Sahara occidental : l’Algérie et l’Ethiopie réitèrent leur soutien au droit "inaliénable" des Sahraouis à l’autodétermination


ALGER - L’Algérie et l’Ethiopie ont réitéré dimanche à Alger leur soutien au droit "inaliénable" du peuple du Sahara Occidental à l’autodétermination, à travers l’organisation d’un référendum "libre, juste et impartial".


Les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Mourad Medelci et Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui ont procédé à la signature d’un communiqué commun, ont également réaffirmé leur appui aux "efforts" entrepris par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental pour un règlement "définitif" du conflit.

"Les deux ministres ont réitéré leur appui aux efforts entrepris par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental pour un règlement définitif de ce conflit conformément à la légalité internationale", lit-on dans le communiqué commun sanctionnant la visite officielle du ministre éthiopien en Algérie.

Les deux pays ont plaidé, dans le communiqué, pour un règlement du conflit du Sahara occidental basé "sur le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination à travers l’organisation d’un référendum libre, juste et impartial".

Les deux ministres se sont également "félicités du fait que l’Union africaine demeure saisie de la question du Sahara occidental", tout en soulignant qu’ils attendaient "le rapport de la présidente de la Commission de l’Union africaine devant être soumis à la prochain session ordinaire du Conseil exécutif".

APS, 30 juin 2013
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La solidarité chez les Sahraouis ... une réalité !

Rabouni, camps de réfugiés du Sahara Occidental (Algérie).- C'est un des aspects qui peut surprendre lorsqu'on se rend dans les camps de réfugiés ...

Les camps du Sahara Occidental sont uniques en ce sens qu'ils sont entièrement auto-administrés. Les Sahraouis sont sans ressources locales et ils sont approvisionnés par l'aide internationale ; c'est ce que me confirmait Buhobeini Yahia le Président de l'organisme chargé de la distribution : le Croissant-Rouge sahraoui.

Lorsque je l'ai rencontré dans les camps de réfugiés, à Rabouni, Buhobeini Yahia me confiait la difficulté de parvenir à permettre un équilibre alimentaires ! C'est une grande difficulté car on constate des carences alimentaires chez les enfants expliquait-il.

Mais même dans ces circonstances difficiles la solidarité prévaut. Même s'il y a peu, ils partagent et la répartition est toujours juste.

Comme tout s'améliore,grâce à la solidarité des associations humanitaires du monde entier, le croissant rouge qui est la coordination de principal organisme humanitaire dans les camps a réussi, en 2010, à organiser 27 points de distribution de nourriture pour près de 125.000 personnes. Ils ont depuis été élargi à 116 points de distribution : un par quartier.


Nous évoquerons plus tard comment les travailleurs humanitaires se tournent, désormais, vers la messagerie électronique (SMS) pour améliorer la fourniture de l'aide alimentaire aux réfugiés !

Philippe Leclercq, militant de la paix et Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 28/6/2013

Solidarité Maroc

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Le dossier du Sahara selon le prince Moulay Hicham.

Cela n’avait échappé à personne. Le vendredi 21 juin, lors de la conférence Human Rights Watch (HRW) sur la torture au Maroc, Moulay Hicham était présent au milieu de l’assistance suivant, sans intervenir, la conférence. Personne n’a pu alors interviewer le prince. Ce n’est que le 26 juin, que le journaliste espagnol Ignacio Cembrero publie sur son blog un article avec le témoignage du prince. 

Moulay Hicham, fraichement nommé le 20 juin par HRW conseiller pour la supervision des droits de l'Homme dans la région MENA, s’est exprimé sur la question du Sahara. « Pour faire valoir la souveraineté nationale sur les territoires sahraouis, il faudrait respecter les droits de l’homme reconnus internationalement, mais aussi établir une véritable démocratie », avant de conclure,« deux domaines dans lesquels on a des lacunes », rapporte Cembrero. 

Le cousin de SM le Roi Mohammed VI atteste que la critique des violations des droits de l’homme dans le dossier du Sahara est, pour le peu, sensible. « Le problème est que mes compatriotes, et pas seulement les représentants du gouvernement, estiment que toute discussion ou critique vis-à-vis des abus sur le territoire marocaine, est dirigé contre eux »confie-t-il. « Ils doivent comprendre que les droits de l'homme sont des valeurs universelles applicables à tous et partout ». Voilà qui devrait relancer encore le débat ! 

H24 Info, 27 juin 2013
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Des parlementaires européens au Sahara occidental



La visite des députés européens dans les territoires occupés du Sahara occidental a pour but essentiellement de vérifier sur le terrain les violations systématiques des droits fondamentaux des citoyens sahraouis dans ces territoires après la publication de plusieurs rapports qui dénoncent les violations des droits de l’homme au Sahara occidental, émanant d’Amnesty International, de Humain Rights Watch et du rapporteur spécial des Nations Unies contre la torture, a fait savoir le diplomate.

Une délégation du groupe de l’Alliance des socialistes et démocrates au sein du Parlement européen se trouve actuellement au Sahara occidental pour s’enquérir de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés, a indiqué dimanche le représentant du Front Polisario au Royaume-Uni, Limam Mohamed Ali.

Elle a rencontré à Al Ayoun (capitale occupée du Sahara occidental), des membres du bureau exécutif du collectif des Sahraouis pour les droits de l’homme (CODESA) qui lui ont exprimé la nécessité de trouver une solution rapide au conflit du Sahara occidental, a travers l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination, juste et crédible qui respecte la volonté du peuple sahraoui.

« La réunion qui a duré plus de deux heures, a permis surtout aux parlementaires européens de s’enquérir de la situation déplorable des droits de l’homme dans les territoires occupés », a déclaré Limam. 

Selon Western Sahara Human Rights Watch, la délégation européenne envoyée par l’Aliance des Socialistes et Démocrates du Parlement Européen s’est réunie dimanche 23 juin, à 15h, avec une délégation des associations sahraouies de Pêche et d’Agriculture de la ville occupée de Dakhla (anciennement Villa Cisneros). Pendant deux heures de temps, les délégués ont abordé les questions concernant la pêche, l’agriculture et les ressources naturelles en général dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

La discussion a approfondi le thème des ressources naturelles et le degré de bénéfice de pour la population sahraouie, le pillage, les lobbys, l’emploi, etc… Les associations ont apporté des éclaircissements sur cette question avec des chiffres et des exemples.

La délégation européenne a considéré les associations sahraouies comme interlocuteurs pour les contacts à venir sur le thème des ressources naturelles, en particulier la pêche et l’agriculture, a ajouté la même source.
La visite des députés européens dans les territoires occupés du Sahara occidental a pour but essentiellement de vérifier sur le terrain les violations systématiques des droits fondamentaux des citoyens sahraouis dans ces territoires après la publication de plusieurs rapports qui dénoncent les violations des droits de l’homme au Sahara occidental, émanant d’Amnesty International, de Humain Rights Watch et du rapporteur spécial des Nations Unies contre la torture, a fait savoir le diplomate. 

Le rapporteur du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, le député britannique Charles Tannock, avait présenté jeudi son rapport consacré à la situation des droits de l’homme au Sahara occidental devant la commission des droits de l’homme du Parlement européen. Le débat a fait ressortir une grande préoccupation quant aux violations récurrentes des droits de l’homme au Sahara occidental, illégalement occupé par le Maroc. Le Parlement européen avait exprimé, en février dernier, dans une résolution adressée à la 22ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, sa préoccupation devant les violations continues des droits humains au Sahara occidental, appelant à la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d’association, la liberté d’expression et le droit de manifester.

Le Parlement européen avait demandé que soient libérés tous les prisonniers politiques sahraouis, soulignant la nécessité d’un suivi international de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, réitérant son soutien à un règlement juste et durable du conflit, sur la base du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies.
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L’Europe sollicite l'avis des sahraouis pour une redistribution équitable des ressources de leur région

En visite à Laayoune, une délégation parlementaire européenne a sollicité l'avis de certaines organisations syndicales sahraouies sur les meilleurs moyens de faire profiter les «saharaouis marginalisés » de la manne halieutique. Leurs requêtes devraient être intégrées à l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union européenne.

La visite de la délégation européenne intervient après rejet de l'accord de pêche signé entre Rabat et Bruxelles, par la Confédération syndicale des travailleurs sahraouis (CSTS) et la Coordination Gdim Izik pour les Saharaouis marginalisées (CGISM).

Dans un communiqué, les deux organisations ont demandé à la délégation parlementaire européenne d'intensifier ses visites dans les provinces du sud, afin de mesurer l'ampleur de la dégradation des conditions politiques et socio-économiques et de «la nécessité de mettre en place un mécanisme de suivi, de surveillance et de contrôle concernant l'exploitation et la redistribution des ressources naturelles du Sahara ».

Rappelons que l'alliance sociale-démocrate au Parlement de l'Union européene est à l'initiative de cette action après le renouvellement de l'accord de pêche entre l'Europe et le Maroc. La zone du Sahara a été exclue du champ de l'entente en raison du conflit dont elle fait l’objet

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La Mauritanie face au Sahara occidental


Bâillonnée par sa neutralité dans la question du Sahara occidentale, la Mauritanie a quand même été invitée à la dernière réunion tenue sur le territoire américain entre Marocains et Sahraouis. Elle a fait office d’observateur au même titre que l’Algérie.


La Mauritanie officielle continue de s’enfermer dans un mutisme total, dicté par ses engagements politiques et les excellentes relations qu’elle entretient avec l’ensemble des acteurs concernés, Maroc, RASD et Algérie. C’est compte tenu de sa position géographique et du rôle historique qu’elle a joué dans la région qu’elle a certainement été invitée à la table des négociations tenues il y a quelques jours aux Nations Unies. D’aucuns ont compris qu’un règlement définitif de la question ne peut être trouvée en excluant la Mauritanie. Notre pays n’en demeure pas pour autant neutre. Il a même, à un moment de son histoire, essayé de s’exclure du problème.


D’abord partie prenante, la Mauritanie s’était désengagée en 1978, quand l’Armée renversa Moktar Ould Daddah et restitua l’ensemble de ses possessions sahraouies, des territoires que le Maroc avait automatiquement récupérés. Un peu plus tard, elle devait revenir sur ses positions politiques et militaires. L’amorce se produit entre 1980 et 1984, avec le soutien engagé de l’ancien Président Mohamed Khouna Ould Haidalla aux côtés du Front Polisario, ce qui déboucha à l’époque sur une crise ouverte avec le Maroc de Hassan II et la Mauritanie.


Depuis lors, la Mauritanie s’est réinstallée dans son fauteuil d’observateur neutre, attentif et non désintéressé par rapport aux évènements qui se déroulent dans ses frontières nord. Mais si une telle attitude peut se comprendre pour un Etat qui cherche à ménager ses alliances politiques et à sauvegarder ses intérêts géostratégiques, il en est autrement de la société civile, de la classe politique et intellectuelle qui doivent contribuer, par la réflexion et l’implication directe, à la recherche d’une solution satisfaisante pour toutes les parties. Cela ne se passe pas !


Par delà l’aspect politique qui le confine dans une neutralité de jure, la position géographique de la Mauritanie par rapport aux parties en conflit ainsi que l’inter pénétrabilité socioculturelle et civilisationnelle qui le lie aux populations du Sahara, en font un acteur impliqué quelle que soit sa volonté. Ne serait-ce que pour la question de Laguerra dont le règlement est partiellement mis en sourdine, pour des considérations d’ordre politique voire économique , la Mauritanie ne peut être indifférente à toutes les solutions qui seront apportées dans ce dossier. 


Placée sur la ligne de front, face au sud marocain, au sud algérien et aux combattants de la RASD, la Mauritanie ne serait pas à l’abri, en cas de conflit, aux vagues de réfugiés, aux droits de poursuite sur son territoire et à la réactivation du dossier de Laguerra, petite localité située à quelques encablures de la cité économique Nouadhibou. 


C’est dans ce cadre que l’on peut avancer que le règlement global du conflit sahraoui ne peut se décréter par ordonnance. Il passe nécessairement par le consensus et l’avis du peuple sahraoui à travers un référendum d’autodétermination, tel que prôné par l’Organisation des Nations Unies et la défunte OUA. C’est d’ailleurs ce que prônent pour l’heure les parties directement concernées.


Débarrassés du joug colonial espagnol, les habitants sahraouis doivent pouvoir se prononcer, après trente ans de combat politique et de lutte armée, en toute impartialité sur leur destin : une large autonomie au sein du Royaume marocain ou l’indépendant totale dans le cadre d’un Etat souverain. Sinon, on continuera à cautionner une colonisation de fait, aux corps défendant d’une population nourrie par le cordon ombilical d’une mère nourricière certes, mais pas naturel. C’est à ce problème que les experts se sont penchés la semaine dernière. Pour l’heure, la réponse à la question ne semble pas être à portée de main.


MOMS
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Des parlementaires européens au Sahara occidental pour s’enquérir de la situation des droits de l’homme

LONDRES - Une délégation du groupe de l’Alliance des socialistes et démocrates au sein du Parlement européen se trouve actuellement au Sahara occidental pour s’enquérir de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés, a indiqué dimanche le représentant du Front Polisario au Royaume-Uni, Limam Mohamed Ali.


Elle a rencontré à Al Ayoun (capitale occupée du Sahara occidental), des membres du bureau exécutif du collectif des Sahraouis pour les droits de l’homme (CODESA) qui lui ont exprimé la nécessité de trouver une solution rapide au conflit du Sahara occidental, a travers l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination, juste et crédible qui respecte la volonté du peuple sahraoui.

"La réunion qui a duré plus de deux heures, a permis surtout aux parlementaires européens de s’enquérir de la situation déplorable des droits de l’homme dans les territoires occupés", a déclaré à l’APS M. Limam.

La visite des députés européens dans les territoires occupés du Sahara occidental a pour but essentiellement de vérifier sur le terrain les violations systématiques des droits fondamentaux des citoyens sahraouis dans ces territoires après la publication de plusieurs rapports qui dénoncent les violations des droits de l’homme au Sahara occidental, émanant d’Amnesty International, de Humain Rights Watch et du rapporteur spécial des Nations Unies contre la torture, a fait savoir le diplomate.

Le rapporteur du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, le député britannique Charles Tannock, avait présenté jeudi son rapport consacré à la situation des droits de l’homme au Sahara occidental devant la commission des droits de l’homme du Parlement européen.

Une très large majorité d’eurodéputés se sont exprimés favorablement sur le rapport, qualifié par plusieurs d’entre eux d’"exhaustif" et d’"d’objectif".

Le débat a fait ressortir une grande préoccupation quant aux violations récurrentes des droits de l’homme au Sahara occidental, illégalement occupé par le Maroc.

Le Parlement européen avait exprimé, en février dernier, dans une résolution adressée à la 22ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, sa préoccupation devant les violations continues des droits humains au Sahara occidental, appelant à la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d’association, la liberté d’expression et le droit de manifester.

Le Parlement européen avait demandé que soient libérés tous les prisonniers politiques sahraouis, soulignant la nécessité d’un suivi international de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, réitérant son soutien à un règlement juste et durable du conflit, sur la base du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies.

APS, 23 juin 2013
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Sahara Occidental et territoires non-autonomes : La colonisation c'est fini!

De nombreux intervenants «ont souligné la nécessité de multiplier les efforts en vue de parachever la décolonisation du Sahara occidental en permettant, notamment au peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination


En adoptant le 18 juin un projet de résolution qui va dans ce sens, l'Organisation des Nations unies accélère le processus de leur droit à l'indépendance. Le Maroc et les autres puissances occupantes se déroberont-ils face à la légalité internationale? Il est plus que probable qu'ils n'y répondront pas au quart de tour et surtout favorablement.

Il n'empêche qu'ils seront de plus en plus acculés. Tôt ou tard, ils n'auront pas d'autre choix que de laisser les peuples qu'ils ont opprimés des dizaines de décennies durant de décider librement de leur avenir. Ils auront en face un arbitre qui ne doit pas leur faire de cadeau: l'Assemblée générale de l'ONU qui ne leur fera pas non plus de concessions. Elle renouvellera, comme elle l'a toujours fait et sans coup férir, son soutien «aux aspirations des peuples soumis à la domination coloniale qui souhaitent faire valoir leur droit à l'autodétermination, y compris l'indépendance». Dans cette perspective, le Comité spécial de l'ONU chargé de la décolonisation (Comité des 24) sort la grosse artillerie. Il a adopté le 18 juin 2013, à New York, un projet de résolution.

Un texte qui doit être adopté par l'assemblée générale des Nations unies. Que dit-il?

Il appelle à l'octroi, au plus tôt, du droit à l'autodétermination aux peuples colonisés et à la lutte contre l'exploitation illégale des ressources naturelles des territoires non autonomes dont le Sahara occidental, souligne le document répercuté par l'APS. Le document en question précise que ce projet de résolution demande aux puissances occupantes de «prendre toutes les mesures pour permettre aux peuples des territoires non autonomes d'exercer pleinement et au plus tôt leur droit à l'autodétermination, y compris l'indépendance» et réaffirme que l'existence du colonialisme, sous toutes ses formes, y compris l'exploitation économique, «est contraire à la Charte des Nations unies, à la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et à la Déclaration universelle des droits de l'homme». L'Algérie n'a pas manqué de saluer la qualité des débats en ce qui concerne l'application de l'octroi de l'indépendance pour le Sahara occidental ainsi qu'aux autres peuples des pays encore colonisés.

«Nous saluons la qualité des débats qui ont eu lieu récemment à New York dans le cadre de la session de fonds du comité spécial chargé d'étudier la situation en ce qui concerne l'application de la déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux», a indiqué Amar Belani, le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères qui n'a pas omis de relever que de nombreux intervenants «ont souligné la nécessité de multiplier les efforts en vue de parachever la décolonisation du Sahara occidental en permettant, notamment au peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination, à travers un référendum crédible organisé sous l'égide des Nations unies dont la responsabilité reste pleinement engagée». «Les positions exprimées au sein de ce comité spécial donnent une nouvelle résonance à la déclaration solennelle adoptée par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'OUA/UA, notamment les passages relatifs à la lutte contre le colonialisme et le droit à l'autodétermination des peuples encore sous domination coloniale», a tenu à souligner le diplomate algérien.

L'Expression, 20 juin 2013
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ONU : Le Comité de décolonisation exhorte au droit à l’autodétermination des peuples colonisés

NEW YORK - Le Comité spécial de l’ONU chargé de la décolonisation, ou Comité des 24, a adopté mardi à New York un projet de résolution qui appelle à l’octroi, au plus tôt, du droit à l’autodétermination aux peuples colonisés et à la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles des territoires non autonomes dont le Sahara occidental occupé.


Ce projet de texte, qui deviendra une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies une fois qu’elle l’adoptera à son tour, réaffirme la résolution 1514 et toutes les autres résolutions relatives à la décolonisation, y compris celle proclamant la période 2011-2020 comme la 3ème Décennie internationale de l’élimination du colonialisme.

Dans ce sens, ce projet de résolution demande aux puissances occupantes de ’’prendre toutes les mesures pour permettre aux peuples des territoires non autonomes d’exercer pleinement et au plus tôt leur droit à l’autodétermination, y compris l’indépendance’’.

Le document affirme, une fois de plus, que l’existence du colonialisme, sous toutes ses formes, y compris l’exploitation économique, ’’est contraire à la Charte des Nations Unies, à la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et à la Déclaration universelle des droits de l’homme’’.

Aussi, ce nouveau projet de résolution a réaffirmé sa volonté de ’’continuer à faire tout ce qui est nécessaire pour que le colonialisme soit éliminé complètement et rapidement et que tous les Etats observent scrupuleusement les dispositions pertinentes de la Charte, de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et de la Déclaration universelle des droits de l’homme’’.

A travers ce texte, l’Assemblée générale de l’ONU déclarerait, de nouveau, qu’elle ’’soutient les aspirations des peuples soumis à la domination coloniale qui souhaitent faire valoir leur droit à l’autodétermination, y compris l’indépendance’’.

C’est ainsi que cet organe de l’ONU demande aux puissances occupantes ’’de collaborer sans réserve’’ avec le Comité spécial de décolonisation en vue d’achever aussi rapidement que possible l’élaboration d’un ’’programme de travail constructif’’ répondant au cas particulier de chaque territoire non autonome et visant à faciliter l’exécution du mandat de ce Comité.

De surcroît, l’Assemblée générale de l’ONU appellerait ce Comité de tout mettre en oeuvre pour mobiliser l’appui des gouvernements du monde entier et celui des organisations nationales et internationales en vue de la réalisation des objectifs de la Déclaration et de l’application des résolutions de l’ONU.

Par ailleurs, elle insiste sur la sauvegarde des droits inaliénables des peuples des territoires non autonomes sur leurs ressources naturelles, comme elle appelle les institutions spécialisées et les autres organismes des Nations Unies concernés d’aider ces territoires à lutter contre l’exploitation illégale de leurs ressources naturelles.

APS, 19 juin 2013
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Des associations sahraouies accusent Rabat : Découverte de fosses communes au Sahara occidental

Le président de l’association des familles de détenus et de disparus sahraouis, Abdesslam Omar, a indiqué lundi la découverte de fosses communes dans les territoires occupés, dont une renferme les restes de 60 personnes. Il s’agirait de disparus sahraouis ensevelis dans ces fosses communes.

Le responsable a appelé les Nations unies a intervenir rapidement pour préserver ces preuves des violations commises par les autorités marocaines rappelant que cette découverte a été faite avec l’aide d’organisations internationales, dont une espagnole. L’association présentera sous peu, selon son président, un rapport, aux Nations unies, portant sur les violations des droits de l’Homme perpétrées par les autorités marocaines, soulignant que selon les statistiques de son organisme, plus de 500 Sahraouis étaient portés disparus dans différentes localités des territoires occupés. Face aux pressions exercées par l’association des familles des disparus avec l’appui de plusieurs organisations internationales, dont une organisation des droits de l’Homme espagnole, les autorités marocaines ont avancé un bilan des Sahraouis séquestrés dans leurs centres secrets, a-t-il dit. Les statistiques marocaines font état de 322 Sahraouis enlevés, libérés en juillet 1999 suite à l’intervention de l’ancien envoyé du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, James Baker, a encore ajouté Omar Abdesslam.

Les autorités marocaines ont continué par la suite à nier les disparitions forcées de Sahraouis dans les territoires occupés, mais ont fini par reconnaître ces faits en révélant que près 640 Sahraouis ont été enlevés, dont 350 sont morts. 14 enfants comptent parmi les personnes enlevées selon un rapport publié en 2011. La plupart des personnes décédées étaient détenues dans les geôles marocaines dans des conditions inhumaines et l’association a les preuves irréfutables que nombreux ont été enterrés dans des fosses communes, a indiqué le responsable. Pour rappel, la question des droits de l’homme au Sahara occidental constitue l’une des questions à l’ordre du jour des différentes réunions à l’ONU. Ainsi, après la rencontre fin mai à Genève entre le président sahraoui et Mme Navi Pillay, haut commissaire aux droits de l’Homme, le Front pour la libération de Saguia el Hamra et du Rio d’oro (Polisario) a appelé, dans un communiqué, la communauté internationale à « agir rapidement pour amener l’occupation marocaine à cesser la répression et la spoliation des richesses sahraouies et pour la libération des détenus de Gdeim Izik et de tous les détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines ».

Reporters-dz, 19 juin 2013
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L'Espagne pour un “contrôle effectif” de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental

L'Espagne essaye de garantir un “contrôle effectif” de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental, a déclaré mardi à Alger le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Garcia-Margallo.

Animant un point de presse conjoint avec son homologue algérien, Garcia-Margallo a indiqué que son pays essayait de garantir un “contrôle effectif” de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Concernant l’aide humanitaire espagnole destinée aux réfugiés sahraouis, Garcia Margallo a rappelé que son pays “a été le premier donateur en 2012, même s’il a du réduire cette aide de 18% en 2013 à cause de la crise économique”.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères algérien, Mourad Medelci a indiqué que son entretien avec son homologue espagnol a porté sur la question du Sahara occidental, ajoutant que les deux parties se sont félicitées de leurs “bonnes relations” avec le Maroc. Il a, toutefois, souligné que l’Algérie “est désireuse de faire en sorte que la communauté internationale soit davantage consciente sur l’urgence à trouver une solution concrète, juste et durable pour la situation du peuple sahraoui”.

Il a, à cet égard, rappelé que le peuple sahraoui était en attente, depuis plus de trente années, de la possibilité “promise” et “garantie” par les Nations unies d’aller vers une autodétermination dans un cadre “transparent”. (Aps)
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Respecter la position de l'Algérie à l'égard de la question du Sahara occidental est une des conditions pour la réouverture des frontières avec le Maroc

Le Maroc doit respecter la position de l'Algérie concernat le conflit du Sahara Occidental en tant que problème de décolonisation devant être réglé dans le cadre de l'ONU et en conformité avec la légalité internationale. 

C'est l'une des conditions posées par Alger pour accepter l'ouverture des frontières avec le Maroc tant quemandée par Rabat pour alléger la crise dans les villes frontalières.

Les trois conditions citées mercredi par le journal El Khabar citant une déclaration du ministère des Affaires étrangères algérien, M. Amar Bellani constitue une giffle pour le Maroc qui veut le beurre et l'argent du beurre.

"Cesser immédiatement la campagne de diffamation menée par les cercles officiels et non officiels marocains contre l'Algérie" et "l'arrêt de l'écoulement de la drogue et de la contrebande clandestine du Maroc vers l'Algérie" sont les deux autres conditions préalables à toute discussion entre les deux pays.
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Le Front Polisario qualifie de «réussie» la visitede Mohamed Abdelaziz aux Etats-Unis

Le Front Polisario a qualifié de «réussie» la visite effectuée du 5 au 11 juin par le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, aux Etats-Unis d'Amérique et à l'ONU, a indiqué hier l'agence de presse sahraouie (SPS). 

Durant cette visite, le président sahraoui «a eu plusieurs entretiens avec des responsables de l'administration et du Congrès américain ainsi qu'avec le secrétaire général de l'ONU, son envoyé spécial au Sahara occidental, le président du Conseil de sécurité et plusieurs représentants permanents de pays européens et africains», selon l'agence. 

Ces responsables ont exprimé «leur engagement» en faveur d'une solution juste garantissant l'autodétermination du peuple sahraoui et «leur préoccupation» à l'égard des violations continues des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc, précise la même source.

Ils ont insisté sur «la nécessité d'accélérer le traitement de la question de protection et de surveillance des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés conformément au dernier rapport du Secrétaire général de l'ONU qui prévoit la garantie d'une surveillance neutre et permanente des droits de l'homme». 

Le Front pour la libération de Saguia El Hamra et du Rio de Oro (Polisario) a appelé, dans un communiqué diffusé récemment, la communauté internationale à «agir rapidement pour amener l'occupation marocaine à cesser la répression et la spoliation des richesses sahraouies et pour la libération des détenus de Gdeim Izik et de tous les détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines.
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M6 disparait des écrans !



Les problèmes récurrents de santé de Mohamed VI, coïncident avec les soucis physiques du prince Moulay Rachid, héritier du Trône et probable successeur de M6 en cas de vacance du pouvoir. Selon la presse française, Moulay Rachid, frère cadet du roi, avait été «hospitalisé à Paris dans un état sérieux». Les ennuis de santé de la fratrie royale coïncident aussi avec des problèmes de santé connus par ailleurs par le prince Moulay Hicham, auquel la succession du Trône pourrait échoir si, d’aventure, Mohamed VI et son frère étaient tous les deux empêchés de diriger la monarchie.

Il a pris du poids, beaucoup de poids et est même en manifeste surcharge pondérale. Il est bouffi et son visage présente les signes d’un homme qui utilise beaucoup de corticoïdes. Un journaliste espagnol, qui suit l’actualité marocaine, avait même affirmé, en 2008, que le monarque chérifien aurait subi une opération chirurgicale en France – Il a été démenti, bien sûr, par la presse officielle qui y a vu un « complot ourdi de l’étranger ». Le même confrère espagnol avait, de sources françaises, évoqué des problèmes néphrétiques et hépatiques dont souffrirait Mohamed VI. Son absence prolongée dans sa résidence picarde en France a donc enflammé les réseaux sociaux et alimente beaucoup les discussions de café au Maroc où on en parle tout en murmures, tant la question reste un tabou royal.
Déjà, en 2009, un communiqué signé du Pr. Abdelaziz Maâouni, médecin personnel du roi et directeur de la clinique du Palais royal, avait admis que « Sa Majesté le roi Mohamed VI [...] présente une infection à rotavirus avec signes digestifs et déshydratation aiguë nécessitant une convalescence de cinq jours». Ce bulletin fut une première dans l’histoire de la monarchie qui ne communiquait jamais sur l’état de santé des rois.

Des confrères marocains, sous couvert d’anonymat, ont, de surcroît, évoqué devant d’autres journalistes européens des problèmes respiratoires chroniques, dont un probable asthme, avec gonflement du corps et éventuelle diminution de l’immunité.
De parler publiquement de l’état de santé du roi avait valu à des confrères marocains de connaître de sérieux déboires, dont des peines privatives de liberté. La personne du souverain alaouite, à la fois guide temporel et spirituel de son peuple, est sacrée et est inviolable, en vertu de la Constitution. C’est pour cette raison, que cette fois-ci, la presse marocaine préfère regarder ailleurs dès lors qu’il est question de ses problèmes de santé et de sa longue convalescence en France. Deux exceptions rares, deux journaux en ligne, Demain Online et Lakome, ont eu l’audace d’en parler, tout en posant les questions qui fâchent. Notamment les conséquences de la maladie du roi et de son absence qui perdure sur la bonne marche de la monarchie et la gouvernance du pays.

Déjà la « petite forme » du roi, jadis sportif et amateur de plaisirs nautiques, était de plus en plus palpable. Et cela se voyait, de manière nette, lorsqu’il lisait laborieusement ses discours, comme ce fut le cas lors de la dernière fête du Trône. Il était souvent essoufflé et éprouvait des difficultés à articuler ses mots, sans compter son air absent et les manifestes efforts qu’il déployait pour se concentrer sur son sujet. Les problèmes récurrents de santé de Mohamed VI, coïncident avec les soucis physiques du prince Moulay Rachid, héritier du Trône et probable successeur de M6 en cas de vacance du pouvoir. Selon la presse française, Moulay Rachid, frère cadet du roi, avait été «hospitalisé à Paris dans un état sérieux». Les ennuis de santé de la fratrie royale coïncident aussi avec des problèmes de santé connus par ailleurs par le prince Moulay Hicham, auquel la succession du Trône pourrait échoir si, d’aventure, Mohamed VI et son frère étaient tous les deux empêchés de diriger la monarchie.

Il y a quelques jours seulement, le « prince rouge », cousin du roi, avait été hospitalisé aux Etats Unis pour des problèmes cardiaques dont on ne connait pas, à l’heure actuelle, le degré de gravité. Cette singulière concomitance pose, en toute logique, la question de la continuité monarchique, surtout si le roi, son frère et même leur cousin ne seraient pas en mesure de gouverner. Et ce serait l’avenir même de la monarchie qui serait en question. Le problème, dans ce cas de figure extrême, serait d’autant plus posé, avec une grande acuité, que Moulay Hassan, fils ainé du roi Mohamed VI est né le 8 mai 2003 ! Et, dans le cas où Mohamed VI et Moulay Rachid ne seraient plus aptes à prendre les rênes de la monarchie, la couronne royale reviendrait, de droit et en droite lignée successorale, à Moulay Hicham.

Le fils du prince Abdallah, frère du roi Hassan II, a toujours plaidé pour une monarchie constitutionnelle et démocratique qui régnerait de manière symbolique, après avoir abdiqué ses droits divins au peuple marocain. Moulay Hicham, toujours critique vis-à-vis de la monarchie, du Makhzen et de la gestion de son cousin royal, avait récemment prédit la fin de la monarchie, sous sa forme absolue actuelle en 2018. Et 2018, c’est déjà demain. (Lire aussi en pages 4 et 5).

Noureddine Khelassi

Algérie Confluences, 16 JUIN 2013
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Alors que Ban Ki-moom a rassuré Mohamed Abdelaziz, la commission de décolonisation entame l’examen de la question sahraouie

Ces travaux seront aussi caractérisés par l’examen de la question du Sahara occidental à travers l’examen de «l’adoption d’un mécanisme onusien de contrôle et de protection des droits de l’homme au Sahara occidental dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc». Elle a déjà adopté, avant-hier soir à New York, une résolution qui réaffirme «le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance».


COMME chaque année, la commission de décolonisation de l’ONU entame l’examen des questions de décolonisation. En tout, la commission analysera la situation de 16 territoires déclarés non autonomes et la mise en œuvre de la déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples colonisés. Les travaux de la session de juin seront marqués par de longs débats qui dureront deux semaines.

Ces travaux seront aussi caractérisés par l’examen de la question du Sahara occidental à travers l’examen de «l’adoption d’un mécanisme onusien de contrôle et de protection des droits de l’homme au Sahara occidental dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc». Elle a déjà adopté, avant-hier soir à New York, une résolution qui réaffirme «le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance».

La résolution sera adoptée par les Etats membres de l’ONU et la société civile internationale sera soumise au vote à l’Assemblée générale des Nations unies en novembre ou en décembre prochain.

Cette session pour rappel coïncide avec la visite du secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, à New York à la tête d’une délégation sahraouie.

Lors de sa rencontre avec le Secrétaire général de l’ONU, Ban KiMoon et son médiateur dans le conflit Christopher Ross, M. Abdelaziz a eu des assurances de la part de M. Ban sur la suite à donner au processus de paix enclenché par l’ONU depuis le cessez-le-feu de 1991.

En effet, Ban Ki-moon a assuré à Mohamed Abdelaziz de l’engagement des Nations unies pour une solution préconisant un accord mutuellement acceptable permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Le SG de l’ONU a salué «l’engagement continu du Front Polisario de privilégier la voie du dialogue» et a fait part à M. Abdelaziz de son «attention soutenue à la question des droits de l’homme du peuple sahraoui», ont annoncé des sources du Polisario.

Ban Ki-moon a ainsi réaffirmé l’engagement des Nations unies «à aider les deux parties au conflit à aboutir à une solution qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental conformément aux résolutions de l’ONU».

En outre, Mohamed Abdelaziz a assuré le secrétaire général des Nations unies de «l’engagement constant du Front Polisario dans les efforts de l’ONU», et ce, aux fins d’aboutir à la «décolonisation du Sahara occidental et de réaliser une paix juste et durable sur la base du respect des droits légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance».

Y. M.

Le Jeune Indépendant, 13 juin 2013
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Mais où est donc passé Mohamed VI ?

Depuis le début de l’année, le roi Mohamed VI en est à son troisième voyage à l’étranger. Des déplacements de plus en plus longs et entourés d’un halo de mystère. Ainsi, après la France (le 4 janvier pour dix-neuf jours) et les Émirats arabes unis (le 26 avril pour treize jours), le roi du Maroc se trouve depuis le 10 mai en déplacement privé sans que nul ne soit capable d’affirmer avec certitude sa destination, ni la date de son retour au pays ! En l’absence de toute communication digne de ce nom, les rumeurs vont donc bon train sur la motivation réelle de ses pérégrinations. [Malade, Mohamed VI serait allé en France pour recevoir des soins, et il se reposerait dans son château de Betz (Oise).] 

À l’évidence, poser la question de savoir si cette catégorie de congé est payée relève d’une pure perte de temps, le budget du palais ne souffrant aucune discussion et ses dépenses n’étant soumises à aucune sorte de contrôle, en vertu de la nouvelle Constitution [de juillet 2011] qui met la monarchie à l’abri de tout contrôle ou reddition de comptes. Cependant, une question d’importance demeure : conformément au texte constitutionnel qu’il s’est fait concocter, le roi semble déterminé à poursuivre dans la voie de la monarchie exécutive, en vertu de laquelle il règne et gouverne. Chef de l’État et de l’état-major des armées, il préside également le Conseil suprême de la magistrature et le Conseil des ministres, sans oublier la commanderie des croyants.

Celui qui s’octroie délibérément autant de pouvoirs et de responsabilités devrait également s’appliquer le principe de la reddition des comptes pour l’exercice de ses fonctions et accepter de dévoiler un minimum de sa vie privée : bulletins de santé, périodes de congés, voyages officiels ou privés – voire même son emploi du temps quotidien, comme il est de coutume à la Maison-Blanche ou à l’Élysée. Même en Arabie saoudite, régime théocratique, le roi se plie à l’exercice d’annoncer officiellement ses déplacements, y compris ses voyages privés, et délègue ses pouvoirs, comme il l’a fait dernièrement lorsqu’il s’est agi de sa dernière visite au Maroc [le roi Abdallah ben Abdelaziz d'Arabie saoudite est arrivé le 1er mai à Casablanca, pour une visite privée]. Pourtant au royaume wahhabite, un pays, gouverné par une famille, où la Constitution, les élections, le Parlement, la diversité politique et la liberté d’expression n’ont pas droit de cité, on témoigne de certains égards pour l’opinion publique et le petit peuple. 

L’absentéisme du roi Mohamed VI pose aujourd’hui un réel problème constitutionnel, politique tout autant que moral. Un autre sujet de préoccupation, est l’intérim en l’absence du roi. C’est qu’il est tellement difficile d’imaginer voir confiés à une seule personne autant de pouvoirs. Sur le plan politique, le roi se considère comme un arbitre du jeu politique. Mais, dans la réalité, nombreux sont les événements qui ont démontré qu’il est un acteur de premier ordre. Un interventionnisme aux antipodes de tout arbitrage qui paralyse et qui constitue un obstacle à tout progrès. 

Sur le plan diplomatique, la même préoccupation se pose quant à l’empreinte du roi sur la conduite des affaires étrangères. Que d’occasions manquées d’assister à des réunions et à des conférences internationales où se bousculait le gratin de la diplomatie mondiale et où le Maroc était représenté par des individus sans légitimité constitutionnelle, ni autorité, pour négocier avec les chefs d’État étrangers ou engager notre responsabilité. L’adage marocain dit : «L’absent a toujours sa justification avec lui». Mais chacun sait qu’aucun individu, aucune autorité, ni aucune institution n’osera jamais exiger de Mohammed VI qu’il s’explique sur les raisons de son absentéisme !

Le Courrier d'Algérie, 11 juin 2013
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Ban Ki-moon réaffirme au président Mohamed Abdelaziz son engagement pour l’autodétermination du peuple sahraoui

NEW YORK - Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a réaffirmé lundi au président de la République arabe sahraouie démocratique, Mohamed Abdelaziz, l’engagement des Nations unies pour une solution préconisant un accord mutuellement acceptable permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental occupé.


Le Président sahraoui a eu lundi, au siège des Nations unies (New York), des entretiens avec Ban Ki-Moon ainsi qu’avec le président du Conseil de sécurité, Sir Mark Lyall Grant (Grande-Bretagne), dans l’objectif de faire avancer le dossier sahraoui, qui se retrouve dans l’impasse, et d’examiner la question des droits de l’homme des Sahraouis dans les territoires du Sahara occidental.

La rencontre avec Ban Ki-moon s’est tenue en présence de l’Envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross, du Secrétaire général-adjoint de l’ONU chargé des droits de l’homme, Ivan Simonovic, et de hauts responsables des départements de l’ONU chargés respectivement du maintien de la paix et des affaires politiques.

Au cours des discussions, le chef de l’ONU a salué l’engagement continu du Front Polisario de privilégier la voie du dialogue et a fait part au président sahraoui de son attention soutenue à la question des droits de l’homme du peuple sahraoui.

En outre, il a réaffirmé l’engagement des Nations unies ’’à aider les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, à aboutir à une solution qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental conformément aux résolutions de l’ONU’’.

Pour sa part, le président Abdelaziz a assuré le Secrétaire général des Nations unies de l’engagement constant du Front Polisario dans les efforts de l’ONU, et ce, aux fins d’aboutir à la décolonisation du Sahara occidental et de réaliser une paix juste et durable sur la base du respect des droits légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Tout en rappelant le soutien de la partie sahraouie aux efforts du Secrétaire général de l’ONU, de son Envoyé personnel, Christopher Ross, et de son Représentant spécial, Wolfgang Weisbrod-Weber, le Président sahraoui a insisté sur la nécessité ’’de revigorer et de consolider le processus en cours que le Maroc tente, par tous les moyens, de dévoyer et, à défaut, de l’annihiler purement et simplement’’.

Concernant la situation dans les territoires occupés du Sahara occidental, Abdelaziz a mis en exergue l’importance des conclusions contenues dans le dernier rapport de l’ONU adressé en avril dernier au Conseil de sécurité dont notamment la recommandation qui stipule ’’une surveillance indépendante, impartiale, exhaustive et constante de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental’’.

Il a aussi rappelé l’initiative américaine qui visait à inclure le mécanisme de surveillance des droits de l’homme au sein de la MINURSO (Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental) à l’instar de toutes les opérations de maintien de la paix dans le monde mais qui avait été bloquée par un pays membre permanent du Conseil de sécurité.

Cette question est d’autant primordiale que le Président sahraoui a fait part au chef de l’ONU de la dégradation, depuis mai dernier, de la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés.

En conséquence, il a déploré le manque de fermeté du Conseil de sécurité et a demandé au Secrétaire général de l’ONU d’agir afin de mettre un terme à cette situation et de parvenir à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques sahraouis dans les geôles marocaines et notamment ceux de Gdeim Izik qui avaient été lourdement condamnés par le tribunal militaire de Rabat en février dernier.

Particulièrement attentif aux propos tenus par son interlocuteur sahraoui, le Secrétaire général de l’ONU a soutenu que la question des droits de l’homme restait un élément primordial de tout règlement global du conflit et a souligné ’’son fort intérêt à l’égard des droits de l’homme au Sahara occidental’’. De surcroît, il a exprimé sa préoccupation quant à la frustration croissante générée par l’absence d’un règlement du conflit.

Entretiens entre le Président sahraoui et le président du Conseil de sécurité

Au cours de sa visite à New York, le Président sahraoui a également eu des entretiens, lundi, avec le président du Conseil de sécurité, Mark Lyall Grant, qui est le Représentant permanent du Royaume-Uni à l’ONU.

Les discussions entre les deux parties ont porté sur les derniers développements de la question du Sahara occidental depuis l’adoption de la résolution 2099 du Conseil de sécurité en avril dernier.

En réaffirmant l’engagement du Front Polisario à continuer à soutenir les efforts du Secrétaire général de l’ONU et de son Envoyé personnel, M. Abdelaziz a souligné au président de l’organe de décision de l’ONU que l’obstacle principal qui entrave encore l’action de paix de l’ONU au Sahara occidental demeure ’’le manque de volonté politique’’ du Maroc.

’’Ceci exige une implication ferme et soutenue du Conseil de sécurité pour consolider l’action de l’ONU et pour assurer la surveillance des violations des droits de l’homme dont sont victimes les citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental’’, a-t-il relevé lors de ses discussions avec M. Grant.

Dans ce sillage, le président du Conseil de sécurité a réaffirmé l’engagement de cette instance de l’ONU à poursuivre ses efforts en vue d’une solution garantissant le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental et pour le respect des droits de l’homme.

Il est à rappeler que la visite du Président Mohamed Abdelaziz à New York succède à celle effectuée la semaine dernière à Washington durant laquelle il avait rencontré des responsables du département d’Etat américain, des représentants du Congrès ainsi que des ONG américaines dont celles des droits de homme.

Durant ces deux visites, il était accompagné d’une délégation comprenant le coordinateur sahraoui avec la MINURSO, M’hamed Khadad, le représentant du Front Polisario à l’ONU, Ahmed Boukhari, le représentant du Front Polisario à Washington, Mohamed Yeslem Beissat, et le conseiller à la présidence sahraouie, Abdati Breica.

Inscrit depuis 1964 sur la liste des territoires non autonomes et éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique que le Maroc, soutenu par la France, occupe depuis 1975.
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L’ONU dénonce que le Maroc harcèle les Sahraouis qui utilisent leur vêtement traditionel distinct

L’Experte indépendante du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU dénonce le harcèlement de l’occupant marocain contre les traditions sahraouies. Le régime marocain, depuis l’occupation du Sahara Occidental, a entrepris une politique d’acculturation systématique qui a commencé le changement des noms de villes du Sahara Occidental, par example, en remplaçant “El Aaiun” par “Layoun”. Dans le cadre de cette politique d’acculturation, le régime d’occupation menace et harcèle les Sahraouis qui portent leur vêtement traditionel, distinct du marocan.

Dans le rapport qu’elle a présenté au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, que WSHRW fait connaître, il est expliqué:

“L’experte indépendante rappelle que les autorités locales ont une obligation de protéger la réalisation des droits culturels contre les ingérences des tiers et que, comme l’a expliqué le Comité des droits économiques, sociaux et culturels, l’obligation de respecter et de protéger le droit de chacun d’exercer ses propres pratiques culturelles devrait être considérée comme une obligation fondamentale en vertu du paragraphe 1 a) de l’article 15 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels37. Elle prie instamment les autorités locales de s’attaquer à ce problème et de prendre des mesures pour promouvoir une culture de tolérance et de diversité culturelle.”

L’Experte indépendante de l’ONU a constaté ce manque de tolérance et de respect à la diversité culturelle même après qu’il ait été approuvé la nouvelle “Constitution” marocaine de 2011 qui mentionne le respect à la culture hassania.

WSHRW, 11 juin 2013
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Sahara Occidental : Mohamed Abdelaziz reçu par Ban Ki-moon

New York, 10 Juin 2013 .- Le sécrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a réitéré lundi l'engagement des Nations Unies à aider le Maroc et le Frente Polisario pour négocier une solution à leur conflit de longue date au-sujet du futur statut du Sahara occidental selon les résolutions de l'ONU qui prévoient l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, a rapporté lundi le site digital des Nations Unies

Lors d'une réception offerte en l'honneur du président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, Ban Ki-moon a encouragé le Frente Polisario à rester engagé de manière constructive avec son représentant personnel pour la Sahara occidental, M. Christopher Ross, qui a invité les deux parties à faire preuve de flexibilité et de créativité dans la recherche d'une solution, a-t-on ajouté de même source.

Le sécrétaire général a souligné son fort et continu intérêt pour le respect des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés. Il a aussi exprimé son inquiétude concernant la frustration croissante et la vulnérabilité que l'absence d'une solution et l'instabilité de la région du Sahel ont provoqué parmi les jeunes dans les camps de réfugiés de Tindouf. Il a salué l'engagement continu du Frente Polisario dans la voie du dialogue.
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Le Sahara Occidental à l'ordre du jour du Comité des 24

Le Comité spécial des Vingt-Quatre a décidé de faire droit aux 30 demandes d’audition portant sur les questions de Gibraltar et du Sahara occidental, et des Îles Falkland (Malvinas).


Le Comité poursuivra ses travaux demain, mercredi 12 juin, à partir de 10 heures, avec les auditions de pétitionnaires sur les questions de Gibraltar et du Sahara occidental.


Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité spécial chargé d’étudier la situation               
en ce qui concerne l’application de la Déclaration         
sur l’octroi de l’indépendance aux pays
et aux peuples coloniaux
Reprise de session de 2013
3e séance – matin

LE COMITÉ DE LA DÉCOLONISATION ADOPTE L’ORDRE DU JOUR DE SA REPRISE DE
SESSION DE 2013, DONT LES TRAVAUX SE DÉROULERONT JUSQU’AU 21 JUIN

Le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, dit « Comité spécial des Vingt-Quatre », a adopté, ce matin, l’ordre du jour, ainsi que plusieurs autres textes relatifs aux travaux de sa reprise de session de l’année 2013, qui se dérouleront jusqu’au 21 juin.

En début de matinée, le Président du Comité spécial, M. Morejón Pazmino, de l’Équateur, a annoncé qu’il autorisait le secrétariat du Comité à mettre à jour le programme de travail1 en incluant à l’ordre du jour la question de la Polynésie française.  Cette décision fait suite au vote, par l’Assemblée générale, le 17 mai dernier, de la résolution 67/265, inscrivant la Polynésie française sur la liste des territoires non autonomes.

Au cours de la matinée, le Comité a d’autre part adopté plusieurs textes ayant trait à des demandes d’audition, à la diffusion d’informations sur la décolonisation, aux renseignements relatifs aux territoires non autonomes, et à l’envoi de missions de visite dans les territoires.

Demandes d’audition

Concernant les demandes d’audition, le Comité spécial des Vingt-Quatre a décidé de faire droit aux 30 demandes d’audition portant sur les questions de Gibraltar et du Sahara occidental, et des Îles Falkland (Malvinas).

Par ailleurs, s’agissant de la « décision spéciale du Comité en date du 18 juin 2012 et de l’audition de pétitionnaires concernant Puerto Rico », il a été décidé que l’examen de celle-ci aurait lieu le lundi 17 juin 2013.  La date limite de réception des demandes formulées, à ce titre, a été fixée au mardi 11 juin, avant midi.


Question de la diffusion d’informations sur la décolonisation

Le Comité a ensuite adopté, sans vote, un projet de résolution2, déposé par le Présidentaux termes duquel l’Assemblée générale prierait le Département de l’information de continuer de mettre à jour les informations affichées sur le site Web de l’ONU et concernant les programmes d’aide destinés aux territoires non autonomes. 

Par ce texte, l’Assemblée générale prierait en outre le Département des affaires politiques et le Département de l’information de mettre en œuvre les recommandations du Comité spécial et de continuer à prendre les mesures voulues en utilisant tous les moyens d’information disponibles –publications, radio, télévision et Internet– pour faire connaître l’action de l’Organisation des Nations Unies dans le domaine de la décolonisation.

Dans la foulée de l’adoption du projet de résolution, la Responsable du Service des campagnes de communication auprès de la Division de la communication stratégique du Département de l’information (DPI), Mme Margaret Novicki, a présenté le rapport annuel3 du Secrétaire général portant sur la diffusion d’informations sur la décolonisation, qui couvre la période allant d’avril 2012 à mars 2013.

Ce rapport fait le point sur les différentes activités menées durant la période concernée par le DPI, en tant que voix publique de l’Organisation, pour diffuser les informations relatives à la décolonisation pendant la période considérée en s’appuyant sur les médias traditionnels et les nouvelles techniques de l’information. 

Le DPI a notamment produit 45 communiqués de presse en anglais et en français sur la décolonisation, communiqués qui couvraient les différentes réunions tenues sur cette question.  Par ailleurs, le Centre des nouvelles a diffusé des articles sur la décolonisation par flux RFS; tandis que la télévision des Nations Unies a pour sa part couvert 23 réunions sur cette question et que la Radio de l’ONU en a assuré la couverture dans les six langues officielles.  Enfin, le site Internet de l’ONU sur la décolonisation a atteint un record, ayant été consulté plus de 250 000 fois par les internautes, soit 46% de plus que l’année précédente.  Le DPI a également apporté son appui au séminaire régional organisé à Quito sur la décolonisation, qui a eu lieu du 28 au 30 mai 2013, en y envoyant un attaché de presse, a précisé Mme Novicki.

De son coté, la Chef de la Division de la décolonisation du Département des affaires politiques, Mme Laura Vaccari, a brièvement présenté le travail de sa Division, en particulier la préparation des documents de travail du Secrétariat sur chacun des 16 territoires non autonomes, dont la version 2013 est à présent en ligne sur le site de la décolonisation.  La Division est également responsable de l’organisation des séminaires régionaux annuels et de leur suivi.  Enfin, cette Division entretient également des contacts avec des experts individuels, des universitaires et des responsables d’ONG, traitant des questions relatives à la décolonisation.  Mme Vaccari a, en outre, précisé que les informations sur la décolonisation disponibles en ligne avaient été élargies et enrichies afin d’y inclure des documents de référence sur le travail du Comité spécial durant la période allant de 1974 à 1993.


Renseignements relatifs aux territoires non autonomes communiqués en application de l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte des Nations Unies

Le Comité a poursuivi ses travaux ce matin en adoptant ensuite, sans vote, un projet de résolution4, déposé par son Président, relatif aux « Renseignements relatifs aux territoires non autonomes communiqués en application de l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte des Nations Unies ».

Ce texte prie notamment les puissances administrantes concernées de communiquer ou de continuer de communiquer régulièrement au Secrétaire général, à titre d’information, des renseignements statistiques et autres, de nature technique, relatifs à la situation économique et sociale et à l’éducation dans les territoires dont elles sont respectivement responsables, ainsi que des renseignements « aussi complets que possible sur l’évolution politique et constitutionnelle des territoires en question ».

Question de l’envoi de missions de visite et de missions spéciales dans les territoires

Le Comité spécial des Vingt-Quatre a également adopté, sans vote, et sur présentation de son Président, un projet de résolution5sur la question de l’envoi de missions de visite et de missions spéciales dans les territoires.

Par ce texte, le Comité spécialsoulignela nécessité de dépêcher périodiquement des missions de visite dans les territoires non autonomes en vue de faciliter l’application intégrale, rapide et effective de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux en ce qui concerne ces territoires.

Il engage, par ailleurs, les puissances administrantes qui ne l’ont pas encore fait à collaborer avec l’Organisation des Nations Unies ou à continuer de le faire en facilitant l’envoi de missions de visite des Nations Unies dans les territoires placés sous leur administration, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies relatives à la décolonisation.

Au titre des questions diverses, le représentant de la Papouasie-Nouvelle-Guinée a exhorté les puissances administrantes à continuer à appuyer les efforts du Secrétaire général et du Comité spécial.  Notant ensuite l’appui de la France, qui a fourni des informations supplémentaires sur les questions relatives à l’autodétermination en Nouvelle-Calédonie, il a toutefois souhaité avoir d’avantage de détails sur la question.  Enfin, il a émis l’espoir que la résolution adoptée par l’Assemblée générale au sujet de la Polynésie française n’affecte pas les relations entre la France et les Nations Unies.  S’agissant de l’envoi de missions de visite, il s’est dit préoccupé par le fait que la dernière mission de visite des Nations Unies à Tokélaou ait eu lieu il y a déjà six ans.

Le Comité spécial des Vingt-Quatre a également accepté la participation à ses travaux, à titre d’observateurs, des pays suivants: Argentine, Brésil, Costa Rica, Chypre, Ghana, Mauritanie, Namibie, Espagne, Turquie, Émirats arabes unis, Guatemala, Mexique et République dominicaine. 

Le Comité spécial des Vingt-Quatre se réunit chaque année pour revoir et mettre à jour la liste des territoires non autonomes concernés par la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, adoptée en 1960 par l’Assemblée générale.  Il écoute aussi des représentants élus et nommés des territoires, ainsi que des pétitionnaires; et il dépêche des missions dans les territoires et organise des séminaires sur la situation de leur système politique, social, économique et éducatif.

Pour obtenir plus d’informations sur les Nations Unies et la décolonisation, veuillez vous rendre sur le site Web dont l’adresse suit: http://www.un.org/fr/decolonization/index.shtml.

Le Comité poursuivra ses travaux demain, mercredi 12 juin, à partir de 10 heures, avec les auditions de pétitionnaires sur les questions de Gibraltar et du Sahara occidental.

1     A/AC.109/2013/L.2*
2     A/AC.109/2013/L.4
3     A/AC.109/2013/18
4     A/AC.109/2013/L.3
5     A/AC.109/2013/L.5

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2013/AGCOL3253.doc.htm 
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Genève : Le Maroc mis à mal par des ONG internationales

Le royaume du Maroc est mis à mal par des ONG internationales participantes à la 23 ème session du Conseil onusien des droits de l’homme à Genève entre le 27 mai et le 14 juin. Plusieurs ONG y compris des françaises comme France Libertés et le MRAP et des ONG internationales tels la Fédération internationale de la jeunesse démocrate (WFDY) et le Mouvement internationale des étudiants pour l’ONU (Ismun), n’ont pas hésité à dénoncer les violations systématiques commises par le Maroc contre les citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental. 

Plusieurs ONG ont donc tenu à prendre la parole dans les sessions plénières du Conseil pour dénoncer les violations perpétrées par les autorités marocaines, surtout en ce qui concerne le droit à la libertés d’expression, de rassemblement pacifique, d’association, mais aussi pour condamner vigoureusement les “violations barbares” commises quotidiennement, selon le WFDY, contre les femmes sahraouies qui sont, toujours selon le WFDY les premières cibles de violence policières marocaine. 

Les quatre ONG mentionnées ont aussi organisé un panel au palais des Nations unis à Genève sous le titre : “Droits de l’homme au Sahara occidental : perspectives féminines”, le 3 juin avec la participation d’imminente d’activistes sahraouies, comme Mme Aminatou Haïdar, et en présence de représentants de plusieurs pays et d’ONG opérants au conseil. Dans leurs interventions des deux premières semaines du conseil, les ONG ont surtout rappelé aux pays membres de l’ONU que le Maroc ne mérite aucunement d’être membre du Conseil des droits de l’homme tant qu’il ne respecte pas le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendence, et tant qu’il refuse d’accepter l’élargissement du mandat de la mission onusienne au Sahara occidental, Minurso, pour qu’il inclue l’observation et la protection des droits de l’homme. 

Le Maroc a tout fait jusqu’à maintenant pour gagner un siège de membre dans le Conseil des droits de l’homme pour l’année 2014. Il sera opposé au candidat de l’Union africaine, qui n’est pas moins que l’Algérie, se tiendront en novembre 2013 au niveau de l'Assemblée générale à New York. Le Maroc, qui est actuellement membre du Conseil de sécurité, s’est opposé, avec le soutien honteux de la France et de l’Espagne, à une proposition de résolution présenter par les USA qui proposaient un monitoring onusien des droits de l’homme dans cette dernière colonie en Afrique. Néanmoins, il reste à souligner que la mission du Maroc à Genève a eu recours à de grands moyens financiers pour ramener des personnes, qui n’ont rien à voir avec la défense des droits de l’homme, encadrés apparemment par des agents de l’ambassade et des services marocains, pour semer la confusion en diffusant de fausse informations sur la lutte du peuple sahraoui, ce qui ne leur réussit pas toujours, puisque des ONG respectables comme celles mentionnées en haut et plein d’autres restent alertes et n’hésitent pas à démasquer la propagande du Makhzen.

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Maroc : entre défaites diplomatiques et manipulations

Le Maroc qui n’a pas encore digéré sa défaite diplomatique lors de la dernière session du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, dominée par le geste des USA en défense du respect des droits de l’homme des sahraouis, continue à faire dans la manipulation. Ainsi et alors que le président Abdelaziz vient d’achever une importante visite à Washington, que le Honduras reconnaît la RASD élargissant le faisceau des reconnaissances diplomatiques en Amérique Latine, en désespoir de cause, Rabat multiplie les victoires mensongères et imaginaires. 

Ainsi, l’agence de presse marocaine (MAP) a fait état dans une dépêche datée d’Alger le lundi 3 juin, d’une « mise en échec d’une tentative de faire introduire le Front Polisario dans un Colloque maghrébin sur les diasporas, suite au « retrait des membres de la délégation marocaine et à une protestation de l’ambassadeur marocain auprès du ministère des Affaires étrangères ».Un responsable du comité d’organisation du Colloque sur les diasporas maghrébines a affirmé à Alger, que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) n’a jamais été invitée à ce colloque du fait qu’elle n’est pas membre de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Contacté par l’APS, ce responsable a affirmé que la RASD «n’a jamais été invitée à ce colloque pour la simple raison qu’elle n’est pas membre de l’UMA», précisant que seuls les pays membres de cette organisation avaient participé à ce colloque maghrébin dont les travaux se sont déroulés à la résidence El-Mithak. 

Dans le même contexte, le makhzen a tenté de manipuler les propos du président Erdogan pour interférer dans la visite que celui-ci a fait en Algérie. Erdogan, pour mieux présenter aux marocains sa proposition de médiation entre Alger et Rabat a rappelé, lors d’une conférence de presse conjointe avec le chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane, que «la Turquie ne reconnaît pas le Polisario». Ces propos ont été qualifiés par la presse marocaine comme un «camouflet au Polisario». En réalité, le vrai camouflet a été infligé au Maroc par le président turc. Les images diffusées par les chaînes 2M et Al-Oula montraient un Recep Tayyip Erdogan un peu crispé. Alors qu’elle devait s’étaler sur deux jours, la visite a été écourtée et Erdogan a refusé le doctorat «Honoris Causa» de l’université Mohammed V et a quitté le royaume en colère pour des raisons visiblement liées au fait qu’il n’ait pas été reçu par le roi Mohammed VI, ce qui était apparemment prévu dans le programme. Erdogan aurait mal pris cette bouderie de roi qui, il y a quelques semaines seulement, avait reçu en grande pompe les Premiers ministres espagnol Mariano Rajoy et français Jean-Marc Ayrault, lors de leurs visites respectives au royaume. Le chef de la diplomatie marocaine, Saâdeddine El-Othmani, avait pourtant assuré, dans des déclarations à la presse, que le monarque allait recevoir le Premier ministre turc pour lui souhaiter la bienvenue. Finalement, Erdogan est parti du Maroc sans «voir le Palais, son entourage ou bien encore le patronat», relève la presse marocaine. Selon une source diplomatique le souverain marocain aurait mis comme condition à une audience, lors de la préparation de la visite au Maroc du Premier ministre turc, que la Turquie appuie officiellement et publiquement la soi-disante proposition d’autonomie marocaine pour les Sahraouis. Ce qui a été catégoriquement rejeté par Erdogan. 

Last but not the Least, le Maroc selon sa presse locale a reçu un véritable coup sur la tête avec la nomination de Suzan Rice à la tête du Conseil national de sécurité et l’arrivée aux Nations unies d’une spécialiste des droits de l’homme, en qualité d’ambassadrice auprès du Conseil de sécurité.
Mokhtar Bendib

Le Courrier d'Algérie, 09 juin 2013
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