Scandales à répétition : qu'est-ce qui fait donc tenir Mankeur Ndiaye ?

Encore un scandale de plus, après la fameuse intoxication au diner de l'Elysée, mais l'homme est là, debout

Les récentes révélations sur les faveurs réclamées et accordées au Ministres des Affaires Etrangères du Sénégal, Mankeur Ndiaye, ne sont que la énième d'une longue série de scnadales qui entachent notre diplomatie, fragilisent notre pays, entament son image. Mais sans doute la plus insupportable des pratiques, notamment quand il est manifestement indiqué qu'il s'agit de faveurs accordées à des proches du ministre, malgré les « précisions » qui nous parviennent de ses affidés.

Après le premier démenti, de nouvelles preuves viennent l'accabler, qu'il lui sera difficile de réfuter, Encore, quand s'ajoute au fait de corruption, des pratiques peu saines contre son ancien mentor et ministre, Cheikh Tidiane Gadio.

Mankeur Ndiaye ne peut pas s'en tirer à si bon compte et faire comme si. Jusqu'ici, nous avons eu des scandales qui, quoique plus graves les unes que les autres, relevaient pour beaucoup de la vie privée de Monsieur Mankeur Ndiaye : vol de téléphone cellulaire et d'ordinateur portable á la veille du Sommet de l'Oci á Dakar, disparition lors d'une grande rencontre consacrée à la préparation du sommet de la Francophonie, justifiée par une intoxication aux crevettes à la suite d'un diner à l'Elysée (le comble est que l'Elysée a indiqué que des crevettes n'y ont pas été servies), soirées arrosées dans une maison close de Mermoz. Cette fois, il s'agit de l'image que renvoie notre diplomatie, notre pays, au moment où le discours est à la restauration au plan diplomatique.

Qu'avons-nous en retour ? Des relations tendues avec notre voisinage, qui étaient pourtant notre priorité, une diplomatie économique qui n'est jamais sortir du cadre de nos relations traditionnelles avec nos partenaires et les pays amis. Mais surtout, un positionnement flou dans le Moyen-Orientm marqué par la reprise des relations avec l'Iran, pays avec lequel nous avons rompu après des preuves avérées qu'il tentait de financer le MFDC. Aujourd'hui qu'il est question de faveurs octroyées, il est légitime de se poser la question de savoir ce qu'a coûté cette porte ouverte à l'Iran, qui continue pourtant de financer notre position.

La seule note positive, c'est notre entrée au Conseil de Sécurité. Malgré le bavardage qui l'accompagne, il s'agit simplement d'une entrée en même temps que d'autres pays africains beaucoup plus discrets que nous, meme si nous nous gaussons d'avoir eu le plus grand nombre de votes. Cette adhésion, il faut plutot la mettre à l'actif de nos diplomates émérites, à la tête desquels notre brillant ambassadeur Fodé Seck. Mais que nous vaut cette honneur, devant tant de déshonneurs ? Nos diplomates les plus chevronnés, face à cette légèreté dans le comportement, rasent les murs et osent à peine lever la tète. Jamais l'Etat n'a consenti autant d'efforts pour le rayonnement de notre diplomatie, jamais nous n'avons été l'objet d'autant de faits divers qui suscitent l'hilarité et parfois les moqueries dans les différentes chancelleries occidentales.

Les accusations qui étaient portées contre le jeune Consul du Sénégal à Marseille, Tamsir Faye, lui avaient valu un liñogeage rapide et brusque à la demande de Monsieur Mankeur Ndiaye. Sans la moindre preuve pourtant, à cote de cette lettre accablante qui nous vient des marocains eux-mêmes. Le même s'est défaussé sur le général Dia, accusé de tous les maux, attaqué publiquement dans son honneur par le meme Mankeur Ndiaye, qui est pourtant le seul responsable moral de cette débacle, étant l'autorité admonistrative chargée de la bonne marche de tous ses services. Faut-il là rappeler qu'à aucun moment, le ninistre des Affaires étrangères ne s'est rendu au hanagar des pèlerins pour les assiter et les soutenir ? Ce qui, néanmois, laisse les sénégalais pantois, c'est l'inaction face à de telles dérives, quand on sait l'inutitilité politique de Monsieur Ndiaye et sa mauvaise image au sein de l'opinion : action de puissants lobbys et de vaillantes « confréries » ? La confirmation de la condamnation du Sénégal par l'ONU, dans l'affaire Karim Wade, vient rappeler la légèreté avec laquelle son dossier a été oublié dans le bureau de Mankeur Ndiaye, conduisant à la forclusion de l'Etat dans ses réponses à la plainte déposée par les avocats de M. Wade. Ce fait grave, à lui tout seul, devait conduire à la démission de Monsieur Ndiaye. Le Président Sall pourra-t-il encore expliquer son maintien à la tète de la diplomatie sénégalaise ?

AMD

SENEMEDIA, 28/01/2016

Mankeur Ndiaye, l’autre « brebis galeuse » du gouvernement de Macky Sall

Malgré le démenti de l’Ambassade du Maroc une Sénégal et les dénégations du mis en cause, le site marocain Diaspora Saharaui est revenu à la charge pour enfoncer le clou au détriment du ministre Mankeur N’diaye. 

En effet, ledit site a affirmé que l’ambassadeur Barrada avait écrit qu’un montant de 140.784,00 dirhams, soit 8.224.754 francs CFA a été remis au Ministre des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, M. Mankeur N’diaye pour couvrir les frais de pèlerinage pour trois personnes. 

Il est clair que les ministres sénégalais s’enrichissent de cette manière en sollicitant ‘l’aumone », une forme de corruption qui ne dit pas son nom. C’était le cas pour les ministres de l’ex président Abdoulaye Wade, dans les pays du Golfe ou ailleurs.

Quoi qu’il en soit, l’actuel Ministre sénégalais des Affaires Etrangères Mankeur Ndiaye doit penser rendre le tablier au vu des accusations « intangibles » qu’il continue pourtant de nier ( lettres à l’appui).

Comme quoi dans ce gouvernement de Macky Sall, il y a des personnalités pas très cleans voir des personnes à l’influence pernicieuse et corruptrice, des brebis galeuses.




L’Affaire Mankeur Ndiaye : La diplomatie du ventre et du racket ? (par Alpha Oumar Diagne)

L’instituteur de brousse Mankeur Ndiaye, le Ministre des affaires étrangères le moins diplômé de l’histoire politique du Sénégal et présentement le moins diplômé du Cap au Caire, n’a trouvé rien de mieux que de se transformer en vulgaire petit mendiant si l’on en croit un journal marocain en ligne. Mamadou Sy Tounkara a raison de se demander de savoir ce qu’il a pu quémander auprès de ses autres homologues. 

Au-delà de l’aspect du trafic d’influence et de la petite corruption, c’est la sécurité du Sénégal qui est en jeu. Il ne faut pas oublier que des efforts inouïs sont déployés dans les relations internationales pour obtenir des informations stratégiques concernant les autres pays. Le Ministère des affaires étrangères étant au cœur des affaires d’État de la République, le Sénégal serait-il en sécurité avec un tel homme ? Rien n’est moins sûr ! Tenez ! L’Iran et l’Arabie Saoudite sont engagés en ce moment dans un bras de fer. Quelle garantie avons-nous que le positionnement diplomatique du Sénégal dans cette discorde relève exclusivement des principes et des intérêts défendus par notre pays ou à l’opposé, relève entièrement ou partiellement de marchandages privés ? 

Le Président Macky Sall doit agir au plus vite pour nous débarrasser de cet élément peu fiable très fort dans l’intrigue et le positionnement. Avant-hier très proche de Maguet Thiam au PIT, hier matin très proche de Cheikh Tidiane Gadio aux affaires étrangères, hier soir très proche de Mimi Touré, aujourd’hui très proche du Président Macky Sall, demain à qui le tour ? L’homme sait naviguer allègrement dans les méandres du pouvoir. 

 Par ailleurs, Mankeur Ndiaye n’a pas le profil idéal pour conduire la diplomatie économique du Sénégal. L’homme a le profil de la diplomatie à l’ancienne : gérer les bons rapports avec les autres. De plus, il ne maîtrise pas la langue anglaise. Il est évident qu’avant chacune de ses rencontres avec ses homologues, ces derniers jettent un coup d’œil sur son maigre CV au plan universitaire. Le Sénégal regorge de talents pour occuper le stratégique poste de Ministre des affaires étrangères. Par-dessus tout, il n’a pas de base politique car cet individu ne vaincra jamais Omar Sarr à Dagana. En définitive, le Président Macky Sall doit considérer les intérêts supérieurs du Sénégal et ses propres intérêts politiques et se débarrasser ce Monsieur qui ne lui apporte rien du tout. 

Alpha Oumar Diagne, Juriste, Cincinnati, USA. 

www.dakaractu.com
Source: Senegal

Cœurs d'Afrique, 30/01/2016

Maroc : Incitation á la haine contre les sahraouis

Au moment où le processus de paix conduit par l'ONU au Sahara Occidental connaît une pause qui, pour le Maroc, ressemble au silence qui précède la tempête, les autorités marocaines n'ont pas trouvé de mieux qu'essayer de bricoler une « unité nationale » moyennant un discours de haine envers les sahraouis.

En effet, le fait d'amputer l'assassinat d'un jeune étudiant à Marrakech à « des étudiants pro-Polisario » relève d'un état de désespoir vécu par les cercles qui tirent les ficelles dans la question du Sahara Occidental.

Le Makhzen a mobilisé un groupe de criminels pour s'en prendre aux étudiants amazighs à l'université de Marrakech. L'agression s'est soldé par l'assassinat du jeune Omar Khalik. Les médias du Makhzen ont vite pointé le Polisario du doigt avec un discours claire d'incitation à la haine communautaire pour cacher les raisons du crime dont a été victime un militant de la cause amazigh.

Le Makhzen, craignant une nouvelle rébellion du peuple rifain, n'a pas trouvé de mieux que de faire des sahraouis le bouc émissaire. Il faut dire que c'est un argument qui va être accueilli à bras ouverts par une grande majorité de marocains.

Afrique / UA : Un sommet dans un contexte de troubles sécuritaires et d’incertitudes politiques

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, représentera aujourd’hui, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA).


Cette conférence, la vingt-sixième du nom, qui devrait se terminer par l’élection honorifique du nouveau président de l’Organisation (un poste dont le renouvèlement intervient chaque année selon une rotation géographique, cette année étant le tour de l’Afrique centrale), intervient dans un contexte de troubles sécuritaires et d’incertitudes politiques dans de nombreux pays du continent. Outre la question burundaise qui occupe les Etats membres de l’Union, en raison des risques de basculement auxquels ce pays est confronté, son ordre du jour devra concerner également le dossier libyen, la situation sécuritaire au Nigéria et au Sahel, le Sud-Soudan et l’impasse actuelle dans l’application de l’accord de paix destiné à mettre fin à la guerre civile et le processus électoral en cours en Centrafrique.

Inquiétudes sur le bourbier libyen 

En Libye, les Etats membres de l’Union devront faire le point sur la formation en cours, mais toujours entravée d’un gouvernement d’union nationale sur fond de poussée de la menace terroriste dans le nord du pays. Daech, qui a exécuté avant-hier trois gardes des services de sécurité d’installations pétrolières qu’il a kidnappés près de Ras Lanouf, ravive les inquiétudes sur sa progression face au rythme très lent et finalement agaçant du processus de normalisation politique que les parties politiques libyennes en conflit doivent assumer. Les Etats membres redoutent les effets de la lenteur du processus politique face à la progression de la menace terroriste. Les pays directement concernés par le bourbier libyen, notamment l’Algérie, craignent également que cette situation d’impasse ouvre la porte à d’autres options pas toujours souhaitables tant que le dialogue interlibyen n’a pas consommé toutes ses chances d’aboutir. Parmi ses options, la possibilité d’une intervention étrangère. Jeudi dernier, le chef de la Maison-Blanche, Barack Obama, a affirmé que les Etats-Unis étaient prêts à traquer les djihadistes du groupe Etat islamique au-delà de la Syrie et l’Irak, jusqu’en Libye si nécessaire, un pays dans lequel Washington dit « suivre la situation très attentivement ». « Le président a insisté sur le fait que les Etats-Unis vont continuer à s’en prendre aux comploteurs terroristes de l’EI dans quelque pays que ce soit », a indiqué la Maison Blanche à l’issue de cette réunion. « Le président a demandé à son équipe de sécurité nationale de poursuivre ses efforts pour renforcer la gouvernance et soutenir les efforts contre le terrorisme en Libye et dans les autres pays où l’EI a cherché à établir sa présence », a ajouté l’exécutif américain. Plus tôt dans la même journée de jeudi, le secrétaire à la Défense, Ashton Carter, avait indiqué que son pays « surveille très attentivement » la situation en Libye. Les Etats-Unis « développent des options pour ce qu’il est possible de faire dans le futur », mais « n’ont pris aucune décision d’intervenir militairement », a indiqué M. Carter lors d’une conférence de presse au Pentagone. « Nous cherchons d’abord à aider » les Libyens « à prendre le contrôle de leur propre pays », a déclaré M. Carter, en saluant les efforts entrepris pour la formation d’un gouvernement d’union nationale. « Mais nous n’avons pas pris la direction » des efforts internationaux pour aider les Libyens, l’Italie s’étant portée volontaire, a-t-il ajouté. Les Italiens « ont indiqué qu’ils prendraient cette direction », et « nous avons dit que nous les soutiendrons », a-t-il expliqué. C’est dans ce contexte que le chef de la mission de l’ONU en Libye, Martin Kobler, s’est rendu à Addis-Abeba pour participer à la réunion du groupe de contact dont la mission, aussi, est de contribuer à convaincre les acteurs libyens d’aller vite dans la construction d’une représentation politique et d’un système de gouvernance permettant à leur pays de s’inscrire dans un processus de sortie du chaos dans lequel il se trouve actuellement. 

Le coup de gueule de Dlamini-Zuma sur la question du Sahara occidental

La Conférence de l’Union africaine se tient également cette année dans un contexte très particulier marqué par la fin en juin prochain du mandat de l’actuelle présidente de la Commission de l’Union. La Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma arrivera au bout de sa mission dans moins de six mois et des incertitudes demeurent sur son intention ou pas de briguer un second mandat. Mercredi dernier, à l’ouverture du conseil exécutif de l’UA, des observateurs ont vu dans son discours un message d’adieu. On en retiendra, côté algérien, que Mme Dlamini-Zuma s’est montrée fort critique de l’action de l’Union africaine en ce qui concerne plusieurs dossiers, dont celui du Sahara occidental. « L’Afrique manque de compétences, a-t-elle dit. Il faut que les enseignants, les fonctionnaires de l’immigration, les collecteurs d’impôts, soient à la hauteur. Comme disait Kwame NKrumah, il nous faut du courage, il nous faut travailler et oser. » Sur le Sahara occidental, a-t-elle poursuivi, « les Nations unies doivent tout faire pour que le processus avance, a-t-elle dit. Il n’est pas acceptable que rien n’ait été fait depuis si longtemps ! » Sur le Burundi, la présidente de la Commission s’est montrée intraitable et devait soumettre hier, vendredi, un « plan » aux dix chefs d’Etats concernés par le « sommet spécial sur le Burundi ». Le 18 décembre dernier, elle a envisagé publiquement l’envoi d’une force africaine de quelque 5 000 hommes dans ce pays, que cela plaise ou non au président Nkurunziza.

Reporters, 30/01/2016

EM : Quand publier des infos dérange le cérémonial du thé

Jeudi 29 janvier 2016, vers 20h et quartier Erraha à El Aaiun occupé, 10 véhicules de la police coloniale se sont invités à boire le thé dans une maison sahraouie, où trois amies discutaient.

Si l’hospitalité sahraouie est légendaire, les manières policières, agressives et intimidantes n’ont pas été compatibles. Effrayer les enfants pour trouver la maison, puis l’encercler et menacer, sont tout sauf manières courtoises.

La raison donnée par la police à sa présence massive, c’est quelle entendait interdire par la force la réunion dans cette maison, - celle du journaliste sahraoui coordinateur de l’Equipe Média Mohamed Mayara -, du groupe de journaliste, mais aussi une réunion du « Polisario », dont elle avait été informée, selon l’officier Ali Ait El Baz.

Cette manœuvre ostensible et massive ressemble plutôt à une mesure d’intimidation, qui n’a pourtant pas fonctionné avec la femme du journaliste, sa belle sœur et ses amies qui ont vertement expliqué pendant les trois heures qu’ont durée le siège, ce qu’elles pensaient de ces manières.

Depuis 5 mois les salaire et allocation du journaliste et de sa femme sont suspendus par les autorités d’occupation, moyen de pression et dissuasion évident sur les activités du journaliste.

On peut néanmoins remarquer que le déplacement policier concorde avec la publication quelques heures auparavant par EM de deux articles, l’un sur la lutte pacifique à El Aaiun des diplômés chômeurs sahraouis pour le respect de leurs droits au travail et l’autre sur les promesses d’emploi jamais tenues de l’OCP pour les Sahraouis à Phosboukra.

Équipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé

Le 29 janvier 2016

http://apsoinfo.blogspot.be/2016/01/em-quand-publier-des-infos-derange-le.html

Anders Kompass quitte les bureaux des Nations Unies

Anders Kompass, Directeur des Opérations de Champ au Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme (HCDH) a déclaré qu'il a l'intention de présenter sa démission de sa fonction au CHDH.

«Je vais présenter ma démission", a déclaré Kompass mercredi au site Dagens Nyheter.

Kompass vient d’être blanchi par une enquête interne de l'ONU suite à son initiative de remettre aux autorités françaises une copie du rapport des Nations Unies sur les viols de mineurs en République Centrafricaine par des soldats des soldats de la mission onusienne.

A la question de ce qu'il voulait faire maintenant, sa réponse était : « Je ne sais pas, j'ai quitté la Suède il y a 17 ans et j'ai le mal du pays ». 

Pour rappel, Kompass est accusé aussi de transmettre des informations confidentielles sur le Sahara Occidental à l'ancien ambassadeur du Maroc à Genève, Omar Hilale. « Je suis un fonctionnaire de sexe masculin, ils ne peuvent pas penser que j'ai harcelé une collègue de travail ou que j'ai détourné de l'argent », a-t-il déclaré, comme pour cacher ses relations douteuses avec le diplomate marocain qui exerce actuellement comme représentant de son pays auprès de l'ONU.



Documents révélés sur les activités de Kompass au profit du Maroc :





La collusion entre M6 et Sarkozy étalée au grand jour

LA COLLUSION ENTRE L’EX-PRÉSIDENT FRANÇAIS ET MOHAMMED VI ÉTALÉE AU GRAND JOUR - Vacances royales de Sarkozy à Marrakech 

La collusion entre l'ancien président français, Nicolas Sarkozy et la monarchie marocaine pour s'attaquer à l’Algérie et défendre les thèses coloniales de Rabat sur le Sahara occidental, apparaît au grand jour avec la révélation des vacances fastueuses payées par le Monarque marocain Mohammed VI à l'ancien chef de l'État français et sa famille recomposée à Marrakech. 


En effet, le Canard Enchaîné daté d'hier, mercredi, raconte les vacances de Noël de Nicolas Sarkozy et de sa famille au Maroc, dans un palais prêté par le roi Mohammed VI. Un repos tout en contradiction avec les écrits de l'ancien chef de l'État dans son récent livre où soi-disant il fait son mea-culpa sur son côté bling-bling, son goût du luxe et son âpreté pour l'argent facile. 

Le Canard Enchaîné, qui ironise deux fois sur «l'erreur de jugement incontestable» admise par Nicolas Sarkozy dans son récent livre à propos de ses vacances sur le yacht de Vincent Bolloré à peine élu à l'Elysée, enfonce le clou... et d'insister sur un risque de mélange des genres. 

En effet, début janvier, l'ancien président de la République française était l'invité d'une conférence à Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, au cours de laquelle il a regretté que tout le monde n'ait pas «la chance d'avoir un souverain comme le roi du Maroc», avant de défendre les positions du royaume à propos du Sahara occidental révélant au passage le parti pris de la France -membre permanent du Conseil de sécurité- pour la «marocanité» du Sahara occidental. 

Comme le dit si bien le proverbe , la vérité sort de la bouche des enfants . Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy se sont envolés le 21 dé- cembre 2015 pour le Maroc, dans un jet privé du royaume marocain pour passer des vacances royales à Marrakech, dans une résidence royale appartenant à Mohammed VI, précise Le Canard enchaîné.

Tout avait été fait sur le tarmac du Bourget pour que le remake du Noël 2014 reste cette fois discret, raconte l'hebdomadaire satirique, mais Louis Sarkozy, qui a rejoint son père, sa compagne, leur fille Giulia et le fils de Carla Bruni pour les fêtes n'a pu résister au besoin de poster sur Instagram des photos de l'idyllique lieu de vacances. Révélant ainsi le traitement réservé à celui qui s'est mis au service du royaume pour défendre le Maroc et surtout s'attaquer à l'Algérie.

Le penchant pour le bling-bling de Louis Sarkozy qui tient de son père de ce côté-là, a fait tomber en ruines le mea-culpa de Nicolas. Lui, pour des raisons politiques, voulait que ses vacances, en décembre 2015, à Marrakech, restent discrètes, secrètes même, afin de redorer son image de présidentiable ternie par les faveurs que lui accordent les riches, qu’ils soient roi, comme Mohammed VI, ou milliardaire, comme Bolloré, mais son fils, qui a les préoccupations des jeunes parvenus, cherche, au contraire, à se montrer pour faire jaser. Résultat : les vacances royales de Sarko sont dévoilées par des photos de son fils, postées sur les réseaux sociaux. 

Finalement, son allégeance au roi qui défend de manière éhontée les thèses coloniales marocaines sur le Sahara occidental, et ses «piques» répétées à Tunis ou à Abou Dhabi contre l’Algérie, pour plaire au monarque marocain, ne sont pas gratuites. Elle sont même chèrement payées. Sans parler de ses conférences au contenu insignifiant de moins de quinze minutes payées par les universités des pays du Golfe en centaines de milliers de dollars. 

Pour Nicolas Sarkozy, rien n’est gratuit, tout est bon quand il est possible de «gratter» quelque chose. Berlusconi l’a bien décrit dans ses mé- moires en mettant en évidence cette absence totale d’éthique chez l’ex-pré- sident français qui l’a poussé à créer les conditions du chaos en Libye et les ingrédients d’une situation d’incertitude en Tunisie, avec des retombées sur la France dont la population, malheureusement, vit maintenant dans la psychose des attentats pour des motifs qui lui sont externes. D’ailleurs, les Français l’ont bien compris, les trois quarts d’entre eux ne veulent pas de son retour à la tête de leur pays. Maintenant que la «promotion» de son livre le met à nu d'autant que l'ouvrage est truffé de mensonges et de contrevérités .Et bien évidemment, alors qu'il se prêtait mardi dernier à une séance de dédicace de son ouvrage dans une librairie de Strasbourg, Nicolas Sarkozy a refusé de répondre aux questions de journalistes sur ses vacances tous frais payés au «royaume enchanté». 

M. Bendib

Le Courrier de l'Algérie, 28/01/2016

L’UA souligne l’importance de fixer une date pour l’organisation du référendum

L’UNION africaine (UA) a appelé à nouveau à fixer une date pour l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental, soulignant l’importance de relancer les efforts pour parvenir à une solution au conflit sahraoui qui perdure depuis quatre décennies. 

Dans leurs recommandations sanctionnant les travaux de la 31e session ordinaire des délégués permanents de l’Union africaine (UA) qui s’est tenue cette semaine au siège de l’UA à Addis-Abeba, les participants ont exhorté l’ONU à fixer une date pour la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. 

Dans son rapport annuel sur la situation au Sahara occidental, la présidente de la Commission de l’UA, Dlamini Zuma, a relevé l’«absence de progrès dans la recherche d’une solution au conflit qui perdure depuis quatre décennies». Elle a rappelé, dans ce sens, que l’UA avait appelé, lors de sa session ordinaire qui s’est tenue en juillet 2015, l’Assemblée générale de l’ONU à fixer une date pour l’organisation du référendum d’autodétermination afin de relancer le processus de paix. 

Le Conseil de paix et de sécurité avait également réitéré cet appel lors de sa session organisée le 26 septembre 2015. Dans son rapport adopté par les participants à cette session, Mme Zuma a estimé nécessaire de relancer les efforts pour sortir de l’impasse et parvenir à une solution conforme à la légalité internationale. 

Concernant l’examen du rapport du comité technique chargé de l’immigration et des réfugiés, présidé par la République arabe démocratique sahraouie (RASD), les délégués des pays membres ont évoqué les derniers développements de la situation humanitaire dans les camps des réfugiés à la suite des intempéries qui ont marqué la région. 

Le rapport a évoqué les décisions du dernier sommet des chefs d’Etats et de gouvernements de l’UA et celles de l’ONU concernant le respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Manifestation à El Aaiun des diplômés chômeurs sahraouis

Les quatre groupes des chômeurs sahraouis constituant à El Aaiun la « coordination » ont recommencé à manifester dès le 6 janvier 2016 notamment parce qu’il n’y avait pas de nouvelles formelles des promesses d’emploi par l’OCP, l’entreprise du royaume du Maroc qui exploite illégalement les phosphates du Sahara Occidental occupé.

Les 4 groupes de la coordination sont les cadres (les masters), les OCP Skills, le groupe Ennhda (la renaissance) et le groupe El Amal (l’espoir).

Ils ont donc organisé ou tenter d’organiser des manifestations dans différents quartiers d’El Aaiun en même temps pendant ce début du mois de janvier.

Voila un résumé chronologique des principales actions de protestation et de la répression par les forces de sécurité coloniales marocaines qui en a découlé.

Le 6 Janvier 2016, la coordination essaie de tenir une conférence de presse au siège de l’Union Marocaine du Travail, l’UMT au centre de El Aaiun. La police et les agents des services des renseignements généraux encerclent la place et bloquent les rues.

Ils font sortir les chômeurs par la force. En réaction et pour protester, le groupe des cadres chômeurs Masters manifestent rue Essmara. Ils s’attachent les uns aux autres avec des chaînes en fer. La police et les forces auxiliaires interviennent à nouveau en force pour les disperser.

Le 12 janvier, 27 chômeurs entament une grève de la faim qu’ils annoncent illimitée. Ils sont installés dans le siège de la section de l’association de la défense des droits de l’homme. Ils la suspendent le 25 janvier.

Le 18 janvier, après 6 jours de leur grève de la faim, et alors que les manifestations se multiplient par les membres de la coordination, les familles et les citoyens solidaires, les autorités d’occupation encerclent le bâtiment.

Le 18 janvier, les autorités empêchent les grévistes transportés à l’hôpital de revenir vers le siège de l’association. Le nombre des grévistes commencé donc à diminuer.

Le 19 janvier les familles des grévistes déposent plainte auprès du procureur général du roi du Maroc. Le lendemain ce dernier rend visite aux grévistes restant avec une délégation composée de 4 médecins. Ils confirment aux grévistes leur plein droit de protester pacifiquement.

Le 20 janvier les autorités marocaines renforcent le blocus entour du bâtiment et empêchent les sympathisants avec les grévistes d’entrer. Ils coupent l’électricité et l’eau du lieu.

Quatre grévistes sont mandatés par leurs collègues pour aller à la préfecture rencontrer le président de la région, neveu du président du CORCAS.

Celui-ci les reçoit fraichement et les menace d’une intervention musclée des autorités pour les contraindre à la fin de la grève. Il désapprouve totalement la démarche des grévistes, dénonce l’information qui en est faite à l’extérieur du Sahara Occidental, et ne donne aucune garantie quant aux revendications lorsque les chômeurs insistent.

Le 25 janvier 2016, les 7 derniers grévistes encore présents au siège de la section de l’association de la défense des droits de l’homme suspendent leur grève de la faim. Ils n’ont finalement obtenu du président de la région qu’une promesse orale de son intervention auprès de l’OCP.

Equipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé

Le 27 janvier 2016

Enquete : Les accords commerciaux entre le Maroc et l'UE au point mort

UN JUGEMENT DE LA COUR DE JUSTICE DE L’UNION EUROPÉENNE MET À MAL LES ACCORDS COMMERCIAUX ENTRE L’UE ET LE MAROC SIGNÉS EN 2012.

La Cour de justice de l’Union européenne a annulé, le 10 décembre dernier, un accord commercial entre le Royaume du Maroc et l’UE. Un accord controversé signé en mars 2012 qui portait sur la libéralisation des échanges de produits agricoles et des produits provenant de la pêche entre le royaume chérifien et l’Union. La justice européenne a tranché en faveur des indépendantistes du Front Polisario actifs au Sahara occidental, qui estimaient que l’application de cet accord sur leur territoire violait le droit international et les engagements de l’UE.

ANNULATION DE L’ACCORD

Selon le jugement rendu le 10 décembre dernier, « L’accord euro-méditerranéen établissant une association entre les communautés européennes et leurs Etats membres et le royaume du Maroc est annulée »[1].

La décision ne précise pas encore si cette annulation sera rétroactive, c’est-à-dire si elle affectera une série de réductions de droits de douane acquises pour certains produits marocains, notamment les fruits, les légumes et les produits de pêche. Lors de la procédure juridique, le Front Polisario du Sahara occidental a réclamé seulement l’annulation de l’accord et non, comme elle avait songé à exiger dans un premier temps, une nullité de l’accord qui aurait impliqué des dédommagements financiers.

UN CONFLIT DIPLOMATIQUE ET JURIDIQUE POUR LE SAHARA OCCIDENTAL

La Cour de justice de l’Union européenne a rendu une décision marquante dans le conflit diplomatique et désormais juridique auquel se livrent le Maroc et un Front Polisario, lequel revendique l’indépendance du Sahara depuis des décennies. La signature d’un accord de cessez-le-feu en 1991 entre les deux parties, après quinze années de conflit armé, a ouvert la voie à la création d’une mission de contrôle onusienne, la Minurso, pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination dans l’ancien Sahara espagnol, que le Maroc avait annexé en 1975.

Peu de réactions officielles ont filtré au Maroc, où un lobbying soutenu entoure la question du développement économique de ces régions sahariennes sous administration marocaine. Seul un conseiller du roi Mohamed VI, s’est exprimé : « Cette décision valide l’idée absurde qu’un producteur local de Dakhla se verrait interdire d’exporter ses produits en Europe, et donc de jouir des bénéfices de sa propre production, au motif que l’importateur n’a pas consulté le Front Polisario installé à Tindouf » . Il a appelé le Royaume à revoir tous les accords le liant à l’UE, jusqu’à lui tourner le dos.

QUELS RECOURS POUR L’UNION EUROPÉENNE ?

Le Conseil européen, qui réunit les chefs d’Etats et les gouvernements de l’Union, et la Commission européenne n’ont pas immédiatement souhaité faire appel de la décision. « C’est une décision juridique que nous considérons avec attention avant de procéder plus en avant, y compris sur la possibilité d’un appel », a affirmé une porte-parole de la Commission européenne. Les juges reprochent au Conseil de n’avoir pas fait correctement son travail de vérifier si l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental sous contrôle du Maroc profitait ou non à la population de ce territoire.

La représentante de la diplomatie européenne a rencontré le ministre marocain des Affaires étrangères, Federica Mogherini, quelques jours après la décision afin de rediscuter des termes de l’accord. Ils ont conjointement décidés que l’annulation de l’accord commercial fera l’objet d’un recours de ses homologues européens. La diplomate européenne s’est engagée à « l’introduction de mesures temporaires, sous la forme d’une suspension de l’exécution de l’arrêt, afin d’assurer la sécurité juridique qui entoure les effets de l’accord signé avec le Maroc » .

VERS UNE SOLUTION NÉGOCIÉE ENTRE LES DEUX PARTIES ?

L’annulation de l’accord demeure uniquement pour l’exportation des produits de la région du Sahara jusqu’au réexamen par la Cour de justice de l’Union européenne des mesures provisoires proposées par le Conseil de l’Union. Le recours devra être introduit auprès de la Cour de justice dans un délai de deux mois, pour ensuite être examiné dans les 14 mois suivants. Le tribunal de l’UE devra trancher la question de savoir si l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental profite à la population de ce territoire qui revendique son indépendance du royaume du Maroc.

Fin janvier, l’ambassadeur la Mission du Maroc auprès de l’Union Européenne a réaffirmé la position du royaume, tout en assurant que les relations entre les deux parties n’étaient pas suspendues. Il a toutefois souligné la nécessité pour le Maroc de faire « une pause dans l’agenda bilatéral, jusqu’à ce que le Maroc ait une visibilité quant à la sécurité juridique de la relation qui le lie à l’Union européenne »[2]. Une déclaration qui n’augure pas la résolution prochaine de l’état de l’accord commercial Maroc-UE.



[1] Communiqué officiel de La Cour de Justice de l’Union Européenne.
[2] Déclaration de Menouar Alem, ambassadeur de la Mission du Maroc auprès de l’Union Européenne (25 janvier 2016)



BUSINESS HERALD, 27/01/2016


Sahara occidental : appel à fixer une date pour l'organisation du référendum d'autodétermination



ADDIS ABABA - L'Union africaine (UA) a appelé à nouveau à fixer une date pour l'organisation du référendum d'autodétermination au Sahara occidental, soulignant l'importance de relancer les efforts pour parvenir à une solution au conflit sahraoui qui perdure depuis quatre décennies.

Dans leurs recommandations sanctionnant les travaux de la 31e session ordinaire des délégués permanents de l'Union africaine (UA) qui s'est tenue cette semaine au siège de l'UA à Addis Ababa, les participants ont exhorté l'ONU à fixer une date pour la tenue du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui.

Dans son rapport annuel sur la situation au Sahara occidental, la présidente de la Commission de l'UA, Dlamini Zuma, a relevé l'"absence de progrès dans la recherche d'une solution au conflit qui perdure depuis quatre décennies". Elle a rappelé dans ce sens que l'UA avait appelé, lors de sa session ordinaire qui s'est tenue en juillet 2015, l'Assemblée générale de l'ONU à fixer une date pour l'organisation du référendum d'autodétermination afin de relancer le processus de paix.

Le Conseil de paix et de sécurité avait également réitéré cet appel lors de sa session organisée le 26 septembre 2015.

Dans son rapport adopté par les participants à cette session, Mme Zuma a estimé nécessaire de relancer les efforts pour sortir de l'impasse et parvenir à une solution conforme à la légalité internationale.

Concernant l'examen du rapport du comité technique chargé de l'immigration et des réfugiés, présidé par la République arabe démocratique sahraouie (RASD), les délégués des pays membres ont évoqué les derniers développements de la situation humanitaire dans les camps des réfugiés à la suite des intempéries qui ont marqué la région.

Le rapport a évoqué les décisions du dernier sommet des chefs d'Etats et de gouvernements de l'UA et celles de l'ONU concernant le respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

APS

Rapport mondial 2016 : Maroc et Sahara occidental - Événements de 2015

En 2015, le bilan du Maroc en matière de droits humains a été marqué par un recul dans plusieurs domaines, et des progrès dans quelques autres domaines. Les restrictions imposées aux groupes nationaux et internationaux de défense des droits humains ont été renforcées ; au moins deux Marocains ont passé l'année en prison pour dénonciation « calomnieuse » de la torture, et nombreux sont ceux qui ont continué à purger de longues peines après des procès inéquitables pour des délits de nature politique. Les autorités ont souvent toléré les manifestations de protestation, sauf au Sahara occidental où les rassemblements en faveur de l'autodétermination du territoire contesté ont été systématiquement interdits.

Dans une perspective plus positive, une nouvelle loi mettant fin aux procès militaires d’accusés civils est entrée en vigueur, et pour la première fois, les autorités ont octroyé une reconnaissance légale à une organisation de défense des droits humains au Sahara occidental dirigée par des personnes critiques à l’égard de la souveraineté du Maroc sur ce territoire. Le Maroc a accordé un statut juridique temporaire à des demandeurs d’asile reconnus par les Nations Unies et à des milliers de migrants économiques, en attendant une révision de ses lois sur le droit d’asile et le statut des étrangers sur le sol marocain.
Liberté d'expression

Les lois qui pénalisent des actes considérés comme portant atteinte au roi, à la monarchie, à l’islam, ou à la revendication de souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental ont limité les droits à l'expression, la réunion et l’association pacifiques.

Les médias imprimés et en ligne indépendants ont continué de critiquer et d'enquêter sur les membres du gouvernement et leurs politiques, mais ont été confrontés à des poursuites et à du harcèlement s’ils critiquaient le roi ou ses conseillers. La loi sur la presse prévoit des peines de prison pour diffusion « de mauvaise foi » de « fausses informations » susceptibles, selon les autorités, de troubler l'ordre public, ou pour des propos jugés diffamatoires.

Les autorités ont arbitrairement imposé des obstacles administratifs au journaliste Ali Lmrabet afin de l'empêcher de lancer un nouvel hebdomadaire satirique à l'issue de sa peine de 10 ans d’interdiction d’exercice de sa profession de journaliste au Maroc. Le 16 février dernier, la police de Rabat a confisqué les enregistrements de deux journalistes de télévision français et les a expulsés du pays, au motif qu’ils avaient filmé au Maroc sans autorisation.

La télévision d'État marocaine offre une certaine marge pour le débat et le journalisme d’investigation, mais pas de latitude pour la critique directe de la monarchie ou les désaccords portant sur des questions clés.
Liberté de réunion et d'association

Les autorités ont toléré de nombreuses manifestations et rassemblements réclamant des réformes politiques et protestant contre les actions du gouvernement, mais elles ont dispersé par la force certains rassemblements pacifiques. Au Sahara occidental, les autorités ont interdit tout rassemblement public considéré comme hostile à la souveraineté contestée du Maroc sur ce territoire, recourant à de larges déploiements policiers qui bloquaient l’accès aux lieux des manifestations avant même que les manifestants aient même pu se rassembler.

Les autorités continuent de manière arbitraire d’entraver de nombreuses associations ou de les empêcher d'obtenir une reconnaissance légale, alors même que la constitution de 2011 garantit la liberté d’association. Cependant, les autorités marocaines ont autorisé l’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’Homme commises par l’État du Maroc (ASVDH) à s’enregistrer légalement en 2015, neuf ans après que cette organisation a déposé sa demande, et huit ans après qu’un tribunal a jugé que le gouvernement l’avait illégalement empêchée de s’enregistrer.

Le Maroc a également autorisé l’enregistrement de plusieurs associations, mais pas toutes, créées pour défendre les droits des migrants au Maroc. En juillet dernier, un tribunal de première instance à Tiznit a ordonné la dissolution de l'association Mémoire et droits d’Ifni, en partie au motif que cette dernière avait porté préjudice à « l'intégrité territoriale » du Maroc en affirmant les droits et l'identité de la population de la région d'Ifni.

Parmi les nombreuses associations qui se sont vu refuser une inscription légale se trouvent un grand nombre d'associations caritatives, culturelles et éducatives dont les dirigeants comprennent des membres d'Al-Adl wal-Ihsan (« Justice et spiritualité »), un mouvement national qui milite pour un État islamique et conteste l’autorité spirituelle du roi.

Les autorités ont interdit des dizaines d’activités préparées par des associations de défense des droits humains reconnues légalement, notamment l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) et ses différentes sections. Au cours de ces 25 dernières années, les chercheurs d’Amnesty International et de Human Rights Watch ont pu travailler sans que le gouvernement marocain ne dresse d’obstacles significatifs sur leur route. Mais après avoir expulsé en juin dernier deux chercheurs d’Amnesty International, les autorités ont réclamé en septembre la suspension des activités de Human Rights Watch au Maroc dans l'attente d'un rendez-vous entre des représentants du gouvernement et l'organisation afin de discuter de son « parti-pris ». Au moment de la rédaction du présent rapport, les autorités marocaines n'avaient pas encore répondu aux propositions de rendez-vous formulées par Human Rights Watch.

En octobre dernier, l'historien Maâti Monjib, Hicham Mansouri, et trois autres militants associatifs ont été accusés par les autorités d’avoir reçu des financements étrangers afin d’« atteindre à la sûreté intérieure de l’État » et ils encourent jusqu'à cinq ans d’emprisonnement. Ils seront jugés en 2016 pour avoir formé des personnes à l’utilisation d'une application de « journalisme citoyen » pour smartphone, dans le cadre d’un projet financé par une organisation étrangère.

Le Maroc a expulsé plusieurs ressortissants étrangers qui se trouvaient au Sahara occidental dans le cadre de missions d'enquête, pour la plupart des citoyens européens qui soutenaient ouvertement l'autodétermination sahraouie.
Comportement policier, torture et système pénal

En juillet dernier, une nouvelle loi mettant fin aux procès militaires d’accusés civils est entrée en vigueur. Mbarek Daoudi, un militant sahraoui en attente de procès devant un tribunal militaire pour un délit mineur de possession d'armes depuis septembre 2013, a vu son procès transféré au tribunal de première instance de Guelmim, qui l’a condamné en mars à une peine de trois mois d’emprisonnement. Il a resté en détention jusqu'à un deuxième procès devant un tribunal d'Agadir qui l’a jugé coupable le 3 décembre et l’a condamné à cinq ans d'emprisonnement.

Vingt-deux autres Sahraouis ont continué à purger des peines de prison imposées en 2013 par un tribunal militaire, qui s'échelonnent entre vingt ans d'emprisonnement et la réclusion à perpétuité. Ces hommes, dont quelques militants connus, avaient été condamnés en lien avec les violences qui avaient éclaté le 8 novembre 2010, lorsque les autorités ont démantelé un camp de protestataires à Gdeim Izik, au Sahara occidental. Onze agents des forces de sécurité avaient été tués au cours de ces violences. Le tribunal militaire n'a pas enquêté sur les allégations faites par les accusés selon lesquelles les policiers les auraient torturés ou forcés à signer de faux aveux, en se basant presque uniquement sur ces aveux pour les condamner. Ces accusés n'ont pas bénéficié rétroactivement de la nouvelle loi mettant fin aux procès militaires d’accusés civils.

En novembre 2014, le Maroc a ratifié le Protocole facultatif à la Convention des Nations Unies contre la torture (PFCT). Au moment de la rédaction du présent rapport, il n'avait pas désigné le Mécanisme de protection nationale envisagé dans le cadre du PFCT pour l'inspection des lieux de détention.

Les tribunaux n'ont pas respecté le droit des accusés à bénéficier d'un procès équitable dans les affaires de connotation politique ou sécuritaire. Les autorités ont continué de maintenir en détention des centaines d’islamistes soupçonnés de violences arrêtés au lendemain des attentats de Casablanca de mai 2003. Un grand nombre d’entre eux ont été condamnés lors de procès inéquitables après avoir été maintenus pendant des mois en détention secrète et soumis à de mauvais traitements et, dans certains cas, à la torture.

La police a arrêté des centaines d’autres suspects suite à d'autres attaques terroristes en 2007 et 2011. Les tribunaux ont condamné un grand nombre d'entre eux sur des accusations d'appartenance à un « réseau terroriste », de recrutement, de formation militaire, ou de préparation pour rejoindre des combattants islamistes en Irak, en Syrie ou ailleurs. La loi marocaine de 2003 sur la lutte contre le terrorisme contient une définition excessivement vague du « terrorisme » et autorise jusqu’à douze jours de détention en garde à vue.

Les tribunaux marocains continuent d'imposer la peine de mort, mais les autorités n’ont procédé à aucune exécution depuis le début des années 1990.

Le problème de la surpopulation carcérale est aggravé du fait que les tribunaux ont souvent recours à la détention provisoire des suspects dans l’attente de leur procès. Selon l'administration pénitentiaire, au 31 août, la population carcérale avait atteint 76 794 personnes, dont 41% en détention préventive, soit 31 334 personnes.

La militante de gauche Wafae Charaf a continué à purger une peine de deux ans de prison pour calomnie et « allégation mensongère » de délit, suite à une plainte qu’elle a déposée et selon laquelle des inconnus l’auraient enlevée et torturée à la fin d’une manifestation de travailleurs au mois d’avril 2014 à Tanger.

Oussama Husn, un militant du mouvement de jeunesse dit « du 20 Février », purgeait une peine de trois ans de prison prononcée en 2014 sur des chefs d’accusation semblables, après avoir mis en ligne une vidéo où il raconte avoir été enlevé et torturé par des inconnus. Les peines dans ces deux cas pourraient avoir un effet dissuasif sur les personnes souhaitant déposer plainte pour des abus commis par les forces de sécurité.
Droit à la vie privée

Les tribunaux marocains ont continué à emprisonner les personnes pour conduite homosexuelle en application de l’article 489 du code pénal, qui interdit « les actes impudiques ou contre nature avec un individu du même sexe ». En octobre, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l'ONU, dans ses observations finales sur le rapport périodique du Maroc, a recommandé « d’abroger sans délai » l'article 489.

Le 30 décembre 2014, la condamnation de deux hommes pour homosexualité prononcée par la juridiction de première instance a été confirmée par une cour d'appel d’Al Hoceima ; l'un des inculpés a été condamné à six mois d'emprisonnement, tandis que l'autre, également condamné pour tentative de corruption, a écopé de 12 mois de prison. En mai, un tribunal de première instance a condamné trois hommes de Taourirt à trois ans de prison pour homosexualité, peine que la cour d'appel d'Oujda a ramenée à quelques mois en juillet. Dans les deux cas, les condamnations se sont fondées sur des aveux sur lesquels les accusés sont revenus devant le tribunal.

À la suite d'une agression collective à caractère homophobe contre un homme dans les rues de Fès le 29 juin, le ministre de la Justice Mustapha Ramid a affirmé que les assaillants devraient être poursuivis mais a aussi fait des déclarations homophobes. Il a par exemple déclaré que les homosexuels devraient éviter de « provoquer » la société. Un tribunal a condamné deux hommes à des peines d'emprisonnement pour leur rôle dans l'agression.

La pénalisation de l'adultère et des relations sexuelles consensuelles entre personnes non mariées a un impact discriminatoire en matière de genre, les victimes de viol risquant ainsi de faire l’objet de poursuites si le violeur accusé est acquitté. Les femmes et les filles font également l'objet de poursuites en cas de grossesse et d'accouchement hors mariage.

En mai, la chambre d'appel du Tribunal de première instance de Rabat a confirmé la peine de dix mois de prison pour adultère et « complicité d'adultère » prononcée à l'encontre de Hicham Mansouri et l’une de ses amies. La police avait fait irruption chez lui et les aurait surpris dans une situation compromettante. Le tribunal avait écarté d’importants éléments de preuves à décharge. La manière dont la police a traité cette affaire, y compris sa surveillance de Mansouri, laisse à penser qu'il ait été poursuivi à titre de représailles pour ses activités militantes au sein de l'Association marocaine pour le journalisme d'investigation (AMJI).

En mars, la police de Casablanca a arrêté El-Mostafa Erriq, un membre de haut rang du mouvement islamiste d'opposition Justice et Spiritualité (Adl wal Ihsan), et une amie, soupçonnés d'adultère. Ils ont été relâchés trois jours plus tard, après que l'épouse d'Erriq a refusé de porter plainte.
Migrants et réfugiés

La mise en œuvre d’un plan de 2013 pour réviser les politiques nationales envers les migrants et les demandeurs d'asile s’est poursuivie, et certains droits fondamentaux leur ont été octroyés. L’agence marocaine chargée des réfugiés a délivré des permis de résidence d’une année renouvelable à plus de 500 réfugiés reconnus par le HCR. Au moment de la rédaction de ce rapport, le Maroc n’avait pas encore déterminé le statut qu’il accorderait à plus de 1 700 Syriens, que le HCR reconnaît comme des réfugiés présumés.

Le Maroc a également délivré, dans le cadre d'une opération de régularisation exceptionnelle qui a pris fin le 31 décembre 2014, des permis de résidence d’une année renouvelable à des milliers de migrants d’origine sub-saharienne qui n’étaient pas des demandeurs d’asile mais qui remplissaient certains critères du plan de 2013. Quelques Syriens ont également obtenu des permis de résidence d’une année grâce à cette opération.
Droits des femmes et des filles

La constitution de 2011 garantit l'égalité pour les femmes, « dans le respect des dispositions de la Constitution, des constantes et des lois du Royaume ».

Le Code de la famille de 2004 a amélioré les droits des femmes en matière de divorce et de garde des enfants, mais il contient des dispositions discriminatoires pour les femmes en matière de succession et de procédures de divorce. Le code a élevé l'âge du mariage de 15 à 18 ans. Toutefois, les juges ont autorisé régulièrement des filles à se marier avant cet âge. Le Maroc n’a pas adopté de législation criminalisant les violences domestiques ou établissant des mesures de protection pour les victimes de violence domestique.
Employé(e)s domestiques

Malgré des lois interdisant le travail des enfants de moins de 15 ans, des milliers d'enfants en-dessous de cet âge — principalement des filles — travailleraient comme domestiques. Selon les Nations Unies, des organisations non gouvernementales et des sources gouvernementales, le nombre d’enfants travaillant comme domestiques a diminué ces dernières années.

Le droit du travail au Maroc exclut les travailleurs domestiques de ses mesures de protection, qui incluent notamment un salaire minimum, la limitation du temps de travail, ainsi qu'un jour de repos hebdomadaire. En 2006, les autorités ont présenté un projet de loi visant à réglementer le travail domestique et à renforcer les interdictions en vigueur portant sur les travailleurs domestiques âgés de moins de 15 ans. Le projet de loi a été révisé mais au moment de la rédaction de ce rapport, il n’avait pas encore été adopté.

Principaux acteurs internationaux

La France, proche allié du Maroc et sa principale source d’investissements étrangers, s'est abstenue de toute critique publique relative aux violations de droits humains dans le pays. Le Maroc et la France ont repris leur accord bilatéral de coopération judiciaire, que le Maroc avait suspendu en 2014, après qu’une juge d’instruction française a convoqué un commandant de police marocain lors de son passage en France sur la base d’une plainte déposée par une victime pour complicité de torture.

Suite à l'adoption d'un amendement par les deux pays, l'accord prévoit qu’un juge qui reçoit une plainte pour un crime commis dans l’autre pays informe immédiatement les autorités judiciaires de l’autre pays et envisage de transférer l’affaire aux tribunaux de ce pays en priorité. Cela conduirait à protéger les responsables marocains de la justice française.

Le Maroc a un piètre bilan en matière d'enquêtes et de poursuites relatives à la torture, et des victimes ont saisi les juridictions françaises en dernier recours. Lors d'une visite de deux jours de François Hollande à Tanger en septembre pour une réunion avec le Roi Mohamed VI, le président français a déclaré que les difficultés entre les deux pays « sont (...) dépassées », et a évité toute mention publique de préoccupations relatives aux droits humains.

Les États-Unis, également un proche allié du royaume, ont également évité toute critique publique du bilan du Maroc en matière de droits humains. En septembre, le Millenium Challenge Corporation, une agence américaine indépendante d'aide gouvernementale qui fournit des subventions aux pays « en fonction de leur engagement démontré pour la gouvernance juste et démocratique, la liberté économique et les investissements dans leur population », a accordé une aide de 450 millions dollars sur cinq ans au Maroc pour soutenir des réformes axées sur l'amélioration de l'éducation et de la productivité des terres. Le Maroc est le deuxième principal destinataire des aides de la MCC après la Tanzanie.

En avril, le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé le mandat de la force de maintien de la paix au Sahara occidental (MINURSO), sans élargir ce mandat pour y inclure la surveillance du respect des droits humains, ce à quoi le Maroc est fortement opposé. Le Bureau du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a mené une enquête sur la situation dans le Sahara occidental sous contrôle marocain ainsi que dans les camps sahraouis gérés par le Front Polisario près de Tindouf en Algérie, mais n'a pas publié de rapport sur son enquête.

Note prospective sur les relations avec l'Afrique (août 2014)

NOTE PROSPECTIVE SUR LES RELATIONS AVEC L’AFRIQUE

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Les relations avec l’Afrique est une priorité de la politique étrangère de notre pays.

Au cours de ces derniers mois notre pays a pu se positionner en tant qu’acteur important dans l’agenda africain, à la fois sur le plan bilatéral, sous régional et par rapport aux partenaires internationaux de l’Afrique.

SUR LE PLAN BILATERAL :

Les visites de Sa Majesté le Roi ont donné l’ossature de la nature du renforcement des relations bilatérales avec les principaux partenaires africains du Maroc. 

Le renforcement du partenariat stratégique avec le Sénégal, la Cote d’Ivoire, la Guinée et le Gabon devra continuer à constituer la priorité de l’action diplomatique en Afrique. 

La Commission de suivi des accords avec ces pays devra être renforcée afin d’en faire un instrument d’élaboration de stratégies adaptées visant à asseoir ce partenariat sur des bases pérennes.

Ce partenariat avec ces pays-clés du premier cercle devrait servir de modèle au renforcement des liens avec d’autres pays africains proches du Maroc, notamment ceux en Afrique Occidentale et Centrale. 

Le Burkina Faso, le Niger, le Togo, le Benin, le Tchad, la RDC, le Cameroun, la Guinée Equatoriale, le Congo, les Comores et la RCA sont les pays qui devraient être concernés par cette perspective.

S’agissant du Mali, il conviendrait de poursuivre les diverses actions et initiatives engagées à l’occasion des visites royales en prenant en considération le retour en force de l’Algérie sur la scène malienne.

Le troisième cercle est constitué de pays avec lesquels notre pays dispose déjà d’un socle assez solide de relations qu’il convient de renforcer et de diversifier et de pays offrant de réelles et prometteuses perspectives de développement de relations politiques et économiques. 

Il s’agit de la Gambie, de la Guinée Bissau, du Cap Vert, du Liberia, de la Sierra Leone, de Sao Tomé et Principe, de Djibouti, de l’Erythrée, du Burundi, du Ghana, du Kenya, de Madagascar, de Maurice et des Seychelles. 

Un quatrième cercle est constitué de pays qui offrent des perspectives encourageantes soit sur le plan politique soit sur le plan économique qu’il conviendrait d’exploiter. Il s’agit de l’Angola, de l’Ethiopie, du Rwanda et de la Tanzanie. 

Le dernier cercle est constitué en majorité de pays de l’Afrique australe et orientale dont la majorité adopte des positions hostiles à notre pays en tête desquels se trouve l’Afrique du Sud, la Namibie et l’Ouganda. 

L’Afrique du Sud, du fait de son poids politique et économique au niveau continental et mondial et de l’influence déterminante qu’elle exerce dans sa sphère d’influence, est un pays incontournable avec lequel il est impératif d’envisager une amélioration des relations.

L’ouverture de canaux de dialogue politique tant avec l’Afrique du Sud qu’avec ces pays est indispensable. 

SUR LE PLAN SOUS REGIONAL 

La non appartenance à l’Union africaine ainsi que la nécessité de compléter le schéma d’ouverture économique du Maroc sur les principaux partenaires du Nord (Union Européenne-Etats Unis) et du Sud (Turquie-Accord d’Agadir), impose plus que jamais la conclusion d’un accord de partenariat économique avec la CEDEAO et avec la CEEAC. 

Cette nécessité devient urgente du fait de la conclusion par l’Union Européenne des APE avec ces pays, accords destinés à remplacer la Convention de Lomé qui régissait les relations sur le plan commercial entre l’UE et les pays ACP. 

Au plan politique, la CEN-SAD est la seule et unique organisation, qui offre un espace d’ouverture régionale à notre pays. 

Cette organisation, qui regroupe 24 pays africains dont la majorité appartient à la zone Saharo-Sahélienne, constitue le cheval de Troie de notre pays pour s’imposer dans la zone Saharo-Sahélienne et faire échec aux manœuvres de l’Algérie visant à exclure le Maroc des processus concernant cette zone stratégique.

Il est impératif de sauvegarder l’existence de cette organisation, de l’investir et d’en faire un instrument de renforcement du positionnement du Maroc sur toutes les thématiques intéressant le continent. 

En raison de la situation prévalant en Libye, il serait souhaitable d’envisager la délocalisation au Maroc, à titre temporaire des services du Secrétariat Exécutif.

Il est également hautement souhaitable de fixer la date du prochain Sommet de l’organisation prévu de se tenir au Maroc avant la fin de l’année. 

La création dans la zone Nord Ouest Africaine d’un espace de dialogue et de coopération, qui regrouperait le Maroc, le Sénégal, la Mauritanie, le Cap Vert et la Guinée Bissau, aura pour objectif de permettre la consolidation de l’ouverture de notre pays dans sa zone naturelle de rayonnement. 

Cet espace pourrait être élargi aux Iles Canaries et aux Açores.

Au plan continental 

L’Union Africaine tend à s’imposer de plus en plus comme le cadre exclusif de coopération interafricaine.

Cette organisation a en effet entrepris un large processus visant à placer sous son égide tous les processus d’intégration continentale.

C’est ainsi que toutes les Conférences ministérielles africaines sectorielles qui préexistaient à l’Union Africaine et auxquelles notre pays était membre seront à court terme concernées par cette stratégie.

L’Union Africaine vise également à s’imposer comme l’interlocuteur privilégié voire exclusif des acteurs internationaux dans le cadre des partenariats régionaux. 

Cette problématique concerne les partenariats entre l’Afrique et les autres pays et régions du monde : Union Européenne/Afrique, Japon/Afrique, Chine/Afrique, France/Afrique, Etats Unis/Afrique, Corée/Afrique, Pays Arabes/Afrique, Amérique du Sud/Afrique, Turquie/Afrique, Inde/Afrique, Russie/Afrique, Thaïlande/Afrique, Vietnam/Afrique.

Le Maroc qui a réussi à imposer le « format du Caire » dans la plupart de ces partenariats devrait entreprendre des démarches en vue d’assoir définitivement ce cadre en réponse au « format de Banjul » que l’Union africaine veut imposer pour exclure notre pays de ces exercices.

Cette situation oblige notre pays à définir une nouvelle stratégie à même de lui permettre de continuer à être un interlocuteur incontournable sur la scène africaine. C’est une nécessité vitale.

Son ami le roi

EDITORIAL | 27. JANVIER 2016 - 12:05


Par Houari Achouri

Le penchant pour le bling-bling de Louis Sarkozy a fait tomber en ruines le mea culpa de son père, Nicolas. Lui, pour des raisons politiques, voulait que ses vacances, en décembre 2015, à Marrakech, restent discrètes, secrètes même, afin de redorer son image de présidentiable ternie par les faveurs que lui accordent les riches, qu’ils soient roi, comme Mohammed VI, ou milliardaire, comme Bolloré, mais son fils, qui a les préoccupations des jeunes parvenus, cherche, au contraire, à se montrer pour faire jaser. 

Résultat : les vacances royales de Sarko sont dévoilées par des photos de son fils, postées sur les réseaux sociaux. Finalement, son allégeance au sultan, traduite dans l’alignement de Sarkozy sur les thèses marocaines concernant la question du Sahara Occidental, et dans ses «piques» répétées contre l’Algérie, pour plaire au roi, n’est pas gratuite. 

S’il avait été simple ministre dans un petit pays africain, musulman ou à composante majoritairement musulmane, il n’aurait eu droit qu’à quelques «bons» pour un pèlerinage gratuit à la Mecque qu’il aurait remis à ses copains (voir article d’Algeriepatriotique). Il n’aurait pas refusé ce petit «geste» en contrepartie de son soutien à la diplomatie marocaine et de ses attaques contre le voisin algérien. Car chez Nicolas Sarkozy, rien n’est gratuit, tout est bon quand il est possible de «gratter» quelque chose. 

Berlusconi l’a bien décrit dans son récent livre en mettant en évidence cette absence totale d’éthique chez l’ex-président français qui l’a poussé à créer les conditions du chaos en Libye et les ingrédients d’une situation d’incertitude en Tunisie, avec des retombées sur la France dont la population, malheureusement, vit maintenant dans la psychose des attentats pour des motifs qui lui sont externes. 

D’ailleurs, les Français l’ont bien compris, les trois quarts d’entre eux ne veulent pas de son retour à la tête de leur pays. Maintenant que la «promotion» de son livre le démasque encore plus à la faveur des débats qu’il est obligé d’avoir en public, ils seront certainement encore plus nombreux à souhaiter qu’il disparaisse de leur paysage politique.
H. A.

Algériepatriotique, 27/0172016

Moroccoleaks : La Fondation Haut Atlas invite Omar Hilale à débattre avec Boukhari Ahmed

La Fondation Haut Atlas, domicilié au Maroc et aux Etats-Unis saisit la Mission marocains à New York pour proposer un débat ouvert entre l'ambassadeur marocain Omar Hilale et le représentant du Front Polisario à New York, Boukhari Ahmed, sur le contentieux du Sahara Occidental.

Le débat est proposé á l'Université de New York, en octobre ou novembre 2014 et il sera articulé, selon la note envoyée par le Représentant Permanent Adjoint, Abderrazzak Laassel, comme suit :

-- Une discussion directe avec le modérateur,

-- Questions/réponses avec l'audience.

Une copie de la lettre envoyée par la Fondation est jointe.





Affaire Mankeur Ndiaye: L’Etat du Sénégal aphone, le Maroc en sauveur



Un activiste marocain a récemment publié un document faisait état d’une supplique du ministre sénégalais des Affaires étrangères étrangères. Mankeur Ndiaye quémandait via l’ambassadeur du Maroc à Dakar trois billets pour le dernier pèlerinage à la Mecque. Une affaire qui embarrasse les autorités sénégalaises même si jusqu’ici personne n’a élevé la voix…

Pendant qu’une certaine presse s’acharne sur des opposants, un ministre de la République fait l’actualité sur la Toile. Il s’agit de Mankeur Ndiaye. Le ministre des Affaires étrangères a quémandé trois billets pour le pèlerinage de la Mecque. L’information a été rendue publique par un hacker marocain du nom de Chris Coleman24.

L’activiste dont le compte twitter a été suspendu a publié le document confidentiel repris par le site diasporasaharaui.blogspot.sn dans lequel l’ambassadeur du Maroc au Sénégal demande à son supérieur hiérarchique, c’est-à-dire le ministre marocain des Affaires étrangères d’accorder à son homologue sénégalais “trois places de pèlerinage qu’il souhaiterait octroyer à ses proches”.

Dans le document estampillé “urgent” et “confidentiel”, Mr Barrada rappelle que ce n’est pas la première fois que le patron de la Diplomatie sénégalaise bénéficie de largesses de la part de ses services. L’affaire ne fait grand bruit que sur la blogosphère sénégalaise. Les autorités sénégalaises semblent opter pour la politique de l’autruche. Aucune voix officielle ne s’est élevée pour réagir à cette affaire qui revêt un caractère scandaleux dans la mesure où c’est un canal officiel qui a été emprunté par un ministre pour demander des faveurs non pour ses compatriotes qui souffrent le martyre un peu partout dans la Diaspora mais pour des intérêts crypto-personnels.

Pour sa part, l’ambassade du Maroc qui a été le porteur du message du ministre sénégalais a sorti un communiqué pour sauver ce dernier qui, selon le document parvenu aux sites en lignes qui ont relayé l’information, n’est pas le seul à bénéficier de largesses du royaume chérifien.

Le document rappelle que “cette démarche est bel et bien accomplie également au profit de quelques autorités religieuses du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissau, pays que couvre cette Ambassade”. Le dernier paragraphe du document jette le discrédit sur le site révélateur des suppliques du ministre.

Du coté de Rabat, c’est silence radio, indique le site incriminé par l’ambassade du Maroc au Sénégal.


BUZZ.SN, 26/01/2016

Moroccoleaks : Arguments marocains concernant l'Afrique

Consolidation de la paix et bonne gouvernance


Le panorama sécuritaire de certaines régions d’Afrique, notamment à l’échelle de la bande sahélo-saharienne et de la façade atlantique, nous montre comment des connections se nouent entre les réseaux du crime organisé et ceux mus par l’extrémisme religieux ; comment des desseins séparatistes fragilisent les structures étatiques et comment la façade atlantique et la porosité de l’espace sahélo-saharien risquent de devenir sinon le point de départ, du moins le relais de tous les trafics et de toutes les menaces sécuritaires à l’échelle internationale et sous-régional.

Au regard de ce panorama, le Maroc est convaincu que ces menaces transnationales requièrent des réponses transversales, solidaires et inclusives. Le Maroc est également convaincu qu’il ne saurait y avoir de développement économique sans une véritable prise en considération de la dimension « paix, sécurité et stabilité », comme il est convaincu qu’il ne saurait y avoir de paix et de sécurité sans la promotion de la démocratie, des droits de l’homme des libertés individuelles et collectives, composantes fondamentales d’une bonne gouvernance.

Il part du principe de l’indivisibilité de la sécurité qui englobe le renforcement de l’Etat de droit, la maîtrise des ressources, la lutte contre les catastrophes naturelles, la sécurité des frontières et tous les principes de la coexistence pacifique.

A cet égard, une mise en œuvre optimale de ce schéma requiert de se pencher, également et avec le même intérêt, sur les questions d’ordre économique, dans la mesure où une problématique originellement économique est intrinsèquement et par essence humaine et ne pourrait qu’avoir des implications sécuritaires aux conséquences parfois imprévisibles et difficilement maîtrisables.

Plus globalement, le Maroc mène une politique active de prévention et de gestion des crises, en même temps que de prévision des risques, dans le cadre de la promotion d’une diplomatie préventive, de maintien et de consolidation de la paix en Afrique, dans le respect des principes d’indépendance, de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale.

Le Maroc a constamment œuvré en faveur de la réconciliation interafricaine, à l’instar de la médiation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui a réussi à rassembler, en 2002, les chefs d’Etat du Libéria, de la Sierra Leone et de la Guinée et a contribué à la renaissance de la confiance dans le fleuve Mano, comme il a apporté, tout récemment, un soutien sans faille à la résolution de la crise malienne.

A partir d’une autre perspective, le Maroc a mis en place, en coopération avec des pays africains, le Rassemblement des Etats africains riverains de l’Atlantique, en vue de définir une approche collective pour contrer les multiples défis qui guettent cet espace et d’en faire une zone de paix et de prospérité partagée.

Il s’est engagé, également, à faire de la Cen-Sad un outil fondamental pour promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité dans la région sahélo-saharienne.

Enfin, le Maroc estime que la coopération triangulaire est un créneau qu’il s’agira de promouvoir davantage pour asseoir un développement humain durable et de proximité.

Il milite, sans relâche, pour que la consolidation de la bonne gouvernance en Afrique soit un fait qui se vérifie dans les expériences réussies de plusieurs pays africains. Ceci dénote de l’appropriation par ces pays des valeurs de démocratie, de bonne gouvernance et des droits de l’homme.

Cet engagement préfigure une évolution positive, en dépit de la persistance de certains foyers de tension.

Il montre que l’Afrique aujourd’hui s’affirme et assume les enjeux et défis cruciaux ayant trait à la prévention des conflits, à la reconstruction post-conflit et à la promotion de la bonne gouvernance, à travers des processus électoraux.

La poursuite de cette orientation permettra à l’Afrique de faire entendre davantage sa voix à l’échelle internationale et de pouvoir peser sur les enjeux mondiaux, qu’ils s‘agisse de défis environnementaux, de la sécurité alimentaire, des mouvements migratoires, des enjeux énergétiques, du commerce international.

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