Message du nouvel an du chef de la MINURSO : une bombe pour le Maroc

Dans un message publié sur la page web de la MINURSO, qui a failli passer inaperçu, le chef de mission onusienne pour le Sahara Occidental a souligné le principe de l’autodétermination en tant qu’un des objectifs de la MINURSO. Voici son texte intégral :

Chers collègues,

A l’occasion de la fin d’année et le début des vacances, je tiens à tous vous remercier pour l’excellent travail que vous avez fait pour la MINURSO, le peuple du Sahara occidental et la cause de la paix. Il a été un honneur et un plaisir pour moi d’avoir été le chef d’une mission aussi exceptionnelle. Je tiens également à remercier mon prédécesseur, M. Hani Abdelaziz, pour sa direction de la MINURSO au cours des deux années précédentes.

L’année était importante pour la MINURSO. Le Secrétaire général, dans son rapport du mois d’Avril a trouvé les mots justes pour souligner l’importante et de fait indispensable rôle de la MINURSO en tant qu’opération de maintien de la paix, pour sauvegarder la stabilité maintenant et être prête, au moment voulu, à mettre en œuvre un accord sur l’autodétermination qui pourrait être atteint par les parties.

Le soutien du Secrétaire général a été consolidé par la visite du sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, qui a montré la valeur de la MINURSO dans le domaine de la paix des Nations Unies, ainsi que par la visite de l’Envoyé personnel du Secrétaire général, M. Christopher Ross, qui a démontré que l’effort de maintien de la paix et le processus politique sont deux faces d’une même médaille inséparables.

La MINURSO a mérité ce soutien de par le travail solide, fiable et professionnel de chacun d’entre vous. En travaillant ensemble, chaque section servant les autres, nous avons accompli notre mandat – le maintien du cessez le feu par l’observation militaire et atténuer les effets du conflit à travers les visites familliales et des activités de déminage. Et tandis que nos collègues militaires et de police, ainsi que les collègues du Service d’action antimines, faisaient leur travail, ils pouvaient compter sur les autres pour créer les conditions leur permettant de le faire: Hébergement, véhicules, sécurité, et un contexte politique favorable.

Je suis bien conscient des difficultés pour faire qu’une mission comme la MINURSO fontionne et je vous remercie tous pour votre travail.

Notre engagement collectif est manifeste non seulement dans ce que nous faisons, mais et c’est aussi important dans la façon dont nous le faisons. La clé ici est le respect. Les parties au conflit, le Maroc et le Polisario, ont des points de vue fort différents sur pratiquement tous les aspects de notre travail. Nous devons respecter ces points de vue tout en restant fermes sur les principes de la Charte, pour la MINURSO surtout le règlement pacifique des différends et le droit à l’autodétermination, et d’agir avec impartialité dans tout ce que nous faisons.

De cette façon, avec du professionnalisme dans notre travail, le respect de nos partenaires et le dévouement à nos principes, nous avons gagné les défis de cette année et je suis convaincu que nous serons également prêts à affronter n’importe tout ce que l’année prochaine apportera.
Je vous souhaite à tous une saison des vacances paisibles et du succès dans vos projets pour la nouvelle année.

Wolfgang Weisbrod-Weber

20 Décembre 2012


P.S. : Traduction non officielle
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2012 : Annus horribilis pour le Maroc

JANVIER

- Echec de la visite en Algérie du ministre des Affaires étrangères marocain, Saâd-Eddine El Othmani dont le but était de ranimer l'UMA et l'ouverture des frontières susceptibles de donner un souffle à une économie marocaine touchée par la crise financière mondiale et européenne en particulier. 

- Le quotidien britannique The Telegraph publie un article intitulé « Le roi du Maroc principal bénéficiaire de l’accord commercial avec l’Union européenne »

- Human Rights Watch (HRW) demande au gouvernement marocain, à l’occasion de la publication de son Rapport mondial 2012, de « réviser ses lois répressives, réfréner la violence policière et améliorer l’indépendance de la justice, s’il veut concrétiser les promesses en termes de droits humains contenues dans la nouvelle constitution du pays ».

- Le commandement des Forces armées royales (FAR) procède è un recensement des militaires, tous grades confondus, ayant quitté l’armée ces dernières années » à cause du malaise vècu au sein de ce groupe. 

FEVRIER

- Le président tunisien, Mohamed Moncef Marzouki, échoue dans sa tentative de relancer l'UMA après une visite tr`s méditisée à Alger.

- Accord algéro-espagnole sur la mise en place d'une chambre de commerce commune avant la fin de l’année 2012.

- Human Rights Watch adresse une lettre au ministre de la Communication, Mustapha Khalfi, lui demandant de cesser d’interdire certaines publications sous prétexte qu’elles « portent atteinte à l’islam »

- Le journaliste et correspondant au Maghreb du quotidien espagnol El Pais, Ignacio Cembrero, interdit de prononcer une conférence sur les relations hispano-marocaines organisée par l'Ecole de gouvernance et d’économie EGE.

- Décès d'un ancien militaire qui s’était immolé par le feu.

MARS

- Le Think tank américain Brookings Institution considère, dans une analyse consacrée à la question du Sahara occidental que le Maroc devrait faire preuve de ‘‘sagesse’’ et de poursuivre le processus démocratique en acceptant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

- La militante sahraouie des droits de l’homme, Aminatou Haidar, effectue une visite à Washington et New York pour plaider la cause du Sahara occidental et dénoncer les violations des droits de l’homme des Sahraouis par le Maroc.

- Le Comité des Nations unies contre la torture appelle, dans un récent rapport contre la torture au Sahara occidental rendu public à Genève, l’Etat marocain à prendre des mesures "urgentes et concrètes" pour prévenir les actes de tortures et les mauvais traitements à l’encontre des Sahraouis.

- Le chef de ses services secrets de Kadhafi est arrêté à l’aéroport de Nouakchott au moment où il débarquait d’un vol régulier en provenance de Casablanca. 

AVRIL

- Le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, dénonce, dans un rapport adressé au Conseil de sécurité les obstacles posés par le Maroc à la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Il regrette les "entraves" qui empêchent toujours la Minurso d’accomplir pleinement sa mission et de s’acquitter de son mandat de "manière crédible" dans les territoires sahraouis occupés. "La Minurso n’est ni dans la capacité d’exercer pleinement ses fonctions de surveillance de maintien de la paix et d’observation, ni ne dispose de toute l’autorité pour contrecarrer l’effritement" de son rôle, a-t-il déploré.

- Le représentant personnel du secrétaire général des nations unies au Sahara Occidental, M.Hani Abdelaziz exprime la disposition de la Minurso (Mission de l’ONU pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) à appliquer rapidement la mise en oeuvre des décisions du Conseil de sécurité afin de concrétiser le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

- Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte à l’unanimité la résolution 2204 (2012) sur le Sahara occidental dans laquelle il réaffirme la solution permettant "l’autodétermination du peuple sahraoui", tout en insistant sur la nécessité d’une totale liberté de mouvement de la Minurso. Il appelle les parties (Front Polisario et Maroc) à poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général de l’ONU, sans conditions préalables et de bonne foi, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’accords conformes avec les buts et principes de la Charte des Nations Unies".

- Le ministre britannique chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, M. Alistair Burt, a réitère lors de ses entretiens à Londres avec le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, Youssef Amrani, l’engagement du Royaume-Uni pour le respect des droits de l’homme au Sahara occidental. Il a affirmé à l’issue de cette rencontre que son pays continuerait à soutenir les négociations politiques sous les auspices de l’Envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross.

- Le Premier Ministre Marocain, Benkirane se retire de la cérémonie des obsèque de Ben Bella pour protester contre la présence du président sahraoui.

MAI

- Le département d’Etat dresse un tableau sombre de la violation des droits de l’homme des Sahraouis par les autorités marocaines tout en relevant que le mandat de la MINURSO continuait à être dépourvu du mécanisme de surveillance de ces droits. Dans son rapport mondial 2011 sur les droits de l’homme publié jeudi, le département de Hillary Clinton note que ’’plusieurs questions des droits de l’homme des Sahraouis, qui continuent d’être une source de préoccupation, sont liées aux actions revendiquant l’indépendance" du Sahara occidental.

- L'ambassadeur américain à Alger, Henry S. Ensher, déclare que l'Envoyé Spécial Christopher Ross a "toujours" le soutien des Etats-Unis.

- Le porte-parole secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, Martin Nesirky, déclare à l'APS que le chef de l'ONU a "pleinement confiance" en son Envoyé personnel pour le Sahara occidental.

- José Taboada et une délégation d’activistes espagnols pro-sahraouis sont empêchés d’entrer à El Aaiún par la police marocaine. 

- Le roi Mohamed VI se démène pour être reçu par le nouveau président français François Hollande. 

- Human Rights Watch condamne « l’impunité des violences policières » au Maroc suite au passage à tabac d'un chercheur de cette organisation.

JUIN

- Le Comité spécial de l’ONU chargé de la question de décolonisation, ou Comité des 24, adopte 3 projets de résolution concernant la protection des intérêts économiques des territoires non autonomes, dont notamment la protection de leurs ressources naturelles au profit de leurs populations.

- L’Ordre des avocats de New York confirme l’illégalité de tout plan excluant l’option d’indépendance dans l’exercice du droit à l’autodétermination des Sahraouis et soutient que la limitation du choix au plan marocain d’autonomie seul "n’est pas conforme au droit international".

- Le premier sous-secrétaire australien pour l’Asie du Sud et d’Ouest et le proche orient au ministère des affaires étrangères et du commerce, Paul Robilliard, répondant à une question sur la surveillance et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental a affirmé que son pays appuyait l’intégration des droits de l’homme au Sahara occidental dans les prérogatives de la mission des nations unies pour le référendum au Sahara occidental.

- Le comité sur la Méditerranée de l’Internationale socialiste (IS) réitère son "soutien" aux droits du peuple sahraoui à l’autodétermination, dans une déclaration finale adoptée à l’issue d’une réunion tenue mardi à Madrid au siège du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

- Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, annonce la nomination de l’allemand Wolfgang Weisbrod-Weber, comme son Représentant spécial et chef de la Mission des Nations unies pour le Sahara occidental (MINURSO). 

JUILLET

- L’ambassadeur américain à Rabat, Samuel Kaplan, déclare dans une interview accordée au quotidien arabophone Al Massae que les Etats-Unis soutiennent toujours les efforts de Christopher Ross, l’envoyé personnel de Ban Ki-moon au Sahara. Et toc !

- Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, affirme lors d'une visite à Alger que la position de la France concernant la question du Sahara occidental est "celle défendue par les Nations unies". "Nous nous plaçons dans le cadre de la légalité internationale telle que défendue par l’ONU", a-t-il ajouté.

- Le nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’organisation des Nations Unies (ONU) pour le Sahara occidental, le diplomate allemand Wolfgang Weisbrod-Weber effectue sa première visite dans la région, y compris les camps de réfugiés sahraouis.

AOUT

- Le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, renouvelle sa confiance en son envoyé personnel pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, réaffirmant que les termes de la médiation onusienne dans le conflit opposant le Maroc au Front Polisario demeuraient "inchangés".

- La délégation de la fondation Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme (RFK) en visite actuellement dans les territoires sahraouis occupés, organise une série d’entretiens avec des représentants de la Mission des nations unies pour l’organisation d’un referendum d’autodétermination du peuple sahraoui (MINURSO) et avec des associations sahraouies des droits de l’homme.

SEPTEMBRE

Dans un rapport accablant , le centre Robert Kennedy sur les droits de l’Homme jette la lumière sur la violation des droits de l’homme des Sahraouis et a appelé à l’urgence de l’instauration d’un "mécanisme international permanent afin de protéger les droits de l’homme du peuple sahraoui".

- Le problème du libre accès du Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) aux territoires sahraouis occupés par le Maroc a été soulevé par le Front Polisario lors de la 3ème réunion d’évaluation du programme des mesures de confiance au Sahara occidental qui s’est tenue mercredi à Genève, indique jeudi un communiqué du Front Polisario.

- Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo, assure l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, du soutien de l’Espagne en vue de parvenir à une solution au conflit du Sahara occidental.

- Le rapporteur spécial des Nations-Unies sur la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, l’Argentin Juan Mendez, en visite au Maroc et au Sahara occidental, déclare qu’il avait reçu des "témoignages crédibles faisant état de pressions physiques et mentales excessives sur des détenus au cours d’interrogatoires".

- Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch déclare que les preuves d’agressions commises contre des policiers auraient été obtenues sous la torture.

OCTOBRE

RABAT- L’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’Organisations des Nations-Unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, entame une série d'entretiens avec les autoriés marocaines et les sociétés civiles au Maroc et au Sahara Occidental dans le cadre d’une tournée en Afrique du Nord et en Europe.

- Le département d’Etat américain adresse au Congrès un rapport critique sur la violation des droits de l’homme par le Maroc au Sahara occidental, affirmant que la situation soulève "de sérieuses inquiétudes". Le rapport a été élaboré par le département de Hillary Clinton en application d’une loi adoptée en décembre 2011 par le Congrès américain, qui exige du département d’Etat de s’assurer du respect des droits de l’homme au Sahara occidental avant l’octroi de toute aide financière militaire au Maroc.

- La Ligue française des droits de l’homme (LDH) exprime mercredi sa "vive inquiétude" face à la multiplication des procès intentés aux Sahraouis qui luttent pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et l’indépendance du Sahara occidental.

- La 4ème Commission de l’ONU chargée des questions de décolonisation adopte un projet de résolution qui réaffirme le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, tout en louant les efforts déployés par le Secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel, Christopher Ross.

- Le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, M. Hervé Ladsous, se rend à El Aaiún (Sahara occidental) pour effectuer une visite au quartier général de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (MINURSO) et des entretiens avec les deux parties au conflit.

NOVEMBRE

- L’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, affirme à Madrid que le statu quo relatif au statut final du Sahara occidental était "insoutenable" et "dangereux".

- Christopher Ross, a réaffirmé, lors d’une visite dans les camps de réfugiés sahraouis affirme la détermination de l’organisation onusienne à trouver un règlement à la question du Sahara Occidental sur la base d’une solution garantissant le droit du peuple Sahraoui à l’autodétermination.

- Christopher Ross dévoile au Conseil de Sécurité son intention d'entreprendre de "larges" consultations à l’échelle internationale et régionale avant de convoquer un autre round de négociations entre le Front Polisario et le Maroc.

- l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, "n’est pas notre envoyé, il représente l’ONU", déclare l’ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Samuel L. Kaplan, au journal hebdomadaire marocain Tel Quel .

- Le Parlement suédois vote une motion de la Commission des Affaires étrangères exhortant le gouvernement à reconnaître la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

- La militante pacifiste sahraouie, Aminatou Haidar,reçoit la citoyenneté d’honneur de la municipalité toscane de Pontedera.

- Le quotidien espagnol El Pais, basée sur des informations publiées au Maroc, annonce que le roi Mohamed VI gagne le double que le roi d’Espagne Juan Carlos. 

- Le site mauritanien Aqlame rapporte que le président Mohamed Ould Abdelaziz, en convalescence dans un hôpital parisien après qu’il ait été touché par balles à Nouakchott , a refusé de recevoir un émissaire marocain du roi Mohamed 6 venu lui souhaiter un prompt rétablissement au nom du roi.

- Des médias mauritaniens rapportent que le gouvernement mauritanien accuse le Maroc d’être derrière l’attentat du 13 octobre 2012 qui a visé le président Mohamed Ould Abdelaziz… Selon le site Alakhbar, le gouvernement mauritanien en aurait même informé officiellement plusieurs pays amis de la Mauritanie.

DECEMBRE

- "Nous sommes favorables aux résolutions de l’ONU et rien que les résolutions de l’ONU. Nous devons aller vers l’application de toutes les résolutions de l’ONU", affirme le président français lors de sa visite en Algérie.

- Répondant à une question écrite d'un député, le ministre britannique chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, Alistair Burt, déclare que le Royaume-Uni soutient les efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, visant à exhorter le Maroc et le Front Polisario à traiter la question de l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental et continue d’appeler le Maroc à fournir des preuves que le peuple du Sahara occidental bénéficie des retombées de l’accord de pêche conclu avec l’UE.

- La presse du Maroc assure une couverture a minima de la visite du président français François Hollande en Algérie.

- Le Parlement européen (PE) appelle jeudi au "respect des droits fondamentaux de la population du Sahara Occidental", en exigeant que ce territoire sous occupation marocaine soit ouvert aux observateurs indépendants, aux ONG et aux médias. Dans une résolution sur les droits de l’homme dans le monde, le PE a exprimé son "inquiétude quant à la détérioration des droits de l’homme au Sahara Occidental" et appelé au "respect des droits fondamentaux de la population du Sahara Occidental, y compris la liberté d’association, la liberté d’expression et le droit de manifester".

- L’Assemblée générale de l’ONU adopte une résolution sur la question sahraouie dans laquelle elle appuie le processus de négociation "en vue de parvenir à une solution qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental" tout en louant les efforts déployés par l’envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross.

- L’ancien chef du gouvernement, M. Rédha Malek affirme à Alger que l’édification du l’Union du Maghreb " ne peut se faire sans le règlement de la question du Sahara Occidental".

- La candidatire du Maroc au Conseil des droits de l’homme de l'ONU est rejettée.

- Le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz refuse de recevoir à Nouakchott Abdellah Baha, ministre d’Etat marocain et numéro 2 du gouvernement d’Abdelilah Benkirane qui s'est rendu en Mauritqnie pour assister au 2e congrès de Tawassoul, un parti islamiste mauritanien.

- La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton annule son voyage prévu au Maroc, où elle devait participer à une réunion sur la Syrie.

- L'opposant numéro 1 au roi du Maroc décède et ses funérailles furent une démonstration de force du mouvement Justice et Bienfaisance.
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Résistance obstinée des sahraouis a Dakhla et EL AYOUNE

Par Olivier Quarante, Monde Diplomatique, 30/12/2012

Dans un tintamarre incroyable et beaucoup de mauvaise foi certains sujets de sa majesté le roi Mohamed IV s'adonne à une propagande digne du moyen-age.

1) La pénétration marocaine au Sahara occidental en 1975 s'apparente à celle des conquistadors en Amérique. Ce qui explique le repli important des Sahraouis vers les camps de Tindouf (Bombardement au napalm, etc..). L'article de Paul BALTA le 28/02/1976 dans "lemonde" donne la parole aux Sahraouis brûlés.

2) La présence marocaine s'apparente à celle des colons européens en Algérie ou celle des colons juifs à HEBRON. Des colons armés aidant les soldats coloniaux à mater toute velléité de révolte. C'est vrai que les colons marocains se servent uniquement de bâtons contrairement à leur semblable israéliens qui sont armés. Mais le scénario est toujours le même.

3) La présence marocaine au Sahara occidental a exacerbé les haines et les méfiances entre les colons marocains et les sahraouis. Les évènements de GDIM EZIK l'ont suffisamment montré.

L'article d'Olivier QUARANTE paru dans le très sérieux "monde diplomatique" du numéro de février 2012
(http://www.monde-diplomatique.fr/2012/02/QUARANTE/47389 ) intitulé "la résistance obstinée des Sahraouis" est révélateur. L'auteur décrit les évènements de septembre 2011 survenus à Dakhla. Il décrit le climat de haine entre les colons marocains et les Sahraouis. Les deux communautés ne se mélangent pas et n'hésitent pas à en venir aux mains (sabres je dirais) à la moindre occasion. L'auteur revient sur les évènements de GDIM EZIK que beaucoup qualifient de première révolution arabe.

En tous les cas 37 ans après l'envahissement du Sahara occidental, le problème reste entier. Et ce n'est pas la nature du régime algérien qui décidera de l'avenir du Sahara occidental mais bien des Sahraouis eux-même. Et contrairement aux allégations des uns et des autres les Sahraouis auront leur indépendance aujourd'hui ou demain ou après-demain. Le soutien stupide de la FRANCE (de gauche ou de droite) comme celle de l'AMERIQUE ne suffiront pas. 

Le pouvoir marocain entretient un Black-out sur le Sahara occidental. Ne rentrent au Sahara occidental que les personnes dont on est sûr qu'ils soutiennent la marocanité du territoire. Tout manifestation indépendantiste est violemment réprimée par les colons et les services de sécurité.

Le royaume entretient au S.O une armée de 100 000 hommes qui doit représenter plus de 25 % du budget. Cet argent est jeté par dessus bord car la situation ne fait que s'empirer. Sans compter que le royaume du Maroc est très pauvre et ne subsiste que grâce aux dons saoudiens et autres français. Ces aides se font au détriment de la souveraineté marocaine. Cette situation n'est pas viable dans le temps.
 
Le Sahara occidental est toujours inscrit dans la liste des territoires à décoloniser à l'ONU. Le voisin algérien soutient les Sahraouis quel que soit le pouvoir à ALGER. Au jour d'aujourd'hui ce soutien est bien timide. Rien ne laisse présager un quelconque changement dans la position de l’Algérie et tout pouvoir futur ne peut que rehausser ce soutien aux Sahraouis.

Le pragmatisme veut que le royaume honore sa signature du mois septembre 1991 en laissant travailler la minurso (mission des nations-unis pour un référendum au Sahara occidental)implémentantle référendum d'autodétermination tel que signé par les deux parties. Toute autre alternative ne fera que retarder l’avènement d'un Maghreb arabe uni et solidaire. Pourquoi alors s'acoquiner avec un royaume qui n'a que cure de sa signature ? 

Solidarité Maroc, 30/12/2012
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Mohamed Sidati persiste et signe

Depuis quelques semaines, des pages Web marocaines ont annoncé la nommination de l'eurodéputé brittanique Charles Yannock Rapporteur Spécial sur les droits de l'homme au Sahel et au Sahara Occidental. Une nouvelle qui est une absurdité pour les raisons suivantes:

- Une telle désignation revient au Conseil Européen et à la demande du Parlement Européen, le Conseil avait nommé, le 25 juillet 2012, le Grecque Stavros LAMBRINIDIS Représentant Spécial de l'UE pour les Droits de l'Homme. 

Selon Barbara Lochbihler, présidente de la sous-commission des droits de l'homme du PE, il "devrait participer à une audition au Parlement et lui faire des rapports réguliers sur la situation des droits de l'homme dans le monde".

- La nommination a été faite à une demande du PE présentée au mois de juin 2012.

- Cette information ne se trouve sur aucun support du PE ni dans le site du M. Tannock ni dans sa page Facebook.

Par conséquent, cette information ne peut qu'être fausse et créée dans le but de lier le conflit du Sahara Occidental aux problèmes du Sahel et faire croire que la communauté internationale peut contourner l'élargissement des prérrogatives du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara Occidental en dépêchant au territoire sahraoui des rapporteurs spéciaux sur les droits de l'homme.

Mohamed Sidait, le Ministre Délégué sahraoui pour l'Europe n'a pas répondu à nos interrogations sur cette question et continue à affirmer aux différents médias sahraouis la véracité de cette information. Pire encore, le site makhzénien "Droits humains.org" a volé a sa rescousse avec une nouvelle dépêche sur cette affaire.

Sources européennes sur les droits de l'homme :

- Résolution du Parlement européen du 14 juin 2012 sur les droits de l'homme et la situation sur le plan de la sécurité dans la région du Sahel


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Sahara occidental : Christopher Ross renforcé dans sa mission par le soutien de l’ONU

RABAT - La poursuite de la mission de l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross avec le soutien total de l’ONU, aura été l’un des faits marquants de l’année 2012 dans le conflit sahraoui.

Ce soutien a été réaffirmé, à maintes reprises, à M. Ross par l’ONU et exprimé de nouveau par son secrétaire général M. Ban Ki-moon lors de sa visite dans la région en octobre dernier, suite à la décision annoncée en mai par le Maroc de lui retirer sa confiance, et quelques semaines après la publication d’un rapport dénonçant les obstacles posés par le Maroc à la Mission des Nations-Unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), dans les territoires sahraouis occupés.

Des observateurs de la vie politique marocaine, particulièrement de sa diplomatie, n’ont pas manqué de relever le renforcement de la mission de M. Ross après le "désaveu" de la décision prise, unilatéralement, par le Maroc.

Le magazine marocain "TelQuel" a souligné que le "grand retour" au royaume de M. Ross était un "camouflet" pour le Maroc, tout en signalant l’"amateurisme" de la diplomatie de Rabat.

"Six mois après lui avoir retiré sa confiance, Rabat a déroulé le tapis rouge à l’émissaire onusien, hier encore accusé de partialité et d’animosité envers les intérêts suprêmes de la nation", a fait remarquer le magazine qui a ajouté que M Ross a "eu droit à une réception royale officielle et a été reçu, en grande pompe, par les dirigeants des principales institutions du pays".

Le même son de cloche est rendu par le quotidien gratuit et online "Aufait-Maroc" qui a estimé, de son côté, que le maintien de l’envoyé personnel de M. Ban Ki-moon dans le dossier du Sahara occidental "est un camouflet pour nous tous, et pour notre diplomatie particulièrement" relevant qu’avec cette reprise de contact avec Christopher Ross "la donne a changé".

Quant au quotidien de langue arabe "Akhbar al-Youm", il a jugé que la diplomatie marocaine a commis "deux erreurs" dans le dossier Ross : "la première, quand il a décidé de retirer expressément sa confiance et la deuxième lorsquÆil a accepté le retour de Ross, comme si de rien n’était".

Fort de ce soutien renouvelé de l’Onu et de la communauté internationale, M. Ross n’a pas manqué de rappeler lors de sa présence dans le royaume que sa visite s’inscrivait dans "la continuité de la mission" que lui avait "confiée le secrétaire général des Nations-Unies il y a trois ans".

Sa présence au Maroc a, par ailleurs, permis, pour la première fois, à un envoyé onusien de rencontrer des personnalités "en dehors" du gouvernement marocain et d’effectuer un déplacement au Sahara occidental, la première depuis sa nomination en 2009 en qualité d’envoyé personnel de M. Ban Ki-moon, ce qui lui a permis de s’entretenir avec des militants sahraouis au siège de la Minurso.

D’autre part, à la faveur de la visite de M. Ross dans la région, l’occasion a été donnée à l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, Samuel l. Kaplan de réaffirmer que l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU n’était pas l’envoyé de Washington mais qu’"il représente l’ONU".

"Souvenez-vous bien que malgré la confusion souvent entretenue, notamment dans la presse, Christopher Ross n’est pas notre envoyé, il représente l’ONU. Le fait qu’il soit américain est une coïncidence", a déclaré M. Kaplan dans une interview parue dans le magazine "TelQuel" en insistant pour dire que les Etats-Unis travaillaient "sous le parapluie des Nations-Unies".

Pour rappel, M. Ross devait se rendre dans la région à la mi-mai avant que le gouvernement marocain ne décide, unilatéralement, de lui retirer sa confiance, après le rapport adressé au mois d’avril au Conseil de sécurité par M. Ban Ki-moon.

Le secrétaire général de l’ONU avait dénoncé, dans ce rapport, les obstacles posés par le Maroc à la Minurso en citant les "entraves" qui empêchent cette dernière d’accomplir pleinement sa mission et de s’acquitter de son mandat de "manière crédible" dans les territoires sahraouis occupés.

"La Minurso n’est pas dans la capacité d’exercer pleinement ses fonctions de surveillance, de maintien de la paix et d’observation, et ne dispose pas de toute l’autorité pour contrecarrer l’effritement" de son rôle, avait déploré Ban Ki-moon.

Un journaliste du quotidien "Aufait" avait estimé à propos de l’intégration du volet droits de l’homme dans la mission de la Minurso que "notre attitude, qui consiste à nous opposer à une proposition aussi noble que la surveillance du respect des droits de l’homme, nous fait apparaître comme un Etat rétrograde".

A l’issue de sa tournée dans la région et en Europe, M. Ross a présenté, en novembre dernier, son compte-rendu au Conseil de sécurité dans lequel il a signalé que la situation au Sahara occidental restait "très préoccupante".

Il avait, alors, annoncé qu’il allait entreprendre de larges consultations à l’échelle internationale et régionale, à travers des "navettes diplomatiques", en émettant l’espoir qu’une telle démarche puisse "jeter les bases pour une reprise efficace des réunions" entre le Front Polisario et le Maroc.

Le prochain rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental sera présenté au Conseil de sécurité en avril 2013.

APS, 28/12/2012
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Mohamed Sidati invente un Rapporteur Spécial européen pour les Droits de l'homme

par Haddamin Mouloud Saïd 

Depuis quelques jours, une information est apparue sous le titre "Le Parlement Européen nomme un Rapporteur Spécial pour les droits de l'homme au Sahara occidental".

Selon cette nouvelle la personne désignée est l'eurodéputé britannique, M. Charles Tannock.

Cette nouvelle n'a été publiée sur aucun un média européen, officiel ou pas. Elle a été générée et distribuée, en exclusivité, par des médias numériques marocains ou promarrocains. Quelques jours aprés, certains sites pro-sahraouis l'ont relayée.

La SPS a publié la nouvelle à travers un article apparu sur le site arabe édité à Londres, Al Quds Al Arabi. RASD TV, pour sa part, a également relayé la nouvelle, basée sur la diffusion de la SPS. Une fois alertées sur la fausseté de cette dépêche, SPS et RASD TV se sont retournés vers celui qui est censé être compétent pour confirmer la véracité ou, le cas échéant, la fausseté de cette nouvelle. Evidemment, il s'agit du Ministre Délégué pour l'Europe, M. Mohamed Sidati. Celui-ci a confirmé la véracité de cette information. Mais il se trouve que le Ministre en question n'a aucune idée de ce que le Parlement Européen fait ou ne fait pas. Imputer au Parlement Européen le pouvoir de nommer un rapporteur spécial sur les droits de l'homme trahit une ignorance d'un enfant de la maternelle.

Il appartient au Conseil, non au Parlement, la faculté de désigner un rapporteur spécial sur les droits de l'homme, que ce soit pour le Sahara occidental ou pour la Chine. Désigner ou nommer appartient au lexique du pouvoir exécutif et non du pouvoir législatif. M. Ould Sidati, qui aime se faire appeler "Docteur", connaît-il le fonctionnement des institutions européennes?

Depuis lundi matin, 24 Décembre, nous avons alerté sur les graves soupçons de fausseté qui entourent cette information. Par ailleurs, il y a un détail qui n'aurait pas dû passer inaperçu: "Si le Maroc s'oppose à l'extension du mandat de la MINURSO, comment se fait-il que, devant "l'audace" du Parlement Européen de désigner un Rapporteur Spécial pour le Sahara Occidental, ni les partis politiques ni la presse officielle (la MAP) n'aient réagi?. Ce silence du Makhzen marocain sur cette question, ajouté à nos avertissements, aurait dû alerter nos responsables sur cette nouvelle dont la véracité ne se trouve que dans la débordante imagination du M. Ould Sidati.

Cependant, les pauvres responsables des médias sahraouis étaient obligés de suivre le script fourni par Ould Sidati. Et, conduits par une confiance aveugle dans les informations envoyées par notre Ministre Délégué pour l'Europe, le Docteur Ould Sidati, nos responsables de l'information ont dilapidé tout le capital, sous forme de crédibilité, qui restait à notre télévision.

En moins d'un mois, nos services d'information, la SPS et RASD-TV ont commis deux fautes graves, les deux liées à la question des droits de l'homme. A deux reprises, nos services d'information, ont donné de fausses informations sur des rapporteurs spéciaux des droits de l'homme au Sahara occidental.

Au mois de Novembre, ils ont parlé d'une prétendue visite au Sahara occidental du Rapporteur Spécial de l'ONU sur la Liberté d'Expression, le guatémaltèque Frank de La Rue. Aujourd'hui, plus d'un mois plus tard, aucun guatémaltèque, qu'il soit Rapporteur Spécial ou pas, n'est arrivé au Sahara occidental.

Maintenant, en Décembre, poussés par le Ministre Délégué, ils ont de nouveau fait une gaffe, en parlant d'une désignation par le Parlement européen qui n'existe pas d'un Rapporteur Spécial sur les DDHH au Sahara occidental.

Avec cette série de maladresses, nous ne pouvons plus avoir le moindre espoir que nos militants dans les territoires occupés donnent le moindre crédit à ce que notre télévision publique raconte.

Et si les munitions (les informations de RASD-TV) que nous fournissons à nos militants des territoires occupés est une munition défectueuse, que peut-on attendre qu'ils fassent?. A titre d'exemple, le Président Mohamed Abdelaziz, peut-il imaginer ce qui se serait arrivé si, lorsqu'il dirigeait nos unités sur les portes de la région de Lengab, en Mars 1980, lui aurait fourni une munition défectueuse?

Est-ce de cette façon que nous comptons renforcer le lien avec notre population dans les territoires occupés?

Si, en Novembre, le territoire a été visité par un rapporteur spécial de l'ONU et, maintenant, le Parlement européen, désigne un Rapporteur spécial pour le même territoire, y a-t-il un besoin d'élargir le mandat de la MINURSO?. Le territoire se trouve maintenant sous l'oeil d'organismes assez nombreux pour qu'il n'y ait plus besoin d'èlargir le mandat de la MINURSO. C'est le but de ceux qui fabriquent ce genre d'informations. Et par malheur, ni nos Ministres Délégués ni nos responsables de l'information ne sont en mesure de le voir. C'est la raison pour laquelle ils répètent, comme des perroquets, ce qui est fourni par la propagande marocaine ou par l'imagination d'un Docteur es sciences encore inconnues.

Haddamin Moulud Said

26-12-2012

ibnuabirabiaa[at]yahoo.es

http://saharaopinions.blogspot.ch/2012/12/mohamed-sidati-se-inventa-un-relator.html
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Le président mauritanien refuse de recevoir Abdellah Baha

Rien ne va plus entre le Maroc et la Mauritanie. Le président mauritanienMohamed Ould Abdelaziz a refusé de recevoir cette semaine à NouakchottAbdellah Baha, ministre d’Etat marocain et numéro 2 du gouvernement d’Abdelilah Benkirane. Baha s’était déplacé dans la capitale mauritanienne pour assister au 2e congrès de Tawassoul, un parti islamiste mauritanien.

Ce n’est pas la première fois que Ould Abdelaziz oppose une fin de non recevoir à un envoyé du Makhzen. Il avait, il y a quelques semaines, déjà refusé de recevoir un émissaire marocain, le chargé d’affaires de l’ambassade marocaine à Paris, Riad Ramzi, envoyé par le roi du Maroc pour s’enquérir de l’état de santé lors de l’hospitalisation du chef de l’Etat mauritanien à Paris suite à des blessures par balles.

Selon le site d’informations mauritanien Al Akhbar Ould Abdelaziz soupçonne le Maroc d’être derrière « l’attentat » du 13 octobre 2012 qui a failli lui coûter la vie. Une information qui a été démentie par un porte-parole du ministère mauritanien des affaires étrangères.

Selon un autre site mauritanien, Essirage, les relations entre le Maroc et la Mauritanie se sont rapidement détériorées ces derniers mois. Probablement, mais ce journal ne le spécifie pas, après cet étrange attentat.

Une des preuves évidentes de ce malaise est le non-remplacement par Nouakchott du dernier ambassadeur mauritanien à Rabat, après son départ à la retraite.Le poste est vacant depuis deux mois.

Comme par hasard, comme le signale Essirage, les relations entre la Mauritanie et l’Algérie sont au beau fixe.


URL courte: http://www.demainonline.com/?p=23689



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Sahara occidental : A quoi joue l’UE ?

A quoi joue donc l’Union européenne ? Elle signe un accord de pêche avec le Maroc en sachant pertinemment que ce pays exploite illégalement les ressources du Sahara occidental.

De deux choses l’une: l’UE n’est pas très regardante sur la légalité ou bien elle accorde une prime à la colonisation au Maroc. Dans les deux cas la position n’est pas défendable car elle déroge à des principes que cette même UE s’évertue à faire respecter par ses partenaires sur le vieux continent ou dans le monde se réservant le droit d’user de mesures coercitives pour les dérives de gouvernance.

L’UE a ainsi mis à l’index et gelé les avoirs de nombre de dirigeants, majoritairement dans les pays arabes, sur lesquels pesaient des soupçons qui les rendaient non seulement infréquentables. Pour le Sahara occidental, il s’agit d’une question de décolonisation et d’un dossier pendant de l’ONU. L’UE, dans de telles conditions devrait s’astreindre au plus élémentaire devoir de réserve.

Elle peut ne pas vouloir reconnaitre les droits du peuple sahraoui à disposer de lui-même mais dans le même temps s’abstenir d’apporter un appui aussi prononcé à la puissance occupante du Sahara occidental. Ceci sans même attendre les résultats de la démarche adoptée par l’ONU dans ce dossier ni l’évolution des contacts informels entre le Maroc et les représentants du peuple sahraoui.

Un peuple qui attend au minimum le gel de l’accord de pêche signé avec le Maroc. Au lieu de quoi, tout au plus est-il demandé à la puissance occupante d’apporter la preuve que le Sahara occidental bénéficie de cet accord? Est-ce pour l’UE de fuir ses responsabilités?

Par Djamel Eddine Merdaci

L'Actualité, 26/12/2012
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FRANCE -SAHARA OCCIDENTAL : Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà

La position diplomatique de la France sur le Sahara occidental est-elle à géométrie variable, selon que l'on s'adresse à l'interlocuteur algérien ou à l'ami marocain ? On peut se poser légitimement la question si l'on se réfère aux déclarations que François Hollande, chef de l'État français a tenu, lors de sa visite d'État en Algérie à propos du conflit du Sahara occidental, qui oppose, faut-il le rappeler, deux parties en conflit. Parties, au demeurant clairement identifiées par les Nations unies, qui tentent depuis plus de trente ans de garantir l'exercice par le peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination.
Dans ses propos, à ce sujet, François Hollande a exprimé une position nouvelle qui donne l'impression en apparence d'une évolution de la France dans le règlement, juste, de la question du Sahara occidental. Cette position nouvelle, si elle est confirmée lors de la visite qu'il effectuera au Maroc début 2013, est en mesure de répondre aux attentes des Sahraouis qui n'ont cessé d'exhorter Paris à cesser d'avoir une position partiale en faveur du Maroc, notamment aux Nations unies, où elle a empêché jusque-là une avancée sérieuse sur ce dossier, qui est, et demeure, une question de décolonisation.
Or, en déclarant à Tlemcen, en réponse à une question sur le Sahara occidental que la résolution de ce conflit est du ressort de «L'Onu, rien que l'Onu et toutes les résolutions de l'Onu», a fait bouger les lignes et n'a pas évoqué au grand dam du Palais royal marocain la prétendue solution «d'autonomie», que la diplomatie marocaine a sortie du chapeau pour torpiller le plan de paix ou plan Baker, avalisé en son temps par le souverain marocain Hassan II. Intervenant par deux fois sur le dossier sahraoui, le chef de l'État français a repris mot pour mot les termes des résolutions onusiennes à ce sujet, approuvées d'ailleurs par le Maroc, et soulignant que le règlement de ce conflit doit s'exercer «dans le cadre des Nations unies, a travers une solution politique, négociée et mutuellement acceptable.
 
C'est sur cette base d'ailleurs que travaille Christopher Ross, impliquant non seulement les deux protagonistes du conflit, mais aussi les membres du Conseil de sécurité et les pays directement concernés pour mettre en place le cadre idoine à l'exercice du referendum d'autodétermination du peuple sahraoui. Un cadre qu'il s'agira de négocier. Il faut rappeler à cet égard que L'Onu n'a jamais renoncé à faire aboutir le processus de paix, bloqué par la politique d'obstruction du Maroc, encouragé et conseillé par Paris en contrepartie d'intérêts mercantiles au plus haut niveau de l'État français.
Il faut lire à ce sujet le livre édifiant -«Majesté, je dois beaucoup à votre père»- du journaliste spécialiste du Maghreb, Pierre Tuquoi, pour comprendre jusqu'où Rabat va pour suborner des diplomates et de hautes personnalités françaises et les gagner à sa thèse. Les personnalités françaises ne sont d'ailleurs pas les seules à succomber à ces tentations, quant on sait que deux anciens Présidents du gouvernement espagnol coulent des jours heureux au Maroc, à l'abri des soubressauts de la crise économique qui frappe leur pays.
Pour revenir aux déclarations de François Hollande, homme de vérité à l'intégrité jamais prise en défaut, elles auraient été pleinement satisfaisantes pour les Sahraouis, s'il elles n'avaient été précédées par celles de son Premier ministre, Ayrault, dépêché à Rabat, moins d'une semaine avant la visite d'État de François Hollande à Alger. Dans ces déclarations, que l'on ne trouve d'ailleurs dans aucun site officiel gouvernemental français, le Premier ministre français, parlant du Sahara occidental, aurait apporté le soutien de la France à la solution «d’autonomie », avancée par le Maroc, au mépris des résolutions du Conseil de sécurité qu'il a toujours approuvées, tout en bloquant leur application. Sans parler du Plan de paix signé en grande pompe à Houston par le défunt Driss Basri, qui avait la haute main sur le dossier sahraoui. Le plan prévoyait notamment un référendum au cours duquel le corps électoral sahraoui, laborieusement établi, devait se prononcer sur l'indépendance ou le rattachement au Maroc.
Mais le Maroc prenant conscience que le choix de l'indépendance était inéluctable jusque-y compris au sein des colons marocains qu'il avait réussi à inclure dans le corps électoral, fait volte-face et s'arqueboute, depuis, sur la solution de «l'autonomie», comme s'il était maître du territoire. Or, l'Onu a définitivement mis les choses au point avec une décision de son autorité juridique, qualifiant le Maroc d'autorité d'occupation et ne lui a jamais reconnu le statut de puissance administrante. À ce jour, le Sahara occidental figure, comme l'a rappelé, il y a encore peu de temps, l'Assemblée générale de l'ONU, sur la liste des territoires non-autonomes, dont la décolonisation est inachevée. Qui plus est, toutes les résolutions du Conseil de sécurité n'ont cessé de rappeler le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination, se référant à la Résolution 1514 et au principe sacro-saint du droit des peuples à disposer de leur destin.
 
François Hollande s'inscrit- il dans cette démarche et va-t-il impulser la diplomatie française en ce sens. Laurent Fabius, dont la grande ambition politique est de marquer de son sceau personnel la politique du Quai d'Orsay, sera-t-il en mesure de mettre fin au parti pris de la France sur cette question ? On peut l'espérer, eu égard aux principes énoncés par la Déclaration d'Alger, sur le dialogue politique et la portée du partenariat stratégique lancés par Hollande et Bouteflika.
Mokhtar Bendib
 
Le Courrier d'Algérie, 24/12/2012
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Le site Lakome, est-il victime d'une source d'intoxication?


Au mois de novembre, les journaux marocains Lakome, Libération, Yabiladi, E-Marrakech ont annoncé l'imminente arrivée au Maroc et au Sahara Occidental du Rapporteur Spécial de l'ONU sur la liberté d'expression. "A défaut d’un élargissement des prérogatives du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara, comme le demande le Polisario, l’ONU contourne cet obstacle en dépêchant, successivement, ses hauts cadres dans la région", avait écrit Yabiladi. 

Il y a moins d'une semaine les journaux marocains ont fait écho de la désignation du député britannique Charles Tannock rapporteur spécial sur les droits de l'homme pour le Sahara Occidental et le Mali. Une nouvelle qui, comme la précédente, n'a émané d'aucun canal officiel. Pire encore, elle n'est peut être que fausse étant donné que la désignation d'un rapporteur est compétence du seul Conseil Européen et non du Parlement. D'autre part, la nouvelle ne se trouve sur aucun portail officiel de l'Europe.

Un détail qui peut être intéressant, le site arabe de Lakome.com a été toujours le premier à publier les deux fausses nouvelles. Les autres sites marocains lui emboîtaient le pas. Alors, ce site connu pour ses positions anti-royalistes est-il victime d'intoxication de la part de l'une de ses sources? C'est une explication très rationnelle. Le but serait de discréditer les publications de ce journal en ligne qui s'est caractérisé par la publication de plusieurs scoops sur le conflit du Sahara Occidental.

Article de Lakome annonçant l'arrivée du Rapporteur de l'ONU sur la liberté d'expression

Article de Lakome annonçant la désignation du Rapporteur européen sur les droits de l'homme au Sahara Occidental


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Manœuvres autour de l’accord de pêche Maroc-UE

Le retournement presque brutal de la conjoncture internationale défavorisant de plus en plus le Maroc au Sahara pousse ce dernier à vouloir conclure coûte que coûte un accord de pêche avec l’Union européenne, qui lui donnerait l’occasion de relancer la France et l’Espagne sur des positions basées sur ses points de vue, profitant d’une conjoncture de crise aigue qui touche l’Europe. Alors que le gouvernement de droite d’Espagne et surtout celui de la France de gauche expriment de plus en plus leur réserve par rapport à leur tradition de soutien infaillible au Maroc, le régime alaouite mène une offensive diplomatique sans égale pour relancer l’accord de pêche, bloqué par le Parlement européen il y a de cela un an, et qui lui permettra d’englober les eaux du Sahara occidental et donc d’asseoir sa légitimité sur un territoire disputé depuis 37 ans avec le Front Polisario. 

Mais des pays expriment encore leurs réserves. Le Royaume-Uni continue d’appeler le Maroc à fournir des « preuves que le peuple du Sahara occidental bénéficie des retombées de l’accord de pêche conclu avec l’UE «, a déclaré le ministre britannique chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, Alistair Burt. M. Burt, qui répondait à une question écrite du député Paul Flynn, a fait part du soutien du Royaume-Uni aux efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, visant à exhorter le Maroc et le Front Polisario à traiter la question de l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental.

Commentant la déclaration de M. Burt, le représentant du Font Polisario à Londres, Limam Mohamed Ali, a déclaré que des négociations sont en cours entre le Maroc et l’UE pour le renouvellement de l’accord de pêche qui a été rejeté par le Parlement européen, du fait qu’il ne respecte par le droit international.
« Nous demandons tout simplement l’exclusion des eaux territoriales du Sahara occidental de cet accord, car il contribue au prolongement du conflit entre les deux parties «, a-t-il dit. 

WSRW dénonce une «violation du droit international»

Le pillage des ressources naturelles du Sahara est régulièrement dénoncé par la Western Sahara Resource Watch (WSRW), une association qui surveille les ressources naturelles de ce territoire. Cette association a reçu une subvention de l’organisation suédoise de solidarité avec le peuple sahraoui, de l’ordre de 65 700 couronnes suédoises (environ 7 500 euros) pour soutenir le travail de la WSRW en 2013 Son président, Erik Hagen, a affirmé qu’»en refusant de faire participer le peuple sahraoui aux négociations sur l’accord de pêche avec l’Union européenne (UE), le Maroc viole le droit international et sape les efforts de paix déployés par l’ONU «.

Il a précisé que «le Maroc n’est pas en position de négocier avec l’UE sur l’accord de pêche, dans un territoire qui n’est pas marocain», indiquant par ailleurs que l’aide financière sera utilisée par WSRW pour tenter d’arrêter l’accord commercial entre le Maroc et l’UE qui couvre le territoire occupé du Sahara occidental». 

Le PE avait bloqué le 14 décembre 2011 l’accord de pêche en vigueur depuis 2007 qui permettait à quelque 120 navires de pêche européens de pêcher dans les eaux du Sahara occidental en échange d’une contrepartie financière de l’UE de 36,1 millions d’euros annuels, et de redevances payées par les armateurs en fonction des captures.

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Conflit du Sahara Occidental: propos sibyllins de François Hollande

par Kharroubi Habib

François Hollande a eu le mérite de condamner en termes forts et clairs le système colonial qui a infligé tant de souffrances aux peuples qui lui ont été soumis. Il se contredirait en refusant l'appui français à la cause du peuple sahraoui qui est l'un des rares sur la planète à vivre encore en l'état de colonisé. 

Sur le dossier sahraoui qui a été au menu de ses entretiens avec le président Bouteflika lors de sa visite d'Etat en Algérie, Hollande a déclaré que son pays est pour un règlement du conflit dans le cadre des Nations unies, en précisant «l'ONU, rien que l'ONU et toutes les résolutions de l'ONU». Que faut-il déduire de son propos ? Que lui à l'Elysée la France qui vient de reconnaître que le système colonial est « injuste et brutal » va modifier sa position sur l'affaire sahraouie qui a empêché l'application des résolutions et du plan onusiens qui tous stipulent le droit à l'autodétermination pour les Sahraouis ? Cela peut paraître l'évidence, qu'il ne faut pas toutefois s'empresser de prendre pour une certitude. Cela d'autant que si par ses propos en Algérie sur le Sahara Occidental, François Hollande a semblé avoir suggéré que la France s'en tiendra désormais sur ce sujet aux seules décisions des Nations unies, son Premier ministre Jean Marc Ayraut qui s'es rendu au Maroc peu avant que lui n'entame son voyage en Algérie a fait entendre un tout autre son de cloche sur le même sujet. Aux Marocains, Ayraut a réitéré le soutien sans ambiguïté de la France à leur position qui s'éloigne totalement du plan de paix onusien. 

La naïveté serait de croire que le Premier ministre de la France aurait en l'occurrence péché par ignorance de ce que François Hollande allait déclarer en Algérie. En fait, les deux hommes d'Etat français ont été dans un partage des rôles consistant à dire à leurs hôtes respectifs ce qu'ils voulaient entendre. Ayraut a donc rassuré les Marocains sur l'intangibilité du soutien français et Hollande a donné à penser aux Algériens qu'il partage avec eux le principe du règlement du conflit sahraoui dans le cadre des Nations unies. Les deux n'ont pas été en contradiction dans cet exercice. Il nous paraît évident que même avec François Hollande à l'Elysée, la France ne renoncera pas à son parti pris en faveur du Maroc sur la question sahraouie et que sa diplomatie travaillera toujours au sein de l'ONU à faire pencher celle-ci du côté marocain et du fumeux projet d'autonomie conçu par Rabat en guise de substitut au plan de paix que l'organisation internationale a entériné. Avec cette stratégie, Paris pourra continuer à prétendre qu'elle s'en tient effectivement à ce qu'a déclaré Hollande en Algérie, « l'ONU, rien que l'ONU », mais en persistant à bloquer au Conseil de sécurité toute initiative qui risquerait de contraindre le Maroc à l'application stricte des résolutions et du plan de paix onusiens. 

Hollande a peut-être de l'empathie pour le peuple sahraoui soumis à l'occupation marocaine, comme il en a manifestement pour le peuple algérien dont il a reconnu les souffrances que lui a infligées la colonisation française. Mais de là à attendre de lui qu'il s'affranchisse de la «raison d'Etat » qui fonde le soutien de la France au Maroc sur le problème sahraoui est un pas qu'il faut se garder de franchir. En raison de quoi l'on peut avancer sans risque de se voir infirmé que le dossier sahraoui n'a pas fini de parasiter les relations algéro-françaises.

Le Quotidien d'Oran, 24/12/2012
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Coup dur pour la diplomatie marocaine


L'instance européenne demande notamment la libération de "tous les prisonniers politiques sahraouis".


C'est la première fois qu'une résolution des eurodéputés parle nommément de «prisonniers politiques sahraouis» au Maroc. Dans une résolution adoptée mi-décembre à Strasbourg concernant le Rapport annuel 2011 sur les droits de l'homme dans le monde, le Parlement européen (PE) «exprime son inquiétude quant à la détérioration des droits de l'homme au Sahara occidental» et appelle au respect de «la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester». Le PE «réaffirme» également «son soutien» à la mise en place d'un mécanisme international de contrôle des droits de l'homme dans la région.
Préparé par l'eurodéputé et activiste des droits de l'homme lituanien Leonidas Donskis, le rapport initial ne faisait pourtant aucune mention du conflit au Sahara : c'est un amendement co-signé par 96 eurodéputés, formant un inter-groupe «Sahara occidental», qui a été introduit dans le circuit et finalement adopté en séance plénière. Coup dur pour la diplomatie marocaine.
Le Polisario, de son côté, s'est bien sûr félicité du vote final. "Un encouragement et un point d'appui contre l'occupation coloniale et pour l'autodétermination du peuple sahraoui", rapporte l'agence de presse sahraouie SPS.
Au-delà de la qualité du lobbying opéré dans les couloirs de Strasbourg et Bruxelles, force est de constater que le régime marocain offre lui-même du grain à moudre à ses adversaires sur le plan des droits de l'homme. La répression systématique de manifestations pro-indépendance sur le territoire, l'atteinte à la liberté d'association ou encore la comparution devant un tribunal militaire du «groupe de Gdeim Izik», ces 24 civils sahraouis incarcérés à la prison de Salé et dont le procès est sans cesse reporté depuis près de deux ans, sont régulièrement dénoncés par les associations internationales des droits de l'homme.

LAKOME, 21/12/2012
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L’ONU adopte une résolution appuyant l’autodétermination du peuple sahraoui

NEW YORK - L’Assemblée générale de l’ONU a adopté mercredi une résolution sur la question sahraouie dans laquelle elle appuie le processus de négociation, en vue de parvenir à une solution politique qui permette ’’l’autodétermination du peuple du Sahara occidental", tout en louant les efforts déployés par l’envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross.


Dans le cadre de la situation des 16 territoires non autonomes encore inscrits sur la liste de décolonisation de l’ONU, l’Assemblée générale a entériné la résolution relative au Sahara occidental dont elle avait été saisie par la 4ème Commission chargée de la question de décolonisation sous le point de l’ordre du jour relatif à "l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux".

Selon les termes de la résolution relative à la question du Sahara occidental, adoptée sans vote par les délégations des Etats membres, l’Assemblée générale "appuie le processus de négociation, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental et loue les efforts déployés, à cet égard, par le secrétaire général de l’ONU et son envoyé personnel Christopher Ross", note le texte.
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Qui a dit que l’Algérie attendait le père Noël ?

Par Badr’ Eddine MILI 

La naïveté politique est, probablement, la pire des infirmités dont puisse être affligé un Etat dans les relations qu’il lui arrive, par la force de la géographie et de l’Histoire, d’entretenir avec ses voisins. Heureusement que le nôtre a, de temps à autre, des éclairs de lucidité, dans son travail d’évaluation et de prospective des événements et des scénarios attendus ou espérés de son environnement international, pour ne pas se laisser piéger par les leurres destinés à lui faire lâcher la proie pour l’ombre ou, pis, à lui faire prendre les vessies pour des lanternes. Quoique… 

Depuis plusieurs mois, certains milieux des deux côtés de la Méditerranée s’échinent à présenter le président François Hollande sous les traits de l’heureux détenteur d’une pierre philosophale dotée du pouvoir de transformer les divergences séparant l’Algérie et la France en autant de ponts d’or, par la grâce desquels une montagne de contentieux vieille de 182 ans s’effondrerait, d’un claquement de doigts, comme par enchantement, un couplet déjà entendu lors des déplacements de Valéry Giscard d’Estaing, de François Mitterrand, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy qui se sont avérés, par la suite, être, tous, des attrape-nigauds, fabriqués dans les arrière-boutiques des gros intérêts néocoloniaux. 

Dans ces plans, dressés sur les terres d’une mystérieuse comète, François Hollande camperait même le rôle d’un père Noël qui viendrait déposer dans les cheminés des chaumières algériennes des cadeaux qui émerveilleraient petits et grands. La visite d’Etat, préparée, certes, avec beaucoup de soin, est déclarée réussie, avant même d’être entamée, un peu à la façon des congrès des partis uniques dont les résultats sont connus plusieurs semaines précédant la tenue de leurs assises. Il n’ y a pas à dire, la stratégie du marketing visant à vendre l’image présidentielle a été bien ficelée mais, malheureusement, pour ses spin doctors, la cible est hors de portée, car vaccinée depuis longtemps. 

Que l’on s’entende bien, ce n’est pas la personne du président français qui est en cause. Bien au contraire. François Hollande est connu pour être un homme d’une grande gentillesse, le plus BCBG de la classe politique française, le défenseur des valeurs humanistes héritées de ce qu’il y avait de plus honorable dans la branche progressiste du socialisme français, ce à quoi s’est ajoutée cette «normalité» promise, pratiquée et assumée depuis qu’il est entré à l’Elysée et, au nom de laquelle, il apparaît dans le costume d’un citoyen qui fait ses courses à pied, voyage, officiellement, en train, prend des bains de foule, sans protection ostensible, rédige ses discours sans l’aide de porte-plumes et va jusqu'à ramasser, par terre, sous l’œil des caméras, des documents qui lui avaient échappé des mains. De là à ce que ses concitoyens le croisent, un jour, circulant, dans les rues de Paris, sur un vélib’, à la mode des souverains scandinaves, il n’y a qu’un pas qu’il n’hésiterait pas à franchir si la situation le nécessitait. 

Et, ce qui ne gâche rien, il est, avec Michel Rocard et Jean-Pierre Chevènement, un vieil ami de l’Algérie, en tant que personne mais, aussi, dans le passé, en tant que dirigeant de parti et, maintenant, en tant que chef d’Etat, une position à partir de laquelle il a fait des déclarations sur notre pays que les Algériens n’avaient, jamais, entendues chez ses prédécesseurs. Mais encore une fois, ce n’est pas la personne qui fait problème, c’est la politique de l’Etat français vis-à-vis de l’Algérie, passé, présent et avenir, qui est en débat. Est-ce qu’être gentil et bien éduqué prédisposerait- il un homme à changer les choses, du tout au tout ? Est-ce que la «normalité» créditerait- elle son homme de la capacité de lever la chape de plomb qui pèse sur une perspective et de franchir toutes les lignes rouges et les barbelés du maquis de l’Etat français pour régler, de son seul fait, un tel problème. 

On dit qu’un dirigeant qui accède à une responsabilité de haut rang est contraint de tenir compte de considérations plus larges que celles de son cercle partisan, qu’il est obligé de louvoyer, d’atermoyer et se voir, parfois, forcé de prendre le contre-pied de ce en quoi il croyait, la veille, sous la pression de pesanteurs incontournables et des imprévus de la conjoncture. Entre le candidat à la magistrature suprême et le président en exercice, il y a, a-t-on coutume de justifier, un monde et même deux, celui dont il a émané et qui l’a élu et celui qui a voté contre lui, tous formant une nation aux intérêts et aux préoccupations de laquelle l’Etat lui demande de se vouer, entièrement et sans discrimination, en tant qu’expression de sa volonté générale. Et pas seulement, il doit, en plus, selon la même grille de lecture, compter avec les réalités, les ambitions et les concurrences des politiques transnationales qui prédéterminent celles de son propre pays, dans des domaines où c’est, souvent, la loi du plus fort qui prime. 

Toutes les opinions publiques, au monde, savent que les politiciens excellent dans le jeu du grand écart et que, rarement, ils tiennent leurs promesses, soit par manque de courage politique, soit par inclination au compromis. Qui n’a pas relevé, de ce point de vue, parmi ceux qui suivent, assidûment, l’actualité de la politique française, que le gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayraut qui agit sous la responsabilité de François Hollande, a viré, parfois à 90°, sur de nombreuses questions internes et externes qui avaient, pourtant, fait l’objet de motions majoritaires incontestées. C’est le cas, pêle-mêle, de la révision du traité européen, de la politique fiscale, du logement, du nucléaire, du pacte de compétitivité, du taux de croissance, des relations avec l’Allemagne et de la crise grecque, des questions sur lesquelles se sont opérés, au contact direct avec les problèmes, d’amers recentrages, face aux menaces et aux exigences du patronat français et des multinationales, ce qui a fait aliéner à l’exécutif les soutiens parlementaires communiste et écologiste qui avaient été, pour une part, à l’origine de l’élection du président, et qui ne se reconnaissent, désormais, plus dans ses décisions. 

Sans vouloir l’excuser, les analystes qui attendaient de lui plus de pugnacité, expliquent qu’il a fléchi afin de ne pas sombrer dans l’œil du cyclone de la crise économique et, naturellement, de tenter de ralentir la chute brutale de sa cote de popularité dans les sondages. Ils avancent que dans la vie des nations et des gouvernements, la politique dépend de nombreux paramètres qui font que les vents soufflent, plus souvent qu’on ne l’imagine, dans des directions contraires à celles souhaitées par les navires, de la même manière que la santé n’est que la résultante d’un équilibre physique et biochimique entre variables en constant mouvement. Soit ! Il peut arriver que la raison d’Etat prédomine sur la volonté des individus, fussent-ils des présidents, mais il est, pour le moins, exigé de ces derniers une certaine fidélité aux engagements pris ; des engagements dont ils ne sauraient se dédouaner avec autant de désinvolture. 

Pour ne citer que l’exemple des dossiers sur lesquels les responsables algériens et français ont dû, déjà, plancher et continueront, sans doute, de le faire, pendant la visite d’Etat, il y en a deux qui renvoient à des visions qui sont, constamment, remises sur le métier, depuis l’indépendance, sans avoir reçu la moindre réponse, globale ou partielle, satisfaisante. 

Dans les conditions qui prévalent actuellement, en France, les observateurs avertis jugent plus qu’improbable le déblocage du processus menant à un partenariat exemplaire, tant le jeu est serré et la pollution politique ambiante corrosive. Fournisseur et client de l’Algérie de premier plan (un volume d’affaires de 10 milliards de dollars/ an dans les deux sens), l’Hexagone peine encore à reconnaître le bien-fondé de l’ambition de notre pays d’accéder au statut de puissance industrielle et le mesure, seulement, à l’aune d’un marché fonctionnant sur la base d’une sorte de deal imposé : énergie contre biens de consommation, formation contre culture et langue, immigration contre commerce, un pacte néocolonial qui ne dit pas son nom. 

Les projets arrachés, à l’issue d’un long travail d’usure, l’usine Renault et l’investissement dans les secteurs de la pétrochimie, des matériaux de construction, de l’agroalimentaire, de la pharmacie et de la PMI ne sont pas suffisants, en nombre et en capacité d’accumulation, pour déclencher une dynamique de développement généralisée et irréversible telle que souhaitée par l’Algérie. 

Visiblement, ce qui semble attirer, aujourd’hui, la France, c’est l’aisance financière de notre pays auquel elle fait du pied, en lui faisant miroiter la possibilité de prendre des parts dans le capital de secteurs importants de l’industrie française qui ont besoin, du fait de la persistance de la crise, d’argent frais, rapidement injectable, pour préserver un emploi et un pouvoir d’achat vacillants. Notre pays serait considéré, tout juste, comme une sorte de Qatar du Maghreb devant servir à renflouer les caisses d’entreprises à la dérive. En contrepartie de quoi ? Peut-être d’un peu de prestige et de quelques miettes de dividendes, sans impact sur son devenir, l’intérêt de l’économie algérienne étant de développer le pays et non de se porter au secours des pays européens en faillite, ainsi que le préconisent certains «économistes» algériens qui font l’apologie de «l’exception française». 

L’Algérie, faut-il le souligner, n’a pas vocation à jouer ce rôle. Peuplée, bientôt, de 40 millions d’habitants, elle aspire à utiliser ses ressources naturelles et humaines pour déclencher, le plus rapidement possible, le décollage après lequel elle court depuis la faillite de 1986 et la dislocation de son tissu industriel, tramée quelque part, dans les cercles qui ne pouvaient, alors, supporter que l’Algérie, sous la conduite du président Houari Boumediène, fût sur le point de parachever son indépendance politique par une indépendance économique, tenue pour proche et sûre. 

Certes, le projet Renault va susciter des industries périphériques génératrices d’emplois et de transfert de technologie, mais on se demande si son dimensionnement et son rayonnement sur la région ont fait l’objet d’études fiables, de sorte que l’entreprise, une fois mise en service, ne fasse pas doublon avec celle implantée au Maroc et ne soit pas contrariée, en termes de rentabilité, par l’étroitesse de son marché. 

La visite-éclair de Jean-Marc Ayraut, la semaine dernière, à Rabat, n’a-t-elle pas eu pour but de rassurer le Palais, là-dessus, ainsi que sur le Sahara occidental, un conflit sur lequel la position de la France n’a pas varié d’un iota ? Là aussi, c’est le souci de l’équilibre qui prévaut, une constante dans la politique française, sous tous les régimes, de droite comme de gauche. Comme quoi, les présidents et les gouvernements qui se succèdent à l’Elysée et à Matignon agissent, dans une parfaite continuité, dans le sens des orientations inspirées par les grands corps de l’Etat dépositaires de l’Histoire séculaire de la France et de «sa grandeur ». Une réalité sensible et perceptible, depuis toujours, et sur laquelle Benjamin Stora vient de faire des aveux révélateurs dans l’interview qu’il a accordé, le 15 décembre dernier, à El Watan, levant le voile sur les intentions de François Hollande à propos du deuxième dossier que traiteront Algériens et Français, lors de cette visite, à savoir le dossier de la mémoire. Il déclare, en effet, «qu’il y a un groupe (en France) dont on ne parle pas beaucoup et qui est très puissant, c’est l’institution militaire. Il ne faut pas oublier que près de 2 millions de soldats (français) sont allés en Algérie… et qu’à l’intérieur de ce grand groupe, une partie des gens reste attachée au nationalisme français qui s’est bâti au temps de l’Empire colonial et pas sur les principes républicains portés par la Révolution» et il conclut par une confidence qui a tout l’air d’être un effet d’annonce : un chef d’Etat s’attache à reconnaître un passé douloureux, mais, aussi, veille à rassembler une nation et à ne pas entretenir de fractures»… entendez, par là, que François Hollande est prisonnier de ce groupe et qu’il ne peut aller au-delà du minimum consenti, dernièrement, au sujet des massacres commis par Maurice Papon sur les quais de la Seine le 17 Octobre 1961. 

Se disant «réformiste, partisan de la reconnaissance, par étapes, des faits et des exactions commises par la colonisation» (relevez l’euphémisme), l’historien finit par expliquer que le grand fossé existant entre Algériens et Français réside en ce que «les premiers lisent l’Histoire par le commencement et que les seconds la lisent par la fin». En clair, il nous dit qu’il ne faut pas s’attendre à grand-chose de cette visite d’Etat parce qu’il n’entre pas dans les intentions du président Hollande «d’entretenir des fractures» et qu’il est dans une indisposition qui ne lui permet de se brouiller, ni avec l’armée, ni avec la droite, ni avec les ex-pieds-noirs et qu’il ne saurait faire plus qu’il n’a déjà accompli. On est donc, maintenant, édifié : les Algériens doivent se contenter de la politique des petits pas, applaudissant à un lancer de fleurs sur la Seine, par-ci, s’ébaubissant devant un hommage sélectif et tardif rendu à Maurice Audin, par-là, les enfumés du Dahra, les chaulés de Guelma, les défenestrés de Massu, les pendus d’Aussaresses et les guillotinés de la Casbah de Constantine et de Barberousse d’Alger ainsi que les victimes des massacres collectifs de Kherrata, de Setif et de Skikda devront prendre leur mal en patience et attendre que Paris daigne se rappeler de leur supplice dû à une politique coloniale génocidaire, sciemment conçue, sciemment exécutée et sciemment niée. 

Et puis, qu’est-ce que ce sempiternel marchandage : «faites votre travail de mémoire, nous ferons le nôtre», ce détestable parallélisme des formes sophistes auquel Stora, malgré ses mea-culpa, revient avec obstination ! Et pourtant, il est bien placé pour savoir que s’il y a une avancée remarquable opérée dans le travail mémoriel, c’est bien du côté algérien qu’elle s’est effectuée, particulièrement, à la faveur de la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance qui a enregistré, à ce sujet, une production d’œuvres de l’esprit sans précédent. Les premières assises de la littérature algérienne organisées, dernièrement, à l’initiative de l’Université d’Alger 2 ont été, à cet égard, très probantes. 

Les nombreux écrivains et chercheurs de plusieurs universités algériennes et étrangères comme Afifa Brerhi, Mohamed Sari, Ratiba Guidoum, Ahmed Menour, Elisabetta Bevilacqua, Kaddour M’Hamsadji, Aboulkacem Saadallah, Maïssa Bey, Mohamed Meflah, Rabia Djalti, Amine Zaoui, Yamilé Guebalou, Mohamed Magani, Djamel Mati, Ahmed Bedjaoui, le signataire de ces lignes et bien d’autres, invités à communiquer sur le thème de «la littérature et de l’Histoire», ont compulsé et mis à jour de précieuses informations sur l’apport du roman, du théâtre et du cinéma à la connaissance approfondie des innombrables séquences qui ont jalonné les combats de la Nation algérienne pour sa libération. 

Les colloques organisés par la société civile et les contributions qui paraissent, à profusion, depuis une année, dans les colonnes de la presse nationale sont, là, pour confirmer cette fulgurante percée qui est toute faite pour réconcilier le peuple algérien et sa jeunesse avec leur Histoire. Reste que pour reconstituer l’ensemble de ses pans, les auteurs ont besoin que leur soient restituées les archives écrites et audiovisuelles qui s’y rapportent. Toute la société élève la voix pour dire : «Rendez-nous notre mémoire pour faire le deuil de la perte de la moitié de notre nation, durant plus d’un siècle, dans le silence indicible de l’ignominie et de la honte.» 

A défaut du pardon pathétique qu’un Willy Brant a eu le courage de demander, à genoux, au peuple polonais, il y a 42 ans, François Hollande entendra-t-il ce cri et accordera-t-il son intime conviction avec ses actes en faisant de sa première visite d’Etat, à l’ étranger, un événement qui restera dans les annales ? A première vue et, selon les déclarations de son «porte-parole officieux», Benjamin Stora, la réponse est non ! Alors, le voyage ne sera-t-il, en fin de compte, qu’une péripétie, à la limite, commerciale et sécuritaire, dans une relation, en dents de scie, où le froid prend, à chaque fois, le dessus sur le chaud, accentué par les bruits de bottes que la partie française tient, coûte que coûte, à faire entendre du côté de Bamako, en usant de pressions «amicales» pour que l’Algérie s’aligne, malgré elle, sur l’option militaire arrêtée à Paris ? Raison d’Histoire et raison d’Etat ne faisant pas bon ménage, en politique, il est à craindre qu’à part la signature habituelle de quelques contrats, aussi mirifiques soient-ils, l’on ne donne pas tort, encore une fois, aux pythies qui prédisent un voyage protocolaire… sans plus. 
B. M.

P. S.1 : Lire absolument le dernier numéro de Réflexions et perspectives, la revue de l’Université d’Alger 2, sur le cinquantenaire de l’Indépendance, coordonnée par Afifa Brerhi. 
P. S. 2 : En ces semaines riches en manifestations cinématographiques et audiovisuelles liées au même événement, je voudrais rappeler, ici, le souvenir et les services que la défunte Malika Touili a rendus à la Télévision algérienne et, en particulier, à l’émission Télé-Ciné- Club dont elle fut la pionnière à la RTA.


Le Soir d'Algérie, 19 Déc 2012
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