Algérie : la guerre de l’impérialisme français

L’empire colonial de la France, terme utilisé pendant toute la III° République, fut au 20ème siècle le deuxième plus vaste du monde derrière l’empire britannique. Présent sur tous les continents, il s’étendait en 1945 sur plus de 12 millions de km2, plus de dix fois la surface de la France, englobant une population totale de 110 millions d’habitants, soit 5 % de la population mondiale de l’époque. 

Après la Deuxième Guerre mondiale, cet empire colonial fut rebaptisé « Union Française », mais la domination coloniale restait la même. La présence de la France parmi les vainqueurs de cette guerre tenait beaucoup au fait que la majorité des territoires colonisés était passée à partir de 1942 du côté du général de Gaulle et des forces alliées. La participation de la France au Conseil de sécurité des Nations-Unies, en tant que membre permanent disposant d’un droit de veto, en est encore aujourd’hui l’héritage 

La décolonisation des pays conquis par les puissances européennes est devenue à partir de 1945 un processus historique mondial, mondialisé comme on dirait aujourd’hui. Remplacée par d’autres modes de domination impérialiste, cette décolonisation a effectivement abouti à l’indépendance de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique et en Asie.

La bourgeoisie française fut celle, parmi tous les pays européens, qui s’opposa le plus longtemps et durement à cette décolonisation mondialisée. Elle fut plus têtue que sa concurrente et complice, l’empire britannique. Oui, il y a une exception française dans cet aveuglement à vouloir maintenir, à la moitié du 20ème siècle, son système de colonisation tant en Afrique qu’en Asie.

Le temps des guerres coloniales

Au lendemain du 8 mai 1945, fin de la Deuxième Guerre mondiale en Europe, l’insurrection des Algériens dans les régions de Sétif et Guelma était sauvagement réprimée par l’armée française, qui en tua des milliers. Une semaine avant, le 25 avril 1945, celui qui était alors la figure historique du nationalisme algérien, Messali Hadj, avait été enlevé et déporté à Brazzaville. Les Algériens avaient d’autant plus cru aux déclaration « libératrices » de 1944 et 1945 que près de 500 000 d’entre eux avaient été incorporés dans les armées alliées qui combattirent l’Allemagne nazie ; et que jusqu’en 1947, le gouvernement français comportait des ministres du parti communiste.

Mais la répression frappa aussi ailleurs. Le 29 mars 1947 commençait à Madagascar un soulèvement armé que l’armée française allait mettre des mois à réduire, avec force tortures et exécutions sommaires. Albert Camus écrivait alors dans le journal Combat : « nous faisons à Madagascar ce que nous avons reproché aux Allemands. » Les historiens discutent encore du nombre de morts qu’entraîna cette répression sanglante : dans tous les cas plusieurs dizaines de milliers, le chiffre de 90 000 ayant été avancé pour une population de quatre millions d’habitants.

La première grande guerre coloniale de la IV° République fut celle de l’Indochine. En 1945, le Parti communiste vietnamien avait pris le pouvoir à Hanoi, la capitale du Vietnam lors de l’invasion japonaise. La France voulut rétablir son ancienne domination et, en 1946, engagea la guerre. Simultanément, la révolution chinoise triomphait à Pékin le 1er octobre 1947. Le fond de l’air était rouge, comme l’avait titré le cinéaste Chris Marker. La France de la IV° République était devenue un avant-poste de la lutte contre la révolution coloniale et le communisme.

Cette guerre se conclut par la défaite militaire de l’armée française lors de la bataille de Dien Bien Phu. Il appartint à Pierre Mendès-France d’arrêter les frais en juillet 1954, en concluant un accord de paix avec le Vietminh sous les auspices de la Chine et des Etats Unis. Cet accord consacrait le partage du Vietnam, le Nord gagnant son indépendance sous la direction du Parti communiste vietnamien, tandis que le Sud rejoignait la sphère d’influence des Etats-Unis. 

La place singulière de l’Algérie colonisée

L’Algérie a occupé une place singulière dans le dispositif colonial français. Sa conquête date de 1830, avant l’essor du capitalisme en Europe et particulièrement en France. Le contrôle du pays fut obtenu après une guerre impitoyable, dont la première phase dura 17 ans, jusqu’en 1847 avec la défaite d’Abd El Kader. Et, particularité parmi les colonies françaises d’Afrique et d’Asie, l’Algérie devint une colonie de peuplement.

Pour connaître l’ampleur des massacres perpétrés par l’armée française, les sources directes ne manquent pas, à commencer par les mémoires du massacreur Saint Arnaud racontant les « enfumades » pratiquées par les conquérants français dans les grottes des montagnes algériennes.

L’Algérie ne fut jamais complètement pacifiée, connaissant plusieurs rébellions, particulièrement à l’occasion des changements politiques en France. Bien avant l’insurrection de 1945, la défaite de Napoléon III en 1871 donna le signal de la révolte d’El Mokrani, qui vit le tiers de la population algérienne participer à la plus importante insurrection depuis la conquête de l’Algérie. 

Dès 1848, l’Algérie était organisée en départements français mais les Algériens relevaient du régime du code de l’indigénat. L’inégalité entre européens d’Algérie et Algériens, marque de cette situation coloniale, était institutionnalisée en matière d’impôts, de justice pénale, de service militaire, d’accès à la fonction publique, de rémunération dans la fonction publique, et d’accès à l’enseignement.

Les Algériens étaient désignés administrativement comme des indigènes ou des musulmans. Le terme de « musulman » désignait « l’ensemble des individus d’origine musulmane qui, n’ayant point été admis au droit de cité, ont nécessairement conservé leur statut personnel musulman, sans qu’il y ait lieu de distinguer s’ils appartiennent ou non au culte mahométan » selon les termes de la Cour d’Appel d’Alger en 1903. Et de fait, les rares algériens qui quittaient leur religion musulmane conservaient statut et désignation de « musulmans ». L’ethnicisation des rapports sociaux a une longue histoire pour les colonisateurs.

En 1947, de nouvelles règles électorales furent votées par l’Assemblée nationale française à l’initiative de la SFIO (les députés du PCF s’abstenant et ceux du parti communiste algérien votant contre). 900 000 européens élisaient 60 représentants à l’Assemblée algérienne, tandis que les autres 9 millions d’habitants élisaient également 60 représentants. L’équation coloniale 1 = 9 était appliquée. Et comme cela ne suffisait pas à garantir la perpétuation du système de domination, la bourrage des urnes était une pratique assumée. La France « gouvernait » l’Algérie. Et ce fut le « gouverneur » Naegelen, encarté à SFIO, qui fut le maître d’œuvre du bourrage des urnes de 1948, opération répétée en 1951 et 1954.

Pour l’économie française encore en phase de reconstruction, les colonies représentaient dans les années 1950 un débouché dont on a tendance aujourd’hui à effacer l’importance. Les exportations vers l’Algérie étaient encore en 1958 supérieures aux échanges vers chacun des pays européens.

« L’Algérie, c’est la France » ?

L’insurrection débuta en Algérie le 1er novembre 1954 à l’initiative de militants issus de la structure paramilitaire du MTLD, le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques. Celui-ci était depuis 1945 la principale organisation algérienne revendiquant l’indépendance du pays. Il faisait suite au PPA, Parti du peuple algérien, créé en 1937 par Messali Hadj, et dissous par le gouvernement français en 1945. Comme l’a noté Mohammed Harbi, la guerre d’indépendance de l’Algérie a en fait commencé le 8 mai 1945 lors du massacre de milliers d’algériens à Sétif et Guelma.1

Entre 1945 et 1954, la répression française ne cessa de viser les Algériens qui revendiquaient l’indépendance et, au-delà, toute contestation de l’ordre colonial. Conséquence collatérale, cela bloqua l’émergence de courants politiques plus modérés avec lesquels le colonialisme français aurait pu espérer des solutions de compromis. Ce qui s’est passé au Maroc et en Tunisie, avec l’indépendance acceptée par le gouvernement français en mars 1956, n’était pas reproductible en Algérie. 

Le 1er novembre 1954, François Mitterrand était le ministre de l’intérieur du gouvernement de Pierre Mendès France. Les départements algériens étant juridiquement français, le ministre de l’intérieur était de par ses fonctions en première ligne pour maintenir l’ordre. Sa première déclaration, le 5 novembre, indique son refus de toute négociation : « Il ne saurait être question de négocier avec des rebelles qui, par l’ampleur même de leurs méfaits, ne peuvent que s’exposer aux rigueurs de la répression ». Puis le 12 novembre, il précise devant l’Assemblée nationale : «l’Algérie, c’est la France ».

Ces déclarations de Mitterrand sont relativement connues compte tenu de l’itinéraire politique de ce jeune ministre de l’intérieur, devenu en 1981 président de la république. Mais il faut rappeler que celles de Pierre Mendès France, président du conseil des ministres, étaient sur la même ligne : « A la volonté criminelle de quelques hommes doit répondre une répression sans faiblesse. Qu’on n’attende de nous aucun ménagement à l’égard de la sédition, aucun compromis avec elle. L’Algérie, c’est la France et non un pays étranger que nous protégeons. »

Quant au PCF, il alla jusqu’à invoquer Lénine pour condamner le déclenchement de l’insurrection, dans une déclaration de son bureau politique en date du 8 novembre 1954 : « En de telles circonstances, fidèle à l’enseignement de Lénine, la Parti communiste français, qui ne saurait approuver le recours à des actes individuels susceptibles de faire le jeu des pires colonialistes, si même ils n’étaient pas fomentés par eux, assure le peuple algérien de la solidarité de la classe ouvrière française dans sa lutte de masse contre la répression et pour la défense de ses droits. » 

A ceux qui voudraient justifier aujourd’hui les positions d’hier par une savante remise en contexte historique, on peut et doit opposer les positions défendues, par exemple, par le courant politique de la IVème Internationale. Le journal La Vérité des Travailleurs, dirigé par Pierre Franck, écrivait ainsi dans son numéro de décembre 1954 : «Spectacle édifiant que ce débat à l’assemblée nationale sur l’Afrique du Nord. Ces messieurs ont mal digéré Dien Bien Phu, ils cherchent un terrain de revanche (…) La peur devant la marche inexorable des peuples vers leur émancipation». D’autres courants, notamment libertaires, ont eu le même type de réaction-réflexe en solidarité avec une insurrection de colonisés. On pouvait connaître la réalité de la situation coloniale algérienne et agir en conséquence, le compagnonnage avec les militants algériens du PPA-MTLD aidant à cette compréhension.

Une répression féroce

La répression s’étendit à tous les secteurs qui luttaient pour l’indépendance de l’Algérie. « Le MTLD ainsi que toutes les organisations ou associations qui en émanent ou s’y rattachent » furent dissoutes le 5 novembre 1954 par un décret signé de Pierre Mendès France et François Mitterrand (et seulement d’eux deux). En dissolvant le MTLD, le gouvernement français ne faisait pas dans le détail, il s’en prenait globalement à toutes les tendances d’un mouvement qui était en crise et en voie d’éclatement depuis 1952. Des milliers de militants furent arrêtés dans les premières semaines de novembre. La guerre était déclarée à tous les militants qui revendiquaient l’indépendance de leur pays, qu’ils soient directement engagées dans la lutte armée ou, comme Messali Hadj, extérieurs à cette initiative de novembre 1954.

La question de l’indépendance est bien la question politique centrale face à laquelle il n’était pas possible de ruser. Tous les gouvernements français de 1954 à 1960 ont refusé cette perspective, rendant dès lors dérisoires les incantations à d’hypothétiques négociations.

Pour le PCF, la ligne avait été fixée en 1936 par Maurice Thorez : selon lui, l’Algérie était une « nation en formation » incluant toutes les composantes des habitants du pays, Européens inclus. La reconnaissance du « fait national algérien » n’intervint qu’en 1956. La différence entre indépendance et reconnaissance du fait national peut sembler ténue, mais il faut s’interroger alors sur les raisons pour lesquelles le PCF s’arc-bouta sur cette formule, en refusant de céder tant aux sollicitations du FLN qu’aux secteurs critiques en France qui le pressaient de se prononcer pour l’indépendance de l’Algérie. Il maintint aussi son mot d’ordre de « paix en Algérie », qui traduisait l’aspiration massive à la fin de la guerre tout en esquivant la question de l’indépendance. 

L’Union française, avatar rabougri du feu empire colonial, n’avait pas fini d’épuiser tous ses charmes tant pour la SFIO que pour le PCF. 

Huit ans de guerre, plusieurs centaines de milliers d’Algériens tués, un million et demi de soldats français envoyés sur place, militaires de carrière, soldats du contingent et rappelés, la torture érigée en système, l’instauration en 1958 de l’« Etat fort » de la Vème République dont la constitution est toujours en vigueur… Tout cela pour aboutir à l’indépendance de l’Algérie, qui apparaît pourtant aujourd’hui comme ayant dû être inéluctable. Dans le même temps, soixante ans après, l’acharnement de la bourgeoisie française à empêcher l’indépendance de l’Algérie continue à produire des conséquences ravageuses.

Une guerre conduite par la gauche

Les quatre premières années de la guerre d’Algérie de 1954 à 1958 furent conduites peu ou prou par des gouvernements de « gauche ». La coalition de front républicain autour de la SFIO obtint la majorité aux élections législatives de janvier 1956. Pour l’Algérie, le programme se résumait en trois points : cessez-le-feu – élections – négociations. Ce que l’opinion retient , c’est le cessez-le-feu, c’est à dire la paix. Mais il s’agissait d’une promesse en trompe l’œil puisqu’elle excluait l’indépendance et ne proposait en conséquence au FLN qu’une capitulation. Mais c’était déjà trop pour les tenants de l’Algérie française qui manifestaient à Alger dès le 
6 février 1956, amenant Guy Mollet à s’engager dans la guerre à outrance.

Le 12 mars 1956, les pouvoirs spéciaux étaient accordés au gouvernement de Guy Mollet pour prendre toute mesure ou décret en vue du « rétablissement de l’ordre en Algérie » et intensifier les opérations. Les députés du PCF firent partie des 455 députés qui les votèrent. De 200 000 hommes début 1956, les troupes présentes en Algérie passèrent à 450 000 en juillet. La bataille d’Alger, avec le général Massu en commandant en chef, allait pouvoir commencer. 

La responsabilité des partis de gauche en charge de mener la guerre coloniale est écrasante. François Mitterrand y occupa un rôle de premier plan, comme ministre de l’intérieur chargé du maintien de l’ordre puis comme ministre de la justice dans le gouvernement du « socialiste » Guy Mollet. Ce dernier poste, loin d’être un lieu éloigné de l’administration de la guerre, le plaçait en première ligne pour couvrir l’armée dans l’exercice des pleins pouvoirs qui lui avaient été confiés. Dans ses fonctions de ministre de la justice, Mitterrand devait donner un avis sur les demandes de grâce des condamnés à mort. On compte 45 guillotinés sous son ministère (dont le seul condamné à mort européen, le militant communiste Fernand Iveton, guillotiné pour avoir déposé une bombe qui n’avait pas explosé).

Des ministres démissionnèrent du gouvernement Guy Mollet par désaccord avec sa politique en Algérie. Ce fut le cas de Pierre Mendès France et d’Alain Savary. Mais pas Mitterrand !

L’obsession du complot international

Les gouvernements de la IV° République ont donc défendu le maintien de l’Algérie dans la France. Constatant leur impuissance et aveugles devant les processus sociaux en cours, il ne leur restait que la fuite en avant, toujours plus de moyens militaires, et trouver des bouc émissaires. 

Dans cette fin des années 1950, la bourgeoise française, en sus de la confrontation historique avec le « communisme », avait trouvé un nouvel ennemi dans la révolution arabe qui bousculait les équilibres du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord. Le bouc émissaire tout trouvé était le panarabisme représenté par Nasser, qualifié de « Hitler panarabe » dans la presse de la SFIO. 

Le Canal de Suez était exploité par la Compagnie de Suez, dont le siège était à Paris. Sa nationalisation par l’Egypte servit de prétexte au montage d’une opération militaire associant Israël, l’Angleterre et la France. Le 6 novembre 1956, quarante heures après un débarquement à Port Saïd, l’opération fut arrêtée. Les Etats-Unis reçurent le soutien de l’URSS pour siffler la fin de l’intervention franco-anglaise. Ce fut un retentissant fiasco politique, consacrant le changement définitif dans les rapports de forces entre impérialismes américain et européens au Moyen Orient. 

Le domaine réservé à l’impérialisme français sur la carte mondiale se limitera désormais à des pays d’Afrique. La période des annexions coloniales s’achevant, le gouvernement et la bourgeoisie française ne pouvaient plus compter sur le soutien indéfectible de l’allié nord-américain, attelé au remodelage impérialiste du monde. Les Etats Unis continueront à braconner pour leur propre compte en Amérique Latine, puis quelques décennies plus tard en Irak, mais c’est une autre histoire.

Les gouvernements de la IV° République étaient soumis à la surenchère croissante des Européens d’Algérie. Dans ce type de situation, il arrive toujours un moment où l’original de droite est préféré aux copies social-démocrates, même si celles-ci font la même politique. Le coup d’Etat du 13 mai 1958 le démontra. Le Général De Gaulle instaura la nouvelle constitution de la V° République, en installant dans le pays de nouveaux rapports de forces politiques et sociaux. Le PCF et la SFIO perdaient suffrages et positions institutionnelles. La poursuite de la guerre coloniale rongeait les positions sociales du mouvement ouvrier. 

Si on a retenu que De Gaulle mit fin à la guerre d’Algérie, on a tendance à oublier qu’avec lui, la guerre dura encore quatre ans, entre le « Je vous ai compris » adressé à la population européenne algéroise le 4 juin 1958, et la reconnaissance de l’indépendance algérienne en mars 1962.


La diplomatie de la perversion



Eric Zemmour
La DGED marocaine a des boîtes spécifiques qu’elle offre comme cadeau aux personnalités engagées dans le but d’affirmer la colonisation du Sahara Occidental.

Dans plusieurs mails, Ahmed Charai demande des « boîtes cadeau » et des « coffrets cadeau ». Se moquant de la diplomatie marocaine, le hacker marocain Chris Coleman dit que ces boîtes contiennent un toys sexuel viril.

Coleman a toutefois raison de penser à cela, puisque la diplomatie marocaine est basée sur les invitations des personnalités et des journalistes à passer des vacances au Maroc.

Dans ces vacances, le ministre, l’ambassadeur, le journaliste, l’acteur, seront invités à se livrer à toutes les perversions qu’ils souhaitent. A l’hôtel, des jeunes filles de tous les âges leur serviront le café, la boisson, la nourriture et plus… si affinité.

Les enfants marocains seront servis comme appât aux prédateurs sexuels pédophiles, mais les adultes marocains vont aussi jouer leur rôle. Celui de coucher avec l’hôte pour satisfaire sa soif homosexuelle.

Au Maroc, c’est devenu une habitude coucher avec les touristes pour de l’argent. C’est un des aspects qui attirent les touristes européens. Il y a des « plats » à consommer de toutes les couleurs. Et surtout de tous les âges. Rappelons le dernier épisode du vieillard anglais de 60 ans « amoureux » d’un jeune marocain de 24 ans. Cela ne se trouve nulle part ailleurs que dans le « paradis » de Mohammed VI. Et c’est ce paradis qui est utilisé comme arme pour gagner des soutiens dans la question du Sahara Occidental. Les journalistes français n’y échappent. C’est la raison pour laquelle, ils n’ont que des louanges pour le Maroc et des critiques pour l’Algérie. Ils n’ont pas le choix. Les services secrets marocains gardent dans leur coffres des archives d’une grande valeur. Parmi elles des filmes de ces journalistes et ces personnalistes françaises en train de se livrer à leurs pulsions perverses.

Le journaliste Eric Zemmour avait affirmé dans son émission "Zemmour et Naulleau" du 5 avril 2013 que « Il y a une trop grande intimité entre la classe politique française, de droite comme de gauche, et les élites et dirigeants des 3 pays maghrébins, en particulier la Tunisie et le Maroc. On a l'impression que le roi du Maroc, pour ne pas le nommer, « achète » toute la classe politique et médiatique française...en les recevant à la Mammounia ! ». 

La réponse est là. Ils sont tous chantés par le Maroc à cause de leur tourisme sexuel.

DIASPORA SAHARAUI, 30/11/2014

Sahara-Occidental-Maroc : Amnesty International dénonce des "restrictions" sur ses activités au Maroc

Amnesty International (AI) a dénoncé des "restrictions" sur ses activités au Maroc, au moment où ce pays accueille un forum mondial des droits de l'homme dans la ville de Marrakech.

"Pour la première fois depuis 1993, les autorités marocaines ont essayé, ces derniers mois, de limiter les activités d'Amnesty International en faveur des droits humains dans leur pays. Ces restrictions qui concernent nombre de groupes de défense des droits humains dans le pays jettent une ombre sur le Forum mondial des droits de l'homme, qui s'est ouvert jeudi à Marrakech", dénonce cette ONG dans un communiqué rendu public vendredi.

"Depuis le lancement de sa campagne mondiale pour l’abolition de la torture en mai 2014, Amnesty International est confrontée à une série de restrictions de ses activités dans le pays", selon la même source, qui rappelle qu'en septembre 2014, "le camp de jeunesse organisé annuellement par Amnesty International à Bouznika, près de Rabat, a été interdit par les autorités, bien que l'organisation ait effectué toutes les démarches requises pour les informer".

En octobre dernier, les autorités marocaines "ont refusé de laisser entrer sur leur territoire une délégation d'AI qui souhaitait recueillir des informations sur la situation de migrants et de réfugiés, alors qu'en novembre, une mission d’enquête a été annulée après que les autorités eurent sollicité la tenue de réunions préalables à Rabat afin de définir les paramètres de cette mission", a dénoncé Amnesty International.

Selon cette ONG, "deux membres de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) se trouvent toujours derrière les barreaux pour avoir signalé qu'ils avaient été agressés après avoir pris part à des manifestations pacifiques".

"En juin et juillet, Oussama Housne et Wafae Charaf ont été déclarés coupables d'affirmations mensongères. Ils avaient déclaré que des inconnus les avaient précédemment enlevés et torturés. Ils ont été condamnés à trois et deux ans de prison respectivement", rappelle la même source.
"D'autres groupes de défense des droits humains au Maroc rencontrent des difficultés à se faire enregistrer. Parmi eux, plusieurs branches de l'AMDH, ainsi que Freedom Now", note Amnesty International.

"Les tentatives des autorités marocaines visant à renforcer leur contrôle sur ceux qui critiquent le bilan du pays en matière de droits humains ne feront qu'éveiller la suspicion qu'elles ont quelque chose à cacher", a-t-elle asséné.

L'ONG relève, d'autre part, que "la crédibilité de le forum des droits de l'homme qui se tient à Marrakech, se trouve entamée par la décision de huit groupes, parmi lesquels des associations importantes de défense de ces droits, de ne pas participer à l'événement, afin de protester contre la série d'interdictions visant des activités publiques qu'elles organisaient".


Le palais marocain aux abois

Parce qu’elle a rappelé ses positions constantes à l’égard de la question sahraouie, l’Algérie a eu droit à une volée de bois vert de la part du Maroc. Et c’est son agence de presse officielle qui s’est chargée de mener les attaques contre notre pays. 

C’est dire que ce royaume se sent réellement morveux. Sinon, en quoi le rappel de positions, maintes fois réitérées, le gêneraient-ils. Le respect des droits de l’homme fait partie intégrante de la déclaration universelle des droits de l’homme. Et si le Maroc respectait le principe de la libre expression et circulation, il aurait certainement fait l’économie d’attaques que rien ne justifie.

Pour sa part, Mohamed VI n’a pas tari de critiques virulentes à l’égard de l’Algérie. C’était à l’occasion d’un discours qu’il a prononcé devant ses parlementaires à l’occasion de l’ouverture de leur session. Il a été jusqu’à qualifier sans la citer l’Algérie d’ennemi. Ce qui s’apparente à une véritable déclaration de guerre. Totalement sur la défensive, il a battu le rappel de ses troupes pour déverser tout le venin sur l’Algérie. Il a même sommé ses parlementaires de s’y mettre sérieusement.

« Nous avons, en effet, constaté quelques défaillances dans la manière d'aborder notre cause nationale primordiale, nonobstant les initiatives sérieuses entreprises par certains parlementaires, mais qui demeurent, malgré tout, insuffisantes. Voilà qui est de nature à encourager nos adversaires à passer à la vitesse supérieure dans leurs manœuvres pour porter préjudice à notre pays ». Le mot est lâché. Le successeur de Hassan II considère l’Algérie comme adversaire de son pays et un ennemi déclaré qu’il faudra contrecarrer.

Il faut savoir raison garder

Ce discours a été relayé par l’agence de presse marocaine qui s’en est donné à cœur joie en jetant tout son fiel sur notre pays. Des propos qui n’ont pas laissé de glace le chef de la diplomatie algérienne. Lequel a estimé inadmissibles et inacceptables de telles attaques. Cela, en dépit du fait que l’Algérie s’est imposée de la retenue. Une retenue que n’a pas su adopter la partie marocaine. D’où l’acharnement médiatique. A chaque fois que l’Algérie « éternue, le Maroc est atteint de grippe ».

En fait, cette animosité envers l’Algérie et la multiplication de ces attaques gratuites trouve son origine dans la décision de fermeture des frontières terrestres décidée par l’Algérie en 1994. Une décision intervenue après que le royaume chérifien eut décidé d’imposer le visa aux Algériens à la suite de l’attentat de Marakech. Le Maroc n’a pas hésité à pointer du doigt les services de sécurité algériens les accusant d’être derrière cet attentat, oubliant qu’il a lui-même déroulé le tapis rouge à un terroriste qui était recherché (El Ayada) en tentant de l’utiliser contre son voisin de l’est.

Même avec la levée de l’exigence du visa, l’Algérie a maintenu les frontières terrestres fermées, consciente des enjeux économiques, dès lors que les dites frontières sont devenues un passage privilégié pour la contrebande. Tous les produits algériens subventionnés ou pas par l’Etat transitaient frauduleusement par la frontière ouest, faisant les beaux jours du royaume. La guerre menée par les services des gardes frontières, de l’ANP et de la gendarmerie contre les « Hallaba » pour empêcher la fuite du carburant vers le Maroc n’a pas arrangé les affaires du Palais, contraint d’augmenter le prix de l’essence à la pompe. Ce qui a provoqué le courroux de ses sujets et donc l’éventualité d’une fronde sociale.

Avec cette fermeture des frontières, le Maroc a compris qu’il perdait beaucoup sur le plan économique, puisque le flux des touristes algériens s’amenuisait de plus en plus. C’est don un manque à gagner en devises pour les caisses du Trésor marocain.

Ce n’est pas tout. Depuis la réalisation du medgaz (souterrain), le Maroc n’a plus le droit de regard sur le gaz algérien qui transitait par son territoirei moyennant une taxe de 7% exigée par le voisin de l’ouest, alors que la Tunisie n’en exigeait que 5%. Le Medgaz souterrain est donc venu mettre un terme à ce chantage. Ce qui n’est pas du goût du Mekhzen qui perd également dans l’affaire. D’où le déclenchement des représailles.

Avec en prime l’inondation de notre territoires de centaines de tonnes de drogue, dont il est l’un des plus importants producteurs du monde en sachant que les plus grandes terres de culture de cannabis appartiennent au palais. Le rappel des positions de l’Algérie sur l’autodétermination du Sahara occidental et l’exigence pour la Minurso de s’élargir pour veiller au respect des droits de l’homme dans les territoires occupés ne sont qu’un prétexte fallacieux qu’a trouvé Mohamed VI pour se venger des décisions souveraines de l’Algérie qui lui portent un préjudice économique important. D’où son recours récurrent au FMI pour l’aider à sortir de sa crise.


ASDHOM : Allocution de Gilles Perrault auteur du livre " Notre ami le roi"

Allocution de Gilles Perrault auteur du livre " Notre ami le roi" et parrain de notre campagne de parrainage des prisonniers politiques et d'opinion au Maroc lors de la Soirée de solidarité avec les prisonniers politiques et d'opinion au Maroc organisée par l'Association de Défense des Droits de l'Homme au Maroc ( ASDHOM) vendredi 21 novembre 2014.

"... Hassan 2 n'aurait pas eu le culot d'organiser un forum sur les Droits de l'Homme à Marrakech ..." 





Délégation de l'APN algérienne réitère le soutien de l'Algérie au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination

TERRITOIRES SAHRAOUIS LIBERES- Le chef de la délégation de l’Assemblée populaire nationale (APN), qui a entamé jeudi une visite dans les territoires sahraouis libérés, a réaffirmé la position de l’Algérie soutenant le droit du Peuple sahraoui à l’autodétermination et à la décolonisation.

Dans une déclaration à l’APS, M.Djamel Bouras qui conduit la délégation algérienne pour partager avec leurs homologues sahraouis la célébration du 39ème anniversaire de la création du Conseil national sahraoui, constitue ‘‘une occasion propice pour transmettre leur message aux parlementaires arabes et d’autres pays, et leur faire connaitre la réalité de la cause sahraouie’’.

M.Bouras a indiqué, en marge de cette manifestation, que la délégation algérienne a perçu à travers cette visite ‘‘une réelle détermination’’ du peuple sahraoui, sous la conduite du front Polisario, à ‘‘recouvrer son droit et ses terres spoliées.

Il a estimé, en outre, que ‘‘les conditions difficiles de vie dans des camps de réfugiés traduisent sans ambages la foi du peuple sahraoui en la justesse de sa cause, à savoir son droit à l’autodétermination à travers un référendum sous l’égide de l’ONU’’.

‘‘L’intifada (soulèvement) des jeunes sahraouis dans les territoires sahraouis occupés traduisent un engagement sur la bonne voie, celle de la liberté’’, a ajouté le chef de délégation de l’APN.

Des militants sahraouis des droits de l’homme ont organisé jeudi un rassemblement de protestation devant le mur de séparation marocain, auquel ont pris part des parlementaires algériens, une délégation de la société civile mexicaine ainsi que des journalistes.

Ils se sont, à cette occasion, élevé contre l’édification du mur de séparation et ont lancé un appel à la communauté internationale afin de trouver d’autres moyens d’exercer des pressions sur le Maroc pour l’amener à se soumettre aux résolutions de la légalité internationale.

La délégation algérienne aura, durant cette visite de quatre jours, qui s’inscrit dans le cadre du soutien des parlementaires algériens à la cause du peuple sahraoui, des activités de solidarité et visitera certaines institutions de la RASD.




Une carte du Maroc pas très… marocaine !

L’activiste algérienne, Nassira Dutour, par ailleurs présidente de la Fédération euro méditerranéenne contre les disparitions forcées, a vécu une petite mésaventure à l’aéroport de Marrakech mardi dernier.

Invitée par le Makhzen pour participer à son Forum mondial des droits de l’homme, et si possible incommoder les autorités algériennes, Nassira Dutour a dû montrer patte blanche pour accéder à la ville ocre.

Ayant en sa possession une carte géographique du Maroc, les douaniers l’ont forcée à la leur remettre. Motif ? Cette carte éditée ailleurs qu’au Maroc signale naturellement avec des pointillés une séparation territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental.

Il n’en fallait pas plus pour les bras armés de sa majesté pour la lui subtiliser. L’activiste algérienne a beau tenter de faire entendre raison au douaniers mais rien n’ y fait selon le site Demain on-line.

Eh oui, au Maroc «des droits de l’homme», cela s’appelle un crime de lèse majesté, ou une atteinte à «l’intégrité territoriale» du royaume ! Bien qu’elle ait été soutenue par un collègue tunisien, Nassera Dutour n’a finalement rien pu faire pour récupérer son document. Comme quoi parler des droits de l’homme au Maroc est un sujet en pointillés…

Drôle de droits de l’homme au Maroc…

Décidément le Forum mondial des droits de l’homme (FMDH) qui se tient depuis jeudi à Marrakech est très mal parti Le royaume qui voulait à travers cette manifestation requinquer son image hideuse de tombeau des droits de l’homme, a été mal servi y compris par les organisations marocaines.

Ainsi, les défenseurs des droits humains, des syndicalistes, des étudiants et de nombreux militants de différentes organisations de la société civile ont été au rendez-vous à la ville rouge pour protester contre l’organisation de ce forum.

Le fait prête à rire tant la manœuvre grossière du makhzen est dénoncée même par les marocains qui ne veulent pas se rendre complices d’un tel coup de pub à un royaume réellement liberticide.

Le bureau national de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) a de son côté exprimé sa solidarité avec les défenseurs marocains des droits de l’Homme, en particulier l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) qui a décidé de boycotter le Forum mondial des droits de l’Homme.

Pour le bureau national de la LADDH «la tenue de manifestations et la répétition de slogans concernant les droits de l’Homme ne suffit pas pour promouvoir les principes des droits de l’Homme».

Un FMDH dénoncé par les ONG marocaines

Il estime que les militants des droits de l’Homme se doivent de promouvoir par leur pratique quotidienne ces principes et par une gestion transparente et démocratique de ce type de manifestation. Sinon, «cela ne peut servir qu’à entretenir le flou sur le comportement des autorités marocaines par rapport à la question des droits de l’Homme à travers un comportement que nous connaissons très bien pour l’avoir vécu et le vivons encore» lit-on dans le communiqué de la LADDH.

L’ONG algérienne n’a pas manqué de dénoncer «un discours conforme aux principes pour la consommation internationale et pour la vitrine démocratique et une pratique aux antipodes de ce discours».

Cette grand-messe des droits de l’homme à travers laquelle le Makhzen veut farder son visage répressif, se déroule alors même que des militants sahraouis croupissent arbitrairement dans les geôles de sa majesté. L’un de ces prisonniers politiques, Naâma Asfari observe même une grève de la faim dans sa prison pour protester contre cette manifestation indigne d’un pays qui prétend défendre les droits de l’homme.

Les prisons sont pleines au royaume de M6

Tout le monde aura compris, cette initiative du royaume participe du plan de marketing diplomatique qui voudrait présenter le Maroc comme un pays des droits de l’homme à quelques mois de l’examen annuel de la question sahraouie au Conseil de sécurité.

Plus que jamais, le royaume redoute l’élargissement du mandat de la MINURO à la protection des droits de l’homme. C’est un peu une façon de montrer patte blanche aux yeux des puissants du monde. Mais cela risque de ne pas suffire en ce sens que le Makhzen s’obstine à refuser le retour de l’envoyé spécial du SG de l’ONU M. Christopher Ross et l’installation de la nouvelle chef de la MINURSO , la diplomate canadienne, Mme Kim Bolduc devant prendre ses fonctions en septembre dernier.



Mohammed VI refuse de recevoir Ban Ki-moon

Le roi du Maroc vient d’annuler, pour la troisième fois, un voyage programmé dans son agenda.

Ses conseillers ont fait en sorte qu’il soit ridiculisé. Au mois d’octobre, lors de la réunion de la 69ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU, la presse marocaine annonce en grande pompe que le souverain marocain se rendait à New York pour défendre la position du Maroc dans les coulisses des Nations Unies. Au lendemain, le service protocolaire du palais annonce que le voyage a été annulé sans préciser les raisons.

Et c’est en octobre aussi que la visite du roi en Russie était programmée. Report à une date indéterminée. En faisant du bruit avec cette présumée visite, le Maroc voulait duper les russes avec « un prétendu partenariat stratégique ». Chose impossible, puisque la monarchie ne doit sa survie qu’aux puissances occidentales depuis plus de 200 ans. Rappelons lorsque Lyautey a sauvé le roi Moulay Hafid qui était encerclé dans la région par les troupes du fils du Cheikh Malaïnin.

C’est là la grande erreur des autorités marocaines. Elles prennent le monde pour des imbéciles. Voilà qu’elles annoncent que la visite en Chine a été annulée. Peut-être que cette visite n’a jamais été programmée. Ce n’était que du vent. Et la maladie du roitelet Mohammed VI, un prétexte pour ne pas recevoir le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-moon.

La police marocaine saisit les documents de travail d’une participante française au Forum Mondial des DH

L’activiste française des droits de l’homme, Joëlle Toutain, est arrivée hier à l’aéroport de Marrakech pour participer au Forum Mondial des Droits de l’Homme dont les travaux débuteront aujourd’hui à Marrakeche du 27 au 30 novembre.

La police marocaine qui fait office de douane a saisi des documents au nombre de 81 qui parlent de la situation des droits de l’homme dans la partie occupée par le Maroc du territoire non-autonome du Sahara Occidental.

Il y a lieu de rappeler que Joëlle Toutain a asisté au jugement militaire des prisonniers politiques sahraouis connus sous le nom de Groupe de Gdeim Izik en février 2013 en tant qu’observatrice internationale au nom de l’Association d’Amis de la RASD (AARASD)

Source : ASVDh (Assocation Sahraouie des Victimes de graves Violations des Droits de l’Homme



Le Maroc admet à utiliser les ressources sahraouies à fins politiques

Un document divulgué par le dénonciateur marocain par son compte twitter démontre comment le Maroc utilise les ressources naturelles du Sahara Occidental pour impliquer d'autres pays dans sa propre occupation illégale du Sahara Occidental. Le cas sous la main : la Russie.


Le 21 novembre, le compte twitter de @chris_coleman24, qui fait fuiter des documents officiels marocains depuis un certain temps, a publié un document intitulé "La Fédération de Russie à la question du Sahara Marocain"- Un document de 6 pages entièrement consacré au but géopolitique du Maroc de convaincre la Russie de s'aligner avec lui même quand il s'agit au Sahara Occidental.

Sous l'en-tête "comment optimiser la position de la Russie", la stratégie est décrite. On y lit ce qui suit :

"§39. Pour atteindre cet objectif, le Maroc doit :
a. Renouveler, enrichir et diversifier son partenariat stratégique avec la Russie,l’objectif étant de créer des intérêts importants et structurants dans tous les domaines de coopération (paix et sécurité, relations économiques et investissements, armement etc.)
b. Impliquer la Russie dans des actions au Sahara à l’instar de ce qui existe déjà dans le domaine de la pêche. La prospection pétrolière, les phosphates, l’énergie, le développement touristique sont, entre autres, de secteurs qui pourraient être concernés dans ce sens ;
c. Renforcer la concertation avec Moscou sur les dossiers concernant l’Afrique et le monde arabe ; Renforcer la coopération sur la sécurité spirituelle qui constitue un défi important pour la Russie au Caucase.
40. En contrepartie, la Russie pourrait garantir un gel du dossier du Sahara au sein de l’ONU, le temps pour le Royaume de mener des actions fortes avec des faits irréversibles de la marocanité du Sahara."

Le document n'est pas daté, mais semble être assez récent car il inclut des références à des événements et documents de 2013. Il révèle ce qui est clair pour tous les observateurs : que le Maroc n'utilise pas seulement les ressources naturelles du Sahara Occidental pour un gain financier, mais pour forger des alliances politiques qui pourraient aider à imposer sa revendication intenable et illégale sur son voisin : le Sahara Occidental.




Sahara occidental: les Etats-Unis soutiennent "totalement" les efforts de l'ONU (Ambassadeur US)

ALGER- Les Etats-Unis soutiennent "totalement" les efforts de Nations unies, menés par Christopher Ross, pour parvenir à une solution "pacifique" et "mutuellement acceptable" du conflit du Sahara occidental, a indiqué mercredi l'ambassadeur américain à Alger, Mme Joan A. Polaschik.

"La position des Etats-Unis concernant la question sahraouie est restée inchangée depuis des années. Nous soutenons totalement les efforts de l'Onu menés par M. Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, pour aboutir à une solution pacifique et mutuellement acceptable", a déclaré Mme Polaschik dans un entretien à l'APS.

"Nous continuerons à soutenir ces efforts jusqu'à ce que les deux parties (Maroc et Front Polisario, NDLR) aboutissent à cette solution", a-t-elle ajouté.

Concernant les violations des droits de l'homme commises par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental, la diplomate américaine a indiqué que son pays suivait la situation dans ces territoires "comme partout ailleurs à travers le monde".

A la question de savoir si l'administration américaine prenait en compte les rapports que publient régulièrement des ONG, comme le Centre Robert-Kennedy, sur la situation des droits de l'homme au Sahara occidental, elle a rappelé que, chaque année, le département d'Etat "publie des rapports sur la situation des droits de l'homme dans le monde et il compte pour cela sur différentes sources, y compris sur les rapports des ONG".

Inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, est occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France.

Dans ses différentes résolutions, l'Onu a toujours appelé les deux parties au conflit (le Maroc et le Front Polisario) à continuer à oeuvrer sous l'égide des Nations unies, à travers des négociations directes et sans préalable, à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, garantissant le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination.


Mohsen Abdelmoumen : Agression contre mon épouse

Malgré notre vigilance depuis la tentative d’assassinat qui m’avait ciblé en janvier et les menaces de mort à notre encontre, le soir de ce lundi 24 novembre, après son travail de bénévolat, ma femme a été prise en filature par un individu et victime d’une agression commise par deux exécutants. L’agression était minutieusement préparée, car repérer quelqu’un de seul pour ensuite l’attaquer est un vieux stratagème bien connu. C’était prévisible et nous nous attendions à ce genre de comportement, et je ne cessais d’alerter et d’initier ma femme à des méthodes d’autoprotection. Notre dernier article traitant du soutien de notre ami Noam Chomsky et d’autres personnalités à la cause du Sahara occidental nous a valu des menaces, mais cela n’enlèvera rien à ma croyance que le Sahara occidental sera libre, ainsi que la Palestine. Mon épouse belge, petite-fille de résistant fusillé par les nazis, un brave qui a combattu pour cette Belgique où aujourd’hui pullulent les pédophiles et les mafieux en tous genres, et dont les dirigeants se prévalent d’une façade démocratique, n’est pas habituée à vivre des situations dangereuses. Nous avions déjà déposé une plainte pour tentative de meurtre en janvier dernier, nous en avons déposé une autre pour vol avec violence et notre avocat a été informé de cette nouvelle affaire. Si les agents pensaient trouver des documents importants en attaquant mon épouse, ils se sont trompés, car elle n’avait sur elle ni fichiers, ni clé USB. Mes fichiers et ma documentation sont dans ma tête, nulle part ailleurs ! Je n’exclus personne de la liste de ceux qui nous ciblent, moi et ma femme, que ce soit le sionisme ou son allié le Makhzen et autres traîtres. Vos soi-disant secrets d’Etats de pacotille sont révélés par tous les hommes d’honneur à travers le monde et s’étalent en long et en large sur toutes les pages des réseaux sociaux. Mais sachez qu’à chaque fois que vous attaquerez nos personnes, je le révélerai à la presse, et ce texte sera diffusé à tous nos amis et à notre réseau international. Ne croyez pas que cette affaire va en rester là et dites-vous bien que cela va barder pour vous ! Les agents que vous avez envoyés hier pour agresser ma femme sont partis bredouilles, mais si vous le voulez, je peux vous communiquer les adresses mail ou les numéros de portable de mes sources auprès de vos ambassades respectives, pauvres nazes. Si vous comptez nous étouffer moi ou mes contacts, sachez que ces derniers sont pour la plupart des personnalités de haut niveau, très connues, avec lesquelles je suis en contact et, pour certaines d’entre elles, que j’ai interviewées. On ne peut pas museler des gens de cet acabit, car ils ne sont pas dans la clandestinité. Nous ne vivons pas comme des chauves-souris tapies dans les ténèbres comme vous. Nous, nous n’avons rien à cacher ni rien à prouver à qui que ce soit. Contrairement à vous, la vie nous enseigne l’intégrité et l’humilité et non pas le mépris des autres et l’arrogance. D’autres avant nous ont payé leur position de leur vie, et d’autres viendront après nous pour vous dénoncer. Vous luttez contre le temps et votre combat contre les idées est perdu d’avance.

Vous avez prouvé une fois de plus votre faiblesse en utilisant la barbouzerie, mais l’opération que vous avez menée a fait chou blanc et les sous-fifres que vous avez missionnés pour attaquer mon épouse n’ont pas atteint leur objectif. Si vous croyez que vous allez me contraindre au silence en visant mon épouse qui est occidentale et qui n’a rien à voir avec mes engagements, vous rêvez ! Vous ne m’avez pas ébranlé d’un iota, par contre, vous vous êtes ridiculisés une énième fois. Je continuerai à vous dénoncer, à vous pourchasser, à révéler votre identité de voleurs, de corrompus et d’assassins. Qui que vous soyez, vous ne m’empêcherez jamais d’écrire contre l’impérialisme US, le sionisme et ses valets sayanims, contre le Makhzen marocain et ses sbires, les pétro-monarques féodaux et leurs terroristes HD téléguidés, je continuerai à dénoncer le néocolonialisme français et ses pantins, etc. et ce ne sont ni les coups de feu, ni les agressions contre ma femme qui me feront taire. Une balle ou une agression peuvent-elles stopper une idée ? La réponse est non ! Nous partirons tous d’une manière ou d’une autre et vos actions criminelles ne servent à rien, sinon à me prouver que je suis sur la bonne route. Ce n’est pas le terrorisme intellectuel et la mort qui importent, c’est ce que nous laisserons derrière nous une fois partis. Je parle en terme d’héritage spirituel et de luttes, et non pas de l’éphémère axé sur le fric et le pouvoir. Et quel pouvoir quand on voit la situation mondiale désastreuse à tous points de vue ! Votre monde n’est que guerres et dévastations que je continuerai à pourfendre jusqu’à mon dernier soupir. Rien ne m’arrêtera ! La vie d’un homme est courte mais ses idées et ses écrits lui survivront. Et vous, dans votre déchéance, qu’avez-vous d’autre à transmettre que les magouilles, les tentatives désespérées et les coups bas ? Arrêtez vos basses manœuvres qui ne me feront jamais fléchir. Qui que vous soyez, je suis prêt à mourir pour mes idées dans votre monde de crapules, même au pays des chocolatiers, et votre action contre ma personne en janvier dernier ou celle d’hier contre ma femme n’ont aucun impact sur ma détermination. Sachez que vous avez affaire à quelqu’un qui a survécu à la guerre civile en Algérie et qui connaît très bien de quelles horreurs est capable l’individu quand il perd son humanité. Que ce soit bien clair, quelles que soient vos tentatives et vos menaces, elles ne briseront jamais mon engagement ! Au contraire, vous me confortez dans mon combat. Tout militant sait que les positions fermes se payent cash. Ma plume vous pique là où ça fait mal et c’est tant mieux ! Vos actions de malfrats ne m’impressionnent pas et bien que je sois sur votre liste noire, je vous crache tous à la gueule ! En tant que patriote algérien défendant les intérêts de ma patrie pour laquelle des millions de martyrs ont donné leur vie, parmi lesquels mon grand-père massacré par les paras français, en tant que journaliste militant anti-impérialiste et antisioniste, je continuerai la lutte malgré vos agissements. Puisque je suis votre cible, comme vous me l’avez prouvé lors du tir qui m’a manqué de quelques centimètres, attaquez-moi frontalement si vous êtes des hommes, et je m’adresse à ceux qui tirent les ficelles, pas aux exécutants insignifiants. Quoi qu’il en soit, ma femme belge n’a pas à subir les persécutions de mes ennemis multiples. Et dire que vous vous y êtes mis à trois pour attaquer une femme seule qui ne vous a rien fait, avec vos indics du Makhzen, vos glands du sionisme, votre armée du capital, dans cette farce grotesque ! Vos procédés sont mesquins, minables et vils et reflètent votre âme sombre. Moi, je suis là ! Un peu de courage ! Venez, je vous attends.

Je ne suis pas né de la dernière pluie et je sais que chaque chose a son prix à payer. C’est une question de destin, donc qui que vous soyez, je vous mets au défi de vous en prendre à ma personne plutôt qu’à ma femme. Vos pratiques scélérates me prouvent que mes articles font mouche, au moment où la presse est instrumentalisée alors que l’information qui dérange est muselée et que les voix libres sont pourchassées. Le poids de mes mots ne souffre d’aucune ambigüité. Que les chantres de la « démocratie » - qui n’a jamais existé nulle part - sachent qu’en Occident, les virus qui parasitent la société veulent me réduire au silence. Bas les masques ! Vous avez récidivé dans votre atteinte à ma liberté d’expression. Cette énième tentative de me museler pourrait être une leçon pour les journalistes qui n’ont pas connu des attentats ou des persécutions. Qu’ils se taisent et qu’ils arrêtent de caresser leurs régents dans le sens du poil. Ils sont complices de ceux qui ont attaqué ma femme, et font partie intégrante de l’armée du capital en se prostituant pour un chef, un roitelet ou un merdeux qui les commande. La prostitution du journalisme leur permet de jouir des salons dorés et de la mangeoire, par contre frapper l’hydre à la tête coûte très cher et demande un courage qu’ils n’ont pas. Je suis fier d’être un homme intègre et incorruptible qui n’a jamais chanté les louanges de qui que ce soit. Mes mains servent à gifler la bêtise et la trahison et non pas à applaudir. A ceux qui prétendent pratiquer cet honorable métier qu’ils ont dénaturé : continuez à lécher les bottes de vos maîtres du jour et laissez votre plume tranquille, de crainte qu’elle ne finisse par se suicider en se noyant dans le pot d’encre. Comme je suis un homme qui ne croit pas au hasard et qui sait additionner les faits allant d’une perquisition à une agression contre ma femme en passant par une tentative d’assassinat, je tiens l’Etat belge pour responsable de ce qui peut atteindre mon épouse ou moi-même. S’il arrive quoi que ce soit, les autorités belges en porteront l’entière et totale responsabilité. Quoique je ne croie pas à la Justice et à ses Cours, comme je l’ai vu dans la gestion brumeuse de mon dossier, je ne me tairai pas et j’irai à la Cour européenne des droits de l’Homme. Ce communiqué sera envoyé, en plus des rédactions qui me publient, à toutes les organisations et organes de presse, y compris auprès de nos amis dans les gouvernements alliés. Ce texte va faire le tour de la planète afin que tout le monde sache qu’en Belgique, quand vous écrivez des articles reflétant vos opinions, vous le payez avec des perquisitions, des tentatives d’assassinat et des agressions contre votre famille.

Je mourrai pour ma patrie et pour honorer mes ancêtres guerriers qui ont combattu des gens plus forts que vous tous. L’histoire des Abdelmoumen ne date pas d’hier, et si vous voulez la guerre, je suis prêt. Je vous maudis et sachez que vous avez renforcé les raisons de me battre. Que le diable vous emporte ! Je réitère mon soutien indéfectible au peuple sahraoui et au peuple palestinien, et à tous les peuples opprimés avec lesquels je suis solidaire et qui peuvent compter sur ma plume. A bas les Sayanims et leurs maîtres sionistes, à bas la pédophilie, à bas le Makhzen et ses séides, vous allez regretter ce geste contre ma femme, tous tant que vous êtes. Je continuerai à écrire contre vous. La lutte ne fait que commencer. A la guerre comme à la guerre et à la grâce de dieu. Gloire aux martyrs de l’Algérie qui nous ont montré la voie et à bas les traîtres où qu’ils soient !

Mohsen Abdelmoumen




Le Maroc sous surveillance judiciaire française

Alors qu’un «Forum mondial des droits de l’homme» se tient à Marrakech, la justice française vient d’accueillir la plainte de militants sahraouis pour torture et détentions arbitraires. 


Le 2e Forum mondial des droits de l’homme se tient, du 27 au 30novembre à Marrakech, dans un climat particulier pour les militants locaux. L’Association maro- caine des droits humains (AMDH), dont l’ex- présidente, Khadija Ryadi, a été lauréate, il y a un an, du Prix des Nations unies pour les droits de l’homme, a fait savoir par un com- muniqué, mardi 18novembre, qu’elle ne par- ticiperait pas à l’événement.

«Nous demandions à l’État d’assainir le climat politique avant la tenue du Forum, [mais nous] enregistrons la poursuite des agressions à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme et la volonté des organisateurs de marginaliser les organisations [militant pour] les droits humains», écrit-elle. Des entraves à l’action de ces associations concernent d’autres organisations, comme l’a révélé, en octobre, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FILDH). 

Ainsi, la militante sahraouie la plus connue, Aminatou Haidar, a demandé officiellement à pouvoir participer au Forum. Son association, le Collectif des défenseurs sahraouis des droits humains, basée au Sahara occidental, territoire non-autonome occupé par le Maroc depuis 1975, reste interdite, comme toutes les asso- ciations sahraouies. Au-delà des modalités de participation à la rencontre, c’est bien la politique de répression menée par les autorités sur les militants de la société civile qui fait débat. 
Deux affaires récentes mettent en lumière la pratique de la torture, toujours d’actualité dans le royaume semble- t-il. Wafaa Charaf est une militante de l’AMDH, du parti politique la Voix démocratique et du Mouvement du 20-Février. Habituée des mani- festations de soutien aux ouvriers et aux syn- dicalistes de la zone franche de Tanger, elle avait déposé une plainte en avril pour enlèvement, séquestration et menaces : elle avait été retenue dans une voiture, questionnée sur ses activités et abandonnée à douze kilomètres de la ville, selon ses dires, rapportés par l’Association de défense des droits de l’homme au Maroc, sou- tenue par l’écrivain Gilles Perrault. 

Harcelée, selon elle, par la police, tout comme sa famille, elle a été condamnée, en août, à un an de prison ferme et à 5000euros d’amende pour mensonges et diffamation. Fin octobre, la peine passait à deux ans, pour «allégations de torture». Cette pratique est au cœur d’une crise franco-marocaine toujours actuelle, qui pourrait ne pas s’améliorer. Ainsi, en décembre2013, le tribunal de grande instance de Paris a ouvert une instruction à la suite d’une plainte pour torture déposée par Adil Lamtalsi, un détenu franco-marocain qui venait d’obtenir son transfèrement dans une prison française, alors qu’il purgeait une peine de dix ans au Maroc. Cette même juridiction vient, le 19septembre, de juger recevable la plainte pour torture ou complicité de torture déposée par le militant sahraoui Naama Asfari(1), par son épouse française Claude Mangin, et l’association Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat). 

Un dossier très étayé 

Outre le fait que cette décision reconnaît, pour la première fois en France, le statut de victime directe potentielle à l’épouse d’une victime de torture étrangère (Naama Asfari n’ayant pas la nationalité française), elle signifie aussi le sérieux d’un dossier très étayé. C’est sur la base de la plainte d’Adil Lamtalsi, également soutenu par l’Acat et défendu par le même avocat, Joseph Breham, que la vice-doyenne des juges d’ins- truction, Sabine Kheris, également saisie du dossier Asfari, avait ordonné en février dernier la convocation du directeur du contre-espionnage marocain, Abdellatif El Hammouchi, de passage à Paris. En vain. Les autorités marocaines avaient réagi très vivement. François Hollande et Laurent Fabius ayant tenté d’apaiser le climat sans succès, là aussi, le Maroc a depuis mis fin à la coopération judiciaire entre les deux pays. Un acte très fort et préjudiciable alors que les deux populations ont autant de liens réciproques. Pour maître Joseph Breham, cette décision n’était probablement pas un hasard: 

«Le Maroc s’était rendu compte que les plaintes pour torture étaient déposées quand les personnes étaient transférées en France. La fin de la coopération empêche de nouveaux transfèrements et donc de nouvelles plaintes potentielles.» 

OLIVIERQUARANTE (1)

Il a été condamné à trente ans de détention en février2013 après un procès dont Amnesty International avait dénoncé le «jugement inique». Vingt-quatre autres militants sahraouis ont été condamnés au cours du même procès, à des peines allant principalement de vingt ans de réclusion à la perpétuité, pour neuf d’entre eux.


Source : Témoignage Chrétien, 27/11/2014

Morocco Leaks : Relations avec le Département d’Etat américain au lendemain du retrait de la confiance de l’Ambassadeur Ross.

Embassy of the Kingdom of Morocco
Washington, D.C.
F.K
Washington, le 31 Mai 2012

A : Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération

- Rabat-

DESTINATAIRE PRINCIPAL : CAB/1- DG8/1

DESTINATAIRE CC : CAB/2 - SG/4- DG7/6

TRANSMISSION : Confidentielle

OBJET : Relations avec le Département d’Etat américain au lendemain du retrait de la confiance de l’Ambassadeur Ross.

En prévision de la rencontre entre Monsieur le Ministre et la Secrétaire d’Etat, Mme Clinton prévue la semaine prochaine à Istanbul et eu égard au contexte dans lequel cette rencontre intervient en relation notamment avec la question Ross, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que selon les contacts entrepris par des relais de cette Ambassade, le Département d’Etat a mal pris la décision du Royaume de retirer sa confiance de l’Envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU au Sahara, M. Christopher Ross.

Selon ces relais, le Département d’Etat considère inappropriée la décision prise par le Maroc notamment dans son approche et son timing. Tout en comprenant la frustration du Maroc et les préoccupations qui ont servie de base à cette décision, le Département d’Etat considère l’Ambassadeur Ross comme étant « un des leurs ».

La décision du Maroc a pris de cours le Département d’Etat à un moment où il s’y attendait le moins, surtout après les efforts déployés pour faire adopter la dernière résolution du Conseil de Sécurité qui a pris en considération la quasi totalité des préoccupations marocaines.

Quant au timing, nos relais nous ont également fait part que cette décision intervient à six mois seulement des élections présidentielles et du départ de la Secrétaire d’Etat qui demeure une grande amie du Maroc.

La rencontre prévue entre Monsieur le Ministre et Mme la Secrétaire d’Etat tombe à point nommé pour relancer le dialogue et recadrer les relations avec le Département d’Etat américain et tourner la page Ross avec le minimum d’impact possible sur nos relations bilatérales.

Cette rencontre aura pour objectif de restaurer et confirmer la dynamique qui prévaut dans nos relations bilatérales (dialogue stratégique, Conférence économique …) et tirer profit au maximum des quelques mois restant à Mme Clinton à la tête de la diplomatie américaine.

A cet égard, je vous propose les éléments de langage, ci-après, à exploiter lors dudit entretien :

 Exprimer les regrets du Maroc si sa démarche ait été mal interprétée par les Etats Unis. La démarche du Maroc s’adressait à M. Ross en sa qualité de responsable onusien et nullement en sa qualité de diplomate d’un pays, considéré depuis toujours, comme étant un pays ami et allié du Maroc.

 Demander à Mme Clinton de réitérer officiellement la position des Etats Unis quant au sérieux, crédibilité et réalisme du plan d’autonomie marocain, rappelant ainsi les engagements initiaux de son pays dans le processus de résolution de ce conflit dans le cadre de la recherche d’un règlement politique mutuellement acceptable, sous la souveraineté du Maroc.

 Inviter la Secrétaire d’Etat à donner une consistance concrète à son engagement personnel de mettre en place un dialogue stratégique entre nos deux pays et ce, en confirmation des termes de ses entretiens avec Monsieur le Ministre à ce sujet.

 Affirmer que la mise en place d’un mécanisme permanent de dialogue stratégique couronnera le mandat de Mme Clinton à la tête du Département d’Etat par l’envoie d’un signal fort dans le sens de la promotion et la consolidation des relations privilégiés entre les deux pays.

 Faire part de l’adhésion du Maroc à des initiatives américaines chères au Département d’Etat et à la Maison Blanche, à savoir le Open Gouvernement Partnership Initiative « OGPI ». Une initiative lancée par les Etats Unis lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies tenue à la fin de l’année dernière. L’OGPI, qui comprend aujourd’hui 40 pays y compris la Jordanie et la Tunisie, fait partie prenante des engagements du G8 avec les partenaires de Deauville dont le Maroc. Cette initiative multilatéral a pour objectifs l’engagement des gouvernements pour la promotion de la transparence, l’émancipation des citoyens, le lute contre la corruption et mettre les nouvelles technologies au service de la bonne gouvernance. Cette initiative est supervisée par un Steering committee composé de gouvernements et de la société civile.

 Réaffirmer l’engagement de notre pays à soutenir l’initiative North Africa Partnership for Economic Opportunity « NAPEO » visant une meilleure intégration économique dans la région MENA.

 Envisager l’adhésion du Maroc à l’Initiative Extraction Industry Transparnecy Initiative « EITI” dont les Etats Unis vient d’y adhérer. Il s’agit d’une initiative internationale sur les ressources et la transparence des revenus sous les auspices de la Banque mondiale.

L’adhésion de notre pays à des initiatives pareilles qui sont appuyées par la Secrétaire d’Etat ne pourrait qu’être apprécié et salué par la partie américaine. Elle contribuera également à relancer le dialogue avec le Département d’Etat et mettra à la disposition de Mme Clinton des éléments d’appui supplémentaires à même d’argumenter des prises de position favorables à notre pays.

L’Ambassadeur

Rachad Bouhlal


SOURCE :

Le Maroc est une menace pour la cause palestinienne



Par sa lettre explicative, le diplomate marocain en poste aux Etats-Unis dévoile ainsi au grand jour le vrai visage de la monarchie marocaine qui est à la solde du lobby juif qu’elle sert en contrepartie de l’usage de son influence auprès des Etats-Unis pour défendre sa position par rapport au dossier du Sahara Occidental.


Une lettre en notre possession démontre davantage les liens très étroits qu’entretient la monarchie marocaine avec le lobby sioniste.


Il s’agit d’une missive adressée par Mme Marilyn Diamond au roi Mohammed VI, que l’ambassadeur du Maroc à Washington a transmis à ses supérieurs à Rabat au début de l’année en cours.

Dans cette lettre, que nous publions intégralement dans la rubrique Documents, Mme Marilyn Diamond, consul honoraire du royaume du Maroc à Chicago, a demandé une audience au souverain pour la délégation des Fédérations juives de l’Amérique du Nord (JFNA), à l’occasion d’une visite effectuée au Maroc du 25 avril au 4 mai 2014. Il s’agit là du plus vaste réseau du lobby sioniste dans le monde, qui compte 153 organisations juives et 300 représentations communautaires juives très actives en faveur de l’Etat sioniste d’Israël.

Les rédacteurs de cette lettre ont clairement exprimé la sympathie qu’ils ont pour le Maroc et sa monarchie. «Les dirigeants de JFNA ont choisi le Maroc eu égard à l’estime dont il jouit en tant qu’initiateur et promoteur de la paix entre Palestiniens et Israéliens», a expliqué l’ambassadeur marocain Rachad Bouhlal, lequel n’a pas hésité à mettre en valeur les relations très intimes entre le Maroc et le lobby sioniste. «Premier de son genre, ce voyage de la délégation de la JFNA, qui sera composée de dirigeants appartenant au milieu des affaires et à la société civile, aura pour objectif de renforcer les liens étroits qui existent déjà avec cette organisation dont les dirigeants n’ont pas manqué, chaque fois qu’ils sont sollicités, de défendre les causes et les intérêts suprêmes de notre pays (le Maroc) en faisant usage de l’influence considérable qu’ils exercent auprès des décideurs politiques et faiseurs d’opinion américains», conclut l’ambassadeur du marocain à Washington.

Par sa lettre explicative, le diplomate marocain en poste aux Etats-Unis dévoile ainsi au grand jour le vrai visage de la monarchie marocaine qui est à la solde du lobby juif qu’elle sert en contrepartie de l’usage de son influence auprès des Etats-Unis pour défendre sa position par rapport au dossier du Sahara Occidental. Ce que nous avons déjà écrit sur les relations étroites entre le lobby sioniste et les dirigeants marocains vient ainsi d’être confirmé par leur propre ambassadeur à Washington. Il est à souligner, aussi, que la JFNA apporte une aide considérable à l’Etat d’Israël qui tue quotidiennement des Palestiniens. Sous le couvert d’«aides humanitaires urgentes aux enfants israéliens meurtris par la guerre déclarée par le Hamas palestinien», la JFNA, comme la CJA de Montréal, finance la guerre d’extermination que mène l’Etat israélien en Palestine.

Le comble dans cette «relation étroite» avec le lobby sioniste, c’est que le Maroc préside le Comité d’Al-Qods, censé défendre les Palestiniens et faire barrage par tous les moyens aux projets d’extension des colonies israéliennes. On comprend mieux aujourd’hui pourquoi ce comité ne réagit pas aux agressions incessantes de l’Etat israélien contre la population de Ghaza. Le Maroc privilégie ainsi ses «liens étroits» avec les sionistes et tourne le dos à la Palestine. Pas étonnant d’un pays qui a colonisé le Sahara Occidental et qui refuse de se soumettre à la légalité internationale.
Rafik Meddour

Sahara Occidental : Athar Khan, l'homme qui a souillé le prestige du HCR

Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération                                                               
Geneve le 30 septembre 2014 

CAB/MD/SG/DG8.3/DG8.1

Objet : Aparté avec le Chef de Cabinet du Haut Commissaire pour les réfugiés.

J'ai l‘honneur de vous informer que j'ai eu, cet après midi, en marge du Segment de haut niveau du Comité exécutif du HCR. un aparté avec M. Athar Sultan Khan, au cours duquel il m'a confié que: 

- M. Ban Ki-moon, SG de l'ONU, tiendra ce mercredi une réunion avec les hauts responsables du HCR, à Genève.

- La rencontre portera sur l'évolution de la situation humanitaire et sécuritaire notamment au Moyen Orient.

- Le HCR n'abordera pas avec lui la question du Sahara marocain. Cependant, si le SG évoque lui-même le problème, M. Khan le briefera sur:

- l'état actuel du programme humanitaire des CBM.

- l'importance de préserver ce programme contre l'impact des blocages du processus politique.

- l'importance de la confiance de toutes les parties pour avancer dans la mise en oeuvre des CBM mais aussi vers la solution politique.

Les autres parties ont instigue' la nomination de l‘Envoyé spécial de l'UA, pour mettre de la pression sur Ross et l'ONU. Ce qui a compliqué davantage la situation et 
élimé davantage le capital fragile de confiance dont jouit Ross.

Très haute considération
Le Charge d'Affaires ai
Mme Hassane BOUKILl


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Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...