La première guerre informatique mondiale a commencé

Un groupe d'experts en sécurité informatique vient d’annoncer avoir découvert un nouveau virus informatique, appelé «Flame», retrouvé dans des milliers d'ordinateurs dans tout le Proche-Orient et qui serait l'un des logiciels pirates les plus puissants existant, rapporte l’agence Reuters. L'entreprise Kaspersky Lab, qui a découvert le programme malveillant, a retrouvé des installations du virus remontant à cinq ans mais n'a pas donné de pistes concernant sa conception. Le chercheur en sécurité Roel Schouwenberg décrit le programme en question comme la troisième arme informatique la plus sophistiquée après «Stuxnet», un virus ayant attaqué les installations nucléaire iraniennes en 2010, et son cousin «Duqu», un «malware» spécialisé dans le vol de données. 

Les recherches du Kaspersky Lab montrent que le plus grand nombre d'ordinateurs infectés se trouve en Iran, suivi de la région israélo-palestinienne, avant le Soudan et la Syrie. Cette découverte par l'un des plus grands éditeurs de logiciels anti-virus pourrait relancer les théories selon lesquelles de nombreux pays auraient d'ores et déjà déployé un arsenal d'armes informatiques. «Si Flame a progressé dans l'ombre pendant cinq ans, la seule conclusion logique est qu'il y a d'autres opérations en cours dont nous ne savons rien», a déclaré Roel Schouwenberg dans une interview. 

Les chercheurs de la société, basée à Moscou et dirigée par l'expert russe en «malware» Eugene Kapersky, ont déclaré ne commencer qu'à peine à comprendre le fonctionnement de «Flame», du fait de sa complexité, et tout ignorer de son objectif. Le programme contiendrait 20 fois plus de lignes de code que «Stuxnet», responsable de la panne de centrifugeuses nucléaires iraniennes, et 100 fois plus que n'importe quel logiciel pirate classique conçu pour subtiliser des données financières, a expliqué Schouwenberg. «Flame» serait capable de collecter des données, d'intervenir à distance sur les réglages d'un ordinateur, d'activer le micro d'un PC et d'enregistrer une conversation, de faire des captures d'écran et de se connecter à des messageries instantanées. 

Tout comme «Stuxnet», «Flame» semble exploiter les mêmes failles du système d'exploitation Windows de Microsoft. Roel Schouwenberg ajoute que plusieurs indices laissent à penser qu'il émane des mêmes autorités que les commanditaires de «Stuxnet» et «Duqu». Le chercheur de Kapersky Lab estime que l'attaque informatique était extrêmement ciblée, visant essentiellement des entreprises et des structures académiques. Pas plus de 5 000 ordinateurs n'auraient été infectés selon lui à travers le monde, dont une poignée en Amérique du Nord. 

Boldizsar Bencsath, qui dirige en Hongrie le Laboratoire de cryptographie et de systèmes de sécurité informatique, à l'origine de la découverte du virus «Duqu», a déclaré que, selon lui, les données montraient que «Flame» pourrait avoir commencé à circuler il y a peut-être huit ans, voire plus. «La chose la plus effrayante pour moi est que si c'est ce dont ils étaient capables il y a cinq ans, je peine à imaginer ce qu'ils conçoivent maintenant», estime pour sa part Mohan Koo, directeur de la société de sécurité informatique britannique Dtex Systems.
Agences

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L'homme des sables (Der Sandmann)De Peter Luisi, avec Max Rüdlinger, Beat Schlatter, Urs Jucker, Sigi Terpoorten et Kaspar Weiss.
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Projection aujourd'hui d’un film documentaire au Parlement européen sur les années de répression au Sahara Occidental

Un film documentaire pour raconter des années de répression et de déni des droits et à attirer l’attention sur l’histoire souvent oubliée du peuple sahraoui, sera présenté mardi au parlement européen, a rapporté lundi l’agence parlementaire de presse italienne, AGENPARL.


"Les enfants des nuages : la dernière colonie", est le titre du documentaire qui sera projeté le mardi 29 mai à 17h30 au Parlement par le lauréat d’un Oscar, le cinéaste espagnol, Javier Bardem", a précisé la même source. L’initiative, promue par Pino Arlacchi et le groupe de travail parlementaire +Paix pour le peuple sahraoui+, a lieu quelques semaines après l’approbation, par une écrasante majorité de l’Assemblée parlementaire européenne à Strasbourg, d’un acte qui soutient pleinement l’indépendance du peuple sahraoui", a rappelé l’agence. Un document dans lequel les députés européens demandent le respect des droits fondamentaux des populations sahraouies dans les territoires du Sahara occidental soient respectés, y compris la liberté d’association et d’expression, et condamnant l’occupation militaire de ces territoires, par le Maroc, a encore précisé l’agence.

Dans ce document, les parlementaires européens demandent également, la libération des 80 prisonniers politiques sahraouis, et en particulier des 23 personnes détenues sans jugement dans la prison de Salé après le démantèlement du camp d’Izik Gdeim, a ajouté la même source. "Je comprends très bien, l’engagement de l’acteur espagnol Javier Bardem dans la cause du peuple sahraoui", a déclaré dans un communiqué l’eurodéputé Pino Arlacchi, cité par l’agence. "Son travail représente une position claire contre une occupation militaire honteuse souvent réprouvée par les institutions internationales et condamné par les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et de la Cour internationale de Justice", a-t-il dit.

"Le documentaire qui sera projeté le mardi 29 mai à Bruxelles, est un autre outil de protestation qui devrait être partagée par chaque citoyen démocratique en Italie et dans le monde", a-t-il souligné. Selon l’agence, la projection du documentaire sera précédée d’une conférence de presse en présence des personnages du film et des députés du groupe "Paix pour le peuple sahraoui".

Van Valsum : "La Légalité est du côté du Front Polisario"

"La Badil, La badil âan Taqrir el Massir (pas de substitut à l’autodétermination)" scandent les Sahraouis devant toute personne leur rendant visite pour connaître leur opinion. Et pour cause! Le territoire du Sahara occidental, classé parmi les 16 territoires non autonomes, a été envahi par le Maroc et la Mauritanie en 1975. En 1979, le royaume alaouite envahit la partie méridionale occupée par la Mauritanie. Depuis 37 ans, la communauté internationale refuse de reconnaître au Maroc la souveraineté sur l’ex-colonie espagnole. Pour preuve, la décolonisation de ce territoire est réaffirmée annuellement par l'assemblée générale des Nations unies. Si le soutien inconditionnel au Maroc affiché par la France demeure encore le principal obstacle pour la recherche d'une solution équitable au conflit, le droit du peuple sahraoui est toujours mis en avant par les différentes résolutions de l'AG de l'ONU et du Conseil de Sécurité qui prend en charge le dossier depuis plus de 21 ans. 

En 1997, le nouveau SG de l’ONU, Kofi Annan, a chargé l’ancien secrétaire d’Etat américain James Baker de remettre sur les rails le plan de paix de l’ONU, en lui suggérant même d’inclure une troisième voie. James Baker parviendra à relancer le plan onusien en trouvant un compromis sur la question de l’identification du corps électoral. En 1997, ce dernier mènera une série de négociations, directes et indirectes, avec les deux parties en conflit, qui se termineront par la signature, par celles-ci, des accords de Houston. Lesquels accords seront avalisés par le Conseil de sécurité. Mais leur application est restée lettre morte ! Trois ans plus tard, James Baker a mis au point un nouveau plan, nommé "plan Baker", incluant les Marocains établis dans le territoire, de 1975 à décembre 1999, et prévoyant deux étapes : une phase d’autonomie du territoire suivie cinq ans plus tard de la tenue d’un référendum. Il remettra son tablier l’année suivante, en signe de protestation contre le blocage marocain et l’inertie de l’ONU. Cette démission a été applaudie par Rabat qui, cette fois, a décidé de tourner le dos au référendum d’autodétermination, brandissant un soi-disant plan d’autonomie. C’est l’occasion pour certains pays, membres du Conseil de sécurité, notamment la France et l’Espagne, de faire campagne pour la démarche marocaine en comptant sur le pragmatisme américain.

Après un tapage médiatique et un travail diplomatique soutenu qui ont duré près de deux années, le Maroc présentera, le 11 avril 2007, son projet d’autonomie sous souveraineté du royaume chérifien à l’ONU. Mais, quelle a été sa surprise en découvrant que le Polisario l’avait devancé en déposant, la veille, une proposition sur la table de Ban Ki-Moon ! Ce dernier a alors fait savoir qu’il traiterait de façon identique les deux propositions, recommandant au Conseil de sécurité de nouvelles négociations entre les deux parties "sans conditions préalables", sous les auspices de l’ONU, pour trouver une solution garantissant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Depuis, tous les mois d'avril, le Conseil de Sécurité invite les parties à entamer des négociations visant à trouver "une solution juste, durable et mutuellement acceptable basée sur le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".

La nomination de Ross, qui connaît la région du Maghreb et communique parfaitement en langue arabe, avait été interprétée comme une volonté de Washington d’accélérer la recherche d'une solution «mutuellement acceptable» pour en finir avec le long statu quo. La complicité de l'équipe de Nicolas Sarkozy avec Rabat à mettre fin à l’entêtement du Maroc, qui poursuit l’occupation illégale d’un «territoire non autonome», pille ses richesses naturelles et maintient le black-out sur les territoires sahraouis occupés, en s’attaquant aux droits fondamentaux des Sahraouis, à commencer par les droits de l’homme. 

Avant Ross, l’ancien secrétaire d’Etat américain James Baker a occupé le même poste pendant 8 ans. De 1997 à 2004, il a effectué plusieurs visites, s’est entretenu notamment avec les deux parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario, ainsi qu’avec les pays voisins, avant de convaincre Marocains et Sahraouis à signer les accords de Houston. Mais une fois son projet de plan de paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental adopté à l’unanimité par le Conseil de sécurité, Baker s’est retiré : Rabat a rejeté son plan et renié tous ses engagements internationaux, même celui de l’organisation d’un référendum du peuple sahraoui. Pourtant, M. Baker, contrairement à Ross, n'a jamais exercé comme ambassadeur en Algérie. Il avait déclaré, en août 2004, qu’il ne connaissait aucun pays au monde qui, au regard du droit international, de la reconnaissance internationale, "admet la revendication du Maroc sur le Sahara".

Rabat et Paris, nostalgiques du colonialisme, s'attendaient à ce que les émissaires onusiens forcent les négociateurs du Polisario à renoncer à l’application des résolutions des Nations unies et donc à la voie de la consultation démocratique. Peter van Valsum a été forcé par Paris et l'administration Bush à écarter la voie référendaire en affirmant que "l'indépendance du Sahara occidental n'est pas un objectif accessible". Mais il avait aussi constaté qu’il n’y a "aucune pression sur le Maroc pour qu’il abandonne sa revendication de souveraineté sur le territoire du Sahara occidental" et que la légalité était du côté du Front Polisario. 

Le Secrétaire Général de l'ONU et le Conseil de Sécurité ont bien reçu le message envoyé par Van Valsum et vont mettre pression sur le Maroc et imposer l'autodétermination comme seule solution qui respecte les aspirations du peuple du Sahara Occidental. La tâche s'est avéré difficile et a mis à l'épreuve la position du Maroc qui ne cherche qu'une légitimation internationale pour imposer sa revendication. Acculé, Rabat a retiré sa confiance à l'ambassadeur Ross. Le silence n'est pas le meilleur remède pour guérir le mécontentement sahraoui face à la passivité avec laquelle la communauté internationale laisse faire le Maroc. Après ce qui est arrivé en Lybie et au Mali, l'ONU a intérêt à ne pas épuiser la patience des sahraouis dont la frustration a été largement médiatisée.

Prochaine réunion du Comité de décolonisation des territoires non autonomes

Le Comité spécial chargé d’étudier la situation relative à l’application de la Déclaration de l’ONU sur l’octroi de l’indépendance aux territoires non autonomes, dont le Sahara occidental, tiendra son séminaire du 30 mai au 1er juin à Quito (Equateur), a indiqué l’ONU. Dans le cadre de la troisième Décennie internationale pour l’élimination du colonialisme (2011-2020), le séminaire débattra des réalités actuelles de la décolonisation et des perspectives d’avenir dans les 16 territoires non décolonisés inscrits sur la liste du Comité spécial. 

13 sahraouis blessés et 2 autres arrêtés dans la répression d’une manifestation pacifique dans la ville de Layoune

El Aaiun (territoires sahraouis occupés) - 13 citoyens sahraouis ont été blessés et deux (2) autres arrêtés suite à l’intervention violente des forces d’occupation marocaines lors d’une manifestation pacifique organisée par des citoyens sahraouis dans le rue Tantane dans la ville de Layoune occupée la fin de la semaine dernière, a indiqué dimanche l’agence de presse sahraouie(SPS).


Des forces du dispositif répressif marocain ont "sauvagement agressé des dizaines de citoyens sahraouis qui protestaient contre l’arrestation d’un enfant mineur pour participation à une manifestation pacifique organisée par des élèves du primaire", a ajouté la même source.

La coopération franco-africaine au menu d’une visite du président de l’UA en France

Le chef d’Etat béninois et président en exercice de l’Union africaine (UA), Boni Yayi, entame dimanche une visite de travail de quatre jours en France destinée au renforcement des relations bilatérales et de la coopération franco-africaine notamment dans les domaines économique et sécuritaire, a-t-on indiqué de source officielle à Cotonou.

Au cours de sa visite, le président Bony Yayi aura un entretien avec son homologue français François Hollande sur des questions ayant trait à la situation politique, économique et sécuritaire en Afrique en général et dans la région ouest-africaine en particulier", précise un communiqué du ministère béninois des Affaires étrangères.

Le président béninois Boni Yayi, en sa qualité de président en exercice de l’UA, discutera avec M. Hollande des sujets tels que la lutte contre le terrorisme et la nécessité de renforcer la sécurité, et la sûreté maritimes en Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Centre, l’autosuffisance alimentaire du continent et la lutte contre la famine, la protection de l’environnement contre l’avancée du désert et les risques liés aux changements climatiques, la santé et l’éducation, ajoute le texte.

Sur toutes ces questions, le chef de l’Etat présentera la vision de l’Afrique, s’agissant du rôle de la France, en vue du développement durable de l’Afrique et de l’instauration d’une gouvernance mondiale à laquelle les Etats africains voudraient activement contribuer, souligne le document.

S’agissant de la sous-région ouest-africaine, les échanges porteront sur les derniers développements de la crise politique qui sévit au Mali et en Guinée-Bissau et ses répercussions sur la situation sécuritaire des pays limitrophes et surtout la crise humanitaire qu’elle a engendrée, selon la même source.

Lors de la visite sa l’invitation du président français, le chef d’Etat béninois examinera également l’état de la coopération entre le Bénin et la France, notamment les actions entreprises "en vue de renforcer et de dynamiser les relations dans tous les domaines dans la perspective d’un partenariat gagnant-gagnant", a ajouté la source.

Réunion de l'ECOSOC, Comité Chargé des ONG


Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York



Comité chargé des organisations non gouvernementales 
Reprise de la session de 2012 
24e & 25e séances – matin & après-midi 


LE COMITÉ DES ONG RECOMMANDE L’OCTROI DU STATUT CONSULTATIF À 19 ONG ET REPORTE POUR LA SEPTIÈME FOIS LA DEMANDE D’« AUSTRALIAN LESBIAN MEDICAL ASSOCIATION »

Le Comité des ONG a décidé, aujourd’hui, de recommander au Conseil économique et social (ECOSOC) d’octroyer un statut consultatif spécial à 19 ONG qui avaient vu l’examen de leur dossier reporté. Il a inscrit sur la liste, l’ONG « Widows for Peace Through Democracy » (Royaume-Uni).

Le Comité a en revanche jugé insuffisantes les précisions apportées par 35 ONG, dont « Australian Lesbian Medical Association » qui voit ainsi sa demande reportée pour la septième fois depuis 2009. « Des dizaines et des dizaines de questions ont été posées encore et encore à cette ONG que nous connaissons très bien », s’est impatienté le représentant d’Israël qui a dit voir une « aversion extrême » du Comité pour les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT).

En l’absence d’un consensus sur la marche à suivre, le Comité a décidé de reporter, à sa prochaine session, l’examen du dossier du Bureau international pour le respect des droits de l’homme au Sahara occidental (Suisse). Le représentant du Maroc s’est prononcé pour la clôture pure et simple du dossier « sur une base purement procédurale », arguant que les objectifs de cette ONG n’ont rien à voir avec la promotion des droits de l’homme mais participent au contraire à une propagande contre le Maroc.

Le Comité a aussi dialogué, sans prendre de décision, avec les ONG « Iran Human Rights Documentation Center » (États-Unis) et « Solicitors International Group Human Rights » (Royaume-Uni).

En vertu de son mandat, le Comité peut accorder trois statuts dont, au rang le plus élevé, le statut consultatif général qui concerne des organisations poursuivant des activités sur la plupart des domaines d’action de l’ECOSOC. Il les autorise à soumettre au Conseil, des communications écrites et des pétitions, et à proposer l’inscription de points à son ordre du jour ou à celui de ses organes subsidiaires.

Vient ensuite le statut consultatif spécial qui concerne les ONG internationalement reconnues pour leur compétence particulière dans certains domaines d’activité du Conseil. L’octroi de ce statut leur permet de soumettre des communications écrites et des pétitions.

À la dernière marche, on trouve l’inscription sur la liste, accordée aux ONG qui contribuent de temps à autre aux travaux du Conseil. Elles ne peuvent soumettre au Conseil que des communications écrites.

Le Comité des ONG poursuivra ses travaux demain, vendredi 25 mai à partir de 10 heures.

OCTROI DU STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL

Le Comité chargé des ONG a recommandé à l’ECOSOC d’octroyer le statut consultatif spécial aux 19 ONG suivantes qui avaient précédemment vu leur demande reportée:

Abiodun Adebayo Welfare Foundation, Nigéria

Autonomous Women's Center, Serbie

British Overseas NGOs for Development (BOND), Royaume-Uni

International Human Rights & Anti-Corruption Society, Nigéria

Kerman Raad, Iran

Movement for the Protection of African Child (MOPOTAC), Nigéria

Pacific Disability Forum, Fidji

Peace Operation Training Institute Inc., États-Unis

Rainforest Partnership, États-Unis

Rural Development Organization, Pakistan

Rural Women Empowerment and Life Improvement Association, Japon

Singapore Institute of International Affairs, Singapour

Somali Women Civil War Survivors, États-Unis

Swisscontact, Schweizerische Stiftung für technische Entwicklungs-zusammenarbeit, Suisse

The Peacemaker Corps Foundation, États-Unis

Unnayan Onneshan , Bangladesh

Women's Global Network for Reproductive Rights, Philippines

World Welfare Association, Pakistan

Young Men's Hebrew Association of the City of New York, The, États-Unis


Le Comité a inscrit sur la liste l’ONG Widows for Peace Through Democracy (Royaume-Uni).

REPORT D’EXAMEN

Les 35 ONG suivantes ont vu l’examen de leur demande reporté une nouvelle fois, leurs réponses n’ayant pas convaincu les membres du Comité.

S’agissant d’Australian Lesbian Medical Association (Australie), le représentant du Maroc a voulu savoir si les membres, qui sont établis à l’étranger travaillent dans les bureaux de l’ONG ou s’ils travaillent simplement en son nom. Quelles sont exactement les questions que l’ONG ne comprend pas? s’est impatienté le représentant de la Fédération de Russie.

« Des dizaines et des dizaines de questions ont été posées encore et encore à cette ONG que nous connaissons très bien », s’est impatienté à son tour le représentant d’Israël. « Les gens sont les gens et ils méritent tous les mêmes droits ». Il a dit avoir constaté une « aversion extrême » pour les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). 

L’ONU, a plaidé à son tour son homologue de l’Australie, doit encourager le droit, la liberté et le respect mutuel, et encouragé la participation à ses travaux du plus grand nombre d’ONG. La représentante de la Belgique a déploré que ce dossier se voie, une nouvelle fois, reporté pour des raisons, a-t-elle soutenu, qui ne sont pas liées à la résolution 1996/31 de l’ECOSOC. Son homologue des États-Unis a jugé « très inquiétant » le fait que le Comité refuse par consensus d’accréditer toute ONG qui s’occupe des LGBT. Ma délégation, a-t-elle ajouté, espère que les délégations ont enfin épuisé leurs questions et que nous pourrons nous prononcer sur cette demande à la prochaine session.

Le représentant du Maroc s’est également dit préoccupé par le contenu du site Internet du Bureau international pour le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental (Suisse) qui, a-t-il estimé, se rapproche de la propagande. Il aurait voulu que cette ONG « réajuste son diapason », mais elle insiste toujours, a-t-il déploré, pour « débarquer sur un terrain controversé qui n’a rien à voir avec les droits de l’homme ou les prérogatives de ce Comité ». « Ce n’est pas une question de liberté d’expression mais de conformité avec la résolution 1996/31 de l’ECOSOC », a-t-il tranché.

La représentante d’Israël a observé pour sa part que le coprésident de l’ONG Addameer Prisoners Support and Human Rights Association(Ramallah) est membre du Front populaire pour la libération de la Palestine et qu’il a même annoncé une troisième intifada. Comment cette ONG peut-elle promouvoir les droits de l’homme alors qu’un membre de son conseil d’administration fait partie d’une organisation terroriste? s’est-elle étonnée.

Elle a par ailleurs fait observer que l’ONG Al Tajdeed Cultural Social Society (Bahreïn) a qualifié l’Holocauste de parodie. Comment une organisation qui nie l’Holocauste peut-elle espérer contribuer au travail de l’ONU?

Elle a également réclamé plus de précisions sur les projets menés par Al-Maqdese for Society Development (Jerusalem-Est) en faveur des droits de la femme. Par ailleurs, a-t-elle encore demandé, comment devient-on membre d’Al-Marsad, The Arab Centre for Human Rights in the Golan Heights(R.A.) (Golan syrien via Israël). En outre, le dossier de Jerusalem Legal Aid and Human Rights Center (Ramallah, Jérusalem-Est) n’est pas complet, et il y a une inconsistance dans le nombre des membres de Al-Mahdi Institute (Royaume-Uni).

La délégation israélienne s’est également interrogée sur la raison pour laquelle les membres du conseil d’administration d’Iranian Vegetable OilIndustries Association (Iran) doivent avoir au moins 30 ans. Est-ce là le reflet du respect d’une loi nationale ou d’un règlement propre à cette ONG?

Le représentant de la Chine a souhaité mieux comprendre comment Afrikaanse Forum vir Burgerregte (Afrique du Sud) participe à la création d’une société unie et stable. Son homologue de Cuba a voulu des éclaircissements sur les relations de cette ONG avec les gouvernements, tandis que la représentante du Venezuela a réclamé des exemples concrets de ses activités. Le représentant du Burundi a aussi voulu savoir quelles étaient les minorités dont cette ONG entend défendre les droits.

Le représentant de la Chine a également formulé des préoccupations face à la manière dont la Coalition Mondiale Contre la Peine de Mort(France) use du vocable « Taiwan ». Il a aussi demandé des précisions sur la nature des relations de la New Era Educational and Charitable Support Initiative (Nigéria) avec la Fondation du Dalaï Lama. Quelle est sa position sur le Tibet? Il a posé la même question à la West Africa Centre for PeaceFoundation, (Ghana) dont le site Internet contient plusieurs textes du Dalaï Lama. La délégation chinoise a aussi voulu des précisions sur les activités menées par Palpung Munishasan Dharmachakra Sangh (Inde) dans le domaine du dialogue interreligieux, ainsi que sur les projets de Skyian WelfareOrganization (Pakistan).

Le représentant de la Chine a par ailleurs relevé qu’en 2011, Asia Catalyst (États-Unis) avait indiqué n’avoir aidé aucune ONG en Chine alors que cette information est contredite sur son site Internet. Il a voulu connaitre la position d’Asia Center for Human Rights (ACHR) (République de Corée) sur différents domaines socioéconomique et culturel, avant de s’interroger sur le nom exact de Bridging the Gulf (Pays-Bas). Son homologue du Nicaragua a voulu des précisions sur les lieux de travail et les projets de cette ONG tandis que la représentante du Venezuela s’est interrogée sur ses membres.

Le représentant de la Chine a aussi voulu connaître les détails des activités menées dans son pays par le Center for Global Nonkilling (États-Unis). Entend-t-elle entreprendre des activités au Sahara en coordination avec les autorités marocaines, a ajouté son homologue du Maroc.

À son tour, le représentant de la Fédération de Russie a souhaité connaître la méthodologie et les sources d’informations des rapports préparés par le Center for International Policy (États-Unis) sur les flux financiers illicites. Quelle est la validité et l’objectivité des sources d’informations utilisées parChild Rights Information Network – CRIN (Royaume-Uni)? a renchéri le représentant de la Chine.

La délégation chinoise a également voulu savoir pour quel pays et comment l’ONG Christian Solidarity Worldwide (Royaume-Uni) compilait les rapports utilisés à l’occasion de l’Examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme. Sur quelles informations se fonde-t-elle pour déterminer la valeur des données dont elle dispose? a ajouté la représentante du Venezuela.

Son homologue du Pakistan a souhaité savoir avec quelles autres ONG l’Asian-Eurasian Human Rights Forum (Inde) avait participé au Conseil des droits de l’homme. Il a également voulu des précisions sur les membres de Shikhar Chetna Sangathan (Inde), ainsi que sur ses procédures d’élection.

Le représentant du Pakistan a également observé que selon British Columbia Civil Liberties Association (Canada), le droit à la vie comprend le droit à une mort digne. Est-ce une position que cette ONG compte promouvoir au sein de l’ONU? a-t-il demandé, tout en rappelant que le droit à la mort n’est pas couvert par le droit international.

Il a aussi voulu savoir pourquoi le Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie (France) n’avait pas lancé une action qui lui permettrait d’avoir une présence physique dans le pays en question.

Le représentant du Pérou a demandé de son côté si le certificat d’enregistrement de l’Asociación Centro Indígena para el Desarrollo Sostenible– CINDES (Pérou) avait été actualisé. Quelles est l’ampleur de ses activités et où a-t-elle l’intention de les étendre?

Le représentant du Soudan a souhaité obtenir des précisions sur la nature des financements de Business and Professional Women VoluntaryOrganization – Sudan (Soudan). Il a également voulu savoir où elle travaille et avec qui elle coopère. Dans quels pays d’Afrique travaille TrustAfrica(Sénégal) et qui sont les membres de son conseil d’administration?, a-t-il ajouté.

La délégation soudanaise a également réclamé des précisions sur les activités menées en Afrique par Asylum Access (États-Unis). Y est-elle enregistrée? Entretient-elle des relations avec des ONG africaines? Des Africains siègent-ils dans son conseil d’administration?

Malgré la satisfaction de la représentante des États–Unis au sujet de l’Isfahan Association for Protection of Human Rights (Iran), son homologue de la Fédération de Russie a souhaité des précisions sur les projets de l’ONG depuis les évènements qui viennent de se produire au Moyen-Orient. Quelle est la nature des projets menés sur le plan international? a demandé la représentante de Cuba, et quelles sont les liens de l’ONG avec d’autres organisations? a voulu savoir la représentante du Nicaragua. De son côté, la représentante du Venezuela s’est interrogée sur le montant des contributions versées par ses membres.

La représentante de Cuba a également demandé à Amuta for NGO Responsibility (Israël) de préciser la nature des relations qu’elle entretient avec différents gouvernements. Comment se positionne-t-elle par rapport au conflit israélo-palestinien, a ajouté la représentante du Venezuela.

Cette dernière a par ailleurs estimé que les activités de Defense Small Arms Advisory Council (États-Unis) relèvent plutôt des questions traitées au sein de la Première Commission de l’Assemblée générale. Que pourrait-elle apporter aux questions économiques et sociales?

Les représentantes du Nicaragua et du Venezuela ont également voulu connaître la liste exacte des pays dans lesquels l’Assyrian NationalCongress (États-Unis) est présente. Enfin, le représentant de la Turquie s’est demandé à quel titre l’ONG AUA Americas Chapter Inc (États-Unis) a pu participer à des conférences de l’ONU.

Dialogue interactif

Le Comité a eu un long échange avec l’ONG « Iran Human Rights Documentation Center » (États-Unis) qui documente les violations des droits de l’homme en Iran. Les représentants du Nicaragua, de Cuba, du Venezuela et du Pakistan ont multiplié les questions. L’ONG a indiqué qu’elle est composée essentiellement d’Iraniens qui mènent un travail de documentation sur la base juridique des jugements aboutissant à des exécutions. L’ONG a attiré l’attention sur son site Internet dans lequel se trouvent les documents liés aux droits de l’homme et à l’Iran, ainsi qu’à la mise en œuvre par l’Iran des textes internationaux auxquels elle a adhéré. 

« Nous nous penchons sur les faits sans les juger », a affirmé l’ONG qui a d’ailleurs salué comme « une bonne nouvelle » la révision du Code pénal iranien pour en exclure la lapidation pour adultère. Répondant à une demande de précisions du représentant d’Israël, l’ONG a cité plus de 50 exécutions en Iran en deux semaines; la plupart étant liées au trafic de stupéfiants. À la Fédération de Russie qui s’est interrogé sur l’objectivité de l’ONG et son intérêt pour la question des assassinats de personnes travaillant dans le nucléaire iranien, l’ONG a répondu en condamnant tout acte de violence contre les scientifiques et en annonçant la publication prochaine d’informations sur les difficultés rencontrées par cette communauté. 

Réagissant à une dernière intervention de l’Observateur de l’Iran qui a contesté l’impartialité d’une organisation qui obtient 86% de son financement du Gouvernement américain, l’ONG a précisé que tout son personnel est iranien et apolitique; son seul souci étant la question des droits de l’homme. 

Au représentant de la Chine, l’ONG « Solicitors International Group Human Rights » (Royaume-Uni) a précisé que ses membres prennent en charge leurs déplacements ce qui explique des activités limitées compte tenu des ressources disponibles. Réagissant à une demande de précision du représentant du Burundi, l’ONG a expliqué qu’elle intervenait partout sans distinction. À la demande du Pakistan, elle a promis que des précisions sur les activités menées au Pakistan seront apportées sur le site Internet. 

« Notre budget est modeste et ne couvre que nos dépenses administratives à Londres », a insisté l’ONG. À la représentante de Cuba, elle a répondu qu’elle ne dispense pas encore de cours en ligne.

Mohammed VI, premier chef d'Etat étranger reçu à l'Elysée

François Hollande et Mohammed VI sur le perron de l'Elysée le 24 mai 2012.
REUTERS/John Schults
Par RFI

Le premier chef d'Etat africain à rencontrer François Hollande au palais présidentiel est un monarque. Le nouveau président français a accordé jeudi 24 mai un entretien de 40 minutes au roi Mohammed VI qui était en voyage privé en France. L'Elysée a affirmé dans un bref communiqué l'attachement de François Hollande à l'amitié entre la France et le Maroc et souligné les liens exceptionnels qui la caractérise. Parmi les dossiers probablement évoqués, celui sans doute du Sahara occidental, pomme de discorde entre le Maroc et l'Algérie.

Il aurait été inconvenant de refuser un entretien au roi du Maroc s’il était en voyage privé à Paris. Mohammed VI a sans doute voulu bousculer le calendrier du nouveau président car le souverain est en difficulté sur le dossier du Sahara occidental. L'ONU appuie le principe d'un référendum sur l'auto-détermination du territoire. Cela convient à Alger mais pas à Rabat qui a retiré sa confiance à Christopher Ross, l'émissaire de Ban Ki-moon.

En mars 2012, la première secrétaire du PS Martine Aubry avait assuré à Mohammed VI que François Hollande soutenait son plan d'autonomie pour la région contestée. Sans doute le roi a t-il voulu l'entendre de la bouche du nouveau président français. Il a aussi peut-être choisi de prendre les devants car durant la campagne électorale, il n'avait pas sa préférence pour Nicolas Sarkozy, à qui il offre l'hospitalité dans son palais de Marrakech.

Les experts de la région n'anticipent pas de rupture dans les relations entre la France et le Maroc, où la plupart des entreprises du CAC 40 sont présentes. Elles profitent de marchés lucratifs même si elles doivent souvent composer avec les exigences des filiales de la holding royale. De son côté, François Hollande peut désormais envisager de se rendre en Algérie, lors des célébrations de l'indépendance en juillet par exemple, sans froisser le Maroc, très susceptible sur les questions de protocole.

RFI, 25/05/2012

Washington "soutient les efforts" de Christopher Ross pour le Sahara occidental (Département d’Etat)

Les Etats-Unis "soutiennent les efforts" de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, et "exhortent le Maroc de continuer à travailler avec l’ONU", a déclaré, vendredi à l’APS, un porte-parole du département d’Etat.

S’exprimant sur la position des Etats-Unis suite à la décision du Maroc de retirer sa confiance à l’émissaire onusien pour le Sahara occidental, le porte-parole adjoint au Bureau des Affaires du Moyen-Orient auprès du département d’Etat, Andy Hallus, a affirmé : "Comme nous l’avons déjà dit, nous soutenons le processus du Secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental ainsi que les efforts de son Envoyé personnel, Christopher Ross". En outre, "nous exhortons le gouvernement marocain de continuer à travailler avec l’ONU dans le cadre des efforts" menés par cette organisation pour le dossier du Sahara occidental, a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, a-t-il poursuivi, "soutiennent les efforts menés par l’ONU pour trouver une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable au conflit du Sahara occidental". En conséquence, les Etats-Unis "continuent à avoir confiance dans le processus poursuivi par l’ONU à travailler avec les parties (Front Polisario et Maroc) afin de promouvoir une solution mutuellement acceptable à ce conflit", a encore affirmé M. Hallus. A ce propos, il a soutenu que les Etats-Unis "croient fermement que l’utilisation d’un processus dirigé par l’ONU est la bonne approche".

Il est à rappeler que cette position a été aussi exprimée par le secrétaire d’Etat adjoint américain, William Burns, lors d’une rencontre qu’il avait eue, il y a une quinzaine de jours, à Washington avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Saad-Eddine El Othmani. L’adjoint de Hillary Clinton avait alors affirmé à M. El Othmani que "les Etats-Unis continuent d’appuyer les efforts visant à trouver une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable au conflit du Sahara occidental, y compris le processus de négociations des NationsuUnies dirigé par l’Envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental, l’ambassadeur Christopher Ross".

Par ailleurs, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Martin Nesirky, avait aussi déclaré que le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon "a pleinement confiance en Christopher Ross".

La France acculée

L’instauration du nouveau mode de gouvernance socialiste en France, en totale opposition avec le précédent, va-t-elle changer la configuration politique de la région du Maghreb ? Assurément quand on analyse les changements, les bouleversements mêmes, opérés dans la distribution des principaux portefeuilles. Celui des Français de l’étranger confié à une ministre d’origine algérienne va, à coup sûr, imprimer une toute autre vision de l’émigré devenu le bouc émissaire de la droite et son extrême promptes à le rendre comptable, pour ne pas dire coupable de tous les maux du pays. 

La nomination d’un ministre de la Défense qui s’est dit prêt à entreprendre le retrait des troupes françaises d’Afghanistan en accordant à cette opération sa priorité absolue, va couper l’herbe sous le pied de tous les «djihadistes» qui ont, jusque-là, trouvé un excellent prétexte pour commettre des attentats. Et c’est une manière très concrète de réhabiliter l’islam de France, gravement dévoyé par l’islamisme nourri aux croisades racistes. Par ailleurs, le Premier ministre, M. Ayrault, qui fut député-maire de Nantes, avait toujours affiché clairement ses positions vis-à-vis du problème du Sahara occidental, considérant la situation qui y prévaut comme «une occupation». Voilà qui annonce une rupture des relations privilégiées qu’entretenait l’ancienne équipe gouvernementale française avec la monarchie marocaine. L’ex-président Nicolas Sarkozy a été l’heureux bénéficiaire d’un riad royal de 700 m2 à Marrakech, offert par le roi Mohammed VI en guise de cadeau pour la naissance de la petite dernière.

Sans compter les nombreux hommes politiques de droite qui disposent tous de somptueux pied-à-terre acquis à des prix dérisoires dans la ville ocre. Tout le problème consiste à savoir si le Président socialiste saura s’affranchir de la puissance américaine très présente au Maroc et franchement très hostile à

l’autodétermination du peuple sahraoui. Une chose est sûre : quels que soient les éléments d’influence, les rapports francomaghrébins vont changer. Dans un sens ou dans l’autre. Enfin, de quoi je me mêle ? Khelli l’bir beghtah.

Rabah Khazini

Info-soir (version PDF), 24/05/2012

L'Espagne aussi exprime son soutien à Christopher Ross

"Nous espérons que cette situation soit résolue et nous sommes toujours prêts à travailler avec le Maroc, le Front Polisario et toutes les parties intéressées pour trouver une solution à ce problème», a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Gonzalo de Benito, sur la tension générée par la demande du Maroc de retirer sa confiance en l'Envoyé Spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross.

De Benito, qui a participé à une réunion de haut niveau sur la médiation à l'Assemblée générale des Nations Unies, a déclaré que le gouvernement espagnol apporte le même soutien à Ross stipulé dans la dernière résolution sur le Sahara Occidental adoptée au mois d'avril 2012 au sein du Conseil de Sécurité.

La décision de retirer la confiance du Maroc à l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross., précisons-le, a provoqué la cassure entre l’ONU et le Maroc et intervient seulement quelques semaines après le rapport accablant contre Rabat qu’a présenté Ban Ki-moon aux membres du Conseil de sécurité. L’inflexibilité qui a marqué M. Ross sur le dossier du Sahara occidental, est agaçante pour Rabat, qui tente par tous les chemins de faire valoir son « plan d’autonomie » mais en vain.

Le diplomate chevronné qu’est M. Ross bénéficie d’un total soutien des Américains. L'ambassadeur US en Algérie, M. Henry S. Ensher, lors d’une conférence Lundi au siège de l’ambassade à Alger, a répliqué par un "oui", sourire aux lèvres, à la question pour savoir si son gouvernement apportait encore son soutien à M. Ross. Même son de cloche pour le Front Polisario et l'Algérie. La France, pour sa part, a appelé, dans un communiqué à ce que le différend avec Ross soit résolu sans exprimer un soutien clair à la décision marocaine.


Source : Canarias7, 23/05/2012

L'UNESCO préoccupée par les attaques contre le site de Ghadames en Libye

New York, May 23 2012.- La Directrice générale de l';Organisation des Nations Unies pour l';éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a appelé mercredi à la protection du site libyen de l';ancienne ville de Ghadamès, inscrite en 1986 sur la Liste du patrimoine mondial de l';UNESCO.

« Je suis profondément préoccupée par les informations selon lesquelles la ville de Ghadamès en Libye a été la cible de tirs de roquette. J';appelle tous les acteurs concernés à ne pas commettre d';actes hostiles susceptibles d';endommager davantage ce site remarquable », a déclaré Mme Bokova.

« Au cours de l';année écoulée, les Libyens ont fait preuve d';un engagement sans faille pour protéger leur patrimoine culturel, montrant qu';un tel patrimoine ne peut être l';otage d';un conflit local ou international. Le patrimoine est à la base de la cohésion sociale et, comme tel, devrait rester un vecteur de dialogue et de compréhension mutuelle » a-t-elle ajouté.

Pendant les troubles qui ont fait l';an dernier de nombreux victimes et dégâts, l';UNESCO a régulièrement rappelé aux différentes parties en présence leur responsabilité quant à la protection du patrimoine culturel du pays.

L';UNESCO a désormais repris sa coopération avec la Libye et se tient prête à aider les autorités libyennes afin d';assurer une protection et une conservation efficaces du patrimoine de la Libye dans le cadre du redressement et du développement national.

L';ancienne ville de Ghadamès, parfois appelée la « perle du désert », possède un remarquable style d';architecture domestique unique dans le panorama des sites présahariens qui jalonnent la partie nord du désert, de la Libye à la Mauritanie.
May 23 2012 12:50PM

Défiant la légalité internationale : La logique colonialiste du Maroc

Rarissime, extravagant et curieux est le retrait de confiance. En effet le Makhzen retira sa confiance à l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross. Un retrait qui, en d'autres mots, il envoie balader la communauté internationale, ainsi que sa législation en vigueur. Avant-hier c'était encore au tour de parlementaires de la Chambre des représentants à saluer cette décision, en allant jusqu'à la qualifier de ’’courageuse’’! Ainsi, contre vent et marrée, le Maroc rmaintient le conflit du Sahara occidental dans l'impasse. Dans un communiqué attribué au gouvernement islamiste et qualifié d'une "sentence royale", on peut lire : " les comportements contrastés de M. Ross s'écartent des grandes lignes qui ont été tracées par les négociations dans le Conseil de sécurité. Pour cela, le Maroc a décidé de retirer sa confiance". Fait bizarre, en ce sens que le même Christopher Ross désavoué par le Makhzen, jouit toujours du soutien du Secrétaire général de L'ONU, mais aussi de celui de Washington. Il s'agit donc d'un retrait de confiance non seulement à Ross, mais aussi à L'ONU incarnée par son SG ? Ancien ambassadeur des Etats-Unis à Alger et à Damas, Ross a été nommé à plusieurs postes de responsabilité au sein du département d'Etat américain, notamment dans la lutte antiterroriste. Que lui reproche le Maroc ? Selon l'opinion forgée au royaume Chérifien, Ross qui a toujours entretenu "d'excellentes" relations avec le pouvoir algérien, veut tout remettre en cause, est accusé de commettre l'irréparable : " S'ingérer dans les affaires du Royaume en touchant à sa souveraineté ". Il est également accusé -comprenne qui pourra ! - d'avoir demandé que la Minurso se penche également sur la situation des droits de l'Homme dans le Sahara ". A vrai dire c'était prévisible. En fait, le Maroc n'a jamais vu d'un bon œil la nomination de celui-ci par l'ONU. En 2008 déjà, les autorités de ce pays avaient attendu plusieurs mois avant de donner leur accord à son installation à ce poste. Une réaction qui intervenait suite au départ de Peter Van Walsum qui était un zélé défenseur du Maroc et qui avait déclaré devant les membres du Conseil de sécurité : " l'indépendance du Sahara occidental n'est pas une option réaliste ". Et Ross ne sera pas, au grand dam du royaume, aussi flexible que son prédécesseur. En effet, celui-ci se montera intransigeant dans la gestion du dossier de Sahara occidental. Le dernier rapport du SG du L'ONU, basé essentiellement sur des données présentées par son envoyé personnel, en est bel et bien la preuve. La façon dont Ross a abordé la question des droits de l'homme au Sahara occidental, entre autres, n'a pas plu. Ledit rapport a dénoncé les mesures mises en œuvre par les autorités marocaines pour limiter l'action des membres de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental (Minurso). Un autre fait significatif : un véritable bras de fer avait opposé les autorités de ce pays à Christopher Ross après qu'il eût annoncé son intention de se rendre dans les territoires occupés dans le cadre d'une tournée dans la région. Une initiative rejetée en bloc par le palais. Par Hamid Fekhart

Le PAM et le HCR avertissent d'une aggravation de la crise des réfugiés au Sahel

New York, May 22 2012.- Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé mardi une opération régionale d';urgence conjointement avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) pour répondre aux besoins alimentaires spécifiques de centaines de milliers de personnes qui ont fui le conflit au Mali et franchi les frontières vers les pays voisins.

« Nous travaillons aux côtés du HCR pour venir en aide à des familles contraintes d';abandonner leur maison au Mali et qui ont un besoin urgent de nourriture et d';abris», a déclaré la Directrice exécutive du PAM, Ertharin Cousin. « Les réfugiés maliens ont fui le conflit dans leur propre pays et se retrouvent de l';autre côté de la frontière dans les pays limitrophes qui subissent déjà les conséquences sévères d';une sécheresse régionale ».

À ce jour, le PAM a apporté une assistance alimentaire aux personnes déplacées internes et aux réfugiés au Mali, en Mauritanie, au Burkina Faso et au Niger dans le cadre de son opération régionale d';urgence au Sahel, qui vise à venir en aide à environ 9,6 millions de personnes touchées par la crise. Cette situation résulte de la combinaison de plusieurs facteurs : insécurité, sécheresse, déficits céréaliers et hausse des prix alimentaires.

La nouvelle opération régionale d';urgence du PAM prévoit d';atteindre 300 000 déplacés internes et 255 000 réfugiés cette année et permettra au PAM de donner plus de flexibilité dans sa réponse à une situation complexe et en constante évolution. Le HCR sera le partenaire principal du PAM dans le cadre de cette réponse dont le coût s';élève à 77 millions de dollars.

« Le Sahel représente une combinaison mortelle issue de la sécheresse et des déplacements liés aux conflits. Ce n';est pas uniquement un dramatique problème humanitaire, c';est devenu une menace pour la paix et la sécurité mondiales », a déclaré Antonio Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. « Le soutien des donateurs est crucial si nous voulons que l';effort humanitaire progresse ».

Le HCR travaille au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie pour venir en aide aux dizaines de milliers de réfugiés qui continuent à venir du Mali, dont de nombreux avec leur bétail. L';aide comprend le forage de puits pour les réfugiés et les communautés d';accueil et l';établissement de sites de réfugiés. Dans les frontières du Mali, le HCR travaille avec ses partenaires pour atteindre les populations déplacées à l';intérieur du pays.

L';afflux de réfugiés en provenance du Mali a exacerbé la grave crise alimentaire qui sévit à grande échelle dans le Sahel, où la faim et la malnutrition menacent de nombreuses vies. Cette situation exerce en effet une pression supplémentaire sur des personnes déjà vulnérables et touchées par l';insécurité alimentaire, et qui pour certaines ont été réduites à manger des plantes sauvages pour survivre.

Prévenir et traiter la malnutrition aiguë parmi les 3,5 millions d';enfants et mères enceintes et allaitantes est au cœur de la réponse du PAM au Sahel. L';insécurité alimentaire au cours de la période de soudure engendre des pics significatifs des niveaux de malnutrition aiguë et de mortalité infantile dans cette région, où les taux de malnutrition sont traditionnellement élevés même en dehors des périodes de crise.

« Le temps ne joue pas en notre faveur», a déclaré Mme Cousin. « Si de nouvelles denrées ou contributions financières ne sont pas reçues immédiatement, l';incapacité de pré-positionner et de distribuer assez de nourriture lors de la période de soudure, de juin à septembre, serait catastrophique pour les personnes les plus vulnérables et qui souffrent d';insécurité alimentaire, en particulier les femmes et les enfants ».

Le plan du PAM d';étendre ses opérations d';urgence pour atteindre 9,6 millions de personnes lors de la période de soudure pourrait être contrarié à moins qu';un financement suffisant puisse être obtenu pour combler le déficit actuel d';environ 360 millions de dollars US.

May 22 2012 10:50AM

UN News Center, 22/05/2012

plus que jamais, l'Afrique du Sud semble déterminée à prendre la tête de l'Union Africaine

Vendredi dernier, le gouvernement sud-africain, par la voix de Lindiwe Zulu, le conseiller en politique étrangère du président Jacob Zuma, a réitéré sa détermination à "faire pression pour que le Ministre de l'Intérieur, Nkosazana Dlamini-Zuma, devienne présidente de la Commission de l'UA". Elle a aussi déclaré que l'Afrique du Sud était en train de conduire une campagne pour persuader les autres pays, en particulier en Afrique de l'Ouest, de soutenir son candidat. Le Gabon, pays originaire du titulaire du poste, Jean Ping, a subi un important revers politique quand le président Français, Nicolas Sarkozy, a perdu sa réélection. Sarkozy, selon de nombreux rapports, avait été un fervent partisan de la reconduite de Jean Ping, mais les observateurs ne sont pas certains que Hollande, son successeur, montrerait le même intérêt et sans le soutien français, le Gabon n'est pas assez puissant pour défier l'Afrique du Sud.

Il y a un vieux dicton qui dit: «les gens sages ne s'unissent pas derrière une personnalité, mais derrière un principe. Les personnalités vont et viennent mais les principes restent". Dans sa déclaration, Mme Zulu a dit que le lobbying de l'Afrique du Sud était soutenu par la Southern African Development Community (SADC), et ces pays font à leur tour pression sur les pays d'autres régions d'Afrique pour qu'ils votent pour le Dr Dlamini-Zuma. Il est prévu en Juillet au Malawi, une nouvelle élection qui aura lieu lors du 19e sommet de l'Union africaine du 15 au 16 de ce mois. A un mois de cette élection, le Comité ad hoc mis en place pour présenter à l'Assemblée de l'UA les candidats potentiels, s'est réuni à deux reprises. La première fois le 17 Mars 2012 et à nouveau le 14 mai 2012 à Cotonou, au Bénin. À ces deux occasions le résultat n'a pas été concluant. Lorsqu'on a demandé au conseiller de Jacob Zuma aux Affaires étrangères, pourquoi l'Afrique du Sud se donnait tant de mal à obtenir la présidence de l'Union africaine, elle a répondu en disant que celui qui occupe la présidence de l'UA, devrait être en mesure d'assumer un statut important en Afrique, et projeter ce statut à l'étranger de manière crédible. Cette personne ne devrait pas simplement obéir aux ordres de tel ou tel puissant pays. Il devrait être au service de l'Afrique. Selon la presse sud-africaine, l'intérêt soudain pour le poste de président de la commission de l'UA est le reflet de la bataille souterraine féroce pour contrôler l'Afrique? En Afrique du Sud, une forte perception dit que les pays développés ne veulent pas voir les pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) gagner trop d'influence en Afrique.


Beaucoup en Afrique du Sud sont d'avis que la campagne entre Ping et Mme Dlamini-Zuma pour le poste de président de la Commission de l'UA, n'est pas nécessairement en relation avec la protection des intérêts de l'homme ordinaire de la rue en Afrique; parce que, comme cela fut évident au cours de la dernière élection du président de la Commission de l'UA, les activités françaises ont été ouvertement exposée en appui a celui qu'ils pensaient soutenir leurs intérêts pour le mieux à la tête de l'UA. L'Afrique du Sud voudrait plus d'indépendance contre les influences extérieures et plus d'échanges avec les pays BRICS. Il est largement admis que l'ordre du jour de l'UA n'est pas toujours déterminé par des intérêts africains, mais que l'agenda est actuellement et sans surprise, en proie à des contradictions par la faute de dirigeants que Thabo Mbeki qualifie comme "ayant des cartes de visite avec des adresses françaises", une référence à peine voilée à des gens comme Jean Ping et Ali Bongo. Beaucoup d'observateurs neutres ont exprimé l'opinion que le Gabon seul, sans la protection de la France, ne pouvait pas se dresser sur le chemin des pays qui voudraient imprimer un leadership réel en Afrique. Au lieu de contrecarrer les efforts que mène l'Afrique du Sud, peut-être que le Gabon devrait prendre sa place parmi les petits pays de l'Afrique de l'Ouest. L'Afrique a besoin de leadership fort à l'UA et tous les efforts devraient être faits pour élire des dirigeants qui ne se vendront pas l'Afrique à la France, l'Union Européenne ou d'autres entités.


Il semble que les Etats-Unis soit toujours en soutien à Jean Ping, vu qu'il ait été récemment invité par le secrétaire d'Etat américain, Hillary Clinton, pour une cérémonie en marge du sommet du G8, aux côtés de 4 dirigeants africains, le président Mills du Ghana, Jekaya Kikwete de Tanzanie, du béninois Thomas Yayi Boni et du Premier ministre Meles Zenawi d'Ethiopie. Mais la réponse à toutes les questions sera donnée dans environ 45 jours à Lilongwe, au Malawi.

Le Gabon énervant, 22/05/2012

Après la chute de Sarkozy L’Union africaine se révolte contre Ocampo Jean Ping, «Ce Procureur fait de la politique»

Le Temps-21/5/2012

Après la chute de Sarkozy, les soutiens de Ouattara commencent à s’effriter. L’Ua vient, en tout cas, de rentrer dans la danse avec la sortie de Jean Ping qui qualifie Ocampo de «vedette de la télévision». Il y avait une guerre larvée entre Jean Ping, le Président de la Commission de l’union africaine et l’Argentin Ocampo, le tout puissant Procureur à problèmes de la Cpi. On se rappelle que ce juge onusien l’avait à l’époque, traité de grand «plaisantin». Mais c’était la belle époque sarkosienne qui régentait sur le continent, la politique
africaine au nom du poulain Ouattara. Jean Ping avait alors, avalé la couleuvre presque sans rien dire. Car qui oserait défier l’un des hommes clés du système de Sarkozy. L’union africaine (ua) n’était donc pas d’accord que l’Afrique soit harcelée par la justice internationale. Mais elle n’a rien dit. L’ua n’était pas aussi d’accord que le Président Gbagbo soit déporté à la Cpi. Là aussi, elle n’a pas eu le courage de dire publiquement non à Sarkozy. Elle a laissé faire. A cause de la peur de tout perdre. Dans les bureaux douillets de cette organisation aux murmures. Jean Ping et ses lieutenants se sont faits diplomatiquement corrects. Au nom de la Françafrique qui fait et défait les empêcheurs de piller en rond. Au nom aussi de la Communauté internationale qui s’est donné droit de vie et de mort sur les pouvoirs africains. Même les grands efforts et les grands moyens que le Président Gbagbo a, dans le temps, déployé pour que ce Gabonais soit élu à la tête de cette Institution africaine seront vite de vagues souvenirs. Il n’y a que le présent qui compte. Et ce présent, c’est son poste à la tête de l’ua. C’est vrai qu’il le doit au vote des chefs d’Etat du continent. Mais il craint aussi la colère venant de Paris. Car qui dit Paris dit Bruxelles. Alors qu’il est notoirement su que l’union africaine dépend encore 50 ans après, de l’aide de l’union européenne. une vraie aberration. Mais c’est ça le paradoxe africain. Aujourd’hui que Sarkozy est parti, à l’ua, on se donne des ailes. Surtout que les nouveaux dirigeants français prônent la rupture dans les rapports a Jean Ping, le Président de la Commission de cette union pour attaquer l’un des hommes forts du système Sarkozy, dans la gestion du dossier ivoirien. A l’occasion de l’une de ces nombreuses tournées africaines, l’homme a fait une sortie qui a été reprise le vendredi 18 mai par Vox Arica, une chaîne de télévision qui se veut panafricaine. «Ocampo fait de la politique. Il est devenu une vedette de la télévision», lâche le diplomate africain, Ocampo, qui pour régler des comptes personnels, bafoue le droit. Souvent contre l’avis de plusieurs juges de cette même juridiction. En tout cas, si les choses ne tenaient qu’à lui seul, la Cpi serait remplie de pro-Gbagbo. un «remake», sous une forme policée des goulags du Nord. Jean Ping ne s’est pas arrêté en si bon chemin, dans ses envolées contre la Cpi. Pour lui, cette institution judiciaire ne trouve que ses criminels sur le continent noir. Pourtant, il y a aussi de grands criminels de guerre en Occident. Il suffit seulement d’ouvrir les yeux pour savoir qui est ainsi, mis en cause. N’empêche, l’homme évoque l’une de ses visites aux usa. «Une fois, je suis allé aux Usa. Les Américains m’ont demandé pourquoi les Africains ne respectaient pas la Cpi. Je leur ai répondu : ‘’vous-mêmes, vous avez refusé de ratifier le traité de création de la Cpi’’». Voila qui est bien clair maintenant. Jean Ping a peut-être décidé finalement de dire la vérité de façon audible, pour s’inscrire dans la lutte pour la souveraineté des pays africains. On ne sait jamais. L’adage dit aussi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Sur ce terrain, il y a déjà l’Afrique australe qui donne de grandes leçons de courage et de dignité au reste du continent. Le Président Sudafricain Jacob Zuma ne fait d’ailleurs pas dans la dentelle, en parlant de la mission que doit jouer l’union africaine. Il propose que l’Institution favorise la décolonisation de l’Afrique, en luttant contre la pauvreté qui est l’un des grands maux de ce continent. Evidemment, cela passe nécessairement par la décolonisation totale de l’Afrique. Car la soumission est une entrave au développement. Ainsi se résume aussi le combat du Président Gbagbo. C’est pourquoi il a été déporté dans la prison de La Haye par l’Onu. D’aucuns diraient que cela rappelle un certain Lumumba.
Guehi Brence
gbrence02063193@yahoo.fr

ivoirien.net, 21/05/2012

L'appui du département d'État US à Christopher Ross

Le département d'État américain avait déclaré qu’il continuait à appuyer «les efforts de médiation» que déploient Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations et Christopher Ross, son Envoyé personnel, pour aider les deux parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario, à «parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental». «Il n’y a pas de changement dans notre politique», affirmait dans son briefing quotidien, Philipp Crowley, le porte-parole du département de Hillary Clinton. 

Cet appui et celui de l’Assemblée générale onusienne, qui a demandé à la quatrième Commission onusienne chargée de la décolonisation de continuer à suivre la situation au Sahara occidental, ne sont pas nouveaux. Ils puisent leur substance dans «les principes énoncés dans la Charte des Nations unies et par la Résolution 1514 du 14 décembre 1960 portant Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Cette position des officiels américains est partagée par la société civile. 

Régulièrement des organisations américaines des droits de l’Homme comme Robert F. Kennedy Center for Justice and Human Rights (RFK Center, basée à Washington) ou la fondation Open Society Foundation, dont le fondateur et président est le philanthrope américain George Soros, appellent le Conseil de sécurité de l’ONU à introduire en urgence un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au sein de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso). Les deux ONG rappellent que, lors de sa création en 1991, un des objectifs de la Minurso était l’organisation d’un référendum d’autodétermination conformément au Plan de règlement adoptés par le Maroc et le F. Polisario.

M.B.

Le Courrier d'Algérie, 22/05/2012

Relations algéro-francaises Belkhadem prévoit une «détente»

Le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem prévoit une "détente" dans les relations algéro-françaises après l'accès du socialiste François Hollande au pouvoir. Dans une déclaration au quotidien "Al Khabar", M. Belkhadem s'est dit optimiste pour l'avenir des relations algéro-françaises, affirmant avoir perçu "une certaine flexibilité" dans le discours du Président Hollande prononcé le jour de son investiture. 

Il a précisé que le fait que le président français ait déclaré que "Jules Ferry avait commis une erreur politique en adhérant à la pensée colonialiste" portait à l'optimisme, estimant que cette démarche "pourrait faire avancer le dossier relatif au devoir de mémoire". M. Belkhadem a ajouté que le FLN considère que les rapports de l'Algérie avec la France doivent être établis "sur le principe de réciprocité pour deux Etats qui ont des intérêts communs, tout en préservant le devoir de mémoire". 

Selon le secrétaire général du FLN, l'on ne peut construire des relations fortes et durables quand le devoir de mémoire est négligé". Il a réitéré sa demande à la France officielle pour la reconnaissance des crimes commis par la France coloniale". A propos du projet de loi criminalisant le colonialisme, M. Belkhadem a souligné qu'"il est toujours au parlement", affirmant toutefois que "si Paris anticipe sur un changement de la position des anciens dirigeants de la France, ce projet n'a plus lieu d'être mais si elle ne le fait pas, nous agirons en conséquence". "Glorifier le colonialisme au 21e siècle relève de l'apostasie intellectuelle", a-t-il souligné estimant qu'"une "éventuelle visite" du président Bouteflika en France, "favoriserait la normalisation des relations" entre les deux pays.

Timor-Leste : Ban se félicite du 10ème anniversaire de l'indépendance

Des citoyens du Timor-Leste célèbrebrent l'inauguration du
Président Taur Matan et l'anniversaire de l'indépendance de
leur pays. Photo MINUT/Martine Perret
New York, May 21 2012.- Dans un message lu par son Conseiller spécial, Vijay Nambiar, le Secrétaire général de l';ONU, Ban Ki-moon, a félicité dimanche le peuple du Timor-Leste à l';occasion du dixième anniversaire du rétablissement de son indépendance, qui coïncidait avec la cérémonie d';investiture du Président nouvellement élu, Taur Matan Ruak.


Le Timor-Leste peut s'enorgueillir d';avancées considérables au cours de la décennie écoulée, a déclaré M. Ban : « Les institutions nationales, pratiquement inexistantes il y a encore dix ans, jouent maintenant un rôle déterminant dans le maintien de la stabilité et de la démocratie dans le pays. Le Parlement est devenu un forum dynamique du débat politique, grâce à la participation constructive des partis au pouvoir et d';opposition. Quant aux gouvernements successifs, ils ont pris des mesures concrètes pour améliorer la vie quotidienne des citoyens et poser les fondations du développement. »

En outre, l';appareil judiciaire fait respecter l';état de droit, a poursuivi le Secrétaire général dans son message. Et comme la récente élection présidentielle l';a montré, la police nationale et les forces armées sont maintenant de plus en plus capables de s';acquitter de leurs tâches respectives. Enfin, alors que le Timor-Leste bénéficiait autrefois d';une assistance en matière de maintien de la paix, il fournit aujourd';hui à son tour des personnels dans le cadre des efforts déployés au niveau international pour maintenir la paix et la sécurité.

L';anniversaire célébré aujourd';hui marque une autre étape significative dans le partenariat productif entre le Timor-Leste et les Nations Unies, comme en témoigne le déroulement pacifique de l';élection présidentielle, a noté M. Ban.

Alors que la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste poursuit les préparatifs de son départ anticipé, prévu à la fin de l';année, le Secrétaire général a tenu à assurer le peuple timorais du soutien continu de l';Organisation au cours des années à venir : « Les Casques bleus partiront peut-être, mais les Nations Unies resteront un partenaire de premier plan dans l';édification d';un avenir meilleur pour tous les Timorais. »

UN News Center, 21/05/2012

Ban Ki-moon rencontre le nouveau président de la France, François Hollande

New York, May 21 2012 .- Le Secrétaire général de l';ONU, Ban Ki-moon, a rencontré lundi le nouveau Président de la France, François Hollande, en marge du 25ème sommet de l';Organisation du traité de l';Atlantique Nord (OTAN) à Chicago.

Selon son porte-parole, Martin Nesirky, M. Ban a félicité M. Hollande de son élection et exprimé sa confiance que les relations entre la France et les Nations Unies s';en trouveraient renforcées. Les deux hommes ont évoqué la situation en Syrie et la Conférence de l';ONU sur le développement durable (Rio + 20), qui se tiendra en juin au Brésil.

S';agissant de la Syrie, « nous nous trouvons à un moment crucial dans la recherche d';une solution pacifique à la crise », a déclaré M. Ban, profondément préoccupé par le risque de guerre civile et les actes de violence au Liban voisin. Il a également témoigné sa gratitude aux Casques bleus français pour le rôle important qu';ils assument au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), a indiqué le porte-parole.

Le Secrétaire général a par ailleurs rappelé que la crise de la zone euro souligne l';importance que prend la question du développement économique durable et de la Conférence Rio+20 de l';ONU.

Samedi, M. Ban a rencontré le nouveau Ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius. Au cours de leur entrevue, les deux hommes ont évoqué les situations en Syrie, au Liban, en Guinée-Bissau, au Mali et dans la région du Sahel, selon M. Nesirky.

En Syrie, le soulèvement populaire qui a débuté en mars 2011 a fait depuis plus de 9.000 morts, la plupart des civils, et entraîné le déplacement de dizaines de milliers de personnes. Afin de soutenir le plan de paix de l';ONU et de la Ligue des États arabes, le Conseil de sécurité a créé la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS), composée d';observateurs militaires non armés chargés de superviser la cessation des violences.

Au Mali, des combats opposent, depuis janvier, des groupes rebelles touaregs aux forces gouvernementales dans la région Azawad, située dans le nord du pays, provoquant le déplacement dans les pays voisins de nombreuses personnes. Le Mali fait également partie des pays de la région du Sahel touchés par une crise alimentaire due à une longue sécheresse.

En Guinée-Bissau, des membres des forces armées du pays ont pris le pouvoir lors d';un coup d';Etat, le 12 avril dernier, entre les deux tours des élections présidentielles. Le Conseil de sécurité de l';ONU a adopté vendredi une résolution dans laquelle il a pris des mesures de sanction contre plusieurs responsables du coup d';État militaire.

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Christopher Ross a "toujours" le soutien des Etats-Unis

L’envoyé personnel du secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental, Christopher Ross, a « toujours » le soutien des Etats-Unis, a affirmé lundi à Alger l’ambassadeur américain, Henry S. Ensher. Le diplomate Américain s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec le directeur général de la compagnie Coca Cola pour la région Afrique du Nord,Geert Broos, à l’occasion du lancement de bourses d’études au profit de 100 étudiants de la région Middle East North Africa (MENA), dont 10 Algériens font partie du groupe.

Pour rappel, le Maroc a décidé jeudi de retirer sa confiance à Ross, lui reprochant de « s’écarter » des grandes lignes qui ont été tracées par les négociations dans le Conseil de sécurité. Réagissant à cette décision, le ministère sahraoui de l’Information l’a qualifiée de non seulement « infondée » et d’ »arbitraire » mais également de « grave » et « injustifiée ».

Interrogé, par ailleurs, sur les conseils de prudence adressés par le département d’Etat aux résidents et voyageurs américains en Algérie à la veille des élections législatives, le diplomate américain a répondu qu’il s’agissait d’une « mesure routinière ». « Cette mesure n’avait aucune relation avec les élections législatives du 10 mai. C’est juste une coïncidence », a assuré Ensher, qui a indiqué que son pays « se félicitait de la stabilité qui caractérise l’Algérie ».

Abordant les relations économiques algéro-américaines, Ensher a noté qu’elles connaissaient une croissance « constante », ces dernières années, rappelant que son pays était le premier client de l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures. Il a fait part de la volonté des Etats-Unis d’intensifier à l’avenir les relations de coopération avec l’Algérie dans différents domaines, notamment dans le contexte des réformes initiées par le gouvernement algérien.

Algérie1. 21/05/2012

Le Maroc met Washington dans l’embarras en désavouant l’émissaire de l’ONU au Sahara Occidental

Il sera difficile aux Etats-Unis de désavouer leur
émissaire au Sahara Occidental, Christopher Ross
PAR NEJMA RONDELEUX 
Maghreb Emergent, 20/05/2012

La position américaine sera déterminante pour relancer le processus de paix au Sahara Occidental, après la décision du Maroc de retirer sa confiance à l'émissaire des Nations unies pour le Sahara occidental, l’américain Christopher Ross. Le Maroc accuse M. Ross, qui insiste sur les Droits de l’Homme et veut se rendre en visite au Sahara Occidental, de dépasser son mandat, ce que conteste le Front Polisario, alors que Ban Ki-Moon a conforté le diplomate américain, en lui renouvelant sa confiance.

Le conflit du Sahara occidental est de nouveau dans l’impasse. Les réserves émises par le Maroc envers l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, ont bloqué le processus de paix. Rabat, qui a décidé de retirer sa confiance à l’émissaire de l’ONU, reproche à M. Ross d’avoir mené un travail « partial et déséquilibré », et d’avoir adopté « des comportements contrastés s'écartant des grandes lignes qui ont été tracées par les négociations au Conseil de sécurité », en référence à la publication d’un rapport des Nations unies en avril sur cette zone conflictuelle.

Le ministre délégué marocain aux Affaires étrangères, Youssef Amrani, est allé dans le même sens, affirmant que « M. Ross s'est éloigné du mandat qui lui a été confié par le secrétaire général de l'ONU, en sa qualité de facilitateur, et qui consiste à aider les parties à parvenir à une solution politique ».

En réponse, le ministère sahraoui de l’information a jugé, vendredi 18 mai, « infondée » et « arbitraire » la décision de Rabat . Le Front Polisario estime « infondée et arbitraire la décision du Maroc de retirer sa confiance à l’envoyé personnel du Secrétaire général de l´ONU, Christopher Ross, dans la poursuite de la mission qui lui a été confiée par le Secrétaire général de l’ONU et le Conseil de sécurité pour la recherche d´une solution juste et durable au conflit du Sahara occidental garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination”.

Ban Ki-Moon conforte Christopher Ross

Le secrétaire général de l’ONU , M. Ban Ki-Moon, a aussitôt réagi à la décision marocaine en réitérant « toute sa confiance envers son émissaire » , l’Américain Christopher Ross, chargé depuis 2009 de trouver une issue au conflit, selon le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.

Paris a de son côté appelé, vendredi 18 mai, « à un règlement rapide du différend, qui tienne compte des préoccupations légitimes de toutes les parties ». Par la voix de son porte-parole Bernard Valero, le Quai d’Orsay a toutefois « réitéré l’appui de son pays au plan d’autonomie marocain », qui est « la seule proposition réaliste aujourd’hui sur la table des négociations ».

Pays observateur, avec la Mauritanie, dans les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, l’Algérie apporte son soutien à Christopher Ross. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, a rendu hommage aux « efforts inlassables menés par l'Ambassadeur Christopher Ross pour accompagner les deux parties, le Maroc et le Front Polisario, dans la recherche d'une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

Les conclusions du rapport critiqué par le Maroc

Le rapport de l’ONU sur le Sahara avait abouti à l’adoption par le Conseil de sécurité le 24 avril d’une résolution prolongeant d'un an le mandat de la MINURSO, tout en demandant au Maroc « d'améliorer la situation des droits de l'homme » dans ce territoire, qu'il occupe depuis 1975.

Le ministre marocain des affaires étrangères, Saad Dine Othmani, avait rencontré Ban Ki-moon la semaine dernière pour lui faire part des « préoccupations » de Rabat à propos de ce rapport très critique envers les autorités marocaines, accusées de compliquer le travail des Casques bleus de la Mission de l'ONU au Sahara occidental (MINURSO).

Pour Rabat, «Christopher Ross a dépassé ses prérogatives (...) Il s'est ingéré de façon flagrante dans un conflit où il est censé faire preuve de neutralité », a déclaré un officiel marocain cité par l'AFP. Selon cet officiel, qui dénonce les positions « acharnées » de M. Ross sur les questions des droits de l'homme, l'émissaire américain aurait voulu « étendre le contrôle de la MINURSO sur différentes parties du Sahara ».

M. Ross a notamment contribué à organiser des rencontres cycliques entre le Maroc et le front Polisario à Manhassat, près de New-York. Les derniers pourparlers informels entre les deux parties, en mars, n'ont apporté aucun progrès sur le fond. Le diplomate avait annoncé qu'il se rendrait dans la région à la mi-mai, « y compris pour une visite étendue au territoire du Sahara occidental », la première du genre en tant qu'émissaire de l'ONU. Une telle visite, que redoute le Maroc, en raison des débordements auxquels elle pourrait donner lieu, paraît désormais compromise.

Le Maroc propose toujours une autonomie avancée sous souveraineté marocaine. Le Front Polisario, lui, réclame l’indépendance du Sahara Occidental. Ces positions n’ont guère évolué au fil des rencontres organisées par M. Ross. Les deux parties attendent désormais la position de l’administration américaine, pour conforter son diplomate, ou pour le désavouer. Jusque-là, la secrétaire d’Etat Hilary Clinton avait affiché des positions proches des thèses marocaines.

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