La société Uber inflige un sérieux camouflet au Maroc

La société américaine de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) Uber a décidé de tenter sa chance au Maroc. Une nouvelle sans aucune transcendance, mais que le Makhzen a voulu présenter comme un grand exploit. Les responsables ne s'attendaient nullement à avoir une mauvaise surprise d'envergure. Le programme informatique d'Uber apporte un cinglant démenti à la propagande servie au public marocain, selon laquelle le Sahara Occidental appartient au Maroc. Du coup, les marocains découvrent que la marocanité du Sahara n'existent que dans leurs cerveaux modelés par des mains expertes agissant pour le compte du Makhzen.

Jason Lemon, un bloggeur basé au Liban l'avait clairement laissé entendre dans un article posté sous le titre de “La dispute du Sahara Occidental donne à Uber un tumultueux lancement au Maroc”. Il a écrit que “les abonnés marocains ne sont pas trop intéressés par le fait de discuter si la région appartient ou pas au Maroc, leur esprits semblent déjà façonnés”. Et c'est la triste réalité. Mème pour beaucoup d'opposants au régime marocain. Ceux-ci vouent une haine viscérale aux marocains qui affichent la moindre sympathie envers les sahraouis. “L'espèce” d'Ali Lmrabet and Company dont les journaux ont été fermés par le gouvernement marocain.

Un certain ingénieur franco-marocain installé en France, convaincu de détenir la vérité sur le Maroc, le Sahara Occidental et le Cosmos dans son ensemble rappelle ses années à l'université et critique les étudiants sahraouis les qualifiant d'arrogants et il critique la décision du Makhzen de leur offrire le transport gratuit pour rentrer chez eux. Pour lui, il s'agit d'une décision très généreuse du gouvernement marocain, alors que la nature du Makhzen ne lui permet pas d'être généreux ni avec les sahraouis ni avec les marocains. Les étudiants sahraouis ont bénéficié du transport gratuir grâce au combat de leurs pères et frères qui a permis au monde de garder la carte du Sahara Occidental séparé de celle du Maroc. Si le gouvernement marocain veut faire preuve de générosité qu'il construise des universités au Sahara pour permettre aux jeunes sahraouis d'étudier chez eux. Mais non, Rabat préfère les faire “exiler” au nord du Maroc pour mieux leur servir les vices marocains. Comment peut-on imaginer que El Aaiun, la capitale d'un vaste territoire comme le Sahara Occidental n'a pas une seule université?

Por un autre bloggueur qui se dit de la gauche marocaine, les exactions commises contre les citoyens marocains relèvent de la répression. Contre elles visent les sahraouis, il s'agit d'une “escalade contre les séparatistes”. En d'autres mots, c'est “halal” de mater les sahraouis.

Aujourd'hui, l'état de santé d'Ali Lmrabet s'aggrave suite à sa grève de la faim. Peu de soutien il a trouvé au Maroc ou d'ailleurs. Parce qu'il avait dit, un jour, que les sahraouis de Tindouf étaient des réfugiés et non pas des séquestrés comme décrits par la propagande officielle tant aimée par le public marocain.

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