Sahara occidental : le Premier ministre dans le désert

En tant que Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique, Abdelkader Taleb Omar est, dans les faits, le Premier ministre d’un camp de réfugiés
TINDOUF, Algérie – Abdelkader Taleb Omar est à la tête d’un gouvernement on ne peut plus singulier. En tant que Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), il est, dans les faits, le Premier ministre d’un camp de réfugiés.
La RASD est le gouvernement en exil du Sahara occidental, un immense territoire au nord-ouest de l’Afrique qui est occupé par le Maroc depuis près de quarante ans.
Il mène ses activités depuis Rabouni, le centre administratif d’un groupe de camps de réfugiés situés dans le Sahara algérien, où vit une part importante de la population autochtone du Sahara occidental depuis l’invasion marocaine du territoire en 1975.

J’ai rencontré Abdelkader Taleb Omar dans un petit bâtiment semi-officiel et presque désert en bordure du camp de réfugiés sahraouis le plus isolé. Le bâtiment en lui-même ne compte guère plus que deux rangées de pièces blanches séparées par un couloir en plein air. Pour notre entrevue, Abdelkader Taleb Omar s’était installé dans la première pièce sur la droite.

Abdelkader Taleb Omar a fui l’invasion marocaine, comme près de la moitié de son peuple, lorsqu’il avait une vingtaine d’années. Il a ensuite gravi les échelons de la politique, exerçant les fonctions de président du parlement sahraoui, puis gouverneur de l’un des camps de réfugiés, avant d’être nommé Premier ministre en 2003. Il était timide, peu charismatique et prudent, mais je pense que cela tenait davantage à un état de fatigue général qu’à la crainte de mal s’exprimer.

En tant que chef du gouvernement en exil, il est confronté à un certain nombre de défis. Il doit gouverner les camps de réfugiés eux-mêmes, superviser la représentation de la cause sahraouie à l’échelle internationale et enfin œuvrer en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui.
Cependant, il se heurte à un problème plus important au quotidien : convaincre la population de réfugiés de la nécessité de maintenir la paix avec le Maroc, la nation qui occupe son pays.


Pendant quinze ans, l’organisation qui a créé la RASD – le mouvement indépendantiste sahraoui connu sous le nom de Front Polisario – a mené une guérilla contre les forces marocaines pour le contrôle du Sahara occidental.
Le Polisario a été créé en 1973 pour lutter contre l’administration coloniale espagnole du Sahara occidental. Toutefois, après le retrait des Espagnols et l’invasion du territoire par le Maroc et la Mauritanie, il a reporté ses efforts sur ces derniers. Le Polisario est rapidement venu à bout des forces mauritaniennes, mais n’a pas été en mesure de faire de même avec le Maroc et ce dernier a annexé le Sahara occidental.
Un cessez-le feu a été conclu entre le Front Polisario et le Maroc en 1991.
« Le fait est que de nombreuses victoires ont été remportées au cours des quinze années de lutte armée, mais pour être honnête, la paix a entraîné une stagnation », explique Abdelkader Taleb Omar. « Désormais, l’un de nos principaux défis est de faire en sorte que les gens continuent à accepter le processus de paix. »
En 1991, un référendum organisé sous les auspices de l’ONU a été promis aux Sahraouis afin qu’ils déterminent le sort du Sahara occidental. Cependant, ce référendum, qui selon le Maroc et les Sahraouis aurait abouti à l’indépendance, n’a toujours pas eu lieu et beaucoup ont perdu espoir dans la paix.
« A ce stade, certains jeunes ne souhaitent plus que la lutte armée. Ils savent que, au début de la guerre, nous avons capturé de nombreux soldats, mis la main sur des armes et des chars et que nous nous battions pour notre pays », ajoute Abdelkader Taleb Omar.
« Le désir de combattre face à l’injustice est une réaction humaine. »
La politique actuelle de la RASD soutient néanmoins un règlement international, pacifique et négocié par l’intermédiaire de l’ONU.
La RASD et la direction du Polisario ont souvent fait allusion au retour à la lutte armée avec le Maroc, mais peu de choses en sont ressorties.
Lorsqu’on lui a demandé s’il pensait que les Sahraouis pourraient vraiment gagner une guerre contre le Maroc, le Premier ministre a répondu qu’il le croyait mais qu’il était difficile de concevoir de quelle façon – et la politique soutenant la paix des hauts-responsables reflète probablement cette réalité.
« Etant donné ce qui est arrivé depuis 1991, les gens dans les camps de réfugiés accordent peu de confiance à l’ONU, mais nous croyons encore qu’un jour le Maroc acceptera un référendum, d’une façon ou d’une autre », explique Abdelkader Taleb Omar.
« L’Histoire nous a enseigné que les fronts de libération finissent toujours par gagner. »
Le gouvernement marocain a fait valoir que son droit au Sahara occidental, qu’il qualifie de « province du sud » du Maroc, découle de son empire colonial pré-européen.
Abdelkader Taleb Omar rétorque que le Maroc n’a pas plus de droit sur le Sahara occidental qu’il n’en a sur l’Andalousie, qui faisait également partie de son empire autrefois, et le droit international est de son côté depuis que la Cour internationale de justice est en substance parvenue à la même conclusion en 1975.
Cependant, les Sahraouis ont récemment connu des revers diplomatiques. Le vote d’avril sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies au Sahara occidental (MINURSO), n’a encore une fois pas inclus l’objectif tant souhaité d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme.
En conséquence, le Premier ministre a annoncé que la RASD allait revoir sa position stratégique. Il a toutefois souligné que le soutien de l’Union africaine à la cause sahraouie était un triomphe.
« Le régime marocain souffre de l’occupation », affirme-t-il. « En fait, le Sahara occidental est devenu une sorte de cancer pour le Maroc. »
« Il a empêché le Maroc de se rapprocher de l’Union africaine et entrave la construction de l’Union du Maghreb. »


Une partisane du mouvement séparatiste du Front Polisario tient le drapeau du parti lors de l’ouverture du Forum social mondial, le 26 mars 2013 en Tunisie (AFP)
Khadija Hamdi, ministre de la Culture d’Abdelkader Taleb Omar, importante responsable de la RASD et aussi épouse de l’actuel président sahraoui en exil, pense que les Sahraouis doivent repenser leur approche.
« Le conflit dure depuis quarante ans et oui, il faut changer notre façon de penser », a-t-elle confié à MEE. « Nous devons réexaminer les mécanismes que nous avons mis en place sur le plan politique. »
Comme le reste des dirigeants sahraouis, elle souligne l’importance de la reconnaissance et du soutien de la communauté internationale, mais ne sait pas d’où pourrait venir le changement.
Mohamed Salem Ould Salek, le ministre des Affaires étrangères d’Abdelkader Taleb Omar, un homme éloquent qui parle quatre langues, a dit à peu près la même chose.
Il considère le soutien qu’apportent la France et les Etats-Unis au Maroc au Conseil de sécurité de l’ONU comme peut-être le plus grand obstacle au règlement du conflit.
« Le gouvernement britannique doit soulever ce point devant l’Union européenne et montrer que la position de la France est inacceptable », affirme-t-il.
« La question doit être posée : pourquoi l’UE n’a-t-elle pas été plus ferme avec le Maroc ? La France doit revoir sa position. »
Les dirigeants sahraouis sont clairement aux prises avec la mission incroyablement difficile de se battre pour leurs droits dans un monde où les relations et de puissants alliés importent souvent davantage que la loi ou la justice.
La consolation de se savoir du bon côté de l’histoire ne peut durer éternellement, mais le Premier ministre affirme que la cause sahraouie est de celles qui en valent la peine.
Néanmoins, on sent en lui et en d’autres responsables sahraouis une pointe de lassitude ; ils attendent dans la chaleur et la misère depuis des dizaines d’années.
« Il est très difficile de garder espoir », reconnaît-il. « Cependant, nous sommes un petit peuple qui a combattu deux occupants [le Maroc et la Mauritanie] et nous en avons chassé un. »
« En fin de compte, les gens préféreront toujours se battre pour leur liberté en dépit des conditions de vie difficiles dans les camps. »

Le roi des putes et des pédés marocains, le plus riche de l'Afrique (Forbes)

Alors que les écoles du Maroc sont classées parmi les pires au monde, selon l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE), Mohammed VI a été classé par la revue Forbes comme le plus riche des rois d'Afrique.

En effet, alors que según le rapport produit par l'OCDE sur la qualité des écoles par pays dans le monde, le Maroc s’est classé 73e sur une liste de 76 pays objets d’évaluation, l’hebdomadaire américain Forbes a publié son classement des cinq rois les plus riches d’Afrique. Avec une fortune estimée à plus de deux milliards de dollars, Mohammed VI figure en tête de ce classement.

Un pactole dont l’origine reste à vérifier et essentiellement tiré des investissements. Selon cet hebdomadaire américain, la fortune du souverain du Maroc « provient de son contrôle sur la Société nationale d’investissement (SNI) ».

Les actifs de la SNI sont estimés à plus de 10 milliards de dollars. La holding détient 48% d’Attijariwafa, la plus grande banque marocaine, et est l’actionnaire majoritaire du géant de la distribution Marjane, de la compagnie minière Managem et de l’opérateur téléphonique Inwi.


Ainsi, le roi Mohammed VI détient une fortune colossale au moment où son peuple est contraint à fournir des prostituées au monde entier, y compris Israel et peu de jeunes marocains ne se sont pas prostitués dans les plages du Maroc où les pervers arrivent par des milliers pour assouvir leurs étranges impulsions.

Pour rappel, au mois de février 2015, le journal français Le Monde avait révélé l'existence d'un compte en banque secret dans la banque suisse HSBC au nom du roi du Maroc, Mohammed VI. La honte de la honte est passé sous silence au Maroc, où le ridicule ne tue plus.

Algérie-Maroc et la solution au Sahara occidental: Messahel rejette l’idée d’une médiation internationale

Bien que chacun défende une approche différente de l’autre sur le dossier du Sahara occidental, l’Algérie et le Maroc n’ont besoin d’aucune médiation internationale.



C’est le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines qui le dit. Abdelkader Messahel estime que les deux pays ne connaissent aucun différend qui nécessite une médiation internationale. « Il n’existe ni différend ni médiation » entre l’Algérie et le Maroc, a souligné, hier, M. Messahel en marge d’une journée d’étude au Conseil de la nation sur « l’approche algérienne en matière de lutte antiterroriste ». Sa déclaration venait en réponse à une question sur la volonté de certains pays de jouer le rôle de médiateurs entre les deux voisins concernant la question du Sahara occidental.
Il ajoute : « Le dossier du Sahara occidental est traité dans le cadre des Nations unies et nous souhaitons qu’il soit résolu dans les plus brefs délais ». Façon d’expliquer que l’Algérie n’est pas une partie de la crise, mais juste un pays voisin qui défend le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Une position qui dérange le royaume chérifien qui propose un plan d’autonomie. Dernier dossier de décolonisation inscrit à l’ONU, le Sahara occidental constitue un sujet de polémique entre l’Algérie et le Maroc.
Mais, à travers le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, l’Algérie qui applique le principe de non-ingérence ne s’estime pas dans le besoin d’une quelconque médiation. A une autre question relative à d’éventuelles répercussions négatives de la récente crise diplomatique entre Alger et Nouakchott sur le processus de coordination des efforts entre les pays du voisinage du Mali, M. Messahel a affirmé qu’aucun différend n’existait entre les pays voisins du Mali concernant l’unité et la stabilité de ce pays.
Dire que la décision de l’Algérie à appliquer le principe de la réciprocité, en déclarant persona non grata un diplomate mauritanien à Alger, après que la Mauritanie ait expulsé le diplomate algérien Belkacem Cherouati, accusé d’avoir influé un article susceptible de nuire à ses relations avec le Maroc, relève de la relation bilatérale entre les deux pays. Les efforts pour arriver à une solution au Mali doivent être prémunis des questions bilatérales.
Dans son intervention, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines avait évoqué la question de la médiation en vue d’unifier les rangs des antagonistes maliens et des belligérants libyens ainsi que les initiatives de certains pays allant dans ce sens. La conjoncture exige la coordination et la conjugaison de tous les efforts, car « une multitude d’initiatives n’apporte point de solutions », a-t-il expliqué.
Concernant la Libye, M. Messahel a indiqué que la médiation se faisait actuellement au niveau des Nations unies et l’Algérie, qui « jouit d’une expérience avérée en matière de médiation, soutient l’initiative onusienne, car allant en droite ligne avec sa position qui privilégie les solutions pacifiques et politiques garantissant l’intégrité territoriale de la Libye». L’agenda de la médiation menée par l’Algérie sous l’égide des Nations unies comprend plusieurs réunions à venir entre antagonistes libyens pour mettre fin à la situation critique et « difficile » que vit ce pays, a-t-il ajouté. Enfin, M. Messahel a estimé que « le pire est à craindre en Libye, tant que les Libyens ne sont pas parvenus à une solution politique qui garantisse l’unité du pays et la sécurité de ses citoyens, notamment en l’absence d’un pouvoir central qui impose son autorité sur tout le territoire libyen ».

Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

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