Sahara occidental: anomalie internationale

Depuis 38 ans déjà et dans l’indifférence générale, la problématique du Sahara occidental n’est toujours pas réglée. En 1976, l’Espagne remettait ce territoire colonial au Maroc et à la Mauritanie. Depuis, et malgré de multiples résolutions onusiennes sur l’autodétermination de ses habitants, rien n’a bougé substantiellement. Fin avril, le Conseil de sécurité va discuter et voter pour la 38e fois le mandat de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso).

Le Sahara occidental, territoire historique du peuple sahraoui, est actuellement administré et de facto occupé par le Maroc depuis le départ des Espagnols. Le royaume chérifien, qui veut garder ce territoire, car il est très riche en phosphate et que ses eaux territoriales sont exceptionnellement poissonneuses, a une position assez intransigeante, tout comme l’Algérie qui, elle, défend le Polisario, le mouvement de défense du peuple sahraoui, tenant d’une indépendance totale de son territoire. Les représentants spéciaux du secrétaire général des Nations Unies ont tous tenté d’organiser un vote sur l’autodétermination. Aucun n’y a réussi. Il faut dire qu’il n’est guère aisé d’établir la liste de ceux qui auraient le droit de voter. Définir qui est sahraoui est difficile, car il s’agit d’un peuple nomade dont la culture est essentiellement orale. En outre, que faire des Marocains encouragés par Rabat à venir s’installer dans cette région? Il s’ensuit qu’à ce jour aucune liste n’a pu être établie qui aurait eu l’assentiment de toutes les parties. Un vote n’a donc jamais pu être organisé.

En 2003, James Baker, l’un des représentants spéciaux de l’ONU qui se sont succédé dans ce dossier, a préparé un plan de paix – accepté par le Conseil de sécurité – qui prévoyait une première phase transitoire de cinq ans durant laquelle le territoire jouirait d’une grande autonomie au sein du royaume marocain, après quoi un référendum serait organisé. Sur le terrain, aucune des parties n’accepta ce plan. En 2007, le Maroc proposa une solution qui garantissait une autonomie, mais au sein du royaume. Le Polisario l’a rejetée sans appel.

Les conséquences de cet immobilisme sont dramatiques pour la population sahraouie qui, en partie, se retrouve dans des camps de réfugiés au sud-ouest du territoire algérien, dans la région de Tindouf, avec des conditions de vie très difficiles. On estime qu’environ 200000 Sahraouis vivent dans les camps, tandis que 175000 sont dans les villes occupées aux côtés de 300000 Marocains. De plus, il y a des soldats marocains aux mains du Polisario, de même que des Sahraouis sont détenus par les Marocains. Dans une mission en 2013 à Alger, le président du CICR a en outre rappelé aux autorités algériennes et à celles du Polisario la nécessité de «clarifier le sort des personnes toujours portées disparues».

Etant donné les graves problèmes humanitaires dont souffrent les réfugiés, les prisonniers et les détenus, plusieurs Etats membres du Conseil de sécurité souhaitent compléter le mandat de la Minurso en y ajoutant une fonction de surveillance du respect des droits de l’homme. On ne sait si cet ajout va être accepté par le Conseil, mais surtout, après 38 ans, aucune solution politique quant au statut du Sahara occidental n’est en vue. Ce statu quo porte un grave préjudice au peuple sahraoui. La faute en est à l’indifférence internationale (par exemple, l’UE vient de signer avec le Maroc un accord de pêche portant sur les eaux territoriales du Sahara occidental), à la rivalité algéro-marocaine, à la priorité des intérêts économiques sur ceux des personnes et au manque d’unité des Sahraouis eux-mêmes. Comment ne pas s’indigner de cette inertie de bientôt quatre décennies? I

PAUL GROSSRIEDER, ancien directeur du CICR

http://www.laliberte.ch/forum/sahara-occidental-anomalie-internationale
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Panique au Makhzen



L’annonce de la prochaine visite à Rabat du Secrétaire d’État americain, John Kerry, qui intervient a quelques jours du renouvellement pour six mois du mandat de la Mission des Nations unies pour un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso), alors que les États-Unis restent en principe favorables à une extension des missions de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental, semble avoir pris de court les stratèges en chambre du Palais royal.

Pour verrouiller le dossier sahraoui en sa faveur et éviter toutes mauvaises surprises au Conseil de sécurité, le Maroc a donné la grosse artillerie en faisant agir le lobby sioniste américain qui lui est acquis et en faisant pression auprès de Washington pour que Mohamed VI se rende à nouveau auprès d’Obama et pleurer en avançant des arguments fallacieux qui ont fait long feu . D’autant que le succès de la campagne de la Pasionaria sahraouie au Congrés américain et les débats qu’elle a animés dans la capitale fédérale pour sensibiliser les responsables et élus américains aux souffrances de son peuple et à sa volonté jamais démentie d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance, ont profondément déstabilisé le Palais Royal marocain et torpillé sa propagande mensongère payée a coups de millions de dollars.

La visite de Kerry dans la capitale marocaine rend non seulement caduque la visite espérée de M6 , mais donnera lieu a une mise à plat sur les tergiversations marocaines sur la question du Sahara occidental et surtout sur les blocages délibérés de la mission du représentant spécial du SG de l’Onu, Christopher Ross. D’un autre côté le Maroc fait dans l’entrave en refusant encore une fois de plus, la visite d’une délégation officielle du Parlement européen qui devait faire une évaluation de la situation des droits de l’Homme au Maroc et au Sahara Occidental occupé. Le déplacement prévu du 9 au 12 avril prochain, et dirigé par l’eurodéputée socialiste portugaise Ana Gomes, incluait la visite des prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik, un groupe emprisonné à Rabat après avoir été condamné par un tribunal militaire marocain, et des rencontres avec les défenseurs des droits de l’Homme sahraouis, dont Brahim Dahane et Aminatou Haidar, ainsi que les familles de prisonniers et disparus sahraouis. Selon un communiqué de Willy Meyer, eurodéputé espagnol de la «Gauche unie», le groupe de députés européens dont il fait partie aux côtés de six autres, dont l’entrée dans les territoires occupés a été déjà empêchée par le Maroc l’année dernière, avait également demandé à visiter «la Prison noire d’El-Ayoun». Meyer rappelle que la mission qui devait être dépêchée au Maroc en avril prochain a été approuvée par la plénière du Parlement européen qui condamne la violation des droits de l’Homme du peuple sahraoui, et fait obligation au Maroc de libérer les prisonniers politiques sahraouis.

Selon l’eurodéputé espagnol, l’envoi de la délégation vient aussi en signe du soutien apporté par le Parlement à la mise en place d’un mécanisme international de surveillance des droits de l’Homme au Sahara Occidental, et l’appel à l’exercice effectif par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination, comme le prévoient de nombreuses résolutions de l’Organisation des Nations unies. Meyer déplore, par ailleurs, «la complicité des institutions européennes, qui accordent le droit à une relation privilégiée au sein de la politique européenne de voisinage au Maroc, alors que le régime viole les droits les plus fondamentaux du peuple sahraoui sous occupation». Le député européen rappelle que ce n’est pas la première fois que le Maroc empêche une délégation du Parlement européen de constater la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental, rappelant que lors de la dernière législature, plusieurs actions ont été entravées et reportées à plusieurs reprises. «Moi-même, j’ai été expulsé par la force trois fois de suite alors que je me rendais à El-Ayoun occupél», indique Meyer. Ce dernier relève que le régime marocain accueille cependant, à bras ouverts, les députés européens favorables à sa politique. Ainsi, de nombreuses délégations sont accueillies et bénéficient de tous les égards et les commodités pour se déplacer au Maroc et même dans les territoires occupés sahraouis.

Le député espagnol qui fait l’objet d’une campagne de dénigrement marocaine en Espagne et de journaux espagnols acquis au Maroc, grâce à des largesses financières, condamne vivement la visite effectuée récemment par une délégation de la commission parlementaire mixte UE-Maroc dirigée par l’Italien social-démocrate Pier Antonio Panzeri qui a fait le voyage à Dakhla, au Sahara occidental occupé. Meyer estime que «la visite est méprisable ; elle constitue un grave précédent de reconnaissance de l’occupation marocaine du Sahara occidental et vise à légitimer le pillage des ressources halieutiques du peuple sahraoui en contradiction avec le droit international». Pour le député européen, cette initiative «compromet les efforts déployés pour parvenir à une solution juste et durable à travers la décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique».
Mokhtar Bendib

http://lecourrier-dalgerie.com/panique-au-makhzen/
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Le Maroc et les eurodéputés : deux poids, deux mesures

A une semaine du début des négociations au Conseil de sécurité sur une nouvelle résolution sur le Sahara Occidental, les autorités marocaines essayent de brouiller les cartes en refusant encore une fois la visite d'une délégation officielle du Parlement européen qui devait faire une évaluation de la situation des droits de l’Homme au Maroc et au Sahara Occidental occupé. 

Le déplacement prévu du 9 au 12 avril prochain, et dirigé par l’eurodéputée socialiste portugaise Ana Gomes, incluait la visite des prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik, un groupe emprisonné à Rabat après avoir été condamné par un tribunal militaire marocain, et des rencontres avec des défenseurs des droits de l’Homme sahraouis, dont Brahim Dahane et Aminatou Haidar, ainsi que les familles de prisonniers et disparus sahraouis. Selon un communiqué de Willy Meyer, eurodéputé espagnol de la «Gauche unie», le groupe de députés européens dont il fait partie aux côtés de six autres, dont l'entrée dans les territoires occupés a été déjà empêchée par le Maroc l’année dernière, avait également demandé à visiter «la Prison noire d’El-Ayoun». Meyer rappelle que la mission qui devait être dépêchée au Maroc en avril prochain a été approuvée par la plénière du Parlement européen qui condamne la violation des droits de l'Homme du peuple sahraoui, et fait obligation au Maroc de libérer les prisonniers politiques sahraouis. 

Selon l’eurodéputé espagnol, l’envoi de la délégation vient aussi en signe du soutien apporté par le Parlement à la mise en place d'un mécanisme international de surveillance des droits de l’Homme au Sahara Occidental, et l'appel à l'exercice effectif par le peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination, comme le prévoit de nombreuses résolutions de l'Organisation des Nations Unies. Meyer déplore, par ailleurs, «la complicité des institutions européennes, qui accordent le droit à une relation privilégiée au sein de la politique européenne de voisinage au Maroc, alors que le régime viole les droits les plus fondamentaux du peuple sahraoui sous occupation». 

Le député européen rappelle que ce n’est pas la première fois que le Maroc empêche une délégation du Parlement européen de constater la situation des droits de l'Homme au Sahara Occidental, rappelant que lors de la dernière législature, plusieurs actions ont été entravées et reportées à plusieurs reprises. «Moi-même, j’ai été expulsé par la force trois fois de suite alors que je me rendais à El-Ayoun occupé», indique Meyer. Ce dernier relève que le régime marocain accueille cependant, à bras ouverts, les députés européens favorables à sa politique. Ainsi, de nombreuses délégations sont accueillies et bénéficient de tous les égards et les commodités pour se déplacer au Maroc et même dans les territoires occupés. L’homme politique espagnol condamne vivement la visite effectuée récemment par une délégation de la commission parlementaire mixte UE-Maroc dirigée par l'Italien social-démocrate Pier Antonio Panzeri qui a fait le voyage à Dakhla, au Sahara Occidental occupé. Meyer estime que «la visite est méprisable ; elle constitue un grave précédent de reconnaissance de l'occupation marocaine du Sahara Occidental et vise à légitimer le pillage des ressources halieutiques du peuple sahraoui en contradiction avec le droit international». Pour le député européen, cette initiative «compromet les efforts déployés pour parvenir à une solution juste et durable à travers la décolonisation du Sahara Occidental, dernière colonie d’Afrique».
Meriem Sassi

http://ds.algeriepatriotique.com/article/le-maroc-et-les-eurodeputes-deux-poids-deux-mesures#.UzgLIm84MBA.facebook
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Sahara Occidental : la vague de protestation continue

El Aaiun (Sahara Occidental) 30 mars 2014.- Des centaines de personnes ont participé depuis mercredi dans les manifestations pacifiques qui ont été organisées mercredi matin dans la ville de El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental, pour dénoncer l’occupation et les violations des droits de l’homme commises par les forces de répression marocaines.

Selon les correspondants d’Equipe Media, les manifestations ont eu lieu dans les quartiers « Pisos Rojos », Quiadat Boucraa, Lehcheicha, et les Avenues de Mezouar et Smara. Plus de 10 citoyens furent arrêtés et plus de 20 ont été blessés suite à la violente intervention de la police marocaine.

La police a pris d’assaut la maison du militant Mayara Moujahid, de 37 ans et Hajoub Khatar, de 28 qui ont été conduits au commissariat de police.

Sources: E. I. C. Poemario Sahara Libre / Equipo Mediático
Traducción: Plan de Paix au Sahara Occidental
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Maroc-France : « je taime, moi non plus »

La saga judiciaire du Maroc qui a commencé à Paris en février continue. Ses feux étaient trop puissants pour s’éteindre aussi vite. Officiellement, elle a été à l’origine d’un véritable froid diplomatique entre la France et le Maroc, mais officieusement, la question du Sahara Occidental est la véritable cause du malaise marocain. Le Maroc suspectant la France d’avoir changé sa position de défenseur inconditionnel des prétentions expansionnistes marocaines.

Paris a refusé de se mêler de la justice française jetant à l’eau l’initiative marocaine visant à empêcher la justice française de convoquer les tortionnaires marocains pour être jugés de leurs commis contre les citoyens franco-marocains. La Maroc voulait que la justice française se limite à transférer les plaintes à la justice marocaine si des autorités du Makhzen sont concernées.

Le palais royal fait semblant de contrattaquer en annonçant qu’il allait poursuivre devant la justice française les individus qui avaient accusé le chef de la DST marocaine d’actes de torture. De cette façon, le Maroc signifie à la France son mécontentement au moment où la presse marocaine accuse la France de céder aux « pétrodollars » de l’Algérie.

Ainsi Rabat a sorti toutes ses armes pour tirer contre ceux qui sont censés être ses alliés contre l’autodétermination, un principe qui s’est imposé comme seule solution durable pour le conflit du Sahara Occidental qui dure depuis plus de 38 ans.
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Des Sahraouis marchent contre Komos au Sahara Occidental


Des Sahraouis ont manifesté le 26 février contre les plans pétroliers de Kosmos Energy au Sahara Occidental occupé. Voir ici les images en haute résolution.

La compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy projette des faire des forages pétroliers au Sahara Occidental occupé au nom du gouvernement marocain. Le peuple du territoire est totalement contre. Selon les Nations Unies, toutes les explorations et les exploitations pétrolières menées dans ces conditions violent le droit international.

http://www.wsrw.org/a111x2878



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ACAT : Le Maroc tente de museler les victimes de torture

ACAT : Le Maroc tente de museler les victimes de torture


ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) - Cabinet Joseph Breham
Communiqué de presse
Pour publication immédiate

Le Maroc tente de museler les victimes de torture

Le 25 mars 2014, le ministère de l’Intérieur marocain a annoncé avoir porté plainte pour dénonciation calomnieuse à l’encontre de l’ACAT et de trois victimes de torture dont deux, Adil Lamtalsi et Ennaâma Asfari, sont soutenues par l’association. Cette démarche fait suite à des plaintes pénales pour torture déposées par l’ACAT et plusieurs victimes qui allèguent avoir subis des sévices au Maroc [1]. L’ACAT et Me Joseph Breham, avocat des victimes, dénoncent cette stratégie marocaine visant à intimider toute personne qui oserait dénoncer le phénomène tortionnaire au Maroc.

Selon Me Joseph Breham, « cette plainte n’est qu’une poursuite-baillon dont l’objectif est à la fois de faire taire les victimes et les associations qui les défendent et d’allumer un contre-feux médiatique. Nous faisons pleinement confiance à la justice française qui s’est jusqu’à présent illustrée par sa diligence et son indépendance dans le traitement des plaintes pour torture que nous avons déposées. Le sérieux du travail fourni nous rend des plus confiants quant au devenir de ces plaintes. »

« Pour chaque cas de torture pris en charge par l’ACAT, des recherches ont été effectuées pour préciser et corroborer au maximum les allégations de torture des victimes jusqu’à obtenir un dossier suffisamment solide et étayé pour qu’une plainte soit déposée », explique Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT. « La juge d’instruction française qui a décidé de convoquer M. Hammouchi, le directeur de la DST marocaine lors de son passage en France le 20 février dernier, a estimé que la plainte pour torture concernant Adil Lamtalsi était assez sérieuse et circonstanciée pour que cela justifie la convocation » [2].

La justice française, si elle choisit de poursuivre, ne pourra se prononcer sur le caractère calomnieux des plaintes pour torture déposées par l’ACAT et les victimes que lorsque celles-ci auront fait l’objet d’une décision de justice.

Contact presse :

        Pierre Motin, ACAT, 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94 pierre.motin@acatfrance.fr  
        Maître Joseph Breham, 01 53 01 92 20, jb@jb-juris.fr  

Notes aux rédactions :

        [1] Le 21 mai 2013, l’ACAT, Me Joseph Breham et Me William Bourdon ont déposé deux plaintes pénales en France pour deux ressortissants franco-marocains, Adil Lamtalsi et Mostafa Naïm, arrêtés respectivement en 2008 et 2010 par la police marocaine, et condamnés pour crime de droit commun, dans des affaires différentes. A deux ans d’intervalle, ils ont subi des sévices au centre de détention secret de Temara, aux mains de la DST marocaine jusqu’à ce qu’ils signent des aveux sous la torture. Le 20 février 2014, alors que le directeur de la DST marocaine était de passage en France, l’ACAT et Maître Joseph Breham ont adressé au parquet du pôle spécialisé dans les crimes graves une plainte pour torture sur le fondement de la compétence universelle, au nom d’Ennaâma Asfari. Ce défenseur des droits de l’homme et militant pour l’autodétermination du Sahara occidental a été torturé au Maroc en novembre 2010, avant d’être condamné injustement en 2013 à 30 ans de détention par la justice militaire sur la base d’aveux signés sous la torture. La plainte pour torture vise notamment le directeur de la DST, ainsi que des agents des Renseignements généraux marocains, des gendarmes et des policiers.
        [2] Le 20 février, à la demande de la justice française, sept policiers se sont rendus à la résidence de l’Ambassadeur du Maroc en France pour remettre une convocation au directeur général de la surveillance du territoire (DST) marocain, accusé de complicité de torture par les trois victimes défendues par l’ACAT.

http://solidmar.blogspot.com/2014/03/acat-le-maroc-tente-de-museler-les.html
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Maroc : le roi tremble

Face à la résistance héroïque du peuple du Sahara Occidental, le roi lâche qui règne au Maroc tremble et fait dans son froc. Il multiplie les faux gestes dans l’espoir de repousser l’inévitable échéance de l’élargissement des prérogatives de la MINURSO aux droits de l’homme.

Plus le mois d’avril approche, plus la diarrhée royale s'aggrave. Le voilà annonçant la réduction des prérogatives des tribunaux militaires qualifiée par l’Association des amis de la RASD de « nouvelle opération de communication » dans le but de tromper la communauté internationale avec des initiatives mensongères.

L’état d’esprit au palais royal est contagieux. Même les blogueurs qui se disent des opposant au Makhzen, tel que Ibn Kafka, Larbi, Ali Anouzla et des centaines de marocains critiques envers le régime marocain, sont envahis par un état de dépression à cause des succès accumulés par les sahraouis et par Aminatou Haidar, en particulier. 

Je serai tenté de soulager leur douleur en leur offrant des mouchoirs pour sécher leurs larmes qu’ils partagent avec le palais royal pour pleurnicher leur défaite causée par le petit peuple sahraoui qu’ils méprisent et qu’ils haïssent.

L’histoire retiendra la lâcheté de ce roi qui n’hésite pas à s’en prendre à un peuple qui a combattu le colonialisme espagnol avec bravoure. Les pires exactions sont commises dans les territoires occupés du Sahara Occidental dans le but d’affirmer l’occupation de l’ex-colonie espagnole et ainsi offrir ses richesses aux locataires de l’Elysée en échange d’un soutien pour garantir la pérennité de cette occupation illégale et de la dynastie alaouite.

L’histoire retiendra aussi la lâcheté des intellectuels marocains qui même après 40 ans de conflit avec le peuple sahraoui continuent à soutenir les thèses d’un régime sanguinaire ennemi des peuples marocain et sahraoui. 

Si les marocains ont capitulé lors des événements du Printemps Arabe, le courage des sahraouis n’a pas bougé d’un iota face à la répression marocaine et les actes de résistance ne font que s’accroître pour revendiquer les droits légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, en signe de rejet total de cette occupation que le Maroc tente de légitimer soutenu par la France et par un peuple de paumés.



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Droits de l’homme : l’Algérie interpelle le Conseil onusien sur la Palestine et le Sahara Occidental

GENEVE- L’Algérie a interpelé vendredi à Genève, le Conseil onusien des droits de l’homme sur l’état des droits de l’homme dans les territoires palestiniens et au Sahara Occidental, occultés par le rapport annuel (2013) présenté à la 25e session du Conseil.

La délégation algérienne a exprimé au haut Commissaire des Nations Unies, pour les droits de l'homme, Mme Navanethem Pillay, le "regret" de l’Algérie que son rapport "ne fasse pas état de la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés qui continuent d’interpeler la communauté internationale, en particulier le Conseil des droits de l’Homme".

"Ce constat vaut également pour la situation des droits de l’Homme au Sahara Occidental", a relevé la mission permanente algérienne après de l’ONU, qui prend part à la présente session du Conseil à laquelle l’Algérie participe en tant que membre.

La délégation algérienne a, toutefois exprimé son "appréciation" au Haut Commissaire pour son rapport "exhaustif" et lui a rendu "un hommage mérité pour son dévouement à la cause des droits de l’Homme partout dans le monde".

L’Algérie a par ailleurs, abordé d’autres aspects évoqués dans le rapport, estimant que la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels est "étroitement liée à la stabilité et à la cohésion sociale".

"L’expérience a prouvé que la pauvreté, les inégalités et les frustrations sont un terreau fertile pour l’instabilité, la polarisation et l’exclusion.

Des politiques de développement appropriées reposant sur une bonne gouvernance dans un monde plus inclusif et plus équilibré, sont requis pour une paix et une stabilité durables", a précisé un membre de la délégation algérienne qui intervenait au dernier jour de la session du HCDH.

La représentation a également affirmé que l’Algérie "entend poursuivre sa politique de promotion socioéconomique et sa coopération avec ses voisins maghrébins et du Sahel", précisant que c’etait "dans cet esprit qu’elle participe activement aux négociations en cours pour l’agenda de développement post-2015".

l’Algérie a souligné lors du débat de Haut niveau, "partager" la préoccupation de Mme Pillay sur la "recrudescence" du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance qui "commande une vigilance accrue et une action résolue pour les enrayer".

Les conséquences "désastreuses" de la crise économique et financière internationale qui "fragilise les acquis des droits de l’Homme, notamment, des plus vulnérables", plaident, de l’avis de la délégation, pour des mesures destinées à renforcer les acquis "sans perdre de vue ceux des générations futures", a affirmé la délégation.

Le HCDH a été exhorté à "suivre la montée de cette idéologie qui tend à assimiler l’Islam au terrorisme qui trouve un écho favorable auprès de partis politiques extrémistes porteurs des politiques xénophobes et discriminatoires, notamment, contre les travailleurs migrants et leurs familles".

L’Algérie a soutenu que la ratification universelle de la convention internationale sur leurs droits, constituera un "jalon important dans l’objectif visant à faire des migrants des acteurs de développement et de la diversité".

Quant à la violence et l’insécurité, la délégation algérienne a affirmé que l’Algérie "partage" la démarche du Haut Commissaire de placer les droits de l’Homme au centre des opérations de maintien de la paix et faire en sorte qu’ils figurent dans toutes les missions de maintien de la paix, notamment, pour celles d’entre elles ou cette disposition a été ignorée.

Elle a également réaffirmé son appui à la coopération établie par le HCDH avec les autorités maliennes et la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, en vue du rétablissement de l’état de droit et de l’unité nationale ainsi que de la relance du processus de développement, qui "concourent" au respect des droits de l’Homme.

Abordant la situation qui prévaut en République Centrafricaine, l’Algérie a émis l’espoir que la nomination d’un expert indépendant sur la situation des droits de l’homme dans ce pays, "déchiré par des conflits interconfessionnels", puisse contribuer à enrayer les violations "massives" des droits de l’homme et améliorer la protection des droits des citoyens.

La 25e session du Conseil des droits de l’Homme s’est ouverte le 3 mars et se termine vendredi.

Dans son rapport annuel, le Haut Commissaire avait relevé que les droits de l'homme "sont maintenant plus fortement préconisés par la société civile" et sont devenus "de plus en plus au centre de l'action de paix et de sécurité".

Elle avait souligné "l'universalité, l'indivisibilité et l'interdépendance" des droits de l'homme, et que "aujourd'hui, la tâche de protéger et promouvoir les droits de l'homme est aussi vitale qu'il y a vingt ans".

Le Haut Commissaire avait soulevé beaucoup de questions liées aux droits de l’Homme, et nommé plusieurs pays qui connaissent des conflits, sans jamais citer les territoires palestiniens occupés, ni la Sahara Occidental.

APS, 07/03/2014
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Campagne marocaine contre l’Algérie : Alger appelle Rabat à la retenue

"La question du Sahara occidental est « un problème de décolonisation dont le règlement est pris en charge par les Nations unies pour essayer de trouver une solution politique mutuellement acceptable qui permette au peuple sahraoui d’exprimer librement son destin ». Interrogé sur la nouvelle tournée de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, dans la région, M. Bouguerra a indiqué que M. Ross dit, qu’après cinq ans qu’il est en charge de ce dossier, « il ne progresse pas ». « Après cinq ans, l’Algérie comprend sa frustration. M. Ross dit qu’il ne progresse pas et estime qu’il était temps de changer de méthodologie dans son travail », a-t-il expliqué.


M. Bouguerra a expliqué que l’Algérie « a toujours fait l’effort d’inscrire sa relation avec le Maroc dans le cadre d’un processus graduel de normalisation et de restauration ». « Malheureusement, nos frères marocains n’étaient pas au rendez-vous de cette volonté et de cette disponibilité », a-t-il regretté

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bouguerra, a appelé, mercredi dernier, le Maroc à la « retenue » et la « sagesse » suite aux campagnes « excessives » menées par des responsables politiques, des partis politiques et des médias marocains contre l’Algérie. « Nous espérons que nos frères marocains reviennent vers cette retenue et cette sagesse (à) et que cessent les campagnes marocaines qui tendent à être excessives à travers les déclarations de partis politiques et d’associations, de médias publics et privés et de certains responsables politiques », a indiqué M. Bouguerra qui était l’invité de l’émission « Sur le fil » de la chaîne de télévision nationale Canal Algérie. 

Affirmant que les relations entre l’Algérie et le Maroc « ne sont pas au niveau requis et souhaité », M. Bouguerra a expliqué que l’Algérie « a toujours fait l’effort d’inscrire sa relation avec le Maroc dans le cadre d’un processus graduel de normalisation et de restauration ». « Malheureusement, nos frères marocains n’étaient pas au rendez-vous de cette volonté et de cette disponibilité », a-t-il regretté, rappelant qu’en dépit de la récente violation de l’enceinte consulaire algérienne à Casablanca et la profanation de l’emblème national le jour de la fête nationale, l’Algérie « a su garder la sérénité, la retenue et la sagesse nécessaires ». 

S’agissant de la demande insistante du Maroc pour la réouverture de la frontière avec l’Algérie, M. Bouguerra a indiqué que « nous avons déjà essayé, en 2000, 2005 et 2011 de travailler dans un processus graduel, car nous voulions résoudre tous les problèmes qui existent au plan bilatéral avant d’aller vers cette perspective ». 

S’agissant de la contrebande de la drogue à la frontière avec le Maroc, M. Bouguerra a affirmé que « l’Algérie voudrait traiter ce problème dans le cadre d’une coopération bilatérale de voisinage, car, a-t-il dit, c’est la manière la plus sage de le régler ». 

A propos de l’Union du Maghreb arabe, M. Bouguerra a déploré le fait que Rabat conditionne la reprise des activités de l’Union, au titre des sommets, « par un problème à la limite bilatéral », estimant que le Maroc « fait fausse route » en agissant ainsi. Il a rappelé que la question du Sahara occidental est « un problème de décolonisation dont le règlement est pris en charge par les Nations unies pour essayer de trouver une solution politique mutuellement acceptable qui permette au peuple sahraoui d’exprimer librement son destin ». Interrogé sur la nouvelle tournée de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, dans la région, M. Bouguerra a indiqué que M. Ross dit, qu’après cinq ans qu’il est en charge de ce dossier, « il ne progresse pas ». « Après cinq ans, l’Algérie comprend sa frustration. M. Ross dit qu’il ne progresse pas et estime qu’il était temps de changer de méthodologie dans son travail », a-t-il expliqué.

Horizons, 08/03/2014




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France-Makhzen : scène de ménage

Le Makhzen sait le rôle important qu’il joue dans le dispositif néocolonialiste français et le besoin qu’a l’Elysée de disposer d’un pied à terre en Afrique du nord et d’une porte d’entrée sur l’Afrique. Il sait aussi que la stabilité du trône depend du soutien français, notamment dans l’affaire du Sahara occidental. 

par Ahmed Dalfaoui

Depuis quelques jours, il est question d’une supposée crise diplomatique entre la France et le palais royal marocain. Du moins, c’est ce que la presse des deux pays, semble vouloir faire accroire. L’origine des choses a été le fait qu’une magistrate, Sophie Kheris, qui ne faisait que son travail, a dépêché, le 20 février dernier, des policies pour interpeller un officiel marocain, au siège de l’ambassade de son pays en France. Elle avait été alertée de sa présence, étant donné qu’elle instruisait des plaintes à son encontre. Le monsieur était venu se réunir avec des homologues français, portugais et espagnols, autour de questions de sécurité. Tiens… ! Toujours est-il que cela n’a pas du tout plu au Makhzen. On sait que François Hollande, le president français, a appelé le monarque marocain, sans lui donner les « explications » qu’il faut et pour on ne sait donc pas quel conciliabule. Ce qui a fait que Mohamed VI a donné l’ordre de sortir le grand jeu, au point d’organiser une manifestation de plusieurs milliers de personnes devant l’ambassade de France à Rabat. Fait qui a eu pour réaction française de faire en sorte que trois ministres français, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Laurent Fabius, appellant leurs homologues marocains, Abdelilah Benkirane, Mohamed Hassad et Salaheddine Mezouar. Là aussi on ne sait pas ce qu’ils ont bien pu se raconter, sachant au moins une réalité, c’est que jusqu’à prevue du contraire en France, la justice n’obéit qu’à ellemême.

C’est ce qu’ont pu dire les Français aux vizirs de sa majesté. Ces derniers vont réagir comme ils le peuvent... Ils vont interdire de visite au Maroc Nicolas Hulot, l’écologiste, qui doit se demander en quoi il peut être concerné, ignorant qu’il est de la culture makhzénienne. Par dépit et ne pouvant mieux, ils vont aussi suspendre les accords de cooperation judiciaire en expliquant la mesure par un communiqué dont voici la teneur : « Puisque les Français nous indiquent que le problème ne concerne que leur justice et que leur justice est indépendante, bref qu'ils n'y peuvent rien et que cela risque de se reproduire, notre riposte se situe donc sur le terrain judiciaire ».

Et les relations partent en vrille. Certains médias sautent sur le filon, propice à l’audimat, et des «mots» qui font mal fusent. Le malaise est patent chez les officiels français qui n’ont pas le pouvoir d’un monarque absolu sur leur pays. D’autant, qu’euxmêmes, n’ont que du mépris vis-à-vis de lui. Preuve en est donnée, à ce propos, par une petite phrase qu’aurait prononcée, en 2011, l'ambassadeur de France auprès de l'ONU, Gérard Araud : « Le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort tous les soirs, dont on n'est pas particulièrement amoureux, mais qu'on doit défendre ». Une phrase qui exprime à la perfection les relations entre deux partenaires interdépendants. Le Makhzen sait le rôle important qu’il joue dans le dispositif néocolonialiste français et le besoin qu’a l’Elysée de disposer d’un pied à terre en Afrique du nord et d’une porte d’entrée sur l’Afrique. Il sait aussi que la stabilité du trône depend du soutien français, notamment dans l’affaire du Sahara occidental. La France sait que le Makhzen est un supplétif précieux, y compris sur le plan économique. Lui qui a saigné son trésor public pour offrir à l’industrie française le juteux marché du TGV Tanger-Marrakech…au détriment d’autres projets infiniment plus utiles et plus pressants. Parions donc que la « crise » actuelle n’est qu’une scène de ménage sans lendemain.

Les Débats, 08/03/2014
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Immigration : la grande offensive marocaine

Plus le rendez-vous de la réunion du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental approche, plus le Maroc multiplie les attaques contre les deux villes espagnoles de Ceuta et Melilla.

Jamais ces deux enclaves n’ont connu une offensive pareille dans un lapse de temps si court. Et le timing est révélateur. L’Envoyé Personnel de l’ONU pour le Sahara Occidental se trouve dans la région pour la deuxième fois en moins de trois mois dans le but d’obtenir des résultats concrets dans les négociations à présenter dans le rapport qui sera rendu au Conseil de Sécurité fin avril. 

Au moment où il est accueilli, à Alger, par le ministre algérien des affaires étrangères et le premier ministre et par le ministre des affaires étrangères mauritanien à Nouakchott, à Rabat il n’a pu rencontrer que le Secrétaire Général du Ministre des affaires étrangères. Ce qui, selon certaines sources, signifie qu’il n’est pas le bienvenu au Maroc. 

La volonté de la communauté internationale de mettre fin à ce conflit qui dure depuis 38 ans a été clairement exprimé par l’ambassadeur Ross. Les USA et la France sont unanimes sur cette question. Raison pour laquelle les autorités marocaines ont senti un changement dans la position française. Rabat sait pertinemment que Paris n’est plus prête à défendre ses dépassements en matière de violations de droits de l’homme. 

Au Maroc, ils sont conscients aussi que la solution ne peut être au détriment de la légalité internationale, ni au détriment des aspirations du peuple sahraoui, alors que les marocains sont prêts à commettre un génocide pour réaliser leur desseins hégémoniques dans la région.

La carte du terrorisme n’est plus valable. Elle a été épuisée par le gouvernement marocain. La Guerre Froide n’est plus depuis plus de 30 ans. Il n’y a pas de tortures à délocaliser. La seule carte qui reste au Maroc pour rappeler les services rendus à l’Espagne, la France et le reste des pays européens, c’est la carte des subsahariens qui se trouvent sur le sol marocain.
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Le cauchemar de Mohammed VI n’est pas fini

Dans cette histoire entre la France et le Maroc, ce qui fâche les couards de Mohammed VI n’est pas ce qu’ils disent. Ils ont méprisé le peuple marocain au point de déclarer que la tournée de leur roitelet dérange la France, alors que tout le monde sait que c’est la question du Sahara Occidental qui se trouve derrière leurs atermoiements. 

Pourquoi le coup de fil du président François Mitterand n’a pas suffi à calmer l’esprit de cette bande de chiens enragés ? Parce que le gouvernement français refuse de s’immiscer dans les affaires de la justice française. Et le ministre des affaires étrangères l’a bien laissé entendre dans sa dernière sortie sur l’affaire.

Laurent Fabius a parlé de « dysfonctionnement » mais il a clairement signalé que « la justice en France est indépendante et donc il faut en tenir compte.» Et c’est cela qui dérange le Makhzen. C’est un message clair destiné aux tortionnaires marocains, ministres et non ministres, que la France réclame être le berceau des droits de l’homme, intervient en Centrafrique et en Syrie au nom des droits de l’homme et ne peut plus se permettre de défendre les caprices du régime marocain au Conseil de Sécurité où la diplomatie française bloque l’élargissement du mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l’homme.

L’Elysée l’a souvent répété. La France soutient les efforts de l’Envoyé Personnel de l’ONU pour le Sahara Occidental et c’est le Maroc qui empêche ces efforts d’aboutir à une solution conforme à la Charte de l’ONU et au droit international.

La lâcheté des marocains a été mise à nu par la capacité de résistance des sahraouis. Ils se croyaient encore à l’époque de la Guerre Froide où les alliés étaient récompensés avec un soutien inconditionnel. Aujourd’hui, ils se sont rendus compte qu’ils n’étaient pas des alliés, mais une « maîtresse qui n’est pas particulièrement aimée mais défendue ».

Du jour au lendemain la troupe de Mohammed VI se trouve salie par le sperme des français. Les sujets du roi des pauvres cherchent une loque pour se nettoyer le derrière des éjaculations de l’allié historique. 

Et le feuilleton continue. Un autre citoyen français vient de porter plainte contre le ministre marocains de la justice. Le pauvre malheureux a passé presque deux ans en prison au Maroc après avoir été victime d'une tentative d'escroquerie.
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Autodétermination du peuple sahraoui: le Conseil de sécurité appelé à promulguer des résolutions "exécutoires"

Boudjemaa Souileh a dénoncé "les politiques discriminatoires" pratiquées par certains Etats et organisations "influentes" à l'égard des droits de l'Homme au Sahara Occidental dans un contexte de "mondialisation" de ces droits.


ALGER - Boudjemaa Souileh, professeur de Droit international et membre du Conseil permanent des juristes arabes, a indiqué lundi à Alger que le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) est appelé à promulguer des résolutions "pertinentes et exécutoires" concernant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, "au lieu de recourir à la politique de tergiversation".

Au cours d'une rencontre avec la presse tenue au centre d'information sahraoui consacrée à la politique française dans la région et à la question du Sahara occidental sur fond de tension dans les relations franco-marocaines, M. Souileh a appelé le Conseil de sécurité à adopter des résolutions qui contraignent la partie marocaine à accepter l'organisation d'un référendum par lequel le peuple sahraoui décidera de son sort conformément à la légalité internationale".

L'ancien président de la commission des relations extérieures du Conseil de la Nation a ajouté que le principe de l'autodétermination "est malmené, car tous les rapports émanant des organisations onusiennes, des agences spécialisées, des organisations gouvernementales et non gouvernementales qui soutiennent ce droit (autodétermination) soulignent les violations des droits de l'Homme au Sahara occidental par les autorités marocaines alors que ces rapports ne renferment aucun caractère exécutoire et légal.

Par ailleurs M. Souileh s'est interrogé sur les raisons réelles qui sont à l'origine des tergiversations et du laxisme observés dans l'application des décisions onusiennes relatives à l'autodétermination du peuple sahraoui, faisant fi de ce qui est énoncé dans le droit international et les chartes relatives aux droits de l'Homme.

L'intervenant a également dénoncé "les politiques discriminatoires" pratiquées par certains Etats et organisations "influentes" à l'égard des droits de l'Homme au Sahara Occidental dans un contexte de "mondialisation" de ces droits.

Le juriste n'a pas manqué de rappeler au cours de la rencontre l'absence de "toute tutelle légale" du Maroc sur le Sahara occidental, ajoutant que "la seule qui existe est celle du Front Polisario, représentant unique et légitime du peuple sahraoui".

Il a évoqué à ce propos le dernier rapport du Département d'Etat américain sur la situation des droits de l'Homme dans le monde rendu public jeudi dernier et dans lequel les Etats-Unis condamnaient les violations par le Maroc des droits de l'Homme au Sahara occidental.

Ce rapport qualifie la situation au Sahara occidental de "problème grave" et dénonce les violences physiques et autres pratiques répressives visant à faire "avorter" les revendications liées à l'indépendance et à l'autodétermination.

A cet effet, M. Souileh a affirmé que la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental) "ne dispose toujours pas d'un mécanisme de contrôle des droits de l'Homme" en dépit des prérogatives qui lui sont dévolues dans ce domaine.

Pour sa part, l'ambassadeur sahraoui à Alger, Brahim Ghali a affirmé que les résolutions de l'Onu "doivent inclure des sanctions pour amener le Maroc à se conformer à la légalité internationale et à coopérer avec l'Onu et avec la partie sahraouie pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination".

Le diplomate sahraoui a indiqué que "le règlement de la question sahraouie passe par une consultation démocratique du peuple sahraoui lors de laquelle il décidera de son sort", ajoutant que "toutes les autres propositions restent sans effet et ne sont pas à même d'instaurer la paix et la stabilité dans la région nord-ouest de l'Afrique".

M. Ghali a indiqué que l'escalade et la provocation marocaines envers la France "est un geste par lequel le Maroc anticipe les débats au Conseil de sécurité prévus fin avril prochain".

Evoquant le communiqué commun publié après la visite du Premier ministre français en Algérie, l'ambassadeur sahraoui a fait état d'une évolution "relative" dans la position française concernant du moins, a-t-il dit, "l'attachement à l'autodétermination et à la légalité internationale au Sahara occidental".

La position française "fait peur au Maroc et lui fait sentir que la France laissera passer le prochain projet de résolution au Conseil de sécurité, a-t-il indiqué, soulignant que le Maroc veut exercer des pressions sur la France et l'amener à dialoguer pour maintenir sa position adoptée lors de précédentes réunions sur le Sahara occidental".

Le diplomate a mis l'accent sur la politique d’"escalade" du Maroc, notamment à travers la visite effectuée par le roi du Maroc Mohamed VI au Mali, "pour tenter d'avoir un rôle central dans la région".

Le Maroc "ne détient pas en réalité les moyens matériels, économiques, politiques et géographiques qui lui permettent d'assumer ce rôle, et pour cela il tend à entraver les efforts algériens visant à préserver l'unité du Mali et à régler les problèmes des Maliens", a-t-il précisé.

Il a salué le rôle "important" de l'Algérie en tant que force régionale et africaine, raison pour laquelle la partie marocaine tente de "perturber" ses démarches louables.
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Lamamra reçoit l'envoyé personnel du SG des Nations unies pour le Sahara occidental

ALGER- Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a reçu dimanche à Alger l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross.

M. Ross effectue une tournée dans la région pour préparer une rencontre entre le Front Polisario et le Maroc en vue de relancer les négociations pour la décolonisation du Sahara occidental.

L'envoyé onusien avait effectué une tournée dans la région durant les deux dernières semaines du mois de janvier 2014. 

Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France.

http://www.aps.dz/fr/les-breves/breves-algerie/1946-lamamra-re%C3%A7oit-l-envoy%C3%A9-personnel-du-sg-des-nations-unies-pour-le-sahara-occidental
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Témoignage TAKI EL MACHDOUFI ancien prisonnier politique sahraoui de Gdeim izik

Je soussigné, Taki El Machdoufi, né le 23 novembre 1985 à Tan Tan, certifie la véracité des faits suivants pour y avoir assisté personnellement.
Pendant les 14 jours précédant le démantèlement du camp de Gdeym Izik, j’ai travaillé au sein du service de sécurité du camp.

Le 8 novembre 2010, je me trouvais dans le camp. Nous avons entendu des bruits d’hélicoptères et des cris de haut-parleurs et nous avons eu peur. J’ai tenté de fuir vers la ville, mais j’ai été arrêté par une douzaine de gendarmes en tenue et armés de bâtons. Ils ont commencé à me rouer de coups de poings, de coups de pieds et de coups de bâton.

Ils m’ont embarqué dans leur voiture. Sur le trajet de 20 minutes vers la gendarmerie, ils ont continué à me frapper. J’ai reçu un coup de crosse sur la tête et un autre sur l’oreille gauche.

Au sein de la gendarmerie, j’ai été détenu avec une centaine d’autres sahraouis. Nous étions répartis dans deux pièces, l’une d’environ 9 m2, l’autre en forme de couloir d’environ 1m sur 4m. Parmi mes codétenus se trouvaient cheikh banga, Mohamed Bani et Mohamed El-Ayoubi.

Nous avons tous été torturés par des gendarmes. Ils ne s’appelaient pas entre eux par leurs noms si bien que je ne sais pas qui m’a torturé.

Ils ont versé sur mon corps de l’eau sale et de l’urine, m’ont frappé avec des bâtons sur toutes les parties du corps et surtout la tête, m’ont insulté et menacé de viol. J’avais les yeux bandés pendant les sessions d’interrogatoire. Nous manquions de nourriture et d’eau. Sous la torture, les agents m’ont forcé à apposer mes empreintes sur des feuilles dont je n’ai pas pu lire le contenu.

Le jeudi 11 novembre, vers 20h, avec Mohamed El-Ayoubi et six autres codétenus, nous avons été conduits au tribunal dans un camion militaire. Arrivés au tribunal, les six autres codétenus ont été sortis du camion, mais Mohamed El-Ayoubi et moi avons dû y rester, jusqu’à environ 9h le lendemain matin.

Le vendredi 12 novembre au matin, nous avons été ramenés à la gendarmerie. J'ai été mis à part avec trois autres détenus, Cheikh Banga, Mohamed Bani et Mohamed El Ayoubi. Puis nous avons été rejoins par deux autres détenus qui ne faisaient pas partie de notre groupe et que je ne pouvais pas voir car j'avais les yeux bandés. J'ai su que c'était Naâma Asfari et Mohamed Bourial car lorsque les agents s’éloignaient, nous pouvions murmurer.

Puis on nous a fait monter de force dans un 4x4 de la gendarmerie, toujours menottés et les yeux bandés et on nous a conduits à l'aéroport comme on l'a découvert par la suite. Le transfert a été rapide. J’ai su que Naâma Asfari était avec moi lorsque j’ai entendu son nom prononcé dans la voiture.

Vers 13h30, chacun de nous a été escorté jusqu’à l’avion par deux agents qui nous tenaient par le bras. Nous sommes montés avec les agents à bord de l’avion et on nous a couchés à plat ventre sur le sol. L'avion a décollé. Pendant environ 1h30 à 2h de trajet, les agents et les détenus sont restés silencieux et les agents nous ont frappés sur tout le corps et sur le visage avec leurs brodequins. L'avion a atterri à l’aéroport militaire de Kénitra comme on l’a appris par la suite. Puis nous avons été conduit directement au tribunal militaire de Rabat, à bord d’un 4x4.

On nous a emmenés dans la salle du Tribunal en nous bousculant et en nous insultant : «Polisario, sales Sahraouis, séparatistes, indépendantistes, vous avez dépassé les bornes... »

Nous sommes ensuite passés l’un après l’autre devant le juge d’instruction, le Colonel Bakaali. J'étais le quatrième à passer. Avant d’entrer dans son bureau, on nous a enlevé le bandeau et les menottes. Il m’a dit les charges qui pesaient contre moi et m’a demandé si j’étais impliqué. J’ai nié toutes les accusations. J'avais du sang sur la tête, sur ma figure et sur mon t-shirt depuis le premier ou deuxième jour de torture. Malgré cela, le juge n'a posé aucune question sur les sévices subis.

En sortant du bureau on m'a remis le bandeau et les menottes et les agents m'ont ramené dans la salle du Tribunal en silence.

Vers 22h30, après être tous passés devant le juge, nous sommes sortis du tribunal et avons été conduits en prison, mais nous ne savions pas laquelle, Nous avons su que nous étions détenus à Salé seulement 12 jours plus tard, grâce à l'assistant social de la prison. Il était venu nous voir pour nous poser des questions sur notre situation familiale et nous avions alors vu le nom de la prison sur les papiers qu'il avait dans la main.

Nous avons passé la première nuit derrière le deuxième portail, couchés par terre dans la cour, les mains menottées par derrière et accrochées au le grillage, les yeux bandés sans avoir bu ni mangé depuis le vendredi matin.

Le lendemain matin, le samedi, à 9h, on nous a emmenés nous doucher dans une douche collective. C'est à ce moment là que nous nous sommes découverts mutuellement et c'est la première fois que j’ai vu Naâma, car je ne le connaissais pas auparavant. Comme nous tous, Naâma présentait des traces de torture sur le corps, sur le visage, la tête et le dos. J’avais moi aussi des traces au niveau de la tête, du visage, principalement à gauche du front, ainsi qu’en bas de jambes. Nous n’avons pas pu prendre de douche pendant les deux mois qui ont suivi.

On nous a ensuite donné une tenue de détenus et on nous a mis chacun dans une cellule. El Yacoubi, était vieux et très fatigué et partageait une cellule avec 3 autres détenus Bani Mohamed, Hassan Dah et Deich Daf. Les autres étaient seuls dans leur cellule.

Les premiers mois de la détention se sont déroulés de la façon suivante :

Des gardiens étaient présents en permanence et nous punissaient s’ils nous entendaient parler.

Nous prenions le déjeuner chacun dans sa cellule, des haricots secs. On nous interdisait de parler entre nous à travers les murs. Après deux mois de détention, nous avons pu nous doucher. Quand nous nous croisions en allant à la douche, une fois par semaine, pendant 15 minutes le vendredi, c'était la fête. Nous nous parlions tout doucement.

A partir du deuxième mois, nous avions droit à deux promenades de 5 minutes par jour, une le matin et une le soir. Cette promenade se déroulait à l’intérieur, dans le couloir longeant les cellules. Nous étions sortis séparément et ne pouvions donc pas nous voir. Pendant les 15 premiers jours, nous sommes restés pieds nus.

Après cinq mois de détention et une grève de la faim de 19 jours, nous avons obtenu le droit à une promenade à l’extérieur.

La cellule de Naâma était juste à côté de la mienne et, malgré la surveillance des gardiens, nous avons pu nous parler un peu. Il m’a notamment raconté toutes les tortures subies pendant sa garde à vue.

Le 22 novembre deux autres détenus sont arrivés : Abderrahman Zayou et Lamine Hadi Mohamed.

Pendant 5 mois, c'est à dire jusqu'à la grève de la faim en avril 2011, nous avons été seuls, et nous avons subi des tortures psychologiques. Les gardiens de la prison rentraient la nuit nous mettaient les menottes, nous fouillaient. Il était interdit d'ouvrir la fenêtre. Nous étions privés de promenade et ne voyions donc jamais le soleil.

J’ai pu recevoir pour la première fois la visite d’un membre de ma famille, mon frère en l’occurrence, qu’un mois après mon arrestation.

Quand les familles étaient autorisées à nous rendre visite, elles ne pouvaient apporter que des desserts. Il était interdit de mettre des vêtements civils sauf quand venaient les avocats, les familles ou le juge d'instruction.

La Commission du Tribunal Militaire a visité notre quartier de détention. Lors d'une de ces visites, j'ai dit au Commandant que nous avions besoin de soleil. Il m'a répondu : «La prochaine fois, je t'en apporte dans un sac en plastique».

Nous étions privés de tous les droits.

Je sais que ce témoignage est effectué pour être produit en justice.

Fait à , le

Signature : TAKI EL MACHDOUFI
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— con Elmachdoufi Taki.

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Violations des droits de l’Homme à l’égard des Sahraouis : Washington critique le Maroc

Les Etats-Unis ont, de nouveau, dénoncé la violation par le Maroc des droits de l’Homme au Sahara occidental occupé à l’encontre des Sahraouis, en qualifiant la situation de «grave problème» incluant non seulement la violence physique mais aussi d'autres moyens coercitifs pour «étouffer» les revendications indépendantistes et le droit à l’autodétermination. 

«Le plus important problème des droits de l'Homme spécifique aux territoires sahraouis réside dans les restrictions pratiquées par le gouvernement marocain contre les défenseurs sahraouis des libertés civiles et des droits politiques», a souligné le département d’Etat dans son rapport mondial sur la situation des droits de l’Homme publié jeudi. 

Le département de John Kerry a décrit la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental à travers douze (12) pages de ce rapport mondial, dans lequel il a tenu à préciser que le mandat de la Mission des NationsUnies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) ne comprend, toujours pas, le mécanisme de surveillance des droits de l'Homme. «L'impunité généralisée (des forces de l'ordre marocaines) existe et des poursuites ne sont pas engagées contre ceux qui violent les droits de l'Homme des Sahraouis», a relève le rapport américain. 

Par ailleurs des dizaines de Sahraouis et représentants d’associations françaises de soutien à la cause sahraouie se sont rassemblés avant-hier à Paris, sous une pluie battante, à proximité du Quai d’Orsay, lieu symbolique de la diplomatie française, pour interpeller la France à changer d’attitude sur le conflit du Sahara occidental et soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. 

Les manifestants ont ainsi appelé le gouvernement français à faire pression sur le pouvoir marocain pour l’amener à mettre fin à sa politique répressive contre le peuple du Sahara occidental et cesser d’ignorer les droits légitimes du peuple sahraoui, «sacrifiés au nom de son amitié avec le Maroc». 

Arborant des pancartes et exprimant leur vive colère, les manifestants réclamaient la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans les geôles marocaines, l’arrêt de la répression et l’inclusion dans le mandat de la Mission de l’Onu (Minurso) d’un mécanisme international de protection des droits de l’Homme au Sahara occidental occupé illégalement par le Maroc depuis 1975. 

''Pas de légitimité aux tribunaux militaires '', '' Une seule solution arrêtez l’occupation'', '' Maroc assassin'', ''Maroc complice'', '' repose en paix chahid, nous poursuivrons la lutte'', criaient les manifestants, brandissant fièrement l’emblème de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). 

Actuellement, 72 militants sahraouis sont détenus dans les geôles marocaines et des dizaines d’autres sont en liberté provisoire dans l’attente de leur jugement. Ils sont 23 défenseurs des droits de l’Homme, à être détenus depuis 2010 à la prison de Salé, suite au violent démantèlement du camp de protestation de Gdeïm Izik , installé dans le désert par plus de 20 000 Sahraouis pour défendre leurs droits politiques, économiques et sociaux, piétinés par le gouvernement marocain.

L'Actualité, 01/03/2014




A cause du veto de la France au Conseil de Sécurité, la MINURSO (mission de l'ONU au Sahara Occidental) ne peut rapporter sur la situation des droits de l'homme dans cette dernière colonie africaine.
En vue de mettre fin à cette anomalie, nous vous prions de bien vouloir signer cette pétition adressée à Ban Ki-moon pour demander l'élargissement du mandat de la MINURSO pour la surveillance des droits de l'homme : 

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Ban_Kimoon_Elargir_les_competences_de_la_MINURSO_pour_la_supervision_du_respect_des_dr/?copy

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