Appel à des manifestations la semaine prochaine à Paris

La plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui en France organisera samedi prochain une marche populaire à Paris pour demander au gouvernement français d’agir en faveur d’une solution urgente à la question du Sahara occidental en permettant au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination. 

Cette initiative vise à attirer l’attention de la France face à ses responsabilités juridiques et éthiques envers les souffrances endurées par le peuple sahraoui en raison des dures conditions d’exil dans les camps de réfugiés et de la répression perpétrée par l’occupant marocain dans les territoires et les villes occupées du Sahara occidental, au sud du Maroc et dans les sites universitaires du Maroc. 

La plateforme a lancé un appel aux Français et à la communauté sahraouie de venir nombreux pour prendre part à cette marche qui prendra son départ depuis la Place Trocadéro en direction de l’ambassade du Maroc, afin de faire entendre la voix du peuple sahraoui au gouvernement français pour s’abstenir d’user de son veto contre le respect des droits de l’homme au Sahara occidental. 

Une autre marche similaire sera organisée à la mi-avril prochain devant l’Assemblée nationale française dans le cadre de la semaine de solidarité avec les prisonniers politiques, afin de sensibiliser l’opinion publique sur la situation des prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines et dont la plupart sont condamnés à des lourdes peines par la cour martiale marocaine.

http://www.horizons-dz.com/?Appel-a-des-manifestations-la

Sahara Occidental: 3 morts dans des entrainements militaires

Tifariti (territoires libérés du Sahara Occidental), 30/03/2015.-  Trois combattants de l'armée de Libération Populaire Sahraouie (ALPS) ont été tués et deux autres blessés vendredi lors des entraînements en prélude des exercices militaires prévus dimanche et lundi dans la zone de Tifariti, dans les territoires du Sahara Occidental gérés par le Front Polisario.

Une source au sein du Front Polisario a informé que les trois personnes ont perdu la vie dans une explosion sans donner plus de détails.

Lesdits exercices interviendront à la veille de la publication du rapport annuel de l’envoyé du secrétaire général des Nations Unies en charge de la question du Sahara Occidental.

Sahara occidental : rassemblement le 4 avril

Au mépris du droit international, le Maroc poursuit l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental: accord de pêche avec l’Union européenne, autorisation de prospection pétrolière à des firmes multinationales (par exemple Kosmos Energy).

Dans une “Lettre ouverte” adressée au président de la République avec d’autres associations, la Plateforme pour la solidarité avec le peuple sahraoui demande au gouvernement français de s’engager dans ce sens aux Nations unies.

Le soutien apporté par le gouvernement français au pouvoir marocain malgré ses violations permanentes des droits de l’homme constitue un des principaux obstacles à la solution du conflit. Le peuple sahraoui n’en peut plus de vivre en exil ou sous occupation marocaine. 40 ans, ça suffit! Il aspire à recouvrer sa souveraineté sur son territoire.

UN RASSEMBLEMENT SAMEDI 4 AVRIL À 15H, PLACE DU TROCADERO suivi d’une manifestation jusqu’à l’Ambassade du Maroc Paris 16ème

Le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté le 29 avril 2014 une résolution prolongeant d’une année le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Mais sans étendre ce mandat à la surveillance des droits de l’homme et sans décider la mise en œuvre du référendum d’autodétermination. Depuis, les violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés se sont encore aggravées. Les manifestations, toujours pacifiques, pour le droit à l’autodétermination sont violemment réprimées. De nombreux militants sahraouis arrêtés sont condamnés au cours de procès inéquitables. La pratique de la torture et des traitements inhumains perdure. Les libertés d’expression, d’association, d’information et de manifestation ne sont toujours pas respectées. Des délégations d’observateurs étrangers et des journalistes sont régulièrement expulsés. Les 22 militants sahraouis du groupe de Gdeim Izik condamnés le 17 février 2013 à de lourdes peines de prison (de 20 ans à la perpétuité) par un tribunal militaire sont toujours détenus, leur recours en cassation déposé il y a deux ans n’ayant pas eu de suite à ce jour.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, dont la France est membre permanent, devrait adopter fin avril une résolution sur le Sahara occidental. Dans cette perspective, les associations sahraouies (ASF, ACSF), de soutien à la cause sahraouie et des droits de l’homme regroupées dans la Plateforme Sahara occidental appellent à
- l’extension du mandat de la Minurso aux droits de l’homme
- l’interdiction de la prospection et de l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental
- la libération des prisonniers politique sahraouis
- la mise en œuvre rapide du référendum d’autodétermination

Le Makhzen se met à nue à Dakhla

«Le Crans-Montana Forum de Dakhla est un énorme succès mais aussi une retentissante défaite diplomatique algéro-polisarienne. Du jamais vu depuis l’indépendance algérienne en 1962 ! ». Il ne faut surtout pas se fier à ce commentaire faussement jouissif d’un journaliste marocain repris par les médias maliens. 

La 32ème édition du Forum Crans Montana organisé le 13 et 14 de ce mois dans la ville sahraouie occupée de Dakhla, a été au contraire un cinglant camouflet diplomatique pour le Makhzen. Derrière la centaine de «hauts responsables» annoncés à la grand messe du duo Mohamed VI-Jean Paul Carteron, il n’y a eu que des ex ministres, d’anciens chefs d’Etats en disgrâce dans leurs pays et quelques seconds couteaux envoyés par simple commodité diplomatique. 

Même sous son «Haut Patronage» Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui n’a d’ailleurs pas jugé utile de se rendre à Dakhla, n’a attiré que le Prince du Grand Duché du Luxembourg, le Président de Macédoine, Gjorge Ivanov, les Premiers Ministres guinéen, des Iles Salomon, des Iles de la Dominique... Comme on le voit, ce n’est pas un plateau royal comme l’aurait souhaité le Makhzen. Ce sont plutôt des «Sanafir» qui sont allés à Dakhla non pas pour apporter un soutien diplomatique au Maroc dans sa colonisation du Sahara occidental mais pour se faire payer leur déplacement. 

Le fait est que ces personnalités, et d’autres encore, à l’image de Jean Louis Borloo, Michelle Alliot Marie, Dominique de Villepin ou Eric Besson n’ont plus aucun poids politique dans leurs pays. Mais ils espèrent tous recevoir les bonnes grâces de leur ami le roi qui sait se montrer généreux vis-à-vis de ceux qui ferment les yeux sur les violations caractérisées des Droits de l’Homme contre le peuple sahraoui. C’est dire qu’en terme de présences «VIP» le Crans Montana version Dakhla a dû être une douche froide pour le roi et ses sujets n’en déplaise à la presse makhzenienne qui maîtrise «l’art» de transformer les défaites en victoires. 

Le fait est que le Premier ministre espagnol Zapatero dont la présence a été saluée comme une preuve de«grande victoire diplomatique» du Maroc, vient d’être désavoué par le ministre des Affaires étrangères de son pays, José Manuel Garcia Margallo. 

Dans une déclaration rapportée par El Pais, le MAE espagnol a qualifié l’organisation de ce Forum à Dakhla d’«illégal au regard du droit international». Le même discrédit a visé le déplacement de l’ancien ministre des Aaffaires étrangères et actuellement conseiller spécial du SG de l’ONU, Philippe Douste-Blazy. 

Dans une note officielle qu’il a adressée samedi aux correspondants de presse, le secrétaire général de l’ONU affirme que la participation de Douste-Blazy n’engageait que sa personne. Le communiqué des Nations Unies n’a pas omis de signaler que «le secrétaire général (de l’ONU, ndlr) a été invité à ce forum mais a informé son président qu'il ne pouvait pas y assister». 

L’Organisation de Ban Ki Moon précise, en outre, qu’elle «n'a pas délégué M. Philippe Douste-Blazy ou quelqu'un d'autre». Et de noter : «M. Douste-Blazy, qui sert de conseiller spécial du secrétaire général sur les financements innovants, participe exclusivement à titre privé». Cinglante mise au point. Autrement dit, aux yeux de l’ONU, le Forum Crans Montana organisé à Dakhla est un authentique…non événement. Et c’est une mise à nue du Makhzen qui a tenté maladroitement de légitimer le sa prétendue souveraineté sur le Sahara occidental qu’aucun pays au monde ne reconnaît. 

Hamid Merakchi

L'Est Républicain, 16/03/2015

Le Maroc reste le « principal fournisseur » de cannabis à l’Europe

Les plus grandes quantités de drogue saisies proviennent du Maroc « principal fournisseur » de cannabis à l’Europe, a affirmé l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).

Dans un rapport dont le Secrétariat d’Etat américain aux Affaires étrangères a reçu une copie, l’OICS a précisé que la quantité de cocaïne passant par le Maroc vers l’Europe a été estimée à 20 tonnes soulignant que les services de sécurité ont saisi d »importantes quantités » de cocaïne par voie aérienne ( Sao Paulo-Casablanca).

« Plusieurs informations font état de l’implication de l’institution militaire marocaine dans le trafic de drogue », précise le document. Le secrétariat d’Etat américain aux Affaires étrangères avait auparavant classé le Royaume du Maroc à la deuxième position après l’Afghanistan dans la culture et production de cannabis.

Assassinat de Ben Barka : Le roi et le Mossad

Par Rafik Benasseur 


L’affaire risque de souiller un peu plus le palais royal et son makhzen. Les services secrets marocains (le Mossad) ont donné un sacré de pouce au roi Hassan II pour se débarrasser de l’illustre opposant Mehdi Benbarka. Cet assassinat coordonné entre Rabat et Tel Aviv fait les choux gras de la presse israélienne, française et même marocaine.

L’hebdomadaire marocain Tel Quel a publié de larges extraits de l’enquête. Premier à ouvrir la boite de pandore, le quotidien israélien Yedioth Aharonoth a publié le 23 de ce mois une enquête exhaustive sur les relations entre le Mossad et le Maroc et établi preuve à l’appui l’implication des services secrets israéliens dans l’enlèvement puis l’assassinat atroce de l’opposant Mehdi Ben Barka.

Cette sulfureuse enquête s’appuie sur des «sources israéliennes», qui avouent l’existence de contacts entre le Mossad et le général Oufkir, ministre de l’Intérieur et de la Défense sous Hassan II. Pis encore, ces gorges profondes d’Israël racontent même les circonstances horribles dans lesquelles se serait déroulé l’assassinat de l’opposant d’Hassan II.

Ronen Bergman et Shlomo Nakdmon, les deux journalistes à l’origine de ces révélations, ont expliqué s’être notamment appuyés sur des documents officiels israéliens secrets. Ils ont ainsi pu consulter des archives de l’un des plus proches conseillers du Premier ministre qui confirme des rencontres entre le chef du Mossad, Meir Amit, et le Premier ministre israélien Levi Eshkol.

Une enquête explosive

Pourquoi le Mossad a-t-il jugé utile de donner un coup de main au roi Hassan II pour tuer Ben Barka ? Explication des enquêteurs israéliens : «Au début des années 1960, le Mossad se fixe comme objectif de rentrer en contact avec les services marocains. Car le Maroc est un pays arabe en contact rapproché avec les principaux ennemis d’Israël. De plus, Hassan II est perçu comme un chef d’État « relativement pro-occidental».

Ronen Bergman et Shlomo Nakdmon expliquent que la relation entre le royaume et l’État hébreu a débuté en 1960, lorsque ’Hassan II était encore prince héritier. Un an plus tard, suite à son couronnement, Israël demande au roi Hassan II de permettre aux Juifs marocains d’émigrer en Israël. Mohammed Oufkir, responsable des services secrets à l’époque, aurait servi d’intermédiaire et c’est lui qui aurait conclu l’accord avec les agents du Mossad, instituant le versement de 250 dollars pour chaque citoyen juif marocain, avancent les deux journalistes. La rétribution financière concernant le transfert
de 80 000 citoyens juifs marocains (deux millions de dollars) aurait été placée, selon le Yedioth Aharonoth, sur un compte secret en Europe.

Guerre des «Six Jours», le roi aux côtés d’Israël… 

Suite à la mise en place de ces contacts, Hassan II aurait demandé une protection rapprochée de la part des agents du Mossad. « Le roi avait peur d’être assassiné […], il avait beaucoup d’ennemis », a confié l’un de ses anciens gardes du corps, David Shmoron, au quotidien israélien.

On y apprend aussi que le roi Hassan II était soucieux de la stabilité de son régime et soupçonnait l’Algérie et l’Égypte de soutenir «plusieurs éléments de l’opposition monarchique». Les choses s’accélèrent avec le début de la «guerre des Sables», en 1963, quand le Maroc a envahi le sud ouest algérien. L’enquête révèle que le chef du Mossad, Meir Amit, embarque dans un avion en direction de Marrakech, avec un faux passeport, et rencontre le roi Hassan II, lui déclarant : « Nous pouvons aider et nous voulons aider ».

Une proposition qui aurait été acceptée par Hassan II, et qui aurait permis au Maroc de bénéficier des renseignements provenant d’Israël, mais aussi de pilotes aguerris ainsi que d’armement israélien. En échange, les services de l’État hébreu avaient accès aux prisonniers égyptiens venus combattre aux côtés des Algériens. Durant le même temps, le Mossad a également installé une station permanente à Rabat. «Vendre» ses frères pour la peau de Ben Barka Pire, l’agent du Mossad, Rafi Eitan a reconnu à Yedioth Ahronoth que les services marocains ont informé leurs homologues israéliens des «faiblesses militaires des pays arabes exposées lors de la conférence de la Ligue arabe de 1965 à Casablanca».

De précieux renseignements qui ont été décisifs dans la défaite militaire des arabes lors de la guerre des «Six Jours» en 1967. Une collaboration marocaine qui a été «payée» auparavant par Israël dont les services de renseignements furent chargés de repérer puis liquider l’opposant marocain Mehdi Ben Barka en 1963.

Le journal Yedioth Aharonoth souligne que dans les documents des services israéliens, le nom de code de l’opposant est généralement «BB». Mehdi Ben Barka est localisé à Genève et aurait débarqué à Paris le 29 octobre 1965, «équipé d’un passeport diplomatique algérien » selon le journal. Ce jour-là, il part à la rencontre d’un journaliste à la brasserie Lipp. Une rencontre qui n’aurait été qu’un leurre censé attirer Ben Barka, selon l’historien Yigal Ben-Nun. A quelques encablures du restaurant, l’opposant est embarqué par deux policiers, qui n’auraient été en fait que des mercenaires français payées par le second d’Oufkir, Ahmed Dlimi. Il aurait ensuite été emmené vers un appartement où il aurait été torturé pendant au moins 3 jours : «battu, et brûlé avec des cigarettes».
Des agents du Mossad racontent l’horrible crime

La victime a, ensuite selon le Yedioth Ahronoth, été électrocuté et sa tête plongée dans une baignoire. « Ils (les Marocains, ndlr) ont rempli une baignoire d’eau. Dlimi a plongé sa tête et voulait qu’il (Ben Barka, ndlr) révèle des informations […], ils ont mis sa tête sous l’eau un peu trop longtemps jusqu’à ce qu’il devienne complètement bleu», a témoigné Elizer Sharon, un agent du Mossad qui s’est confié aux deux journalistes avant son décès.

Une fois la mort de l’opposant constatée, les agents du Mossad, lit-on encore, «se sont emparés de son corps et ont décidé de s’en débarrasser en l’enterrant dans le bois de Saint-Germain-en-Laye et en le saupoudrant de produits chimiques qui devaient consumer le corps». Le corps de Mehdi Ben Barka est certes réduit en poudre, mais son cri d’outre tombe résonne encore dans les oreilles des anciens du makhzen.

Bien que l’establishment français maintienne la chape de plomb sur cette scabreuse affaire d’assassinat politique, la vérité commence à faire son chemin. Le journal Le Monde a publié lundi un entretien avec l’un des journalistes auteur de l’enquête qui confirme l’implication du Mossad dans le meurtre de Ben Barka. La justice française pourra-t-elle rester indéfiniment aveugle face à de telles révélations ? Pas si sûr.


Sahara occidental : Dakhla assiégée par les forces d’occupation marocaines



Après la mascarade du Forum de Crans-Montana, les autorités d’occupation marocaines continuent à imposer un siège de sécurité restreint sur la ville occupée de Dakhla, au Sahara occidental, afin d’empêcher d’éventuelles manifestations en faveur de l’indépendance du territoire du Sahara occidental. Cette initiative vise à dissuader les Sahraouis dans les territoires occupés de protester pacifiquement pour leur droit à la liberté et à l’indépendance, et à appeler au retrait de l’occupation marocaine du Sahara occidental, a indiqué une source du ministère sahraoui des Territoires occupés et des Communautés à l’étranger. Les Forces marocaines ont procédé au verrouillage des différents quartiers de la ville occupée de Dakhla, et mené une large campagne d’arrestations et de la torture contre les jeunes Sahraouis. Cette situation est vivement dénoncée par des organisations internationales de défense des Droits de l’homme. Au Sahara occidental, des restrictions à la liberté de réunion et de manifestation continuent d’être imposées plus qu’ailleurs, a dénoncé le Réseau euro-méditerranéen des Droits de l’homme (REMDH) dans un rapport de mission. Le rapport rendu public sur une mission organisée au Maroc et au Sahara occidental, du 14 au 21 septembre 2014, afin d’y évaluer la situation en matière de respect des Droits de l’homme constate qu’«au Sahara occidental des restrictions à la liberté de réunion et de manifestation continuent d’être imposées plus qu’ailleurs. Les manifestations politiques et de solidarité sont systématiquement interdites ou réprimées dans la violence par les forces de police qui agissent en toute impunité». «La torture demeure également une pratique courante», fustige la REMDH, indiquant que «la situation des droits économiques et sociaux est négligée, et les libertés individuelles et publiques sont limitées par des contrôles de police draconiens. Par ailleurs, Western Sahara Resource Watch (WSRW) a publié un rapport détaillé révélant les entreprises impliquées dans le pillage du phosphate au Sahara occidental, avec la complicité des autorités d’occupation marocaines. La présentation du rapport a eu lieu dans la ville de Wellington en Nouvelle-Zélande, qui est considérée comme le troisième plus grand des pays importateurs des phosphates sahraouis. Sara Eyckmans, la coordinatrice de Western Sahara Resource Watch, a souligné que « ce commerce est profondément contraire à l’éthique, puisqu’il affaiblit directement les efforts de paix de l’ONU. Il s’effectue dans une violation du droit légitime du peuple sahraoui à gérer ses propres ressources », a souligné la coordinatrice de Western Sahara Resource Watch. Les Sahraouis ont le droit à l’autodétermination sur leur terres et des ressources, alors que le Maroc et les entreprises concernées ne semblent pas s’en soucier du tout », a-t-elle ajouté. En 2014, le rapport a indiqué que le volume de production a atteint 2,1 millions de tonnes, correspondant à une valeur estimative de 230 millions de dollars, par le suivi et l’analyse de l’ensemble du trafic des navires dans le port d’El-Ayoun, au Sahara occidental occupé. WSRW est en mesure de présenter une liste complète des expéditions de phosphate du territoire pour l’année 2014. L’Organisation attribue les achats à neuf compagnies identifiées et un importateur inconnu, dans neuf pays à travers le monde. Parmi elles, les entreprises Agrium Inc (Canada) et Lifosa AB (Lituanie) ont représenté 58% de tous les achats de phosphate du Sahara occidental.
M. B.

L'Isesco pro-colonialiste

Par Kamel Moulfi

L’échec annoncé du Forum Crans Montana maintenu dans la ville sahraouie de Dakhla sous occupation marocaine a été confirmé par le faible niveau de participation étrangère, insignifiant comparativement au prestige passé de l’événement et à d’autres rencontres internationales dans le même créneau économique. 

Ce grand flop n’est pas surprenant : aucune personnalité politique ni organisation de dimension mondiale ne se hasardent à cautionner une violation du droit international. On comprend le boycott de cette «réunion illégale» par les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne et les grandes institutions politiques et financières régionales et mondiales. 

Les deux seuls cas qui ont fait exception et défection à Dakhla impliquent des individus de rang plutôt secondaire, motivés par des raisons singulières à caractère extra-diplomatiques qui tiennent plus à des considérations personnelles et aux rapports particuliers que ces deux individus entretiennent avec le Makhzen qu’à un engagement réel en faveur de la coopération Sud-Sud ou du développement de l’Afrique, continent qui a brillé par son absence dans un événement qui lui était prétendument destiné. 

Le Saoudien qui est à la tête, depuis 1991, du machin appelé Isesco a été partie prenante de la tentative avortée du Maroc d’imposer le fait accompli alors que l’affaire du Sahara Occidental est gérée par l’ONU dans la perspective du référendum d’autodétermination qui doit consacrer l’indépendance du dernier pays africain encore sous le joug colonial. 

Ce parti pris flagrant est dû aux relations de forte proximité établies par le Makhzen avec le directeur général de l’Isesco, facilitées, de surcroît, par le fait que cette institution a son siège à Rabat. C’est là que se trouve l’explication aussi bien de la présence de ce DG à Dakhla que du contenu de son discours qui n’avait rien à voir ni avec l’éducation ni avec la culture, mais a consisté, en signe de reconnaissance pour on ne sait quel service, à vouloir à tout prix plaire au Makhzen. 

Tout cela prouve qu’il n’est pas du tout dans son rôle d’animateur d’une institution internationale en charge de la promotion du progrès culturel et social dans les pays musulmans.
K. M.

Mohammed VI fait dans son froc

C’est devenu une habitude. A chaque fois que l’échéance d’avril approche, c’est la panique à bord du bateau du Makhzen. Les vagues de la réunion du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental font peur à Rabat. Le Roi du Maroc et ses acolytes s’énervent et commencent à s’agiter pour assoupir les dégâts de la résolution du Conseil de Sécurité.

Cette année, ce qui fait trembler les locataires du palais royal c’est le mandat de la MINURSO. Le Maroc n’a pas écouté les recommandations de la communauté internationale concernant le respect des droits de l’homme et il risque de payer son insolence. Le Secrétaire Général, dans son rapport d’avril 2014 l’avait clairement signalé. Il est impératif de créer un mécanisme pour le monitoring de la question des droits de l’homme au Sahara Occidental.

Pour les autorités marocaines, le risque majeur du rendez-vous d’avril est l’éventuel décision de l’ONU de charger la MINURSO de surveiller les droits de l’homme.

Ban Ki-moon a déjà commencé à rédiger son rapport destiné au Conseil de Sécurité. Les marocains commencent à délirer. Ils multiplient les déclarations sur la reconnaissance des associations sahraouies des droits de l’homme dans les territoires occupés. C’est un indice de l’état d’esprit qui règne au palais de Mohammed VI.

Le Maroc a essayé d'acheter le silence du Nigeria au Conseil de Sécurité

Le Maroc a proposé au Nigeria, membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, d'«adoucir» sa position et de se montrer «flexible» et «accommodant» lors de l'examen, en avril prochain, de la question du Sahara Occidental par le Conseil de sécurité, a rapporté jeudi le site Algeriepatriotique.

« Le deal proposé par la partie marocaine consistait à assurer l’actuel président nigérian d’un «soutien actif» à sa candidature lors des prochaines élections présidentielles, prévues initialement en février avant d’être reportées au 28 mars prochain, à travers un travail de «lobbying» auprès de la communauté musulmane du nord du pays, via de prétendus relais de la zaouïa Tidjania, et ce, contre un «effacement substantiel» du Nigeria sur la question du Sahara Occidental », ajoute la même source.

Selon le journal algérien, « après avoir constaté que le Nigeria était loin de donner suite à ce marchandage et de peur de voir les autorités nigérianes communiquer sur le sujet, le gouvernement marocain a décidé de passer à l'offensive en rendant public ce fameux communiqué du cabinet royal ». D’où le brouhaha monté par la presse du Makhzen sur cette affaire. 

Les services de renseignement du Makhzen ordonnent d’inonder de drogue l’Algérie

Un document confidentiel dont Echorouk détient une copie et qui est publié pour la première fois révèle que les services de renseignement marocains sont derrière une campagne organisée et secrète pour inonder de drogue l’Algérie. Ce document portant la «Référence 13/2135» est un courrier interne de la part de la «Direction de la surveillance du territoire» relevant du ministère de l’Intérieur. Il a été délivré le mercredi 13 mars 2013 et adressé à la Direction régionale de la surveillance du territoire.

Il est cité dans le document que le directeur régional de la direction à Oujda ordonne « la supervision de l’opération de coordination avec les forces de sécurité pour faciliter les opérations du trafic de la drogue en Algérie à travers les frontières est du Royaume ».

Au bas du document, les services de renseignement ont mis l’accent sur la nécessité d’envoyer des rapports détaillés concernant chaque opération. Signé par le responsable du département des correspondances, le document porte le cachet de la DST au Maroc.

Une preuve à l’appui

Les chiffres avancés par l’Algérie indiquaient toujours des quantités considérables de drogue qui rentrent au pays en provenance du voisin marocain. Il ne s’agit pas des quintaux mais des tonnes de millions de dollars. Les trafiquants ont même utilisé les armes et coopéré avec des organisations terroristes telles qu’Al-Qaïda.

Ce document intervient comme une preuve indiscutable pour confirmer les accusations lancées par les autorités algériennes à l’encontre du Maroc. La drogue est cultivée au Royaume de Mohamed VI comme il est admis par les différentes organisations internationales et onusiennes et elle est trafiquée en Algérie qui est devenue une région de transit.

Larbaoui : "Si on ouvre les frontières, que se passerait-il ?"

Des tonnes de drogue rentrent en Algérie chaque année en provenance du Maroc. Cela faisait l’objet des pourparlers entre l’ambassadeur de l’Algérie en Egypte et son représentant auprès de la Ligue Arabe, Nadir Larbaoui. Ce dernier a indiqué que des tonnes de drogue rentrent en Algérie bien que les frontières entre les deux pays soient fermées.

Les documents d’Echorouk secouent le Makhzen marocain

Depuis qu’Echorouk a publié des documents confidentiels concernant les services de renseignement marocains, le Makhzen a paniqué et les journaux et sites électroniques marocains commençaient à lancer des accusations à l’encontre d’Echorouk pour défendre les services de renseignement marocains.

60 tonnes de drogue marocaine saisies annuellement

La valeur des quantités de drogue marocaine saisies chaque année à la wilaya de Tlemcen est estimée à 60 tonnes. Dans ce cadre, le commandement général de la Gendarmerie nationale a annoncé que la valeur des quantités saisies a connu une baisse et ce grâce aux efforts des forces de sécurité aux frontières. 

En 2012, les forces de sécurité ont saisi 70 tonnes de drogue en comparaison à 60 tonnes en 2013. L’année dernière a connu la saisie de 46 tonnes.


Bruxelles valide l’expertise algérienne

De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari

Lamamra «raisonnablement optimiste», Bruxelles veut qu’Alger aboutisse...

Le Maroc qui veut initier le dialogue interlibyen ne poursuit, en définitive, qu’un objectif, empêcher l’Algérie de contribuer au rétablissement de la paix dans l’ex-pays de Gueddafi. La démarche est insensée. Folle.

Comme si l’Algérie disputait à la Syrie une initiative au Liban, à la Jordanie une volonté de prendre langue avec Bachar Al Assad ou à l’Égypte d’évoquer la situation au Sinaï avec Israël. La politique est depuis la nuit des temps d’abord affaire de géographie. Les stratèges modernes la définissent comme géostratégie.

En l’affaire, le Maroc n’a absolument rien à voir dans le dossier libyen. Ce n’est pas un voisin direct, n’a pas de frontières terrestres avec le pays et n’est nullement concerné par l’amélioration ou la détérioration qui peut y avoir lieu. Pourquoi les Libyens, premiers concernés, les Égyptiens, les Tunisiens et les Algériens qui sont, en quelque sorte, la zone du front, en appelleraient-ils à l’expertise marocaine dans le dossier ? Ils ont moins de raisons de penser que pour être facilitateur, il faut être validé par des parties importantes en conflit ou du voisinage. Rabat est récusé par une forte composante des protagonistes en Libye qui lui reprochent son aveuglement-alignement sur les positions de l’Otan et de Sarkozy lors de la descente punitive contre Gueddafi. Qui peut croire, un seul instant, que la reconstruction de la Libye se fera sans l’inclusion d’ex-partisans de l’ex-guide de la révolution libyenne ? En tout cas pas les les Etats-Unis, l’UE, l’ONU qui cherchent à nouer contact avec des ex-officiers de l’armée libyenne. Des bidasses et du renseignement. 

L’Égypte, la Tunisie et l’Algérie sont de précieux atouts dans cette perspective. L’autre erreur d’appréciation du maroc dans l’épineuse question libyenne est le souhait des Etats-Unis de ne pas trop aller dans la destruction du pays. Le projet américain GME consistant en la destruction d’Etats, dont la Libye, ne place pas l’ex-Tripolitaine ou l’ex-Cyrénaïque en tête de série, pour le moment.

Cela a été envisagé au début, mais des réajustements semblent nécessaires. Priorité à la casse au Moyen-Orient, tout d’abord où le verrou syrien s’est avéré plus compliqué que prévu. L’Union européenne a aussi pesé d’un poids certain pour infléchir la politique américaine en Afrique du Nord et de laisser tranquilles les Etats qui y sont (Algérie, Tunisie, Égypte, Maroc, Mauritanie) et d’œuvrer à maintenir la Libye dans ses frontières actuelles. Le Maroc, voiture-bélier des Etats-Unis et de l’Otan, avec la Turquie contre les régimes arabes non-moyenâgeux, travaille, toujours, sur cette seule hypothèse. Les services secrets américains ne sont pas obligés de l’instruire sur les nouveautés.

Dan ses approches avec les States et les Européens, le Maroc exige toujours que la question du Sahara occidental soit incluse dans la problématique d’ensemble, c’est-à-dire, lui donner le quitus onusien pour son occupation des territoires du peuple des ténèbres. Rabat, que la question sahraouie rend fou, inapte au raisonnement, n’arrive pas à saisir les complexités du dossier libyen. Ses interlocuteurs occidentaux le savent et l’ont déjà dessaisi du traitement du cas libyen. Après la mort de Hassan II, le Makhzen, dans sa version palais royal, a perdu le sens du rapport de force, de la realpolitik, ne maîtrise pas les enjeux internationaux. Mohammed VI fonctionne au «sentiment», à la «nostalgie», croit qu’en diplomatie, il y a de la place pour la haine ou l’amour, où le Maroc serait toujours la maîtresse préférée au brumeux et révolutionnaire voisin algérien. Il n’y a pas plus de place à une diplomatie makhzénienne qu’il y en a pour une autre. Les intérêts, seuls les intérêts priment et impriment les affaires entre les Etats. Présentement, l’Algérie — et ce n’est pas éternel — est un pivot, un élément central dans la géostratégie mondiale. Les Américains et les Européens de l’UE, les Russes, les Chinois, les Égyptiens, les Tunisiens se satisfont, largement, du rôle-clef qu’Alger joue dans la région. Elément stabilisateur en Afrique subsaharienne et incontournable dans le dispositif à inventer par la Libye de demain, l’Algérie, à la différence du Maroc, ne met pas le couteau sous la gorge de ses partenaires. Sur le dossier sahraoui, la diplomatie algérienne ne fait que rappeler son attachement au droit international consigné à l’ONU.

Le Maroc, tellement en colère, ce qui est de mauvais présage en diplomatie, n’arrive pas à assimiler que la paix en Libye est affaire de sécurité pour l’Algérie. Simplement. Tout simplement. Rien à voir avec le Sahara occidental, territoires non-autonomes, identifiés comme relevant de la doctrine des Nations-Unies en matière de décolonisation.

Après Alger, le dialogue interlibyen reprendra à Bruxelles. C’est dire que l’UE tient à l’expertise algérienne. Le relex algérien a, pour ce qui le concerne, estimé qu’il «était raisonnablement optimiste».
A. M.


Le vrai visage du Forum de Crans-Montana : Jean-Paul Carteron, avocat des dictateurs

Invité à participer au Forum de Crans-Montana qui devrait être organisé à Dakhla, Carlo Sommaruga, président de la Commission de politique extérieure du Parlement suisse a décliné l’offre. «J'ai interpellé le Conseil fédéral pour m'assurer qu'il n'y avait pas d'appui financier ou politique de la part de la Confédération», a-t-il affirmé. Pour l'élu de gauche, les invitations distribuées par les organisateurs du forum dans lesquelles il est mentionné «Dakhla, Maroc», montrent «un mépris total envers le peuple sahraoui». 

Liliane Maury Pasquier, conseillère d'Etat socialiste, partage cet avis : «C'est problématique que ce forum se présente comme une ONG suisse. Il pourrait y avoir un dégât d'image pour notre pays». Le président des Jeunes Verts, Illiat Panchard, a même écrit une lettre à Didier Burkhalter, chef du Département des affaires étrangères, pour lui demander que la Suisse s'oppose à l'organisation de la rencontre au Sahara Occidental. Malgré un exil dans des circonstances troubles à Monaco, le Forum a gardé son nom d'origine. 

Les bureaux, les employés ainsi que la raison sociale du Forum ont été déplacés dans la Principauté monégasque. Cette organisation n'a donc plus rien de suisse si ce n'est son fondateur, Jean-Paul Carteron, et le «.ch» de son site internet. Carlo Sommaruga fustige le double jeu du Forum, qui annonce sur son site «une organisation possédée et dirigée par un Suisse, gérée à Monaco». Il affirme même que cette revendication suisse serait contraire à la loi sur la propriété intellectuelle : «Sachant que le Forum ne possède pas de bureau ou de financements suisses, c'est une escroquerie intellectuelle méprisable.» Le politicien ajoute : «Ce n'est pas normal qu'un ancien diplomate français, au service de pays étrangers comme la France ou le Maroc, utilise la neutralité de la Suisse pour donner une crédibilité à son organisation.» 

Le flou qui entoure le Forum gêne aussi Stéphane Pont, président de l'Association des communes de Crans-Montana : «C'est une situation regrettable. Jusqu'à présent, cela ne nous avait pas posé de problème que notre nom soit utilisé, mais, au vu des événements récents, je n'exclus pas que nous demandions une modification du nom du Forum». 

Ancien avocat de François Duvalier, l'ancien dictateur haïtien, Jean-Paul Carteron est aussi ambassadeur des îles Salomon - un paradis fiscal - auprès de l'ONU et directeur de la Chambre de commerce albano-suisse. Cet homme d'affaires, titulaire de la Légion d'honneur et reconverti en «philanthrope», a toujours aimé mélanger les genres. On peut ainsi voir sur la mosaïque de photos officielles des forums précédents, des dictateurs comme l'Azéri Ilham Aliyev ou encore le Turkmène Gurbanguly Berdi Muhamedow, mélangés à des personnalités beaucoup plus consensuelles comme feu l'abbé Pierre ou Simone Veil. 

Selon Eugène Parise, avocat suisse spécialisé dans la propriété intellectuelle, cité par la presse helvétique, l'Association des communes de Crans-Montana serait «fondée à demander au Forum de changer de nom immédiatement». Pour l'avocat, c'est l'absence d'attaches réelles avec la Suisse qui pourrait justifier une demande de la part des communes valaisannes. Il observe cependant qu'elles devraient prouver qu'il y a un dégât d'image causé par le Forum. Pascal Fehlbaum, avocat spécialisé dans le domaine de la propriété intellectuelle, se remémore un cas où la commune de Montana avait justement demandé et obtenu du Tribunal fédéral l'interdiction d'utilisation de son nom par l'Institut Montana de Zoug. Il rappelle que l'Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IFPI) peut refuser l'enregistrement d'un signe géographique qui serait utilisé comme une marque suisse en cas d'inexactitude de la provenance de ladite marque.
M. Bendib


Maroc : La stratégie du déracinement

Le Maroc est dans un cul de sac au plan de l’histoire. Occupé à faire obtenir une médaille française du mérite à son chef des services de renseignements, le Palais royal passe à côté de ce qui est fondamental pour le développement de Maroc et de toute la région. Et pour cause, mis en marge de la dynamique de l’histoire par son entêtement à vouloir «faire mieux que l’Algérie», il se laisse gagner par une sorte de léthargie diplomatique qui l’accule dans les coins sombres de l’universalité véritable. Ainsi, alors que tous les pays de son espace géostratégique naturelle tentent de régler un grave problème sécuritaire niché au flanc Est du Maghreb, Rabat multiplie les appels du pied à ce qu’il pense être le véritable centre de la décision au plan planétaire.

Ainsi, après avoir frustré les Marocains d’une coupe d’Afrique de football, rendez-vous privilégié s’il en est, de tous les peuples du continent noir au stupide motif de veiller à la santé des sujets du roi, il a réussi à convaincre ses «décideurs» d’organiser le forum de crans Montana dans la ville occupée de Dakhla. Mais, il se trouve que si quelques grosses fortunes acceptent l’invitation, le reste de la communauté à laquelle est censé appartenir le peuple marocain, critiquent fortement le choix du Palais royal et refuse de tomber dans le piège stupide que lui tend Mohamed 6.

Le roi du Maroc savait pertinemment que les Africains et même l’UNESCO boycotteraient ledit forum. En fait, il a fait le choix de Dakhla à dessein. Il veut tenir ses sujets à témoins, histoire de leur dire, «nous nous sommes pas aimés par les nôtres». Comme si, il les invitait à changer de peau à découper le royaume pour le rattacher à l’Europe. Le Royaume avec le Sahara occidental.

Mais là où le roi se trompe, c’est qu’un jour ou l’autre les Marocains en auront marre de cette gestion «artificielle» de la diplomatie et voudront partager le sort de leurs semblables. Bref, en un mot comme en mille, le Maroc se déracine et c’est vraiment dommage, d’abord pour les Marocains et ensuite pour les Maghrébins et les Africains.

Par Smaïl Daoudi

Ouest Tribune, 01/03/2014

Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...