Racisme à Tanger ( Maroc ) : Un Sénégalais sauvagement tué -Vidéo

Africa24monde | negronews.fr 

Un Sénégalais a été tué et plusieurs personnes blessées dans la nuit de vendredi à samedi dans de nouveaux affrontements entre migrants africains et résidents marocains d’un quartier de Tanger, dans le nord du Maroc, ont annoncé la préfecture et une ONG. 

La victime sénégalaise répondant au non de Charles, a été atrocement égorgée par les voyous. 

Une personne a trouvé la mort et 14 autres ont été blessées dans un « accrochage » entre « habitants du quartier » d’un côté et « candidats à l’émigration clandestine » de l’autre, a annoncé la préfecture de Tanger, selon laquelle les deux groupes se sont affrontés par « jets de pierres ». 

« Curieusement, pendant les sept tours d’horloge qu’a duré la bataille, aucune force militaire, policière ou de gendarmerie n’a été aperçue. Et pourtant, non loin de là, logent les services de la Police » indique une source du site Dakaractu. 

C’est d’ailleurs pourquoi, certains ont vite fait de crier à la complicité entre les voyous et les forces de l »ordre, parce que bien que mise au courant, la police marocaine pourtant régulière à cet endroit, n’a pas été aperçue malgré l’âpreté des affrontements. Ces voyous réussiront même finalement à se fondre dans la foule après leur forfait, sans être le moins du monde inquiétés. 

Selon toujours cette même correspondance, les querelles deviennent de plus en plus récurrentes entre « négro-africains et arabo-berbères.» Et le pire pourrait survenir dans les jours à venir, si l’on n’y prend garde, avertit cette bonne volonté… Le communiqué, qui évoque un « différend » entre membres « des deux parties » -sans autre précision-, ne fournit aucune indication sur l’identité de la victime. 

Interrogé par l’AFP, Hicham Rachidi, fondateur du Groupe antiraciste de défense et d’accompagnement des étrangers et des migrants (Gadem), a affirmé qu’il s’agissait d’un ressortissant sénégalais. 

Parmi les blessés, « un Ivoirien a par ailleurs été hospitalisé et se trouve dans un état critique », a-t-il ajouté. Il a souligné que des violents heurts s’étaient déjà produits dans ce même secteur (Boukhalef) de Tanger dans la nuit du 15 au 16 août. 

Selon un rapport établi par la « plate-forme des associations et communauté des migrants subsahariens au Maroc », au moins cinq personnes avaient été blessées lors de ces précédents affrontements. 

D’après le document, des personnes « munies de machettes, couteaux et bâtons » s’en étaient pris à des migrants, leur reprochant diverses nuisances (« tapage », « prostitution », « consommation publique d’alcool », occupation illégale de maisons). Ces heurts « deviennent récurrents », s’est alarmé Hicham Rachidi. 

Selon lui, « entre 800 et 1.000 migrants » vivent actuellement dans ce secteur périphérique de Tanger, dans l’attente d’une hypothétique traversée vers l’Europe. 

La préfecture a de son côté annoncé que neuf personnes « des deux parties » avaient été arrêtées après les violences de la nuit dernière. Une enquête a été ouverte. 

De vives tensions avaient déjà agité ce quartier fin 2013 après la mort, dans des circonstances confuses, de deux migrants. 

Confronté à un afflux aux portes de l’Europe en même temps qu’aux critiques d’ONG, Rabat a entrepris une vaste opération de régularisation, sur l’ensemble de 2014, parmi les 30.000 migrants qui se trouveraient sur son sol. 

Fin juin, plus de 16.000 demandes avaient été déposées. Seules 3.000 avaient été acceptées, mais une commission de recours a été mise en place. Selon le Consul Général du Sénégal au Maroc, deux Marocains sont officiellement interpellés.

Sur l’instrumentalisation de l’histoire au Maroc

L’histoire du Maroc est manipulée dans ses moindres détails pour justifier la légitimité du pouvoir en place (classé 119eme au passage, régime autoritaire selon http://en.wikipedia.org/wiki/Democracy_Index). Nous élèves du système marocain avons appris au collège les glorieuses vies de Mohammed 5 et de Hassan 2 (avec des notes et des examens dessus), on nous a fait croire que le Maroc a 1200 ans d’existence, et que avant Idriss 1er, il n’y avait que des tribus sauvages. Même l’islam au Maroc, ce n’est pas Idriss 1er qui fût le premier à le ramener dans notre pays, mais o9ba ibno nafi3 100 ans avant, mais lui n’étant pas d’intérêt pour le pouvoir actuel, on ne juge pas necessaire de savoir de qui il s’agit. De plus, les idrissides n’ont jamais regné sur tout le maroc (actuel) puisqu’il y avait les deux autres royaumes de berghwata (region de tamesna entre Salé et Safi), et le royaume de Nekor (RIF).

Même pendant les temps modernes, les alaouites n’ont jamais vraiment régné sur tout le Maroc, et le blad siba se révoltait constamment, l’exemple le plus connu étant celui de Bouhmara (traité de tous les noms dans les livres d’histoire) ou encore la révolte des tribus amazighes sur Fes en 1912 qui a contraint le sultan Hafid a solliciter l’aide de la France (bizzare?!).Encore plus récent, Hassan II et son opération écouvillon pour tuer l’armée de résistance, ou ses exploits au Rif en compagnie d’oufkir sont méconnus d’un grand nombre de nos compatriotes.

L’histoire est donc bien évidemment biaisée et réecrite par ceux qui ont le pouvoir en cours et essayent de faire “gober” leur version à travers tout les moyens dont ils disposent, que ce soit les medias, les pseudo-intellectuels, les manuels scolaires..Mais malgré toute ma critique, le système marocain a le mérite de donner à l’élève un minimum de bagage (bien choisi certes), ce qui n’est pas le cas du marocain qui est allé dans le système francais, et qui doit soit être vraiment intéressé et chercher tout seul, soit être poussé par ses parents pour découvrir l’histoire de son pays..Au niveau culturel, notre pays est inimaginablement riche que ce soit au niveau oral ou écrit.

Si les marocains ne sont pas unis par le roi,la religion,la langue ou le football, ils le sont toutefois par les traditions ancestrales ,les contes, la musique. La mort de Mohammed Rouicha en est un exemple concret,ou des marocains de tous les horizons ont salué cet artiste et avoué avoir aimé sa musique (l’article annonceant sa mort à atteint un nombre record de commentaires sur hespress). Les contes sont aussi les mêmes dans plusieurs régions, avec quelques petites différences bien entendu. Les poésies, la 7al9a, les contes des f9ih dans des villages un peu partout, tout ce folklore alliant amazighs et arabisés, juifs et musulmans,andalous sahraoui méditeranéens (oui bon vous avez lu la nouvelle constitution :D) fait de notre pays un vrai puits largement non exploité et qui cache plusieurs surprises qu’il vaut mieux découvrir et apprendre à aimer que de se concentrer sur les differences…P.S: On pourrait aussi largement parler du problème d’analphabètisme, mais ceci ne touche pas vraiment la question, j’ai donc essayé de me concentrer sur la maroc “utile” (celui du tgv et du tramway,selon les critères de Lyautey ,pas celui de Tinghir et Anfgou )

Posted by ameghribi in Moroccan History


YENNAYRI, 30/08/2014

Le Maroc, ennemi des africains : Nouvelle attaque contre les subsahariens à Tanger

Le Maroc est payé par l’Union Européenne pour contenir et réprimer les immigrés africains qui tentent de rejoindre l’Europe à travers ce pays. En espèces et avec le silence sur ses violations des droits de l’homme au Maroc et au Sahara Occidental.

Souvent dénoncé par Human Rights Watch et Amnesty International, le gouvernement n’ose plus s’en prendre aux immigrés subsahariens. Dans ce cas, il incite la population civile marocaine à les attaquer. Des attaques racistes qui se sont souvent soldés par la mort de quelques africains.

Vendredi, un sénégalais est mort égorgé avec une machette lors d’une attaque d’un groupe de marocains contre des subsahariens dans le quartier de Boukhalef, à Tanger. L’attaque a eu lieu après la sortie de la prière du vendredi au cris de « vendredi de sang et de jihad ». 

La police, malgré son poste a tardé à se présenter. Lors de son arrivée, les policiers se sont jetés à coup de matraques sur les immigrés africains.

Najat Belkacem, l’espionne du roi qui se rêve à l’Elysée

Voilà ce qu’écrivait il y a deux ans le site Notre famille.com sur Najat Belkacem, la jeune pousse du PS d’origine marocaine, qui d’escalade en pirouette, s’est retrouvée au pinacle de la classe politique française : Elle est au cœur du staff de François Hollande, le candidat préféré des français dans la course à Élysée, dont elle est la voix la plus chantante de sa campagne présidentielle :

“ Najat Belkacem est une femme politique comme on en voit peu : aussi jolie que discrète, moderne et passionnée, engagée mais sympathique. D'origine marocaine, lyonnaise de coeur, elle est devenue Mme Najat Vallaud-Belkacem en 2005, et maman de jumeaux en 2008. Elue socialiste, conseillère régionale, adjointe au maire de Lyon, porte-parole de Ségolène Royal, et tout ça à seulement 32 ans, jusqu'où ira-t-elle ? ”

Un portrait tout en douceur que d’autres médias répètent à l’envi, ne résistant pas à son charme exotique.

Jusqu’où ira-t-elle ? s’interrogent justement ses contempteurs qui voient à juste titre en elle autre chose qu’une vaillante militante de gauche, mais plutôt un clone de sa grande sœur du camp adverse, l'inénarrable Rachida Dati.

Nous le savons maintenant, elle qui se définit, non sans malice, comme “ un pur produit de ce que certains appellent " l'immigration subie" et aujourd’hui pleinement française, sans cacher sous le tapis mes racines ”. Sans cacher sous le tapis ? Voyons voir.

Belle carrière politique donc que celle de Najat Vallaud-Belkacem comme le rappelleSlateAfrique. Née à Beni Chiker sur les contreforts du Rif marocain en 1977, elle était déjà à 30 ans, la porte-parole de Ségolène Royal durant la campagne de l’élection présidentielle de 2007.


Moins connue est sa double carrière politique simultanée, l’une en France et l’autre au Maroc, car avant de rouler pour Ségolène, puis pour François Hollande, Najat Belkacem roule d’abord pour le roi du Maroc.

Depuis décembre 2007, elle fait partie des 37 membres du Conseil consultatif des Marocains à l'étranger (CCME) directement nommés par Mohammed VI, où elle perçoit des émoluments de complaisance dont le montant est presque un secret d’Etat. Une Information confirmée par l’ambassade du Maroc en France, ainsi que par le site du CCME.

Ah, le CCME ! Pour ceux qui ne savent ce qui se cache derrière cet acronyme, c’est pour résumer, la machine de propagande du royaume à l’international, sa cinquième colonne, son meilleur vecteur de fadaises et de mensonges sur ce Maroc qui serait en pointe de tout, un Maroc aussi éclairé que clairvoyant, un Maroc où la démocratie a subitement bourgeonné avec le règne de Mohammed VI, un Maroc où il fait bon vivre sous le soleil. A sa tête, le roi a nommé Driss El Yazami, un repenti, une figure de la lutte anti-makhzen qui a tourné sa cuti et utilise avec cynisme son carnet d’adresses français pour tromper son monde, car qui pourrait le démasquer, lui qui a si souffert de la dictature marocaine!

C’est pourtant arrivé l’été dernier pour ceux encore une fois qui avaient loupé cet épisode:


Najat Belkacem, telle la sphinge grecque, cache bien son jeu. Face aux journalistes (Marocains), elle assume totalement cette double allégeance politique et bi-nationale. Dans une interview à Bladi.net, elle expliquait, sans ciller, que ce conseil « s’exprimera d’abord sur les sujets dont [il] sera saisi par Sa Majesté en faisant valoir un point de vue de Marocains de l’étranger, et pour ce qui me concerne de Franco-Marocaine engagée dans la vie politique française ».

Sur sa double identité, Najat Belkacem prône l’idéal républicain de gauche : “ Il n'y a rien d'hermétique entre les deux (identités) et je crois que cela peut évidemment être une richesse ”.

Une richesse? “une histoire commune” ajoute-t-elle, fière d’être républicaine à Paris et thuriféraire et lobbyiste à grands frais de la monarchie à Rabat. Un grand écart aussi extravagant que surréaliste. Elle aurait été une taupe de Merkel qu’elle aurait soulevé une bronca d’indignation. Mais avec le Maroc du baisemain, de la torture, des bagnes, de la mafia économique, que dire?

Alors que la thématique de l’immigration focalise le débat en France, on comprendra que la jeune ambitieuse devenue porte-parole de François Hollande soit désormais si discrète sur le sujet… Que diraient ses adversaires politiques s’ils apprenaient le pot-aux-roses ? Comment ? Une espionne, une missi dominici du roi féodal qui parle au nom de la gauche et de toutes ses espérances anti-Sarkozystes ? S’il savaient, le scandale serait retentissant. Mais ni eux, ni ses amis sincères du PS ne le savent (ou s’en cachent). Du moins, pas encore, et pour cause : Il y a tant de fans du Maroc de Mohammed VI dans les rangs du PS que la fausse idée d’un Maroc, bon élève des démocraties, a fait son chemin. Normal, les dinosaures socialistes ont surpassé leurs collègues de la droite dans la compromission chérifienne, les uns pour une nuit VIP à La Mamounia, les autres pour une soirée de gala dans un palais du “roi des pauvres”.

Pourtant, les signes avant-coureurs sur la petite Najat clignent sans arrêt comme un sapin de Noël et depuis longtemps. Jugez-en :

L’heure de vérité: Le Maghreb face à la déferlante de l’Etat Islamique?



Un débat à huis clos fait rage actuellement sur les chances de survie des armées maghrébines face à la prochaine déferlante de la filiale locale de l’organisation terroriste connue sous le nom d’Etat Islamique.

C’est la première fois depuis des siècles que le Maghreb fait face à une menace militaire réelle venue d’Orient.

Certaines discussions méritent que l’on s’y étale.

Sommairement, selon certains experts, la Tunisie ne pourra jamais faire face à l’Etat Islamique sans une intervention étrangère de l’Otan.

Un éventuel déferlement des hordes de l’Etat Islamique en usant des mêmes tactiques innovantes que celles utilisées contre les armées régulière d’Irak et de Syrie sur les pays du Maghreb représentera l’un des plus grands défis militaires auxquels ces pays auront à faire face depuis leur création.

Au Levant, ces hordes ont réussi à battre l’armée irakienne et s’emparer d’une ville aussi importante que Mossoul. En Syrie, ils ont réussi à capturer la province d’Al-Riqqa, ancienne capitale du Calife abbasside Harun Rachid et à partir de laquelle il lançait ses expéditions contre le territoire byzantin. On y notera la résistance acharnée mais vaine de l’armée syrienne retranchée dans la base aérienne de Tabqa et dont les hélicoptères Gazelles se sont illustrés d’un excellent usage. Ces derniers ont pu être évacués avant que la base ne tombe aus mains de l’Etat Islamique.

Indubitablement, fort d’un budget de plus de 2 milliards de dollars US et disposant selon les sources entre 20 000 et 80 000 combattants, l’Etat Islamique représente le modèle le plus réussi d’une organisation terroriste. Ses tactiques qui ne relèvent pas totalement de la guérilla classique mais d’une étrange mélange innovant d’offensive frontale, de guérilla assymétrique et d’actions terroristes, gérées en temps réel à l’aide d’imagerie satellite expliquent la rapidité avec laquelle opèrent ces combattants et surtout la célérité avec laquelle il localisent les points faibles de l’adversaire.

Certains experts estiment que l’armée algérienne, cible prioritaire de l’Etat Islamique, est la mieux armée de la région pour faire face au terrorisme, n’aura aucune chance possible au sol face aux hordes de l’Etat Islamique et qu’elle ne devra sa survie qu’à l’usage massif de son aviation d’attaque au sol.

Selon ces experts, l’expérience acquise par l’armée algérienne durant plus d’une décennie de lutte antiterroriste n’aura aucun effet contre un nouvel ennemi, infiniment mieux armé, utilisant de nouvelles tactiques inédites, très organisé et disposant surtout d’une solide logistique et de fonds financiers conséquents. En outre, l’Etat Islamique utilise à merveille les nouvelles technologies de l’information et de la communication et n’aura aucun problème à gagner la guerre des médias avec l’ensemble des pays du Maghreb.

La colonne vertébrale de l’armée algérienne est constituée par les unités blindées. Or ces dernières, bien que disposant de chars récents à l’instar du T-90, aura fort à faire avec les missiles antichar Kornet, Milan, Javelin, Spike,Hot, Cirit, etc. dont disposent éventuellement les terroristes de l’Etat Islamique.

Il est peu probable cependant que l’Algérie puisse perdre une vaste superficie de son territoire comme cela fut le cas en Irak ou en Syrie. Pas à cause de ses forces terrestres, lesquelles subiront de fortes pertes au contact initial des hordes de l’Etat Islamique mais grâce à sa flotte d’avions d’attaque au sol, plus conséquente que celle d’Irak et disposant d’une grande expérience dans les bombardements tactiques des maquis de la guérilla islamiste durant les années 90.

Concernant le Maroc, il ne semble nullement à l’abri vu le nombre impressionnant de marocains ayant rejoint l’Etat Islamique en Irak et au Levant et de milliers d’autres volontaires disséminées en Libye entre les différents groupes armés en lutte pour le pouvoir. Comme l’Algérie, il aura les pires difficultés au monde à faire face contre l’Etat Islamique et devra faire appel à des avions de combat US et européens pour conjurer la menace. Mais cette éventualité ne sera envisagée que si l’Etat Islamique réussit à traverser la profondeur stratégique algérienne. Ce qui semble fort improbable. A moins que le Maroc, exploitant les troubles dans la région, préfère régler d’anciens comptes étroits et relancer la guerre au Sahara Occidental contre le Polisario. Ce qui est une toute autre histoire.

Stratégika 51 – 29 août 2014


Immigrants clandestins : L'Espagne accuse le Maroc

par Yazid Alilat

L'Espagne submergé par un important afflux de Subsahariens. La presse espagnole avait indirectement incriminé le Maroc d'être derrière la plus importante vague d'immigration clandestine vers l'Espagne de ces 15 dernières années. En deux jours seulement, plus de 1200 Subsahariens à la recherche de l'Eldorado européen avaient fait le grand saut dont la plupart en pateras vers l'Espagne, à partir du territoire marocain. 

Journalistes et diplomates espagnols en ont le souffle coupé. Ignacio Cembrero, ancien journaliste d'El Pais, rapporte dans El Mundo un curieux événement, à la limite de l'incident diplomatique, entre le Maroc et l'Espagne. 

C'était le 7 août dernier, dans les eaux de l'enclave espagnole de Ceuta (Sebta pour les Marocains), près de la localité marocaine de M'diq, une cité balnéaire où les narcotrafiquants ont de luxueuses deleyres, avec des yachts de rêve. Une patrouille de la Guardia Civil avait arraisonné ce jour-là le yacht du roi du Maroc pour un contrôle de routine, croyant avoir affaire à des narcotrafiquants, car le yacht de Mohamed VI était accompagné par un navire moins grand et trois Jet-Ski. Durant l'opération, le roi, excédé par la présence de policiers espagnols sur son bateau, monte sur le pont et dévoile son identité. 

La patrouille de la Guardia Civil s'éclipse aussitôt. Le roi d'Espagne Felipe VI reçoit un coup de téléphone pas du tout amical du monarque marocain, en colère d'avoir été confondu avec des narcotrafiquants. L'incident, côté espagnol, a été réglé, selon le journal El Mundo qui rapporte qu'une délégation d'officiers de la Guardia Civil de Ceuta s'était ensuite rendue sur le yacht royal et présenté ses excuses au roi du Maroc. Cependant, pour le roi du Maroc, l'incident n'était pas clos. 

Entre le 11 et le 12 août derniers, quelque 1200 immigrants clandestins africains foncent sur des embarcations de fortune sur les côtes espagnoles. C'est ainsi que 900 personnes ont été secourues en mer par la Guardia Civil et ramenées vers le port de Tarifa, dans la région andalouse de Cadix. C'est un véritable raz de marrée humaine qui déferlait sur les côtes espagnoles à bord de pateras. La vague d'immigration la plus importante jamais enregistrée à ce jour était celle de 2001 où les autorités espagnoles avaient recensé 850 personnes. 

Entre le 11 et le 12 août, soit cinq jours après le contrôle du yacht du roi du Maroc, 1200 personnes avaient atteint les côtes espagnoles. ‘'Il ne pouvait pas y avoir plus de 900 personnes sans un relâchement des autorités. Il n'y a pas eu de surveillance selon les témoignages'', raconte El Mundo. La « Voz » relève de son côté que «la vague d'immigration est devenue un raz de marée sans précédent» et, «entre le lundi et le mardi 11 et 12 août, sont arrivés à Tarifa plus d'immigrés que dans tout le reste de l'année». 

El Pais, le plus important quotidien d'Espagne, est plus direct : «La permissivité du Maroc facilite la plus grande vague de pateras de l'Histoire''. Selon l'agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, »depuis lundi 11 août, la gendarmerie marocaine ne patrouille plus sur les côtes nord du pays et l'armée ne surveille plus sa zone maritime». Pour El Mundo, »il est impossible qu'autant de bateaux puissent partir en un seul jour si Rabat ne l'a pas voulu». 

Des ONG espagnoles affirment même que de telles expéditions en mer, dans le détroit de Gibraltar, entre le cap Spartel et les côtes andalouses, ‘'n'étaient absolument pas clandestines et ont été relevées par divers témoins''. Des diplomates espagnols vont jusqu'à affirmer qu'il y a un lien étroit avec ce déferlement d'immigrants sans précédent depuis 2001 et l'incident du yacht royal arraisonné par la Guardia Civil. D'autant que, selon des observateurs, ce n'est pas la première fois que le Maroc agit de la sorte pour attaquer ses voisins. La guerre des stupéfiants déclarée à l'Algérie en est un exemple, selon des experts. Sinon comment expliquer la montée en puissance des quantités de drogue expédiées en Algérie depuis au moins 2010 ? De quelques tonnes, les saisies de drogue en provenance du Maroc, plus grand producteur mondial de résine de cannabis (Kif) selon l'ONU, sont passées à plus de 100 tonnes. Durant les six derniers mois de 2014, les différents services de sécurité ont réussi à récupérer près de 100 tonnes de résine de cannabis. Le bilan des saisies est de 95.592 kg de résine durant les six premiers mois de 2014 contre 70.202 kg durant la même période en 2013, en hausse de 36%.

Difficile, avec l'épisode du yacht du monarque et l'afflux soudain de migrants subsahariens quelques jours après, de croire seulement à une intense activité des trafiquants de drogue entre les frontières algériennes et marocaines. Beaucoup en effet estiment que Rabat utilise les armes de l'immigration clandestine, la drogue et les trafics en tous genres, jusqu'à financer les groupes rebelles maliens opposés à la réconciliation nationale, pour faire pression contre l'Union européenne, en particulier l'Espagne en contrepartie d'avantages commerciaux et de facilitation des discussions dans le cadre de la PEV (Politique européenne de voisinage), Rabat ayant depuis longtemps formulé le vœu de voir s'accélérer les discussions pour un statut avancé avec l'UE.

L'Algérie paye les vacances de Mohammed VI et sa familla



La sœur de Mohammed VI avec la reine d'Angleterre
dont le budget est cinq fois inférieur à celui du Makhzen.
L’Algérie prête 5 milliards de dollars au FMI pour payer les vacances de Mohammed VI et sa famille


Pendant que l’écrasante majorité du peuple marocain ploie sous le poids de la misère et de l’exclusion sociale, Mohammed VI et ses proches s’offrent des vacances royales, qui en Espagne, qui en Croatie, qui aux Etats-Unis. L’affaire de l’arraisonnement du yacht du souverain marocain par la Guardia Civil espagnole avait moins pour but d’humilier le roi que de révéler aux Marocains la présence de leur «commandeur» sur ce bateau de plaisance luxueux à bord duquel il coule des jours heureux loin du tumulte de son pays et des territoires occupés du Sahara Occidental. 

A New York, c’est son fils de onze ans, Hassan, qui a été aperçu se pavanant flanqué d’une vingtaine de gardes du corps, dans les quartiers les plus huppés de la ville, rapportent les médias américains. Des gardes du corps et un séjour payés par le contribuable marocain. Pendant ce temps, la sœur du roi, Meriem, s’est rendue en Croatie où les médias locaux ont révélé son train de vie mondain et frénétique. La fille de Hassan II s’est déplacée dans un avion privé jusqu’à la côte dalmate pour passer ses vacances, elle aussi, à bord d’un yacht de luxe loué à 200 000 euros par semaine, selon les médias croates qui rapportent que la sœur de Mohammed VI passe souvent ses vacances dans cette région. 

Cette dilapidation éhontée et impunie de l’argent du peuple marocain est rendue possible grâce à l’augmentation du budget du Palais royal bien que le pays vive des crédits onéreux alloués par les institutions financières mondiales et des prêts et «dons» de certains pays du Golfe et d’Europe qui compromettent chaque jour un peu plus la souveraineté déjà diminuée du voisin de l’ouest. Le budget du roi est passé à près de 310 millions de dollars, tel que spécifié dans la rubrique «Sa Majesté le Roi» de la loi de finances. Les frais de Mohammed VI occupent une part importante de cette manne et échappent à toute reddition des comptes, expliquent nos confrères marocains, indignés par le fait que le budget de la monarchie marocaine soit cinq fois supérieur à celui dédié au palais de Buckingham, en Grande-Bretagne. Le silence qui entoure la distribution de cet argent indu à la famille royale courrouce les opposants à ce régime monarchique fossile. Pour eux, il n’est pas concevable qu’un tel budget soit «voté en deux minutes» par les deux chambres du Parlement sans qu’aucune voix s’élève pour demander des comptes au monarque vorace.
Karim B.

La France se doit d’offrir son soutien aux pays du Maghreb en vue de l’instauration d’un climat favorable à la négociation et à l’apaisement des tensions

Depuis le départ des Espagnols en 1976, le Sahara Occidental, ancienne colonie, est officiellement devenue un territoire « non autonome » selon les Nations unies[1]. C’est une zone au fort potentiel économique et riche en ressources naturelles (principalement le phosphate et les ressources maritimes).


Le Maroc y revendique sa souveraineté. En 1975, le roi Hassan II organise « la marche verte » durant laquelle plus de 350 000 volontaires marocains partent s’établir au Sahara Occidental.

La population locale, les « Sahraouis », fonde dès 1973,le Front Polisario qui revendique depuis 38 ans le droit de cette population à l’autodétermination et rejette l’autorité marocaine. Suite au conflit armé de 1975, résultant de ce désaccord, plus de 165 000 Sahraouis ont fui vers l’Algérie voisine où ils continuent, depuis, à vivre dans des camps de réfugiés, dans l’attente interminable d’un éventuel retour dans leur pays.

Les perspectives d’autosuffisance dans l’environnement difficile, isolé et désert où les camps se situent sont extrêmement limitées, contraignant les réfugiés à dépendre de l’aide internationale pour leur survie.

C’est la raison pour laquelle, Oxfam intervient depuis 1975 dans cette région. Nos programmes y fournissent une aide humanitaire vitale, visant à assurer le droit à la vie et à la sécurité de tout un chacun.
Fermeture de la frontière Algérie / Maroc

Parallèlement, en 1994 un attentat a eu lieu à Marrakech. Le Maroc en a tenu responsable son voisin l’Algérie et a procédé par la suite à l’expulsion de nombreux Algériens. En réponse l’Algérie décide le 27 août 1994 de fermer sa frontière terrestre avec le Maroc.

Le 27 août 2014 marquera donc le 20e anniversaire de la fermeture de cette frontière. Cette fermeture symbolise la non-intégration du Maghreb, une absence qui freine considérablement le développement humain, économique et diplomatique de la région, à l’image de la question du Sahara Occidental.

De nombreuses études ont montré en effet le coût considérable que représente le manque de coopération des pays du Maghreb et le manque à gagner pour l’ensemble des populations maghrébines.
Le rôle de la France

Compte tenu du statut de « partenaire privilégié » qu’elle détient dans la région, la France se doit d’offrir son soutien aux pays du Maghreb en vue de l’instauration d’un climat favorable à la négociation et à l’apaisement des tensions.

Ce qui rendrait possible la réouverture de la frontière et permettrait une intégration effective de la région favorable à l’amélioration des conditions de vie des populations du Maghreb, dont celles du Sahara Occidental.
Infos complementaires: 


[1] Ce territoire n’a pas de statut juridique définitif depuis le départ des Espagnols en 1976.

OXFAM France 

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L'armée sahraouie mobilise les étudiants : vers une nouvelle guerre à nos frontières ouest ?

A l’occasion des travaux du 2e congrès de l'Union des étudiants sahraouis qui vient de se tenir dans le camp de réfugiés d’Aousserd, en présence de quelque 700 participants, un appel a été lancé aux étudiants à rallier l'Armée populaire de libération sahraouie (APLS), en prévision d'une reprise de l'action armée contre le Maroc. Le Front Polisario a tenu à rappeler que «l’option armée est toujours d’actualité et l’armée sahraouie est tout le temps en état d’alerte». 

La probabilité de la reprise des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario n’est pas à exclure si on prend en considération la gesticulation militaire marocaine à nos frontières. Cette éventualité est apparue plus nettement après le dernier discours prononcé le 30 août par Mohammed VI, à l’occasion du quinzième anniversaire de son intronisation. On y trouve, en effet, le signe de l’obstination à mettre en œuvre son plan d’autonomie d'une manière unilatérale. 

Cette intransigeance, contraire aux appels de l’ONU à la négociation, est inscrite dans ce qui apparaît plus comme une préparation à faire la guerre que comme une attitude de paix propice au dialogue et à la compréhension. Elle est étayée par des informations concernant l’état d’alerte générale des forces armées royales stationnées au Sahara Occidental, et leur renforcement tout au long du mur construit par le Maroc et qui divise en deux le territoire occupé. 

On parle également de l’installation de rampes de lancement de missile sol-air à El-Ayoun occupée. Le Makhzen a servi à ses relais médiatiques et de propagande la thèse de la prévention d’actes terroristes liés à la situation en Libye, mais personne n’est dupe. Pour les observateurs au fait de la situation au Maroc, l’objectif du Makhzen est de saboter la démarche des Nations unies qui vise l'organisation d'un référendum d’autodétermination. 

La prochaine visite qu’aura à effectuer dans la région Christopher Ross, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, est perçue comme décisive dans la mesure où elle doit confirmer et renforcer le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, sur la base du principe de la décolonisation. Cette agitation guerrière entre dans le cadre des manœuvres du Maroc afin de maintenir le statu quo, sachant que toute évolution ne peut qu’aller dans la voie de la décolonisation du Sahara Occidental et toute l’activité du Makhzen consiste à retarder, voire éviter cette échéance dont il ne veut pas reconnaître l’inéluctabilité, comme le montrent maints exemples historiques. 

La solution de l’autonomie voulue par le Maroc pour le Sahara Occidental est synonyme d’annexion d’un territoire dont le peuple veut l’indépendance. Ce peuple existe et il le prouve par son combat et par la reconnaissance qu’il a obtenue à travers le monde et qui se traduit par un soutien multiforme. Le Maroc doit admettre cette réalité et éviter l’aventure.
Houari Achour


Suite à la mort de trois détenus marocains : la France rapatrie ses prisonniers incarcérés au Maroc

Une cellule de la "Prison Noire" d'El Aaiun
Le décès de trois détenus marocains, suite à une grève de la faim et en raison de maltraitances et de l’absence d’assistance médicale, a poussé les autorités françaises à réclamer le rapatriement de plusieurs prisonniers français incarcérés au Maroc. 

Ainsi, on apprend qu’une dizaine de prisonniers de droit commun vont être transférés en France, sur injonction de Paris. A l’instar des détenus politiques marocains, arrêtés pour divers délits fictifs à cause de leur opposition au Makhzen ou à leurs activités en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, des prisonniers de nationalité française ont, eux aussi, entamé une grève de la faim pour réclamer leur transfert en France. 

Ces prisonniers se plaignent des conditions de détention inhumaines et craignent pour leur sécurité et leur vie. Ils se plaignent aussi de la privation de leur droit à la visite de leurs familles, les autorités judiciaires marocaines interdisant à ces dernières de s’enquérir de visu de l’état de santé de leurs proches. La France avait vivement réagi à ces dépassements commis par Rabat contre ses ressortissants et exigé du gouvernement marocain qu’il lui fournisse des informations détaillées sur leur situation carcérale et sur les revendications exactes des prisonniers qui ont dû recourir à la solution extrême de la grève de la faim pour faire enfin entendre leur voix. 

Faute de réaction des responsables politiques marocains, les prisonniers français ont de nouveau observé une grève de la faim pour faire pression sur leur gouvernement à qui ils reprochaient de les avoir abandonnés. Paris a donc été forcé de réagir, cette fois-ci, pour les sortir de leur isolement. Bien que les relations entre le Maroc et la France ne semblent pas au beau fixe et que les «incidents» et les «dérapages» se sont multipliés ces derniers mois, cela n’a pas empêché de hauts responsables politiques français de se rendre dans ce pays considéré comme un protectorat français, pour y passer des «vacances royales», se souciant peu des graves atteintes aux droits de l’Homme dans ce pays dirigé par une dictature monarchique aux fausses allures démocratiques.
Karim Bouali

Le Maroc les appelle “milices”

L’Armée de Libération Sahraouie a été bâtie sur le champ de bataille. Elle a initié la lutte de libération contre les espagnols avec des armes récupérées à l’armée espagnole.

Après l’invasion du Sahara Occidental par le Maroc et la Mauritanie, des milliers d’hommes ont regagné les territoires libérés pour s’engager dans l’armée sahraouie et se battre contre les envahisseurs.

La vitesse des évènements a obligé la direction du Front Polisario à les envoyer pour des formations rapides en vue de contenir l’avancement des troupes ennemies. Ainsi des milliers de combattants ont reçu leur première instruction dans l’ancienne caserne militaire française dans le village de Jnien Bou R’zeg, pas très loin de la ville frontalière marocaine de Figuig.

De là sont parties, en novembre et décembre 1975, les premières unités sahraouis avec des fusils automatiques AK-40 (Kalachnikoff), des petits mortiers calibre 60, 81 et 120mm. 

La victoire enregistrée, le 14 février 1976, dans la deuxième bataille d’Amgala allait remonter le moral des combattants sahraouis et ce sera le prélude d’une longue épopée militaire. 

Les succès enchaînés par les valeureux guerriers sahraouis vont encourager le guide libyen à fournir des armes chaque fois plus sophistiqués. Ainsi, sont arrivés les mitrailleuses 14,5 et 23 mm montés, au début, sur des camions, ensuite sur des Toyota Land Cruiser. Les canon sans rétraction de 75 mm, et la batterie que les nazis ont appelée l’Orgue de Staline et que les russes appellent Katiusha (petite Katherine) et qui peut enchaîner 40 salves à la fois ; les engins pour le transport de l’infanterie, BMP, des chars T-55, T-60 et même les hyper sophistiqués chars T-62 à guidage par laser.

Gadafi était toujours le premier à fournir les nouvelles armes et leurs munitions. Devant l’excellent usage dont font preuve les sahraouis, les algériens commencent, eux de leur côté, à fournir les mêmes armes. 

Pendant 16 ans, le Sahara Occidental a été scénario de batailles historiques telles que Guelta Zemmour, Mahbes, Smara, Tan-Tan, Jdeiria, Farsiya, Haouza, Zak, Leboirat, Boujdour, et des centaines d’autres batailles qui ont écrites avec un encre d’or.

Voici une vidéo qui vous donnera une idée de l’armement avec lequel se battait l’armée sahraouie et qui est devenue, au fil du temps, une véritable armée régulière, disciplinée et bien formée. Le Maroc parle de "milices du Polisario" pour cacher la réalité au peuple marocain, la réalité d'une nation bâtie dans l'exile et la champ de bataille.




La trahison pérenne de la monarchie alaouite



Le sultan Hafid, attablé avec des notables français,  à gauche
et avec le Maréchal Lyautey, à droite
Accords de pêche, le bal des hypocrites


Les accords de pêche ont ceci de méritoire qu’ils nous rappellent la sordide réalité de la monarchie marocaine, qui, au moindre péril qui la menace, n’hésite jamais à avoir recours aux pires réflexes de défense, quitte à entraîner pour notre pays, une perte de souveraineté.

La trahison toujours

Ce fut le cas, lorsque le sultan Hafid signa le traité instituant un protectorat français sur le Maroc, le 30 mars 1912. A force de campagnes militaires contre le Bled Siba, de brutalités fiscales envers les plus pauvres, d’incompétence et de train de vie fastueux, les sultans avaient progressivement asséché les sources de revenus, précipité la faillite économique du pays, induit la mise progressive sous tutelle de l’administration marocaine et ligué contre eux une bonne partie du pays. Le traité de Fez sauvera la monarchie, in extremis, du péril intérieur, mais aura pour conséquence le dépeçage du Maroc et la perte de son indépendance. Assimilé à une trahison, il suscita plusieurs soulèvements, dont les épisodes les plus célèbres furent la révolte des tribus Zaïans de Mouha Ou Hammou et celles du Rif sous la férule de Abdelkrim El Khattabi, au cours de laquelle la monarchie marocaine se rangea aux côtés de l’occupant français, accouru au secours des troupes espagnoles, après leur défaite àAnoual en 1923 et la proclamation de la république du Rif.

Indépendance, mais pas trop s’en faut

L’indépendance acquise, le Maroc aurait pu, dans la foulée, revendiquer la souveraineté pleine et entière, sur tous les territoires qu’on lui avait ravis, à l’époque coloniale, d’autant que leur réintégration à la mère patrie n’aurait soulevé aucune objection de la part des populations concernées. Mais à l’intérêt suprême, le régime alaouite a préféré « sauver sa peau », en s’alliant une fois de plus, aux puissances occupantes, afin d’écraser les mouvements nationalistes et républicains qui menaçaient son existence. C’est ainsi que l’Espagne put conserver, l’enclave d’Ifni, jusqu’en 1969, leSahara occidental, jusqu’en 1976 et qu’elle occupe, à ce jour les présides de Ceuta et de Melilla et un certain nombre d’îlots au large des côtes marocaines, ou empêche, à tout le moins Rabat, d’y exercer sa légitime souveraineté, comme ce fut le cas lors de l’affaire de l’îlot Persil.
La France qui pensait durer en Algérie conservait, quant à elle, jusqu’en 1962, la majeure partie des terres, dont elle avait amputé le Maroc sur sa façade Est, au profit de ce qu’elle considérait alors, comme un territoire d’Outre-mer. L’Algérie indépendante ne voulut jamais entendre parler de rectification des frontières. On connaît la suite, « la guerre des sables » de 1963 et ses conséquences, dont le seul souvenir participe encore, pour grande part, de l’ « inimitié cordiale » et de la méfiance réciproque que se vouent les deux régimes.

« Pax Economica »

Soixante ans après l’indépendance, la monarchie marocaine reproduit donc, à l’identique, les mêmes travers, entre un train de vie fastueux, des monopoles indécents pour elle-même, des passe-droits insupportables pour ses affidés, des atteintes aux libertés fondamentales et une protection des intérêts européens, dont elle sait que dépend sa survie.
Et à l’heure où grandit la contestation des méthodes brutales et prédatrices de son régime, Mohammed VI, pallie incompétence politique et indigence diplomatique, par une sorte de « Pax Economica » avec l’Europe, espérant s’acheter le silence et l’indulgence du vieux continent, en matière de droits de l’homme et sa complaisance, dans l’affaire du Sahara occidental.
Et si leurs défenseurs prétendent que les accords de pêche ne sont pas tant affaire de souveraineté nationale, il en est clairement question, dans l’imaginaire collectif, dès lors qu’une flottille étrangère s’autorise à « envahir » les eaux territoriales, pour y exercer la même activité ravageuse qui a entraîné une raréfaction des ressources halieutiques en Europe.
Bien plus grave, en s’impliquant dans la pêche au large des côtes sahraouies, Bruxelles, non contente de faire le jeu de la dictature marocaine, remise au placard les principes élémentaires qui fondent sa démocratie, pour s’assimiler, aux yeux des adversaires du Maroc à son complice, dans le pillage d’un territoire contesté. Ce faisant, elle s’exclue de facto, de toute chance d’intermédiation future, dans un conflit qui aurait pourtant grandement besoin de sa neutralité.

Des légendes douteuses et des réalités cruelles

La légende hypocrite véhiculée par les promoteurs des accords, voudrait que seuls les excédents soient soumis aux prises européennes. Pure affabulation, destinée à faire mentir les études menées par les organisations de protection de la nature et qui pointent du doigt la raréfaction des espèces et les ravages de la pêche intensive, menée de concert par des navires battant pavillon marocain, appartenant à des proches du pouvoir et les bateaux européens.
En outre, s’il est question de cotas débarqués pour être traitées dans des usines employant de la main-d’œuvre marocaine, nul protocole ne mentionnera jamais tous les « sur-cotas » qui échappent à tout contrôle et que s’autorisent les armateurs « bien nés » ou « bien accompagnés », en toute impunité. Ils sont à l’origine de la disparition du poisson de nos étals et la mort de la pêche artisanale.
Enfin, si certains montent au créneau pour évoquer les quarante (40) millions d’Euros d’aide européenne mâtinée d’hypocrisie, ils seraient bien inspirés, de s’interroger si tous ces pays auxquels bénéficient ces accords, seraient prêts à prendre intégralement en charge, sur leur sol, le destin de ces milliers de familles de pêcheurs que leur intrusion a largement contribué à ruiner et en faire des parias dans leur propre pays.
Une réponse qui coule de source, en ces temps où l’Europe serait plutôt tentée par les discours protectionnistes, voire xénophobes de tant de ses femmes et hommes politiques.

L'occupation marocaine entre les pressions de la communauté internationale et le combat des Sahraouis

Le président sahraoui, secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a souligné samedi à Aousserd que l'occupation marocaine se retrouve entre les pressions de la communauté internationales et le combat du peuple sahraoui et son attachement à son droit à l'autodétermination.

«L'occupant marocain, qui a échoué aux plans militaire et diplomatique, vit actuellement entre les pressions de la communauté internationale en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et l'attachement grandissant des Sahraouis à ce droit», a indiqué le président Abdelaziz à l'ouverture des travaux du 2e congrès de l'Union des étudiants de Seguia El Hamra et Rio de Oro.
Il a estimé que la communauté internationale est plus que jamais consciente du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Le président Abdelaziz a mis en exergue la responsabilité qui incombe aux étudiants sahraouis pour atteindre cet objectif, les appelant à redoubler les efforts et à préserver le legs des martyrs. Qualifiant leur rôle de «primordial et de central dans la lutte armée», M. Abdelaziz a appelé les étudiants sahraouis à s'armer du savoir et à exploiter les technologies de l'information et de la communication, notamment les réseaux sociaux.

Il a présenté à l'occasion une rétrospective sur la création en 1975 de l'Union des étudiants de Seguia El Hamra et Rio de Oro et la tenue de son 1er congrès, marqué alors par un soulèvement populaire contre l'occupant espagnol, relevant que le présent congrès se tient dans des circonstances similaires, à savoir sous une occupation marocaine, faisant fi des décisions des Nations unies.Le président sahraoui a par ailleurs condamné l'agression israélienne contre les Palestiniens à Gaza, exprimant sa solidarité et son soutien à la cause du peuple palestinien «qui fait preuve d'une résistance exemplaire», a-t-il dit.

Les travaux du 2e congrès de l'Union des étudiants de Seguia El Hamra et Rio de Oro ont débuté samedi soir à Aousserd en présence de quelque 700 participants sous le slogan «le mouvement des étudiants sahraouis au service des objectifs nationaux».Lors de cette rencontre, qui intervient près de 40 ans après la tenue du premier congrès, les participants procèderont à l'élaboration du plan d'action pour les quatre années à venir et à l'élection du secrétaire général et des membres du bureau exécutif de l'Union.

http://www.dknews-dz.com/article/16750-sahara-occidental-ouverture-des-travaux-du-2e-congres-de-lunion-des-etudiants-de-seguia-el-hamra-et-rio-de-oro-loccupation-marocaine-entre-les-pressions-de-la-communaute-internationale-et-le-combat-des-sahraouis.html

Les jours du Maroc au Sahara Occidental sont comptés

par Khalil Asmar

Epinglé par l’ONU en qualifiant la question du Sahara Occidental un cas de décolonisation et les préparatifs de la communauté internationale en faveur d’une résolution ayant une force obligatoire pour mettre fin à l’occupation, le Maroc semble totalement désorienté par la prochaine tournée du représentant personnel du SG de l'ONU pour la Sahara occidental, Christopher Ross. Cette panique face à son impotence à freiner toute initiative pour régler la question sahraouie, le Maroc une nouvelle fois continue sa politique de la fuite en avant.

Au cours de son dernier discours à l’occasion du quinzième anniversaire de son intronisation prononcé le 30 Août, le roi M6 se disait qu’il mettra en œuvre son plan d’autonomie d'une manière unilatérale. Une intransigeance paumée retransmise, après, par une campagne médiatique à grande échelle, plein de coups de gueule contre les indépendantistes sahraouis, le Front Polisario, l’Algérie et les Nations Unies. 

Cette attitude virulente s’est accentuée récemment par un comportement néfaste après l’installation de rampes de lancement de missile sol-air à El Aaiun occupée et la mise en alerte générale de tous les corps de son armée stationnés au Sahara Occidental occupé, avec un net renforcement de la présence des éléments des FAR tout au long du mur marocain de la honte qui divise en deux le Sahara Occidental et qui contient dans ses périmètres. Sous terre, plus de 7 millions de mines terrestres, notamment anti-char et anti-personnel. Si le Maroc justifie cette agression par des spéculations d’un attentat terroriste imminent, le parcours de ce déploiement armé n’est pas seulement une étape avancée dans son offensive diplomatique pour dresser de nouveaux obstacles en vue de perturber l'agenda de Christopher Ross et la Communauté internationale, mais plutôt un acte de sabotage de tous les efforts de l’ONU. De plus, c’est une démonstration de force inénarrable qui illustre que le Maroc peut même envahir et occuper les territoires libérés du Sahara Occidental sous contrôle des forces du Polisario si l’on repousse sa fantasmagorique thèse d’autonomie que le Makhzen veut imposer en violation de la légalité internationale et au mépris de la doctrine des Nations unies en matière de décolonisation. 

Comme un noyé qui s’accroche à un brin de paille, le Makhzen cette fois récite une anecdote pleine de maladresse et bouffonnerie. En effet, les rebelles islamistes qui s’affrontent en Libye et qui ont pris possession de quelques avions peuvent les détourner vers le Maroc dans des opérations kamikazes contre des sites vitaux dans le royaume. Ces islamistes, qui ne peuvent être que des loyautés du nouvel épouvantail de l’Etat Islamique qui se propage à travers le Moyen Orient, vont exécuter leur plan comme si le Maroc était un état frontalier de la Lybie. Une pure hallucination. Néanmoins, les révélations accablantes de l’ex-agent des services secrets marocains au journal algérien Echourouk ont clairement démontré que le terrorisme au Maroc est une invention faite par les services secrets marocains, notamment la (DST/DGED…) et autres outils d’espionnage dans le but de quémander un soutien à la trésorerie marocaine et régler des comptes contre tous les opposants. De même, cette nouvelle pièce théâtrale makhzénienne n’est qu’une escroquerie brodée par des mauvais tailleurs pour dérailler les intentions affichées par les Nations-Unies d'aller jusqu'au bout pour arriver à l'organisation d'un référendum. 

Certes, face à l’échéance capitale de 2015, les manœuvres désespérées et outrageantes de la diplomatie monarchique marocaine ne s’arrêteront pas là et ça va pousser le Makhzen à davantage s’enfoncer dans des dangereuses névroses obsidionales. Cependant, la justice doit prendre son chemin pour mettre fin à la souffrance des sahraouis qui luttent pour leur droit légitime à l’auto-détermination. Encore, le désarroi du Makhzen est un signe de la disparition de son occupation comme les colonisateurs jadis passés dans la terre du Sahara Occidental. 





La délégation des militants sahraouis en provenance d'Alger bloquée à l'aéroport de Casa : Panique à Rabat



La délégation des militants sahraouis des territoires occupés ayant pris part aux travaux de l'université des cadres du Front Polisario et de la RASD à Boumerdes, a été bloquée par la police marocaine à son arrivée à l'aéroport de Casablanca, a-t-on indiqué de source officielle.

La délégation dont les membres ont subi des mauvais traitements ont vu leurs papiers et effets personnels confisqués par la police marocaine, qui leur a interdit d'aller aux toilettes et de recharger les batteries de téléphones, selon la même source.

La police marocaine a procédé à l'appel d'un détachement d'intervention rapide afin d'intimider les membres de la délégation, a-t-on ajouté.

La délégation sahraouie de militants a pris part aux travaux de l'université des cadres du Front Polisario et de la RASD, qui s'est tenue à Boumerdes du 3 au 23 aout 2014, sous le nom de Gdeim Izik, rappelle-t-on.

La réaction musclée de Rabat trahit on ne peut mieux sa panique face à une opinion internationale de plus en plus consciente du fait que le peuple sahraoui doit décider souverainement et librement de son destin via une consultation référendaire.
R. N.

Les mises en garde du Front Polisario

Une nouvelle «offensive marocaine» contre les territoires libérés du Sahara occidental aura de «graves conséquences», a averti hier le président de la République sahraouie (Rasd), également secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, dans un courrier adressé au Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon.

Par Rani Narimane

«Le Maroc déploie depuis une semaine son armée dans les territoires occupés, appuyé par ses forces terrestres et aériennes qui sont en état d’alerte maximal», a-t-il écrit dans son courrier, dont des extraits ont été repris par l’agence officielle Sahara presse service (SPS). 

«Il s’agit d’une mobilisation sans précédent de l’armée marocaine depuis la signature du cessez-le-feu entre les armées sahraouie et marocaine le 6 septembre 1991», a-t-il précisé, qualifiant ce mouvement de l’armée marocaine de «suspect». Car il touche, selon le président de la Rasd, «le mur de l’occupation avec une concentration dans certains axes comme Guelta Zemour et Ousserd». 

Pour lui, «une éventuelle offensive marocaine contre les territoires libérés du Sahara occidental où se concentrent l’armée, l’administration, les civils sahraouis et les centres de l’ONU» aura de graves conséquences sur le terrain. 

Une telle offensive serait, a-t-il prévenu, «une violation du cessez-le-feu conclu entre les deux parties en conflit, le Front Polisario et le Royaume du Maroc», a rapporté la SPS. Le président sahraoui a longuement fait part de son «inquiétude» auprès du Secrétaire général de l’ONU qu’il a sollicité pour intervenir «en urgence et prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher le Maroc de perpétrer un tel acte qui aura des conséquences néfastes sur les efforts des Nations unies et sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région», a ajouté SPS. 

Cette missive est envoyée dans un contexte marqué par un branle-bas de l’armée marocaine qui affirme mobiliser ses troupes, pour prévenir d’éventuelles attaques contre le Maroc par des terroristes de l’État islamique, actif en Irak, et des autres groupes armés, en utilisant les avions qui auraient été pris des aéroports libyens, ces dernières semaines. Mais le Maroc ne cesse pas de brandir la menace terroriste, à chaque fois qu’il se fait épingler par les organisations internationales sur la question de la colonisation des territoires sahraouis, où il leur refuse l’accès pour s’informer sur la situation des droits de l’Homme sur place. Rabat refuse également l’accès aux journalistes occidentaux qui sont soupçonnés d’avoir des sympathies avec la cause sahraouie. D’ailleurs, le président sahraoui n’a pas manqué de mettre l’accent sur la «campagne d’expulsion arbitraire menée contre des observateurs internationaux dont des militants des droits de l’Homme, des avocats, des parlementaires, des journalistes de nationalités espagnole, norvégienne, portugaise, italienne, française et canadienne, depuis avril dernier, dont la dernière fut la présidente de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples africains (Afaspa), Michelle Decaster», a repris SPS. Le Front Polisario a, quant à lui, averti la communauté internationale sur les graves dérives de l’occupant marocain qui pourraient, un jour ou l’autre, conduire à la reprise de la guerre, alors que le règlement diplomatique de la question sahraouie piétine toujours au sein de l’Assemblée générale des Nations unies. 
R. N.

Le clown Baba Sayed annonce sa démission en tant que président du Centre d'Etudes Stratégiques

Mohamed Ayache

Bir Lehlou (territoires libérés du Sahara Occidental)



La presse sahraouie indépendante nous annonce la démission de Baba Sayed du poste de directeur du Centre d’Etudes Stratégiques Saguia El Hamra. 

En entendant la nouvelle, j’ai rattrapé un fou-rire en me posant la question : Comment peut-il démettre si, en tant que directeur d’un centre stratégique, comme l’a si bien dit Saadbuh Sidina Mohamed Fadel, « il n’a jamais publié depuis son stratégique centre aucune étude pour la stratégique action politique qui, stratégiquement, nous servirait pour avoir une stratégie concrète » (Hahahahahahaha).

Jamais un écrivain n’a décrit aussi bien que Saadbuh la fantasmagorique mission de cet énergumène dont l’égo, ajoute Saadbuh, l’avance toujours de trois pas. Il est à la fois docteur d’université, persécuté politique, collaborateur et assesseur présidentiel doublé d’un idiot, imbécile et crétin, comme le dit si bien l’expression sahraouie, incapable d’accompagner son ombre tellement il est insociable, désagréable et stupide. 

L’histoire de la création de ce centre est vraiment triste. Pour en comprendre les raisons, il faut retourner aux errements de Baba au Canada. Pour le remettre sur la voie de la lutte nationale qu’il a quittée pendant des années, le Polisario lui a offert comme cadeau de bienvenue ce centre pour entretenir et occuper un égaré désenchanté et maladroit.

Celui qui se vante d’être ancien exilé politique, conseiller présidentiel et professeur universitaire a déclaré avoir pris la décision de démettre parce que, selon lui, l’ambassadeur sahraoui à Alger a contacté les centre sd’études algériens pour leur interdire de collaborer ou de travailler avec lui.

Baba ne doit se plaindre. A-t-il oublié ses méfaits ? En plein apogée de la question du Sahara Occidental sur les podiums internationaux, le frère du fondateur de Polisario a commis un acte impardonnable. Il a demandé l’asile chez le pays où il devait plaider la cause de son peuple, le Canada. Au lieu de cela, il a œuvré à l’empoisonnement de sa propre réputation en lançant des attaques extrêmement agressives contre la direction du Front Polisario. Pire encore, il a tout fait pour que le gouvernement canadien et l’Union Européenne cessent leur aide humanitaire destinée aux réfugiés sahraouis. N’est-ce pas là une aberration impardonnable ? 

Baba a certainement oublié tout ça comme il a oublié ses articles dans des journaux si hostiles aux sahraouis que Jeune Afrique et Al-Qods Al-arabi. Il a oublié tout le poison qu’il a craché contre ses compagnons de lutte et son peuple. Il s’amusait en jouant le jongleur pour amuser ceux qui lui applaudissait dans l’espoir de voir une lutte fratricide finir en allégeance au Maroc.

L’homme qui avait juré sur les colonnes de Jeune Afrique ne plus remettre les pieds au Polisario sous la même direction a fini par manger par la main de celui qu’il insultait et injuriait et il s’est montré plus docile qu’un agneau envers la direction qu’il considérait oxydée. Et pour le comble du ridicule, il s’est marié avec une présentatrice de Laaayoune TV, une chaíne installée à El Aaiun pour diffuser les pires calomnies sur le Front Polisario et la lutte du peuple sahraoui.

S’il avait au moins fait son devoir en tant que directeur d’un centre d’études stratégiques, Il aurait contribué à se racheter et regagner la sympathie du public sahraoui. Dans sa carrière à la tête de cette institution, aucune étude n’a été enregistré sur le CV de ce jongleur de la place publique.

Sahara occidental : Taleb Omar dénonce les exactions marocaines



La cérémonie de clôture de l’université d’été de la République arabe sahraouie démocratique, qui a pris fin ce jeudi 21 août 2014, a été présidée par le Premier ministre, Abdelkader Taleb-Omar en présence des autorités locales, ainsi que des personnalités internationales qui soutiennent le peuple sahraoui dans sa lutte pour l’ indépendance. Cette université, entamée le 3 août, a abordé des thèmes politiques, économiques et historiques animés par des experts et des universitaires à l’intention des cadres de la jeune République sahraouie.

Dans son allocution de clôture, le Premier ministre a souligné le soutien indéfectible du peuple algérien au peuple sahraoui dans son combat pour l’indépendance. Cette manifestation annuelle qui est à sa 5e année consécutive à Boumerdès «a permis encore une fois aux participants de s’imprégner des nouvelles connaissances sur des sujets divers et variés en adéquation avec l’actualité afin d’atteindre les objectifs de l’autodétermination du peuple sahraoui, lequel à travers son combat et sa résistance a gagné le soutien et la sympathie de la grande majorité du peuple du monde car notre combat est digne et juste», a indiqué l’orateur. « Nous poursuivrons le combat jusqu’à l’indépendance totale de notre territoire et cela malgré les pratiques de répression, d’exactions que subit notre peuple dans les territoires occupés» lancera-t-il en dénonçant les formes de mensonges et d’attaques sur l’Algérie, pratiquées par le régime marocain pour détourner l’opinion internationale sur la légitimité du combat pacifique du peuple sahraoui. Si la désignation de l’ex-président du Mozambique à la tête de l’Union africaine est un acquis pour le peuple sahraoui, elle a par contre irrité le Makhzen.

Les tentatives du roi lors de ses sorties dans certains pays africains n’ont pas apporté les alliances espérées pour détourner l’opinion africaine de notre juste combat révélera le Premier ministre. Tout en dénonçant l’oppression exercée sur le peuple sahraoui notamment dans les territoires occupés, ou les soldats du roi bafouent les règles élémentaires des droits de l’Homme, le Premier ministre lance un appel à la communauté internationale pour protéger les Sahraouis de ces violations et exactions pratiquées quotidiennement par le régime marocain pour faire taire la voix du peuple sahraoui qui réclame haut et fort le droit, en dénonçant la responsabilité de l’Espagne dans la situation actuelle, en garde le régime marocain qui persiste dans la répression et l’exploitation illégale des richesses de son sol.

La Premier ministre a réitéré l’engagement de son peuple quant à la poursuite de la lutte pacifique pour l’autodétermination et a rendu un vibrant hommage aux militants dans les territoires occupés tout en remerciant tous les peuples, les organisations ainsi que les militants des droits de l’Homme qui soutiennent et apportent assistance à notre peuple dans son combat pacifique pour recouvrer la liberté. Tout en dénonçant les agressions répétées d’Israël sur la Bande de Ghaza, l’orateur a exprimé le soutien du peuple sahraoui au peuple palestinien dans sa résistance pour recouvrer tous ses droits reconnus par la communauté internationale» conclura-t-il.
B. Khider

ONU: Navi Pillay dénonce l’incapacité du Conseil à mettre fin aux conflits

La commissaire de l’ONU démissionnaire chargée des droits de l’homme a dénoncé jeudi l’incapacité du Conseil de sécurité à mettre fin aux conflits, en raison notamment de la prévalence des intérêts nationaux.

« Les membres (du Conseil) n’ont pas toujours pris des décisions fermes et responsables pour mettre fin aux crises », a estimé devant le Conseil de sécurité Navi Pillay, qui a démissionné de son poste après six ans et doit formellement le quitter dans les prochains jours. « Je pense vraiment qu’une réponse plus forte de ce Conseil pourrait sauver des centaines de vie », a-t-elle ajouté, connue pour sa liberté de ton.

La Sud-Africaine a aussi estimé que l’utilisation du droit de veto constituait « une tactique de court terme et en définitive contre-productive », et a exhorté les quinze Etats membres « à développer une conception plus large de l’intérêt national ».

L’usage du droit de veto par les cinq membres permanents du Conseil –Royaume-Uni, France, Russie, Chine, Etats-Unis– révèle de profondes divisions. En mai, la Russie et la Chine ont posé leur veto à un projet de résolution qui aurait permis à la Cour pénale internationale (CPI) d’engager en Syrie des poursuites pour crimes de guerre. Les Etats-Unis, qui posent régulièrement leur veto à des résolutions contre Israël, ont récemment bloqué un texte particulièrement fort sur le conflit à Gaza.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a souligné pour sa part que l’échec du Conseil à surmonter ses divisions et la lenteur de ses réponses pouvaient « se mesurer à l’aune de toutes ces vies perdues » et à la perte de crédibilité de l’ONU. Il a appelé les Etats membres à une « nouvelle ère de collaboration, de coopération et d’action ».

Les quinze pays membres du Conseil ont ensuite adopté à l’unanimité une résolution sur la prévention des conflits, accordant à Ban davantage d’autorité pour réduire les tensions avant qu’elles n’atteignent un point de non retour. « Le Conseil de sécurité à pour vocation à être un détecteur de fumée, et pas seulement un extincteur à incendie », a relevé après le vote l’ambassadeur du Royaume-Uni Mark Lyall, qui préside actuellement le Conseil.

Le Conseil de sécurité est actuellement confronté à un nombre important de crises internationales, que ce soit en Irak, en Syrie, à Gaza, au Sud Soudan, en Ukraine ou encore en Centrafrique.(Afp)

Discours de Mohammed VI : Motus et bouche cousue sur le Sahara Occidental



Une brève analyse du discours du roi du Maroc, Mohammed VI, à l’occasion de ce qu’il appelle la Révolution du Roi et du Peuple, nous amène à relever deux points : la nouvelle tendance du roi à poser des questions sur les sujets qu’il veut aborder. Il s’adresse à ses sujets moyennant des questions de nature critique par rapport à la situation économique de son pays.


Pour le quinzième anniversaire de son intronisation, Mohammed VI a prononcé un discours dans lequel il s’est interrogé «où sont passées les richesses du Maroc ? Et à qui ont-elles profité ?! »


Dans quelle catégorie peut-on classer l’économie nationale, par rapport à d’autres pays ? Peut-on le considérer comme un pays compétitif, ou le ranger parmi les Etats émergents ?, s’est demandé le roi du Maroc dans son dernier discours.


Un autre aspect qui mérite l’attention est le fait que le souverain marocain n’a pas abordé son sujet préféré de toujours : le Sahara Occidental dont la « conquête » a toujours été considérée par la monarchie marocaine comme l’épopée du siècle. Il y a lieu de se demander pourquoi Mohammed VI n’a pas dit un mot sur le sujet qu’il a toujours qualifié de « première cause du royaume ». Il semble que le roi du Maroc a voulu éviter cette question qui gêne trop à cause de la mauvaise passe qui traverse le Maroc dans ses relations avec la communauté internationale.


Le Maroc est pointé du doigt par l’ONU. Depuis quelques mois il bloque la médiation de l’Envoyé onusien pour le Sahara Occidental, Christopher Ross. Rabat ne veut pas donner réponse à la question posée par le diplomate américain sur la forme que le Maroc propose pour l’application du principe d’autodétermination. 


Ross doit présenter son rapport au Conseil de Sécurité au mois d’octobre prochain. En avril 2015, le Secrétaire Général de l’ONU pourrait proposer au Conseil de Sécurité de passer au Chapitre VII pour résoudre le problème du Sahara Occidental. Une initiative qui dérange au Maroc.

La justice marocaine n’est et ne sera pas transatlantique, par Taoufiq Bouachrine

Nous n’avons nul besoin d’un témoignage, ou d’un certificat américain pour prendre conscience que notre justice est souffrante et que la magistrature est brinquebalante. Ce que nous ignorions, en revanche, c’est que les tares de notre justice serviraient un jour à contester l’ensemble des jugements rendus par nos juges contre des étrangers.


De fait, les manquements de notre justice deviendront une passerelle vers l’impunité, et cette justice prend l’allure d’un taxi limité par le panneau « 40 », qui empêche de sortir d’un territoire convenu et de ne pouvoir se mouvoir que dans ses limites préétablies.

Cette histoire qui nous vient du Texas est vraiment douloureuse ; elle ferait honte, et fait honte, à tout Marocain qui en prendrait connaissance. Que dit cette histoire ?

Voici quelques jours, la Cour suprême du Texas a rendu un jugement dans lequel elle affirme que la justice en notre pays ne dispose pas des conditions d’équité, de neutralité, d’indépendance et d’autonomie par rapport à toute influence, quelle qu’elle soit, et d’instructions d’où qu’elles viennent. Et donc, de fait, la Cour suprême américaine a rejeté le jugement émis par un tribunal de commerce marocain qui avait condamné le milliardaire texan John Paul DeJoria, patron de Skidmore Energy, à payer une amende de 123 millions de dollars au profit de ses associés marocains qui l’accusaient d’escroquerie et de tromperie pour leur avoir présenté une fausse comptabilité de sa société et de fausses déclarations sur son capital social. Tout ceci se passait dans le cadre de la célèbre affaire Talsint au début des années 2000.

Les avocats du Texan sont des gens intelligents. Ils n’ont pas contesté le jugement en lui-même de l’affaire par les tribunaux marocains, pas plus qu’ils n’ont récusé le principe de l’amende infligée à l’investisseur américain. Non, ils ont préféré s’attaquer à l’édifice judiciaire dans son ensemble, mettant en cause l’intégrité et l’indépendance du système judiciaire marocain. Ils ont mis à profit les très nombreuses tares pour remettre en cause une justice que tout le monde sait faible et malade, très malade même, nécessitant une intervention lourde, d’urgence… Les plaideurs texans ont exploité la présence d’un prince marocain parmi les plaignants, puis ont développé trois arguments pour contester le jugement émis.

1/ Le rapport de l’Agence américaine de coopération internationale, auquel a été joint le rapport annuel du département d’Etat américain de 2010, deux documents qui affirmaient explicitement que la justice marocaine est fort dépendante du pouvoir et soumise à ses instructions et pressions. Ils ont dit que la justice au Maroc est gangrénée par la corruption. Les rapports américains, selon les attendus du jugement, ont précisé en outre que ces pressions et corruption orientaient fortement le sens des décisions judiciaires, et ils ont cité également les modes et méthodes de désignation et de promotion des magistrats en notre pays, qui font que ces juges se soumettent aux différentes influences, tellement puissantes qu’elles ne leur laissent aucune possibilité de juger en leurs âmes et consciences.

2/ Les propos tenus par l’ex-ministre des Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri au Brooking Institute, à Washington en 2011. Ecoutons l’ancien ministre s’exprimer devant cet aréopage de gens d’influence américains : « L’indépendance de la justice n’est pas encore une réalité au Maroc, et il arrive que par moments des contacts aient lieu entre le ministère de la Justice et certains juges ».

Le témoignage sur la non-indépendance de la justice est rude car il vient de l’intérieur même du système.Au moment même où il disait ce qu’il a dit, Taïeb Fassi Fihri mesurait-il la portée de ses mots prononcés devant des Américains ; était-il inconscient de la gravité de ce qu’il leur disait ? Cet aveu, même s’il était vrai, n’empêche en rien qu’un ministre des Affaires étrangères ne doit en aucun cas révéler des vérités internes, à l’étranger… Prenez n’importe quel juge américain et faites-lui écouter cette cruelle affirmation de la non indépendance de la justice… Que pensez-vous qu’il fera ? Et bien il la croira. Et c’est ce qu’ont fait les juges de la Cour Suprême du Texas.

3/ Les avocats de DeJoria ont enfin présenté une pétition signée le 6 octobre 2012 par des centaines de juges marocains, mise en ligne sur le site du Club des Magistrats, dans laquelle les juges réclamaient leur indépendance par rapport au pouvoir exécutif. Ecoutons ces « satanés » avocats : « Ceci est une profession de foi émanant du tiers du corps de la magistrature marocaine, dénonçant leur système judiciaire ; ce document nous fait grâce de tout commentaire quant aux défaillances de cette justice qui a rendu un jugement contre un citoyen américain auquel la loi de son pays permet de contester tel jugement émis par une justice qui ne bénéficie pas de toutes les garanties d’indépendance et d’équité »…

Et ainsi donc, sans même entrer dans le fonds de cette affaire, les juges de la Cour Suprême de l’Etat du Texas ont invalidé le jugement rendu contre le milliardaire américain, bien que tout prouve que, effectivement, cet homme s’était rendu coupable d’escroquerie au détriment de tout un pays, lui vendant la fable du « pétrole de Talsint »… Souvenons-nous, les Marocains avaient d’ores et déjà commencé à réfléchir sur les meilleures manières de distribuer cette rente, avant qu’ils ne découvrissent la réalité, brute, brutale, abrupte et frontale… Mais comme leur justice, aux Marocains, est bien défaillante, ni indépendante, ni professionnelle, ni structurée, alors les Américains ont préféré jugé nos juges et les associés marocains…

Ce jugement texan constituera un précédent, et servira de jurisprudence à d’autres juges, dans d’autres pays, pour d’autres affaires, pour récuser les avis de la justice marocaine contre des étrangers, que ceux-ci aient raison ou non… C’est là un prix supplémentaire à payer pour les retards pris dans le processus de réforme de la justice, en plus du lourd tribut payé chaque jour par les populations marocaines.

Akhbar Alyoum


Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

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