Sahara occidental : Christopher Ross entame des consultations à Washington et dans des capitales européennes

NEW YORK - L’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, a entamé des consultations sur la question du Sahara occidental en effectuant une visite à Washington avant de se rendre dans plusieurs capitales européennes, a annoncé mercredi l’ONU.


Dans le cadre de ces consultations internationales, M. Ross s’est entretenu mardi à Washington avec de hauts responsables du Département d’Etat américain, a indiqué le porte-parole de l’ONU, Eduardo del Buey, dans une déclaration à la presse à New York.

Après les Etats-Unis, il s’est rendu mercredi en Russie avant d’aller successivement en France, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse.

Ces consultations, qui dureront jusqu’au 15 février prochain, ’’visent à établir un soutien international supplémentaire pour les négociations sur le Sahara occidental en vue de la prochaine phase d’engagement avec les parties au conflit (Front Polisario-Maroc) et les pays voisins, prévue pour mars", selon lui.

Il est à rappeler que lors de la présentation de son compte-rendu au Conseil de sécurité en novembre dernier suite à sa tournée effectuée dans les pays de la région et en Europe, M. Ross avait annoncé qu’il mènerait des consultations avec "les parties prenantes internationales-clés" à la question sahraouie avant d’opérer des "navettes diplomatiques" à travers plusieurs visites dans les pays de la région dont le Sahara occidental.

Dans ce sens, il avait émis l’espoir qu’une telle démarche soit susceptible "de jeter les bases pour une reprise efficace des réunions" entre les deux parties au conflit.

"Je demande aux membres du Conseil de sécurité et à l’ensemble de la communauté internationale de s’y joindre pour encourager les deux parties au conflit à entamer des négociations sérieuses afin de parvenir à une solution honorable qui mette fin" à cette situation, avait-il déclaré à la presse.

A cette occasion, M. Ross avait prévenu que la situation au Sahara Occidental restait ’’très préoccupante’’ et que ce dossier devrait ’’rester dans le radar de la communauté internationale" en avisant que si certains croient que le statu quo était acceptable, cela démontre "une grave erreur de calcul".

Dans ce sillage, il avait annoncé les prochaines étapes de sa mission pour résoudre la question du Sahara occidental.

Il s’agit, avait-il insisté, de rechercher "une solution juste, durable et mutuellement acceptable au conflit, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental".

"S’il perdure, ce conflit pourrait nourrir une frustration croissante et déclencherait de nouvelles violences et hostilités qui seraient tragiques pour les peuples de la région", avait-il mis en garde.

C’est ainsi qu’il avait fait savoir qu’il allait entreprendre, préalablement, dans le cadre de sa mission, de larges consultations à l’échelle internationale et régionale, au lieu de convoquer immédiatement un autre round de négociations entre le Front Polisario et le Maroc.

Soulignant que les parties au conflit, les pays voisins ainsi que les membres du Conseil de sécurité "ont accueilli favorablement cette démarche", M. Ross avait émis l’espoir qu’une telle démarche soit susceptible "de jeter les bases pour une reprise efficace des réunions" de négociations entre les deux parties au conflit.
APS, 31/1/2013

Pas de paix et de développement sans respect de l'état de droit et des droits de l'homme

New York, Jan 30 2013. S'il ne peut pas y avoir de paix sans développement, ni de développement sans paix, il ne peut pas y avoir de paix et de développement sans respect de l'état de droit et des droits de l';homme, a déclaré mercredi le Vice-Secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson, au Conseil de sécurité.

C'est pourquoi, en réponse à la demande faite par le Conseil de sécurité, l'an dernier, « le Secrétariat a déployé des efforts inlassables pour améliorer ses arrangements institutionnels en vue de maximiser l'impact de nos travaux sur l'état de droit sur le terrain », a assuré M. Eliasson, en précisant qu'en juin prochain, le Secrétaire général présentera au Conseil un rapport complet.

La réunion historique de haut niveau de l'Assemblée générale, qui s'est tenue le 24 septembre dernier, avait reconnu, a rappelé Jan Eliasson, les contributions positives du Conseil de sécurité dans le domaine de l'état de droit, puisque dix-huit des 23 opérations de maintien de la paix mandatées par le Conseil comportent des activités sur l'état de droit.

La déclaration de la réunion de haut niveau adoptée par l'Assemblée générale souligne également « l'importance de l'état de droit en tant qu'un des éléments essentiels de la prévention des conflits, du maintien de la paix, du règlement des conflits et de la consolidation de la paix. En effet, assurer la justice et la sécurité par le biais de l'état de droit contribue à régler un conflit et à empêcher que le pays concerné sombre à nouveau dans un conflit.

La déclaration avait aussi demandé au Secrétaire général de veiller à ce qu'il y ait une meilleure coordination entre les entités des Nations Unies et avec les États Membres en vue d'améliorer l'efficacité des activités dans le domaine de l'état de droit, a rappelé le Vice-Secrétaire général.

Tout en saluant des résultats concrets, le Vice-Secrétaire général a souligné la difficulté de mesurer ces progrès en l'absence d'indicateurs précis. Il est important, a-t-il insisté, de disposer de données de qualité sur la situation de l'état de droit au niveau national pour mieux évaluer la contribution de l'ONU et aider le public, mieux informé, de tenir les gouvernements responsables.

Il a donc annoncé la publication en 2014 par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) d'un « Guide des utilisateurs pour mesurer l'efficacité des programmes de promotion de l'état de droit, de la justice et de la sécurité », qui interviendra après l'évaluation au cours de l'année 2013 de l'impact des arrangements institutionnels mis en place par le Secrétaire général sur le terrain et au Siège de l'ONU.

M. Eliasson a expliqué que la collecte des données devrait être considérée comme un outil permettant aux gouvernements de définir leurs propres priorités et de galvaniser le soutien international là où cela est nécessaire. Il a indiqué qu'un rapport plus complet sur la question sera présenté au Conseil de sécurité au mois de juin 2013, « lorsque nous serons en mesure d'évaluer de manière plus précise les résultats de nos efforts ».

Soulignant l'importance de données de référence pour saisir le contexte, définir des objectifs et mesurer les progrès, il a précisé qu'au Malawi, une étude sur la justice, menée avec l'appui du PNUD, avait servi de base pour engager la réforme de la gouvernance démocratique dans le pays. En Bosnie-Herzégovine, a-t-il dit, des études du PNUD ont contribué à l'adoption d'une stratégie nationale de justice transitionnelle.

« Après des consultations internes, le Secrétaire général a pris la décision, au mois de septembre 2012, de réaligner la réponse institutionnelle de l'ONU aux défis auxquels nous sommes confrontés afin d'appuyer l'état du droit dans les pays en conflit ou sortant d'un conflit », a rappelé M. Eliasson.

Sur le terrain, le Secrétaire général a renforcé le pouvoir des représentants de l'ONU, en les rendant responsables de la mise en place et du suivi des programmes de promotion de l'état de droit. Au Siège, le Secrétaire général a désigné le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) comme points focaux pour les domaines de la police, de la justice et du secteur pénitentiaire dans les situations post conflit et autres situations de crise, a-t-il indiqué.

Enfin, a ajouté M. Eliasson, sur le plan stratégique, le Secrétaire général a renforcé le rôle du Groupe de coordination et de conseil sur l'état de droit qui doit s';assurer que l'ONU dispose des capacités nécessaires pour identifier et faire face aux situations émergentes, en mobilisant nos partenaires pour contribuer à cette réponse.

Le Vice-Secrétaire général a appelé les gouvernements à appuyer financièrement les efforts de collecte de données dans les pays en situation de conflit ou sortant d'un conflit. De telles contributions viendraient s'ajouter aux 400 contributions volontaires, faites lors de la Réunion de haut niveau de l'Assemblée générale, en faveur du renforcement de l'état de droit. « De meilleures données nous aideront à mieux planifier et à mieux définir nos priorités afin d'optimiser l'utilisation de nos ressources, d'établir des évaluations plus précises et d'atténuer les risques », a estimé le Vice-Secrétaire général.

La facture de la complicité avec le Maroc

La superstition veut que la malédiction de Dieu lui tombera sur toute personne ayant commis une injustice. Elle est l'équivalent du proverbe "qui sème le vent récolte les tempêtes". C'est certainement l'avis de nombreux sahraouis en regardant la France s'agiter dans le bourbier malien. 

La situation qui prédomine au Mali est la conséquence directe de l'indifférence de Paris envers les aspirations du peuple tourèg. Aspirations étouffées par un régime corrompu qui au fil du temps a converti le Mali en narco-Etat sous le silence complice de la France. Le même silence enregistré dans un autre conflit créé et alimenté par Paris: le conflit du Sahara Occidental, oú le peuple sahraoui subit les conséquences du soutien aveugle de la France aux ambitions expansionnistes du Maroc. Un soutien qui d'une manière ou d'une autre est responsable du chaos qui règne dans toute la région du Sahel.

Une vérité qui certains veulent dissimuler, mais qui a été dévoilée par l'Envoyée Spéciale de l'ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, lors de sa derniére tournée dans la région. 

Depuis 1991, date de la création de la MINURSO, la France empêche la communauté internationale de célébrer le référendum d'autodétermination au Sahara Occidental tel que prévu par des dizaines de résolutions de l'ONU. Avec son soutien sans conditions aux manoeuvres marocaines contre ce référendum, la France a créé dans la région du Maghreb et du Sahel les conditions qui ont donné comme résultat les soucis actuels de la communauté internationale.

Depuis 37 ans, le Maroc a empêché toute solution visant a renforcer la coopération et la sécurité au Maghreb, une région qui constitue un pilier fondamental dans les relations entre l'Europe et l'Afrique.

Pendant longtemps, l'Afrique du Nord a été négligée par la communauté internationale pour répondre aux visées géopolitiques de la France et son allié marocain. Les évènements qui secouent la région donnent raison aux arguments du diplomate américain chargé de trouver une solution au conflit du Sahara Occidental. Le statu quo n'est plus de mise. Il doit céder la place à une réponse basée sur les désirs des peuples de la région.

Le Maroc cherche à rentabiliser la menace terroriste pour sa politique annexionniste au Sahara Occidental


Après l’intervention militaire française au Mali et l’ultérieure attaque terroriste contra le site gazier d’In Amenas, les craintes de l’Occident pour la stabilité du Maghreb est monté d’un cran. Le Maroc a toujours voulu rentabiliser la « menace djihadiste » au profit de ses intérêts annexionnistes au Sahara Occidental, en essayant de criminaliser le peuple sahraoui avec des campagnes de diffamation sur des liens présumés entre les Sahraouis et la branche d’Al Qaida d’exploitation qui s’active dans le Sahel et se présentant devant les grandes puissances comme un « allié stratégique clé » dans la région face au terrorisme. Dans le cas du conflit du Sahara occidental, l’absence d’arguments juridiques et de rationalité démocratique, le Maroc oppose sa stabilité présumée face à une hypothétique faiblesse d’un futur Etat sahraoui.

Ces dernières années, des ombres sont apparues qui nourrissent le soupçon de l’existence d’intérêts obscurs au-delà de la stricte guerre djihadiste déclarée par ces groupes contre l’Occident. Il n’est pas hasardeux que l’Algérie et le Front Polisario soient toujours les acteurs régionaux qui se trouvent dans le viseur déstabilisateur de ces groupes, ou que les médias qui couvrent les terroristes sont des agences mauritaniennes proches du Makhzen, ou même que les négociations pour libérer les otages se déroulent dans un pays allié du Maroc dans la région comme le Burkina Faso.

Le dernier attentat en Algérie a eu lieu, selon des sources terroristes, à cause de la cession par ce pays de son espace aérien à l’intervention militaire française, un soutien presque forcé par le fait accompli, alors que, paradoxalement, le premier soutien à intervention est arrivé du Maroc.

La taille de l’opération suggère que ce n’est pas due à une réponse immédiate, mais qui est probablement le résultat d’un plan antérieur à la permission de l’espace aérien. La perception pars les USA et l’Europe de l’Algérie comme un pays clé pour la sécurité dans la région, ainsi que l’accroissement de son attraction auprès des investisseurs, éclipse le rôle représenté, jusau’ici, par le Maroc. Des étranges intérêts peuvent être liés à cette affaire. L’auteur intellectuel de ces actes terroristes s’est clairement fixé parmi ses objectifs la déstabilisation de l’Algérie et le Front Polisario, autant dans les domaines politique et économique qu’aux yeux de la communauté internationale. Considérant que la menace terroriste est pratiquement le seul argument de la diplomatie marocaine pour défendre sa politique expansionniste au Sahara Occidental et que ce dossier accappare presque exclusivement la politique étrangère marocaine, on peut déduire qu’il y a, de facto, des intérêts occultes. Il n’est pas fortuit qu’un média hispanophone lié au Makhzen reprenne, quelques jours avant l’attaque, une information des services secrets marocains qui affirment l’existence d’un changement dans les priorités des renseignements algériens qui s’efforcent, à présent de redoubler ses effectifs dans les frontières de la Tunisie et la Libye. Le silence initial et la condamnation tardive par la diplomatie marocaine de l’attaque ne passe pas inaperçu non plus (lorsque l’affaire est terminée suivie d’une condamnation générale). Il serait trop caricaturesque de prètendre l’avant-garde de la lutte antiterroriste sans condamner le terrorisme.

Même si cette situation a déjà eu des conséquences sur la coopération avec les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, avec le retrait des coopérants, peut-être que l’évolution des évènements ne sera pas comme prévu, la fermeté et rapidité algérienne dans l’opération militaire pour mettre fin à l’enlèvement et l’importance de l’Algérie pour le succès de la France au Mali pourrait faire sonner l’alarme à Rabat, qui aurait préféré un long enlèvement qui dessinerait un scénario dans lequel l’opinion publique internationale serait en attente de négociations et médiations dans lesquelles le Maroc pourrait jouer un rôle important.

Peut-être que le Maroc est maintenant pressé de se faire une place qui lui permette de rentabiliser la situation actuelle pour ses intérêts dans le conflit du Sahara Occidental.

La presse marocaine, au moins, porte son espoir sur cette affaire. Voici une publication du site marocain Yabiladi:




Les prisonniers sahraouis interpellent la conscience de la MINURSO

Cinq révolutions, la chute de quatre régimes, une sécession, une intervention de l'OTAN et l'intervention française aidée par la CEDEAO. Ceci est le résultat de l'action des 23 civils sahraouis que le Maroc garde en prison depuis 2010 en vue de les faire juger par un tribunal militaire.

Vu de cet angle , ces criminels méritent un tribunal de Nuremberg. Et ils devraient être condamnés, au moins, à la prison à vie.

Cependant, il semble que le "R" de référendum, un mot qu'ils partagent avec la MINURSO, les protège contre toute imputation internationale.

Depuis que ces 23 civils ont été emprisonnés par le Maroc, il ya eu cinq révolutions (Tunisie, Egypte, Libye, Yémen et Syrie) toutes avec la bénédiction de l'Occident, une intervention militaire en Libye menée par l'OTAN, et une intervention au Mali, saluée par la communauté internationale. Cependant, personne n'a bougé un doigt, non pas pour les sortir de prison, mais pour éviter qu'ils comparaissent devant un tribunal militaire.

Il y a déjà plus de 20 ans que l'ONU a créé un comité des Nations Unies chargé d'accomplir une Chose au Sahara occidental. Ce Comité, incapable de mener à bien la tâche pour laquelle il a été créé, les indigènes du territoire en question, étaient sortis à sa rescousse, en revendiquant l'application de ce qui a été accordé par l'ONU. Eux, les 23 civils sahraouis qui, avec la permission de Chomsky, avaient allumé l'étincelle qui, plus tard, allait changer toute la carte du monde arabe, ont été emprisonnés et démeurent en prison devant le regard honteux de ce Comité chargé d'organiser un référendum au Sahara Occidental.

Le cas interpelle, certainement, les consciences du Conseil de Sécurité, de Ban Ki-moon, de Christopher Ross et de Wolfgang Weisbrod-Weber. La facture dûe au retard injustifié dans le temps, n'est pas payé par le Conseil de Sécurité , Ban Ki-Moon, Ross, ni par M. Weisbrod-Weber. Ceux qui paient cette facture avec leur chair en prison, sont ces 23 civils sahraouis.

Le Comité de l'ONU en question, établi au Sahara occidental, jouit de tous ses droits depuis plus de 20 ans, ses salaires sont payés sans retard, ses privilèges et ses avantages bien suivis. Entretemps, le peuple qui sert de matelas à ses intérêts, depuis plus de 20 ans n'a aucune garantie. Il n'a même pas la solidarité de cette MINURSO qu'il a soutenu avec sa sortie en Octobre 2010.

Vous faites des bons comptes sur les dépenses de l'ONU pour chacun de ses casques bleus au Sahara occidental et vous savez très bien compter les émoluments qui vous avez perçus grâce à cette mission. Savez-vous combien combien le peuple sahraoui a souffert, des deux côtés du mur, afin de garantir votre salaire, au cours de ces 20 ans? مصائب قوم, عند قوم, فوائد, M. Ross me comprend bien .

Les choses étant ainsi, et avec le procès des 23 prisonniers de Salé, M. Ross et M. Weisbrod-Weber, devraient se prononcer aux Sahraouis pour les convaincre (ce qui est en soi une lourde tâche) que l'extension trop prolongée du temps de leur mission ne vise pas à prolonger les souffrances du peuple sahraoui et qu'ils, Ross et Weisbrod-Weber, n'ont rien à voir avec l'emprisonnement de 23 sahraouis à Salé ni avec leur comparution devant un tribunal militaire. Vont-ils le faire?

Haddamin Mouloud Saïd, 25 janvier 2013.

La Tribune du Sahara, 25/1/2013

L’ONU alloue une aide financière aux réfugiés sahraouis

NEW YORK - La Secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires humanitaires, Valérie Amos, a annoncé lundi le versement de près de 100 millions de dollars pour des programmes humanitaires dont celui des réfugiés du Sahara Occidental dans les camps de Tindouf (Algérie).

Cette aide, a-t-elle précisé, sera allouée par le Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF) afin de renforcer les urgences humanitaires les moins financées dans 12 pays.

Selon elle, ces urgences concernent des crises touchant ’’des millions de personnes dans le monde qui ont toujours besoin d’aide après que ces crises cessent de retenir l’attention des médias’’.

L’initiative du CERF, a-t-elle poursuivi, a pour objectif de minimiser les disparités de financement et de mettre en évidence les crises ’’oubliées’’ ou ’’négligées’’ telle que l’opération de soutien aux réfugiés du Sahara Occidental en Algérie.

Les autres pays concernés par ces fonds sont l’Ethiopie, le Burundi, Djibouti, Erythrée, Ouganda, Libéria, Soudan, Haïti, Yémen, Afghanistan et la République populaire démocratique de Corée.

’’Ces fonds serviront à sauver des vies. J’espère que les gouvernements et d’autres partenaires verseront des fonds supplémentaires pour aider les populations touchées par ces crises cachées’’, a-t-elle insisté.

Les pays ont été sélectionnés sur la base de leurs besoins sur le plan humanitaire et d’une analyse des niveaux de financement.

Les fonds du CERF, administrés par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), seront alloués dans ces pays selon des priorités établies par les coordinateurs humanitaires résidents, en concertation avec les agences de l’ONU et leurs partenaires.

Chaque année, un tiers des fonds du CERF est réservé aux crises sous-financées, afin de rétablir un équilibre dans la répartition de l’aide humanitaire dans le monde.

Depuis 2006, un montant de 900 millions de dollars a été consacré par le CERF à des crises négligées dans 40 pays.

Le Sahara Occidental, ancienne colonie espagnole, fait partie des 16 territoires non-autonomes. Envahi par le Maroc en 1975, son peuple attend le référendum promis par les Nationes Unies.

APS, 22/1/2013

La crise malienne dévoile l'isolement du Maroc

Le Sahara Occidental est inscrit, depuis 1963, dans la liste des territoires non-autonomes. son droit à l'autodétermination est un principe sacré qui constitue l'un des piliers de la doctrine de l'ONU. 

L'ancien Envoyé Spécial de l'ONU pour le Sahara Occidental l'avait bien souligné lorsqu'il a déclaré que le Front Polisario "a la légalité internationale de son côté". Cela veut dire que le Maroc se bat contre cette le droit international pour garder son contrôle de l'ancienne colonie espagnole qu'il a envahi à coup de canons en 1975 profitant de la faiblesse de l'Etat espagnol suite au décès du dictateur Franco.

Quels sont les moyens sur lesquels se base le gouvernement marocain pour contrecarrer le poids lourd de la légalité internationale? Une nouvelle "doctrine" portant le nom de "rélisme" dont les arguments se basent sur le soutien de certaines puissances mondiales qui, dans le passé, empêchaient le Conseil de Sécurité d'appliquer la Charte IV pour imposer ses décisions sur les conflit du Sahara Occidental. 

Seulement, les autorités marocaines n'avaient pas prévu que les temps changent et avec eux les cartes géopolitiques. Avec l'élection du socialiste François Hollande, la tension entre Alger et Paris a disparu pour laisser place à une entente dans les domaines économique et politique. 

A la recherche du soutien français sur la question du Sahara Occidental, les marocains ont voulu se donner un rôle dans la crise malienne. Un besoin qui pourrait bien pousser le Maroc à envoyer des troupes au Mali. Mais le Maroc n'a pas éte invité à le faire. Les demandes d'adhesion à la coalition française ont été adressées par le président de la CEDEAO, l'ivoirien Alassane Ouattara, à l'Algérie et à la Mauritanie. Pas au Maroc.

Se sentant marginalisée, Rabat multiplie les dépêches sur les démantèlements de céllules terroristes et sur un prétendu soutien du Maroc à la France dans sa guerre contre Al Qaida. Ainsi, les médias marocains ont rapporté que le royaume chérifien a accordé à la France le feu vert pour le survol de son territoire. Un soutien qui n'apporte rien à l'effort de guerre français étant donné que le trajet le plus court pour les avions qui partent du sol français, en direction du Mali, reste la ligne droite qui passe par l’Algérie. Pour donner un visage à ce soutien, les médias marocains prétendent que "des avions français basés aux Canaries survoleront le Maroc pour attaquer le Mali". Une information qui n'a éte rapportée par aucun média espagnol.

Le Sahara Occidental s’apprête à célébrer le 40e anniversaire de la création du Front Polisario

CHAHID EL-HAFED - Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz, a présidé, samedi à Chahid El-Hafed, une réunion constitutive du comité de préparation du 40e anniversaire de la création du Front populaire de libération de la Seguia al Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario).


Le président Abdelaziz, également secrétaire général du Front Polisario, a souligné à cette occasion que cette réunion s’inscrit dans le cadre "de l’application de la décision du secrétariat national issue de sa dernière session de faire de 2013 l’année de la célébration du 40e anniversaire de la création du Front Polisario", indique dimanche l’agence de presse sahraouie (SPS).

Le comité de préparation des festivités célébrant le 40e anniversaire de la création du Front Polisario est composé des membres du gouvernement sahraoui, des secrétariats des sections et du bureau du conseil national.

Le président sahraoui a en outre ajouté que le 40e anniversaire "sera une occasion pour tous les citoyens et les instances du Front d’améliorer l’action conformément aux résolutions de son 13e congrès.

Il sera également l’occasion de rappeler les hauts faits du Front Polisario comme meneur du combat du peuple sahraoui pendant 40 ans".

La réunion était également l’occasion d’évoquer les derniers développements dans les territoires occupés et la situation des détenus politiques sahraouis notamment ceux de Gdim Izik qui comparaitront devant un tribunal militaire en février prochain.

Le ministre des territoires occupés a annoncé en marge de la réunion, le lancement d’un programme de solidarité avec les détenus politiques sahraouis, ajoutant que ces campagnes de solidarité seront organisées à travers toutes les régions du pays et au niveau des représentations diplomatiques de la RASD à l’étranger.

Cembrero efface le paragraphe sur le rapporteur européen sur les DH au Sahara Occidental

Ignacio Cembrero, le correspondant du journal le plus vendu en Espagne, El Pais, a rapporté dans un article sous le titre "Le Maroc accuse plusieurs revers dans le conflit du Sahara occidental" que le Parlement Européen a désigné le britannique Charles Tannock rapporteur sur les droits de l'homme au Sahara Occidental.

Cependant, le paragraphe de cet article faisant référence à cette nommination a éte effacé quelques heures après sa publication le 1er janvier 2013.

Selon des informations parvenues au blog Plan de Paix au Sahara Occidental, M. Cembrero a été alerté du manque de crédit de cette mystérieuse information qui lie le problème des droits de l'homme au Sahara Occidental au conflit du Mali. Mais l'article d'El Pais a éte relayé par des sites espagols qui, eux, ont gardé la version originale avec le paragraphe mentionné.

Il y a lieu de souligner que l'information sur cette nomination se trouve sur des supports exclusivement marocains (Lakome, fr.lakome, Sahara Question, Demain, AuFaitMaroc) alors qu'il n'y en a aucune trace sur le site du Parlement Européen ni sur les pages personnels du député britannique "nommé". Ce qui est plus surprenant encore est que le site marocain DroitsHumains.org a confirmé la nouvelle après qu'un sahraoui l'a démenti dans un article publié sur le site suisse ARSO où il accuse le Ministre Sahraoui Délégué pour l'Europe, Mohamed Ould Sidati, d'avoir menti sur cette nomination.

Pour rappel, le Conseil Européen a procédé le 25 juillet 2012, à la demande du Parlement Européen, à la nommination du Grecque Stavros Lambrinidis Représentant Spécial de l'UE pour les Droits de l'Homme. Dans le monde entier et pas dans une région spécifique.


Le Sahara en voie de devenir un des vieux conflits

Quarante ans de guerre et d’entêtements

Le Front Polisario et le Maroc ne parviendront pas à une solution négociée de sitôt. En désaccord depuis 1975, les deux parties qui ont brisé cette tradition conflictuelle par des pactes conclus sous l’égide de l’ONU, n’arrivent toujours pas à l’essentiel : la solution politique et négociée, mutuellement acceptable qui donne le droit à l’autodétermination au peuple du Sahara occidental, tel que mentionnée par les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité. En dépit des efforts de la communauté internationale, l’avenir semble incertain pour le Sahara. 

Il faut dire que la nouvelle dynamique créée par le médiateur américain Christopher Ross a permis de mettre le gouvernement marocain au pied du mur. Mais la démarche de l’ONU se heurte non seulement à l’attachement du Maroc à son plan d’autonomie qu’il accorderait aux « provinces du sud » mais aussi à l’indifférence des puissances occidentales qui ne désirent guère se dresser ni contre le Maroc ni contre le Front Polisario et ses soutiens dont l’Algérie. Avec une improbabilité de retour aux armes qui, si elle se concrétise, mettrait toute la région dans le chaos, le statu quo reste maitre de lieux.
 
La solution pour le Maroc et ses alliés au sein de l’Occident notamment la France ne peut être que dans la préservation du territoire du Sahara conquis militairement après le retrait de l’ancien colonisateur l’Espagne. L’enjeu est vital pour le Makhzen. On pourrait dire que sa survie dépend de ce dossier. C’est pourquoi, le roi Mohamed VI et dans chacune de ses sorties réitère avec force et détermination le serment de «la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc». Fort de ses soutiens et de sa puissance militaire, il ne compte guère s’ouvrir au référendum qui, à coup sûr, sera en sa défaveur.

Face à lui, le Front Polisario, lui aussi fort de soutiens de plus de 70 Etats reconnaissant la Rasd et du Droit international qui lui est favorable reste déterminé à mener son combat jusqu’au bout. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé son leader du Polisario Mohamed Abdelaziz : «après 40 ans de lutte, nulle marche arrière n’est permise». Message claire et net !

Alors, chacun est dans la légitimité de s’interroger sur l’issue de cette bataille qui a débuté par les armes et qui se poursuit par la négociation. Mais même si le statu quo reste apparent, il ne faut pas négliger les changements de taille qui se multiplient et dans la région et dans le monde. De plus, l’Occident et les pays nord-africains n’ont pas intérêt à voir un autre foyer de tension, déjà que le Sahel est en voie d’être incontrôlable. 
Bonne nouvelle quand même : le Front Polisario renouvelle sa disposition à coopérer avec l’ONU pour une solution négociée permettant «la décolonisation du Sahara occidental».

SAHARA OCC.-MAROC: "Le Sahara Occidental est la Palestine du Maroc"

Tom Stevenson

LAAYOUNE, 05 janvier (IPS) – Il y a plusieurs similitudes à souligner entre les territoires palestiniens occupés par Israël et le Sahara occidental qui est contrôlé depuis des décennies par le Maroc. Mais alors que l'un de ces conflits bénéficie d'une extrême médiatisation, l'autre semble totalement ignoré car peu de gens suivent vraiment l'avenir des territoires au sud du Maroc.

À Laâyoune, la capitale du Sahara occidental, les agents de sécurité sont omniprésents pour disperser les manifestations. Le dernier incident en date s'est produit le 10 décembre dernier quand une manifestation a démarré devant le bureau de la Commission marocaine des droits de l'Homme.

Depuis 1975, le Sahara occidental est entre les mains du pouvoir marocain. Après le départ des Espagnols suite à la mort de Franco, le Maroc et la Mauritanie ont décidé d'occuper ces territoires. En 1979, la résistance interne a réussi à chasser les Mauritaniens mais le roi du Maroc Hassan II a affiché sa détermination pour conserver ces territoires qu'il considérait comme son arrière-jardin.

Les colons

Des centaines de colons marocains ont été encouragés, à l'aide de subventions et des emplois, à s'installer au Sahara occidental et d'y vivre sous protection militaire. Le Maroc a mené une guerre contre les combattants indigènes sahraouis jusqu'en 1991 où l'ONU a pu négocier un cessez-le-feu négocié en promettant l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de ces territoires dans les six mois à dater de la fin des tirs.

Ce référendum n'a finalement jamais été organisé. Le Maroc continue de contrôler le Sahara occidental et profite du commerce de ses ressources naturelles comme le phosphate et le poisson. Le pays est désormais le dernier «territoire non autonome» en Afrique d'après l'Organisation des Nations Unies. Entre 100.000 et 140.000 soldats marocains (sur une population totale d'environ 500.000 personnes) y séjournent quotidiennement.

À cause des combats, la plupart des habitants du Sahara occidental ont fui vers des camps situés dans le sud de l'Algérie mais d'autres, aujourd'hui minoritaires, ont préféré rester.

La mission de paix de l'ONU bénéficie d'une compétence très limitée et le Conseil de sécurité de l'ONU n'arrive même pas à se mettre d'accord pour commander un rapport sur les violations des droits de l'homme dans ces territoires.

L'accès des journalistes au Sahara occidental est fortement limité. Ainsi, on sait très peu de choses sur la vie des Sahraouis qui continuent de vivre dans la zone contestée.

Discrimination

« Notre groupe est masquée », a déclaré Fatima Tobarra, Présidente du Centre sahraoui pour les femmes et les enfants, lors d'une interview à Al Jazeera. « Nous voulions mettre en place une organisation officielle, mais les autorités marocaines ont refusé de traiter notre demande ».

Ce Centre estime que les habitants du Sahara sont fréquemment victimes de discrimination et de violence. « La police surveille les écoles et intimide les enfants sahraouis. Une fois à l'intérieur de l'école, ils doivent faire face à la discrimination des enseignants qui sont presque toujours Marocains », explique Tobarra. « Nos enfants ne peuvent même pas s'inscrire dans les activités des groupes d'enfants marocains. »

« Ainsi, nous ne pouvons et nous ne voulons pas continuer à vivre ainsi. Nous voulons retrouver la liberté, tout comme les gens dans d'autres pays tels que la Tunisie et le Yémen », ajoute-t-elle.

Impunité

Malgré la présence massive des forces de l'ordre, les Sahraouis continuent d'organiser des manifestations contre l'administration marocaine en rappelant à chaque fois qu'ils sont considérés comme des citoyens de seconde classe.

Khalil, un jeune militant du mouvement de protestation Gdeim Izik affirme que les forces de sécurité ont décidé étouffer de manière préventive toute protestation et souvent à l'aide de balles. « Ils ne se soucient pas de savoir si vous êtes jeune ou vieux, homme ou femme – si vous êtes l'un des manifestants, ils vous attaqueront. »

Il y a souvent des blessés et parfois morts, mais la police nie systématiquement toute implication. Human Rights Watch peut également témoigner de la situation tendue. En 2010, l'un de leurs chercheurs a ainsi été battu en plein jour. L'organisation a qualifié l'attaque d'un exemple typique de l'impunité dont bénéficie les policiers du régime marocain.

L'actuel leader de la coordination Gdeim Izik, Lahib Salhi, affirme que « la population vit ici sous surveillance permanente et sous la baguette des Marocains La communauté internationale doit faire ce qu'elle nous a promis : organiser un référendum et nous donner l'occasion de vivre comme nous le voulons ».

Palestine

Il y a des similitudes à faire entre la situation au Sahara occidental et la Palestine, estiment certains observateurs. De ces deux territoires des superpuissances ont décidé de se retirer mais d'autres puissances étrangères ont décidé d'occuper ces territoires ; sur ces deux territoires la population indigène est fortement mise sous pression et les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU font le maximum pour maintenir le statu quo.

Mais alors que le conflit israélo-palestinien est l'un des conflits les plus médiatisés de l'histoire au monde, peu de gens savent ce qui se passe au Sahara occidental.

De nombreux Sahraouis pensent que c'est la faute à la communauté internationale. « Les Marocains ont pris possession de notre pays parce qu'ils le peuvent, parce qu'ils se sont sentis forts et parce qu'ils avaient le soutien de la France, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Pourtant, ils savent que leurs arguments sont fallacieux. Combien de temps tout cela durera encore pour que le monde décide de mettre fin à cette injustice? », s'interroge M. Salhi.

IPS, 5/1/2013

Sahara : Al Jazeera met Rabat à l'épreuve

La chaîne qatarie a publié aujourd'hui un reportage très critique sur le Sahara, quelques semaines après avoir reçu un « accord de principe » de Rabat pour la réouverture de son bureau marocain, fermé depuis plus de deux ans. Un test pour les autorités ?

Le reportage publié aujourd'hui par Al Jazeera va sans doute ulcérer les officiels marocains. Réalisé à Laâyoune par le journaliste Tom Stevenson, l'article revient sur le conflit du Sahara en mettant l'accent sur la pression sécuritaire dans le territoire et les atteintes aux droits de l'homme dont se disent victimes les habitants et militants sahraouis interrogés par Al Jazeera.

La chaîne conclut le reportage en dressant un parallèle entre la situation au Sahara et le conflit israélo-palestinien. « Les deux impliquent le départ d'anciennes puissances coloniales, l'arrivée de forces extérieures, la répression supposée de la population locale et le maintien du statu quo par des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU ».

Le lobby israélien a lui-même réagit au reportage de la chaîne quatarie. Le « Jewish Policy Center » a ainsi tweeté aujourd'hui : « Al Jazeera appelle le Sahara occidental occupé par le Maroc « disputé ». La Cisjordanie est vraiment disputée, mais appelée occupée ».

Retour d'Al Jazeera au Maroc ?

En novembre 2012, le porte-parole du gouvernement marocain et ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi, avait annoncé au parlement le prochain retour d'Al Jazeera au Maroc. Un « accord de principe » a été donné selon lui par Rabat aux responsables de la chaine, propriété de l'émir du Qatar, Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani. Cette annonce est survenue après la tournée de Mohammed VI dans les pays du Golfe.

Le bureau marocain d'Al Jazeera est fermé depuis plus de deux ans. En octobre 2010 les autorités marocaines ont en effet décidé de retirer leurs accréditations aux journalistes de la chaîne. Motif officiel : « de multiples manquements aux règles du journalisme sérieux et responsable ». Rabat n'a surtout pas accepté le traitement de la chaîne concernant le Sahara, Al Jazeera donnant régulièrement la parole au polisario ou aux militants pro-indépendance.

Il y a deux mois à peine, quand l'Etat a retiré son accréditation au correspondant de l'AFP Omar Brouksy, l'organisation internationale Human Rights Watch a publié un communiqué demandant également à Rabat de rétablir l'accréditation d'Al Jazeera : «Un pays qui respecte la liberté d’expression ne devrait pas (…) fermer certains bureaux de médias d’information parce qu’il n’apprécie pas leur couverture». 

LAKOME, 3/1/2013

Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...