Règlement politique du conflit du Sahara occidental : L'Algérie note avec "satisfaction" l'engagement de l'ONU

L'Algérie a noté avec «satisfaction» l'engagement du Conseil de sécurité de l'ONU en faveur d'un règlement politique qui pourvoit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. 

L'Algérie note avec satisfaction que dans sa résolution 2218 (2015) le Conseil de sécurité réitère l'engagement des Nations Unies pour un règlement politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations Unies, ainsi que des résolutions de l'Assemblée générale, du Conseil de sécurité et de la doctrine universelle en matière de décolonisation», a affirmé mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, dans une déclaration à l'APS. 

«L'Algérie formule le vœu de voir les efforts des Nations Unies et de l'Union africaine contribuer pleinement au processus de règlement politique du conflit du Sahara occidental et de mettre fin à l'impasse actuelle dans le parachèvement de la décolonisation de ce territoire, inscrit par l'ONU sur la liste des territoires non autonomes depuis plus d'un demi-siècle», a précisé la même source. «L'Algérie se félicite de la mobilisation de la communauté internationale pour la prise en charge par les Nations Unies de la question de la surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental et note avec intérêt l'appel des membres du Conseil de sécurité pour la mise au point et l'application de mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect de ces droits dans le territoire du Sahara occidental». 

«En sa qualité de pays voisin et observateur du processus de règlement, l'Algérie tient à réaffirmer son soutien au Secrétaire général des Nations Unies et à son Envoyé personnel, l'Ambassadeur Christopher Ross, et à les assurer de sa coopération dans leurs efforts pour aider le Maroc et le Front Polisario à atteindre un règlement du conflit qui assure au peuple du Sahara occidental le libre exercice de son droit à l'autodétermination», a-t-on souligné de même source. 

«Dans cette perspective, l'Algérie réitère son appel aux deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, pour continuer à œuvrer, de bonne foi, sous l'égide des Nations Unies afin de parvenir, à travers des négociations directes et sans préalables, à une solution juste et durable de ce conflit dans l'intérêt des deux peuples marocain et sahraoui frères et de l'ensemble des peuples du Maghreb», ajoute le porte-parole du MAE. 

De son côté le Front Polisario a pris note de la résolution que le Conseil de sécurité vient d'adopter sur le Sahara occidental, par laquelle il réaffirme son soutien aux négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc pour parvenir à une solution qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies. 

«Le Front Polisario a pris note de la résolution que le Conseil de sécurité vient d'adopter sur le Sahara occidental, par laquelle il réaffirme son soutien aux négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc pour parvenir à une solution qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies», a déclaré à la presse le représentant du Front Polisario à l'ONU, Ahmed Boukhari.

Sahara Occidental : Plaidoyer pour un règelement rapide du plus vieux conflit en Afrique

Un député français a interpellé son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sur la nécessité pour la France d’appuyer toute initiative visant un règlement politique « rapide » du conflit sahraoui à travers l’application du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Dans une question écrite adressée au chef de la diplomatie française et publiée mardi au JO français, le député de la Meurthe-et-Moselle à l’Assemblée française, Hervé Féron, a souhaité « connaître les intentions » du gouvernement français s’agissant de la question sahraouie.

Plaidant ainsi pour une application « une fois pour toutes du droit des Sahraouis à l’autodétermination conformément aux résolutions de l’ONU depuis plusieurs dizaines d’années », le député du Parti Socialiste (PS) a rappelé la résolution 690 du 29 avril 1991 du Conseil de sécurité, portant création de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso).

Il a souligné, à ce propos, la revendication depuis quelques années du Front Polisario relative à l’élargissement des prérogatives de la mission onusienne à la surveillance des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Il s’est référé, dans ce sens, à la demande du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans son rapport d’avril 2013 quant à « une surveillance indépendante, impartiale, complète et constante » de la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés.

« Mais il s’agit pour le Conseil de sécurité d’avancer dans le processus de négociation actuellement enlisé, plus de vingt ans après la création de la Minurso », a ajouté M. Féron, rappelant l’adoption, le 27 mars dernier de la résolution du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) réaffirmant l’engagement de l’organisation panafricaine en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui.

Mercredi dernier, des ONG françaises de défense des droits ont dénoncé la pratique de la torture et des traitements inhumains exercés par les forces d’occupation marocaines contre les populations sahraouies dans les territoires occupés, appelant le président français François Hollande à s’engager, afin que le mandat de la Minurso soit élargi à la surveillance des droits de l’homme. « Les manifestations, toujours pacifiques, de la population sahraouie pour le droit à l’autodétermination sont violemment réprimées.



Le prouesses sexuelles de l’ambassadeur Omar Hilale - Omar Hilale – Kompass, une relation plus que douteuse

Dans les notes confidentielles publiées par le hacker français Chris Coleman_24, le nom d’Anders Kompass est cité des dizaines de fois.

Kompass est de nationalité suédoise et il est le directeur des opérations au sein du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme. Omar Hilale, ambassadeur du Maroc à Genève à l’époque avait réussi à le recruter et le mettre à son service. Dans les notes dévoilées par Coleman, Hilale le décrit comme « mon ami », « notre ami », « mon confident »… Il est une des principales sources du diplomate marocain notamment dans la question du Sahara Occidental.

Selon les mêmes notes, les exploits de Kompass sont nombreux. Il a réussi à manipuler l’ancienne Commissaire aux Droits de l’homme, Mme Navi Pillay. Il a réussi à empêcher une rencontre avec le président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, mais surtout il a réussi à empêcher que Mme Pillay se prononce en faveur d’une surveillance par la MINURSO de la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental. C’est dire que l’ambassadeur Hilale lui doit une fière chandelle. Ses « prouesses » ont aidé à la « promotion » de Hilale. Sa centrale l’a nommé ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies. 

Même après sa mutation à New York, Hilale a continué à recevoir des rapports de son agent à Genève, Anders Kompass. Quel est le secret d’un tel dévouement ? La réponse se trouve dans les lettres adressées par Hilale à sa centrale de Rabat. Il l’accueillait souvent dans sa loge, ce qui dénote des relations trop intimes. L’abnégation avec laquelle travaillait Anders pour défendre les intérêts du Maroc au sein du Haut Commissariat aux droits de l’homme trahissent une relation sexuelle entre les deux personnages. Les tendances homosexuelles de Kompass ne laissent aucun doute sur la nature des relations qu’il entretenait avec le diplomate marocain.

Décolonisation du Sahara occidental : Ban Ki-Moon tance le Maroc

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé vendredi le Maroc et le Front Polisario à "redoubler d'efforts pour négocier une solution politique mutuellement acceptable, qui permette une autodétermination pour la population du Sahara occidental". 

"Je réitère mon appel aux parties (..) à redoubler d'efforts pour négocier une solution politique mutuellement acceptable qui permette une autodétermination pour la population du Sahara occidental", a écrit Ban dans un rapport transmis vendredi au Conseil de sécurité en prévision du renouvellement annuel du mandat de la Mission de l'ONU pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso). 

"Il est trop tôt pour dire si la nouvelle approche choisie" par le représentant du SG de l'ONU, Christopher Ross, "portera ses fruits", a-t-il dit ; par ailleurs, affirmant toutefois que "40 ans après le début de ce conflit (...) rien ne justifie de maintenir le statu quo". Ban a souligné que "la frustra-tion croissante parmi les Sahraouis et l'expansion des réseaux criminels et extrémistes dans la région Sahel-Sahara présentent des risques accrus pour la stabilité et la sécurité de la région", relevant que le règlement de la question sahraouie "diminuerait ces risques".

Le rapport, cité par l'AFP, réitère les appels à "améliorer la coopération" en matière de droits de l'homme, notamment en facilitant la visite d'experts de l'ONU sur place. La Minurso, dont le mandat arrive à échéance le 30 avril, est actuellement essentiellement chargée de surveiller un cessez-le-feu conclu en 1991.

Bruxelles note une évolution significative américaine sur le dossier

A Bruxelles, le représentant de Robert-F Kennedy, proche de B. Obama, prédisait une évolution significative de la position américaine sur le dossier sahraoui. Le communiqué rendu public, à l’issue de la 3e session du dialogue stratégique Etats-unis-Algérie, valide les prédictions du think-tank américain...

A Bruxelles, lors d’un prestigieux prix décerné à Aminatou Haidar, figure emblématique de la résistance sahraouie, le représentant du Centre Robert-F. Kennedy, fondation proche de Barack Obama, avait dit en aparté à quelques journalistes (dont celui du Soir d’Algérie) : «Sous le mandat d’Obama, la question sahraouie sortira du statu quo, la doctrine du président actuel s’accommode, parfaitement, du référendum d’autodétermination et des résolutions onusiennes sur le dossier.»

Depuis, les indices apparents ou les indiscrétions «diplomatiques» tant à New York (siège de l’ONU) ou à Bruxelles, place forte et plaque tournante des enjeux et des conciliabules planétaires, tendent à accréditer les prédictions du think-tank américain. Les Etats-Unis n’ont pas cessé depuis l’investiture d’Obama, notamment lors du mandat actuel, de multiplier les gestes en faveur du Sahara occidental. 

L’an dernier, les Américains étaient sur le point de parrainer une résolution contraignante pour le Maroc destinée à l’élargissement des prérogatives de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis, sous colonisation marocaine. Le Conseil de sécurité de l’ONU a évité, de justesse, cette option mais en exigeant de Rabat des progrès sur la question. A la veille de l’étude de la question sahraouie par l’instance décisionnelle onusienne (fin avril en cours), rien n’indique, cependant, que le Maroc ait emprunté cette voie. 

Le palais royal et ses démembrements makhzéniens s’enferment, davantage aujourd’hui qu’hier, dans leur fuite en avant, dans le déni des réalités. Le Maroc travaille sur des bases de données erronées, se croyant important comme il l’était avant, aux yeux des Etats-Unis, incontournable même, se convainc-t-il. Pas plus faux comme analyse, pourtant. Les priorités américaines, l’Union européennes, voire de l’Otan dans la région ont muté profondément. Présentement, c’est l’Algérie qui est «la prunelle des yeux» de tout ce beau monde. 

Sur la lutte antiterroriste, le Sahel, la Libye, la Tunisie, fragile et traversant une crise économique sans précédent qu’une profonde relation avec Alger devient vitale pour ce pays voisin, l’immigration subsaharienne, autant de dossiers chauds qui nécessitent la coopération, la pleine coopération de l’Algérie. Alors que la diplomatie marocaine ne cesse de «fournir» à ses interlocuteurs occidentaux de fausses pistes, des mensonges emballés sous forme d’informations «prioritaires», concernant, notamment, la supposée implication du Polisario dans le terrorisme. Cette démarche cinglée est vouée, évidemment, à l’échec.

Les fins limiers des renseignements des Etats-unis, de l’Otan et des pays européens qui savent — et travaillent même — avec le Polisario et la RASD sur le dossier de la lutte antiterroriste, remettent régulièrement des rapports qui invalident les élucubrations marocaines.

Le communiqué commun signé et rendu public à l’issue de la 3e session du dialogue stratégique Etats-Unis-Alger et relatif à la question sahraouie marque, cependant, un tournant majeur. Les deux délégations aux pourparlers, conduites par Lamamra et John Kerry, conviennent d’une «solution politique mutuellement acceptable, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental». Un peu plus loin dans le texte, relever que le tout doit être dans le cadre «d’arrangements conformes aux buts et principes de la Charte des Nations-Unies».

Mohamed Abdelaziz, président de la République sahraouie, n’aurait pas hésité, un seul instant, à produire une telle déclaration tant elle est, point par point, conforme aux revendications de son peuple depuis quatre décennies. Ce qui donne du crédit, beaucoup de crédit, aux fuites, savamment distillées par le Robert-F. Kennedy Center à Bruxelles.

A. M.

Le Soir d'Algérie, 11/04/2015


Sahara Occidental : plein soutien de Paris à la colonisation marocaine



Les rencontres cycliques entre les responsables français et marocains, depuis notamment la visite, février dernier, du roi Mohammed VI, à Paris, lors de laquelle,rien n’augure de bon s’agissant de promouvoir la Légalité internationale, seule voie à même de garantir la paix et la sécurité, sur les plans régional et international.


La visite du Premier ministre français au Maroc, jeudi dernier, a vu ce dernier réaffirmer la traditionnelle position de ses prédécesseurs, à ce poste, sur le Sahara occidental. Position de Paris, en faveur de la proposition marocaine «d’autonomie», pour une question de décolonisation inscrite sur le registre onusien et son règlement passe par la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental. 

Indiquant que la position de Paris demeure «inchangée» sur la Question du Sahara occidental, Manuel Valls n’a fait, par ailleurs, que reprendre sa déclaration tenue en juillet 2012, lors de sa visite au Maroc, durant laquelle il a déclaré «la position de la France sur ce point ne change pas». Il n’est pas surpris de voir la position politique des responsables français, en direction de la Question du Sahara occidental «inchangée» selon le terme de Valls, au regard, faut-il le souligner, du soutien politico-militaire et diplomatique, il y a de cela quatre décennies, lors de l’invasion de l’armée marocaine en 1975, du Sahara occidental. 

Entre le discours et les actes des officiels français l’Histoire retiendra les faits, lesquels même sur d’autres questions de l’actualité régionale et internationale, attestent que Paris relègue au second plan la teneur des questions des droits de l’Homme, dont le plus fondamental est le droit légitime d’un peuple à vivre dignement et indépendant sur ses terres. Valls qui poursuit la politique de ses prédécesseurs sur la question du Sahara occidental, s’est rendu au Maroc, quelques jours après la défaite de sa formation politique, le parti socialiste (PS), lors du scrutin départemental mars dernier et près d’une année de la débâcle aussi du PS lors des municipales l’année dernière, en mars, défaites attestant la sanction de l’électorat français des choix de François Hollande et de son Premier ministre Valls. 

La roue de l’économie française étant rouillée, par l’impact de la crise économico-financière et l’émergence en force de nouvelles puissances économiques des pays du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), à travers sa relation stratégique avec Rabat, Paris espère améliorer sa position sur le marché international et trouver des débouchées à ses problèmes économiques et de croissance. Comme tout système colonial inscrivant parmi ses objectifs, notamment des intérêts économiques, et que la colonisation marocaine n’échappe pas à la règle, étant un élève des ex-puissances coloniales qu’a connu l’Histoire, dont celui de la France, la spoliation et l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental, par l’occupant marocain, en profite à ses alliés, dont la France.

La légalité internationale bafouée par un droit de veto

En adoptant une position sur la Question du Sahara occidental, fondamentalement opposée à la légalité internationale, et l’esprit de la Charte des Nations unies, pour une question de décolonisation inscrite à l’ONU, Valls a brandi le veto français, non pas au Conseil de sécurité, mais à partir de Rabat. La France, a précisé Emanuel Valls, «a bien un objectif qui est de rester le partenaire de référence pour le Maroc» avant d’ajouter «dans tous les domaines de coopération, notamment politique».

La France qui ne manque pas, d’un autre côté, de tenir un discours dans lequel Paris dit soutenir les efforts déployés dans le cadre des Nations unies pour parvenir à un règlement de la Question du Sahara occidental, en dehors de la légalité internationale et selon la realpolitik que celle-ci est dictée par les intérêts de la colonisation marocaine et de ses alliés, dont la France. Paris sape à divers niveaux et par différents moyens le processus de décolonisation du Sahara occidental, pour ne citer que son lobby, lequel œuvre conjointement avec son homologue, le lobby sioniste, dans les couloirs et les coulisses de l’ONU, pour faire retarder toute prise de décision effective pour la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Et à un autre niveau, le Conseil de sécurité, en l’occurrence, c’est le droit de veto qui est l’autre moyen dont use la France, dans son soutien à la colonisation marocaine du Sahara occidental, pour brimer le droit à l’expression du peuple sahraoui, lequel droit est garanti historiquement par la Légalité internationale. Après sa visite à Rabat, le Premier ministre français, Manuel Valls s’est rendu au Portugal, mais certainement pas pour s’imprégner des leçons de l’Histoire.

Le Portugal, étant l’ex-puissance coloniale, pour rappel, durant près de quatre siècles, du Timor oriental, lequel a été envahi en 1976, par l’armée indonésienne qui l’a annexé et ne fut jamais reconnu par l’ONU, même cas de figure pour le Maroc. À ce propos, l’ONU et les États à travers le monde ne reconnaissent pas, faut-il le noter, la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental. En août 1999, l’institution onusienne organise le référendum au Timor oriental, au terme duquel ce pays a eu son indépendance en 2002. La réunion du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, au courant de ce mois-ci, va encore dévoiler le rôle de Paris, dans son soutien à Rabat, notamment par le mutisme que continue d’adopter la France officielle, à l’égard des pratiques des autorités coloniales d’atteintes des droits de l’homme des Sahraouis dans les territoires encore sous occupation marocaine.

Lesquelles pratiques et exactions sont dénoncées par l’opinion française, à travers des manifestations, sit-in et conférences, notamment à Paris, durant lesquelles la politique coloniale répressive des Sahraouis par Rabat est décriée notamment par de vifs témoignages, notamment des victimes. Oppression et répression des Sahraouis des territoires encore sous occupation marocaine par les autorités coloniales de Rabat ainsi que la spoliation des ressources naturelles du peuple sahraoui. Lequel peuple est privé de son droit à l’expression par un référendum d’autodétermination, que Paris fait fi de cette atteinte au droit, dans ses discours sur son attachement au respect des droits de l’Homme, pis encore, en usant de son veto pour que la Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental (Minurso) ne soit pas dotée d’un mécanisme de supervision des droits de l’Homme, au Sahara occidental, alorsque les autres missions de l’ONU, à travers le monde, en sont dotées.

Karima Bennour

Lourdes peines d’emprisonnement contre le Sahraoui M’barek Daoudi (Sahara occidental)

Le tribunal colonial marocain a condamné le prisonnier politique sahraoui, M’barek Daoudi, à six mois de prison ferme , a rapporté une source de bureau Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme (CODESA).

Selon la même source, le prisonnier politique sahraoui Mbarek Daoudi a passé plus de 17 mois en prison. Pour rappel , le prisonnier sahraoui a été arrêté en raison de ses positions politiques, pour avoir revendiqué le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, et mené des grèves de la faim dont celle entamée depuis le 1er novembre 2014 et qui a duré près de 50 jours.

Les députés italiens adoptent deux motions de soutien en faveur du peuple sahraoui

La Chambre italienne des députés a adopté, lors de l'examen, récemment à Rome, de la question de participation de l'Italie à la Mission des Nations unies pour le référendum sur le Sahara occidental (Minurso), deux motions de soutien en faveur du peuple sahraoui.

La première motion engage le gouvernement italien à "évaluer l'opportunité de poursuivre, le plus rapidement possible, la participation italienne à la Minurso et aux initiatives de soutien en faveur du peuple sahraoui, et à poursuivre l'activité diplomatique visant à parvenir à une solution juste et équitable du problème du Sahara occidental".

La deuxième motion engage, quant à elle, le gouvernement italien à "vérifier l'opportunité de ne pas interrompre la participation italienne à la Minurso" et à s'"activer dans les sièges internationaux pour que le mandat de cette Mission soit élargi, envisageant, notamment des tâches en matière de respect des Droits de l'Homme". Les deux motions ont été intégrées dans un texte final adopté par la Chambre italienne des députés, fixant le niveau de participation de l'Italie aux Missions des Nations unies pour le maintien de la paix et les budgets qui leur seront alloués pour la période allant du 1er janvier au 30 septembre 2015.

Une délégation sahraouie reçue au ministère des Affaires étrangères de la Slovénie

Une délégation du Front POLISARIO, conduite par Mohamed Sidati, membre du Secrétariat national et ministre délégué pour l'Europe, a été reçue mardi au siège du ministère des Affaires étrangères de la Slovénie par l'ambassadeur Robert Kokalj, chef du Département de l'Afrique, Moyen-Orient, Asie et Océanie. Lors de la réunion, Mohamed Sidati a informé son interlocuteur des derniers développements de la question du Sahara occidental, les obstacles dressés par le Maroc, les violations flagrantes des droits humains, l'exploitation illégale des ressources naturelles sahraouies qui constituent une forte menace au processus de paix et aux efforts de la communauté internationale. Pour sa part, l'ambassadeur Kokalj a exprimé le soutien de son pays aux efforts du SG de l'ONU et son envoyé personnel pour reprendre les négociations directes entre les deux parties, le Polisario et le Maroc, afin de parvenir à une solution pacifique qui garantit le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies.

La délégation sahraouie a également été reçue au Département de la Coopération et au Développement et à l'Aide humanitaire du même ministère. 


A quelques jours de la présentation du rapport de Ross sur le Sahara occidental au Conseil de sécurité: Les Américains se mettent de la partie

Sur le plan diplomatique, la cause sahraouie avance lentement peut-être, mais à pas rassurants permettant aux Sahraouis de concrétiser l’objectif principal qu’est l’indépendance, d’autant que cette même cause ne cesse de marquer des points. 


La communauté internationale semble, en effet, de plus en plus consciente du droit des Sahraouis à l’autodétermination. En tout cas, les Etats-Unis ont exprimé leur soutien en faveur de la résolution 2152 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental et ont fait part de leur engagement à aider les parties au conflit (le Front Polisario et le Maroc) en vue de parvenir à une solution politique «juste, durable et mutuellement acceptable, qui assurera l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».

En effet, dans un communiqué commun rendu public à l’issue de la troisième session du dialogue stratégique algéro-américain, tenue mercredi dernier à Washington, l’Algérie et les USA «ont exprimé leur soutien en faveur de la résolution 2152 du Conseil de sécurité des Nations unies et leur engagement à aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui assurera l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte des dispositions conformes aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations unies, relevant dans ce cadre le rôle et les responsabilités des parties». La troisième session du dialogue stratégique algéro-américain, rappelons-le a été co-présidée par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le secrétaire d’État, John Kerry.

Le chef de la diplomatie algérienne a, à l’occasion, réaffirmé que l’Algérie continue de soutenir les efforts du secrétaire général de l’ONU ainsi que son envoyé spécial pour le Sahara occidental en vue d’une solution politique acceptable à même de permettre d’assurer l’autodétermination du Sahara occidental, conformément à la Charte de l’ONU et ses résolutions pertinentes.

«Pour l’Algérie, il n’y a aucune alternative au règlement du conflit, en dehors de l’organisation d’un référendum libre et équitable d’autodétermination du Sahara occidental», a réaffirmé M. Lamamra.

PLAIDOYER POUR L’ÉLARGISSEMENT DES PRÉROGATIVES DE LA MINURSO A LA SURVEILLANCE DES DROITS DE L’HOMME

Nous ne quitterons pas les USA sans évoquer le Centre Robert-F.-Kennedy pour la justice et les droits de l’homme (RFK Center) qui, dans un rapport accablant publié en 2012, au lendemain de son retour des territoires occupés du Sahara occidental, fustigeait le Maroc pour sa violation des droits des Sahraouis. C’est pourquoi RFK Center ne cesse d’appeler à l’urgence de l’instauration d’un «mécanisme international permanent afin de protéger les droits de l’homme du peuple sahraoui».

Trois ans après, cette visite suivie de deux rapports, la fondation Kennedy maintient sa position sur la nécessité pour la Minurso d’avoir un droit de regard sur le respect ou non des droits fondamentaux des Sahraouis en territoires occupés. Dans son dernier rapport, publié il y a quelques jours, elle affirme que « les autorités marocaines continuent de commettre de graves violations des droits de l’Homme contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés ». Elle déplore « l’absence dans le mandat de la Minurso d’un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental » et exhorte à nouveau l’ONU à concrétiser cette démarche, précisant qu’il s’agit de la seule «mission onusienne de maintien de la paix qui n’inclut pas un tel mécanisme ».

Dans le document de la fondation, il est fait état de près de 90 cas de violation des droits de l’Homme, notamment « des arrestations arbitraires, la violation du droit à la liberté de rassemblement et de circulation pratiquées contre les Sahraouis dans les territoires occupés ». Dans le même contexte, des organisations danoises, dont Afrika Kontakt, et le député danois Rina Ronja Kari ont souligné l’«urgente» nécessité de doter la Minurso d’une composante pour surveiller la situation des droits humains et protéger les ressources naturelles dans la Sahara occidental, exploitées illégalement par le Maroc et certaines entreprises étrangères. Idem en Italie où la Chambre italienne des députés a adopté, lors de l’examen, récemment à Rome, de la question de participation de l’Italie à la mission des Minurso, deux motions de soutien en faveur du peuple sahraoui.

La première motion engage le gouvernement italien à «évaluer l’opportunité de poursuivre, le plus rapidement possible, la participation italienne à la Minurso et aux initiatives de soutien en faveur du peuple sahraoui, et à poursuivre l’activité diplomatique visant à parvenir à une solution juste et équitable du problème du Sahara occidental».


Reporters, 11/04/2015

Exclusif – Rapport du secrétaire général de l’ONU : sévère réquisitoire de Ban Ki-moon contre le Maroc

Le régime de Rabat se fait remonter les bretelles par le secrétaire général de l’ONU, dans son rapport qui sera rendu public en début de semaine. 

Dans ce document auquelAlgeriepatriotiquea pu avoir accès, Ban Ki-moon rappelle à l’ordre le Maroc, notamment sur la tenue du Forum Crans-Montana à Dakhla alors que le statut définitif du Sahara Occidental fait encore l’objet d’un processus de négociations sous les auspices du secrétaire général de l’ONU conformément aux résolutions des Nations unies qui appellent à une solution politique pourvoyant au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. 

Le rapport blâme aussi le Makhzen sur l’usage disproportionné de la force pour réprimer la population sahraouie. Ban Ki-moon reproche à Mohammed VI et à son gouvernement leur manque de coopération et leur mauvaise foi par rapport au respect des mécanismes des Nations unies relatifs à la protection des droits de l’Homme. Il critique, par ailleurs, sévèrement l’exploitation illégale des ressources naturelles dans les territoires occupés du Sahara Occidental. 

Aussi, le secrétaire général de l’ONU somme-t-il Rabat de se conformer aux dispositions de l’article 73 de la Charte des Nations unies qui pose le principe de la primauté des intérêts des habitants des territoires non autonomes. S’agissant du Sahara Occidental toujours, Ban Ki-moon rappelle qu’en juin 2014, l'envoyé spécial de l'Union africaine pour le Sahara Occidental, l'ancien Président Joaquim Chissano, a rencontré son adjoint, son envoyé personnel et d'autres fonctionnaires des Nations unies à New York «pour exprimer la préoccupation de l'Union africaine sur l'absence de progrès dans les négociations en cours» entre le Maroc et le Front Polisario, et fait référence à la lettre que lui a adressée le 30 mars dernier la présidente de la Commission de l'Union africaine dont elle demande qu'elle soit distribuée aux membres du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale. 

Dans sa lettre, dont Algeriepatriotiquea publié des extraits, Nkosazana Dlamini-Zuma estime que le supplice des Sahraouis n’a que trop duré et qu’il est temps de mettre en œuvre le processus pour l’exercice du droit à l’autodétermination de ce peuple opprimé. A Washington, ce mercredi, les Etats-Unis ont clairement soutenu le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental, ce qui signifie, par conséquent, qu’ils rejettent la pseudo-solution de l’autonomie avancée par le Maroc pour perpétuer sa domination sur ce pays qui est la dernière colonie en Afrique. 

Le Makhzen est en voie de perdre sa «guerre d’usure» au Sahara Occidental, ce qui augure d’un règlement proche de ce conflit en faveur des Sahraouis. Complètement isolé sur la scène internationale, Rabat s’est vu obligé de répondre à la convocation sous les drapeaux émise par l’Arabie Saoudite pour servir au Yémen. Mohammed VI nourrit l’espoir que la participation de son armée à cette guerre voulue par Riyad soit pour lui une planche de salut dans ce naufrage diplomatique.

Karim Bouali

Sahara occidental : la pomme de discorde ?

Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères, a entamé une importante visite de travail en France, au cours de laquelle il aura des entretiens avec les responsables français sur le développement des relations bilatérales et les grandes questions de l'actualité internationale. Le chef de la diplomatie algérienne doit s'entretenir, dès ce mardi, avec son homologue français, Laurent Fabius, au Quai d'Orsay. Selon le porte-parole du MAE français, les deux chefs de diplomatie aborderont «tous les aspects des relations bilatérales, et évoqueront également les questions régionales, notamment la sécurité dans le Sahel». 

Même si le porte-parole du Quai d'Orsay n'en a soufflé mot, il est évident que Lamamra et Fabius discuteront de la question du Sahara occidental, à quelques jours de l'examen par le Conseil de sécurité de cette question, et du prolongement du Mandat de la Minurso qui pourrait être assorti de conditions contraignantes pour le Maroc, et notamment pour ce qui est de l'extension de la surveillance des Droits de l'homme à la Minurso. 

Les responsables sahraouis n'ont cessé de reprocher à Paris son alignement sur les thèses de colonisation marocaines. Un appui qui retarde l'organisation par l'ONU du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, la France allant même jusqu'à appuyer, selon la propagande marocaine, la solution inacceptable pour les Sahraouis de l'arlésienne qu'est «l'autonomie», qui est, on l'oublie souvent à Rabat et a Paris, une des trois options du référendum avec l'indépendance. 

Pour Alger, ainsi que les autres membres influents du Conseil de sécurité, il faut appliquer les résolutions des Nations unies portant sur le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Des Résolutions auxquelles le Maroc adhère, mais qu'il contrecarre souvent avec l'appui de Paris et celui du puissant lobby sioniste qui le couve et le protège. Mais avec le rappel fracassant de l'Union africaine pour que l'ONU assume, enfin, ses responsabilités vis-à- vis des Sahraouis, le Maroc panique face à une échéance capitale. Il s'est engagé dans la Coalition contre le Yémen pour en tirer des bénéfices immédiats, en terme d'aide financière qu'il quémande à longueur d'année aux monarchies du Golfe, et pour avoir le soutien diplomatique et le soutien du Lobby saoudien à Washington. 

Pour ce qui est de la situation au Sahel, l'Algérie joue un rôle de premier plan dans le rétablissement de la paix et de la sécurité dans la région, même si elle se heurte souvent au sabotage de ses efforts et de ses actions par Rabat, comme c'est le cas au Mali, où des éléments poussés par le Maroc tergiversent quant au paraphe de l'Accord d'Alger. Paris aura à jouer de toute son influence pour que la CMA paraphe un accord négocié grâce à l'action de l'Algérie. Alger privilégie les solutions politiques et le dialogue entre les parties en conflit comme ce fut le cas au Mali et aujourd'hui au Yémen. C'est pourquoi la diplomatie algérienne est fortement sollicitée et mise à contribution pour son savoir-faire. La capitale algérienne qui connaît un défilé incessant de Chefs d'États et de chefs de diplomatie des quatre continents sera à la fin de l'année le carrefour de rende-vous internationaux et de sommets d'envergure. 

Mokhtar Bendib

Le Courrier d'Algérie, 07/04/2015

Les eurodéputés pro-Makhzen s’agitent à la veille du vote du Conseil de sécurité de l'ONU

Ingborg Grassle se voit récompensée pour ses
 allégations de détournement de l'aide de l'UE
aux réfugiés sahraouis. 
L'information publiée parAlgeriepatriotique concernant l’activisme pro-marocain et anti-sahraoui, et inévitablement anti-algérien, de l’eurodéputé français Gilles Pargneaux, du Parti socialiste, est confirmée par l’annonce de la visite qu’il fera le 10 avril à Laâyoune, au Sahara Occidental occupé par le Maroc, à la tête d’une délégation qui comprend également quatre autres députés européens : l'Allemande Ingeborg Grässle, le Français Robert Rochefort, le Roumain Emilian Pavel et le Portugais José Inácio Faria. 

Deux autres personnalités, faussement présentées par Rabat comme des eurodéputés, fait partie de ce groupe de visiteurs anti-sahraouis : la secrétaire nationale adjointe à la francophonie du Parti socialiste français, Rita Maalouf. Selon une source proche du dossier sahraoui, c’est, évidemment, l'approche du vote du Conseil de sécurité de l'ONU sur le mandat de la Minurso, en avril, qui pousse les «amis du Maroc» à se mobiliser. 

Elle note que Gilles Pargneaux, qui est président du «groupe d'amitié Union européenne-Maroc», se fait notamment accompagner par l'Allemande Ingborg Grassle, présidente de la commission budgétaire, qui se voit ainsi récompensée pour le sale boulot fait en ce qui concerne les allégations de détournement de l'aide de l'UE aux réfugiés sahraouis ! Une rétribution cash et déshonorante qui trahit, fait-on remarquer, la partialité de cette présidente de la commission ! 

Les observateurs avertis de la question sahraouie notent que les seuls parlementaires européens autorisés à se rendre à Laâyoune et dans les autres villes occupées du Sahara Occidental sont ceux qui font partie du «groupe d’amitié» avec le Maroc. Ils présentent l’avantage pour le Makhzen d’être aveugles devant les réalités et sourds aux revendications du peuple sahraoui dont ils nient le droit à l’autodétermination et le droit au recouvrement de la souveraineté de leur pays, dernier à subir le joug colonial sur le continent. 

Gilles Pargneaux et son groupe encouragent, par le soutien qu’ils accordent au Makhzen, le pillage des ressources naturelles et des richesses du sous-sol au Sahara Occidental, notamment les ressources halieutiques et le phosphate, mais aussi les produits agricoles, en violation des droits reconnus par l’ONU aux peuples des territoires non autonomes, comme le Sahara Occidental, «à user et à disposer des ressources naturelles que recèlent leurs territoires pour assurer leur développement et leur bien-être». 

Gilles Pargneaux et son groupe savent que le Front Polisario, qui est considéré par l’ONU comme le représentant légitime du peuple sahraoui, a dénoncé ce pillage, mais ils persistent dans leur déni du droit international. Leur activisme pro-marocain et anti-sahraoui est heureusement isolé tant au niveau de l’opinion publique internationale qu’à celui des grandes instances internationales. Le flop retentissant du Forum Crans Montana tenu à Dakhla, ville sahraouie occupée, en est la plus récente preuve. En dehors de Gilles Pargneaux et son groupe, peu de personnalités continuent obstinément à nier les droits du peuple sahraoui. La visite de ce groupe à Laâyoune le 10 avril ne changera rien à la nature coloniale de la question du Sahara Occidental ni à son issue conforme aux droits du peuple sahraoui à l’indépendance.
Houari Achouri
Ndlr : L'ex-eurodéputé écologiste français Karim Zéribi dément toute adhésion ou participation à l'action initiée par Gilles Pargneaux.

Ban Ki-moon, dos au mur dans la question du Sahara Occidental



Navi Pillay, Anders Kompass, Ndiaye et Sultan Khan
Nous sommes déjà au mois d’avril. « L’échéance d’avril », selon les mots utilisés dans les documents officiels de la diplomatie marocaine. Omar Hilale doit se débrouiller pour avoir une copie du brouillon du rapport sur le Sahara Occidental que le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon présentera au Conseil de Sécurité à la fin du mois avant de le soumettre à la censure de l’ambassadeur français à l’ONU pour d’éventuels amendements.

Le Maroc doit se faire des soucis sur le contenu dudit rapport. Ban Ki-moon risque de dénoncer les pratiques de corruption marocains dans les institutions onusiennes de Genéve. Des pratiques dévoilées dans des documents secrets publiés par le hacker Chris Coleman.

Le chef de cabinet d’Antonio Guterres, présidente du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le pakistanais Sultan Khan transmettait des informations sensibles à l’ambassadeur du Maroc à Genève, Omar Hilale. L’efficacité de celui-ci en matière d’achat des faveurs des fonctionnaires onusiens lui ont valu une promotion : Il a été nommé ambassadeur de son pays auprès de l’ONU, à New York.

Le suédois Anders Compass, Directeur des opérations sur le terrain au Haut Commissariat pour les droits de l'homme (HCDH) est un autre des agents recruté par Hilale pour rendre service au Maroc. Il a veillé à ce que les rapports du HCDH sur le Sahara Occidental évitent de revendiquer un monitoring de la situation des droits de l’homme dans l’ancienne colonie espagnole. Pire encore, grâce à lui, ces rapports n’ont pas manqué de faire des louanges à des faux progrès réalisés par le Maroc dans ce domaine.

Le sénégalais Bacre Waly Ndiaye, Directeur de la Division des Organes des Traités du HCDH faisait aussi partie de l’équipe de traîtres à la solde d’Omar Hilale.

Interrogé par le site Inner City Press, Ruppert Colville, porte-parole du HCDH a répondu par mail que « L'enquête est menée, à notre demande, par le Bureau des services de contrôle interne (BSCI) à New York, qui est un bureau indépendant opérationnel qui aide le Secrétaire général à s’acquitter de ses responsabilités en matière de contrôle interne. Alors que l'enquête est en cours, il n'y a rien que je peux dire sur la question ».

C’était le 12 décembre 2014. Quatre mois après, on ne sait rien encore sur les résultats de cette enquête et si les responsables de la fraude ont été sanctionnés. Ban Ki-moon en parlera-t-il dans son prochain rapport ?

Diaspora Saharaui, 03/04/2015

Le Maroc isolé : la lettre de Nkosazana Dlamini-Zuma à Ban Ki-moon



La présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, subit depuis quelques jours les tirs nourris de la presse marocaine, et pour cause ! Elle soutient l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental. Elle fait, ainsi, l’objet d’attaques véhémentes de la part des sbires hystériques du Makhzen. 

L’engagement de l’ex-première dame de l’Afrique du Sud a de quoi empêcher de dormir les colons marocains, puisqu’elle fait entendre la voix des Sahraouis auprès des organisations internationales et contribue à isoler davantage le royaume alaouite qui se comporte de ce fait comme une bête blessée. 

Dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et dont Algeriepatriotique a obtenu une copie, Nkosazana Dlamini-Zuma estime que le supplice des Sahraouis n’a que trop duré et qu’il est temps de mettre en œuvre le processus pour l’exercice du droit à l’autodétermination de ce peuple. Elle relève que les négociations sont dans une impasse. Aussi, il est impératif, selon elle, que le Conseil de sécurité de l’ONU fasse avancer ce dossier pour permettre aux Sahraouis de prendre leur destin en main. 

La présidente de la Commission de l’UA a entrepris de nombreuses actions en faveur du Sahara Occidental. Elle a désigné un envoyé spécial en la personne de Joachim Chissano, ancien président du Mozambique, lequel a rencontré de nombreux hauts responsables à l’ONU. Elle a aussi réactivé le comité composé de chefs d’Etat et de gouvernement africains pour que ce dossier soit traité par les plus hautes autorités des pays du continent noir. Elle a appelé le secrétaire général de l’ONU à s’assurer que les droits de l’Homme sont respectés dans les territoires occupés par le Maroc. 

Mme Zuma y fait également part de son inquiétude quant à l’exploitation illégale des richesses naturelles de cette colonie. Cette lettre de la présidente de la Commission de l’UA démontre, si besoin est, que les manœuvres de la diplomatie marocaine pour faire adhérer le monde à ses thèses coloniales se sont soldées par un cuisant échec. 

Sa tentative de mettre l’opinion publique internationale devant le fait accompli en organisant le Forum Crans-Montana dans la ville occupée de Dakhla n’a pas eu l’effet escompté. Il a été boycotté par les officiels et seuls quelques has-been ont daigné faire le déplacement. Pis, le Maroc a reçu une volée de bois vert pour ne pas avoir respecté la légalité internationale. Le secrétaire général de l’ONU s’est fendu d’un communiqué pour faire savoir que l’ancien ministre français Philippe Douste-Blazy ne le représentait pas. Cette mise au point de Ban Ki-moon est un véritable camouflet pour le Maroc. Ce dernier a même perdu le soutien de ses alliés traditionnels à savoir les Etats-Unis et l’Union européenne qui l’ont rappelé à l’ordre. Pourtant, le pays du roi Mohammed VI n’hésite pas à faire du lobbying en passant par les réseaux sionistes pour faire aboutir son projet d’accaparer les territoires du Sahara Occidental. Mais cette méthode ne fait plus recette si l’on tient compte de la déconfiture de la diplomatie marocaine qui boit le calice jusqu’à la lie.
Sonia Baker


Algeriepatriotique, 03/04/2015


L’appel de l’UA à l’accélération du processus de référendum au Sahara occidental

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a appelé samedi dernier le Conseil de sécurité de l’ONU à hâter le processus de référendum au Sahara occidental. Qualifiant cette démarche d’historique, le ministre des Affaires étrangères sahraoui, à Alger, appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à assumer ses responsabilités.

Salima Akkouche - Alger (Le Soir)

Le Conseil de sécurité de l’Union africaine qui s’est réuni samedi dernier, a remis à l’ordre du jour la question de décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie africaine. L’union africaine a appelé les Nations Unies «à tout mettre en œuvre» pour l’organisation rapide d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. «Un rappel à l’ordre» applaudi par le ministre des Affaires étrangères sahraoui, à Alger.

Le peuple sahraoui, a indiqué hier Mohamed Salem Ould Sadek lors d’une conférence de presse, «s’attend à ce que le Conseil de sécurité des Nations unies qui se réunira ce mois d’avril assume ses responsabilités comme ce fut le cas pour le Conseil de sécurité de l’Union africaine». 

Selon le diplomate, l’Union africaine, partenaire des Nations-Unies et les deux sont les garants de l’application de ce que les deux parties, le Maroc et le Sahara occidental, ont accepté après 16 années de guerre, d’aller vers un référendum. Selon lui, le temps est venu pour que ceux au sein du Conseil de sécurité de l’ONU qui essayent d’accommoder l’occupant marocain au détriment du peuple sahraoui et au détriment des libertés internationales cessent le veto qui ne dit pas son nom mais qui est là». Mohamed Ould Salem accuse des membres du Conseil de sécurité de l’ONU de bloquer l’application du plan de règlement et de décolonisation pacifique du Sahara occidental. 

Ces parties, dit le MAE sahraoui, «doivent cesser leur politique de blocage». Le fait que le Maroc, poursuit-il, tente de renier ses engagements «c’est normal en tant qu’occupant, mais le problème le plus grave c’est l’attitude de certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU». 

Selon lui, le Conseil de sécurité qui est responsable de la paix et de la sécurité internationale et qui a crée une mission pour l’organisation d’un référendum permettant au peuple sahraoui de choisir son indépendance, doit imposer aux deux parties d’aller de l’avant pour respecter ce qu’elles ont signé solennellement en 1991». 

Ouled Sadek estime que la France est la principale partie bloquant ce processus. A ce sujet, le diplomate réitère son appel pour les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU à revenir à la politique du respect des peuples et des frontières. C’est, d’ailleurs, la France qui a tracé les frontières du Sahara occidental, rappelle-t-il. 
S. A.

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2015/04/01/article.php?sid=176731&cid=2

Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

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