"Les services secrets marocains soudoient des journalistes"

Ricardo Sánchez Serra


Le hacker "Chris Coleman" a causé l'émotion générale en révélant la corruption marocaine de journalistes français, nord-américains et britanniques, sur son compte twitter @chris_coleman24.
Sur les correspondances secrètes des services de renseignements marocains il est noté que Ahmed Charai était le l'agent de liaison, mais aussi le banquier des médias et journalistes.

Les journalistes sont Richard Miniter et Joseph Braude qui, dans leur "analyses" ont tenté de tromper sciemment l'opinion publique nord-américaine en affirmant que les sahraouis (Le Front Polisario) avaient des connexions avec le "terrorisme jihadiste". Aussi, est mentionnée la publication du The National Interest éditée par le "Center for the National Interest".

Miniter attaquait systématiquement et toujours l'Algérie et les sahraouis tout en faisant l'éloge du Maroc. Dans un document il est indiqué qu'il a reçu la somme de 60 000$ - en plus de luxueux voyages au Maroc - et écrivait dans le New York Times. Braude faisait la même chose, en plus d'informer Rabat sur la manière de neutraliser les journalistes pro-sahraouis, il est indiqué par ailleurs que son intermédiaire The National Interest a reçu 25 000$.
Hervoet demande une avance de 38000 euros à la DGED marocaine

Dans d'autres archives il est noté que Charai - qui fut emprisonné et condamné aux USA pour avoir passé les frontières avec une importante somme d'argent en liquide sans être déclarée - a donné 18 000$ au Washington Times (15 juillet 2008), 25 000$ au Foreign Policy Research Institue, (16 septembre 2008), 10 000$ au Search for Common Ground (29 septembre de 2011). De plus, Ben Evansky (Fox News) et Bender (Boston Globe).

En Grande Bretagne, Charai a ainsi donné 49 500£ au "The Financial Times" (27 octobre 2011). En France, le Professeur Henri Louis Dédie a reçu 6000€ pour un article et le journaliste Vincent Hervoue de la chaîne "LCI", a reçu une avance de 38 000€ "pour déménagement". Mireille Duteil et Dominique Lagarde, sont mentionnés. Également, il a payé diverses entités qui publient des articles et "billets" contre les sahraouis.

Charia, directeur du l'hebdomadaire L'Observateur du Maroc, a calomnié le ministre espagnol de l'époque José Maria Aznar et a été condamné à lui payer 90 000€ en dommages et intérêts.
Les services de renseignements marocain a monté, pour désinformer l'opinion publique, deux agences d'information en Afrique : Algeria Times et Agence de Presse Africaine, dont le membre du directoire est le mauritanien Abdallah Uld Mohamedi, président à la fois de Sahara Medias, qui appui le terrorisme djihadiste.


En tout état de cause, le but de ces manoeuvres était de faire l'éloge du Maroc et d'attaquer l'Algérie et les représentants légitimes du peuple sahraoui reconnu par les Nations Unies, le Front du Polisario.


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Sahara occidental : Le Maroc sur la défensive à l’ONU

Comme prévu depuis le 10 avril dernier et conformément à ses résolutions, le Conseil de sécurité a consacré, lundi dernier, une réunion à huis clos à la question du Sahara occidental. Christopher Ross, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, a présenté lors de cette rencontre, qui a duré deux heures, un compte rendu sur les obstacles qu’il rencontre, depuis plus d’une année, pour mener à bien le processus de négociations entre le Maroc et le Front Polisario. 

Christopher Ross et Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix aux Nations unies, et Kim Bolduc, la nouvelle responsable de la Minurso, qui ont présenté chacun un exposé sur la même question, n’ont pas fait de commentaire en quittant la réunion. La raison ? Ne pas envenimer davantage l’atmosphère avec le Maroc.

 « Il n’y aura pas de visite de Ross et d’entretien avec Kim Bolduc dans ses nouvelles fonctions, si une réponse écrite définissant sa mission ne nous parvient pas », écrit Salaheddine Mezouar, chef de la diplomatie marocaine, à Ban Ki-moon. Une lettre qui aurait irrité les Américains. Rosemary Dicarlo, leur représentante adjointe à New York, aurait demandé une explication aux diplomates marocains en poste aux Nations unies. Autre demande américaine : le droit des ONG de se rendre au Sahara occidental. 

Les diplomates marocains, qui considèrent avril 2014-avril 2015 comme « une étape charnière dans la gestion du dossier sahraoui par les Nations unies », ne savent plus quoi faire. Pas seulement devant Christopher Ross et Kim Bulduc, mais aussi devant les Etats-Unis et la France, ses deux plus proches alliés, l’Union africaine qui a désigné Joaquim Chissano comme son envoyé spécial au Sahara. 

Rabat, qui ne peut acheter des voix indéfiniment, aura-t-il l’intelligence d’aller à temps vers la tenue d’un référendum d’autodétermination ? Le SG des Nations unies n’exclut pas de revoir «complètement » le cadre des négociations entre le Maroc et le Polisario s’il n’y a pas de progrès d’ici à avril 2015. Le temps de vérité a peut-être sonné !

Djamel B.

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Comment le Maroc corrompt des hauts-fonctionnaires onusiens



Au lendemain de la publication du rapport du Secrétaire général de l’Onu sur le Sahara occidental, en avril 2014, le Maroc a procédé, immédiatement, au changement de son Représentant permanent à l’Onu, Mohamed Loulichki, par celui qui occupait, depuis novembre 2008, le poste d’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’Onu, à Genève, Omar Hilale.

Ce diplomate était bien connu pour ses manières très peu diplomatiques et ses agressions verbales à l’égard de l’Algerie. Mais, les documents diplomatiques marocains secrets déballés dans le cadre du WikiLeaks marocain ont apporté des précisions sur la raison de la désignation de Hilale à New York. Grâce à ces documents, nous savons maintenant que ses méthodes de corruption sont redoutables. Ainsi, et selon une lecture attentive de ces documents, il aurait réussi à influencer la Haute-Commissaire des Nations unies pour les Droits de l’homme, Mme Navy Pillay, en faveur des intérêts du Maroc.

Dans une note, envoyée par l’ambassadeur Hilale à sa centrale, il souligne qu’il a appris, par le biais de son confident et «ami», Anders Kompass, directeur des opérations sur le terrain au Haut-Commissariat aux Droits de l’homme, que Mme Pillay avait donné des instructions à son représentant à New York pour «garder confidentiel le contenu de son entretien avec l’ambassadeur du Maroc et de n’en parler ni avec l’Onu ni avec les diplomates» et éviter de «discuter et faire de recommandation sur un quelconque élargissement du mandat de la Minurso aux Droits de l’homme». Dans une autre note datée de 14 mai 2013, Hilale met en exergue la «reconnaissance» de Mme Pillar pour l’appui financier et le soutien politique du Maroc, tant à Genève qu’à New York, pour la mise en œuvre de son agenda». «Par ailleurs, ajoute la note, les amis inconditionnels du Maroc, en l’occurrence Kompass et Ndiaye, ont spécialement recommandé d’intéresser Mme Pillay financièrement, et ce, pour deux raisons :

- Les réductions drastiques du budget du H-CDH qui ont atteint presque 25%. Ce qui a gravement affecté le travail de son Office.

- Le besoin pour Mme Pillar d’achever en beauté son second mandat de deux ans à la tête du H-CD (2013-2014), et ce, grâce aux contributions volontaires.

Précédemment, dans une lettre envoyée à sa direction, en date du 22 janvier 2012, il avait insisté sur la nécessité d’apporter de l’argent pour gagner la sympathie de Mme Pillay. «Je voudrais rappeler l’impératif de transférer le reliquat de 250 000 dollars, au titre de la contribution du Maroc au budget du H-CDH, pour 2011, et dont la Haute-Commissaire a exprimé à deux reprises son souhait de le recevoir (mes fax). Ce transfert aidera à rendre Mme Pillay plus attentive à nos préoccupations au sujet du contenu de la contribution de son Bureau au prochain rapport du SG de l’Onu sur le Sahara», avait-il souligné. Ainsi, moyennant la corruption, Omar Hilale a pu tourner le travail de Mme Pillay et s’assurer les faveurs depuis des années de Anders Kompass, devenu un véritable confident de l’ambassadeur marocain et le moyen de manipulation de la responsable onusienne. C’est grâce à lui que Hilale a pu avoir accès à des renseignements sensibles sur les activités de Mme Pillay, et il conseillait et agissait pour le compte du Maroc, afin de discréditer le Front Polisario et déjouer toutes actions en faveur de l’élargissement du mandat de la Minurso aux Droits de l’homme, ou la création d’un mécanisme indépendant au Sahara occidental. Sur instructions de l’ambassadeur du Maroc, Kompass a contribué dans la prise de décisions de Mme Pillay en la convainquant de :

- Renoncer à sa visite au Sahara occidental ;

- Veiller à ce que la contribution du H-CDH au rapport du SG de l’Onu sur le Sahara occidental soit favorable au Maroc ;

- Neutraliser le Tunisien Frej Fennich, Chef de la section Mena, jugé par le diplomate marocain trop hostile aux intérêts du Maroc ;

- Éviter de faire des concessions au président de la Rasd, lors de sa rencontre, à Genève, le 23 mai 2013 ;

- Se rendre en visite au Maroc, uniquement à Rabat, en mai 2014 ;

- Mettre en place une mission technique au Sahara occidental, en mai 2014, conduite par lui-même;

- Il a interféré dans les discussions entre Mme Pillay et Christopher Ross, afin d’éviter tout engagement de Mme Pillay au sujet d’un élargissement du mandat de la Minurso aux Droits de l’homme, ou sur la création d’un mécanisme indépendant au Sahara occidental. Avec son arme létale de la corruption, Omar Hilale a réussi aussi á recruter Athar Khan, directeur de cabinet de Antonio Guterres, Haut-Commissaire aux Réfugiés. Dans une communication envoyée, le 31 août 2014, par l’ambassadeur à sa centrale à Rabat, Hilale fait un compte-rendu détaillé des confidences faites par le fonctionnaire onusien sur un entretien qu’il a eu avec Mhammed Khaddad, Coordinateur sahraoui avec la Minurso et responsable de la Commission d’identification et recensement du Front Polisario. Selon Athat Khan, Khaddad «lui a paru découragé, pessimiste et inquiet pour l’avenir de «sa Cause» et lui a «confié que la situation de crises politiques et de guerre en Afrique du Nord et dans la région sahélo-saharienne, couplée avec les incertitudes politiques en Algérie, préoccupent profondément les responsables du F Polisario. Ajoutant que la stagnation du processus de négociation politique alimente le désespoir chez les jeunes dans les camps». «II lui a, également, déclaré que le statu quo actuel est à l’avantage du Maroc, et que Ross mène une mission impossible.

Pis, il est devenu un problème pour le processus. Le Polisario a des doutes sur ses chances de faire avancer les négociations», ajoute la note d’Omar Hilale, soulignant que «Khan a constaté que Khaddad lui a tenu, pour la première fois, un langage plus réaliste que par le passé et que le militant qu’il était semble métamorphosé en négociateur pragmatique et capable de voir la situation avec lucidité et courage». Hilale ajoute que «Khan croit déduire de leur discussion que Khaddad serait suffisamment « mûr » pour accepter le Plan Baker II, sans sa période transitoire, ni l’option de l’indépendance». Une analyse farfelue qui montre comment ce diplomate, chouchouté par son ministre et par le Palais royal marocain, trompe délibérément ses responsables sur la réalité sahraouie, sachant pertinemment que le peuple et les dirigeants sahraouis ne renonceront jamais au droit inaliénable à l’autodétermination. Un droit acquis de haute lutte, et appuyé par la communauté internationale.
Mokhtar Bendib

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« Les Sahraouis veulent la paix » (Des égyptiens dans les camps des réfugiés à Tindouf)

Pour montrer sa solidarité avec le peuple sahraoui, une délégation « non officielle » égyptienne a effectué récemment une visite aux camps des réfugiés à Tindouf. Elle en est revenue bouleversée.

« Avant cette visite, mon opinion sur la situation des réfugiés sahraouis n’était pas précise. En me rendant là-bas, j’ai constaté qu’ils vivent dans des conditions extrêmement difficiles et qu’ils dépendent totalement des aides pour survivre », a déclaré Oussama Khaled Mohamed, journaliste au quotidien égyptien indépendant Al-Watan, lors d’une rencontre improvisée avec la presse nationale au siège du quotidien El Wassat. 

« C’est une militante sahraouie qui m’a demandé pourquoi les journalistes égyptiens ne s’intéressaient pas à la cause sahraoui », dit-il pour expliquer son voyage qui lui a permis d’aller à la rencontre d’un peuple instruit et cultivé malgré sa situation. « Avec deux compatriotes, un avocat et un archéologue, un militant des droits humains, nous avons ressenti de la honte en apprenant que l’aide internationale a diminué de 50%. Pis, elle risque de manquer encore plus l’année prochaine », dit-il. « Si un malheur arrivait à ces personnes, nous serons tous tenus pour responsables », dit-il, en remerciant l’Algérie pour le soutien qu’elle apporte aux Sahraouis, notamment dans l’enseignement. « 

Dans les années 70, la majorité des Sahraouis étaient analphabètes. Actuellement, 98% d’entre eux savent au moins lire et écrire », s’exclame Oussama Khaled Mohamed. « On a appris aussi qu’ils n’avaient qu’un seul médecin. Ils en ont des dizaines maintenant. Si les Sahraouis ont concentré leurs efforts sur la formation et l’éducation, en attendant le référendum sur l’autodétermination, c’est qu’ils œuvrent pour la paix », estime le journaliste égyptien qui dit avoir fait ce constat après plusieurs rencontres, notamment avec les dirigeants du Front Polisario. 

Et les jeunes ? « Ils se disent prêts à faire la guerre pour libérer leur pays mais la sagesse légendaire de ce peuple triomphera », a-t-il indiqué. Mohamed estime que les journalistes et les militants sahraouis des droits humains sont sur la bonne voie pour faire triompher la cause sahraouie. Aux jeunes des camps des réfugiés, il suggère de contacter les ONG arabes activant dans la solidarité et les droits de l’Homme. 

« Rien n’interdit à ces ONG de se rendre dans les camps de réfugiés ou au Sahara occidental », a-t-il conclu. « Sept journalistes égyptiens m’ont accompagné. Ils ont fait du bon travail et je compte en faire de même », dit-il. Les journalistes évoqués par Mohamed font partie de la délégation égyptienne qui s’est rendue dans les camps de réfugiés en juin dernier. Une seconde délégation de ce pays a effectué une visite du 24 au 26 octobre.

Samira B.


HORIZONS, 28/10/2014
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Marrakechiates : Jack Lang pris à partie par un grand journal égyptien

Akhbar Al Youm, l’un des quotidiens les plus vendus dans le Monde arabe, fondé en 1944 au Caire par les frères Ali et Mustapha Amin, a lancé depuis quelques jours une violente campagne contre l’ancien ministre français de la culture et de l’Education nationale, Jack Lang.

Dans un article intitulé « Le festival international du film du Caire rend hommage au sioniste violeur d’enfants », le quotidien cairote rappelle à ses lecteurs que l’actuel président de l’Institut du Monde arabe avait déclaré en 1992, lors d’une interview au magazine homosexuel français, aujourd’hui disparu, Gay Pied, une phrase pour le moins choquante qui n’avait pourtant choqué personne en France :

« La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXI siècle d’en aborder les rivages »

Une assertion qui n’a jamais été démentie par l’intéressé.

Akhbar Al Youm explique également que l’ancien ministre aurait été arrêté il y a une dizaine d’années par la police de Marrakech après avoir été trouvé en compagnie de trois mineurs. Marocains bien sûr. Et que seule une intervention diplomatique française aurait obtenu la libération de Lang et l’étouffement de l’affaire.

Paradoxalement, depuis quelques années Jack Lang ne tarit pas d’éloges pour l’autocratie alaouite présentée par cet amoureux de Marrakech comme une démocratie en puissance alors que le régime harcèle, agresse physiquement, torture et emprisonne journalistes, activistes des droits de l’homme et simples citoyens.

On se demande bien pourquoi.

Demain

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Maroc-ONU : Scandale au Conseil des Droits de l’homme



Les révélations sur les combines de la diplomatie marocaine continues à être dévoilées par le Snowden Marocain, qui utilise le pseudonyme « Chris Coleman24 » sur son compte Twitter. C’est grâce à ce compte qu’ont été dévoilés les détails sur les stratégies et les manigances des diplomates marocains à New-York et Genève. Mais les informations distillées par le mystérieux hacker sur les actions menées au sein du Bureau de Navanethem Pillay, l’ex-Haut Commissaire aux Droits de l’homme, révèlent un scandale sans précèdent.

Mis en ligne récemment, des documents de la Mission marocaine à Genève, paraphés par son Ambassadeur Omar Hilale, renseignent sur les méthodes du Maroc pour influencer les fonctionnaires et les responsables du Conseil des droits de l’homme.

Ainsi, en apprends que l’Ambassadeur marocain avait infiltré l’entourage de l’ex-Haut Commissaire, Navi Pillay, et pouvait manipuler toutes ses actions concernant la gestion du dossier des violations des droits de l’homme au Sahara Occidental.

Soutien financier

L’Ambassadeur marocain n’a pas hésité à soutenir financièrement Navanethem Pillay et les membres de son bureau, pour la dissuader de toute action qui peut aller à l’encontre des souhaits du Maroc. Et Madame Pillay semblait être très attentive aux désirs, voire aux ordres, de ses généreux amis marocains.

« Je voudrais rappeler l’impératif de transférer le reliquat de 250.000 dollars, au titre de la contribution du Maroc au Budget du HCDH, pour 2011 et dont la Haut-Commissaire a exprimé à deux reprises son souhait de le recevoir (mes fax). Ce transfert aidera à rendre Mme Pillay plus attentive à nos préoccupations au sujet du contenu de la contribution de son Bureau au prochain rapport du SG de l’ONU sur le Sahara », écrit Omar Hilale dans un câble diplomatique adressé à son ministre en janvier 2012.

Ainsi, l’ambassadeur marocain n’hésite pas à utiliser les moyens financiers comme levier pour éviter que Navi Pillay ne prête trop attention aux demandes répétées de son représentant à New-York, Evan Simonovic, et même de Christopher Ross. Les deux diplomates ont vainement essayé de la convaincre de visiter le Sahara Occidental.

Les comparses Kompass et NdiayeAnders Kompass

La mission marocaine n’a pas seulement eu recours à l’argent, versé sous forme de dons. L’Ambassadeur marocain révèle qu’il a réussi à enrôler de « très bons amis » membres du staff de Madame Pillay. A l’instar du suédois Anders Kompass, Directeurs des Opérations sur le terrain, ou encore le Sénégalais, Bacre Waly Ndiaye, Directeur des Procédures Spéciales. Pour Omar Hilale, les deux hommes sont plus que de simples amis. Ils ont montré un zèle sans limite pour servir les plans et manipulations marocaines aux Conseil contre toute tentative ou possibilités en faveur de l’amélioration des Droits de l’homme au Sahara Occidental

« Grâce à la stratégie de cette Mission de verrouillage de l’Entourage de Mme Pillay, l’ensemble des responsables du Haut-Commissariat à Genève adhère aux préoccupations marocaines. Cependant, la faiblesse de Mme Pilay face à M. Simonovic constitue le talon d’Achille de notre stratégie. »Bacre Waly Ndiaye

Mieux, dans d’autres câbles de l’ambassadeur marocain, nous découvrons comment il a réussi à obtenir des informations cruciales de la part de ses informateurs, Kompass et Ndiaye, deux comparses qui n’hésitent pas à participer a des réunions à huis clos au siège de l’ambassade. Objectif : lui fournir des informations secrètes sur une rencontre entre Crhristopher Ross et Navanethem Pillay. L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU devait convaincre la Haut-Commissaire de visiter le Sahara occidental. Une autre fois, leur réunion était consacrée à la visite que le Président Sahraoui, Mohamed Abdelaziz, devait entreprendre en mai 2013 au Conseil pour rencontrer Navanethem Pillay. Dans les deux cas, l’Ambassadeurs et ses deux amis ont manœuvré pour limiter l’impact de ces deux visites et influencé Pillay pour qu’elle ne réagisse pas de façon à nuire aux intérêts du Maroc.

Neutralisation et discrédit

Les documents révèlent aussi comment les amis du Maroc au sein du Conseil des Droits de l’homme ont réussi à neutraliser tous les fonctionnaires honnêtes qui essayaient de faire leur travail, tel le tunisien Frej Fennish, Chef de la section MENA. Ce dernier était considéré par Omar Hilale comme ennemi et hostile aux intérêts du Maroc. Le fonctionnaire Tunisien a apparemment subi une campagne secrète de l’Ambassade marocaine et ses amis pour le dénigrer et le neutraliser auprés de Pillay.

Kompass et Ndiaye, conseillaient et agissaient au sein du conseil faisant usage de leur poste pour discréditer le Polisario, et déjouer toute action en faveur de l’élargissement du Mandat du MINURSO concernant la protection des droits de l’Homme.

Ainsi, et sur instructions de l’Ambassade marocaine, Kompass et Ndiaye- ainsi que d’autres fonctionnaires qui n’ont pas été cités par Hilale dans ses messages- ont influencé Navanethem Pillay dans toutes ses prises de décisions.

Ils ont notamment agi pour la dissuader à entreprendre une visite au Sahara Occidental en 2014. Ils ont veillé à ce que la contribution du HCDH au rapport du SG de l’ONU sur le Sahara Occidental soit favorable au Maroc. Ils ont fait pression sur Pilay pour éviter qu’elle fasse des « concessions » au Président de la RASD, M. Mohamed Abdelaziz, lors de leur rencontre à Genève le 23 mai 2013. Kompass a insisté auprés de Pillay afin de mettre en place une mission technique au Sahara Occidental en mai 2014, conduite par lui-même au lieu du Représentant du Haut-Commissariat a New-York, jugé hostile au Maroc.

Méthodes mafieuses

Ces révélations dangereuses et compromettantes et qui portent atteinte à la réputation de l’ex-Haut Commissaire et à aux deux fonctionnaires, prouvent, encore une fois, les méthodes mafieuses appliquées par les représentants de « sa majesté » partout dans le monde. Des méthodes basées sur la corruption de fonctionnaires d’institutions internationales.

C’est le cas du Sénégalais, Bacre Waly Ndiaye, directeur des Procédures Spéciales, qui a déclaré à son ami Hilale son allégeance au Maroc puisque se considérant fervent « croyant et adepte de la confrérie Soufie Tijania. Il a fait part à Hilale de son « rêve » de se rendre à Fès, car « il n’a pas pu faire ce pèlerinage pendant 20 ans ». Une simple formalité pour l’Ambassadeur marocain qui a sollicité le département des Affaires étrangères afin d’adresser une invitation officielle Bacre Waly Ndiaye.

Au-delà des scandales financiers et de la corruption qui apparaissent au grand jour grâce à ces fuites de documents (dont le Maroc n’a pas nié l’authenticité), le peuple Sahraoui subi les violations de ses droits élémentaires. Combien de victimes sahraouies continuent de vivre les pires violations à cause du manque d’intégrité qui règne au sein de l’institution Onusienne sensée veiller sur le respect des Droits de l’homme dans le monde. Le pire est que les responsables de ces manigances restent impunis. Le makhzen leur a certainement réservé une retraite dorée dans une des oasis du Maroc.


Malainin Lakhal


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Grand désarroi à Rabat : l’heure de vérité a sonné



L’heure de vérité a sonné pour le Maroc et le statu quo diplomatique qu’il entretenait, grâce à la bienveillance, pour ne pas dire la complicité, de la France au Conseil de sécurité pour prolonger son occupation coloniale du Sahara occidental, n’est plus de mise. 

Les révélations sur avatars de la diplomatie marocaine et sur les méthodes honteuses des services de renseignement marocains qui ne connaissent que le langage de la corruption de journalistes, de politiques, de diplomates pour s’en prendre à l’Algérie, accusée de tous les maux qui frappent un royaume malade de sa monarchie et de sa fuite en avant démontrent, on ne peut mieux, le grand désarroi d’un pays construit sur le mensonge et le faux semblant. 

Il est vrai que c’est devenu pour Rabat un réflexe quasi pavlovien de ressouder les pauvres Marocains autour du Trône, en pratiquant son sport favori : casser de l’Algérie. La dernière campagne virulente, ponctuée par une accusation infondée de prétendus tirs par l’Armée algérienne contre des Marocains, à la frontière, en est la parfaite illustration.

C’est comme cela, à l’approche de l’examen de la Question sahraouie au Conseil de sécurité, et du débat inévitable sur l’allongement du mandat la Minurso aux droits de l’Homme, Rabat joue la vierge effarouchée. Cette fois, le Royaume perd son sang-froid suite à la nomination de MmeKim Bolduc (Canada), comme nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général, et chef de la Minurso qui succèdera à l’Allemand, Wolfgang Weisbrod-Weber, dont le mandat s’est achevé, le 31 juillet dernier. Une diplomate que le Makhzen ne connaît pas, et dont il soupçonne une volonté de faire correctement son travail à El-Ayoun occupée. Rabat tente, en vain, d’obtenir des «classifications», mais surtout des «garanties» que son mandat ne nuirait pas à son agenda diplomatique, consistant à bloquer toute issue des négociations de paix au Sahara occidental. Pour l’heure, Rabat s’entête à ne pas vouloir l’accueillir au même titre que Ross, qui souhaite effectuer une nouvelle tournée dans la région. Et la veille du briefing de Christopher Ross, Envoyé personnel de Ban Ki-moon, devant le Conseil de sécurité, Rabat s’affaire et s’agite auprès de la France et des États-Unis pour gêner la feuille de route de Ross, accusé par Rabat de «double langage».

Le Makhzen souhaite, ainsi, que la France et les États-Unis lui apportent leur soutien, lors de la réunion de lundi prochain. Rien n’est acquis pour autant, puisque des fuites médiatiques rapportent que le sous-secrétaire adjoint pour les Affaires du Proche-Orient au département d’État, John Desrocher, a déclaré à Rabat, lors de sa visite la semaine dernière, que «la dynamique doit se poursuivre» et qu’il fallait «éviter de geler le processus».

Autrement dit, Ross et sa nouvelle collaboratriceMme Bolduc ont reçu un appui de Washington. Du coup, la Monarchie voit rouge. Surtout que John Desrocher aurait déclaré aux officiels marocains ne pas comprendre «le refus permanent» du Maroc d’accueillir Mme Bolduck et de continuer à surseoir à la visite de Christopher Ross. Il est évident que le Royaume, qui est habitué à choisir presque les diplomates onusiens qui s’occupent du dossier sahraoui, est mis hors jeu. Le fait est que Christopher Ross est définitivement acquis à l’idée que le Sahara occidental est un «territoire non autonome», conformément au Droit international et aux Résolutions des Nations unies
.
Et c’est le sacro-saint principe de la prétendue «marocanité» du Sahara occidental qui tombe à l’eau à l’Onu. Une perspective très dangereuse pour Rabat qui a longtemps berné le monde, en s’achetant des soutiens occidentaux, grâce au chéquier de sa majesté. Le temps de la realpolitik est peut-être arrivé. La menace terroriste dans le Sahel et la Libye dicte aux puissants du monde la nécessité de changer leur fusil d’épaule, dans ce conflit qui traîne depuis plus de 30 ans.

Et surtout de faire droit au peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Un droit universel et inaliénable que les Écossais viennent d’exercer et que d’autres peuples européens revendiquent, ouvertement.
M. B.

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Corell : le forage pétrolier est illégal sans le consentement sahraoui

Kosmos Energy affirme que son exploration pétrolière est conforme à l’avis juridique de l'ONU en 2002. Selon l'auteur de cet avis, cité par le centre d'information des Nations Unies le 24 octobre, si l'entreprise n'a pas cherché le consentement du peuple sahraoui, l’affirmation est fausse.


Le Centre régional d'information des Nations Unies pour l'Europe occidentale, l’UNRIC Bruxelles, publie un entretien avec l'auteur de l’«avis juridique de l'ONU » - l'ancien conseiller juridique de l'ONU, Hans Corell.

Corell y souligne qu'il ne sait pas comment ont été négociés les accords entre les entreprises et le Maroc, et qu'il n'a pas vu les textes des accords lui-même. Cependant, les conditions pour leur légalité restent évidentes, a t-il dit.

"Comme il se dégage de ma déclaration au Conseil de Sécurité des Nations Unies le 29 janvier 2002, l'exploitation du pétrole et les activités reliées violeront le droit international concernant les territoires non autonomes si elles se déroulent au mépris des intérêts et des souhaits du peuple du Sahara occidental ».

Il souligne :

"Le problème reste qu'il n'y a jamais eu des consultations avec les représentants du peuple sahraoui et que le Maroc ne permet pas aux sahraouis de s'organiser politiquement", a affirmé Corell au centre d'information des Nations Unies.

"J’ai vu un autre problème qui est que plusieurs États, dans leur relation au Sahara occidental, ne font pas, même d’un mot, mention du fait que «la juridiction» du Maroc sur le territoire est limitée par les règles internationales pour l'autodétermination".

Corell a également été interviewé en janvier 2014 par le même centre d'information.

"Je trouve particulièrement inquiétant de voir comment l'UE a agi dans le cadre des pêches dans les eaux au large du Sahara Occidental. Le fait que le protocole de l'accord de pêche UE-Maroc (FPA) de 2013 ne mentionne même pas le Sahara Occidental, et encore moins les obligations juridiques des parties dans cette situation parle de lui-même. C’est totalement inacceptable d'un point de vue juridique ", avait-il déclaré à l'époque.

"Quelques jours avant l’approbation du protocole par le Parlement européen, le 10 décembre 2013, le Maroc faisait référence au Sahara Occidental comme « Sahara marocain » à l'Assemblée Générale de l'ONU. Ma recommandation aux membres du Parlement c’est qu'ils étudient une courte publication : La règle du droit - un guide pour les hommes politiques".



http://www.wsrw.org/a111x3012
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Affaires troubles au Sahara occidental: Glencore veut forer en territoire occupé

Une filiale de Glencore a obtenu des licences pour l’exploration de gisements pétroliers au large des côtes du Sahara occidental. Les deux concessions attribuées par la puissance occupante marocaine compromettent le processus de paix de l’ONU. Si le géant suisse des matières premières devait se lancer dans l’exploration contre la volonté de la population locale, il violerait les principes du droit international.


Lausanne, le 27 octobre 2014

En 2013 et 2014, Glencore production and Exploration (Morocco) Ltd. a fait l’acquisition, auprès des autorités marocaines, de licences de forage concernant les blocs offshore «Foum Ognit» et «Boujdour Shallow». D’après une présentation faite par la société zougoise, ces deux zones se trouveraient sur le territoire marocain. Or, ces indications sont erronées. Elles appartiennent en fait au Sahara occidental, revendiqué et contrôlé par le Maroc depuis le retrait de la puissance coloniale espagnole en 1976. La moitié de la population vit dans des camps de réfugiés en Algérie. Tant que le Maroc pourra tirer profit des ressources naturelles du Sahara occidental grâce à des partenaires d’affaires comme Glencore, il n'aura aucune raison de s’engager avec sérieux dans le processus de paix de l’ONU pour cette région, en cours depuis trente-neuf ans. Les autorités suisses soutiennent d’ailleurs officiellement ce processus, pour lequel elles ont mis deux médiateurs à disposition.

Comme la plupart des Etats, la Suisse ne reconnait pas la domination marocaine sur ce territoire. Le gouvernement saharaoui en exil a pour sa part reçu la reconnaissance diplomatique de 85 pays ainsi que celle de l’Union africaine. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’accord de libre-échange conclu par la Suisse avec le Maroc ne s’applique pas au Sahara occidental, comme le SECO le relève lui-même. En 2010, huit parlementaires ont condamné dans une lettre ouverte les importations de phosphate d’Ameropa, ce qui a poussé la société bâloise à y mettre un terme. Dans ce contexte, l’inaction politique face aux affaires conclues par Glencore au Sahara occidental ne peut s’expliquer que par le fait que les autorités helvétiques (et la population locale) ignoraient jusqu’ici l’octroi problématique de ces licences de forage au géant zougois.

En septembre dernier, la Déclaration de Berne a proposé la création en Suisse d’une autorité de surveillance du secteur des matières premières, la ROHMA. Cette autorité n’aurait pas autorisé une telle affaire. D’après les règles proposées, le droit suisse interdirait en effet à des sociétés helvétiques comme Glencore de conclure des transactions dans des zones de conflit, des Etats faillis ou des territoires occupés sans l’autorisation explicite de l’autorité de surveillance. Une telle disposition permettrait d’éviter que des sociétés suisses se risquent à négocier des deals pouvant violer les règles du droit international ou à se rendre coupables de pillage, un délit considéré comme un crime de guerre par le code pénal helvétique.
Davantage d’informations ici ou auprès de:

Marc Guéniat, Déclaration de Berne, 021 620 03 02, gueniat[at]ladb.ch

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Athar Sultan Khan, agent du Maroc au sein du HCR

Objet : Confidences du Directeur de cabinet du Haut Commissaire aux Réfugiés.

J'ai l'honneur de vous informer que j'ai eu hier, en marge de ma mission à Genève, un déjeuner de travail avec M. Athar Khan, Directeur de cabinet de M. Antonio Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés. Ci-après, la synthèse de notre entretien.

* Le dénommé Ahmed Kheddad est passé le voir récemment à la faveur d'un déplacement en Europe. Il lui a paru découragé, pessimiste et inquiet pour l'avenir de « sa cause ». Khan lui a envoyé une lettre de condoléance -suite au récent décès de sa fille par crise cardiaque-.

* Kheddad a confié que la situation de crises politiques et de guerre en Afrique du Nord et dans la région sahélo-saharienne, couplée avec les incertitudes politiques en Algérie, préoccupent profondément les responsables du polisario. Ajoutant que la stagnation du processus de négociation politique alimente le désespoir chez les jeunes dans les camps.

* II lui a, également, déclaré que le statu quo actuel est à l'avantage du Maroc et que Ross mène une mission impossible. Pire, il est devenu un problème pour le processus. Le polisario a des doutes sur ses chances de faire avancer les négociations.

* Khan a constaté que Khaddad lui a tenu, pour la première fois, un langage plus réaliste que par le passé et que le militant qu'il était semble métamorphosé en négociateur pragmatique et capable de voir la situation avec lucidité et courage.

* Khan croit déduire de leur discussion que Kheddad serait suffisamment mûre pour accepter le Plan Baker II, sans sa période transitoire, ni l'option de l'indépendance.

* S'agissant des CBM, Khan s'est enquis sur ce que peut ou veut le Maroc pour la reprise des visites familiales suspendues par le polisario ?

* Je lui ai, immédiatement, répondu que le Maroc ne veut rien sinon que le HCR dénonce le polisario, le responsabilise pour le blocage actuel et lui demande de cesser ses manœuvres et ses décisions anti-humanitaires. Le Maroc n'est plus disposé à faire aucune concession, ni accepter aucune exploitation politique de ces visites et encore moins les violations des termes du Plan d'Action agréé par toutes les parties. Il n'y aura plus ni visites ni séminaire culturel ni réunion d'évaluation tant que le polisario n'aurait pas rapporté sa décision de suspension.

* Beaucoup de jeunes sahraouis qui participent aux camps d'été en Espagne refusent de retourner à Tindouf. Ce qui est devenu un sujet d'anecdote au HCR.

* Lors de sa visite à New York, le mois dernier, Mme Kim Bolduc a demandé à le rencontrer et lui a révélé qu'elle compte bien s'occuper des questions des droits de l'Homme au Sahara. Cependant, afin de ne pas provoquer les autorités marocaines, elle ne le fera pas au début, mais après s'être bien installée. Khan lui a déconseillée de le faire au risque de compliquer sa mission.

* L'équipe de Ross a contacté le MENA pour solliciter sa contribution au rapport du briefing informel du Conseil de Sécurité d'octobre prochain. Craignant une énième tentative de récupération des CBM, le HCR a répondu qu'il n'avait rien à signaler pour le moment, d'autant que le briefing est oral et concerne le volet politique et non humanitaire.

Conclusions :

* Les confidences amicales du Directeur de cabinet du HCR appellent trois remarques:

* Mr Khan semble bénéficier de la confiance du négociateur du polisario. Ce qui conforte l'investissement dans son possible rôle futur dans la facilitation du processus politique.

* II est le seul responsable onusien à bien appréhender la complexité politique du dossier du Sahara et à nourrir soutien et amitié au Maroc.

*I1 est réellement intéressé, motivé et prêt à succéder à Ross. M. Guterres est disposé à l'appuyer le moment venu.

* Sa confidence sur les réelles intentions de Kim Bolduc confirme nos inquiétudes. Aussi je compte bien soulever cette question lors de ma rencontre avec Susanna Malcorra, SGA, et Directeur de cabinet de Ban Ki Moon. A défaut de garanties de sa part, notre pays ne devrait prendre aucun risque avec elle.

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Au même titre que M. Kompass, M.Athar Sultan Khan a failli à ses obligations de neutralité dans la gestion du dossier du Sahara Occidental. Grâce à lui, l'argent du Makhzen coulait à profusion au HCR.

Athar a comploté pour faire échouer la visite entre le président sahraoui et le président du HCR, M. Guterres.

Pour gagner les faveurs du Maroc, Athar Khan n'hésitait pas à communiquer des informations sensibles à Omar Hilale. Athar a même agi pour annuler un séminaire humanitaire.

Pour plus de détails sur les services d'Athar Khan en faveur du Maroc, voici les documents révélés par le Wikileaks du Makhzen :

http://www.4shared.com/web/preview/pdf/u5e2J3hSba
http://www.4shared.com/web/preview/pdf/ylxHj4I1ba
http://www.4shared.com/web/preview/pdf/xbw1v7NOba
http://www.4shared.com/web/preview/pdf/u5e2J3hSba
http://www.4shared.com/web/preview/pdf/eG8F8ssIba

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Couacs



Par Mohamed Abdoun

Finalement, et comme il fallait le craindre, le dialogue inclusif intermalien, dans sa troisième phase, vient d'être interrompu à peine deux jours après son entame. Il avait également été retardé de plusieurs jours à cause du retard pris par les représentants de plusieurs groupes armés pour arriver à Alger. Si, officiellement, cette " suspension " aurait été décidée afin que tous les participants puissent aller consulter qui leurs mandants et qui leurs bases à propos du document de synthèse qui a fini par se cristalliser après les deux premières phases de ce dialogue afin que chaque partie soit parfaitement bien fixée sur sa marge de manœuvre et ses lignes rouges à ne pas franchir, la situation reste quand même autrement moins rose et optimiste qu'on n'essaie de nous le faire accroire. 

Certes, l'Algérie garde son indétrônable statut de " puissance régionale ", sans laquelle aucune solution viable et durable ne saurait être entreprise. Il n'en demeure pas moins qu'Alger donne carrément l'air d'être très largement débordée sur les flancs dans le cas présent. Comme nous l'avons maintes fois écrit dans ces mêmes colonnes, la situation est particulièrement compliquée cette fois. Elle n'a aucun commun accord avec celle qui avait suivi les deux guerres civiles maliennes, la médiation algérienne et la conclusion d'accords de paix que Bamako, soutenue et encouragée en cela par la France, n'a jamais voulu mettre en application sur le terrain. Aujourd'hui, outre le fait que la France a réussi à bien avancer ses pions en posant le pied guerrier au Mali via l'opération Serval, suivie de près par une autre plus large, Bakhane, des acteurs de moindre envergure mais tout aussi nuisible oeuvrent également à parasiter la médiation algérienne. Il en est ainsi pour le Burkina Faso, pays où " séjournent " souvent des délégations invitées à Alger quelques jours avant la reprise des pourparlers et dont le président, 

Blaise Compaoré, est connu pour ses " accointances " avec des groupes djihadistes sévissant dans le Sahel. (J'ouvre ici une parenthèse pour dire que les pays d'Afrique de l'Ouest, à commencer par le Burkina Faso, pourraient être touchés à leur tour par une " déferlante printanière ", comme l'explique mon ami Ali Zaoui, passé maître dans l'analyse de ce genre de situations).

 Le Maroc, loin d'être en reste, tente de profiter au maximum de cette situation conflictuelle et inédite afin d'étendre le conflit jusqu'en Mauritanie et, pourquoi pas, une partie des territoires sahraouis libérés afin de " gêner " le Front Polisario. Rabat, qui a déjà eu à libérer des terroristes notoires sous la ferme condition qu'ils tentent d'infiltrer les troupes sahraouies, a opéré un bien curieux et inquiétant rapprochement avec les responsables du MNLA (mouvement national pour la libération de l'Azawad) qui, eux aussi, sont systématiquement " invités " par de très hauts responsables makhzéniens à la veille de la reprise de chaque manche algéroise. Ce qui complique encore les choses, c'est que les groupes armés, sur lesquels Alger ne peut avoir une totale influence, occupent le terrain, c'est-à-dire toute la partie septentrionale du Mali. Ils disposent, dès lors, de tous les moyens pour taper sur la table et faire monter les enchères, comme l'avait déjà rapporté notre journal dans une précédente édition en faisant état en exclusivité d'une plate-forme dans laquelle l'autonomie et/ou le fédéralisme étaient évoqués de manière explicite. 

Bamako, qui ne peut s'y résoudre, et qui jouit en cela du soutien de la France, ne peut donc que se braquer. En parallèle, la reprise de la violence vient compliquer encore les choses et faire dire à l'actuel président malien, Ibrahim Boubakar Keïta (IBK) qu'elle y aurait partie liée. Si tel était vraiment le cas, la poudrière sahélienne se serait " enrichie " d'un nouveau groupe armé en sus d'Ançar Charia, l'AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) et le MUJAO (mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest), réputé pour être la " créature " des services secrets marocains. Bref, cela viendrait confirmer ce que nous n'avons eu de cesse de répéter, et conforter Alger dans son refus catégorique de l'intervention militaire française au Mali. Alors qu'il était encore possible de dialoguer, de trouver des terrains d'entente et d'isoler les éléments radicaux afin de les éradiquer facilement, l'intervention française a éparpillé tout ce beau monde dans le Sahel, surtout en Libye (pays aux mains des terroristes, là encore, à cause de l'assassinat de Kadhafi sur instigation directe de Paris), rendant au passage ses coups tout aussi imprévisibles que de plus en plus douloureux… 
M. A.

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La société Glencore se heurte à des résistances



Sonntagszeitung, Switzerland 26.10.14 


Le géant suisse du négoce de matières premières veut effectuer des forages pétroliers vivement contestés dans le territoire occupé du Sahara Occidental Berne. L’Atwood Achiever est un énorme navire: une île flottante avec piste d'atterrissage pour hélicoptère, grand comme deux terrains de football, construit pour la recherche de pétrole à des profondeurs jusqu'à 12 km. C’est avec ce type de navire gigantesque que plusieurs grandes sociétés veulent débuter des forages exploratoires dans l'une des zones les plus controversées politiquement d'Afrique: le Sahara Occidental. L’Atwood Achiever commencera en décembre, d'autres navires suivront. Une entreprise suisse sera également de la partie. Comme on l’a appris récemment, Glencore a des projets de forages exploratoires dans cette zone. Depuis peu, le groupe basé à Zoug a acquis des participations à deux licences pour des zones d’exploration offshore. Les premiers forages devraient bientôt avoir lieu, selon un porte-parole. Des compagnies multinationales entravent le processus de paix de l’ONU Ces explorations sont fortement contestées politiquement. Les compagnies qui envisagent de forer avec ces navires, violent le droit international, selon l'organisation non gouvernementale Western Sahara Resource Watch (WSRW). Le problème selon WSRW: le Maroc occupe la majorité du Sahara Occidental et attribue les licences dans ce territoire sans le consentement de la population indigène, les Sahraouis. Cela serait, selon un rapport de l'ONU, une condition préalable à l’exploitation des ressources minérales d'un territoire étranger - et s’appliquerait déjà pour les forages exploratoires, comme les réalisera Atwood Achiever et comme les prévoit Glencore. WSRW parle dans son rapport d’un pillage du Sahara Occidental. 

Le porte-parole de Glencore, quant à lui, affirme que les licences pétrolières seraient en conformité avec le rapport de l'ONU cité, d'autant plus qu'il ne s’agit actuellement que de forages exploratoires. Le document retiendrait que des forages exploratoires ne seraient pas illégaux, "tant qu'ils ne se font pas au mépris des besoins et des intérêts de la population du territoire". Selon WSRW cependant, les Sahraouis ne sont pas d'accord avec les projets des exploitants de matières premières. 

Le Maroc occupe le Sahara Occidental, une ancienne colonie espagnole, depuis les années 70. Aucun pays n'a jamais reconnu cette annexion. Pour sa part l'armée sahraouie, le Front Polisario, contrôle seulement un tiers de la superficie du territoire d'origine et une infime partie de la côte. Les Marocains défendent le territoire occupé par un mur de sable de 2000 kilomètres de long. Plus de 100.000 Sahraouis ont fui l’invasion marocaine - ils vivent à ce jour en majorité dans des camps de réfugiés en Algérie. L'ONU essaye depuis des années de trouver une solution à ce conflit. Un référendum, qui pourrait apporter l'indépendance au Sahara Occidental, échoue en raison des refus répétés du Maroc. 

Ce sont ces efforts qui pourraient être encore une fois entravés par des entreprises comme Glencore. Le représentant en Suisse de WSRW Emmanuel Martinoli craint que les forages pétroliers vont encore retarder le processus de paix de l'ONU. "La perspective des retombées financières d’une exploitation pétrolière va renforcer l’opposition du Maroc à l’indépendance du Sahara Occidental", dit-il. L’expert en matières premières de la Déclaration de Berne, Oliver Classen, ajoute: «Tant que le Maroc, puissance occupante de facto, peut profiter des ressources du Sahara Occidental par ce genre de transactions, il n'a aucun intérêt à de véritables négociations. " La conseiller national Louis Schelbert, Verts-Lucerne, membre du groupe parlementaire Sahara Occidental, se dit agacé. «Glencore est sans cesse en tournée de relations publiques, chez nous les parlementaires aussi, et insiste toujours sur la légalité de ses actes." Mais cette affaire montre une fois encore que le contexte n’a apparemment que peu d'intérêt pour ces géants des matières premières, « quand il s’agit d’affaires». La collègue de Schelbert, la conseillère aux Etats (sénatrice) Liliane Maury Pasquier, PS-Genève, veut s’impliquer politiquement et déposera une interpellation lors de la prochaine session parlementaire. Un demi-million de dollars par jour pour le navire de forage Même à l'étranger les sociétés actives dans le forage au Sahara Occidental font face à de nombreuses critiques. Le Fonds de pension norvégien KLP a éliminé les actions de la société française Total de son portefeuille. Des raisons éthiques ont été le facteur décisif, selon les responsables du fonds, qui gère des placements pour un montant de près de 50 milliards de francs suisses. La Norvège est elle- même un important pays producteur de pétrole. Glencore n’est pas impressionné. Dans un communiqué, le groupe maintient: «En tant qu'entreprise, nous nous engageons à un comportement transparent et éthique, conforme à la législation applicable». Pendant ce temps, le navire de forage Atwood Achiever progresse au large de la côte d'Afrique du Sud – en direction du nord. En décembre il plongera pour la première fois ses trépans dans les fonds marins. Il est peu probable que les entreprises revoient leurs projets controversés au Sahara Occidental. Elles ont déjà investi beaucoup d'argent. L’Atwood Achiever à lui seul coûte un demi-million de dollars par jour. Dominik Balmer 


Traduction de l’original « Glencore stösst auf Widerstand » par arso.

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Wikileaks marocain : A propos du conflit du Maroc avec la MINURSO

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération

Objet: Sahara/Rencontre avec la Sous-Secrétaire générale et Chef de Cabinet du SG de l'ONU.

J'ai l'honneur de vous informer que suite à l'accord de M. le Ministre, j'ai rencontré, cet après-midi, à sa demande, Mme Susana Malcorra, Sous-Secrétaire générale et Chef de Cabinet du SG de l'ONU. L'entretien a porté essentiellement sur le cas de la Représentante spécial du SG au Sahara, Mme Kim Bolduc. 

A cet égard, j'ai indiqué à Mme Malcorra ce qui suit : 

* Mme Bolduc peut se rendre au Maroc dès demain, à condition de recevoir les garanties nécessaires sur le respect scrupuleux du mandat de la Minurso et le maintien des règles et pratiques suivies depuis 24 ans. 

* Le Maroc ne peut accepter la politique du fait accompli, ni l'instrumentalisation des droits de l'Homme ou les tentatives visant l'extension du mandat de la Minurso. 

* Depuis le dernier rapport du SG de l'ONU, certains membres du Secrétariat veulent donner à la Minurso un rôle de monitoring de facto des droits de l'Homme. 

* Le Maroc ne demande rien d'autre que le respect des trois piliers du mandat de la Minurso : la surveillance du cessez-le-feu, la contribution au déminage et le soutien logistique aux CBM. 

* Si dans un geste de bonne volonté, le problème de la nomination de Mme Bolduc est mis de côté, suite aux 3 lettres du Secrétariat, le Maroc éprouve des préoccupations au sujet des dérapages passés ou futurs de la Minurso, dont ci-après quelques exemples : 

* l'insistance par la Minurso pour que les rencontres de la mission technique du HCDH au Sahara en avril dernier avec les ONG marocaines se tiennent dans son siège. Ainsi que les instructions qui auraient été données à la Minurso et au HCDH pour que toutes les réunions futures des Procédures spéciales avec les ONG se tiennent également dans le siège de la Minurso. 

* les tentatives d'imposer un traitement égal entre le Maroc et le polisario en ce qui concerne les tampons sur les documents de voyage du personnel de l'ONU. 

* les contacts de Mme Bolduc avec le polisario avant la prise de ses fonctions et ses intentions de prendre en charge les droits de l'Homme en déclarant qu'elle compte s'occuper de ces questions « dès qu'elle est bien installée ».

Mme Malcorra m'a répondu ce qui suit : 

* Elle a contacté M. Hervé Ladsous, SG adjoint au DPKO, et M. Edmond Mulet, Sous-SG au DPKO, qui lui ont donné les assurances que « le mandat de la Représentante Spéciale du SG sera celui de la Minurso » et qu'ils travaillent sur la base des piliers du mandat que j'ai souligné. 

* M. Ladsous est disposé à se déplacer à Rabat pour rassurer les autorités marocaines et dissiper tous les doutes sur les inquiétudes du Maroc à l'égard du non respect du mandat de la Minurso. Mme Bolduc pourrait l'y accompagner. 

* Elle n'est pas au courant des déclarations ou des contacts de Mme Bolduc. Cependant, elle va s'assurer elle-même de la compréhension totale par Mme Bolduc des limites du mandat de la Minurso. 

* Elle va s'enquérir auprès de M. Ladsous et M. Mulet au sujet des instructions données au personnel de la Minurso concernant leur accès au Sahara via les aéroports du nord du Maroc afin d'éviter les tampons des autorités marocaines à l'aéroport de Laâyoune. Ajoutant que cette question doit être réglée de manière conforme au mandat de la Minurso. 

* Mme Bolduc a le profile d'une personne disposée à collaborer, à écouter et à discuter de tous les problèmes. Elle n'a pas d'agenda caché. C'est une femme de terrain qui a plusieurs années d'expérience et qui a travaillé dans des environnements difficiles. 

* Elle estime qu'il est temps de travailler ensemble et d'entamer « une phase prospective » qui permettra d'arriver à une vision partagée des défis et des opportunités communs, sur la base du principe de « non surprise » et dans le cadre du mandat de la Minurso tel qu'établi par le Conseil de Sécurité. Tout en mettant l'accent sur l'importance de discuter de tous les problèmes et essayer de les résoudre avant qu'ils ne deviennent publics. Je lui ai répondu en précisant ce qui suit : 

* Le Maroc ne met pas en doute l'honnêteté de Mme Bolduc. Cependant, certaines sphères du Secrétariat font pressions sur elle pour qu'elle outrepasse le mandat de la Minurso. 

* Le Maroc a l'impression qu'il traite avec « plusieurs secrétariats de l'ONU », dont le but est d'exercer des pressions sur lui. Les droits de l'Homme relève de la responsabilité de l'Office du HCDH à Genève. Le Maroc exige que le Secrétariat à New York n'interfère pas dans le mandat de l'Office. 

* Le Maroc n'a pas peur de discuter des droits de l'Homme. Cette question est traitée régulièrement et dans la sérénité et la coopération, avec le HCDH et les procédures spéciales. 

* Personne n'ira à Rabat pour discuter du problème de Mme Bolduc ou des dérapages de la Minurso. Le Maroc veut régler ces questions avec Mme Malcorra en personne, car il a pleinement confiance en elle. 

* Mme Malcorra doit être la garante de rengagement de Mme Bolduc à respecter scrupuleusement le mandat de la Minurso.

* A cet effet, je lui ai proposé d'organiser une réunion à trois -elle, Mme Bolduc et moi-même-, dans son bureau, pour s'assurer qu'elle comprenne les enjeux de sa mission, l'impératif de se conformer au mandat de la Minurso et d'éviter de prétendre à l'avenir qu'elle n'est pas au courant d'engagements de non ingérence de la Minurso dans les droits de l'Homme. 

* Sans clarifications et garanties sur ces points, Mme Bolduc ne pourra pas se rendre au Maroc. Mme Malcorra a accepté avec plaisir ma proposition. Elle m'a promis d'organiser cette rencontre dans les meilleurs délais possibles. Préalablement, elle rencontrera séparément M. Ladsous et M. Mulet, ainsi que Mme Bolduc afin de clarifier toutes les questions soulevées.

Conclusions : 

A la lumière de ce qui précède, il convient de faire les observations suivantes : 

* II est permis d'entrevoir une issue à notre avantage en ce qui concerne la crise qui a entouré la nomination de Mme Bolduc. 

* L'exposé des dérapages passées et des dépassements futurs de la Minurso devant Mme Malcorra a permis au Maroc de mettre le Secrétariat de l'ONU et ses différents étages devant leurs responsabilités et les risques qu'ils font encourir à la Minurso. 

* L'exigence du Maroc qu'il n'y ait pas de surprises dans les rapports et les relations avec le secrétariat est appliqué par le Maroc en ce qui le concerne, en exposant ses griefs et en mettant en garde le Secrétariat sur les conséquences du non respect du mandat de la Minurso. 

* L'affaire Bolduc aura permis de montrer au Secrétariat la fermeté inébranlable du Maroc et de gagner progressivement respect de la part de certains et amitiés de la part d'autres, en particulier Mme Malcorra. L'aboutissement heureux dans son bureau de cette affaire constitue un excellent investissement diplomatique du Maroc en sa personne.

Haute Considération

L'Ambassadeur, Représentant Permanent

Non Paper

* Les récents dérapages de la MINURSO violent son mandat et portent atteinte à son impartialité. 

* Le mandat de la MINURSO consiste, exclusivement, à : 1. surveiller le cessez-le-feu; 2. Contribuer au déminage; 3. soutenir logistiquement les mesures de confiance. 

* La MINURSO ne respecte pas ce mandat, dont les contours sont clairement définis et déterminés. En témoignent, notamment, ces récents incidents:

/. Ingérence de la MINURSO dans les questions des droits de l'Homme:

1. Insistance pour abriter les réunions des ONG's avec la Mission technique du Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme, qui s'est rendue au Sahara du 27 Avril au 2 Mai 2014. 

2. Des instructions auraient été données, à partir de New York, au HCDH et à la MINURSO, pour que cette dernière abrite toutes les réunions futures des procédures spéciales qui visiteront le Sahara. Cette ingérence dans les questions des droits de l'Homme, pour lesquelles la MINURSO n'a aucun mandat, est inacceptable car elle démontre un parti pris flagrant contre le Maroc. Elle doit cesser. Les questions des droits de l'Homme sont gérées par les mécanismes nationaux. Parallèlement, le Maroc coopère étroitement, dans ce domaine, avec le HCDH et les procédures spéciales du Conseil des Droits de l'Homme.

//. Tentatives de la MINURSO et du Secrétariat d'altérer les Accords et pratiques existants:

1. Le Maroc a, à maintes reprises, attiré l'attention du Secrétariat au sujet des manouvres du "polisario" de violer les Accords et pratiques existants et de porter atteinte à l'intégrité des Nations Unies, en imposant des tampons sur les documents de voyage du personnel de la MINURSO et des Nations Unies en général. 

2. Malgré les avertissements du Maroc, le Secrétariat aurait cédé au chantage du "polisario" en lui concédant que le personnel de la MINURSO va, désormais, se déplacer au Sahara à travers des villes du nord du Maroc, pour que ses documents de voyage ne soient plus tamponnés au Sahara. Ce serait un développement gravissime de la part du Secrétariat. Le Maroc n'acceptera pas de fait accompli ou de changement dans les règles et pratiques régissant le mouvement du personnel de la MINURSO au Sahara. Le Maroc s'oppose à la volonté manifeste et inexplicable du Secrétariat et de la MINURSO de créer une prétendue « égalité de traitement » entre le Maroc et le « polisario », qui est une entité non étatique. Cette attitude viole, en outre, la nature, les règles et les pratiques qui président à la présence des Nations Unies au Sahara depuis 1991. Toute tentative de changer les règles de jeu, 23 ans après la mise en place de la MINURSO, aura des répercussions néfastes sur la présence de cette dernière au Sahara.

///. Déclarations confirmées de Mme Bolduc:

1. Mme Bolduc aurait déclaré qu'elle compte, une fois qu'elle se serait installée, s'occuper des questions des droits de l'Homme, en collaboration avec les ONG's. 

2. Mme Bolduc n'a aucun mandat pour traiter des questions des droits de l'Homme. 

3. Ces déclarations sont d'une grande gravité et ne peuvent être acceptées par le Maroc.

La Mission de Mme Bolduc reste tributaire des garanties confirmant le respect du mandat de la MINURSO et l'engagement de ne pas l'outrepasser.


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Le Maroc en guerre avec l’ONU

Le Conseil de Sécurité de l’ONU s’apprête à discuter, demain 27 octobre, de la question du Sahara Occidental.

A la demande du Secrétaire Général, le Conseil se réunit pour analyser les progrès enregistrés dans le travail de l’Envoyé Personnel de Ban Ki-moon pour le Sahara Occidental, Christopher Ross.

Ce débat arrive à un moment où le Maroc est en guerre avec l’ONU. Une réalité corroborée par les documents révélés par ce qui ressemble à un Wikileaks marocain.

En effet, selon différentes notes interchangées entre le représentant permanent du Maroc à l’ONU et son adjoint et leur centrale à Rabat, le Maroc proteste contre la considération du Sahara Occidental comme "territoire non-autonome", la référence aux ressources naturelles, les droits de l'Homme, l'échéance d'Avril 2015 pour « examiner complètement » le cadre des négociations, ainsi que la nomination de Mme Kim Bolduc en tant que Représentante Spéciale et Chef de la MINURSO.

La situation de tension entre le Maroc et l’ONU est décrite dans une note envoyée le 14 août 2014 par Abderrazzak Laassel, représentant permanent adjoint, comme un « état de nervosité atteint par le Secrétariat de l'ONU qui ne sait plus comment expliquer l'absence de réponse du Maroc à ses demandes répétées, aussi bien pour la visite de Christopher Ross dans la Région que pour l'entretien avec Madame Kim Bolduc ».
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Protestations marocaines contre la MINURSO auprès de Hervé Ladsous (18 juillet 2014)

Destinataire principal: MONSIEUR LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION 

Objet : Question nationale/Séance de travail franche avec le SGA au DPKO, M. Hervé Ladsous.

J'ai l'honneur de vous informer que j'ai tenu, cet après-midi, une réunion de travail avec M. Hervé Ladsous, Secrétaire Général Adjoint aux Opérations de maintien de la paix et son équipe (son assistant personnel et Mme Jody Hilton).

Cette séance de travail s'inscrit dans le cadre de la stratégie de cette Mission d'instaurer un dialogue régulier, franc et ferme avec le DPKO. L'objectif étant de mettre ce département, ainsi que la MINURSO, devant leurs responsabilités, de complexer le DPKO à l'égard du Maroc, en dénonçant sa partialité et son parti pris et, in fine, déplacer la pression sur eux.

Dans ce cadre, j'ai mis l'accent sur trois aspects principaux, dont ci-après la synthèse, en remettant, à M. Ladsous, les documents ci-joints, comme preuves à l'appui de mes interrogations, critiques et observations.

I : Désignation de Mme Kim Bolduc;

/. Processus de nomination: * Le Maroc a été sciemment ignoré avant, durant et après le processus de désignation, et ce pour la première fois dans l'histoire de la MINURSO. Plus grave, l'Algérie et le "polisario" auraient été informés avant la nomination. * Cette absence de communication est inacceptable car elle trahit un manque manifeste de volonté de coopération du Secrétariat. Le Maroc doit être respecté. * Cette attitude suscite des interrogations légitimes de la part du Maroc, d'autant plus qu'elle intervient au lendemain des dérapages du dernier rapport au Conseil de Sécurité. * L'attitude de cette année est une énigme pour les autorités marocaines, pour qui, la combinaison de ces deux incidents graves, ainsi que d'autres agissements, dénotent un changement dangereux du traitement de la question du Sahara par le Secrétariat. * Cet épisode compromet les avancées réalisées avec M. Weber, dont les arrangements au sujet des plaques d'immatriculation des véhicules de la MINURSO.

Réponses de M. Ladsous:

* La procédure de nomination de Mme Bolduc s'est déroulée normalement. * II y a eu trois ou quatre candidats, parmi lesquels le Secrétaire Général a fait son choix. La pratique est que le pays hôte soit informé et non consulté.

* Le Maroc a été informé verbalement, et par la suite à travers une lettre de Mme Malcorra, du 15 Juin, déposée dans la boite à documents de la Mission du Maroc (lettre qui n'a été reçue par cette Mission, que lorsque M. Ladsous l'a faxée un mois plus tard).

2. Background, actions et déclarations de Mme Bolduc:

* Mme Bolduc a un background PNUD et humanitaire, alors que les précédents Représentants Spéciaux avaient, traditionnellement, des profils de maintien de la paix ou politiques. * La Représentante Spéciale compte-t-elle se focaliser sur les questions humanitaires et de développement, aux dépens de son mandat? Y a-t-il une nouvelle orientation de sa mission? * Le "polisario" prétend que Mme Bolduc aurait déclaré que la question du Sahara devrait être réglée sur le terrain et qu'elle compte travailler en étroite collaboration avec les ONG's et la société civile, notamment sur les questions des droits de l'Homme. * Mme Bolduc n'a pas vocation à régler la question du Sahara. Celle-ci relève des négociations politiques. Et la MINURSO n'a pas de mandat des droits de l'Homme. Le Maroc coopère pleinement avec le HCDH. * Aminatou Haidar laisse entendre qu'elle a été contactée par Mme Bolduc. * Si ce contact et ces déclarations se confirment, ils seraient extrêmement problématiques et compromettants pour Mme Bolduc. Il s'agirait de graves développements, que le Maroc ne peut ni tolérer, ni permettre.

Réponses de M. Ladsous:

* II ne faut pas attacher un poids particulier au profil de Mme Bolduc. Le choix a porté sur quelqu'un de parfaitement compétent. Il n'y a aucune arrière-pensée dans la désignation de Mme Bolduc. C'est le choix d'une âme solide. * II est vrai qu'elle a un background de développement, mais ce sont d'abord, ses qualités de jugement politique qui lui ont permis d'avoir le poste. L'interview a porté exclusivement sur le mandat de la MINURSO. * Sa nomination procède de la politique de M. Ban Ki-moon de promouvoir les femmes. * II est très étonné qu'elle ait fait des déclarations ou entrepris des contacts. "Quand on n'a pas encore pris ses fonctions, on la boucle". * II va appeler, aujourd'hui, Mme Bolduc pour s'enquérir de la véracité de ces informations. Le cas échéant "il va engueuler Mme Bolduc". * M. Ladsous m'a déclaré, à la faveur d'une réception, ce soir, avoir contacté, après notre réunion, Mme Bolduc. Elle a nié avoir fait une quelconque déclaration, ou contacté qui que ce soit au Sahara. Elle a passé le mois en cours au Panama, suite au décès de sa mère. Elle a exprimé, à travers M. Ladsous, le souhait de venir à New York, à tout moment, pour me rencontrer. Je n'ai pas réagi à cette offre.

II. Dérapages récents de la MINURSO:

* Le mandat actuel de la MINURSO se limite à un triptyque bien clair: surveiller le cessez- le-feu; réduire les risques d'explosion de mines et autres restes explosifs de guerre et; soutenir les CBM's. * Ce mandat n'est malheureusement pas respecté par la MINURSO, comme le prouvent ces quelques illustrations:

1. Ingérence de la MINURSO dans la visite du HCDH au Sahara:

* La MINURSO n'était ni impliquée, ni concernée par cette visite. Toutefois, elle a créé un grave incident en insistant pour abriter les réunions du HCDH avec les ONG's. L'ingérence de la MINURSO dans les questions des droits de l'Homme est très problématique. C'est un dérapage inquiétant et inacceptable. * Depuis cet incident, le "polisario" prétend que des instructions, auraient été données à la MINURSO et au HCDH, à partir de New York, pour que la MINURSO abrite désormais, toutes les réunions futures des procédures spéciales qui visiteront le Sahara. * Cette soumission au chantage du "polisario" serait un précédent gravissime de nature à transformer la MINURSO en un Centre des Nations Unies, voire un lieu de rencontres des séparatistes. La MINURSO en assumera les conséquences car le Maroc ne le permettra jamais.

Réponses de M. Ladsous :

* C'est la MINURSO qui a offert ses locaux pour la visite technique du HCDH. Aucune instruction n'a été donnée à partir de New York, dans ce sens. (Ce que j'ai contredit avec force, sans, toutefois, mentionner le fax de Jan Eliasson). * Aucune consigne n'a été transmise de New York pour tenir les réunions des procédures spéciales au siège de la MINURSO. Il va vérifier. Il faut s'enquérir auprès du HCDH. (Je lui ai recommandé de s'enquérir plutôt au Secrétariat à New York, et non pas au HCDH qui était destinataire de ces instructions).

2. Tampons sur les documents de voyage des Nations Unies:

* Le "polisario" laisse entendre qu'il a eu gain de cause au sujet de la question des tampons, et que le personnel de la MINURSO se rendra désormais au Sahara à travers des villes du nord du Maroc, afin que leurs documents de voyage ne soient plus tamponnés au Sahara. Ce serait un développement gravissime de la part du Secrétariat, ce qui pourrait remettre en cause la présence même de la MINURSO. * Le Maroc avait déjà mis en garde le Secrétariat contre ces manœuvres et exprimé son opposition ferme à leur égard. Toute concession de la MINURSO aux chantages du "polisario" aura des conséquences graves sur sa mission. * Le Maroc n'acceptera pas de fait accompli ou de changement dans la nature de la présence ou du mouvement de la MINURSO au Sahara.

* Ce n'est pas 23 ans après que les règles de jeu vont être changées. Le Maroc n'a jamais essayé de le faire. Au contraire, il a fait beaucoup de concessions pour faciliter la mission de la MINURSO. * Le Maroc constate, malheureusement, que le Secrétariat et la MINURSO courbent l'échiné devant le "polisario".

Réponses de M. Ladsous :

* II s'élève contre l'utilisation de la terminologie " courber l'échiné". * S'agissant des tampons, le Secrétariat s'est opposé au "polisario", en lui indiquant qu'il n'avait ni qualité, ni attributs d'un Etat pour tamponner les documents de voyage. * L'ONU a obtenu à Tindouf, que ces mesures ne soient pas mises en œuvre. Le "polisario" veut reparler de cette question en Septembre prochain. * II n'est pas au courant d'une quelconque décision du secrétariat concernant les tampons au Sahara.

III: Notes de briefing conjointes DPKO/DPA concernant les opérations des Nations Unies sur le terrain:

* Le Maroc a, depuis plusieurs années, attiré l'attention du DPKO sur le caractère tendancieux, partial et tronqué des informations contenues dans la partie relative à la MINURSO, dans les notes de briefing adressées chaque semaine, au Conseil de Sécurité. * Ces notes s'apparentent à des manifestes de propagande du "polisario", car reprenant ses activités et envois- tous les messages de Abdelaziz-, le ménageant - silence sur les "réfugiés" de Tindouf qui choisissent de rester au Sahara après les visites familiales- et minimisant, voire négligeant tout ce que fait le Maroc -visite HCDH et ONG's des droits de l'Homme, travail des Commissions régionales du CNDH, visites des diplomates et délégations étrangères au Sahara-. * Le Secrétariat est, ainsi, devenu un porte-parole du "polisario". * II y a des fonctionnaires au Secrétariat qui ne souhaitaient pas la réussite de la mission technique du HCDH. Ils ont été déçus qu'elle n'ait pas produit un rapport dramatique sur la situation des droits de l'Homme au Sahara, pour pouvoir l'instrumentaliser davantage contre le Maroc. * Le secrétariat n'a pas vocation à être complaisant ou l'avocat du "polisario" ou quiconque. Son rôle est d'être neutre et impartial. * Le secrétariat excelle à relever les tensions, les manifestations, les problèmes et les situations dramatiques. Tout est permis pour porter atteinte à l'image du Maroc. Ex: référence dans les notes de briefing à la célébration par des gamins à Laayoune de la défaite du Raja de Casablanca contre le Bayern Munich. En quoi cela pourrait-il intéresser les membres du Conseil de Sécurité ? * Ces notes sont un outil de travail du Conseil et peuvent influencer ses membres en leur donnant une image erronée de la situation sur le terrain et des positions des parties. Elles sont envoyées aux capitales, ce qui rend leur contenu encore plus dangereux.

* Le contenu tendancieux de ces notes est inacceptable, car sciemment hostile au Maroc. Il doit être revu et recadré. * II y a un esprit anti-marocain au Secrétariat du fait de certains fonctionnaires qui ont des positions idéologiques ou politiques et qui œuvrent insidieusement contre le Maroc. Ces fonctionnaires manquent de probité intellectuelle, de neutralité, d'impartialité et de professionnalisme. Ce que le Maroc ne peut plus tolérer et le dénoncera, le moment voulu, devant le Conseil de Sécurité. * Ces fonctionnaires devront assumer la responsabilité de leur position contre le Maroc. Le Secrétariat et la MINURSO ont une obligation de neutralité, sinon le Maroc n'hésitera pas à demander le départ de la MINURSO.

Réponses de M. Ladsous:

* II n'est pas d'accord avec la mise en cause de la neutralité, de l'impartialité et de l'intégrité du Secrétariat.'Vest une accusation très grave. Ce sont des mots lourds". Il n'est pas d'accord, également, avec l'assertion qu'il y a un esprit anti-marocain au Secrétariat. * II peut y avoir des maladresses, des erreurs, "on va voir ça de prés. On va en tirer les conséquences ". * II a essayé de minimiser l'importance des notes de briefing, "qui ne sont lues que par des troisièmes secrétaires dans les Missions permanentes". Il s'est engagé à regarder cette question de prés. * II a consenti que les références aux lettres du Maroc et aux personnes qui choisissent de rester au Sahara à l'issue des visites familiales doivent être incluses. * II a essayé d'expliquer la référence aux lettres du "polisario" par le fait que c'est un moyen de faire parvenir sa position aux membres du Conseil. Les lettres du Maroc ne sont pas mentionnées, car elles sont circulées aux membres du Conseil. (Ce que j'ai énergiquement contesté car ces notes ne peuvent pas répéter, à chaque fois, les positions du "polisario", tout en ignorant celles du Maroc, ainsi que ses réalisations au Sahara).

IV : Proposition de visite de M. Ladsous au Maroc:

M. Ladsous a proposé qu'en route vers la RCA, où il doit se rendre le 15 Septembre 2014, pour la transformation de la Mission Africaine en Mission onusienne, il peut s'arrêter à Rabat pour discuter de toutes ces questions avec les autorités marocaines. Cette visite pourrait voir lieu le 11, 12 ou 13 Septembre. Je lui ai promis de soumettre sa proposition de visite aux autorités marocaines.

V; Conclusions et commentaires ;

* Cette réunion a été très franche et extrêmement tendue. J'ai expressément insisté sur la présence des collaborateurs de M. Ladsous, afin que le message leur parvienne clairement et directement, et à travers eux, à l'ensemble du Secrétariat. * M. Ladsous et son équipe étaient très surpris, voire même choqués de la teneur de mes critiques et observations, ainsi que du ton sévère, dur et sans concessions à l'égard de l'attitude hostile et partiale du Secrétariat et de la MINURSO.

* M. Ladsous et ses collaborateurs étaient sur la défensive sur toutes les questions exposées. * Face à nos arguments, M. Ladsous a montré des signes d'énervement et d'agacement envers ses collaborateurs, en les questionnant sur plusieurs aspects, en particulier en relation avec les notes de briefing. * Ils ont clairement saisi la portée de la nouvelle posture offensive de notre pays et sa détermination à s'opposer à tout dérapage. Notre message de fermeté a été transmis sans aucune ambiguïté. * Cette réunion a permis de déplacer la pression sur le Secrétariat. * La proposition de visite de M. Ladsous au Maroc, pour rencontrer nos responsables, traduit son embarras et son désir d'apaiser la tension avec le Maroc. Il est revenu à la charge, le soir, lors de notre rencontre à la réception, pour se rendre dans notre pays. Il aurait, sûrement, obtenu l'aval du Cabinet du Secrétaire Général avant de confirmer cette proposition. * A cet égard, il serait hautement souhaitable d'accepter la visite de M. Ladsous afin d'enfoncer davantage le clou et de faire passer le message de fermeté et d'intransigeance à l'égard de tous dérapages de la MINURSO ou du Secrétariat.

Haute Considération

L'Ambassadeur, Représentant Permanent


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