-il souligné dans la mise au point. 

Rappelant que le Sahara Occidental est inscrit sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies, l’ambassade d’Algérie à Bruxelles a souligné que «la responsabilité du Maroc est établie et entière dans la perpétuation» du conflit de même que pour les souffrances et frustrations endurées par le peuple du Sahara Occidental, privé depuis plus de 40 ans d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination. 

L’ambassade d’Algérie a dénoncé, en outre, le témoignage «douteux» de l’eurodéputé français Gilles Pargneaux, VRP chargé de vendre la propagande concoctée par ses employeurs, rapporté dans l’article diffusé par EurActiv, dans lequel il critique la position de l’Algérie sur le conflit au Sahara Occidental, estimant qu’«elle date du temps de la guerre froide». Elle a relevé, à ce titre, que cet eurodéputé connu pour sa proximité avec le Maroc épouse publiquement les thèses «expansionnistes et annexionnistes» de ce pays. 

Elle a invité, à ce titre, cet eurodéputé, dont la «crédibilité» est bien connue dans les rangs de l’hémicycle européen, à expliquer le fait qu’aucun Etat au monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur la Sahara Occidental, même pas ses proches alliés. L’ambassade d’Algérie à Bruxelles a, par ailleurs, «démenti catégoriquement les allégations» contenues dans l’un des articles publiés par ce site européen d’information faisant état d’une radicalisation croissante en Algérie et dans les camps des réfugiés sahraouis. 

Selon l’ambassade d’Algérie, il s’agit d’un «argument spécieux et sans fondement» que le Maroc agite comme un chiffon pour décrédibiliser le Front Polisario et, dans le même temps, faire croire à des plans diaboliques fomentés par l’Algérie pour déstabiliser son voisin de l’Ouest. 

Qualifiant ces accusations de «grotesques et irresponsables», l’ambassade d’Algérie à Bruxelles a rappelé que pendant que le pays luttait, dans les années 1990, contre les hordes barbares de terroristes sur son territoire, certains de leurs chefs se voyaient accorder facilement un havre au Maroc et en Europe. L’ambassade a mis l’accent, dans ce contexte, sur les efforts accomplis par l’Algérie pour la stabilité de la région en sécurisant son large territoire et ses longues frontières, empêchant ainsi les terroristes de Daech d’accéder à la région du Maghreb et en Europe. 

Elle a fait remarquer, à ce titre, que l’Algérie est le pays de la région du Maghreb qui enregistre le moins de départs de «combattants étrangers» vers la Syrie dont le nombre ne dépasse pas la centaine, tout le contraire du Maroc qui a fort à faire avec ses quelques milliers de candidats au «djihad». 

L’Algérie «n’utilise pas les questions de la migration et du terrorisme, cyniquement comme certains, qui espèrent ainsi renforcer leurs capacités de négociations avec l’UE», est-il enfin souligné dans la mise au point.

K. B./Agence


Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...