900 millions d’euros d’aide au Maroc ou comment l’UE encourage les atteintes aux droits humains

Une nouvelle preuve vient confirmer le manque de neutralité de l’Union européenne quant au dossier du Sahara Occidental. Et c’est Menouar Alem, chef de la mission du Maroc auprès de l’Union européenne, qui la fournit dans une interview accordée à un site marocain. «L’UE poursuit son engagement en faveur de notre pays pour la période 2014/2017 avec une enveloppe financière du seul budget communautaire portant sur un montant maximal de 890 millions d’euros pour accompagner la poursuite des réformes entreprises par le Maroc», a-t-il indiqué tout en affirmant que «la Banque européenne d’investissement (BEI), de son côté, a très clairement réitéré son engagement à poursuivre son intervention au Maroc par l’octroi de prêts concessionnels». 

L’UE finance donc les opérations marocaines dans les territoires occupés du Sahara Occidental, notamment à El-Ayoun et Dakhla, où les exactions contre les Sahraouis se multiplient. «Le Maroc est le premier bénéficiaire de l’appui financier de l’UE que ce soit du budget communautaire ou des prêts de la BEI», a encore attesté le représentant du Makhzen auprès de l’UE, très regardant sur la situation des droits de l’Homme dans sa politique d’appui destinés à d’autres pays. Ce n’est pas la première fois que l’Union européenne affiche son parti pris dans dossier du Sahara Occidental. 

L’accord de pêche signé avec le Maroc est entré en vigueur cette année aussi, malgré les vives protestations du Front Polisario et de la diaspora sahraouie en Europe. Cet accord permet en effet à 126 navires battant pavillon de 11 pays européens de repartir pêcher dans les eaux territoriales du Maroc et du Sahara Occidental, en échange d’une contrepartie financière annuelle de 40 millions d'euros, soit un peu plus que les 36,1 millions d'euros que Bruxelles versait au Maroc entre 2007 et 2011. 

Cet accord sonne comme une reconnaissance de l’autorité du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental, un territoire en conflit. Il constitue de ce fait une atteinte au droit du peuple du Sahara Occidental de disposer lui-même des richesses de son pays. Mais beaucoup de responsables au niveau de la commission de l’Union européenne semblent avoir du fil à la patte. C’est pour cette raison que l’UE se range du côté du Maroc au lieu de défendre le droit des peuples à l’autodétermination.
Rafik Meddour

http://algeriepatriotique.com/article/900-millions-d-euros-d-aide-au-maroc-ou-comment-l-ue-encourage-les-atteintes-aux-droits-huma

Aziz Mékouar aurait-il payé son insolence avec la femme de Charai?

Ahmed Charai a été arrêté à l’aéroport de Dulles le 14 septembre 2011 pour porter plus de 10.000 dollars lors de son entrée aux Etats-Unis.

Deux jours après, le 16 septembre, et pendant l’arrestation de Charai, Aziz Mékouar, l’ambassadeur à Washington a été limogé. Il semble que les raisons de son limogeage soient liées à un malentendu avec l’épouse de Charai, qui après l’arrestation de son mari s’est rendu à l’ambassade marocaine auz Etats-Unis. C’est ce qui ressort de la lettre envoyée par celui-ci le 29 novembre 2011 à John Hamre, le président du Center Strategic Institute for Studies (CSIS) dont voici le texte intégral :

Cher John,
Je vous suis profondément reconnaissant pour vos aimables mots et je suis très fier de vous avoir comme ami et un partenaire. Haim vous a certainement expliqué pourquoi je suis très embarrassé par l'affiliation de Mekouar au CSIS. Parce que le comportement de Mekouar, surtout avec ma femme, était incompréhensible et particulièrement lâche. Lorsqu’il a dit à ma femme: "Aux États-Unis, vous devez payer pour la faute que vous commettez". Des mots très durs qui peuvent avoir des conséquences graves sur la santé de ma femme, elle a été hospitalisée pendant 24 heures dans les urgences. Et il ya de nombreux exemples que je peux partager avec vous pour montrer comment il a travaillé pour compliquer mon cas à Washington DC ..
Vraiment, je ne comprends pas cette haine, si ce n’est une jalousie aveugle ... MAIS ma position ici au Maroc et aux Etats-Unis a été renforcée et je travaille actuellement sur un très grand projet de création d'un projet de nombreux médias.
Je suis vraiment désolé de vous embarrasser par ce genre de choses, mais vous êtes un ami et je trouve normal de partager honnêtement avec vous tous mes sentiments.
Veuillez m’appeler, si vous voulez, en tout temps à mon téléphone portable: 011212661061413
Meilleurs vœux
Ahmed

« Cher Ahmed. Je n’étais pas du tout au courant de comment il a grossièrement traité votre femme. Je me sentais tellement désolé pour elle de toute façon, et je ne savais rien à ce sujet. C’ est si choquant pour moi. J’aurais aimé être au courant. J’aurais dû l’inviter à rester avec Julie et moi. Au moins, j’aurais pu lui assurer une ambiance confortable, sûre et rassurante. Je suis en colère de lire ceci. Je peux vous assurer que Mekouar ne sera jamais invité à d’autres événements au CSIS! Je vais vous appeler ce week-end, si vous le permettez. Vous entendre fera du bien à mon âme troublée. John », a été la réponse de John Hamre.

Le lendemain 30 novembre 2011, Hamre a écrit dans un autre mail : « Cher Ahmed, je voulais mettre fin à cette histoire. Mekouar ne sera plus présent à la réunion du Conseil consultatif, et j’ai fait en sorte qu'il ne soit jamais invité à nouveau. Je ne peux pas pardonner ce qu'il vous a fait. John »

Le 17 février, Ahmed Charai a reçu une copie de la lettre envoyée par le CSIS à l’attention de différentes personnalités du Département d’Etat, de la Securité Interieure et de la Maison Blanche attestant ses liens avec cette organisation ainsi que ses relations avec les Etats-Unis d’Amérique.

A son arrivée au Maroc, Charai a pris le soin de démentir les nouvelles sur son arrestation dans des dépêches publiées sur ses sites et il a pris à chaque fois le soin d’envoyer une copie au Directeur de la DGED, Sdi Yassine. Comme pour dire, « tout est réglé, je peux poursuivre mon travail de lobbying ». C’était sans compter qu’un jour un certain cyber-activiste au nom de Chris Coleman allait apparaître pour lui rendre la vie dure.

Le travail de Charai était essentiellement concentré sur le recrutement de personnalités et de journalistes américains pour défendre la position du Maroc dans le conflit du Sahara Occidental et de dénigrer le Front Polisario et l’Algérie.

Les Palestiniens et les Sahraouis oubliés

La visite, en Algérie du président palestinien Mahmoud Abbas, remet la question de la Palestine au devant de la scène politico-médiatique algérienne. Bien que le combat des Palestiniens soit également le nôtre, il y a lieu d’admettre que cette question s’est vue un peu éclipsée en raison des gros problèmes à nos frontières.

Il faut dire que les quatre grands conflits en Afrique et au Moyen Orient ont jeté un voile sur deux vieux problèmes que l’humanité traîne depuis plus de 36 ans pour l’un et près de 70 ans pour l’autre dans les mêmes régions. En effet, le Mali et la Libye d’un côté, la Syrie et l’Irak de l’autre, vers où convergent les inquiétudes des Occidentaux, des Africains et des arabes relèguent au second plan les questions de décolonisation au Sahara occidental et en Palestine.

Les deux époques sont différentes, l’origine des conflits également, mais l’on constate dans les deux cas, une volonté occidentale de maintenir la plaie ouverte. Les Britanniques, les Français et les Américains, le trio de pays qui n’ont pas hésité à attaquer l’Egypte de Nasser en 1956, pour sauver Israël, tentent aujourd’hui de pousser les pays du monde à entrer dans un conflit international et ouvert contre la Syrie.

Un seul objectif sous-tend cette attitude guerrière: fragiliser au maximum le pays-cible pour le rendre dépendant de leur volonté et l’offrir à Israël, dont le rêve de contrôler le monde arabe n’a jamais été aussi près d’être réalisé.

Dans ce monde arabe, il y a également l’Algérie. Après l’échec de l’anéantissement de cette grande nation, le même trio milite pour allumer la mèche d’un autre conflit aux conséquences insoupçonnables aux frontières sud du pays. Pareille perspective n’anéantira certainement pas l’Algérie, mais risque de l’affaiblir au sens où elle aura, en tant que puissance régionale, à gérer une situation inextricable où des dizaines de pays impliqués dans la guerre voudraient tirer profit de la situation.

Le but des Occidentaux à travers l’internationalisation des conflits syrien, irakien, libyen et malien est sans doute de créer des foyers permanents de tension qui viendraient s’ajouter aux questions palestinienne et sahraouie. Cela reléguera aux calendes grecques le règlement des plus importantes et légitimes revendications de l’humanité depuis l’imposition par les pays du tiers monde du principe de l’autodétermination.

Il est vrai que ces conflits arrangent deux alliés objectifs de l’Occident: Israël et le Maroc. Le printemps arabe et l’AQMI ont complètement occulté les souffrances de deux peuples arabes encore sous le joug de l’occupation. Comme quoi, le terrorisme sert les pouvoirs les plus injustes de la planète.
Par Smaïl Daoudi

OUEST TRIBUNE, 25/12/2014

L’Ambassade du Maroc s’attaque à la presse mauritanienne [fac similés]

Dans une correspondance adressée au ministère des affaires étrangères marocain, l’ambassade de Rabat à Nouakchott a accusé, nominativement, certains médias mauritaniens de vouloir perturber les relations mauritano-marocaines et a qualifié ces médias d’êtres affilée à l’Algérie.

Cette lettre confidentielle datée du 03 juin 2014, a été rendue public par le mystérieux pirate dénommé Colman. Elle indexe explicitement les sites Aqlame, Zahrett Chinguitt, Taqadoum, Alakhbar et Elhourriya.

Dans ce courrier, l’ambassade du Maroc affirme qu’elle surveille ce qu’on peut appelé une campagne médiatique menée par des sites et certaines plumes connues pour leur écrits réguliers orientés contre les relations mauritano-marocaines, sur instructions du régime algérien [...].

L’ambassade de Rabat trouve que ces journalistes puisent leur sujets dans les publications de la presse marocaine susceptibles d’agacer le régime mauritanien.

Dans ce courrier, l’ambassade marocaine indique que ceci entre dans le cadre de la politique algérienne visant à contrarier les intérêts du Maroc et entraver l’Union du Maghreb Arabe.

L’ambassade cite en fin de courrier les déclarations du Président mauritanien lors d’une conférence de presse tenue le 07 avril dernier, où il infirme l’existence de crise entre la Mauritanie et le Maroc, et assure de la normalité des relations entre les deux pays.

L’intégralité du document a été publiée par le fameux hacker sur ce lien :http://www.mediafire.com/view/o65xrkr7qw87cu3/Nouakchott-64.pdf


Des slogans de soutien au peuple sahraoui à Oujda (vidéo)

Les étudiants universitaires d’Oujda viennent d’enregistrer un tournant crucial dans le conflit du Sahara Occidental.

« Le peuple sahraoui résiste et les réactionnaires marchandent » était le slogan que les étudiants de la ville d’Oujda répétaient pour exprimer leur solidarité avec la lutte du peuple sahraoui.

Depuis près de 40 ans, le Makhzen impose son point de vue sur la question du Sahara Occidental sous prétexte de préserver « l’unanimité sur la question de l’intégrité territoriale ». Toute contestation est sévèrement punie. Pour l’image extérieure, le palais marocain tolère la position du parti Annahj Addimocrati pòur afficher un semblant d’ouverture dans la question. 

Les étudiants de l’Université d’Oujda viennent de faire l’exception d’exprimer dans la rue leur soutien aux sahraouis.

Pour rappel, la ville d’Oujda est scénario depuis lundi de manifestations étudiantines pour protester contre des modalités d’examens qui ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre.


Le coup de main de Fabius à son homologue marocain Mezouar pour sa fifille qui galère...

Le 28 mars 2014, apprend-on, en googlisant les ministres français et marocains des Affaires étrangères en quête d'une photo officielle qui les réunirait, Laurent Fabius a présenté ses excuses à son homologue, Salaheddine Mezouar, victime d'un pénible contrôle d'aéroport à Roissy malgré son rang et son passeport. L'anecdote, pour significative qu'elle pût être des préjugés régnant dans le personnel au sol des aéroports français, ne sert ici qu'à introduire un document mis en ligne par une "source", via twitter.

La source en question, qui se fait appeler "Chris Coleman", a lâché déjà de nombreux documents. Impliquant des journalistes français, accusés en somme de se faire payer des articles complaisants pour le royaume chérifien, publiés en marge de leurs activités et employeurs officiels par des sites et parutions sans lecteurs, contreparties de sujets, eux aussi favorables au royaume, produits via leurs employeurs et leurs supports, qui eux ont de l'audience. Traduction : contre un reportage bienveillant - en particulier à propos de la douloureuse question Sarahouie - sur une grande chaîne ou dans un grand journal, les journalistes reçoivent commande d'un article "touristique", que personne ne lira, perdu sur le web ou dans quelques revue pour salle d'attente institutionnelle à égayer, mais qui leur sera payé en dehors de tous les barèmes connus.

À la marge, si on peut dire, certains de ces documents établissent des liens entre barbouzes et dignitaires marocains et des diplomates américains, des lobbystes pro-israéliens... de quoi nourrir les débats virtuels.

Coleman voudrait donner à penser qu'il agit sur ordre des services algériens, en vue de déstabiliser et affaiblir le Maroc, l'Algérie étant supposée soutenir le Front Polisario adversaire des Marocains, qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Ainsi joue-t-il, mêlant documents authentiques et d'autres aux origines douteuses. Les vérifications se révélant de fait parfois impossibles, tant les "méta-données" peuvent subir de "corrections". Un document word ou un email seraient, par exemple, particulièrement aisés à anti-dater.

Mis en circulation sur les réseaux sociaux, ces documents n'ont pas manqué de susciter moult intérêts, relais, contestations. Les journalistes sont tout prêts à s'émouvoir de ce type de pratiques, mais, s'agissant de dénoncer des confrères, ils sont étonnamment friands de preuves, de recoupements et d'authentifications...

La Toile et ses réseaux dits sociaux fourmillent de tweets et de partages au sujet des révélations de Coleman. On se répond, se met en cause, déniche des "preuves". Citoyens, trolls, militants, journalistes. Aussi Mediapart a-t-il fini par se pencher sur le sujet (ICI, pour les abonnés). Séparant les bonnes graines d'infos vérifiées de l'ivraie des rumeurs séduisantes. Ou à peu près.

Car si ce site permet à quelques journalistes d'effectivement pouvoir mener à terme et diffuser à grande échelle certaines épineuses enquêtes, il lui arrive aussi de servir à noyer - pour le tuer - un poisson empoisonnant. On songe ici au récent, étonnant, vaseux et sous étayé article consacré à la possibilité que Pierre Péan ait pu essayer de faire acheter son silence par le pouvoir gabonais. Article qui, d'expérience françafricaine, ne pouvait servir qu'à enfumer, proposer des pistes bidons, conjecturer inutilement des impossibilités fondamentales : de quoi discréditer possiblement Péan et donc amoindrir, folkloriser, relativiser, compliquer et donc perdre son propos et son livre sur l'Ali fils d'Omar qui dirige l'émirat bongolien.

Cette fois, Mediapart semble de bonne foi.

À ceci près : pourquoi une information aussi importante que celle qui suit est-elle "perdue" dans la (fidèle) recension d'une affaire Coleman aux dimensions premières journalistiques ?

Question autrement formulée : pourquoi une telle information ne fait-elle pas l'objet d'un article en soi ? Voici comment Mediapart présente un des documents :

"Dans le cas des documents mis en ligne par Chris Coleman, certains sont incontestablement authentiques, et tendent à prouver qu’il y a bien eu piratage, du fait qu’ils portent sur des faits connus, comme les photos du mariage d’une ministre ou celle du passeport du ministre des affaires étrangères Mezouar.

D’autres documents officiels sont cohérents au niveau des métadonnées et semblent, dans leur présentation, authentiques. Ainsi, Chris Coleman a diffusé deux lettres envoyées par Laurent Fabius à son homologue marocain.Dans l’une, datée du 20 novembre 2013, il explique être intervenu à sa demande auprès de l’administration du travail, pour faciliter l’obtention par sa fille d’une autorisation de travail en France."

Personne ne doute que la pratique, le coup de main, l'accélérateur de formalités, soit répandue bien au-delà de la Françafrique. Et Fabius et son collègue marocain ne sont ici que les dindons dévoilés d'une farce généralisée. Ce qui surprend, c'est que les tombeurs de Cahuzac banalisent en l'enfouissant dans une à peine compréhensible affaire un de ces documents grâce auxquels habituellement ils font le buzz.

Relativement au même ministre français - dont la rumeur web prétend qu'il serait malade -, nous nous permettrons de proposer à Mediapart une autre affaire, un autre "fait" intéressant.

À ce qui se raconte, en 2013, la même année donc, la CPI aurait été sur le point, faute d'éléments dans le dossier, de libérer le dernier président ivoirien élu, Laurent Gbagbo. L'apprenant - n'oublions pas que l'avocat de Ouattara est un proche de Hollande (et de Mediapart) -, Laurent Fabius, en tout point solidaire des précédents gouvernements français (et proche de Mme Ouattara), se serait dépêché de profiter d'un déplacement aux Pays Bas pour passer à La Haye et faire en sorte que la CPI finalement garde Gbagbo dans ses geôles.

Texte / Louis Fall (feat G.P.)


France : Etat voyou et journalistes ripous



Dans un discours prononcé en 1977 et dont l’analyse est toujours applicable et valable pour les événements d’aujourd’hui, feu Président Houari Boumediène, dénonçait la politique de la France dans la région.

« La France a fait pression sur l’Espagne pour qu’elle cède le territoire du Sahara Occidental au Maroc et à la Mauritanie », a-t-il dit en soulignant que « le Maroc n’a pas les moyens de se payer des armes, mais il les reçoit de la France pour exécuter les plans de Paris dans la région ». 

Boumediène avait dit ces mots après l’agression des Jaguars français installés au Sénégal contre les colonnes de combattants sahraouis qui attaquaient des objectifs en Mauritanie.

Plus de 37 ans après, la politique française dans la région n’a pas changé d’un iota. Seulement le conflit est arrivé à un stade où il n’était plus possible de cacher son implication directe dans le conflit sahraoui. Pire encore, la façade de la « France, patrie des droits de l’homme » a été tombée sous les coups de la résistance pacifique des sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Le masque de nation qui prétend être un modèle de démocratie et berceau de la lutte pour les droits de l’homme est tombé pour laisser place à une réalité répugnante et nauséabonde. En plein jour et aux yeux de tout le monde, la France s’est érigé en premier défenseur des intérêts du Maroc au point de livrer la région aux dangers de l’instabilité en aidant le Maroc à maintenir le statu quo et en utilisant son droit de veto contre toute tentative d’élargissement des compétences de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) au monitoring des droits de l’homme.

Malheureusement l’affaire ne s’arrête pas là. Après l’inimitié déclarée des différents gouvernements français, les sahraouis découvrent que les médias français aussi sont complices du régime sanguinaire marocain dans ses pratiques contre les aspirations du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance. Ces complicités viennent d’être dévoilées par le cyber-activiste marocain qui agit sous le nom de Chris Coleman24 et qui est à l’origine d’un véritable Wikileaks marocain.

Grâce à lui, les sahraouis ont découvert que les journalistes français ont été bien arrosés par les pratiques de corruption du système despotique qui règne au Maroc. Vincent Hervouet, de LCI et ancien président de l’association de la presse diplomatique française, Mireille Duteil, du Point, Dominique Lagarde, de L'Express et José Garçon, ancienne journaliste à Libération, recevaient de l’argent pour embellir l’image du Maroc et diaboliser l’Algérie et le Front Polisario. Des pratique confirmées Mme Micelle Alliot Marie, plusieurs fois ministre, dans une émission animée par le journaliste Eric Zemmour où il a dit : « " Il y a une trop grande intimité entre la classe politique française, de droit comme de gauche, et les élites et dirigeants des 3 pays maghrébins, en particulier la Tunisie et le Maroc. On a l'impression que le roi du Maroc, pour ne pas le nommer, « achète » toute la classe politique française "
"Et médiatique ! ", répond Mme Alliot-Marie. " Vous avez mille fois raisons. Voilà. Et médiatique. En les recevant à la Mamounia...", ajoute Zemmour.

Les vacances au soleil et les garçons et filles de 12 ans y sont pour quelque chose. Personne n’ignore l’histoire de l’ancien ministre qui a été pris en flagrant délit d’orgie avec des mineurs et qui se trouve, aujourd’hui, à la tête d’un éminent institut qui ne cesse d’organiser des expositions au profit du Maroc.

Une affaire qui a été étouffée de la même manière qu’on veut étouffer la corruption par le Maroc de ces journalistes. Une affaire qui a eu droit au silence et désintérêt de la sphère médiatique française. Même l’AFP, toujours si prompte à tirer sur les sahraouis pour les qualifier de terroristes ou de trafiquants de drogue, tourne le dos aux révélations de Chris Coleman.

Les médias qui en ont parlé l’ont fait en prenant le soin de semer le doute sur l’authenticité des documents fournis par ce combattant qui tire ses armes de l’informatique et de l’étoile virtuelle. Même Médiapart n’a pas manqué de nous décevoir dans ce sens.

Le journaliste espagnol, grand connaisseur des pays de la région, a critiqué l’article de Médiapart sur les journalistes français ripous le qualifiant de « vaines discussions sur l’authenticité du Wikileaks » sans se pencher sur l’analyse des révélations contenues dans les documents pendus par Coleman. 

Il ya des «multiples raisons pour ne pas douter de l’authenticité du Wikileaks marocain. La première: Pas de démenti official », a-t-il ajouté.

Pour sa part, El Mahdi dévoile la flagrante contradiction dans les prétendues plaintes déposées par les personnes concernées qui mêlent l’accusation de mails truqués et violation du secret de la correspondance.

Les journalistes de Médiapart, aurait-ils aussi bénéficié des faveurs des autorités marocaines ? Si les murs de la ville de Marrakech parlaient, ils auraient plein de choses à raconter.


Journalistes français corrompus : Entre Ben Ali et Mohammed VI

Le Maroc et la Tunisie, deux pays d’Afrique du Nord étroitement liés à leur ancienne métropole, la France. Sous le régime de Ben Ali, ils avaient le système dictatorial comme dénominateur commun. Malgré les relations de complicité avec le gouvernement français, Rabat et Tunis partagent aussi la peur de la société française. Raison pour laquelle les deux régimes vont dépenser des sommes faramineuses dans le lobbying.

En Tunisie, Ben Ali avait créé l'Agence tunisienne de communication extérieure (ATCE). Au Maroc, c’est la DGED, le service d’espionnage marocain qui fait le boulot de soigner l’image du pays à l’Etranger. Les moyens et les méthodes sont les mêmes : l’argent et la corruption. Des rémunérations gracieuses, beaucoup d’avantages et des vacances sous le soleil de Tunisie et du Maroc. Les bénéficiaires de la générosité des dictateurs du Maroc et de la Tunisie ne sont ni plus ni moins que le nec plus ultra de la presse française.

Le 29 juin 2011, le Canard Enchaîné se faisait l’écho du scandale qui a secoué la sphère médiatique française. Il dévoilait la liste des journalistes que l’ATCE leur a graissé la patte avec des sommes mirobolantes, avec des voyages sous des prétextes futiles ou fictifs, ou des frais imaginaires : Etienne Mougeotte du Figaro, Nicolas de Tavernost de M6, Dominique de Montvalon du journal Le Parisien, Alain Weil, patron de RMC-BFM TV, mais également Michel Schifres et Marie-Ange Horlaville, journalistes du Figaro, Gérard Gachet, ancien de « Valeurs actuelles », Françoise Laborde, présentatrice du JT de France 2. 

« L’histoire, comme une idiote, mécaniquement se répète», a dit Paul Morand (1888-1976). En voilà un exemple encore. Trois ans après le scandale des amis de Ben Ali, vient la honte des amis de Mohammed VI. Ils ont été dénudés par le cyber-activiste connu sous le nom de Chris Coleman. Leurs noms sont bien connus : Vincent Hervouet, de LCI et ancien président de l’association de la presse diplomatique française, Mireille Duteil, du Point, Dominique Lagarde, de L'Express et José Garçon, ancienne journaliste à Libération. Cette dernière est connue en Algérie pour son acharnement contre le régime de ce pays et se présente actuellement comme spécialiste du monde arabe et elle s’est découvert un côté humain en lançant une initiative de soutien aux victimes civiles en Syrie. Elle critique violemment le régime de Bachar Al-Assad, alors qu’elle n’a que de louanges pour le régime sanguinaire de Rabat.

Quand la justice met en cause les allégations des amis du Maroc



Khalil Asmar

C’est devenu une habitude d’entendre parfois des déclarations de quelques politiciens décrivant le Maroc comme un pays exemple de démocratie dans la région, notamment le Maghreb, le monde Arabe ou même à l’échelon africain. Cependant, des jugements et verdicts de leurs propres systèmes judicaires démentent leurs déclarations accusant la justice marocaine d’être rétrograde, népotique, corrompue et tortionnaire. 

En effet, Le 13 Août 2014, un tribunal fédéral américain a refusé d'exécuter un jugement de 123 millions de dollars émis par un tribunal marocain en 2009 contre un natif de Texas, John Paul DeJoria. Le tribunal a aménagé diverses raisons pour refuser de reconnaître le verdict, mettant l'accent sur l'absence d'un système judiciaire indépendant et l'influence illimitée des hauts responsables marocains sur le système judiciaire. 

L’affaire DeJoria remonte à l’an 2000 où il a été impliqué dans une entreprise d’exploration pétrolière au Maroc, à travers son investissement dans une société américaine appelée ‘Skidmore Energy’ qui a ensuite «formée et capitalisée" une société marocaine sous le nom de ‘Lone Star Energy Corporation’ ("Lone Star") pour faciliter ses opérations en vue de développer les ressources énergétiques au Maroc. Selon la loi marocaine de cette époque, au moins un actionnaire devrait être un citoyen marocain, et ce n’était que le cousin germain du roi qui a servi dans ce rôle, le Prince Moulay Abdallah Alaoui. 

Mais les vents sont allés contre la volonté des navires, et les prospections pétroliers se sont avérées un vrai fiasco. Les allégations de quantités présumées et relayés ensuite par le ministère de l’énergie marocain sont vite déclaré fausses, ce qui a conduit à l'effritement de l'entreprise d'affaires entre Lone Star, Maghreb Petroleum S.A (MPM) et ‘the Mideast Fund for Morocco Limited’ (MFM). Avec DeJoria, MPM et MFM avaient été partenaires dans cette ’Entreprise pétrolière au Maroc’ sous la supervision du ministère marocain d’énergie. 

Pris au vif et après des mésententes et conflits entre les partenaires, DeJoria a rapidement quitté le Maroc, affirmant que sa vie était en danger vu les retombés judicaires impartiales qui vont être misent à son encontre en cas de poursuite judiciaire. En 2009, Sept ans après le début des procédures judiciaires en 2002, le jugement comme il s’y attendait était en faveur de ‘Maghreb Petroleum SA’ (MPM), dont les actionnaires inclus le cousin du roi.

Par ailleurs, la cour fédérale américaine a bafoué le verdict prononcé par la justice marocaine pour les raisons suivantes : 

Primo, ‘Le jugement de la cour marocaine n'a pas été rendu dans un système qui fournit des tribunaux et procédures compatibles avec un traitement équitable. Le tribunal a en outre expliqué que "[un] jugement étranger ne peut pas être reconnu au Texas se il a été« rendue en vertu d'un système qui ne prévoit pas ... des procédures compatibles avec les exigences d'une procédure régulière de la loi’ 

Secundo, les juges marocains ne sont pas indépendants et ils sont susceptibles d'être sous la pression des membres de la famille royale. Le tribunal a élaboré: « [n] on seulement que tous les jugements sont rendus par les tribunaux marocains émis au nom du roi, mais le roi préside également le Conseil Supérieur de la Magistrature (Conseil supérieur de la magistrature), qui est l'organe qui nomme, discipline, et favorise les juges. En outre, conformément à l'article 24 de la Constitution marocaine, le roi nomme le ministre de la Justice (MJ). Étant donné que le Ministère de la Justice siège au Conseil supérieur de la magistrature, cela mène à un influence indirecte considérable du roi sur la composition de la magistrature puisque «[l]e Ministère de la Justice exerce une influence notable sur la nomination, la discipline, le transfert et la promotion des juges." Ce fait "rend les juges redevable au Ministère de la Justice non seulement sur leur première nomination, mais pour leur sécurité d'emploi qui continue ainsi, avec des implications négatives évidentes sur l'indépendance judiciaire."

Ainsi, la cour fédérale américaine mette à nu la corruption systématique qui sévisse dans le système judicaire au Maroc et épingle son jugement. Une justice qui se fait par téléphone et un régime qui se positionne hors de la loi quand ses intérêts économiques ou politiques sont en jeu. L’autre ironie fracassante, c’est que même les medias marocains n’ont pas osé évoquer ce verdit de la cour fédérale américaine par peur de représailles tant que ça touche l’entourage de la famille royale, les intouchables du Maroc.

L’autre incident judicaire qui bafoue les déclarations politicardes des amis du Maroc s’est produite en France, le pays où ses politiciens souvent sont mis à relayer des déclarations fallacieuses sur la modernité, l’état de loi et démocratie dont jouisse le régime du Makhzen, qui depuis 40 ans maintient et occupe les terres du Sahara Occidental seulement grâce à l’appui inconditionnel de la France. 

En effet, une association demandait l’audition du directeur général de la DGST marocaine, Abdellatif Hammouchi, pour complicité de torture. Saisissant de sa présence en France, sept policiers français s’étaient ainsi rendus à la résidence de l’ambassadeur du Maroc en France pour notifier une convocation émanant d’un juge d’instruction. Deux plaintes déposés devant la justice française, le cas d’un franco-marocain condamné à 10 ans de prison ferme et qui a nié devant le tribunal marocain les faits qui lui étaient reprochés, et une 2émme cas portait sur un citoyen sahraoui et défenseur des droits de l’homme purgeant actuellement une peine de prison de 30 ans pour son implication dans les émeutes qui sont déclenchés après le démantèlement du camp de Gdeim Izik près de El Aaiun en 2010, la capitale du Sahara Occidental occupée. 

L’incident qui a eu lieu le 20 Février 2014, a suscité une crise politique entre les deux pays et par suite la Maroc a suspendu sa coopération judiciaire avec la France. Le régime médiéval de Rabat cherche par tous les moyens de continuer ses crimes avec impunité.

Alors que les documents pondus sur la toile ont révélé la diplomatie méprisable du Maroc, notamment la corruption tous azimuts pour acheter le silence de la communauté internationale, de l’autre côté, ce sont ses amis même qui dévoilent et bafouent son système judiciaire corrompu et tortionnaire. 

Cependant, ces politiciens et régimes amis du Maroc essayent vainement de nous convaincre que ce Maroc qui dans les faits ne connait sur la démocratie et l’état de droit que les noms, est une étincelle dans la région au moment où il n'a même pas de crédibilité pour offrir une autonomie aux Sahraouis ; ces derniers qui, plus que quiconque, depuis 40 ans encore vivent sous les affres d’une occupation vicieuse, privés de droits et justice.


Un journaliste espagnol révèle : «Les Français ne sont pas les seuls à être corrompus par Rabat»

Le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, qui a couvert l’actualité du Maghreb pour le quotidien El Pais, vient de jeter un autre pavé dans la mare bien pestilentielle du Maroc, en attestant que le régime de Rabat a corrompu des journalistes d’autres nations, notamment des Américains et des Italiens. Dans une tribune publiée sur le site Orient XXI, ce journaliste espagnol assure, en effet, que d'autres journalistes ont bel et bien reçu de l'argent du Maroc en contrepartie d’articles orientés en faveur du régime de Rabat et contre l’Algérie et le Front Polisario. 

«Les agents de la DGED (renseignement intérieur) et leurs collaborateurs parviennent, moyennant finances, à ce que des journalistes et des think tanks français, américains et même italiens produisent des articles et des analyses favorables aux thèses du Maroc et préjudiciables à l’Algérie et au Front Polisario qui revendiquent, depuis 1973, l’indépendance du Sahara Occidental», écrit Cembrero qui confirme dans ce sillage que la DGED s’emploie aussi, à travers des intermédiaires, à séduire le lobby juif aux Etats-Unis dans l’espoir qu’il pèsera auprès de l’administration Obama pour qu’elle soit plus compréhensive avec les thèses marocaines sur le Sahara. 

Le journaliste d’El Pais dit également avoir appris qu’Israël et le Maroc maintenaient, du moins en 2011 et 2102, un dialogue politique permanent, alors que l’armée israélienne continue de massacrer des Palestiniens, homme , femmes et enfants. Après avoir lu des centaines de câbles mis en ligne depuis le 2 octobre par le fameux profil anonyme «@chris_coleman24», le journaliste Ignacio Cembrero arrive à la conclusion que «le Maroc voit le monde à travers la lorgnette du Sahara». 

Ainsi, «ce bout de désert, affirme-t-il, est partout, dans les réunions du Conseil d’association avec l’Union européenne, dans les visites ministérielles en Europe ou dans les relations avec des pays aussi lointains que le Paraguay». Cela explique ainsi l’acharnement du Makhzen contre l’Algérie qu’il accuse d’être derrière ses revers diplomatiques sur ce dossier dont semble dépendre l’avenir de la monarchie. 

Ces documents confidentiels, mis en ligne par ce fameux Chris Coleman, qui se présente comme un Marocain installé à l’étranger, ont le mérite de mettre à nu la grande hypocrisie du régime marocain, qui use et abuse de méthodes et pratiques répréhensibles pour faire passer son projet d’autonomie du Sahara Occidental. En vain.
Rafik Meddour

« Chris_coleman24 », comme une tempête silencieuse

Opinion. C’est bientôt Noël chez les zmagris, il fait froid, tout le monde tire la gueule et ça sent le sapin… Jusqu’au Maroc.

Depuis plusieurs semaines, l’Etat marocain vit tribulations sur tribulations, suite aux multiples publications de Chris_Coleman24. Ce cyber-activiste distille sur le WEB via Twitter, des documents aspirés dans les limbes cybernétiques, classés « top secret » du gouvernement marocain.

Il ne cache ni sa sympathie pour la cause sahraouie ni son envie de déstabiliser le régime marocain. Les médias officiels du pays restent trop discrets sur ce qui est déjà qualifié par des observateurs comme étant : l’affaire du « Snowden marocain ».

Et gare à ceux qui tenteront de vexer Chris_Coleman24 en prétextant que les documents présentés ne sont pas authentiques. Il se rebiffe aussitôt, l’amenant à partager, authentifications à l’appui, d’autres documents compromettants.

Une sorte de boîte de Pandore qu’il aurait fallu pour le Makhzen (nom attribué à l’Etat marocain) qu’elle ne s’ouvre jamais.

L’un des récents faits d’armes de Chris_Coleman24 rapporté par un journaliste, est le partage de documents révélant, les noms de journalistes français, soudoyés par les services de renseignements marocains.

Oui Monsieur, de la corruption en d’autres termes !

Pour nous relayer ces histoires de divulgations, quelques médias occidentaux et des médias électroniques indépendants marocains, à l’instar du célèbre journal électronique du journaliste dissident Ali Lmrabet : « Demainonline ».

Chris_coleman24 inquiète jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat marocain, il y a peu de doutes là-dessus.

Faut-il s’en réjouir ou s’indigner ?

Pour ma part je pense qu’on ne procède pas de manières nobles avec ceux qui usent des pires méthodes. Chris_Coleman24 agit tel un miroir, il mime ceux-là même qu’il tente de déstabiliser.

Il est fort à parier que Chris_coleman24 deviendra dans les semaines, dans les mois à venir, la voix de la conscience d’une certaine opposition marocaine. Que ce pseudo emprunté au sélectionneur de l’équipe de football galloise acquiert au fil des jours une couleur outre-Méditerranée .

Il est déjà celui que tout le monde attend … Sympathisants comme contradicteurs.

Est-il protégé par des cieux moins soupçonnables que « l’éternel coupable » algérien constamment avancé par les officiels marocains ?

Protégé peut-être par ceux qui connaissent le Makhzen, qui mangent à même la table avec lui. Qui tirent les ficelles de ce qui pourrait ressembler à un règlement de compte. Comme celui d’un client déçu par une passe dans une maison close …?

Sont -ils plusieurs …?

Seul le temps et un travail journalistique digne de ce nom pourront nous éclairer.

Pourquoi le dossier du Sahara … ?

Pour ceux qui l’ignorent encore, l’épineux dossier du Sahara est ce legs empoisonné du roi Hassan 2à son fils Mohamed 6. Cet immense territoire au sud, revendiqué à la fois par le Maroc et à la fois par le Front Polisario ( indépendantistes sahraouis).

Ce dossier « chlingue » à tous les niveaux, tant les montants alloués à la corruption des élites marocaines et internationales, pour plaider la cause de la souveraineté chérifienne ont été (et sont toujours) faramineuses. Tant la crédibilité des uns est souillée par une pastilla jambe en l’air ou une invitation « mamounesque » de trop.

Ce dossier semble capital pour le sommet du pays et fait l’objet d’un quasi unanimisme non-négociable, qu’il serait inconscient aujourd’hui de vouloir bousculer.

« Ceux qui feignent croire se coucher du bon côté, finissent toujours par avoir des crampes » disait l’ancien.

Le CNDH, instrument pour duper l'ONU et les ONG internationales

La Direction des Nations Unies et des organisations Internationales du Ministère marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération travaille à arrache-pied pour contrer l’élargissement des prérogatives de la MINURSO à la surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental. 

Alors que les ONG et les défenseurs des droits de l’homme sahraouis sont tabassés tous les jours même lorsqu’ils manifestent pour revendiquer du travail et l’amélioration des conditions sociales de la population sahraouie, les autorités marocaines présentent le CNDH, qu’elles ont créé de toute pièce, comme l’internative crédible à présenter auprès des Nations Unies.

Ainsi, trois mois avant la publication du rapport du Secrétaire Général de l’ONU et les débats du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental, plus précisément le 31 janvier 2014, des directives sont envoyées au CNDH en proposant d’adresser des invitations des procédures spéciales pour l’année 2014.

Cette lettre révélée par le hacker Chris Coleman prouve que le CNDH n’est qu’un instrument créé par le gouvernement marocain pour duper les instances et les ONG internationales sur la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental.


DIASPORA SAHARAUI, 20/12/2014

Le président sahraoui à Algeriepatriotique : «Notre armée est parée à toute éventualité»

Mohamed Abdelaziz : «Les gouvernements français et espagnol sont les principales causes du drame vécu par le peuple sahraoui.»


Algeriepatriotique : Des manœuvres militaires ont été effectuées dans les territoires libérés du Sahara Occidental en réponse aux gesticulations de Rabat. Est-ce les prémices d’un retour à la lutte armée après 23 ans de cessez-le-feu ?


Le président Mohamed Abdelaziz : L’armée sahraouie a effectivement mené une manœuvre militaire avec utilisation de munitions réelles dans la zone libérée du Sahara Occidental, plus exactement à Taouinit. Cet exercice entre dans le cadre d’activités classiques et ordinaires que l’armée sahraouie entreprend chaque fin ou début d’année pour tester l’efficacité du matériel, et le degré de préparation et le moral des troupes. Mais la manœuvre de cette année revêt un caractère particulier au vu du volume et de l’intérêt porté pour celle-ci. Je peux citer deux raisons essentielles pour cet aspect particulier. D’abord, il va de soi que l’armée sahraouie a le devoir de libérer le pays. Durant ces dernières années, nous attendions l’organisation du référendum pour l’autodétermination et la reprise des négociations. Mais le Maroc a décidé d’interrompre le processus et mettre fin à la coopération avec les Nations unies. En novembre dernier, le roi du Maroc a prononcé un discours incendiaire et annoncé une confrontation directe avec l’organisation onusienne dont il rejette les décisions et le plan visant à organiser un référendum libre et démocratique. Aussi, ceci impose à l’armée sahraouie de se tenir prête pour parer à toute éventualité, jusques et y compris la possibilité de voir le Maroc s’aventurer à expulser la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (Minurso) et violer l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur unilatéralement en 1991. Nous serions, dans ce cas, obligés de nous défendre et de reprendre la lutte armée dans le cadre de la légitime défense. Ensuite, tout le monde sait que la région de l’Afrique du Nord, et le Sahel en général, est menacée par le terrorisme et le crime organisé. Le Maroc est le premier pays producteur et exportateur de drogue, et la drogue est la principale source de financement du terrorisme et du crime organisé. Tout le monde sait aussi que la République sahraouie et le Front Polisario sont un facteur réel de stabilité, de modération et de paix dans la région depuis quarante ans. C’est ce projet pour lequel nous militons. Nous avons donc des devoirs et des responsabilités à assumer, lesquels consistent à défendre le Sahara Occidental et les zones dans lesquelles nous sommes présents contre les organisations criminelles et les groupes terroristes. Aussi préparons-nous notre armée pour qu’elle puisse être capable de faire face à ce genre de menaces.


Pensez-vous que le rapport de force est équilibré en cas de reprise des hostilités ?

La puissance du colonisateur n’est jamais comparable à celle du peuple colonisé, ni en hommes ni en matériel. Nous avons la force du droit et les Marocains ont le droit de la force. Nous avons, quant à nous, une longue expérience de la guerre qui a duré seize ans de 1975 à 1991. Nous avions, à l’époque, une armée dotée d’effectifs moins nombreux, moins expérimentée et moins bien équipée qu’aujourd’hui. Notre cause n’était pas connue sur le plan international. Pourtant, cette armée-là avait pu convaincre le gouvernement marocain – de l’aveu même du défunt Hassan II – de l’impossibilité pour le Maroc de gagner la guerre et de la nécessité de régler le conflit politiquement dans le cadre des Nations unies à travers le référendum pour l’autodétermination, lequel processus devait aboutir à des négociations parrainées par l’ONU afin de mettre en place un plan de paix. Donc, pour répondre à votre question, le problème de l’équilibre des forces ne se pose pas. L’ennemi peut être plus fort, mais le droit et la légitimité sont de notre côté. Notre volonté est très forte et si nous menons un combat, c’est pour la vie. Nous triompherons alors comme a triomphé le peuple algérien sous la conduite du Front de libération nationale dans les années 1950 contre la plus puissante force militaire du monde, c’est-à-dire l’Otan. L’armée algérienne a vaincu grâce à son stoïcisme et le droit du peuple algérien à son indépendance a fini par défaire l’ennemi. Nous aussi sommes confortés par la justesse de notre cause. Et pour cela, nous vaincrons.


Le Maroc multiplie les obstacles entravant le processus d’organisation du référendum. Cela se traduit par le report, encore une fois, de la visite de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, Christopher Ross, au Maroc. Pourquoi le Conseil de sécurité de l’ONU n’arrive-t-il toujours pas à contraindre le Maroc à se conformer aux lois internationales ?

Il faut dire que certaines puissances traitent le dossier du Sahara Occidental avec une certaine froideur. Je dirais même qu’elles font preuve de négligence, d’indécision, voire de démission. Le dossier sahraoui est clair : c’est une affaire de décolonisation. Le plan de paix onusien de 1991 est tout aussi clair et la Minurso a été chargée d’organiser un référendum libre et démocratique dans un délai qui ne devait pas dépasser une année. Vingt-trois ans se sont écoulés depuis et le Maroc continue de louvoyer et de tergiverser jusqu’à affirmer, maintenant, qu’il refuse carrément la tenue de ce référendum et de traiter avec le représentant du secrétaire général des Nations unies. Les choses sont désormais claires et les blocages de la partie marocaine sont flagrants. Le Conseil de sécurité de l’ONU se devait de sanctionner le royaume du Maroc et le contraindre à appliquer l’accord qu’il a signé sous l’égide de ce même Conseil. Nous attendons avril prochain [pour prendre une décision]. Dans son dernier rapport, le secrétaire général de l’ONU a affirmé que si aucune avancée n’était enregistrée dans les négociations, le Conseil de sécurité serait appelé à aborder la question sahraouie sous un autre angle ou selon une autre approche. Quelle sera cette approche ? L’ONU imposera-t-elle des sanctions contre le Maroc ? La question sahraouie passera-t-elle de l’article VI de la Charte des Nations unies au chapitre VII qui stipule que les résolutions du Conseil de sécurité doivent être appliquées y compris par l’usage de la force ? Quoi qu’il en soit, ce qu’il faut retenir dans cette déclaration au regard du contexte dans lequel cette idée a été incluse dans le rapport du secrétaire général de l’ONU, c’est que le Conseil de sécurité est appelé à faire preuve de plus d’intransigeance et de plus de sévérité avec le Maroc. C’est ce que nous souhaitons.


Les spécialistes du dossier sahraoui estiment que la France et l’Espagne, trouvant un intérêt avec le Maroc, empêcheraient tout progrès du processus d’autodétermination du peuple sahraoui. Peut-on connaître votre avis à ce sujet ?

Malheureusement, les gouvernements français et espagnol sont les principales causes du drame vécu par le peuple sahraoui et – je dirais même – par toute la région en raison du problème du Sahara Occidental depuis 1975. En effet, l’Espagne et la France assument l’entière responsabilité des accords de Madrid de 1975, qui ont donné lieu au retrait de l’Espagne et à la partition du Sahara Occidental. Le peuple sahraoui a subi une guerre génocidaire financée et alimentée par ces deux pays. L’armée de l’air française est même intervenue directement. Jusqu’à ce jour, l’entêtement du Maroc trouve un soutien très solide et une protection auprès des gouvernements français et espagnol, alors même que des négociations ont eu lieu et qu’un plan de paix a été mis en place où il est admis que la question du Sahara Occidental est une affaire de décolonisation et que la solution doit impérativement passer par le principe de l’autodétermination à travers un référendum libre et démocratique. Ces deux gouvernements sont, dès lors, responsables de cette tragédie et cette situation. Après tout cela, ils ont recouru à toutes les méthodes pour faire plier le peuple sahraoui, mais ils n’ont jamais essayé une : permettre au peuple sahraoui de s’exprimer, bien que l’ONU soit présente sur le terrain et qu’elle ait tout préparé pour la tenue du référendum, y compris les listes des votants. Espérons que les gouvernements français et espagnol soient, cette fois-ci, une partie de la solution et qu’ils ne restent pas indéfiniment une partie du problème.


Des comités de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui s’organisent un peu partout dans le monde afin de faire pression sur les Etats pour accélérer le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Pensez-vous que ces actions pourraient faire bouger les choses ?

Nous nous sommes réunis en marge de la rencontre (d’Alger, ndlr) pour envisager l’organisation d’une grande conférence internationale à Alger sous le thème «Le droit des peuples à la résistance, cas du peuple sahraoui». Ce sera la cinquième édition de cette conférence dont le nombre et la qualité des participants progressent d’année en année. Beaucoup de délégations venant des Etats-Unis, d’Europe, d’Amérique latine, d’une majorité de pays africains ainsi que du monde arabe et de l’Asie prendront part à cette conférence qui réunira des parlementaires, des journalistes, des écrivains et des militants des droits de l’Homme. Tous dénoncent la colonisation du Sahara Occidental par le Maroc et les atteintes aux droits humains commis dans les territoires occupés. Tous sont solidaires avec le peuple sahraoui. Cette action a une valeur politique, mais aussi morale, si bien que ce large mouvement de solidarité envoie un message très fort au Maroc, aux Nations unies et à tous les Etats pour mettre fin à la dernière colonisation en Afrique. Cette conférence aura un écho extrêmement positif. Il est très difficile pour les Nations unies de ne pas prêter attention à toutes ces voix, et il est très difficile aussi pour tous ces Etats de demeurer sourds au cri de leurs propres peuples et de leurs propres sociétés civiles dans leur action de défense de la cause sahraouie. Le mouvement de solidarité international avec le peuple sahraoui se développe de jour en jour et la crédibilité du Front Polisario et de la République sahraouie et de la lutte du peuple sahraoui grandissent de même. Et cela a son impact et son importance.


L’escalade verbale des autorités marocaines contre l’Algérie ne cesse de s’intensifier depuis quelques mois. Doit-on attribuer cela au soutien indéfectible de l’Algérie pour la cause sahraouie ou alors le Makhzen cache-t-il d’autres objectifs derrière ces attaques récurrentes et ce double langage ?

Malheureusement, ces campagnes menées par le Maroc contre l’Algérie font partie, à mon sens, d’une action principale qui consiste à détourner l’attention de l’opinion publique marocaine et à lui cacher la vérité, dans un hypothétique espoir de retarder les mouvements de contestation populaires contre le régime en place. A chaque fois, le régime avertit de l’existence d’un ennemi extérieur et met en garde contre l’Algérie comme étant l’«ennemi» du Maroc pour l’occuper et le faire taire. Nous condamnons cette politique de fuite en avant, d’autant que la véritable source de malheur pour la région en général et pour l’Algérie, la Mauritanie et le Sahara Occidental en particulier, sans oublier le sud de l’Europe, c’est bel et bien le Maroc. Le Maroc est le premier producteur de cannabis dans le monde et il est de notoriété publique que les organisations criminelles se développent autour de la vente et de l’exportation de cette drogue et de la prolifération des réseaux de trafic. C’est donc le Maroc qui empoisonne les jeunes [avec son kif] et nourrit le crime organisé dans la région. C’est aussi le Maroc qui est animé par des velléités expansionnistes dans la région, puisqu’en 1963, c’est-à-dire au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, il a déclaré une guerre injuste contre l’Algérie en revendiquant une partie importante des territoires algériens. C’est encore le Maroc qui n’a reconnu l’indépendance de la Mauritanie qu’en 1968, alors qu’il l’a recouvrée en 1956. Et, depuis 1975, ce même Maroc mène une guerre injuste contre le peuple sahraoui. Le Maroc est donc une source d’invasion et d’expansionnisme avec l’aide d’autres pays, évidemment.


Le Maroc mène, avec la complicité de certaines entreprises étrangères, des activités illégales – au regard du droit international – sur les ressources naturelles au Sahara Occidental, dans les domaines de la pêche et des phosphates notamment, mais aussi dans d’autres domaines. Quelles suites ont été données à la protestation et aux démarches de la RASD visant à dénoncer ce pillage ?

Nous avons exposé ce problème sur le plan international et nous avons abouti à des résultats importants. Le premier de ces résultats, c’est que le secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des affaires juridiques a, après une profonde étude, déclaré illégale l’exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental par le colonisateur marocain et par d’autres parties qui coopèrent avec lui. A la lumière de ce résultat, plusieurs compagnies qui avaient conclu des accords avec le Maroc dans les domaines de la pêche, de l’extraction du phosphate et de l’exploration de minerais, se sont retirées de la zone pour se conformer aux lois internationales. Le dossier reste ouvert et nous avons déposé une plainte auprès de tribunal de l’Union européenne à Strasbourg pour juger de la légalité ou non des accords signés entre l’Union européenne et le Maroc dans le domaine de la pêche au Sahara Occidental. Nous sommes optimistes quant au verdict final, car celui-ci ne saurait contredire les résolutions des Nations unies et le droit international. De toute façon, le combat continue. Nous avons enregistré des objectifs et le Conseil de l’ONU est appelé à considérer le cas du Sahara Occidental de la même manière qu’il a considéré celui de la Namibie. Les Nations unies avaient décidé de geler toute exploitation des ressources naturelles de la Namibie jusqu’au référendum.


Le Maroc multiplie les atteintes aux droits de l’Homme (arrestations et détentions arbitraires, pratique de la torture, mauvais traitement des détenus) dans sa répression contre les militants sahraouis. Les partenaires du royaume, comme l’Union européenne, ont-ils réagi à cette situation rapportée par de nombreux témoins et observateurs étrangers ?

Nous avons organisé, depuis le 21 mai 2005, un mouvement de protestation civile pacifique, que nous avons appelé «intifadha de l’istiqlal» (soulèvement pour l’indépendance), à travers lequel les Sahraouis revendiquent l’indépendance, la tenue du référendum, la libération des prisonniers politiques, l’arrêt des atteintes aux droits de l’Homme et le droit au rassemblement et à la protestation. La réponse du gouvernement marocain fut violente et sauvage. Il y eut des assassinats, des arrestations et des procès expéditifs. Nous comptons des dizaines de détenus politiques dans les prisons marocaines. Certains d’entre eux ont été condamnés à la réclusion à perpétuité, à l’exemple de M’barek Daoudi qui a été jugé par un tribunal militaire, en violation du droit international, puisque c’est un citoyen civil dont le seul tort est d’avoir réclamé la tenue d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui. Il a entamé une grève de la faim depuis quarante jours et sa vie est menacée. Il a été arrêté avec cinq de ses enfants, dont certains ont passé une année en prison et d’autres y sont toujours. Rappelez-vous Guedim Izik, les pratiques horribles du régime marocain et le nombre élevé de militants qui ont été exécutés. En tout état de cause, ces atteintes marocaines aux droits humains sont désormais flagrantes et connues de tous, en ce sens que les organisations de défense des droits de l’Homme, le département d’Etat américain, l’Union européenne et le Parlement européen ont tous émis des rapports qui recensent les atteintes aux droits de l’Homme par le Maroc au Sahara Occidental de façon claire et nette. Par conséquent, beaucoup d’Etats, dont les Etats-Unis, sont maintenant convaincus de la nécessité d’intégrer la question des droits de l’Homme dans la mission de la Minurso. Ce que le Maroc refuse malheureusement. Cette question n’a pas encore été intégrée à la mission de la Minurso pour le moment.


Ont-ils prévu des sanctions ou d’autres formes de pression contre le Maroc pour l’amener à respecter les droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés ?

Comme je l’ai dit auparavant, à cause de la position de l’Espagne et de la France, ni le Conseil de sécurité ni le secrétariat général des Nations unies n’ont réussi à imposer des sanctions contre le Maroc.


Les choses vont-elles en rester là ?

Nous attendons le mois d’avril. Nous souhaitons que le Conseil de sécurité agisse avec une certaine fermeté à l’encontre le Maroc.


Et si cela ne se réalise pas, quelle sera votre réaction ?

Nous coopérerons avec l’ONU tant qu’elle s’engage à organiser le référendum d’autodétermination et tant qu’elle exerce des pressions sur le Maroc pour qu’il avance dans cette direction. Mais vu que le Maroc adopte, depuis 2014 et notamment après le discours de Mohammed VI, une position basée sur une logique de confrontation claire vis-à-vis du peuple sahraoui, des Nations unies, du Conseil de sécurité et des organisations de défense des droits de l’Homme, nous prévoyons une exclusion par le Maroc de la Mission des Nations unies du Sahara Occidental. Cela signifierait une déclaration de guerre contre le Front Polisario et les Nations unies. Dans ce cas de figure, nous nous défendrons et reprendrons la lutte armée.


Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi 
 

Publié par Algérie patriotique

Le Sahara occidental, dernière colonie en Afrique

WASHINGTON - Le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique a écrit le quotidien américain Washington Post dans un reportage illustré de plusieurs photos et intitulé "Une ligne dans le sable: lutte contre 40 ans d'exil dans le désert du Sahara occidental".

"Territoire de la taille du Royaume-Uni qui s'étend le long de l'océan Atlantique entre le Maroc et la Mauritanie, le Sahara occidental est techniquement la dernière colonie africaine. Il n'a jamais obtenu son indépendance lorsque l'Espagne est partie en 1975", a précisé le Journal dans ce reportage publié récemment.

Le territoire a été envahi par le Maroc qui l'a "divisé en deux par un mur de sable long de 1600 miles et entouré de quelque 9 millions de mines terrestres", ajoute le Washington Post.

Le gouvernement marocain a installé "quelque 300.000 colons dans ces territoires, ce qui a déclenché une guerre de 16 ans entre Rabat (la capitale du Maroc) et le mouvement indépendantiste sahraoui le Front Polisario et l'armée populaire de libération sahraouie (SPLA)", rappelle le journal.

"La guerre, qui a forcé plus de 150.000 Sahraouis à l'exil à travers la frontière dans les camps de réfugiés algériens, a officiellement pris fin en 1991, mais le Front Polisario a menacé de reprendre les combats au cours de la dernière décennie. L'année prochaine marquera 40 années d'exil forcé pour les Sahraouis".

En novembre 2014 le reporter photographe Tomaso Clavarino a sillonné "les bases militaires au Sahara occidental et celles des cadets de la SPLA qui se battent pour l'indépendance sahraouie" dans ce qu'il décrit comme l'une des "crises les moins couvertes dans le monde".

"Le Front Polisario est prêt à reprendre les armes vu que la communauté internationale et la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental) ont été incapables de résoudre la crise en 40 ans", dit Clavarino dans son récit illustrant les photos de militaires sahraouis en parade, ou lors de manoeuvres ainsi que des femmes sahraouies manifestant pour l'indépendance de leur pays.

"Les Sahraouis vivent en exil depuis 1975, (leur pays) a été annexé par le Maroc, et depuis 1991 la MINURSO a travaillé au Sahara occidental pour organiser une solution politique négociée pour l'indépendance de cette région", rapporte le photojournaliste.

Clavarino a eu accès aux bases militaires au Sahara occidental, a accompagné les patrouilles de lutte contre le terrorisme dans le désert et a assisté à des exercices militaires et des défilés.

Il a parlé avec les ministres du Front Polisario, les commandants de l'armée sahraouie et "des activistes qui ont fui le Maroc et les territoires occupés, où il y avait la violence quotidienne contre les Sahraouis".

L'auteur du reportage a visité des camps de réfugiés et a vu "les difficultés de la vie depuis 40 ans dans des tentes et des maisons de fortune et en comptant sur l'aide humanitaire qui, avec la croissance de la menace terroriste dans la région au cours des trois dernières années, a diminué de près de 70 %".

Le « Wikileaks marocain » qui secoue le Makhzen

Un « Julian Assange » marocain a réussi à mettre sens dessus dessous les autorités du pays, en met en ligne sur Twitter les secrets du Makhzen.

Les révélations de celui qui se fait appelé Chris Coleman, ou le Wikileaks marocain, mettent le Makhzen dans l’embarrasse, selon des médias européens.

La publication de câbles de la diplomatie marocaine et de mails des renseignements marocains, la Direction générale des études et de la documentation (DGED), diffusés via Twitter et Facebook, ont révélé que des journalistes français, des think-tanks français, italiens et américains ont été instrumentalisés par le Maroc, moyennant finance.

Ces derniers produisent des articles et des analyses favorables aux thèses du Maroc et préjudiciables à l’Algérie et au Front Polisario qui revendique, depuis 1973, l’indépendance du Sahara occidental", selon le site Orient xxi.


http://www.ennaharonline.com/fr/news/29313.html

Jamais deux sans trois: Après Kompass et Ndiaye, vient Khan - Espionnage et complot contre le Front polisario

Athar Sulatn Khan, le ripou
Les comptes rendus « confidentiels » de l’ambassadeur marocain à Genève, le fameux Omar Hilale, relatent beaucoup d’informations sur la collaboration partisan que le Maroc recevait de son « ami » au sein de cette institution onusienne sensée servir les réfugiés sahraouis comme d’autres.


par Malainin Lakhal


Apres le scandale récemment révélé grâce aux documents publiés par le hacker « Chris Coleman24 », sur son compte Twitter, exposant l’ex-Haut-Commissaire des droits de l’Homme, Mme Navy Pillay, et ses deux plus proches adjoints, Anders Kompass et Bacre Ndiaye (voir : ), voilà que ce mystérieux hacker publie d’autres documents qui nous informent sur la trahison du Chef du Bureau du Haut Commissionnaire des refugiés, Athar Sultan Khan, aux obligations et éthiques qu’imposent son poste humanitaire de très haut niveau.

Cette fois aussi, les comptes rendus « confidentiels » de l’ambassadeur marocain à Genève, le fameux Omar Hilale, relatent beaucoup d’informations sur la collaboration partisan que le Maroc recevait de son « ami » au sein de cette institution onusienne sensée servir les réfugiés sahraouis comme d’autres.

COMPLOT CONTRE LE PRESIDENT SAHRAOUI

Un des plus frappants incidents clairement révélés dans les comptes rendus du diplomate marocain et racontant ses chevaleresques conquêtes de corruption, dans les coulisses des organisations internationales à Genève, concerne sa réussite à convaincre de hauts responsables de l’organisation onusienne en charge des refugiés a refuser de recevoir en audience le président sahraoui, M. Mohamed Abdelaziz, qui représente les réfugiés politiques les plus anciens en Afrique, les sahraouis.

Hilale rapporte à ses supérieurs, le 16 mai 2013, avec enthousiasme que « M. Athar Sultan Khan, chef de cabinet du Haut-Commissaire pour les réfugiés, vient de me téléphoner pour me confirmer que le Polisario a été officiellement informé de l’impossibilité pour M. Guterres de recevoir Mohamed Abdelaziz, en raison de son absence de Genève à la date du 29 mai. »

Rappelant qu’à la même période le président sahraoui avait un rendez-vous avec Mme. Navy Pillay, le 23 mai, qui a été lui aussi partiellement saboté par les autres pions de l’ambassadeur marocain au sein du Commissariat des droits de l’Homme, à savoir Andres Kompass et Bacre Ndiaye, qui ont tous mis à l’œuvre pour persuader Pillay de limiter la rencontre au minimum et même de refuser de se faire prendre en photos avec le président sahraoui, ce qui est surprenant de la part d’une représentante de l’Onu, sachant que son chef, Ban Ki-moon, n’a jamais hésité à prendre des photos avec ses hôtes sahraouis à plusieurs reprise au siège de l’Onu à New York.

Comme ses deux amis « pions » du Maroc au sein du Commissariat des Droits de l’homme, et pour gagner les faveurs de ses « maitres » marocains, M. Athar Sultan Khan n’hésitait pas a appeler son cher ami ambassadeur marocain pour lui donner des informations censés être secrètes de métier, sur les rencontres et conversations qu’il a eu avec les responsables sahraouis.

Selon Hilale, Athar a délibérément œuvré pour faire échouer toute possibilité de rencontre entre Mohamed Abdelaziz et Guterres. Et il a réussi dans sa démarche bien sûr. En contrepartie, le Maroc versait apparemment des contributions et des donations en abondance au Haut-Commissariat des refugiés, et qui sait ou encore il versait ces généreuses « donations » pour exprimer la gratitude du Royaume à ces ami(e)s fidèles. Ce qui est simplement honteux si vrais.

HILALE COMPLETEMENT SATISFAIT DU NOUVEAU SERVITEUR DU ROI

L’ancien ambassadeur marocain à Genève, exprime dans son compte rendu du 18 octobre 2012, publié par « Chris coleman24 », sa totale satisfaction pour Athar Sultan khan, indiquant qu’il est très important pour le Royaume de le soutenir à cause de «la bienveillance subtile dont il a toujours fait preuve à l’égard de notre cause nationale (le conflit du Sahara occidental)» en plus de sa « personnalité modéré et consensuelle, conjuguée à l’estime et le respect qu’il nourrit à l’égard de notre pays ».

Bien sûr, en lisant les quelques huit documents de l’Ambassade marocaine à Genève à propos des services rendus par Athar Khan à ses nouveaux maitres, on découvre pourquoi Hillale avait cette haute opinion sur son ami.

Dans le même document du 18 octobre 2012, Hilale souffle à ses supérieurs une information secrète sur des actions de lobbying entreprises par Khan auprès des Américains, pour qu’ils le soutiennent dans son désir de remplacer Christopher Ross au poste d’Envoyé personnel pour le Sahara occidental. On se rappelle que le Maroc avait déjà, en cette période, commencé sa campagne de dénigrement contre Ross, pour le pousser à quitter son poste comme son prédécesseur américain, James Baker. Et bien sûr, Hilale confirme la nécessité de soutenir l’ami du Maroc au cas où ces démarches aboutissaient, car selon lui : «La candidature de M. Khan, au cas où elle se formaliserait, serait importante pour notre pays, pour plusieurs raisons». 

FONCTIONNAIRE ONUSIEN OU ESPION ?

L’acte d’espionnage de Khan contre M. Ross et le Front polisario est pleinement confirmé par les documents de l’ambassadeur marocain mentionnés.

Dans un de ces documents issue par l’ambassadeur, le 25 octobre 2013, Khan a volontairement saisi une opportunité de rencontre avec l’ambassadeur lors d’une réception pour lui donner un compte rendu détaillé sur les contacts et conversations que Ross a eu avec les responsables du Polisario dans les campements des refugies sahraouis, ainsi que les entretiens de l’américain avec le Chef des opérations des Cbm (Mesures de confiance, en Anglais : Confidence Building Measures) au Hcr. 

Dans ce même dossier, Khan aurait avorté les efforts de Ross qui a contacté le Hcr, sollicitant sa contribution au rapport de son briefing informel du Conseil de Sécurité d'octobre 2013. Khan a clairement répondu qu'il n'avait rien à signaler pour le moment, d'autant plus que le briefing est oral et concerne le volet politique et non humanitaire, selon son argumentaire. Et bien sûr, il a fait ça en coordination et suivant des ordres directs de son ami, Hilale.

Plus encore, Khan ne se contente pas de donner l’information, mais comme tout serviteur loyal, il conseille le Maroc et donne des idées et des tactiques à son ami Hilale pour contrecarrer « l’ennemi », à savoir bien sur le Polisario et toute personne intègre au sein des institutions onusiennes qui ne cède pas à Rabat.

Il fait la même chose de ses propres contacts avec les responsables du Polisario. Ainsi l’on apprend qu’après avoir eu M. Mhamed Khaddad, au téléphone, à propos de la visite que le président sahraoui allait faire à Genève, Khan appelle l’ambassadeur marocain immédiatement pour lui donner le rapport détaillé de la conversation, lui révèle les propositions sahraouis, et va même jusqu’à donner son analyse de l’état d’âme de son interlocuteur sahraoui. Il confirme aussi à Hilale qu’il a tout fait pour ne pas permettre la tenue de cette rencontre entre le président sahraoui et le Haut-Commissaire des réfugiés, Guterres.

Khan a aussi donné des informations censées être secrètes sur une confidence que Mme. Kim Bolduc, la nouvelle Représentante spéciale au Sahara occidental, lui a faite sur ses intentions apparemment inquiétantes pour le Maroc. Et pour résultat, le Maroc refuse toujours de la recevoir pour la laisser prendre sa mission au Sahara occidental, faisant ainsi obstacle à la mission officielle d’une haute fonctionnaire onusienne servant un plan de paix et une opération onusienne de décolonisation au Sahara Occidental, qui a couté à la communauté internationale presque un milliard de dollars à cette date et le compte reste ouvert, sans parler de ses impacts sur la sécurité, la prospérité et la stabilité des peuples de l’Afrique du Nord et de l’Afrique en général..

SABOTAGE DES PROGRAMMES ONUSIENS EN FAVEUR DES REFUGIES 

Pire encore, le fonctionnaire humanitaire s’est révélé être un grand acteur dans le sabotage de programmes humanitaires du Hcr, suivant les ordres du Maroc. Ainsi, il a tout fait, comme révèle Hilale, pour annuler une rencontre qui a été prévu par le Hcr à New York, dans le cadre des Mesures de confiance, et que Mme Kerry Kennedy, la présidente de la Fondation Robert Kennedy, devait animer comme invitée d’honneur. 

Le premier paragraphe du compte rendu de Hilale à son ministère sur ce sujet suffit pour comprendre que « comme promis par M. Athar Sultan Khan, chef de cabinet du Haut-Commissaire pour les réfugiés, M. Udo Janz, directeur du Bureau du Hcr à New York, a procédé, ce matin, à l’annulation du séminaire que Mme Kerry Kennedy devait animer, le 17 octobre, dans les locaux de la Représentation du Hcr à New York, sur la situation humanitaire dans les camps de Tindouf.»

Hillale continue dans ce même message, que son succès à annuler cet évènement « a été rendue possible grâce aux excellentes relations (qu’il entretient) avec le haut-commissaire et ses principaux collaborateurs». Mais bien sûr M. Khan est à la tête de cette liste d’amis. Ce qui reste à découvrir est de savoir qu’elle autres « bonnes relations » cet expert marocain dans la corruption a encore au sein des institutions onusiennes qu’il entretient probablement encore à New York son nouveau poste de service.

On apprendra dans un autre compte rendu que c’était bien khan qui a tout fait pour accélérer l’annulation de ce séminaire à quelque jours de sa tenue. Il est allé à New York pour persuader le Directeur du bureau la bas à procéder à l’achèvement de cette tache pas honnête du tout auprès des participants qui s’apprêtaient à voyager à New York, y inclus Mme. Kerry Kennedy.

ET LE POGNON?

Mais quand on sait que toutes les efforts et services de Khan son généreusement payé par le Maroc, on ne peut que comprendre bien sûr pourquoi le Fonctionnaire du HCR, et si attentif au désire de ses nouveau maitres.

Hilale écrits dans un compte rendu daté du 6 mars 2013 que Khan lui a fait part « du souhait du Haut-commissaire que le Maroc puisse transférer, dès que possible, la contribution volontaire annuelle au HCR » en raison, comme Khan « confie à son ami », toujours selon le texte « de la crise financière de l’organisation et l’augmentation du nombre des réfugiés au Moyen Orient et au Sahel ».

Cependant, ajoute Hilale « M. Khan a demandé à ces services de ne pas adresser de Note écrite au Maroc, (comme demandé par Guterres) pour ne pas le gêner. Il s’est chargé lui-même de me contacter à ce sujet et de le faire de manière informelle et ce, en raison des relations exceptionnelles du Hcr avec le Maroc. » Et bien sûr, le Maroc versa la contribution aux meilleurs délais pour garantir la loyauté de son Haut pion au Hcr.

CONCLUSION

Quelle conclusion peut-on tirer de toutes ces informations compromettantes et accablantes contre ce fonctionnaire du Hcr ? La réponse doit être donnée par les plus hautes autorités des Nations Unies, car il s’agit d’accusations très sérieuses, d’actes d’espionnages clairs contre de hautes personnalités internationales et, pire encore, un manquement criminel et intentionnel par un Haut fonctionnaire au secret de son métier et un conflit plus que clair d’intérêts qui a directement causé de sérieuses conséquences sur des efforts entreprises par des responsables et des agences onusiennes.

Il faut aussi penser au moyen de mettre un terme aux actes et comportement mafieux de l’ambassadeur Hilale, qui lui aussi assume la responsabilité d’actions d’espionnage, de corruption et de sabotages de programmes humanitaire et de droits de l’Homme. Pourtant, le Maroc, « l’exemple de respect des droits de l’homme », choisi par l’Europe et d’autres Etats soi-disant démocratiques, l’a simplement promu et affecté à New York, pour qu’il puisse approfondir ses efforts afin de corrompre de nouveaux responsables à New York. 

Finalement, que doit faire le Polisario et la résistance sahraouie ? C’est une question existentielle maintenant pour cette partie qui a toujours respecté ses engagements envers une organisation et une communauté internationale qui semble tolérer le Maroc tant que ce dernier lui permet de prendre part au pillage systématique des ressources d’un peuple africain colonisé, abusé et dénigré en plus.

Les jours à venir vont répondre à nos questions, et les tambours de la guerre vont peut-être reprendre dans la région car cette soi-disant communauté internationale semble seulement respecter la voix de la violence.


Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...