L’arrestation d’un terroriste à Maghnia le confirme : le Maroc continue d’abriter des terroristes algériens

Un dangereux terroriste a été arrêté à Maghnia, dans la wilaya de Tlemcen, alors qu’il s’apprêtait à traverser clandestinement la frontière pour se rendre au Maroc. Selon des sources sécuritaires, ce terroriste attendait d’être accueilli de l'autre côté de la frontière par des activistes islamistes marocains avec qui il était en contact à travers les réseaux sociaux. 

Cette arrestation confirme la collusion entre les terroristes algériens et leurs acolytes de l’autre côté de la frontière, et surtout les facilités dont ces derniers jouissent dans ce pays voisin. Plusieurs cas ont été recensés pendant les années 1990, alors que le terrorisme battait son plein en Algérie, où des groupes islamistes armés se repliaient au Maroc, après des attentats commis sur le sol algérien et où des terroristes allaient très fréquemment s’approvisionner en armes et en munitions dans des villes marocaines proches, en toute impunité, pour alimenter les maquis islamistes en Algérie. 

Des chefs terroristes notoires trouvaient facilement refuge chez le voisin de l’ouest, où ils étaient systématiquement instrumentalisés par les services marocains à l’effet évident de fragiliser davantage l’Algérie même si, officiellement, Rabat s’en défend toujours. Ce fut le cas lors de l’incroyable «escapade» du fondateur du GIA, Abdelhak Layada, en 1994, au Maroc, où il était sous la protection du Makhzen, comme il en témoignera lui-même dans l’une de ses déclarations à la presse. Les autorités marocaines ont non seulement facilité le séjour de ce chef terroriste, en lui permettant une totale liberté de mouvement sur le territoire marocain, mais ont longtemps hésité à le livrer aux autorités algériennes qui le réclamaient officiellement. On sait que, juste après cet épisode, le Palais, animé d’un machiavélisme sans bornes, va confirmer sa volonté de nuire à l’Algérie et de participer notamment à la campagne d’isolement international qui l’avait ciblée, en s’empressant d’imputer l’attentat de Marrakech du 24 août 1994 aux services de renseignements algériens.

Une commission rogatoire émise après l'arrestation au Maroc d'un ressortissant algérien pour terrorisme 

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh a annoncé jeudi à Alger qu'une commission rogatoire a été émise à l'intention des autorités judiciaires marocaines concernant l'arrestation d'un ressortissant algérien pour suspicion d'appartenance à une organisation terroriste. «Le parquet compétent a demandé au juge d'instruction d'émettre une commission rogatoire à l'intention des autorités judiciaires dans le royaume marocain frère à l'effet d'identifier le prévenu et de fournir, aux autorités judiciaires algériennes, les informations nécessaires le concernant», a fait savoir M. Louh dans une déclaration à la presse en marge du vote du projet de loi relatif à la prévention du blanchiment d'argent et du financement du terrorisme. Cette commission s'inscrit dans le cadre de la coopération entre les autorités judiciaires algériennes et marocaines, a indiqué le ministre. Les autorités marocaines ont annoncé récemment avoir arrêté un ressortissant algérien pour suspicion d'appartenance à une organisation terroriste.
R. Mahmoudi et agence

http://algeriepatriotique.com/article/l-arrestation-d-un-terroriste-maghnia-le-confirme-le-maroc-continue-d-abriter-des-terroriste

«Les aides de l'UE ne passent ni par le Polisario ni par des intermédiaires» (source diplomatique)

Interrogée parAlgeriepatriotique au sujet d’un supposé détournement d’aides de l'Union européenne destinées aux Sahraouis, rapporté par les médias du Makhzen, une source diplomatique à Bruxelles n’y est pas allée avec le dos de la cuillère pour dénoncer un «recyclage de vieux dossiers – le propre des combats d’arrière-garde –, en essayant désespérément de les mettre au goût du jour». Pour notre source, «le résultat est toujours le même : une tempête dans un verre d’eau malgré les gesticulations de circonstance». 

Notre source diplomatique souligne que l’avalanche de documents fuités ces derniers mois «nous renseigne utilement et avec une précision clinique sur le modus operandi, la mise en situation et les objectifs – toujours les mêmes – recherchés dans ce genre d’opération». «Dans le cas présent, explique notre source, il s’agit de déterrer un vieux rapport que ces mêmes milieux, via leurs relais locaux, ont essayé d’instrumentaliser en 2010 mais sans succès puisque l’administration européenne chargée de l’aide humanitaire avait décidé de maintenir son assistance aux réfugiés sahraouis au grand désespoir de tous ceux qui voulaient ainsi faire pression sur l’UE pour l’amener à suspendre son aide aux Sahraouis ou, à tout le moins, la pousser à édicter de nouvelles conditionnalités». 

Notre source explique que les réponses «objectives et neutres» données le 22 janvier par la Commissaire chargée de l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva, «sont édifiantes» : «La gestion des fonds communautaires ne sont pas et n’ont jamais été administrés par les responsables du Polisario ni par des intermédiaires algériens», ce qui confère à cette opération une «transparence» et un «renforcement de la chaîne de contrôle». 

Ces réponses, poursuit notre source diplomatique, a déçu «ceux qui attendaient d’elle une incrimination de telle ou telle partie». «La déconvenue fut à ce point cuisante qu’elle a poussé ces mêmes intervenants zélés à revenir à la charge, ce lundi 26 janvier, devant la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen, pourtant réunie pour débattre exclusivement du financement des délégations de l’UE et des structures du Service européen de l’action extérieure», indique encore notre source qui rappelle qu’au grand dam des Marocains, «le président de séance a repris à son compte les propos objectifs tenus par la Commissaire Kristalina Georgieva en confirmant, par ailleurs, que l’Union européenne poursuivra son assistance humanitaire aux réfugiés sahraouis en attendant que cette crise oubliée trouve un règlement politique mutuellement acceptable qui pourvoie au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui». 

«Cette manœuvre, conclut notre source diplomatique à Bruxelles, a eu cependant le mérite de révéler au grand jour que derrière toute cette opération, se cache un seul dessein qu'un eurodéputé bien connu pour sa proximité avec un pays voisin et sans doute excédé par la fin de non-recevoir, a énoncé avec une grande candeur que c'est la "surestimation de la population des camps" qui était en cause». Pour notre source, «on ne saurait être plus clair».
Karim Bouali

http://algeriepatriotique.com/article/une-source-diplomatique-les-aides-de-lue-ne-passent-ni-par-le-polisario-ni-par-des-intermedi

Sahara occidental: les USA ont-ils changé de position ?

Les Etats-Unis n'ont pas changé de position vis-à-vis du conflit du Sahara occidental et appuient toujours les efforts déployés par l'ONU pour parvenir à une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable de cette question, a indiqué dimanche un responsable au département d'Etat américain.

"La position des Etats-Unis à l'égard de la question sahraouie est restée constante et inchangée ces dernières années. Avant tout, nous cherchons une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable à ce conflit", a ajouté ce même responsable dans une réponse écrite transmise à l'APS.

Il a réaffirmé que les Etats-Unis appuyaient les efforts des Nations unies, y compris les efforts menés par M. Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, par Kim Bolduc, représente spéciale du SG de l'ONU pour le Sahara occidental et par la MINURSO (Mission de l'ONU pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental).

"Nous exhortons les parties au conflits (Maroc et Front Polisario, NDLR), à oeuvrer pour parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable", a-t-il souligné.

Le responsable américain réagissait à des écrits de presse faisant état d'un changement dans la position américaine à l'égard de la question sahraouie après la publication d'informations faisant état de l'abrogation par la Chambre basse du congrès américain, en décembre dernier, d'une loi qui excluait jusque-là les territoires sahraouis occupés du périmètre d'utilisation des 7 millions de dollars d'aides régulièrement accordées à la défense marocaine.

"Le département d'Etat américain est en train de déterminer comment l'assistance économique américaine au Maroc sera octroyée pendant l'année fiscale 2015", a expliqué le même responsable.

Inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non-autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, est occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France.

Dans ses différentes résolutions, l'Onu a toujours appelé les deux parties au conflit (le Maroc et le Front Polisario) à continuer à oeuvrer sous l'égide des Nations unies, à travers des négociations directes et sans préalable, à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, garantissant le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination.

http://www.maghrebnaute.com/maroc/article/sahara-occidental-les-usa-ont-ils-change-de-position_4674.html

DÉTOURNEMENT OU DIVERSION

Selon une information se basant sur un rapport de Bruxelles, vieux de huit ans, une partie de l’aide octroyée par l’Union européenne aux camps de réfugiés sahraouis en Algérie serait détournée par « Alger ». Malheureusement, ni l’AFP ni les organes de presse ayant répercuté ce scoop tardif n’ont su diffuser le texte ou un extrait du rapport en question. Seuls quelques maigres détails portant sur la nature du blé ou l’aliment de volaille détourné, en guise de réquisitoire contre l’Algérie incriminée dans ce prétendu vol organisé. 

Par-delà le calendrier des révélations accusatrices très décalé entre les faits et leur divulgation, on peut s’interroger au sujet du surdimensionnement politicien que vise ce type de propagande négative : si détournement il y eut, à cette époque, quels éléments objectifs auraient pu imputer le délit à l’Etat algérien, quand on sait qu’en matière criminelle le droit positif universel appréhende d’abord la responsabilité individuelle des actes à l’origine d’un préjudice ? En d’autres termes, il y a un énorme fossé entre la culpabilité supposée d’un responsable des douanes, d’une ONG ou d’une quelconque institution et la responsabilité d’un Etat. 

Pourquoi n’a-t-on pas songé du côté de Bruxelles à saisir les autorités algériennes pour dénoncer ou faire part des inquiétudes quant au cheminement de l’aide apportée par l’UE aux réfugiés sahraouis hébergés en Algérie ? Prétendre que l’UE aurait préféré maintenir son soutien « en dépit de détournements avérés » relève du mensonge grossier. D’abord parce qu’il expose les décideurs européens à des poursuites judiciaires, devant les juridictions compétentes, pour non-dénonciation de fraude, voire complicité passive. 

Ensuite, tous ceux qui connaissent le dossier sahraoui savent que les milliers de réfugiés ne vivent pas que de l’aide européenne depuis quatre décennies et que l’Algérie participe aussi généreusement que l’ensemble des donateurs dans la chaîne de solidarité. On ne comprend donc pas comment « Alger » pourrait cautionner pareille mesquinerie contre une population qu’elle soutient activement dans son combat contre le colonialisme, contre la spoliation de ses richesses, halieutiques notamment, opérée par l’occupant marocain au profit, justement, de certains pays européens. 

Au lieu d’alimenter des polémiques malveillantes contre l’Algérie, l’UE ferait mieux de travailler à la mise en œuvre de la solution onusienne pour garantir le retour de ces réfugiés dans leur pays. Une solution de paix définitive qui passera inévitablement par l’organisation d’un référendum au Sahara occidental.

Londres ne reconnaît pas le Maroc comme puissance administrante

En réponse à une question écrite du député du parti libéral-démocrate, Mark Williams, sur la nature de la présence du Maroc au Sahara occidental, le ministre britannique, chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, a affirmé dimanche que le Royaume-Uni comme les Nations unies ne reconnaissent pas le Maroc comme puissance administrante au Sahara occidental, selon le droit international, sinon une puissance dominante de facto d'une partie du territoire. 

Tobias Ellwood a souligné que “son pays, comme l'ONU, ne reconnaît pas le Maroc comme une puissance administrante du Sahara occidental”. Cette réponse réaffirme ainsi la position du gouvernement britannique à l'égard de conflit sahraoui, une position qui reste d'avant-garde par rapport aux membres du groupe des Amis du Sahara occidental au Conseil de sécurité. 

Le rappel de la position britannique intervient au moment où de nombreuses polé- miques circulent à la suite de l'annonce par le Forum de Crans Montana d'organiser sa prochaine édition dans la ville occupée de Dakhla en violation flagrante du droit international. 

Il y a lieu de rappeler que le député britannique Mark Williams a visité Laâyoune en février dernier dans le cadre de la première mission de recherche du Parlement britannique, qui a élaboré à son retour un rapport accablant portant le titre : “Vie sous l'occupation”. Ce document a levé le voile sur les violations des droits de l'homme perpétrées par le régime d'occupation marocaine contre la population sahraouie dans les territoires occupés et le pillage incessant des ressources naturelles sahraouies.



Merzak T./Agence



Faire flèche de tout bois

Le Maroc et ses alliés traditionnel, avec à leur tête la France, viennent de déclencher la grande offen- sive contre les Etats qui soutiennent activement le noble combat du peuple sahraoui en faveur de son émanci- pation et de son émancipation du joug colonial des gens du Makhzen. Cette grande offensive peut paraître inquiétante de prime abord. Elle n'en trahit pas moins la grande panique qui tend à gagner les la Palais royal à mesure que ses subterfuges et petits tours de passe-passe ne trompent plus personne. 

Rabat, déjà épinglé de manière très sévère par le conseil de sécurité de l'ONU, vertement favorable à la tenue d'un référendum d'autodétermination, a également été mis à mal par les graves révélations étayées par d'accablants documents montrant que la diplomatie secrète du Maroc est basée sur la manipulation, l'espionnage et, surtout, la corruption. Bref, mesquine a été la riposte. Celle qui vient de viser de manière frontale notre pays. Il n'est pas question ici de la récupération par Rabat (sur ordres des amis sionistes de " notre ami le roi "), de l'Egypte, désormais acquis aux thèses criminelles et colo- nialistes du Maroc. Le sujet, qui ne mérite même pas " le coup de cidre ", avait été traité et épuisé dans ma chroni- que hebdomadaire de ce jeudi. 

" Pour ceux qui n'auraient pas compris l'allusion, il est gentiment demandé de revenir au tout début de ce texte), pour comprendre que cette révélation est en fait un coup fourré et foireux qui ne pourrait même pas tromper un enfant de quatre ans. Mais un diplomate onusien chargé de suivre le dossier sahraoui, si ? Allez savoir !".


Le maréchal putschiste al-Sissi, qui ne deviendra jamais un président légitime, et qui a les mains tâchées de sang, ne pouvait que se plier au dik- tat de ses alliés et voisins sionistes afin que sa junte soit maintenue au pouvoir par le simple fait du prince. Non, le sujet égyptien ne mérite franchement pas qu'on s'y attarde, attendu que ce pays, jadis fierté de toute la nation arabe, sous Nasser, n'est désormais plus que l'ombre de lui-même, une vraie honte et une sorte de damnation pour cette même nation arabe. 

Il s'agit de ce fameux mais prétendu rapport de l'OLAF (office anti-fraude). Outre le fait que l'on n'en a jamais entendu parler, le document en question date de… 2007. Mais, très curieusement, il n'a été mis à jour, pour ne pas dire " exhumé ", que ce jeudi. Pour poursuivre dans la même veine de ces indicibles " anomalies ", c'est l'AFP (l'agence de presse officielle française. Pour ceux qui n'au- raient pas compris l'allusion, il est gentiment demandé de revenir au tout début de ce texte), pour comprendre que cette révélation est en fait un coup fourré et foireux qui ne pourrait même pas tromper un enfant de quatre ans. Mais un diplomate onusien chargé de suivre le dossier sah- raoui, si ? Allez savoir. Seuls les prochains jours nous le diront. 

La France, âme damnée du Makhzen, ne recule désormais devant aucune vilenie pour défendre et préserver sa politique du fait accompli au Sahara Occidental entamée tambour battant depuis la tristement célèbre " marche verte " du défunt roi Hassan II. Quant au contenu de ce " rapport " j'avoue que si je devais m'appesantir à en démentir le contenu, tant il est éloigné de la réalité du terrain, ce serait carrément me rabaisser au même niveau que ces esprits machiavélique qui en ont imaginé, bien lire imaginé, le contenu. Honte à ceux qui sont prêts à sacrifier le devenir de tout un peuple, celui du Sahara occidental, rien que pour servir les desseins d'un roi prédateur, voraces, en train de piller les ressources de son propre royaume et d'alimenter la pro- duction et le trafic de la drogue à l'échelle planétaire ! 

M. A.

La Tribune des Lecteurs, 24/01/2015

Sahara Occidental : L’abandon du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes?

Illustration de Sidina, artiste sahraoui, salarié local 
d’une ONG esd campements de Tindouf
Le Sahara est aujourd’hui une région mise en lumière par la question du terrorisme djihadiste qui sévit dans cette zone désertique. Si la violence est parfois une méthode utilisée pour défendre des combats plus ou moins légitimes, ce n’est pourtant pas celle qu’a choisie le peuple sahraoui, en lutte depuis près de quarante ans pour la reconnaissance de son identité.

La question du Sahara occidental est en effet l’une des plus anciennes dont est saisie la communauté internationale. Comme l’a précise, en mai 2013, le rapport intérimaire (1) de la présidente de la commission de l’Union Africaine sur la situation au Sahara occidental, « depuis 1963, le territoire est inscrit sur la liste des territoires non autonomes auxquels s’applique la résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 de l’Assemblée générale des Nations Unies sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. »

À ce jour, le Sahara occidental est l’un des seize territoires non autonomes figurant sur la liste des Nations Unies n’ayant pas encore exercé leur droit à l’autodétermination, et c’est le dernier sur le continent africain.

Peter Van Walsum, envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies en charge du Sahara occidental, bien que persuadé de la validité juridique des arguments du Polisario, pense que la situation est telle que le Front Polisario (Front populaire de libération de la Saguia el Hamra et du Rio del Oro) devrait, au nom de la realpolitik, « renoncer à son aspiration à l’indépendance et accepter de régler le différend sur la base du plan d’autonomie marocain ». Il estime que le conseil de sécurité n’est pas disposé à faire pression sur le Maroc et que le Réalisme oblige le Polisario à accepter l’offre du Maroc et à abandonner ses prétentions à l’indépendance.

Depuis ce constat en 2008, si le différend perdure, les tentatives de résolutions du conflit prennent pourtant une autre direction, s’inscrivant désormais au sein du plan global de lutte contre le terrorisme. La région saharienne est en effet depuis quelques années l’objet de vives tensions liées à l’islamisation grandissante, et la peur de voir les idées du djihad s’emparer d’espoirs déçus des jeunes de Tindouf fait écho dans les instances des Nations Unies comme au sein des grandes puissances. Il est intéressant de noter que c’est à l’heure des groupes armés qui fleurissent dans la bande saharienne que l’on se penche d’un peu plus près sur la demande légitime et pacifique à s’autodéterminer du peuple sahraoui.

Ainsi, le droit des peuples est-il condamné au Sahara Occidental ? Jusqu’où l’influence des puissances internationales interfère-t-elle dans la résolution du conflit ? La lutte contre le terrorisme dans la région peut-elle permettre une évolution positive dans la résolution de ce différend vieux de presque quarante ans ?

Dans une première partie, nous tenterons d’expliquer en quoi la notion de réalisme en relations internationales s’applique particulièrement à la question sahraouie en étudiant le rôle de l’ONU depuis 1975, mais également celui des puissances influentes « non directement » liées au conflit. Dans un second temps, nous essaierons de replacer les acteurs dans leur contexte régional, non seulement au travers d’un état des lieux des campements de Tindouf, mais également au travers d’un questionnement plus large sur le fonctionnement de l’aide internationale. Plus largement, l’angle de vue sera élargi à cette région saharienne devenue dangereusement « terroriste » depuis quelques années.

Ce travail de recherche s’appuie sur des entretiens avec des personnes ressources en lien direct avec les différents acteurs sur place, Jean Paul Lemarec, secrétaire du CORELSO (2) et secrétaire de la plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui (qui regroupe vingt-six associations), et Colette Blais, responsable de l’association Enfants réfugiés du monde Loire-Atlantique et infirmière de profession, qui se rend régulièrement dans les camps de Tindouf.

J’ai moi-même été sensibilisée à la problématique notamment grâce à une traversée par la route des territoires occupés en l’an 2000 pour une association étudiante à but « logistique-humanitaire » que nous avions créée en direction d’une école du Mali ; mais également via l’accueil des enfants sahraouis durant l’été au sein de ma ville, Rezé (44), dont j’ai été conseillère municipale (en charge des relations internationales) de 2001 à 2008. J’ai par ailleurs travaillé cinq mois, en 2006-2007, dans les campements sahraouis pour l’organisation humanitaire Triangle Génération Humanitaire qui gère, entre autres, sur place (par délégation) le camp UNHCR de Rabouni (3) (Tindouf, Algérie). À mon retour, j’ai écrit un article qui a ensuite été publié sur différents supports (Sahara Infos, revue de presse municipale, blogs associatifs…) (4).

Sahara occidental : Suprématie des intérêts des États les plus forts sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ?

Historique du conflit au Sahara occidental : Nature et complexité des enjeux

En 1975, alors que s’amorce le processus de décolonisation espagnole du Sahara occidental, le Maroc et la Mauritanie revendiquent ce territoire de 266 000 km2 dont le sol est riche en ressources minières (5). Le Front Polisario, créé en 1973, conteste ces revendications, revendiquant souveraineté et indépendance sur le Sahara occidental. Un avis consultatif de la Cour internationale de justice atteste de l’existence de liens historiques entre des populations du Sahara occidental et le Maroc ainsi qu’avec la Mauritanie. « En revanche, la Cour conclut que les éléments et renseignements portés à sa connaissance n’établissent l’existence d’aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental d’une part, le Royaume du Maroc ou l’ensemble mauritanien d’autre part. La Cour n’a donc pas constaté l’existence de liens juridiques de nature à modifier l’application de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale des Nations Unies quant à la décolonisation du Sahara occidental et en particulier l’application du principe d’autodétermination grâce à l’expression libre et authentique de la volonté des populations du territoire. » (6)

Ainsi, Le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et la République Arabe Sahraouie Démocratique sont à la fois les voisins et les acteurs d’un drame qui dure depuis près de quarante ans. La guerre éclate en effet en 1975, l’Algérie apportant son soutien actif au Polisario. À la fin de l’année, des milliers de Sahraouis quittent en urgence le Sahara occidental, fuyant la guerre vers l’Algérie qui va donner symboliquement une partie de son territoire à ces nouveaux réfugiés, encadrés par le Polisario, dans la hamada de Tindouf. La RASD (République arabe sahraouie démocratique) est créée le 27 février 1976 dans un contexte de guerre froide. Si la Mauritanie abandonne vite ses prérogatives, le Maroc considère ce territoire comme l’une de ses provinces à part entière depuis la « Marche verte » de 1975 et l’invasion plus ou moins pacifique par une partie du peuple marocain. Depuis 1991, la communauté internationale (via l’ONU et son Conseil de Sécurité) tente sans succès d’imposer un référendum aux pays impliqués. Malgré l’implication de l’ONU au travers de ses résolutions mais également de la création de la MINURSO en 1991, le dossier reste bloqué. En 2005, un plan de l’ONU prévoyant une période d’autonomie de cinq ans pour le Sahara occidental suivi d’un référendum d’autodétermination est rejeté par le Maroc. Cette toile de fond, assez paradoxale, est révélatrice de l’incohérence diplomatique qui règne sur ce morceau de terre.

L’ONU et le Sahara occidental : L’inefficacité de la Paix par le Droit ? (Entretien avec J.P. Lemarec)

Une médiation de l’ONU a permis en 1991 un cessez-le-feu dans le conflit armé débuté en 1976. Le territoire est alors partagé par un mur construit dans les années 1980 par le Maroc qui occupe 80 % du territoire situé à l’ouest de ce mur, les 20 % restants étant sous le contrôle du Front Polisario. Le référendum souhaité par l’ONU afin de déterminer le statut de la région a été reporté à plusieurs reprises, par l’un ou par l’autre des acteurs. Depuis 2007, l’ONU a engagé une médiation entre les représentants du Maroc et du Front Polisario sans parvenir à accord. Le Maroc n’envisage pas d’autre proposition qu’une large autonomie permettant une administration locale du territoire par les Sahraouis qui resterait sous la souveraineté du royaume chérifien. Le Front Polisario refuse ce plan d’autonomie et réclame une totale indépendance sur les territoires occupés. La France, qui siège au conseil de sécurité, est le premier partenaire économique et le premier client du Maroc (qui représente, en 2013, 21,4 % des pays clients contre 19,9 % pour l’Espagne et 6 % pour le Brésil (7)). C’est un allié de poids du royaume chérifien, notamment au sein des instances internationales. Sur la question sahraouie, son soutien ne déroge pas à la règle. Les pays européens, la Chine, le Brésil ou encore récemment les USA sont eux aussi engagés dans des relations « diplomatico-économiques » avec le Maroc, faisant fi des questions relatives aux droits de l’homme.

Sur ce constat, quel bilan tirer de ces années de travail diplomatique mis en œuvre par les instances de l’ONU ? Comme le souligne Guillaume Devin, « Nul n’est dupe des faiblesses des arrangements institutionnels que se donnent les États pour régler des questions d’intérêts communs, mais qu’ils espèrent toujours exploiter à leur plus grand avantage. Tous sont conscients que la solidarité n’est pas un mot magique, que le ‘dilemme de sécurité’ (…) continue de dicter bien des conduites et que la coopération est aussi, et peut-être surtout, un moyen de se contrôler réciproquement. » (8)

Ce sont bien les intérêts, économiques ou sécuritaires, des grandes puissances qui priment sur la question du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La question du référendum semble désormais rétrogradée derrière celle, plus large, du terrorisme islamiste qui sévit dans la région. Du plan James Baker au plan Christopher Ross, la faiblesse de l’ONU à résoudre ce dossier l’amène à revoir sa stratégie. En effet, l’inquiétude de voir un conflit non résolu dans cette région où s’étend le terrorisme islamique radical est réelle dans les instances de l’ONU comme dans celles des grandes puissances. En avril dernier, Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’ONU, paraissait bien décidé à sévir : « Si, malgré cela (l’appel à un dialogue sérieux sur le contenu d’une solution politique et la forme de l’autodétermination), il n’y a aucun progrès avant avril 2015, le moment sera venu d’inviter les membres du Conseil à examiner complètement le cadre qu’il a fixé en avril 2007 pour le processus de négociations. » (9)

Est-ce à dire qu’il s’agirait pour Ban Ki-Moon de ne plus se satisfaire du statu quo, mais d’enfin imposer le droit tel qu’il est rappelé depuis 1966 ? À cette question, J.P. Lemarec, responsable du CORELSO, affirme que l’espoir est réel de voir se durcir les positions de l’ONU, s’appuyant sur l’Union Africaine pour obliger les parties à se confronter. Ceci pourrait être possible au travers d’une extension de la MINURSO à la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et de l’utilisation du chapitre VII du conseil de sécurité qui envisage l’utilisation de la force pour la résolution du conflit. C’est cet article qui avait notamment permis au Timor Oriental d’accéder à l’indépendance, tandis que c’est l’article VI qui a été choisi dans le dossier sahraoui, ne permettant à l’ONU que d’énoncer des recommandations sans effet coercitif. Si le Polisario a en effet réagi positivement à la dernière résolution du Conseil de sécurité des NU (2152/2014), qui ne va pas dans le sens du statu quo actuel, il regrette cependant que la MINURSO « reste la seule mission de paix qui ne soit pas dotée d’un mandat pour la surveillance des violations de ces droits. » (10)

À la question de l’islamisation grandissante, J.P. Lemarec n’exclut pas dans le futur le risque d’une prise en main par les djihadistes du conflit du Polisario. Il confirme dans tous les cas que c’est l’une des motivations principales qui poussent C. Ross à accélérer le dossier. Jusqu’à présent, le Polisario a toujours agi dans le cadre des instances de l’ONU et de manière pacifique, et il veille à ce que la population réfugiée à Tindouf ne soit pas influencée par l’islamisme radical. La tentation du Djihad est possible pour des jeunes Sahraouis qui reprochent au Polisario son manque de dynamisme et qui perdent espoir, mais « pas plus qu’ailleurs », dit en souriant JP Lemarec, et « elle est en tout cas loin d’être majoritaire à Tindouf ». Pourtant depuis peu, comme il a pu l’observer, certains signes sont là : une mosquée a fait son apparition dans les camps depuis deux ans, le voile islamique intégral est présent sur certaines femmes alors qu’il était totalement inexistant il y a moins de cinq ans…

Le paradoxe humanitaire mis en lumière à l’étude du cas sahraoui
Mise en œuvre des résolutions de l’ONU sur le terrain, état des lieux humanitaire (Entretien avec Colette Blais)

Qu’en est-il de l’implication de l’ONU sur le terrain ? Si la MINURSO a son Q.G. dans les territoires occupés à Laayaoune, elle se déploie tout le long du mur afin de veiller au respect du cessez-le-feu. La zone est minée depuis la guerre et il est malheureusement encore fréquent que des personnes explosent en marchant sur ces mines anti-personnelles. La MINURSO est aussi présente en Algérie, dans les camps de Tindouf.

Dès 1975, plusieurs milliers de personnes ont quitté le Sahara occidental pour échapper au conflit armé et se sont réfugiées de l’autre côté de la frontière algérienne. Cette population, estimée aujourd’hui par les autorités algériennes à plus de 165 000 personnes, vit depuis plus de trente-cinq ans dans des camps répartis autour de la ville de Tindouf. Selon l’ONG Triangle GH, « L’aide internationale est indispensable à ces réfugiés pour avoir accès aux services essentiels (accès à l’eau, assainissement, hygiène, alimentation/nutrition, soins de santé, soutien aux personnes vulnérables…). En attendant le lancement d’une campagne d’enregistrement, l’UNHCR met en œuvre des programmes annuels basés sur le chiffre prévisionnel de 90 000 réfugiés vulnérables dans les camps, chiffre qui a été porté en 2007 à 125 000 personnes. » (11)

Colette Blais, infirmière de profession et engagée auprès d’Enfants réfugiés droits de l’homme Loire-Atlantique, se rend régulièrement dans les campements. Elle témoigne : « Je dirais que la situation dans les campements est satisfaisante par rapport à leur condition de réfugiés. Le ministère de la santé sahraoui (…), avec l’aide d’ONG, a mis en place des programmes bien définis concernant le suivi par exemple des enfants de moins de cinq ans, en prenant particulièrement attention à la malnutrition à ses différents stades (consultations mensuelles dans les dispensaires avec contrôle du poids/taille, distribution de compléments alimentaires pour remédier aux carences) ». Beaucoup de médecins sahraouis sont revenus travailler dans les campements faute de travail en Europe et cela assure une réelle prise en charge médicale. Les médicaments sont financés par ECHO (Union Européenne) et distribués par l’ONG Médico International Allemagne. Les médicaments pour les traitements spécifiques ne sont pas fournis, mais peuvent être achetés à Tindouf lorsque l’on en a les moyens. ECHO prend en charge une partie du matériel médical, et le HCR (Haut-commissariat des NU pour les Réfugiés) gère les consommables ainsi que la maintenance des laboratoires et du centre de radiologie, via l’ONG Triangle GH. Colette Blais souligne : « Des commissions étrangères viennent régulièrement effectuer des actes de chirurgie pour différentes pathologies. En cas d’urgence, c’est l’hôpital de Tindouf qui les prend en charge. » Pour les soins plus compliqués (chimiothérapie, radiothérapie…), les patients sont envoyés à Alger ou en Espagne.

Tindouf : camps de réfugiés ou État en exil ?

Les campements de Tindouf ont eu le temps de s’organiser en véritable ville. Pourtant, les représentants du Polisario, tout comme les réfugiés, tiennent à l’emploi du terme « campamientos », « campements », qu’ils préfèrent au terme de « camps de réfugiés ». Il y a certes une infime différence entre ces deux nominations, mais elle souligne la subtilité de cette société du désert. Le peuple sahraoui veut en effet insister sur le côté temporel des campements, qu’ils espèrent tous vivement quitter un jour pour un pays dans lequel ils seraient souverains. Ils ne sont pas des réfugiés mais des exilés politiques luttant pour l’indépendance.

Pour autant, les Sahraouis de Tindouf doivent jouer sur ce double statut d’exilés/réfugiés, car sans aide humanitaire, la lutte pour l’indépendance, qui existe jusqu’ici grâce à la pérennité de ces campements, ne pourrait pas se maintenir. Nous sommes ici au cœur d’un État en exil en demande d’une reconnaissance identitaire que la communauté internationale lui refuse, mais qui ne peut survivre sans l’aide humanitaire que cette même communauté internationale lui apporte.

C’est l’un des paradoxes de l’aide humanitaire du XXIe siècle, elle se substitue parfois à des solutions politiques sur le long terme, se montrant peut-être plus perverse encore sur la problématique du Sahara occidental (un parallèle est cependant sûrement possible avec la question palestinienne). La communauté internationale préfère subventionner durablement des programmes à gros budget de sa main « humanitaire » plutôt que de s’appliquer à mettre en œuvre le droit international.

Il existe de nombreux angles de vue à la crise sahraouie. Il serait pertinent de traiter de la condition des prisonniers politiques au Maroc, et d’ainsi rapidement constater les graves entraves au respect des droits de l’homme dans les prisons du royaume. J.P. Lemarec et C. Blais soulignent l’important travail mené par les organisations de défense des droits de l’homme au Maroc, qu’elles soient internationales, comme Amnesty International (qui refuse cependant de se prononcer sur le droit à l’autodétermination des Sahraouis, se réclamant d’un mandat de défense de droits humains individuels et non collectifs) et Human Rights Watch, ou locales, comme l’ASDHOM (12), dont le président, Ayah Ahrah, reconnaît à titre personnel le droit à l’indépendance des Sahraouis, ou encore l’AMDH (association marocaine des droits de l’homme). Un parti politique marocain, « la Voie Démocratique », s’est aussi ouvertement prononcé pour l’indépendance.

On pourrait aussi bien choisir de traiter de l’absence de couverture médiatique du conflit en France et sur la scène internationale et de tenter de l’expliquer. Il est en effet étonnant de constater à quel point le lobby marocain est puissant, l’attrait du tourisme et des échanges commerciaux masquant avec habileté ce conflit oublié. L’amplification des actes terroristes dans la région saharienne pourrait avoir pour conséquence de relancer ce vieux dossier. À écouter C. Ross, la MINURSO, renouvelée chaque année par Résolution de l’ONU depuis 1992, pourrait voir en effet ses pouvoirs s’amplifier en vue d’une solution de paix durable imposée. À moins que, comme ses prédécesseurs avant lui, il ne jette l’éponge avant de pouvoir tenter de mettre en œuvre ses déclarations…



Bibliographie

Ban Ki-Moon, Rapport officiel du secrétaire général de l’ONU, avril 2014
Battistella D, Théories des relations internationales, presses de Sciences Po, 2012
Centre d’études Internationales, le différend saharien devant l’ONU, Karthala, 2011
Chapaux V, Sahara occidental, quels recours juridictionnels pour les peuples sous domination étrangère ? Bruylant Bruxelles, 2010
Cherkaoui M, Le Sahara, liens sociaux et enjeux géostratégiques, The Bardwell Press, 2007
Commission de l’Union Africaine, Premier rapport intérimaire de la présidente de la Commission sur la situation au Sahara Occidental, département Paix et Sécurité (DPS) de la commission de l’Union Africaine (CUA), 22e session ordinaire, Addis-Abeba, janvier 2013
Conférence parlementaire européenne, Le peuple Sahraoui face à l’engagement des Nations Unies, l’Harmattan, juin 2008
Cour International de Justice, Avis consultatif du 16 octobre 1975 de la CIJ répondant à l’Assemblée générale des Nations Unies qui l’avait saisie sur la situation au Sahara Occidental
Devin G, Faire la Paix, Presses de Sciences Po, Paris, 2009
France Diplomatie, Rapport officiel, 2013
Håkan Edström, Political Aspirations and Perils of Security, Stuart Croft, 2013
Musseau B, Esperanza, Sahara Infos n°138, pp.12-14, 2007
Triangle Génération Humanitaire, Rapport officiel, 2014
Villemont R, Avec les Sahraouis, une histoire solidaire de 1975 à nos jours…, L’Harmattan, 2009



(1) Premier rapport intérimaire de la présidente de la Commission sur la situation au Sahara Occidental, département Paix et Sécurité (DPS) de la commission de l’Union Africaine (CUA), 22e session ordinaire, Addis-Abeba, janvier 2013
(2) Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara Occidental
(3) Rabouni, chef-lieu de la RASD en exil, vient du français « robinet ». La ville-garnison de Tindouf, à l’époque où elle était gardée par les militaires français, s’approvisionnait en eau grâce à des forages peu profonds dans cette zone, celle-ci hébergeant une importante réserve souterraine encore utilisée aujourd’hui par les réfugiés sahraouis des campements et les militaires algériens de Tindouf.
(4) B. Musseau, Esperanza, Sahara Infos n°138, pp.12-14, 2007
(6) Avis consultatif du 16 octobre 1975 de la Cour Internationale de Justice (CIJ) répondant à l’Assemblée générale des Nations Unies qui l’avait saisie sur la situation au Sahara occidental
(7) Chiffres tirés du rapport de France Diplomatie, 2013
(8) G. Devin, Faire la Paix, Presses de Sciences Po, Paris, 2009
(9) Rapport du secrétaire général de l’ONU, avril 2014
(10) Omar Mansour, représentant du Polisario en France, 8 mai 2014
(11) Rapport officiel, OSI Triangle Génération Humanitaire, 2014
(12) Association de défense des droits de l’homme au Maroc


http://www.grotius.fr/sahara-occidental-labandon-du-droit-des-peuples-disposer-deux-memes/

Sahara Occidental : Un diplomate espion au sein du Polisario

Le cyber-activiste Chris Coleman vient de révéler une information d’une grande importance pour le Polisario. Un de ses ambassadeurs en Amérique joue l’espion au profit du Maroc.

Profitant, apparemment, que l’ambassadeur marocain à Caracas est une ancienne connaissance de la ville de Dakhla, Salama Ould Hennan, ambassadeur de la RASD au Nicaragua, a voulu remplir ses poches en livrant des informations sensibles sur la situation politique dans les rangs du mouvement de libération sahraoui.

Selon une note publiée dimanche par Coleman, le diplomate marocain d’origine sahraouie Brahim Houssein Oumoussa, a été contacté en octobre 2008 par Ould Hennan. Selon celui-ci , « un mécontentement très fort règne actuellement au sein du Polisario, notamment parmi les membres de la tribu Oulad Dlim. Selon M. Sliman ce mécontentement a touche également certaines personnalités des tribus suivantes : Oulad Tidrarine, Ait Lahcen, Ait Baamran et une large frange de la confédération des tribus Takna ». Salama a « indiqué que ledit mécontentement s' explique essentiellement par le favoritisme flagrant qu'exerce le polisario au profit des membres de la tribu Rguibatte ». 

« C'est le moment idéal pour mener une action au sein du polisario, afin de l'affaiblir davantage et d'unifier les opposants de ce mouvement autour du projet de I'autonomie », a-t-il indiqué selon la même source.

« Pour ce faire, M. Sliman m'a confié qu'il dispose déjà de l'accord des personnalités suivantes : - Ahmed ould Souilem, Ministre delegue charge des pays arabes, natif de Dakhla, tribu oulad Dlim, fraction oulad Tagadi, fils de Souilem Ould Ahmed Brahim, ancien maire de Dakhla sous occupation espagnole et ex membre des Cortes espagnoles pendant la période franquiste. - Mahfoud Ould Ahmed Zine, ex ministre de la pretendue rasd, à deux reprises, et actuel chef d'une région militaire, un poste équivalent au poste qu' occupait M. Ayoube avant son retour a la mère patrie. - Mansour, ex ministre des affaires étrangères de la prétendue rasd, et actuel représentant du polisario a Paris, natif de Dakhla, tribu Oulad Dlim », ajoute l’ambassadeur dans la note dévoilé par Coleman. 

Selon Houssein Ou Moussa, Salama a expliqué que « l'action qui devrait être menée au sein du polisario consiste à prendre attaches auprès des personnalités précitées, pour les convaincre davantage des points suivants: I ‘utilité de se constituer en groupe opposant du polisario, faire une déclaration solennelle à ce sujet, lors d'une conférence de presse, à Madrid ou dans un autre pays qui sera désigné par vos soin et annoncer publiquement le soutien du Projet d'Autonomie par ledit groupe ». Il « se propose également pour mener une action diplomatique en Amérique centrale, avec votre accord, afin de contrecarrer la tournée qu'une délégation algérienne compte effectuer très prochainement dans la région, en vue de demander I'adhésion des pays de la zone aux thèses séparatistes algériennes »

« Concernant le Panama, M. Sliman m'a indique que les autorités panamiennes manifestent un certain malaise envers notre pays, du fait que notre gouvernement n'a pas répondu au geste du Panama, qui a déclaré officiellement ne pas admettre d'Ambassadeur sahraoui à PanamaCity, en réduisant, de ce fait, la représentativité de la prétendue rasd au Panama, la limitant au niveau de charge d'affaires a.i.. Pour M. Sliman notre pays devrait faire un geste de remerciement envers ce pays, par l'envoi d'un émissaire marocain, par exemple, pour remercier le gouvernement panamien de sa décision et lui demander de continuer sur la même voie. Pour M Sliman un tel geste serait à même de barrer la route à I'Algérie et au Polisario qui tenteraient d'aligner ce pays sur leur position comme dans le passe » souligne la note avant d’ajouter que « selon M. Sliman, vue I'urgence de ces actions qui devraient être menées au sein du polisario et en Amérique centrale, il demande avec insistance d'avoir un entretien avec vous ou avec un représentant que vous désignerait pour traiter avec lui en détails ces questions. Le téléphone de M. Sliman au Panama est le suivant : 00 507 65 11 96 60 ». 

L’ambassadeur marocain conclue que « De l'avis de cette Ambassade, il serait souhaitable d'avoir une réunion de travail avec M Sliman, qui pourrait être utile pour notre cause nationale. Sur la base des résultats de cette réunion, et si le service jugerait sincères et efficaces les propos de M. Sliman, cette Ambassade vous propose de I ‘encourager à travailler avec notre pays en tant qu'agent infiltre dans les rangs du polisario pour mener à bien un programme de travail qui devrait être élaboré à ce sujet, en coordination avec vos services ».

Rabat suspend sa coopération sécuritaire avec Paris

Suspendue en février 2014 par Rabat, la coopération sécuritaire entre le Maroc et la France n'a pas encore repris, a rapporté, vendredi dernier, le quotidien espagnol El Mundo, citant un câble du WikiLeaks marocain, mis en ligne la semaine dernière. Même la collaboration antiterroriste est gelée, selon la même source, citée par le journal électronique TSA. 

«Un câble envoyé à Rabat par l'am- bassadeur du Maroc à Paris ne laisse aucun doute sur l'absence de coopération antiterroriste entre les deux pays. Le câble a été mis en ligne sur Twitter la semaine dernière par chris_coleman24 ", explique Ignacio Cembrero, l'auteur de l'article d'El Mundo, en affirmant que c'est la police espagnole qui joue les intermé- diaires entre les forces de sécurité marocaines et françaises. 

Le quotidien espagnol explique que Rabat a décidé de suspendre la coopération sécuritaire avec Paris en représaille pour l'affaire Abdelatif Hammouchi, le chef de la Direction de la surveillance du territoire marocain (DST) qui fait l'objet de poursuites pour torture en France depuis février 2014.

Sahara Occidental : Emboirik poursuivi par la justice brésilienne

La famille de l'ex-petite amie du diplomate sahraoui Emboirik Ahmed a porté plainte contre lui devant la justice brésilienne pour abu...