Mort de Hassanna El Ouali : AFAPREDESA soupçonne un acte délibéré du Makhzen



Le défenseur sahraoui des droits de l'homme et prisonnier politique Hassana El Ouali dans des circonstances douteuses.

L'Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) a appris le décès du sahraoui Hassana El Ouali, prisonnier politique et défenseur des droits de l’Homme, le 28 Septembre 2014, à l'hôpital militaire de Dakhla (Villa Cisneros) au Sahara Occidental occupé Maroc.

Selon les données préliminaires recueillies auprès de la famille et des organisations locales, M. Hassana El Ouali avait été admis quatre jours avant cet événement tragique à l'hôpital régional et plus tard transféré à l'hôpital militaire lorsque sa situation s’est aggravée, situation qui a conduit Hassana El Ouali jusqu'à la mort dans des conditions douteuses. Les parents disent qu’ils n'ont pas été autorisés à lui rendre visite durant tout le temps d'admission, une situation qui donne à penser que les autorités marocaines sont directement impliquées dans sa mort.

Hassana El Ouali, natif de Dakhla en 1973, avait été enlevé dans la même ville le 6 Janvier 2012, à la suite des événements durant une manifestation pacifique sahraouie, réprimée de façon brutale par la police marocaine, la force occupante. C'est durant ce même événement, qui a eu lieu le 25 Septembre 2011, que le jeune sahraoui Mohamed Lamin Maichan a été battu à mort par un gang de colons encouragés par la police marocaine. Après cet événement et refusant d'enquêter sur les faits afin de poursuivre les responsables marocains, les autorités coloniales ont enlevé et condamné plusieurs défenseurs des droits de l’Homme résidant à Dakhla à trois ans de prison. Parmi eux se trouvait feu Hassan El Ouali.

La famille de la victime a refusé la possibilité de lever le corps du défunt en ce jour et exige que les faits soient étudiés pour connaître toute la vérité et que justice soit faite. Pendant toute la durée de sa détention arbitraire, le défenseur des droits de l’Homme Hassana El Ouali a été torturé et exposé à toutes sortes de traitements cruels et dégradants. Il souffrait de diabète et d'autres maladies causées par de mauvaises conditions de détention appliqué dans les prisons administrées par le Maroc.

Rappelons que, depuis 2013, huit autres Sahraouis sont morts de négligence et de mauvais traitements dans la prison Ait Melloul (sud du Maroc) sans aucune intention d’ouvrir une enquête à ce jour.

AFAPREDESA suspecte que la mort de Hassana El Ouali ait été intentionnelle et appelle à une enquête indépendante et impartiale pour établir les faits et évaluer les responsabilités.

Compte tenu de la gravité des faits, AFAPREDESA fait appel aux procédures spéciales de l'ONU, notamment au Groupe de travail sur la détention arbitraire, au Comité contre la torture et au Rapporteur contre la torture en vue d'enquêter sur les décès de prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines.

En ce moment douloureux, AFAPREDESA présente ses condoléances et exprime sa solidarité et son soutien aux familles de la victime et aux organisations locales qui réclament la vérité et la justice pour ce qui s'est passé.

Depuis les Campements de Réfugiés Sahraouis, 29 septembre 2014.

L´impact de l´absence de Mohamed VI á l’ONU sur les intérêts du Maroc

La participation du Maroc aux travaux de la 69e session de l’Organisation des Nations Unies est très modeste, en raison de l’absence du roi Mohammed VI son remplacement à la dernière minute par le Chef de Gouvernement Abdelilah Benkirane, très peu connu dans le monde. Les seules activités qui méritent une mention sont les rencontres du ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar avec certains de ses homologues internationaux, sans toutefois inclure ceux des grands pays influents.

Le mystère continue de planer à propos de l’absence du roi aux travaux de la 69e session de l’Organisation des Nations Unies, en particulier après la publication d’un communiqué très officiel qui confirme la participation royale. Le roi a renoncé au voyage à la dernière minute, alors que son avion était prêt à décoller, et que la délégation qui l’accompagne était déjà installée à bord. Aucun communiqué rectificatif n’a été publié par la suite, malgré l’importance de l’enjeu de la visite, alors que quelques jours avant, l’hebdomadaire français Le Point avait publié une mise au point du roi au sujet de ses intérêts financiers.

Dans le même temps, les médias officiels ou proches du palais avaient publié de nombreux articles affirmant que le Maroc misait sur cette visite pour que le roi défende le dossier du Sahara. Par la suite, la visite royale a été soudain annulée et le thème du Sahara a complètement disparu du discours du Maroc.

Les travaux de l’Assemblée générale de l’ONU représentent le plus grand forum mondial, où chaque Etat défend ses intérêts, sans parler des sommets parallèles, comme celui consacré au climat cette année. Plusieurs Etats ont été représentés par leur plus haute autorité, comme la France, l’Espagne, les États-Unis, la Jordanie, le Brésil, l’Egypte, la Turquie, les Pays-Bas et le Canada … alors que le roi Mohammed VI a brillé par son absence.

Il est vrai que le roi Mohammed VI a été remplacé par le Chef du Gouvernement, mais ce dernier est quasiment inconnu sur la scène internationale, alors que le roi est relativement connu et demeure, de toutes les façons, le représentant de l’État à l’extérieur.

Malgré le ton audacieux du discours royal aux Nations Unies sur le développement durable, et en dépit des critiques adressées à l’Occident «colonialiste», le discours a eu très peu d’impact politique et médiatique à l’échelle internationale, en raison de l’absence du roi. Il suffit de parcourir les grands médias internationaux pour constater qu’ils ne l’ont pas mentionné, car ces médias se focalisent d’abord sur les discours des Chefs d’Etat ou des autres représentants (Premier ministre ou Ministre des affaires étrangères) des grandes nations. Ainsi, seul le Huffington Post a publié dans l’un de ses blogs un article sur le discours du roi, signé par un journaliste marocain. Dans le même temps, le seul qui a commenté le discours est un ancien ambassadeur américain à Rabat, Edward Gabriel, qui bénéficie des largesses de l’Etat marocain.

Aucun chef d’Etat important n’a reçu le Chef de Gouvernement marocain Benkirane, ce qui signifie en langage diplomatique l’absence d’une « photo diplomatique », ce qui est inquiétant étant donné l’actuelle marginalisation du Maroc lors des sommets tenus récemment dans des pays réputés être ses alliés en Occident et dans le monde arabe.

Pour combler ce vide diplomatique, le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar fait de son mieux pour sauver les meubles. Ainsi, il multiplie les rencontres avec les ministres des Affaires étrangères de quelques petits États, qui ont peu d’intérêts communs avec le Maroc, ou de pays relativement influents comme l’Argentine. Il expose lors de ces réunions le point de vue du Maroc dans le conflit du Sahara et les questions internationales telles que la lutte contre le terrorisme.



Le Front Polisario condamne "l'assassinat délibéré" d'un militant sahraoui des droits de l'Homme

Bir Lehlou, territoires libérés du Sahara Occidental.- Le Front Polisario condamne "l'assassinat délibéré" du militant sahraoui Hassenna El-Wali, le qualifiant "d'acte criminel lâche", rapporte l'Agence de presse sahraouie (SPS) qui cite un communiqué de la présidence de la République sahraouie.

"Le martyr Hassenna El-Wali a été victime d'un acte criminel lâche, délibéré et prémédité", a indiqué la la même source. Le détenu politique Hassenna El-Wali est décédé "suite à la négligence des autorités d'occupation marocaines", qui n'ont pas procédé à son transfert à l'hôpital, après la détérioration de son état de santé.

La présidence sahraouie a rappelé la responsabilité de l'ONU vis-à-vis du territoire occupé du Sahara Occidental, qui est privé de son droit à l'autodétermination, mettant en garde contre "les répercussions de la politique d'occupation et les pratiques répressives du Maroc", ajoute la même source.

APS, 30/09/2014

Communique d' AFAPREDESA

L'Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) a appris le décès du prisonnier politique et sahraoui Hassana El Ouali, ce 28 Septembre, à l'hôpital militaire de Dakhla au Sahara Occidental occupé par le Maroc.


Selon les données préliminaires recueillies auprès de sources de la famille et des organisations locales, M. Hassana El Ouali avait été admis, quatre jours avant cet événement tragique, à l'hôpital régional puis transféré à l'hôpital militaire lorsque son état s'est aggravé. Les circonstances qui ont conduit à sa mort sont douteuses. Les parents disent que pendant tout le temps d'admission, ils n'ont pas été autorisés à lui rendre visite ; une situation qui donne à penser que les autorités marocaines sont directement impliquées dans sa mort.


Hassana El Ouali, est né à Dakhla en 1973. Il avait été enlevé dans la même ville le 6 Janvier 2012, après une manifestation pacifique sahraouie, réprimée brutalement par la police d'occupation marocaines. C'est lors de ce même événement, qui a eu lieu le 25 Septembre 2011, que le jeune sahraoui Mohamed Lamin Maichan a été battu à mort par un gang de colons encouragés par la police marocaine. Après cet événement et en refusant d'enquêter sur les faits et de poursuivre les responsables marocains, les autorités coloniales ont enlevé et condamné plusieurs défenseurs des droits humains résidents à Dakhla à trois ans de prison, dont feu Hassan El Ouali.


La famille de la victime a refusé la possibilité de lever le corps du défunt et exige que les faits soient étudiés pour connaître toute la vérité et la justice sur ce qui s'est passé. Pendant toute la durée de sa détention arbitraire, le défenseur des droits humains Hassana El Ouali a été torturé et exposé à toutes sortes de traitements cruels et dégradants. Il souffrait de diabète et d'autres maladies causées par de mauvaises conditions de détention comme pour tous les détenus dans les prisons administrées par le Maroc.


Rappelons que huit autres Sahraouis sont morts de négligence et de mauvais traitements en prison Ait Melloul 2013 (au sud du Maroc) sans aucune recherche à ce jour.


l'AFAPREDESA suspecte la mort de Hassana El Ouali était intentionnelle et appelle à une enquête indépendante et impartiale pour établir les faits et les responsabilités.


Compte tenu de la gravité des faits, l'AFAPREDESA fait appel à des procédures spéciales de l'ONU, notamment le Groupe de travail sur la détention arbitraire, le Comité contre la torture et le Rapporteur contre la torture afin d'enquêter sur les cas de décès de prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines.APREDESA présente ses condoléances et exprime sa solidarité et son soutien aux familles des victimes des groupes sahraouis locales exigeant la vérité et la justice sur ce qui s'est passé.


Camps de réfugiés sahraouis, 29 Septembre 2014.


Eclairage : Diplomatie agissante

Par Ammar Zitouni


Les efforts entrepris par la diplomatie algérienne dans la solution des crises internes dans certains pays du Monde arabe et d'Afrique, dont la sincérité des convictions, la souplesse dans l'approche de ses problèmes internes et le sens des responsabilités et des engagements pour la paix et la sécurité, sont aujourd'hui loués par la communauté internationale. 


Les Nations-Unies, les observateurs et même les pays ayant été à l'origine de ces crises, apprécient de plus en plus le rôle que s'est donné l'Algérie, dans la médiation entre les différents protagonistes en conflits internes. Une médiation mesurée et des propositions constructives qui, loin de vouloir œuvrer à un quelconque leadership politique, régional ou idéologique, vont dans le sens des traditions algériennes, en mettant l'accent sur ce qui unit plutôt que sur ce qui divise.


Cette position, partagée et défendue par les partenaires de l'Algérie et plusieurs autres pays membres du Non-alignement, est en train de l'emporter. Ce n'est pas chose facile car, outre les questions fondamentales et de principes qui ont été mises en relief par l'Algérie, en vue de son implication directe dans cette médiation, il a fallu déblayer le terrain de tous les obstacles contre lesquels cette médiation risquait de buter. Et Dieu sait s'il y en avait !


Les partisans d'une "aseptisation" du Monde arabe, de l'Afrique en particulier et du Tiers monde en général, connus pour leurs rapports privilégiés y compris leur totale adhésion à l' "architecture" impérialiste, excellent pour tout faire en vue d'empêcher l'Algérie d' accomplir ses médiations de bonne foi pour l'apaisement des crises dans les pays concernés et ce, en l'absence de la Ligue arabe et l'Union africaine (UA). Il est de fait que, depuis des décennies, ces deux Organisations, qui ont le rôle de veiller à la paix, la sécurité, la bonne entente entre les peuples et la solution des crises et des tensions internes, connaissent une certaine paralysie, en raison des pressions de toutes sortes, voire de prise en otage souvent par leurs membres à la solde des Occidentaux, des Américains et des monarchies du Golfe. Ce qui n'a pas manqué d'influer négativement sur le fonctionnement de la Ligue arabe et l'UA. Une paralysie dont les racines se sont prolongées à l'Union du Maghreb arabe (UMA), plus que jamais aseptisée par la monarchie marocaine.


Aussi, s'agit-il pour l'Algérie de ne pas nier l'importance et la gravité des divergences et des contradictions. Le problème est d'être à la fois réaliste et visionnaire, de savoir choisir les priorités et de s'y attaquer. Ces priorités sont connues à travers les positions constantes de l'Algérie, sur le plan politique, sécuritaire et économique. Le ministre des Affaires étrangère, M. Ramtane Lamamra, exprime en ce moment précis devant la 69ème Assemblée générale des Nations-Unies où elles se situent et, surtout, dans quel contexte régional et international, et quel sera l'esprit qui devra prévaloir pour les mettre en oeuvre avec le maximum de succès et la réunion de tous les éléments de cette vaste mosaïque de paix, de sécurité et d'intérêts pour l'humanité.


Un impératif qui traduit la volonté algérienne de tenir compte de la situation globale, à la fois des problèmes et des crises dans le Monde arabe, l'Afrique et du monde. Cet impératif s'exprime de manière à ne laisser prise, ne serait-ce que par le seul biais d'une formulation équivoque ou outrancière et par conséquent, inefficace de porter atteinte à l'unité et à la souveraineté de chaque Nation. Ceci parce qu'une évolution pacifique dans le monde, propre à assurer la sécurité des peuples et le libre développement des nations, ne saurait, affirme en permanence l'Algérie, se concevoir "sans l'élimination" des causes de tension et d'affrontements inhérentes aux systèmes de domination et d'exploitation.


En tenant compte également des situations post-"printemps arabe" et des données réelles de la géographie et des traditions, les grandes lignes de la politique étrangère de l'Algérie obéissent au souci de jeter les bases d'une coopération régionale, conçue à long terme et faisant la part des choix et des particularités, tout en veillant à écarter les ingérences et les convoitises extérieures. Au Maghreb, justement, bien que consciente de la diversité des réalités qui prévalent dans chacun des pays, l'Algérie, en dépit du cavalier seul du Maroc, ne s'est pas moins efforcée de favoriser une coopération en harmonie avec les affinités et les aspirations communes aux peuples de la région, et à la mesure des potentialités d'un ensemble maghrébin apte à constituer un cadre de promotion répondant aux exigences d'un monde moderne et progressiste.
A. Z.





Un caillou dans la babouche du roi !

La réouverture des frontières empoisonne la vie de Rabat - La fin de la matinée d'avant hier a été mouvementée du côté marocain, au point frontalier 'Bin Ladjaraf', situé à 1 km de Marsat Ben Mhidi. 


Ce sont une quarantaine de motards marocains, faisant partie de différentes associations et clubs sportifs, venus de plusieurs régions du royaume, qui se sont rassemblés, en ce point frontalier précis, pour être le plus proche du territoire national, afin de mieux faire passer leur message principal, appelant à la réouverture de la frontière algéro-marocaine, fermée depuis 1994. Du côté algérien, c'est car- rément l'indifférence. Seuls quelques gendarmes, pour des raisons de sécu- rité, étaient présents sur les lieux. Apropos de la réouverture de la frontière avec l'Algérie, les Marocains n'en démordent absolument pas. Et le Palais marocain ne rate aucune occasion pour inviter l'Algérie à lui " faire don " de l'ou- verture de ses frontières. C'est la énième tentative qui est diligentée par Rabat, pour proposer à Alger un tel "pro- gramme". 

Depuis des années, les appels se succèdent du côté marocain, pour inviter l'Algérie à ouvrir ses frontières. Mais pourquoi le Maroc court-il tant après un tel objectif, qu'il sait relever de la chimère pourtant ? Et pourquoi les officiels de Rabat se font-ils une idée fixe de cette réouverture ? L'Algérie, qui n'est pas née avec les dernières pluies, sait très bien, qu'au-delà du forcing des officiels et des ficelles des diplomates et, maintenant des motards, il y a une nette hypocrisie qui refuse de dire son nom. Et le président Bouteflika n'a jamais man- qué de rappeler à M6, dans ses diffé- rents messages que " les deux peuples sont frères. Les deux pays sont voisins et la normalisation est un joli programme. " Et c'est tout. Car s'il est admis que les peuples algérien et maro- cain, sont frères tant par la proximité géographique que par les liens histori- ques, culturels et sociaux, il est aussi clair que sur le plan économique, il n'y a pas photo entre les deux pays. Les finances marocaines ne sont alimentées que par le tourisme, qui peut être très aléatoire. Et de la culture du hashish dont les douze milliards annuels ne profitent qu'à la caste dirigeante, particulièrement, aux généraux de sa majesté. Les deux sources financières marocai- nes ne sont utilisées que parcimonieu- sement et épisodiquement pour soutenir l'achat des produits de base nécessaires à la vie des Marocains. Si bien, que même si les frontières sont fermées depuis 1994, il ne se passe pas un jour où un produit algérien, de surcroît, large- ment subventionné par l'argent public algérien, ne soit proposé sur les étals de Oujda, de Nador, de Casablanca même.

Gasoil, essence, farine, lait, sucre, café, huile et nous en oublions…sont autant de produits pompés d'Algérie, pour être commercialisés au Maroc. En contrepartie, les contrebandiers marocains nous fourguent leur kif traité et leurs spiritueux frelatés. Vraiment, pas de quoi inspirer une ouverture des frontières " au profit des deux peuples frères ". En Algérie, du côté du peuple et hormis les contreban- diers et les affairistes véreux, aucun citoyen honnête, quand bien même aurait-il des liens de parenté avec des Marocains, ne souhaite, - pour le moment, en tout cas - une réouverture des frontières avec un pays qui ne rate aucune occasion pour nous planter une dague acérée dans le dos. Et ces citoyens ne voudraient pas, au nom d'une fraternité souvent trahie et d'un voisinage de hasard, offrir notre économie à un Makhzen, dont les finances se tarissent à vue d'œil. Même le projet noble de la construction du Maghreb des peuples ne peut se faire sur le dos de l'économie de l'Algérie. Et sur le cadavre du Sahara Occidental… A. H.

La Tribune des Lecteurs, 30/09/2014

Sahara Occidental : La famille du défunt Hassanna Louali exige une autopsie du corps

Le défunt Hassanna Louali dans sa cellule de prison
La famille du défunt Hassanna Louali refuse d’accueillir le cadavre de son fils avant qu’une enquête indépendante soit réalisée pour mettre la lumière sur les raisons de sa mort, a informé, aujourd’hui, l’agence espagnols EFE se basant sur des sources de l’Organisation Sahraouie contre la Torture, dont la victime était membre actif.

La ville de Dakhla, au sud du Sahara Occidental, a connu hier soir plusieurs manifestations pour protester contre les circonstances qui ont causé la mort de Hassanna Louali.

Pour rappel, Louali est décédé suite aux négligences médicales dont il a été victime. Les autorités pénitentiaires ont refusé son hospitalisation avant de tomber dans un état comateux.

Alors que Mohamed VI a renoncé à son voyage à New-York : Benkirane à la place du prince Rachid

Par Rafik Bakhtini

En effet, pour des raisons qui n'ont pas été explicitées à l'opinion publique marocaine, le roi Mohammed VI a décidé de laisser tomber son déplacement à New York, pourtant annoncé de longue date, pour se rendre à Tétouan dans le cadre d'une banale inauguration de projets au bénéfice de la commune de Oued Laou.

Cette reculade serait due à la décision prise par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, de ne pas lui accorder la " séance de travail " de deux heures qu'il avait demandée afin de tenter de " désamorcer " le rapport de Christopher Ross sur le Sahara Occidental, incriminant directement le Maroc et précisément que la tenue d'un référendum d'autodétermination était absolument inéluctable. L'autre fait qui a attiré l'attention de marocains, mais aussi de tous les observateurs qui suivent de près la scène politique mondiale, est le fait que le souverain marocain ait confié la lecture de son discours à son premier ministre et non pas à son frère le prince Moulay Rachid, comme ce fut le cas en 2012. Selon des commentaires parus dans les réseaux sociaux marocains, Mohammed VI n'a pas voulu envoyer son frère à sa place pour éviter qu'il ridiculise de nouveau le royaume chérifien en " massacrant " honteusement la belle langue d'El-Moutanabbi.
 
Les mêmes sources rappellent en effet que lors du discours lu par le prince Rachid en 2012, celui-ci a méchamment maltraité la belle langue arabe avec une lecture qualifié de " catastrophique ", ce qui l'a rendu la risée des marocains, et de tous les arabophones à travers la planète, à cause de ce qui a été qualifié comme une attaque fulgurante contre les règles élémentaires de la grammaire arabe. Beaucoup ont estimé que même les enfants des écoles primaires n'auraient pas fait autant de fautes.
R. B.


Pourquoi Benkirane et pas le prince Rachid ?

Deux évènements ont envahi la sphère médiatique à l’occasion de la 69ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU. Le recul du roi du Maroc, Mohammed VI qui a fait marche arrière à la dernière minute dans sa décision de participer aux débats de l’organisation mondiale.

En effet, pour des raisons qui n’ont pas été éclaircis à l’opinion publique marocaine, le roi Mohammed VI a décidé de laisser tomber le déplacement à New York pour se rendre à Tétouan dans le cadre d’une banale inauguration de projets au bénéfice de la commune de Oued Laou.

L’autre fait qui a attiré l’attention de marocains est le fait que le souverain marocain ait confié la prononciation de son discours à son premier ministre et non pas à son frère comme ce fut le cas en 2012. Selon des commentaires apparus dans les réseaux sociaux marocains, Mohammed VI n’a pas voulu envoyer son frère à sa place pour éviter qu’il face le ridicule de nouveau à cause de sa méconnaissance de la langue arabe. 

Selon la même source, lors du discours lu par le prince Rachid en 2012, celui-ci a méchamment maltraité la belle langue arabe avec une lecture qualifié de « catastrophique », ce qui l’a rendu la risée des marocains à cause de ce qui a été qualifié comme une attaque fulgurante contre les règles élémentaires de la grammaire arabe. Beaucoup ont estimé que même les enfants des écoles primaires n’aurait fait autant de fautes.



Mohammed VI, l'africain : la nouvelle façade

Avec son discours, lu par son premier ministre Benkirane, Mohammed VI a voulu se présenter en un nouveau Patrice Lumumba qui se bat pour l’intérêt des africains, la souveraineté des peuples et des nations et leur droits à une édification indépendante qui respecte leurs spécifités politiques et culturelles. 

Un discours qui est en totale contradiction avec la politique d’invasion coloniale prônée par le Maroc contre le peuple du Sahara Occidental où le régime commet les pires atrocités contre la population civile, pille ses ressources naturelles en violation du droit international et des résolutions des Nations Unies.

Il est clair que le roi du Maroc, avec ce discours, a voulu susciter les émotions des peuples africains qui ont rejeté le Maroc de leur institution panafricaine à cause de son occupation d’une partie des terres de la RASD, membre fondateur de l’Union Africaine qui a appelé le royaume alaouite à lever les obstacles posés contre l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara Occidental en vue d’achever la décolonisation de la dernière colonie dans le continent noir tel que revendiqué par la majorité des leaders africains depuis la tribune de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Un discours qui veut jeter de la poudre aux yeux de la communauté internationale, prononcé par le dirigeant d’un pays qui se trouve en bas de l’échelle dans le domaine du développement humain. Un pays où règne la pauvreté, la misère, l’analphabétisme et où les hommes sont contraints de choisir l’exode pour survivre et les femmes obligées de se prostituer même en Israël. Un pays où le roi et ses sociétés ont monopolisé l’économie du pays pour mettre à genoux toute personne qui ose mettre en cause la politique du Makhzen royal.

Mohammed VI veut se faire passer pour le défenseur des africains, alors qu’il les fait subir les pires supplices sur sa terre et ainsi contenter les européens qui le paient pour maltraiter les subsahariens dans le cadre de la lutte contre l’immigration.

Le gouvernement, acculé par les ONG humanitaires et maintes fois condamné par ses violations des droits de l’homme contre les africains sur son sol, utilise une nouvelle arme contre eux : le racisme. Il mobilise la population civile marocaine pour réprimer les candidats à l’immigration clandestine. Ainsi, plusieurs ont été assassinés au vu et au su des autorités marocaines.

Le Maroc, gendarme des européens en Afrique, qui a maintes fois participé avec la France dans ses croisades africaines, et qui achetait ses armes au régime raciste de l'Appartheid alors que les africains le combattaient, aujourd'hui met le masque de défenseur de l'intérêt de l'Afrique.

Elucubrations pas si absurdes

par Ahmed Halfaoui

Ça serait bien, il faut le dire, de délirer au même niveau, on fera au moins l'économie de cette argumentation interminable qui se brise contre un dogme jusqu'ici inexpugnable du sionisme. L'approche qui suit peut paraître ridicule, mais elle ne l'est pas plus que les thèses qui ont plongé un peuple dans une tragédie sans fin. 

Les Palestiniens, pour être dans l'air du temps et se donner le moyen de répondre efficacement à la problématique de l'Etat juif, devraient accepter désormais la théorie judéo-raciste des sionistes. Au début bien sûr, il ne fallait surtout pas qu'ils entrent dans leur jeu, mais aujourd'hui, cela devient une opportunité inestimable. Ils doivent offrir en contre- partie de se plier au verdict de la science génétique, si celle-ci démontre la bonne foi de ceux qui se réclament des douze tribus issues du personnage Jacob/Israël de la mythologie biblique. Il sera toléré des marges d'erreur suffisantes, afin de prendre en charge les mélanges interethniques inopportuns qui auraient pu se produire au cours de l'Histoire. On prendra de même, pour que le cirque soit fermé, les Palestiniens aussi. C'est faisable et c'est réaliste. 

Avec les méthodes statistiques, il est parfaitement possible d'opérer sur des échantillons repré- sentatifs des populations. On commencera par iso- ler et par identifier un génome juif type auquel seront rapportés les résultats obtenus. Si les sio- nistes ont raison on en aura une preuve irréfutable et on aura fait avancer le débat. C'est le risque principal. Le plus sûr est qu'il serait du domaine de l'ex- traordinaire que l'immigré russe soit de la même souche que les sépharades et du domaine du pro- bable que les bédouins du Néguev présentent le génome type. On ne poussera pas le cynisme jus- qu'à chercher les traces des Philistins, ceux qui ont légué leur nom au pays et que le "Dieu d'Israël" aurait voué à l'extermination au profit de " son peuple ". 

Il faut rappeler qu'il fut un temps, pas si lointain, où dans la " communauté internationale " on ne se gênait pas de faire dans ce qui a abouti, un peu tard, à l'Eugénisme. En ce temps, où un certain Cesare Lombroso, qui se permettait dans son pays, l'Italie, de dire que la race du Sud était inférieure à la race du Nord, a ouvert la voie aux colonialistes qui ont utilisé sa théorie pour dresser des typologies des populations asservies. 

En ce qui nous concerne, ici, cela procède au contraire de la noble entreprise, de lever une équivoque qui n'a que trop duré. Au bout du compte, on n'aura qu’à travailler dans le sens voulu, depuis le début, par les parti- sans d'une " Terre promise " et de la pureté du " Peuple élu " de Yahvé. Ces deux escroqueries qui ont fait tomber dans le panneau des centaines de milliers de Juifs sans histoire et qui les ont trans- formés en oppresseurs paranoïaques. Qui ont découvert ou qui découvriront un jour, qu'ils sont les instruments de l'une des pires machinations criminelles que le monde ait connues et que les Nazis ne pensaient pas différemment des leaders sionistes. La victime n'ayant pas forcément l'apanage de l'innocence immaculée, si tant est qu'Israël réponde réellement au besoin de protection des Juifs et que ses promoteurs en aient vraiment la préoccupation. A. H.

Les Débats, 27/09/2014

Soirée spéciale Sahara Occidental



Le cinéma Le Luxy consacre une soirée rencontre au Sahara Occidental, la dernière colonie africaine selon l'ONU, en partenariat avec le Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara Occidental. Le rendez-vous débutera par la projection du film "Enfants des nuages, dernière colonie d'Afrique", produit et réalisé par la star de cinéma espagnol Javier Bardem.

Pour rappel, lors de la présentation de la version francophone de ce documentaire à Paris, au mois de janvier, Bardem a dévoilé la déclaration d'un diplomate français qui a fait beaucoup de bruit,

L'ambassadeur de la France à l'ONU, dans un entretien en OFF avec l'acteur espagnol avait déclaré que le Maroc est une «maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux mais qu'on doit défendre». Rabat a trouvé dans cela l'occasion de créer la polémique avec la France, pays sur lequel le Maroc ne peut plus compter dans la question du Sahara Occidental depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée.

François Hollande, contrairement à Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac n'a jamais passé ses vacances dans les palais de Mohammed VI.



Succès de la diplomatie algérienne et jalousie prévue au Maroc

La diplomatie algérienne vient de marquer des points. Une importante réunion sur la Libye a eu lieu à Washington le 22 septembre sanctionné d’un communiqué conjoint publié sur le site du Département d’Etat. Y ont participé les gouvernements de l'Algérie, l'Egypte, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Qatar, l'Arabie saoudite, l'Espagne, la Tunisie, la Turquie, les Emirats Arabes Unis, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l'Union européenne et des Nations Unies.

« Nous saluons l'initiative algérienne de convoquer les dirigeants libyens et les forces politiques à participer à un dialogue menant à la réconciliation nationale en Octobre », dit le communiqué conjoint tout en soulignant « il n'y a pas de solution militaire à ce conflit ».

L’Algérie a toujours défendu une solution interne par le biais d'un dialogue inclusif inter-libyen à l'image de la sortie de crise malienne. Une position qui vient de recevoir aussi l’appui du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui a appuyé, à partir de New York le rôle de médiation que joue l'Algérie pour la stabilisation de la situation en Libye mais également au Mali et dans le Sahel.

Une nouvelle qui ne manquera pas de susciter beaucoup de jalousie dans les milieux makhzéniens qui voient dans leur pays, le Maroc, non seulement le plus beau du monde dont la beauté attire toute sorte de pervers, mais aussi le plus fort et le plus développé de l’univers.

" Pour des sanctions militaires et économiques contre le Maroc" (ministre sahraoui)

Par Mohand K. 

À partir d'Alger, le ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Salem Ould Salek, a appelé hier la communauté internationale à imposer des sanctions militaires et économiques au Maroc, pour l'obliger à se soumettre à la légitimité internationale et de mettre fin à son occupation illégitime du Sahara occidental, qui a durée plus de 23 ans. 

Le ministre des AE sahraoui, lors d'une conférence de presse organisée au sein de l'ambassade de la République arabe sahraouie à Alger, tient à rappeler les missions de l'Organisation des Nations- Unies (ONU), dont l'objectif à sa création est de mettre fin au colonialisme. " L'ONU est res- ponsable de décoloniser les territoires occupés dans le monde et de permettre au peuple sahraoui d'user de son droit à l'autodétermination et de garantir aussi le respect de l'accord de paix signé entre les deux parties, qui engendre l'organisation d'un referendum d'autodétermination, un passage obligé vers une solution politique du dossier de décolonisation du Sahara occidental ", a indiqué M. Salek. " 

On ne peut pas accepter que la mission des Nations-unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) change sa mission initiale à savoir celle d'instaurer la paix et l'organisation d'un référendum de l'autodétermination à celle de légitimer l'occupation, et de briller par un son silence à l'égard de la répression féroce (marocaine) et crimes contre l'humanité, ainsi que l'accaparement et dilapidation des richesses naturelles du Sahara occidentale. ", déclare le responsable qui dénonce également " la complicité dont jouie l'occupant marocain au sein du Conseil de sécurité de l'ONU notamment parmi les cinq membres permanents du Conseil, chose qui remet en cause la légitimité internationale en continuant sa politique de main de fer, de la répression et la provocation et cela, au vu et au su de la communauté internationale et de l'opinion publique mondiale au point d'entraver la mission de l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU, M. Christopher Ross interdit actuellement par le Maroc de se rendre aux territoires occupés et également le rejet de la mission de la nouvelle représentante officielle du secrétaire général de l'ONU et de faire barrage à sa mission. Il s'agit également du refus de coopérer avec l'envoyé spécial de l'Union africaine, l'ex Président mozambicain. 

Suite à cette politique de la fuite en avant du Maroc, M. Salek appelle la communauté internationale à infliger au Maroc des sanctions économiques et militaires pour l'obliger à soumettre à la légitimité internationale en mettant fin à son occupation et de l'arrêter dans la répression et la dilapidation des richesses naturelles des territoires occupés. Le ministre dénonce par ailleurs, la démarche program- mée du Maroc qui continue d'envahir le marché mondial par la drogue. Une opération selon lui, opérée par des hauts responsables du Makhzen au plus haut sommet du pouvoir. 

Il dénonce aussi le financement marocain des réseaux terroristes dans le Sahel et dans la région dans le but de détourner l'attention de l'opinion internationale sur le dossier du Sahara occidental. L'intervenant insiste sur la détermination du peuple Sahraoui à arracher son indépendance en dépit du le temps qu'il faudra. M. Salek dénonce également la politique de deux points deux mesures adoptée par les puissances occidentales dans leur perception des droits de l'homme et de les garantir pour les uns et de les ignorer pour les autres. " Paris et Madrid sont très cléments avec le Maroc, qui veulent que la région soit toujours déstabilisée pour la sauvegarde de leurs intérêts ", estime le ministre. 

M.K.

La tribune des lecteurs, 22/09/2014

«La résolution du conflit sahraoui : un «test de crédibilité» vis-à-vis de la doctrine de décolonisation» (Lamamra)

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a qualifié, lors d'une conférence-débat,à Washington,la résolution du conflit du Sahara occidental de "test de crédibilité" vis-à-vis de la doctrine de décolonisation, a indiqué une source diplomatique algérienne.

Lamamra, qui a été l'hôte du Centre d'études stratégiques et internationales (CEIS), a rappelé la position traditionnelle de l'Algérie sur ce conflit qui est de "test de crédibilité" vis-à-vis de la doctrine de décolonisation et des droits de l'Homme.

Il a également réaffirmé que l'Algérie,qui accueillait sur son territoire un grand nombre de Réfugiés sahraouis, soutenait le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.Tout en rappelant "l'appui" de l'Algérie aux efforts des Envoyés spéciaux de l'Onu pour le Sahara occidental, notamment les responsables américains, James Baker et Christopher Ross, le chef de la diplomatie algérienne a indi- qué que la responsabilité de l'impasse préoccupante actuelle du processus de paix est bien établie dans le dernier rapport de Ban Ki-moon. 

D'autre part, le chef du groupe parlementaire d'amitié "France-Algérie", Patrick Minnucci, a affirmé vendredi à Smara qu'"il y a un rôle humanitaire important qui nous attend, en tant que parlementaires français, envers le peuple sahraoui et un autre avec les élus et les hommes politiques français".

"Cette visite ne représente pas la position officielle des Français, mais elle a permis à cette délégation parlementaire de s'enquérir de visu de la situation humanitaire difficile des Réfugiés sahraouis, vécue depuis plus de 37 ans",a indiqué Mennucci dans un point de presse,soulignant que "cette visite ne sera pas transitoire, mais sera répétée à chaque fois que l'occasion le permette". Il a également expri- mé son admiration par le niveau d'organisation de la société civile sahraouie, estimant que le peuple sahraoui "est loin de l'extrémisme", après avoir assisté à un meeting populaire, organisé à l'occasion de la réception de sa délégation par les autorités de la wilaya de Smara. La délégation a en outre visité des établissements scolaires à Smara pour l'apprentissage des langues et des centres hospitaliers et des handicapés. 

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères du Belize, Wilfred Peter Erlington, a réitéré le soutien de son pays à la lutte du peuple sahraoui pour l'auto- détermination, a-t-on indiqué de sources diplomatiques sahraouies au Nicaragua. le MAE du Belize qui s'exprimait à l'occasion de la célébra- tion du XXVIIIe anniversaire de l'indépendance du Belize, en présence de l'ambassadeur sahraoui au Nicaragua, Souleimane-Tayeb Hennan,a exprimé la volonté du gouvernement de son pays de renforcer les relations bilatérales avec la Rasd. Pour sa part, le diplomate sahraoui a transmis les félicitations du président Mohamed Abdelaziz et du Gouvernement sahraoui au gouvernement du Belize, souhaitant la paix et la prospérité pour le peuple du Belize. L'ambassadeur sahraoui a également informé son interlocuteur des derniers développements de la Question du Sahara occidental,notamment à la veille de la tenue de la ses- sion de l'Assemblée générale des Nations unies, alors que le Belize est l'actuel président du Système d'intégration centra- méricain (Sica), qui regroupe 8 pays d'Amérique latine (le Belize, le Nicaragua, le Salvador, le Panama, le Costa Rica, le Honduras, le Guatemala et la République dominicaine). Il a été aussi reçu par le gouverneur de Belize et le représentant de la reine Elizabeth II d'Angleterre, l'honorable Sir Colville Norbert Young et le Premier ministre,SEO.Dean Barrow.La République du Belize a eu son indépendance de l'Angleterre, le 21 septembre 1981. C'est un pays anglophone, membre de la Caricom et du Système d'intégration (Sica), qui sert de passerelle entre les Caraïbes et l'Amérique centrale.Le Belize a reconnu la Rasd, le 18 novembre 1986, rappelle-t-on. 

M.Bendib


Le Courrier d'Algérie, 22/09/2014

«La question sahraouie est otage du groupe des 5» (Ould Salek)


Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, a accusé, hier, en conférence de presse au siège de l’ambassade de la RASD à Alger, le groupe des 5 du Conseil de sécurité de l’ONU, la France et l’Espagne , notamment, d’avoir pris en otage la question sahraouie. La déclaration intervient à la veille de la 69e Assemblée générale de l’ONU et de la visite attendue de Christopher Ross dans les territoires occupés. 

Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir)

L’accusation, qui n’est pas nouvelle, en somme, mais dont la portée pourrait être meilleure en cette conjoncture, tient du fait que c’est ce groupe, du moins la France et l’Espagne, qui a agi pour empêcher que la Minurso s’élargisse à l’observation du respect des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés. 

Le ministre sahraoui des Affaires étrangères a déploré, ce disant, la bivalence dans la position du groupe des 5 relativement à la question des droits de l’Homme, intervenant dans certaines contrées au motif que les droits de l’Homme ne sont pas respectés et œuvrer pour empêcher que, au Polisario, la question soit soustraite à l’observation onusienne. 

Mohamed Salem Ould Salek a appelé néanmoins l’Assemblée générale de l’ONU, qui se réunira dès la semaine prochaine, à prendre en charge la question sahraouie. «Si le royaume du Maroc, en tant que pays colonisateur et envahisseur, occupant par la force des armes depuis 1975 des pans entiers de la République sahraouie, fait tout pour prolonger son occupation, il est de la responsabilité des Nations Unies de régler cette question de colonisation et de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination», a soutenu le ministre sahraoui, appelant le roi du Maroc, Mohamed VI, à honorer les engagements pris par son père, à savoir l’application de l’accord de paix conclu en 1991 sous l’égide de l’ONU et de l’Organisation de l’unité africaine.
 
Le ministre sahraoui des Affaires étrangères a affirmé qu’il est de la responsabilité de l’ONU de faire appliquer cet accord, passage obligatoire pour un règlement politique de la question sahraouie, laquelle reste une question de décolonisation. 

Par ailleurs, le chef de la diplomatie du Polisario a interpellé l’ONU afin qu’elle décide et fixe une limite au calendrier des pourparlers entre le Maroc et le Sahara occidental. Mais le Polisario a-t-il les moyens de faire pression sur l’instance onusienne ? Le ministre sahraoui des Affaires étrangères avoue n’avoir comme appuis que les pays amis et l’opinion internationale. N’empêche que les Sahraouis revendiquent des sanctions économiques et militaires contre le Maroc coupable, a affirmé Mohamed Salem Ould Salek, outre d’occuper des pans d’un territoire, de s’adonner au commerce de la drogue. «Le Maroc noie le marché international avec sa drogue qu’il commercialise à travers des réseaux criminels en Europe et dans les pays voisins et au Sahel et ce, sous la supervision des services de sécurité et des barons se trouvant dans les différentes structures du Makhzen», a-t-il accusé.
 
Interrogé s’il ne craignait pas que le référendum d’autodétermination accouche d’un résultat non escompté, à l’exemple de l’Ecosse, le ministre sahraoui des Affaires étrangères a affirmé que «le plus important est que la parole a été donnée au peuple». Il n’est pas resté sans rappeler l’exemple du Soudan où le référendum a permis aux Sud-Soudanais d’avoir leur indépendance. 
S. A. I.


Le Maroc tente de se positionner dans un territoire qui n’est pas le sien, sous prétexte d'attaques terroristes

Rabat décrète l’état d’urgence


L’état d’urgence est décrété dans toutes les casernes du royaume marocain, de nouveaux avions F16, des radars d’intelligence, de reconnaissance sont mis en marche, selon le journal marocain, Al Massaa.

Selon le même titre, les forces armées royales ont mobilisé pas moins de 80.000 soldats pour faire face aux menaces terroristes en provenance de la Libye, de l’Irak…En effet,bon nombre de soldats ont été transférés à la caserne Benkerir pour riposter à toute éventuelle agression terroriste contre le Maroc et que des responsables de l’armée royale ont mis en place des groupes de soldats en vigilance extrême, surtout après la propagation des information faisant état de la disparition de 20 millions d'armes de différents types après la chute du régime de Mouammar Al Kadhafi en Libye.

Le Maroc tente de se positionner dans un territoire qui n’est pas le sien, sous prétexte d'attaques terroristes à l'aide d'avions libyens volés. L’information a été d’ailleurs vite démentie par l’ancien ministre libyen de la défense qui a déclaré à Echorouk qu’aucun avion n’a été volé par hommes armés à l’aéroport de Tripoli. Qui plus est, le premier à avoir annoncé cette nouvelle fut le directeur général de la compagnie aérienne Syphax Airlines, qui l’a lui-même démentie quelque temps plus tard.

Même s’il y a éventuellement une planification pour mener un acte terroriste, le Maroc demeure loin du risque compte tenue de sa position géographique et ce contrairement à l’Algérie, entourée par des frontières sérieusement vulnérables.

Ce qui est perçu comme nouveauté dans la stratégie militaire marocaine, Rabat a rendu effective des conventions qu’il conclu avec les Emirats arabes unis (EAU) et cinq autres pays européens. Ces conventions portent sur l’autorisation d’intervention sur son sol et dans ses eaux des forces militaires terrestre et aérienne, effectuer des entraînements communs, échange mutuel dans le domaine de la recherche, développement et la production des matériels de défense ainsi que de contribuer au transfert de technologie et des informations en termes d’industrie militaire et technique.

En vertu de cette convention, les forces néerlandaises et ses fonctionnaires peuvent s’introduire sur le sol, les eaux territoriales et l’espace aérien marocain et vice versa. 

Le royaume marocain a également signé le 16 septembre 2013 à Rabat une convention avec la Grande-Bretagne et l’Irlande du nord, dont la mission de définition et de programmation des exercices militaires communs entre les trois pays.

Dans le même sillage, le gouvernement marocain a procédé à la mise en vigueur de la convention portant la coopération militaire avec l’Italie, conclue le 10 février 2006.

Le royaume marocain a conclu également avec l’EAU une convention portant la coopération militaire le 2 mai 2006. Elle porte sur les études et des recherches communes en matière d’industrie militaire et dans le domaine technique ainsi que sur la contribution dans le transfert de la technologie et du savoir dans le domaine d’industrie militaire et technique. 

Complicité de l'armée marocaine avec le narcotrafic dénoncé dans un nouveau livre



Bennani, général dénoncé par l'auteur
Un ancien officier de l’armée marocaine, Abdelila Issou, âgé de 49 ans, raconte dans ses mémoires le business obscur du Général Bennani, le chef de l’Etat Major des troupes marocaines opérant au Sahara Occidental. Selon lui il aurait ouvert les portes aux cartels colombiens pour qu’ils puissent introduire la cocaïne en Espagne.

Diplômé à l'Académie Royale militaire de Meknès, il a fini par travailler pour les services secrets espagnols, CNI, avant de s’exiler en Espagne en 2000. 

Dans son livre « Mémoires d'un soldat marocain La Face cachée du royaume enchanté », Issou dénonce la corruption de la plus haute hiérarchie militaire marocaine en apportant des preuves a/cablantes de la complicité de l’armée marocaine avec le trafic de drogue. 

Le lieutenant Abdelillah Issou commandait une unité qui patrouillait entre Cap Malabata, entre Tanger et Ceuta. Sa tournée commençait tous les jours à 21h02 heures et finissait à 02h00 du matin. "En maintenant le même horaire, les trafiquants savaient que jusqu'à 21h00 et à partir de 02h00, il n’y avait aucun risque d'être importunés dans leur activité", écrit Issou dans son livre.

Devant cette apparente complicité entre ceux qui ont fixé l’horaire des patrouilles de surveillance et les narcotrafiquants qui transportait le haschisch des montagnes du Rif jusqu’à la côte pour l'embarquer à bord des hors-bord direction l'Espagne, Abdelila Issou a transmis ses doutes au Capitaine Bana qui commandait sa compagnie. 

Son patron l’a alors sommé de «ne pas plus parler de l’affaire ni avec lui ni avec quiconque parce que les horaires et le calendrier est décidée par l'état-major de la Zone Sud [du Sahara occidental, à 1.190 km de là] selon les instructions et directives données par le général Abdelaziz Bennani ".

Source : El Mundo, 21/09/2014


DIASPORA SAHARAUI, 21/09/2014

La grande peur du Maroc



Le Maroc tombe le masque et refuse, ouvertement, de coopérer avec les Nations unies en sabotant la mission de Christopher Ross, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental. 

L’acceptation du bout des lèvres de la visite de Christopher Ross est prétexte à torpiller sa mission après avoir essayé vainement de le pousser à la démission, comme a tendance à le faire le Maroc à chaque fois qu’un haut responsable de l’Onu ne se montre pas favorable à ses thèses expansionnistes et à son refus d’aller au référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Une position qui isole davantage le Royaume et son roi, mais qui va à l’encontre de la tendance mondiale ou des nations démocratiques, à l’image de l’Écosse qui s’apprête à exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. 

Tout comme la Catalogne qui le fera probablement en novembre malgré l’obstruction du pouvoir central à Madrid. Pour comprendre cette attitude du Makhzen, il faut rappeler que l’Envoyé personnel du SG de l’Onu travaille dans le cadre de la légalité internationale et sur la base du principe du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Or, comme ont pu le constater, tous les observateurs qui suivent la question de la décolonisation du Sahara occidental, le Maroc utilise n’importe quel subterfuge pour faire fi de la légalité internationale, croyant que cette attitude va lui permettre de maintenir sa domination sur ce territoire tant que le processus référendaire n’est pas mis en œuvre. 

Il croit également se soustraire, ainsi, de la contrainte internationale qui finira par lui être imposée, d’une façon ou d’une autre, de se retirer du Sahara occidental. Comme l’a souligné Pierre Galand, président de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui «le référendum est défini par les Nations unies depuis 1990. Il devait être organisé en 1992 et c’est la politique marocaine qui a retardé sa mise en œuvre». Pierre Galand a fait état de l’éventualité, pour le Conseil de sécurité, de la «prise d’une décision conforme aux règles des Nations unies concernant les droits des peuples non autonomes à obtenir leur indépendance». 

Le Maroc, qui a inventé sa proposition d’autonomie pour gagner du temps, sait parfaitement que si Christopher Ross remplit sa mission et fait son rapport au Secrétaire général des Nations unies, ce sont les droits fondamentaux du peuple sahraoui à l’autodétermination qui triompheront. Dans ce but, usant sans limites de mauvaise foi et de duplicité, le Maroc veut à tout prix saboter la tournée que Christopher Ross doit effectuer, à la mi-octobre, dans la région. 

Cette fois, le ministre marocain des Affaires étrangères, Abdellatif Mézouar, a évoqué le préalable d’«éclaircissements sur les limites de sa mission» exigées de Christopher Ross auxquelles ce dernier n’aurait pas encore répondu. Mezouar veut des «réponses écrites». Ainsi, l’Envoyé spécial de l’Onu, pour continuer sa mission, est sommé de répondre à un questionnaire que lui impose le Maroc. 

Des observateurs font remarquer que si le Maroc ne désire pas revoir Christopher Ross dans la région, c’est surtout à cause de ses positions favorables à un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental, qui ont été évoquées par le Secrétaire général de l’Onu dans son dernier rapport rendu public mi-avril et présenté au Conseil de sécurité. 

En fait, le Makhzen est convaincu, et c’est ce qu’il redoute, que la mission de Ross, si elle est menée à son terme, ne peut aboutir qu’à faire progresser la solution du conflit vers le référendum d’autodétermination et donc la fin de l’occupation coloniale du Sahara occidental. 

Les craintes du Maroc sont telles que le souverain marocain, fait exceptionnel, va assister à l’assemblée générale des Nations unies et compte sur ses appuis traditionnels pour lui éviter une catastrophe .

Mokhtar Bendib


Accord de pêche UE-Maroc immoral : les Néerlandais ouvrent la pêche

Pour la première fois en près de trois ans, un navire de pêche d’un État membre de l'UE a été détecté dans les eaux du Sahara Occidental occupé.


Le Franziska, un chalutier d’une capacité de 6900t, a été repéré en mer au sud-ouest de Dakhla en pêche depuis le dernier week-end. Le navire est détenu et exploité par la société néerlandaise W. van der Zwan & Zn B.V., qui fait partie de la Pelagic Freezer-trawler Association (PFA).

Depuis près de trois ans, le Franziska est le premier des navires battant pavillon UE à pêcher dans les eaux au large du Sahara Occidental, un territoire en grande partie occupé par le Maroc depuis 1975. La souveraineté autoproclamée du Maroc sur le Sahara Occidental n'a été reconnue par aucun gouvernement dans le monde, et le conseiller juridique du Conseil de Sécurité de l'ONU a déclaré que les ressources naturelles du territoire ne peuvent être exploitées sans le consentement et le profit du peuple sahraoui.

Ce n'est pas la première fois qu'un navire appartenant à W. van der Zwan est actif au Sahara Occidental occupé.Interrogé par les membres hollandais de WSRW en 2010, le PFA a répondu, abandonnant toute responsabilité sur la Commission européenne.

En décembre 2011, le Parlement Européen a rejeté une proposition de prolongation de l'accord de partenariat UE-Maroc dans le domaine de la pêche, à la suite des rapports sur son impact écologique néfaste, la perte financière à l'Union et des doutes sur sa compatibilité avec le droit international pour avoir omis d'exclure le Sahara Occidental de son champ d’application. En conséquence, la pêche de l'UE au Maroc et au Sahara Occidental avait cessé.

Mais un nouvel accord – ayant revu les dépenses supportées par l’UE sans résoudre les obstacles écologiques et juridiques - a été approuvé par le Parlement Européen en décembre 2013. Le roi du Maroc a ratifié la convention en juillet de cette année.

Plusieurs navires espagnols ont passé récemment le processus de contrôle technique du Maroc, leur permettant de reprendre la pêche. L'Espagne a été le principal moteur de lu nouvel accord, et reçoit la part du lion des permis de pêche accordés au titre de l'accord.

Le peuple sahraoui, ironiquement autrefois considéré comme des citoyens espagnols lors de la colonisation de leurs terres par l'Espagne, n'a jamais été consulté sur l'accord de pêche UE-Maroc, et a toujours exprimé son opposition à l'accord. Plusieurs Sahraouis ont été blessés par la police marocaine alors qu’ils protestaient contre la décision du Parlement Européen d'approuver le protocole de pêche pour leurs eaux occupées.


Le donnant-donnant entre Rabat et Madrid

Pour la deuxième journée consécutive, des pêcheurs espagnols ont dû rentrer bredouille à leurs ports andalous après avoir été menacés par des pêcheurs marocains.

Ces derniers, non conformes avec les autorités marocaines pour avoir signé un nouvel accord avec l’Union européenne (en échange de 40 millions d’euros par an) pour permettre aux Espagnols de pêcher dans les eaux territoriales marocaines, font de la résistance en harcelant et menaçant physiquement leurs collègues espagnols, grands bénéficiaires de cette convention.

Pour la deuxième fois en deux jours, les pêcheurs marocains ont réussi à faire peur aux Espagnols qui ont préféré rentrer dans leurs ports respectifs plutôt que de se bagarrer avec leurs collègues marocains en haute mer.

Certaines sources espagnoles croient que les pêcheurs marocains sont encouragés par certains armateurs marocains qui se disent proches du pouvoir. D’autres estiment au contraire qu’il s’agit d’actions personnelles et localisées.

Quoi qu’il en soit, encore une fois, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, même si officiellement il n’est pas partie prenante dans l’accord puisque c’est Bruxelles qui a négocié avec Rabat, va devoir appeler lePalais pour mettre les points sur les i, et au passage faire donner la gendarmerie et la marine royale pour mater les pêcheurs marocains.

Cela ne va pas être compliqué. Le roi Mohamed VI ne peut rien refuser à Rajoy depuis que ce dernier a commencé à se montrer conciliant envers des sujets qui tiennent à coeur les Marocains, comme le conflit du Sahara occidental par exemple.

Le maire de Zamora, une ville du Nord-Est espagnol en sait quelque chose. Après s’être fait expulser par les autorités marocaines de Laâyoune, MmeRosa Valdeon a vu comment le Parti populaire dont elle est vice-présidente régionale, la critiquait pour avoir …. voyagé au Sahara occidental.

Et plus personne au Parti populaire, autrefois « grand ennemi du Maroc » selon la phraséologie partisane makhzenienne, n’ose dire quoi que ce soit qui dérangerait la quiétude autoritaire des autorités de notre pays.

Mais ce nouveau élan pro-Makhzen n’est pas gratuit. Depuis un certain temps, Rabat fait tout pour satisfaire les desiderata des Espagnols. Mohamed VI a depuis longtemps mis fin à la crise des frontières en faisant condamner par « sa » justice les « patriotards » qui titillaient Madrid aux portes de Sebta et Melilla avec des manifestations anti-espagnoles.

Ainsi, le sénateur Yahya Yahya, autrefois violent pourfendeur des Espagnols, a été condamné récemment par un tribunal de Nador à 3 mois de prison et une amende de 1 000 dirhams [90 euros] pour avoir participer en novembre 2012 à une manifestation non autorisée « pour la libération de Melilla ».

Humiliation suprême : Yahya Yahya a été obligé de présenter de plates excuses« au gouvernement et au peuple espagnols », et de dissoudre son association pour « la libération de Sebta et Melilla ».

Quant à son second, le pauvre et fidèle Saïd Chramti, il a été condamné à 18 mois de prison ferme et croupit depuis en taule. Son crime ? Avoir voulu, comme son patron, « libérer Sebta et Melilla ».

Alors, nos pêcheurs n’ont qu’à bien se tenir. Ceux qui s’amusent aujourd’hui à embêter nos nouveaux amis espagnols savent que la falaka et le hbissi ne sont pas loin.

Quant à la récupération des villes « spoliées » de Sebta et Melilla, elle attendra.

Quand les relations s’envenimeront à nouveau entre Rabat et Madrid, le Makhzen aura toute latitude pour rappeler les « patriotards » qu’il a fait taire aujourd’hui.

Simo Sbaï


Nouvelles révélations sur le financement libyen de Sarkozy



Alors qu’il s’apprête, dans moins de deux jours, à faire un retour fracassant en politique avec à l’avenant tout un show médiatique, l’ex-président Sarkozy est à nouveau à la Une des médias français pour le financement supposé de sa campagne électorale de 2007 par le défunt libyen, Maâmar Kadhafi. Parmi les nombreux témoignages qui ont fleuri sur ce financement vient celui du cousin de Kadhafi , qui a été un des personnages-clé du régime libyen. 

En effet, et dans un entretien accordé à L’Express, dans sa dernière édition, Ahmed Kadhafi al-Dam, cousin du Guide et ex-dignitaire du régime de Tripoli, affirme que le colonel libyen avait apporté un soutien financier au candidat à l’Élysée lors de la campagne de 2007. L’entourage de l’ancien président dénonce un « témoignage fantaisiste». «Le colonel Kadhafi m’a dit : «Nous devons aider Nicolas Sarkozy à devenir président». «Il était prêt à engager tous les moyens pour qu’il soit élu en 2007.

«Ainsi, parle Ahmed Kadhafi al-Dam. Interrogé, dès juillet dernier sur ces accusations, l’entourage de Sarkozy livrait la réponse suivante : «Il s’agit, une fois de plus, d’un témoignage fantaisiste, sans aucune crédibilité.» Le «une fois de plus» fait référence aux précédents témoignages recueillis dans cette affaire. L’ancien président a toujours contesté avoir bénéficié de fonds libyens. «Tous les moyens», de la bouche de Kadhafi al-Dam, 62 ans exilé au Caire, en Égypte, cela veut surtout dire avec de l’argent, «des dizaines de millions d’euros», indique-t-il dans l’entretien à L’Express publié dans son numéro de mercredi. 

Ces accusations, contestées par l’entourage de l’ancien président de la République, n’apportent pas la preuve d’un financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Sarkozy. De telles preuves, si elles existent, ne sont pas encore accessibles. Les propos d’Ahmed Kadhafi al-Dam, avec lequel le colonel Kadhafi entretenait une relation privilégiée, viennent néanmoins rejoindre d’autres témoignages, plus ou moins précis, recueillis depuis deux ans dans cette affaire. Interdit de visa en Europe pour des atteintes aux droits de l’homme, Khadafi al-Dam nie avoir commis de telles exactions. 

À Paris, l’ambassade de Libye va dans son sens, en affirmant qu’aucun crime de sang, lié au régime déchu, ne lui est reproché. Si Tripoli a délivré à son encontre un mandat d’arrêt international, c’est pour «détournement de fonds publics». Un avocat français, ancien ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, Hervé de Charette, assure sa défense dans cette affaire. Après avoir lu le dossier, il s’étonne : «Le mandat d’arrêt mentionne des détournements d’argent mais ne fournit aucune précision. 

Tout ce que l’on a réussi à savoir, c’est que l’accusation repose sur des dénonciations orales, obtenues par des interrogatoires de police. «Ahmed Kadhafi al-Dam a servi le régime libyen de Khadafi pendant quarante-cinq ans. Au sein de l’armée, il assure un temps le commandement de la garde rapprochée de Kadhafi, une unité de 22 000 soldats d’élite. Il est surtout son diplomate attitré, à la fois conseiller spécial et émissaire particulier. D’une capitale à l’autre, il porte alors les messages du colonel, s’efforce de rétablir les liens avec l’Égypte, l’Arabie saoudite ou l’Occident. Le Français Christian Graeff, chercheur associé sur le monde arabe au CNRS, ambassadeur à Tripoli de 1982 à 1985, l’a toujours vu à la droite du colonel. «Il avait un statut hors cadre, se souvient-il avec pour titre celui d’Ambassadeur itinérant, chargé d’arranger certains dossiers diplomatiques. «Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères de Mitterrand, confirme son importance : «Chaque fois que je rencontrais Kadhafi, son cousin était là. Il avait en lui une confiance absolue pour toutes les affaires.» Jusqu’aux plus sensibles. Ainsi, quand la France accuse la Libye de l’attentat contre le DC 10 d’UTA, en 1989, il débarque secrètement à Paris pour déminer le dossier avec Mitterrand. 

Lors de l’inssurection de février 2011 à Benghazi, Kadhafi al-Dam assure avoir alors incité son cousin à ouvrir le dialogue. Mais celui-ci a refusé. Voyant derrière ces contestations la menace d’islamistes armés et de nations hostiles, il envoie son fils Khamis, commandant d’une brigade d’élite, réprimer les manifestants. Ahmed Kadhafi al-Dam file au Caire. En rupture avec son cousin, il déclare à la presse locale : «Je démissionne de toutes mes fonctions, en protestation contre la façon dont la crise a été gérée. «Au bord du Nil, il emménage dans un luxueux appartement, sous la protection de gardes du corps. 

Libre, il reprend son bâton de diplomate et noue contact avec de jeunes rebelles de Benghazi. «Je me rends compte qu’ils ont été débordés par les islamistes, armés par le Qatar et la France. «Quand les Rafale français passent à l’attaque, le 19 mars, il appelle Kadhafi, se réconcilie avec lui et décroche son feu vert pour prévenir les Français et leurs alliés que Tripoli veut négocier. «Kadhafi acceptait si l’Occident arrêtait les bombardements, de se retirer du pouvoir, de discuter avec les rebelles et de garantir aux Libyens le libre choix de leur régime. Mais les Occidentaux n’ont rien voulu savoir. « Ultime essai, il écrit au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon : «Je lui signale que les bombardements violent le mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, limité à l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne, et l’averti que le fait de détruire les forces aériennes, navales et terrestres du pays ouvre la route au gouvernement des gangsters et des milices. 

«Rien ne stoppe les avions de l’Otan. Sept mois plus tard, une escadrille de Mirage français bombarde le convoi de Kadhafi. Ce dernier est lynché sur le bord d’une route et le mystère demeure sur son assassinat qui a arrangé nombre de ceux qu’il a financés généreusement à travers le monde . Kadhafi al-Dam reçoit beaucoup au Caire et entend jouer un rôle important aux côtés d’anciens khadafistes dans la restauration de la paix et la stabilité en Libye. Il en veut beaucoup à Sarkozy qui l’a rencontré à Tripoli en 2005, puis à Paris en 2007 et lui reproche d’avoir détruit son pays et ouvert les portes du Sahel au djihadisme. Surtout, il l’accuse d’avoir bénéficié du soutien financier du colonel dans son ascension vers l’Élysée. 

Ces accusations, rejetées par l’ancien président français, viennent compléter un dossier qui n’a sans doute pas fini de peser sur son retour en politique. C’est sans doute ces casseroles juridiques et la détérioration de la situation politique et économique avec une perte de crédibilité considérable de François Hollande qui pousse l’ancien locataire de l’Élysée à revenir au devant de la scène politique en prenant la tête de l’UMP et surtout se faire élire à la magistrature suprême pour échapper à la justice française, qu’il considère manipulée et acharnée contre lui .

M. B.


Un journaliste fait tomber le masque à M6

Une fois de plus le roi du Maroc Mohamed VI va faire face à un livre détonnant qui le cible personnellement. Non encore «remis», du «Roi prédateur» qui décrit avec force détails l’appétit vorace du monarque pour l’argent et le luxe, ou encore «Marrakech», qui scanne cette capitale de la prostitution, le journaliste marocain, Omar Brouksy, lui inflige un autre supplice éditorial.

Directement inspiré du retentissant «Notre ami le roi» de Gilles Perrault qui avait bouleversé le palais et le Makhzen en 1990, «Mohammed VI derrière les masques» (éditions Nouveau monde) est une autre bombe qui passe au scanner les 15 années de règne de Mohamed VI. Au delà des détails croustillons contenus dans ce livre, il présente la particularité d’avoir été écrit par un journaliste marocain, à qui le roi avait refusé l’accréditation en qualité de correspondant e l’AFP en octobre 2012.

Le roi ne peut donc pas évoquer un coup monté par la France puisque le livre est signé par l’un de ses brillants sujets qui refuse d’être un simple objet d’une monarchie absolue.

Cet opus contient se décline sous forme de portrait serré du roi où l’on aperçoit quelques détails presque intimes du roi comme sa timidité et sa santé.

L’auteur ne manque pas cependant de croquer la gouvernance de M6 caractérisée par une «concentration extrême du pouvoir» selon les extraits rapportés par l’APS.

Jules Perrault persiste et signe

«Le lecteur peu familier des réalités marocaines y découvrira non sans stupeur, que le pouvoir, plus que jamais concentré dans le Palais royal, hauts fonctionnaires et ministres eux-mêmes se trouvant réduits au rôle de figurants, est exercé en fait par le roi et une dizaine de ses amis», écrit Gilles Perrault dans sa préface.

L’illustre pourfendeur de la monarchie dont le livre avait rudement secoué le Trône en son temps, pense que le livre de Omar Brouksy «sonne le glas des espérances que le nouveau règne avait fait naître, voilà déjà 15 ans».

Autrement dit, c’est tel père tel fils sous la plume du journaliste qui regrette que Mohamed VI n’ait pas suivi l’exemple de Juan Carlos d’Espagne qui, après avoir hérité de tous les pouvoirs du général Franco, avait transformé son pays en une monarchie constitutionnelle.

La mise à nue

Aussi, regrette-t-il que le printemps arabe, qui atteignit le Maroc avec des manifestations d’une ampleur très inférieure à certains de ses voisins, ait accouché de simples «réformettes» sans réel impact sur le système politique du pays.

Comme ces devanciers à cette mission de mise à nue de la monarchie alaouite, Omar Brouksy consacre de longues pages à la description de mécanismes par lesquels le roi a fait main basse sur la sphère économique marocaine.

Pour autant, le journaliste souligne par probité intellectuelle qu’ «une large partie de la société marocaine» se satisfait du statu quo et n’aspire pas forcément à une évolution vers le modèle espagnol. Sans doute que ce livre va provoquer des vagues au Maroc où la personne du roi reste intouchable bien qu’il ait constitutionnellement perdu sa «sacralité»



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