La frontière sera rouverte lorsque les conditions, connues de nos voisins, seront réunies. Pas avant (Amar Belani)

Amar Belani : «L’interview de Mbarka Bouaida est une bouillie de contrevérités pétrie de mauvaise foi»


Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères répond aux mensonges de la ministre marocaine déléguée des Affaires étrangères, Mbarka Bouaida, qui déclare dans une interview au site afrik.com, que les réfugiés syriens «ont été expulsés par l’Algérie». 

La ministre marocaine, qui a déformé complètement les faits, estime, par ailleurs, que «les autorités algériennes ne prennent pas leurs responsabilités et n’assument pas le fait d’avoir refoulé des réfugiés syriens à la frontière marocaine». 

Pour Amar Belani, «il faut être sérieux. Cette interview est une bouillie de contrevérités pétrie de mauvaise foi. Les prétendues opérations d'expulsion de ressortissants syriens par les autorités algériennes vers le territoire marocain participent d'une grossière mise en scène qui ne trompe personne. 

Et cette énième opération d'intox trouve, tout naturellement, sa place dans la longue et regrettable série de provocations à l'égard de notre pays». Au sujet de la convocation de l’ambassadeur d’Algérie à Rabat par le Makhzen, M. Belani s’est dit attristé par l’instrumentalisation de la détresse des réfugiés syriens par les autorités marocaines : «Bien entendu, nous avons vivement protesté contre la convocation abusive de notre ambassadeur et nous avons fermement rejeté les allégations, préfabriquées et politiquement motivées, mises en scène par nos voisins. 

En fait, ce qui nous désole le plus dans cette cabale sournoise, c'est que l'on soit réduits à utiliser, sans état d'âme, la détresse des êtres humains dans le cadre de calculs politiques qui s'avéreront, encore une fois, totalement vains.» 

En réponse à l’appel du pied de la ministre marocaine qui saupoudre la énième demande de son pays à l’Algérie de rouvrir la frontière avec des formules cauteleuses, en soulignant que «l’Algérie est une nation sœur du Maroc avec laquelle nous partageons une éducation culturelle et familiale commune, et des intérêts communs», le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères a confirmé à Algeriepatriotique que «la frontière sera rouverte lorsque les conditions, connues de nos voisins, seront réunies. Pas avant».
Karim Bouali

L'ONU se dit un ''partenaire indéfectible'' de l'Afrique

Le vice-Secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson, a réitéré jeudi le soutien indéfectible des Nations Unies à l'Afrique et a souhaité un approfondissement du partenariat avec l'Union africaine (UA), rapporte l'ONU. 
''Alors que le reste du monde s'efforce de sortir de la crise économique, nous nous rencontrons à un moment de progrès et de croissance économique impressionnante en Afrique'', a souligné M. Eliasson lors des travaux du 22e sommet de l'UA à Addis-Abeba.
Néanmoins, a-t-il soutenu, ''il faudrait que cette croissance se traduise par un développement économique transformatif, avec plus d'emplois, une plus grande égalité et de meilleures conditions de vie'', et ajoutant que les Nations Unies sont le ''partenaire indéfectible'' dans la poursuite de cet objectif.
Le vice-Secrétaire général a souligné que l'objectif des Nations Unies était d'approfondir son partenariat avec l'architecture de paix et de sécurité de l'Union africaine.
Il a évoqué plusieurs crises actuelles sur le continent africain, notant des résultats positifs en République démocratique du Congo, au Mali et en Somalie, mais a fait part de l'inquiétude que suscitent les crises au Soudan du Sud et en République centrafricaine.
M. Eliasson a salué l'initiative prise par l'Union africaine de créer une commission d'enquête sur les violations des droits de l'homme commises lors du conflit au Soudan du Sud.
S'agissant de la République centrafricaine, il a estimé que la priorité immédiate devait être de soutenir la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) qui, selon lui, manque sérieusement de fonds. 




Algérie-Maroc : la rupture en marche…

“Le Makhzen (l’État marocain et ses institutions) s’est rendu coupable d’une énième provocation à l’encontre de l’Algérie. Ces agissements sont ceux d’un pays ennemi et non pas d’un pays frère. Par conséquent, l’Algérie doit prendre une position ferme pour mettre définitivement fin à ces provocations. A mon sens, il faut rompre les relations diplomatiques”.

En prononçant un discours aussi sec que radical, Me Farouk Ksentini, a-t-il exprimé tout bas ce que le gouvernement algérien envisage tout haut ? Sans doute que les propos fermes du président de la commission nationale des droits de l’homme ne sont pas le fruit d’un simple coup de gueule très personnel.

La teneur diplomatique de ce violent réquisitoire semble inspirée par les hautes autorités du pays qui ne supportent plus l’infinie haine royale à l’égard de l’Algérie. En l’occurrence, Alger aura longtemps encaissé les coups qui lui viennent de son voisin sans qu’elle ne se départisse de sa volonté de régler les contentieux bilatéraux par la voie diplomatique.

Mais il se trouve que Rabat semble prendre la sagesse algérienne pour de la faiblesse, en témoigne les déclarations successives aussi haineuse les unes après les autres des responsables marocains. La ligne rouge a été franchie en septembre dernier quand un énergumène stipendié par le roi a commis l’irréparable en arrachant le drapeau algérien du haut du siège du Consulat d’Algérie à Rabat.

Un geste sauvage commis sous les yeux amusés des policiers de sa majesté qui se délectaient de ce forfait indigne d’un pays “frère et voisin”. Preuve de sa volonté de poursuivre sa croisade contre l’Algérie, le makhzen ne s’est même pas excusé de cet acte idiot et odieux qu’il a relegué au rang de fait divers. L’auteur de cette violation d’une enceinte diplomatique, s’en est même sorti avec trois mois de sursis !

Ksentini en porte-voix

Autrement dit, le message est clair : cet “attentat” contre le Consulat d’Algérie à Rabat est directement téléguidé par le roi et sa Cour. Depuis, Alger semble avoir compris définitivement qu’il est illusoire d’essayer de faire entendre raison à un voisin vraiment encombrant.

La causticité des réactions algériennes par la voix de son ministre des affaires étrangères ou de son porte parole prouvent en tout cas qu’Alger est fatigué d’encaisser les coups sans répondre. De fait, Farouk Ksentini qui n’est pas spécialement le responsable habilité a répondre à Rabat, a sûrement reçu le feu vert pour évoquer la necéssité d’après lui de rompre les relations diplomatiques.

De là à trancher sur cette éventualité très probable, beaucoup n’hésitent plus à franchir la ligne rouge. Pour cause, face à un voisin avec lequel la coopération économique est égale à zéro, et avec lequel l’Algérie ne partage presque rien sur la scène diplomatique, continuer cette relation tumultueuse s’apparente quelque part à une hypocrisie diplomatique. Faut-il alors en finir avec cette atmosphère de ni guerre ni paix entre Alger et Rabat ? Hélas ce sont les deux peuples frères qui subiraient les contre coups d’une attitude aventureuse du makhzen.

Algérie1, 31/01/2014

Point hebdomadaire n°52 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc

Que de procès d’opinion cette semaine au Maroc! Pas moins de sept. Cinq rien que pour le seul lundi 27 janvier. Cela concerne tout aussi bien des enseignants, des étudiants et des diplômés chômeurs que des défenseurs des droits de l’Homme, des militants du 20-Février, des syndicalistes et des défenseurs des victimes des dérives du microcrédit, ou encore des Sahraouis.

C’est à ces informations inquiétantes que s’atèle notre présent point sur la campagne de parrainage. Si quatre de ces procès ont commencé il y a un bout de temps déjà (le cas des militants de l’UNEM à Meknès et de celui des deux défenseurs des victimes du microcrédit à Ouarzazate), les autres sont nouveaux et risquent de faire rallonger encore plus nos listes de prisonniers d’opinion qu’on propose au parrainage.

Groupe 20-Février d’Al-Hoceima : Abdelhalim Bakkali, militant du 20-Février, de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc (ANDCM, non encore autorisée) et de l’UNEM, était convoqué lundi 27 janvier devant la cour d’appel d’Al-Hoceima. Rappelons qu’il avait été jugé à 4 ans de prison ferme en première instance (voir point précédents). La peine a été ramenée à deux ans en appel et au moment où il purgeait sa peine à la prison Sept Villages de Tanger, il est de nouveau convoqué car le parquet, non content de cette peine, a réussi à casser le jugement. D’après son avocat, Maître Mohamed El-Messaoudi, lui-même poursuivi dans une autre affaire, et qui s’est déplacé de Casablanca pour le défendre, Abdelhalim Bakkali risque de voir sa peine s’alourdir. Maître El-Messaoudi nous a informé que sa demande de liberté provisoire a été refusée et que le procès de son client a été pour la quatrième fois reporté au 10 mars 2014 pour pouvoir convoquer les témoins et permettre surtout à Abdelhalim Bakkali d’aller passer ses examens de master à la prison de Tanger. Abdelhalim Bakkali est en prison depuis le 12 mai 2012 pour ses activités au sein du mouvement 20-Février et de l’ANDCM de Béni Bouayach.

Groupe 20-Février à Marrakech : Bonne nouvelle ! Le militant du 20-Février, Chérif Talhaoui, qui avait été arrêté à Agadir et transféré après trois jours à Marrakech où il était condamné à six mois (voir points précédents), vient de quitter la prison Boulamharez. Il a été libéré la nuit du dimanche à lundi pour empêcher que ses camarades de lutte et les défenseurs des droits de l’Homme de Marrakech lui organisent un accueil.

Groupe 20-Février à Fès : Le prisonnier d’opinion Mohamed Adli, arrêté il y a six mois à Séfrou (voir points précédents) pour ses activités au sein de l’UNEM et du mouvement 20-Février, a bénéficié d’une libération provisoire lors de son procès, tenu lundi 27 janvier. Ses camarades du 20-Février, empêchés par les forces de l’ordre d’assister à son procès, sont partis l’attendre à la sortie de la prison. Son procès a été reporté au 17 février prochain.

Groupe 20-Février à Tiflet : Fouad Balbal, un militant du 20-Février et secrétaire général de l’AMDH de Tiflet, a été condamné lundi 27 janvier par le tribunal de première instance de Khémisset à six mois de prison ferme. La justice lui reproche d’avoir participé à un « rassemblement violent et non autorisé » lorsqu’il s’est solidarisé avec les habitants d’un quartier, non loin de Tiflet, qui ont manifesté contre l’installation près de leurs habitations de pilonnes de communication. Son procès s’est déroulé à hui-clos. La famille de Fouad et les défenseurs des droits de l’Homme ont été empêchés d’accéder à la salle d’audience. Rappelons que Fouad Balbal faisait déjà partie de nos listes au moment du lancement de la campagne puisqu’il était déjà poursuivi en liberté pour sa participation aux manifestations du 20-Février à Tiflet.

Groupe Ouarzazate-Microcrédit : La 21ème audience du procès d’Amina Mourad et Bennacer Smaini, les deux coordinateurs du mouvement des victimes des microcrédits à Ouarzazate, s’est tenue mardi 28 janvier 2014 devant la cour d’appel d’Ouarzazate. Le jugement devrait être prononcé le 11 février prochain. Plusieurs victimes, venues de toute la région, ont manifesté leur soutien devant le tribunal. Les avocats de la défense, s’appuyant sur des documents prouvant le taux élevé pratiqué et montrant les dérives dangereuses du microcrédit, ont plaidé la relaxe pour Amina et Bennacer. Rappelons qu’ils avaient été blanchis lors du procès en première instance lorsque les quatre organismes du microcrédit avaient retiré leurs plaintes. Mais un nouvel organisme, INMAA, lié à Planet Finances a fait appel. Le Procureur a requis en novembre dernier 5 ans de prison ferme pour les deux prévenus. L’ASDHOM qui n’a cessé de soutenir Amina et Bennacer, demande leur relaxe car elle considère qu’ils ne font que soutenir des victimes des dérives du microcrédit.

Groupe UNEM-Kénitra : les quatre militants de l’UNEM, Abderrahim Taouil, Ismail El-Ahmar, Abderrazak Jakko et Zakaria Rakkas, arrêtés le 20 janvier à l’université de Kénitra (point 51) ont été présentés au tribunal de 1ère instance le mercredi 22 janvier. Ils ont été placés en garde à vue pour la suite de l’instruction. Leurs camarades qui se sont rassemblés devant le tribunal pour les soutenir, ont été violemment dispersés et un cinquième militant de l’UNEM a même été arrêté à son tour ; Il s’agit de Karim Bousaâdan, appartenant au courant des étudiants basistes. Traduits de nouveau devant le tribunal le 23 janvier, les quatre premiers arrêtés ont été placés en détention provisoire à la prison Al-Aouad en compagnie de Karim Bousaâdan avant d’être présentés de nouveau le lendemain devant le tribunal. Leur procès a finalement été reporté au 4 février 2014. Il faut dire que trois parmi eux, Abderrahim Taouil, Ismail El-Ahmar et Abderrazak Jakko, avaient déjà purgé en 2012 une peine de 7 mois environ et que leur procès en appel coïncide étrangement avec leur nouveau procès, le 4 février.

Groupe UNEM-Meknès : Arrêtés depuis le 17 décembre 2012 et placés en prison de Toulal 2 à Meknès, les cinq militants de l’UNEM (Hassan Koukou, Mounir Ait Khafou, Hassan Ahamouch, Soufiane Sghéri et Mohamed Eloualki) n’ont pas fini de voir leur procès reporter. Lundi 27 janvier, le tribunal a encore une fois décidé de le reporter au 17 mars prochain.

Groupe Enseignants-Rabat : Cela fait plus de 65 jours que les coordinations nationales des enseignants, exclus de la promotion, mènent un mouvement de protestation pacifique devant le ministère de l’Education nationale. Le mercredi 22 janvier, et pour la deuxième fois, les forces de l’ordre ont chargé violemment les manifestants faisant une trentaine de blessés. Neuf enseignants ont été arrêtés et placés en détention provisoire en attendant leur procès. Il s’agit de Abdelouahab Shimi, Zouhir Laâmim, Hassan Ait El-Yaïch, Youssef Zourkan, Imad Oulij, Maati Boumediene, Mohamed Najah et Maati Labradaï (nous n’avons pas le nom du neuvième) qui se sont mis de suite en grève de la faim. Les cinq syndicats enseignants ont protesté auprès du Chef du gouvernement et lui ont demandé d’intervenir rapidement pour libérer les 9 enseignants. L’ASDHOM demande à son tour au gouvernement de privilégier la recherche de solutions adéquates et le dialogue à l’approche sécuritaire.

Groupe Zayou-ANDCM : Les sept militants de l’ANDCM de Zayou (voir points précédents), poursuivis en liberté provisoire depuis le 2 mars 2013 ont été convoqués lundi 27 janvier devant le tribunal de 1ère instance de Nador. Leur procès a été reporté au 3 mars 2014. Plusieurs militants de l’ANDCM se sont rassemblés devant le tribunal pour scander leur soutien aux sept militants et pour dénoncer ce procès injuste et réclamer leur relaxe.

Groupe Sahraouis-Laâyoune : L’ancien prisonnier politique sahraoui, Abdeslam Alloumadi, dont on a signalé l’arrestation au point précédent, et dont la garde à vue a été prolongée de 24 h le 23 janvier, a été placé en détention provisoire, le 24 janvier, à la prison locale de Laâyoune par décision du juge d’instruction près la cour d’appel de la même ville. La famille du prévenu ne sait toujours pas quelles sont les charges retenues contre lui.

C’est de toute cette avalanche de procès et de bien d’autres caractéristiques de l’Etat de non droit au Maroc que l’ASDHOM parlera, vendredi 31 janvier, à la rencontre organisée à Paris par la FASTI dans le cadre de ses « regards croisés ».

Le bureau exécutif de l’ASDHOM

Paris, le 30 janvier 2014 #Twittoma

Chaab.TV, 30/01/2014

Evénements tragiques de Ghardaïa : les Marocains s’en mêlent

Le Maroc tente d’exploiter le conflit intercommunautaire à Ghardaïa pour porter atteinte à l’intégrité territoriale de l’Algérie. Actionnant ses réseaux dans la région, le Makhzen, qui n’est pas à sa première tentative de nuire à l’Algérie et à sa stabilité, ne ménage aucun effort pour faire croire à la communauté internationale qu’il y a une minorité opprimée dans la vallée du M’zab. Un appel de l’Assemblée mondiale amazighe, contrôlée par le Maroc, a été lancé pour des actions de «solidarité avec les Mozabites de Ghardaïa» (sic). 

Dans une déclaration largement diffusée au Maroc et ailleurs, notamment en Algérie, cette organisation parle d’«attaques racistes menées par des milices arabes» (sic). «Du fait de la continuation des attaques racistes contre les citoyens amazighs du M’zab, menées par des milices arabes et après avoir pris connaissance des différentes preuves qui confirment, sans réserve aucune, que lesdites milices sont soutenues par les autorités algériennes, et suite au décès de plusieurs martyrs amazighs, en plus de dizaines de blessés, conséquence de ces attaques racistes, l’Assemblée mondiale amazighe lance un appel à un sit-in de solidarité avec les Mozabites», qui se tiendra au point de Zoudj Beghal, près de la ville d’Oujda, le 9 février prochain, indique, dans le communiqué, cette organisation téléguidée par Rabat. 

Cette organisation, censée défendre la culture et l’identité amazighes, revendique par la même l’ouverture des frontières terrestres entre le Maroc et l’Algérie. «Nous appelons tous les activistes de la société civile et des droits de l’Homme d’Algérie et du Maroc, à se mobiliser et à exprimer leur solidarité avec les citoyens mozabites algériens et à revendiquer l’ouverture des frontières terrestres entre les deux pays de Tamazgha occidentale», insiste cette organisation qui trouve des relais en Algérie, à travers le MAK de Ferhat Mehenni et une aile extrémiste du FFS, incarnée par Kamel-Eddine Fekhar. 

Le Maroc aux abois s’accroche à tout pour «arracher» à l’Algérie une décision de réouverture de la frontière. Paradoxalement, plus Rabat multiplie les provocations, plus il supplie Alger de rouvrir la frontière fermée depuis 1994. Une attitude que d’aucuns qualifient de «psychose schizophrénique».
Sonia B.

Algérie Patriotique, 30/01/2014




Alger remet Rabat à sa place


Par Wahid Zine 

Depuis une semaine, les réfugiés syriens font l’objet d’une nouvelle polémique et sont le centre d'une nouvelle guerre entre Rabat et Alger. L’Algérie rejette et dénonce «fermement» les assertions de Rabat... 

L’ambassadeur du Maroc en Algérie a été convoqué hier au ministère des Affaires étrangères (MAE) pour lui exprimer le «ferme rejet» de l’Algérie des «allégations dénuées de tout fondement» invoquées par le Maroc au sujet de prétendues expulsions par les autorités algériennes de ressortissants syriens vers le territoire marocain, a indiqué le porte-parole du MAE, Amar Belani. 

Cette fois, le Maroc accuse l'Algérie d'avoir, par deux fois en quelques jours, refoulé des réfugiés syriens fuyant la guerre qui ravage leur pays. D'abord 27 civils, surtout des femmes et des enfants, la semaine dernière, puis 40 autres, dont seulement 8 hommes adultes, dimanche dernier. Cette accusation a été largement relayée par les médias marocains Cependant, l'Algérie a démenti ces prétendus refoulements. 

Lundi, les garde-frontières algériens ont indiqué avoir, en effet, refusé l'accès du territoire à des ressortissants syriens mais précisé qu'ils avaient été en réalité expulsés par les autorités marocaines. En tout cas, «l’ambassadeur du royaume du Maroc a été convoqué hier 29 janvier au ministère des Affaires étrangères. Il a été reçu par le secrétaire général, Noureddine Aouam, qui lui a fait part du ferme rejet par le gouvernement algérien des allégations dénuées de tout fondement invoquées par la partie marocaine au sujet de prétendues expulsions par les autorités algériennes de ressortissants syriens vers le territoire marocain», a précisé M. Belani dans sa déclaration à la presse. 

Dans ce contexte, «l’attention du diplomate marocain a été attirée sur le fait que l’Algérie condamne fortement cette nouvelle provocation politiquement motivée et qu’elle déplore profondément cette tentative supplémentaire et gratuite de crispation d’une relation qui a déjà connu un sérieux dommage le 1er novembre dernier lors de l’agression contre l’enceinte consulaire algérienne à Casablanca», a-t-il ajouté. 

«Il lui a été rappelé, a indiqué la même source, que l’Algérie assume pleinement ses responsabilités dans le cadre du bon voisinage, malgré la charge importante qu’elle supporte depuis des années en raison du nombre croissant d’immigrants subsahariens refoulés par les autorités marocaines vers son territoire (...) 

Enfin, il lui a été indiqué que l’Algérie n’a certainement pas besoin de donneurs de leçons lorsqu’il s’agit de manifester concrètement sa sollicitude et à son attention soutenue à l’égard des ressortissants syriens qui se trouvent sur son territoire en tant qu’invités du peuple algérien qui les a accueillis spontanément avec sa générosité et son hospitalité coutumières», a souligné le porte-parole du MAE. 

Ainsi, si le Maroc accuse l'Algérie de les avoir refoulés et abandonnés à leur sort, l'Algérie, de son côté, affirme que les Syriens avaient été d'abord expulsés du Maroc.

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Rabat minimise la visite de Christopher Ross pour signifier son refus anticipé de ses nouvelles propositions

Une fois n’est pas coutume, l’Etat marocain a accordé peu d’importance à la dernière visite à Rabat de l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, Christopher Ross. L’agenda de cette visite n’a comporté qu’une réunion avec le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar. Ni le roi Mohammed VI ni aucun autre haut responsable ne l’a reçu. Pourtant, cette visite risque d’être cruciale car elle pourrait signifier le début d’une nouvelle phase de la gestion du conflit au Sahara.

Christopher Ross avait commencé sa tournée internationale par la visite de certaines capitales occidentales en décembre passé, pour se rendre a partir de lundi de la semaine passé à Alger, Tindouf et Nouakchott avant de venir au Maroc. Après l’échec des négociations indirectes, Ross avait promis en Octobre dernier, devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, de mettre en œuvre une nouvelle formule, celle des négociations directes, pour rechercher une solution au problème de fond : celui de la souveraineté sur le territoire du Sahara.

Lors de son séjour à Alger, lundi et mardi de la semaine dernière, il avait eu des entretiens avec le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le ministre des Affaires étrangères, Ramdane Laamamra. Il n’a pas été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika en raison de son état de santé. Christopher Ross s’est ensuite envolé vers Tindouf, où il s’est entretenu avec le leader du Polisario Mohamed Abdelaziz avant d’aller en Mauritanie où il a rencontré le Premier ministre Oueld Mohamed Laghdaf.

Au cours de sa visite au Maroc, Ross n’a rencontré que le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar lundi dernier. Il n’a pas été reçu par le roi Mohammed VI et aucune annonce n’a été faite sur une éventuelle rencontre avec le Chef de gouvernement Abdelilah Benkirane.

Si le Maroc minimise la visite de Ross à Rabat, c’est pour signifier par anticipation son refus implicite des propositions formulées par l’émissaire de l’ONU relatives à l’avenir des négociations directes avec le Front Polisario.

Christopher Ross a un sentiment d’assurance après avoir remporté le soutien de ses efforts dans la déclaration officielle commune publiée à la suite de la visite du roi Mohammed VI à la Maison Blanche. C’est peut-être la raison pour laquelle il a soumis de nouvelles propositions qui ne correspondent pas vraiment aux intérêts de Rabat. En réaction, et pour éviter de paraitre s’engager sur un chemin incertain, le Maroc a préféré négliger sa dernière visite dans la région.

Dans le même temps, Ross se trouve dans une position très inconfortable, vu qu’il est à la recherche d’une formule qui lui évite l’échec devant le Conseil de Sécurité qui exigera de lui des résultats, lorsqu’il examinera le dossier en avril prochain.

D’ici là, l’envoyé spécial doit présenter des réalisations tangibles qui prouvent qu’il a réalisé des progrès dans sa mission, ce qui semble peu probable, puisque le Maroc continue de s’accrocher à la seule formule de l’autonomie alors que le Polisario insiste pour obtenir un référendum d’autodétermination.


Alifpost, 29/01/2014



N'OUBLIEZ PAS DE SGINER LA PETITION POUR LES DROITS DE L'HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL

Les "missiles" du roi sur l'Algérie

MAROC: DROGUE, DELINQUANCE, FAUX RAPPORTS ET AUTRES ACCUSATIONS

Des narco bombes qui ont pour mission de déstructurer la société algérienne 

Une des armes de destruction massive sur laquelle il a jeté son dévolu consiste à déverser des tonnes de drogue à travers le territoire national. Des narco bombes qui ont pour mission de déstructurer la société algérienne.

Qu'attendent les responsables algériens pour saisir les instances internationales afin de mettre fin à ces agressions incessantes, à cette guerre sournoise qui ne dit pas son nom qu'a décidé de nous livrer Mohammed VI? Les responsables marocains sont incorrigibles. L'appel à la retenue que leur a lancé le chef de la diplomatie algérienne et qui constitue la condition sine qua non d'un retour à des relations apaisées n'a vraisemblablement pas été entendu. 

Il n'y a qu'à entendre ces accusations proférées à coups de dépêches qui font part d'expulsions massives de Syriens du territoire national vers celui du Maroc. La diabolisation du gouvernement algérien se poursuit. Sa réaction pas assez énergique sans doute pour les autorités marocaines n'a pas mis un bémol à ce type d'attaques gratuites et en règle. Une campagne orchestrée par les médias marocains qui récidivent sans avoir froid aux yeux. «Après les 27 réfugiés syriens, dont 11 enfants, refoulés par l'Algérie vers le Maroc, mardi dernier, 40 autres Syriens ont vécu le même sort dimanche dernier. 

À leur arrivée à la zone d'El Knafda, située à 13 kilomètres d'Oujda, ces réfugiés ont reçu une aide alimentaire et un soutien moral de la part des autorités marocaines», rapporte ce 27 janvier la presse marocaine qui cite l'agence turque Al Anadol. Le pouvoir marocain ne lâche pas prise malgré les démentis officiels de la diplomatie algérienne. «Le Maroc instrumentalise la détresse des Syriens» fait constater un haut responsable algérien. Le pouvoir marocain n'en a cure. Ce qui lui importe, c'est de ternir l'image de l'Algérie et de faire douter l'opinion internationale quant à sa politique d'accueil et de prise en charge des réfugiés. Un timing choisi. Il a lieu au moment où l'envoyé de l'ONU pour le Sahara occidental est en visite dans la région. 

Le pouvoir marocain s'échine à tenter de diaboliser le Front Polisario à travers des documents falsifiés obtenus sur «commande» et réglés à coups de millions de dollars. Des documents qui appellent «au démantèlement des milices du Polisario et à la libération des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, devenus un terrain fertile pour les recruteurs d'Al Qaîda et les trafiquants de tous bords», rapporte une dépêche de l'agence de presse officielle marocaine MAP datée du 24 janvier (lire L'Expression du 28 janvier). Une manière de discréditer l'Algérie qui soutient la cause du peuple sahraoui. Il y a cependant pire. Il s'agit de cette arme de destruction massive sur laquelle le monarque alaouite a jeté son dévolu. Elle consiste à déverser des tonnes de drogue à travers le territoire national. Des narco bombes qui ont pour mission de déstructurer la société algérienne. «Près de 150 tonnes de résine de cannabis ont été saisies en 2013 par les différents services de sécurité et douane», a indiqué une source proche de l'Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onldt). Une véritable déclaration de guerre. 

L'animosité que développe le Royaume chérifien contre l'Algérie est ancestrale. Pas la peine de remonter trop loin dans l'histoire pour trouver les actes de lâcheté qui en font la démonstration. Le président Ben Bella n'avait-il pas affirmé que c'est le prince Hassan II qui avait «vendu» les six chefs du FLN au Sdece (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français). Ce qui a permis leur arrestation après l'arraisonnement de leur avion en 1956 par les services secrets français. Une confiance aveugle que les dirigeants de la Révolution auraient mise en doute s'ils avaient gardé en mémoire la méfiance qu'avait l'Emir Abdelkader envers le trône marocain. Il a préféré s'exiler à Damas, en Syrie, plutôt que d'accepter l'offre du monarque alaouite. Si l'on ajoute à ce triste tableau les velléités d'annexion de certains territoires du Sud (Tindouf, Béchar) ainsi que la profanation de l'emblème national du consulat de Casablanca par un membre des «Jeunesses royalistes» le jour où l'Algérie célébrait le 59e anniversaire du déclenchement de sa Révolution sans que le Maroc ne présente d'excuses officielles, on aura compris que les hostilités sont ouvertes. Mohammed VI ne reculera devant rien pour déstabiliser l'Algérie.

L'Expression, 29/01/2014

L'ambassadeur du Maroc à Alger convoqué par le ministère des AE

L'ambassadeur du Maroc en Algérie a été convoqué mercredi au ministère des Affaires étrangères (MAE) pour lui exprimer le "ferme rejet" de l'Algérie des "allégations dénuées de tout fondement" invoquées par le Maroc au sujet de prétendues expulsions par les autorités algériennes de ressortissants syriens vers le territoire marocain, a indiqué le porte-parole du MAE, Amar Belani. 

"L'ambassadeur du royaume du Maroc a été convoqué, aujourd'hui mercredi, 29 janvier, au ministère des Affaires étrangères, où il a été reçu par le secrétaire général, M. Noureddine Aouam, qui lui a fait part du ferme rejet par le gouvernement algérien des allégations dénuées de tout fondement invoquées par la partie marocaine au sujet de prétendues expulsions par les autorités algériennes de ressortissants syriens vers le territoire marocain", a précisé M. Belani dans une déclaration à l'APS. 

"L'attention du diplomate marocain a été attirée sur le fait que l'Algérie réprouve fortement cette nouvelle provocation politiquement motivée et qu'elle déplore profondément cette tentative supplémentaire et gratuite de crispation d'une relation qui a déjà connu un sérieux dommage le 1er novembre dernier lors de l'agression contre l'enceinte consulaire algérienne à Casablanca", a-t-il ajouté. 

"Il lui a été rappelé, a indiqué la même source, que l'Algérie assume pleinement ses responsabilités dans le cadre du bon-voisinage, malgré la charge importante qu'elle supporte depuis des années en raison du nombre croissant d'immigrants sub-sahariens refoulés par les autorités marocaines vers son territoire". 

"Enfin, il lui a été indiqué que l'Algérie n'a certainement pas besoin de donneurs de leçons lorsqu'il s'agit de manifester concrètement sa sollicitude et à son attention soutenue à l'égard des ressortissants syriens qui se trouvent sur son territoire en tant qu'invités du peuple algérien qui les a accueillis spontanément avec sa générosité et son hospitalité coutumières", a conclu le porte-parole du MAE.




VOUS ETES PRIES DE SIGNER LA PETITION POUR LES DROITS DE L'HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL

Christopher Ross fait escale au Maroc

Il a été reçu lundi à Rabat par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar. Sans commentaire! Les autorités marocaines ont été très peu bavardes. La presse locale n'a pas été trop prolixe au sujet de cette nouvelle visite. 

Il faut dire que les derniers événements qui ont secoué les territoires sahraouis, particulièrement Laâyoune la capitale occupée du Sahara occidental, ne jouent pas tellement en faveur du pouvoir marocain qui craint que ne soient attribuées des prérogatives de surveillance des droits de l'homme à la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation d'un referendum au Sahara Occidental) à trois mois du renouvellement de son mandat. Pas question donc d'aggraver son cas. 

L'arrivée du représentant personnel du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est déroulée sans tambour ni trompette. Il a été reçu lundi dernier à Rabat par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar. Un simple communiqué en a fait part. «La visite de Ross s'inscrit dans le cadre d'une tournée dans la région, en application des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. 

A noter que cette entrevue s'est déroulée en présence de Mbarka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération» rapportent les médias marocains qui ont répercuté une dépêche de l'agence de presse officielle marocaine MAP. 

Ce peu d'engouement et de chaleur envers cette nouvelle tournée du diplomate américain puise certainement son explication dans la tentative du Maroc de lui retirer sa confiance au mois de mai 2012. Cette féroce offensive contre Christopher Ross s'est terminée par un cuisant camouflet pour le pouvoir marocain. Il a suffi d'un simple appel téléphonique du SG de l'ONU à Mohammed VI pour que soit déroulé le tapis rouge à son représentant personnel...

Mohamed Touati

L'Expression, 29/01/2014



VOUS ETES PRIES DE SIGNER LA PETITION POUR LES DROITS DE L'HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Ban_Kimoon_Elargir_les_competences_de_la_MINURSO_pour_la_supervision_du_respect_des_dr/?copy

Le dossier du "Bureau pour les droits de l'homme au Sahara Occidental" reporté par le Comité des ONG

LE COMITÉ DES ONG REPORTE LES DOSSIERS DE 56 CANDIDATES DONT LA SOUDANAISE « ISLAMIC AFRICAN RELIEF AGENCY » ET LA SUISSE « BUREAU POUR LES DROITS DE L’HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL »

Le Comité des ONG, qui a recommandé aujourd’hui au Conseil économique et social (ECOSOC) d’octroyer le statut consultatif spécial à 17 organisations, a une nouvelle fois reporté l’examen des dossiers de 56 candidates dont la Soudanaise «  Islamic African  Relief Agency (IARA) » et la Suisse « Bureau international pour le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental ».

Parvenue à la deuxième semaine de sa session annuelle, le Comité est revenu sur la candidature d’« Islamic African Relief Agency (IARA) » qui, comme l’a rappelé la représentante des États-Unis, s’était déjà vue retirer son statut consultatif spécial en 2006.  Aujourd’hui encore, des preuves lui ont été demandées sur la non-existence de liens ou d’activités conjointes avec des organisations terroristes dont le Hamas.  Le représentant du Soudan a regretté que les mêmes questions soient posées d’année en année à l’ONG, avant que son homologue d’Israël, qui a dit prendre très au sérieux tout ce qui a trait au terrorisme, ne somme l’ONG de répondre aux questions.

Pour la troisième fois, le Comité a reporté l’examen du dossier du « Bureau international pour le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental ».  La représentante américaine s’est fermement opposée à la demande de son homologue du Maroc que ce dossier soit clôturé.

En fin de journée, les membres du Comité ont dialogué avec « Domestic and Foreign Missionary Society of the Protestant Episcopal Church in the USA » (États-Unis), qui a obtenu son statut consultatif spécial.  Le « Congrès National des Arméniens occidentaux » (France) et «  Global Network for Rights and Development» (Norvège) devront encore attendre.

Le Comité des ONG peut recommander trois statuts: le statut consultatif général, le statut consultatif spécial et l’inscription sur la Liste.

Le statut consultatif général concerne les ONG qui poursuivent des activités couvrant la plupart des domaines d’action de l’ECOSOC.  Ces ONG sont autorisées à soumettre au Conseil des communications écrites et des pétitions, et à proposer l’inscription de points à l’ordre du jour du Conseil et de ses organes subsidiaires.

Le statut consultatif spécial concerne, quant à lui, des ONG internationalement reconnues pour leur compétence particulière dans certains domaines d’activité du Conseil.  Elles peuvent également soumettre des communications écrites et des pétitions.

L’inscription sur la Liste concerne les ONG qui contribuent de temps à autre aux travaux du Conseil.  Elles ne peuvent soumettre au Conseil que des communications écrites.

Pour en savoir plus sur le Comité et ses décisions, veuillez consulter le site Internet www.un.org/esa/coordination/ngo.

Le Comité des ONG reprendra ses travaux demain mardi 28 janvier à partir de 10 heures. 

EXAMEN DES DEMANDES REPORTÉES DES SESSIONS PRÉCÉDENTES

Octroi du statut consultatif spécial aux 16 ONG suivantes:

-          Korea Center for United Nations Human Rights Policy (République de Corée)
-          Observatoire International pour la Non Violence - Communes des Nations pour la Paix (France)
-          Stichting Global Forest Coalition (Pays-Bas)
-          Structural Analysis of Cultural Systems (Allemagne)
-          The Children’s Project, Inc. (États-Unis)
-          Un Ponte Per...(Italie) 
-          Young Women’s Christian Association of Australia (Australie)
-          Al-Maqdese for Society Development (Israël)
-          Asocijacija za Demokratsku Inicijativu (Bosnie-Herzégovine)
-          Association for Defending Victims of Terrorism (Iran)
-          Nehru Foundation for Development - Centre for Environment Education Society (Inde)
-          Non-Governmental Organization Federation of Nepal (Népal)
-          Pakistan Fisherfolk Forum (Pakistan)
-          Prahar (Inde)
-          Berlin Civil Society Center - convening-capacity building-research gGmbH (Allemagne)
-          Centre pour les Droits Civils et Politiques - Centre CCPR (Suisse)

Nouveau report de 54 demandes dans l’attente des réponses aux questions des membres du Comité

Iran Human Rights Documentation Center (Iran) devra dire pourquoi elle a cessé de publier ses activités depuis 2010.  Elle devra aussi donner le nombre des attentats terroristes en Iran depuis trois ans et dire son avis sur les impacts des changements intervenus en Iran après les élections de juin 2013 et l’Accord du 26 novembre 2013 sur le dossier nucléaire.  Qu’en-est-il de votre indépendance? lui a-t-on demandé.  Le représentant de la Chinea voulu savoir si Let’s Breakthrough, Inc. (États-Unis) menait des activités en Chine.  Il a aussi constaté un fossé entre les ressources et les dépenses deNational Secular Society (Royaume-Uni), se demandant si cette situation lui permet de mener à bien ses activités.  La représentante du Nicaragua a demandé à Peace and Hope International (États-Unis) des détails sur ses projets en Amérique centrale.  Son homologue de Cuba a voulu des détails sur les partenaires avec lesquels l’ONG travaille dans les pays où elle est présente.

Population Matters (Royaume-Uni) a été invitée par le représentant de la Chine à détailler la liste des ONG avec lesquelles elle travaille.  Réseau International des Droits Humains (RIDH) (Suisse) devra apporter des réponses aux questions du représentant du Venezuela sur les activités qu’elle conduit et avec quels partenaires locaux.  Avec qui travaillez-vous au Nicaragua? a demandé la représentante de ce pays.  L’observateur de la Suisse a argué que l’ONG répond à tous les critères exigés.  La Suisse ne peut qu’appuyer les activités dans le domaine des droits de l’homme d’une ONG qui attend son statut depuis deux ans.  La représentante de Cuba a exigé des détails supplémentaires sur les activités que The Institute of Development Studies (Royaume-Uni) mène en Amérique latine.  Elle a demandé aussi à savoir comment l’ONG gère son déficit budgétaire.  Elle a ensuite exigé de The International Coalition of Historic Site Museums of Conscience (États-Unis) qu’elle fasse référence à Guantanamo comme une base navale des États-Unis et non « Guantanamo tout court ».  Elle a souhaité savoir les sources financières de The Jewish Renaissance Foundation (États-Unis) et se tournant vers United Hatzalah (NP) (Israël), elle a voulu une liste des pays où elle est présente en Amérique latine. 

Le représentant du Soudan a demandé si l’ONG dispose d’un ou de plusieurs sièges dans les territoires occupés par Israël.  Son homologue de Cuba a voulu savoir si l’allocation de 77% du budget à l’administration était la meilleure manière de procéder pour Youth of European Nationalities (Pays-Bas).  Zaka Rescue and Recovery (France, Royaume-Uni, États-Unis et Canada) devra dire au représentant du Venezuela si elle mène des activités dans les territoires occupés par Israël.  Son homologue du Nicaragua a posé une question sur le déficit budgétaire de l’ONG ainsi que sur les neuf pays où elle serait présente.  Le représentant de la Chine a demandé à African Rights Initiative International (Ghana) pourquoi elle affirme qu’il n’y a pas de liberté d’association en Chine.

Afrikaanse Forum vir Burgerregte (Afrique du Sud) devra aussi répondre aux questions du représentant du Mozambique sur une part de 75% du budget consacrée aux activités juridiques?  L’ONG, travaille-t-elle avec le Gouvernement sur la question des minorités?  Quels sont ses liens avec d’autres pays et d’autres partenaires de la région?  La représentante d’Israël a interrogé Al-Dameer Association for Supporting Prisoners and Human Rights (Palestine) sur la manière dont elle mène ses activités.  Celui de la Chine lui a dit de corriger la terminologie utilisée pour Taiwan.  La représentante d’Israël a noté qu’Al-Marsad, The Arab Centre for Human Rights in the Golan Heights (R.A.) (Israël) fait état de la situation en Syrie depuis 2011.  L’ONG compte-t-elle porter la situation des droits de l’homme en Syrie devant les instances internationales sur les droits de l’homme?  

Le représentant de l’Inde a dit attendre d’All India Dhanak Organisation (Inde) les états financiers qu’elle promet depuis le 10 juin 2013.  La représentante de Cuba a demandé à Fundación Interamericana para el Desarrollo de la Gestión Social (Bolivie) dans quels pays les projets sont-ils lancés?  Himalayan Consensus Institute Limited (Hong Kong-Chine) devra apporter les détails de ses activités après une question du représentant de la Chine.  À Hokok Coalición Internacional Contra la Impunidad (Espagne, Amérique du Nord, Europe et Amérique latine), la représentante d’Israël a demandé dans quel pays se trouve exactement le lieu d’enregistrement de l’ONG: Barcelone ou Beyrouth, et quelle est l’année de création: 2006 ou 2008? 

Le représentant de la Chine a voulu connaître l’appellation exacte d’India Media Centre (Inde) étant donné qu’il existe sur Internet des organisations homonymes.  Son homologue de l’Inde a demandé comment les activités d’Initiative for Change-IFC (Pakistan) contribuent au travail de l’ECOSOC?  Le représentant de la Chine a posé une question à International Association of Genocide Scholars, Inc., The (États-Unis) sur l’organisation Fa Lung Gong en Chine et sur le Tibet.  Corrigez les erreurs qui émaillent votre dossier, a-t-il conseillé.  À International Human Rights Commission Relief Fund Trust (Pakistan), le représentant de l’Inde a demandé des informations sur les projets qu’elle a menés au cours des trois dernières années.

La représentante des États-Unis a demandé à Islamic African Relief Agency (IARA) (Soudan) de prouver qu’elle n’a pas de lien ni d’activité conjointe avec des organisations terroristes.  L’ONG, est-elle celle qui, sous le même nom, avait été contestée par le Gouvernement américain?  Si ce n’est pas la même entité, pourquoi n’a-t-elle pas fourni les preuves nécessaires au Trésor public américain? a-t-elle demandé.  Son homologue du Soudan a regretté que les États-Unis avancent le même argument année après année.  À la question de savoir s’il existe des liens avec le Hamas et des organisations terroristes, l’ONG a déjà répondu par la négative, s’est impatienté le représentant, car si le contraire était établi, le Soudan serait le premier à s’opposer à un statut auprès de l’ECOSOC.  Le représentant soudanais a souligné que huit pays soutiennent la demande de cette ONG. 

Le débat s’est poursuivi sur le terrain de la procédure, le représentant du Soudan estimant que les États-Unis essaient d’en faire une question bilatérale.  La question, a rétorqué son homologue des États-Unis, concerne un des aspects essentiels de la candidature de l’ONG.  Elle a rappelé que le statut consultatif avait été retiré à cette ONG en 2006, en raison des préoccupations du Comité sur son affiliation avec des organisations terroristes.  Devant l’air dubitatif de son collègue du Soudan, le représentant du Pakistan a tranché: nous sommes devant une question de procédure.  Mon pays, a tempéré son homologue d’Israël, prend très au sérieux tout ce qui a trait au terrorisme.  L’ONG doit répondre à la question pour éclaircir la situation, a-t-il prévenu.

Le représentant du Soudan a rappelé « le tollé » soulevé précédemment par les questions qu’il avait posées à une autre ONG, avant de dénoncer une politique de « deux poids deux mesures » dans les travaux du Comité.  Les membres du Comité ont le droit de poser des questions, a jugé, la Présidente du Comité.  Mais, a-t-elle dit, on peut aussi leur demander de les préciser.  L’examen du dossier a, une nouvelle fois, été reporté.

À la demande du représentant d’IsraëlIslamic Research and Information Artistic & Cultural Institute (Iran) devra s’expliquer sur un article qui mentionne le « passé honteux de Bahreïn ».  Son homologue de la Chine a demandé des informations sur certaines « organisations amies » qui fournissent des fonds à New Era Educational and Charitable Support Initiative (Nigéria).  En ce qui concerne New World Hope Organization (NWHO) (Pakistan), le représentant de l’Inde s’est demandé si elle était basée en Afghanistan ou au Pakistan.

À Ordem dos Advogados do Brasil Conselho Federal (Brésil), le représentant de la Chine a demandé de corriger ses erreurs concernant la mention de Taiwan et le nom erroné utilisé pour la Chine.  Il a ensuite demandé à Palpung Munishasan Dharmachakra Sangh (Inde) des informations sur ses 26 membres, tandis que la représentante de Cuba a demandé des précisions sur les revenus provenant de « Philantropic from West ».  Son homologue de l’Inde a voulu obtenir un éclaircissement sur les contradictions dans les informations fournies par Ray of Hope (Pakistan) sur son site Internet.

Le représentant de l’Inde a demandé comment fait Rehabilitators (Pakistan) pour atteindre ses objectifs?  Son homologue des États-Unis a demandé des informations sur les ressources financières de Sheikh Eid Bin Mohammad Al Thani Charitable Association (Qatar).  Quels sont vos donateurs privés?  Le représentant du Pakistan a voulu des précisions sur le rapport entre le nombre de membres et les recettes financières de Skyian Welfare Organization (Pakistan).  Son collègue de la Chine a voulu que The Akshaya Patra Foundation (Inde) précise sa position sur le Tibet.  Le représentant de l’Indea demandé des explications à The Kuki Organization For Human Rights Trust (Inde) sur ses activités au Bangladesh et au Myanmar.

La représentante d’Israël a posé une question sur les recettes de The World Association for al-Azhar Graduates (WAAG) (Égypte) qui sont plus élevées que les dépenses.  Quel est le montant exact du droit d’adhésion?  Quelle est la nature du partenaire de l’ONG et quelles sont les relations entre les deux?  Le représentant de la Chine a demandé à Vivegam Godfrey (Inde) de corriger une erreur sur Taiwan.  Il a fait la même remarque à Advocates for International Development (Angleterre) et a voulu de West Africa Centre for Peace Foundation (Ghana) la liste des membres de son Conseil d’administration.   

Il a aussi demandé à AFD International Belgium (Belgique) des précisions concernant la mention sur son site Internet de la province de Hyunan.  Le représentant du Maroc a demandé si cette ONG comptait s’enregistrer au Maroc.  Son homologue de la Chine a voulu qu’Asia Catalyst (États-Unis) évoque les résultats de ses activités dans la lutte contre le VIH/sida en Chine.  Est-ce que l’ONG a travaillé avec des organisations officielles chinoises?  Le même représentant a demandé àAsia Center for Human Rights (ACHR) (République de Corée) une liste détaillée des violations des droits de l’homme en 2013. 

Le représentant du Maroc a demandé à Asociación Española para el Derecho Internacional de los Derechos Humanos AEDIDH (Espagne) ce qu’elle entend par codification des droits de l’homme et de la paix au sein des Nations Unies.  Quels sont les pays où l’ONG entreprend ses activités?  Quels sont ses projets futurs?  Qu’en est-il de la coordination avec les gouvernements nationaux?  La représentante des États-Unis s’est étonnée de la question sur la « codification des droits de l’homme et de la paix ».  Le représentant du Maroc a aussi dit avoir vu un certain parti pris de l’Asociación Internacional de Juristas por el Sáhara Occidental (Espagne) vis-à-vis du Maroc.  Il lui a demandé des éclaircissements sur le rapport entre le titre de l’ONG et les droits de l’homme? Comment compte-t-elle se conformer à la logique de l’ONU et du Secrétaire général pour résoudre ce problème et s’associer à l’effort de la communauté internationale sur la question du Sahara?  Avec qui l’ONG coordonne-t-elle ses activités et quelle est leur nature au Maroc?

Le représentant de la Chine a demandé si les articles sur le Tibet publiés sur le site Internet d’Association des Populations des Montagnes du Monde (France) reflètent sa position.  La représentante de Cuba a exigé d’Assyrian National Congress (États-Unis) la mise à jour de son rapport financier.  Elle a ensuite demandé à Avocat sans frontières (Belgique) si elle envisage d’ouvrir des antennes dans d’autres pays. 

Son homologue du Maroc a constaté que les réponses du Bureau international pour le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental (Suisse) s’éloignent des questions qui lui ont été posées depuis trois ans.  Depuis 2012, le Maroc a demandé la clôture par consensus de la demande de cette ONG, a-t-il rappelé.  Ma délégation, a prévenu la représentante des États-Unis, ne peut accepter cela.  Son homologue du Maroc a dénoncé ce qui semble être une dérogation à la pratique établie au Comité des ONG.  « On ne sait pas où l’on va », a-t-il dit.  Est-ce que cette ONG compte adhérer à l’effort de l’ONU pour résoudre la question du Sahara?  Comment pourrait-elle contribuer à cette logique sans se mêler des activités des autres organes des Nations Unies?

La représentante du Nicaragua a voulu savoir si Casa Generalizia della Societa’ del Sacro Cuore (Italie) envisage d’entreprendre des activités en Amérique centrale.  Le représentant de la Chine a demandé à Center for Global Nonkilling (États-Unis) de clarifier sa position sur le Tibet.  Son homologue du Maroc a demandé à l’ONG ce qu’elle entreprend au Sahara.  Le représentant de la Chine a ensuite voulu en savoir plus sur les dépenses du Center for Military Human Rights, KOREA (République de Corée). 

Il a aussi dénoncé les attaques « absurdes » de Christian Solidarity Worldwide (Royaume-Uni) contre la Chine.  Est-ce que l’ONG a mené des enquêtes pour dire une telle chose?  La représentante de Cuba a exigé une liste exhaustive des fonds et fondations qui donnent des ressources financières à cette ONG et si une ou plusieurs de ces fondations ont déjà un statut consultatif auprès de l’ECOSOC.  Le représentant du Soudan a voulu des détails sur les organisations et les individus avec lesquels cette ONG a coordonné ses travaux à l’intérieur du Soudan?  D’où tire-t-elle ses informations sur le Soudan?

Il doit être décevant de devoir répondre à des questions auxquelles on a déjà répondu plusieurs fois, a commenté le représentant de la Belgique.  « Concernant les questions sur les budgets des ONG, nous ne sommes pas la Commission du budget », a ironisé le représentant.  « Quant aux noms des ONG, nous ne sommes pas un Comité politique », s’est impatienté le représentant.  Son homologue du Maroc a souligné que les membres du Comité ont le droit de se poser des questions sur les noms des ONG.  C’est aberrant de vouloir limiter les questions, a-t-il tranché.  Son homologue du Soudan a jugé « inacceptable » que des délégations se proposent de remettre en doute la pertinence des questions posées par d’autres.  Les informations fournies par l’ONGsur le Soudan sont erronées, a-t-il dit, d’où le sens des questions.

DIALOGUE AVEC LES REPRÉSENTANTS D’ONG

L’ONG Congrès national des Arméniens occidentaux (France) a expliqué qu’elle défend les intérêts et les droits des Arméniens occidentaux qui viennent à l’origine de l’Empire ottoman.  Ils sont 1,5 million aux États-Unis et 500 000 en France.  L’objectif est de développer la littérature et la culture arménienne pour sauvegarder le patrimoine culturel.  Nous voulons aussi entamer un dialogue avec des organisations de la société civile turques sur la réconciliation, a-t-elle ajouté.  Nos membres, a-t-elle affirmé, se sont ainsi rendus plusieurs fois en Turquie et ont été encouragés à officialiser la présence de l’ONG, en ouvrant un bureau à Istanbul.  Les Arméniens occidentaux sont exposés à une centaine de cultures différentes, a ajouté l’ONG en assurant qu’ils peuvent apporter leur contribution aux travaux de l’ECOSOC, notamment en ce qui concerne la promotion des droits des minorités. 

Le noble objectif de la réconciliation est très important, a observé le représentant de la Turquie avant de poser quelques questions.  Notant qu’il s’agit d’une ONG internationale enregistrée en droit français et dont le siège est à Paris, il a demandé des précisions sur la différence entre une ONG et une association en France.  Il a aussi voulu savoir comment l’ONG contribue aux buts des Nations Unies, comme le développement de relations amicales entre les pays et la contribution à la paix et à la sécurité.  Il a aussi voulu des explications sur l’objectif, relevé sur le site Internet de l’ONG, de « rétablir la présence interrompue des Arméniens occidentaux sur leur territoire ».  Il n’y a pas de minorité en Turquie, a argué le représentant, assurant que tous les citoyens turcs sont traités sur un pied d’égalité.

L’ONG a expliqué la loi de 1901 sur la liberté d’association, en France, qui définit les critères à remplir pour être enregistrée puis publiée au Journal officiel, ce qu’a fait l’ONG.  Nous pensons, a-t-elle dit, que le dialogue que nous promettons peut favoriser l’entente entre les populations et quand nous parlons de « minorités », nous faisons référence aux 107 pays où vivent les Arméniens occidentaux.

En qualité d’observateur, le représentant de l’Arménie a regretté que certaines délégations ne soient pas portées au dialogue.  S’il est important d’examiner à la loupe les candidatures, il faut aussi garantir l’impartialité du processus et se garder de tout préjugé, a-t-il recommandé.  Accusant certains États de vouloir barrer l’accès à certaines ONG, il a argué que les réponses fournies par l’ONG sont suffisamment claires pour justifier l’octroi d’un statut consultatif auprès de l’ECOSOC.  Le Comité reviendra sur cette demande plus tard au cours de la session.

À son tour, Domestic and Foreign Missionary Society of the Protestant Episcopal Church in the USA (États-Unis) a expliqué ses principales activités.  On nous connait sous le nom d’« Église épiscopale », a-t-elle résumé, existant depuis 1946 aux États-Unis et présente dans une soixantaine de pays.  Nous sommes impliqués dans de nombreuses questions qui intéressent les Nations Unies, a-t-elle indiqué, « dans le but de servir la communauté mondiale ».

Pour répondre aux questions du représentant du Soudan sur son budget et ses plans d’expansion en Afrique, l’ONG a répondu que le travail qu’elle effectue en dehors des États-Unis est mené par des missionnaires, qui exercent notamment les fonctions de chapelain dans les bases militaires.  Grâce aux liens avec l’Église anglicane en Afrique, nous sommes présents un peu partout dans ce continent et concernant une grande partie du budget, elle vient de la quête pendant les services religieux et d’autres contributions spéciales des membres. 

Au Soudan, la majorité de la population est musulmane mais les Chrétiens coexistent en paix, a assuré le représentant soudanais, en rappelant aux ONG leur devoir de neutralité.  Il a appuyé la demande de l’ONG, à l’instar du représentant de la Chine, qui a dit apprécier l’attitude constructive de l’ONG.  « Ce qui importe c’est de servir les peuples », a ajouté leur homologue du Maroc, à propos d’une ONG qui a ainsi obtenu son statut consultatif spécial.

Global Network for Rights and Development (Norvège) a indiqué qu’elle promeut l’intégration du « droit au développement » dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.  Nous avons signé un accord avec l’Union africaine pour encourager le renforcement des capacités et le développement en Afrique, a-t-elle dit, ajoutant qu’elle travaille en faveur de l’autonomisation des femmes et des droits de l’enfant.  L’ONG a répondu au représentant du Soudan qu’elle a en effet participé à la Conférence sur la société civile sur le territoire soudanais et qu’elle a un bureau à Khartoum qui coopère avec deux organisations soudanaises.

L’ONG a aussi parlé de son plan d’action commun avec l’Union africaine sur le renforcement des capacités et le développement.  Le représentant du Soudan a appuyé l’octroi d’un statut consultatif, tout en demandant que les réponses soient présentées par écrit.  À la Turquie qui demandait des précisions sur les activités prévues en 2014-2015, l’ONG a précisé qu’il était prévu de coopérer avec des institutions internationales comme les Nations Unies, le Parlement européen et l’Union africaine.  Sur le terrain, nous avons lancé un projet « J’ai le droit de jouer » au Soudan et en Éthiopie par lequel nous fournissons aux enfants des vêtements et de la nourriture.

La représentante d’Israël a demandé des précisions sur les prix décernés à certains particuliers lors de la participation de l’ONG au cinquantième anniversaire de l’Union africaine en mai 2012.  Pourquoi s’est-on plaint du comportement de certains de vos membres lors du Sommet?  Nous avons, a répondu l’ONG, décerné un prix aux Africains qui ont contribué à la défense des droits de l’homme et au développement dans leur pays.  Actuellement, nos représentants sont présents au cinquante-deuxième Sommet, ce qui montre que nous y sommes appréciés, a souligné l’ONG.

Pour répondre au représentant du Maroc qui s’est demandé comment elle fait le lien entre développement et droits de l’homme, l’ONG a expliqué qu’elle œuvre en faveur du renforcement des capacités dans plusieurs pays.  Au représentant de l’Inde qui s’est interrogé sur la qualité d’un représentant de l’ONG, elle a assuré qu’elle avait corrigé l’erreur invoquée.  Le Comité reviendra sur cette demande demain, dans l’attente des réponses écrites de l’organisation.


https://www.un.org/News/fr-press/docs/2014/ECOSOC6593.doc.htm

Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...