L’autodétermination des Sahraouis réaffirmée à l'ONU

Nouvelle victoire des Sahraouis aux Nations unies avec l'adoption par le Conseil de sécurité de l'Onu d'une résolution - après celle de l'Assemblée généraled'une résolution sur le Sahara occidental dans laquelle il réaffirme le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Dans sa résolution le Conseil de sécurité, comme il le fait régulièrement depuis le début de l'occupation du Sahara occidental par le Maroc, réaffirme le droit inaliénable des Sahraouis à choisir librement leur destin tout en insistant sur la nécessité d'une totale liberté de mouvement de la Minurso, dans une claire allusion à la nécessité de veiller au respect des droit de l'homme par le Maroc et à la plénitude donnée à la mission d l'ONU. Adoptée à l'unanimité, la Résolution 2204 (2012) souligne que le Conseil de sécurité "appelle les parties (Front Polisario et Maroc) à poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général de l'ONU, sans conditions préalables et de bonne foi, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d'accords conformes avec les buts et principes de la Charte des Nations unies». 

Le conseil a aussi exhorté les États membres de l'ONU "à apporter un concours approprié à ces négociations", tout en les invitant à apporter leur contribution pour "financer le dispositif des mesures de confiance qui permettent les visites entre les membres de familles séparées, ainsi que pour d'autres mesures de confiance convenues entre les deux parties". En outre, le conseil qui est, il faut le rappeler l'organe de décision de l'ONU, a demandé aux deux parties au conflit de "continuer à faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d'entrer dans une phase plus intensive et substantielle des négociations, assurant ainsi la mise en oeuvre des résolutions précédentes du Conseil de sécurité et le succès des négociations par la poursuite de leurs discussions ». Il a salué "l'engagement des parties à poursuivre le processus des négociations informelles en vue de la préparation d'un 5e round de négociations formelles». À ce propos, il a souligné que "le réalisme et l'esprit de compromis par les deux parties sont essentiels pour réaliser des progrès dans les négociations ». Sur ce point, le Conseil de sécurité affirme non seulement son "soutien pour l'engagement du Secrétaire général de l'ONU et son Envoyé personnel, Christopher Ross à trouver une solution à la question du Sahara occidental", mais il appelle aussi à "l'intensification du rythme des réunions (entre les deux parties au conflit) et au renforcement de leurs contacts". 

Dans le volet relatif à la Minurso, il est à relever que le Conseil de sécurité de l'ONU a répondu positivement aux recommandations du chef de l'ONU relatives aux défis auxquels fait face cette mission onusienne. Sur ce point, rappelle-t-on, le chef de l'ONU avait affirmé dans son dernier rapport sur le Sahara occidental que la Minurso éprouve des difficultés pour effectuer ses missions, précisant qu'elle n'est en mesure "ni d'exercer pleinement ses fonctions de surveillance, d'observation et de liaison liées au maintien de la paix, ni d'endiguer, de sa propre autorité, l'érosion de ses capacités de mettre en oeuvre son mandat". Il avait également relevé que le principe de neutralité de la Minurso "est, depuis de nombreuses années, compromis par le Maroc". C'est ainsi que dans sa résolution, le Conseil insiste sur la nécessité d'une "pleine coopération" avec les opérations de la Minurso pour permettre, entre autres, "sa libre interaction avec tous les interlocuteurs" sur le terrain dont le peuple sahraoui, les défenseurs des droits de l'homme, les médias et les observateurs. Il a aussi relevé l'impérativité de "mesures nécessaires pour assurer la sécurité ainsi que la circulation sans entraves" pour le personnel de la Minurso dans l'exécution de son mandat, et ce, "en conformité avec les accords existants". Le Conseil de sécurité a décidé de proroger jusqu'au 30 avril 2013 le mandat de la Minurso./

Le polisario dénonce l'appui de paris à rabat

Le représentant du Front Polisario à l'ONU, Ahmed Boukhara, a déclaré à New York que le Conseil de sécurité est resté attaché, dans sa résolution sur le Sahara occidental, à la légalité internationale à travers son appel au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. «Le Front Polisario exprime sa reconnaissance aux membres du Conseil qui, malgré les intrigues et subterfuges de certains, sont restés attachés au respect de la légalité internationale en reprenant dans leur résolution la substance du dernier rapport du Secrétaire général de l'ONU», a souligné Ahmed Boukhari dans un point de presse tenu à l'issue de l'adoption de cette résolution par l'organe de décision de l'ONU. Dans ce sens, a-t-il poursuivi, le Conseil «continue à réitérer, comme d'ailleurs l'Assemblée générale de l'ONU, son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à réaffirmer que l'objectif des négociations entre les parties est de parvenir à une solution qui garantit ce droit inaliénable». Dans ce contexte, le représentant sahraoui a relevé que le Conseil de sécurité a, de nouveau, «pris note de la proposition du Front Polisario, préconisant la tenue d'un référendum d'autodétermination incluant légitimement l'option de l'indépendance». La tenue de ce référendum, a-t-il poursuivi, «est la raison d'être de la Minurso et de l'implication du Conseil de sécurité dans la décolonisation du Sahara occidental». Qui plus est, a-t-il fait valoir, le Front Polisario estime que le Conseil de sécurité «doit assumer ses responsabilités en vertu de l'adoption du Plan de règlement et des accords de Houston pour mener à son terme le processus de décolonisation du Sahara occidental par le biais d'un référendum d'autodétermination juste et régulier qui est et restera la seule voie viable, pacifique et démocratique,que personne ne peut remettre en cause». Par ailleurs, Boukhari a observé que ''malgré l'opposition déclarée de la France, la résolution prend pleinement en compte l'insistance du Secrétaire général de l'ONU sur la nécessité de permettre à la Minurso de jouir de la liberté totale de mouvement et de contacts avec tous les partenaires sur le terrain dont le peuple sahraoui, les défenseurs des droits de l'homme, les médias et les observateurs». En outre, le Conseil «a attiré l'attention sur les entraves et obstacles créés par le Maroc dans les activités de la Minurso au Sahara occidental», a-t-il encore relevé. Des restrictions que le Secrétaire général considère, dans son rapport, «comme des actes qui minent la crédibilité et la neutralité de la mission onusienne», a-til soutenu. Interrogé sur la partie consacrée aux droits de l'homme par cette résolution, Boukhara a répondu que si le Conseil souligne encore, à travers cette résolution, l'importance du respect des droits de l'homme du peuple sahraoui, «ceci reste très en deçà de ce qu'exigent les organisations internationales des droits de l'homme vu la gravité de la situation sur le terrain avec les dizaines de détenus politiques sahraouis, les centaines de disparus et les morts dans les prisons secrètes marocaines». À cet égard, le Front Polisario «ne peut qu'exprimer sa consternation devant l'opposition persistante de la France à confier à la Minurso la surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental», a-t-il déploré. À une question relative aux ressources naturelles du Sahara occidental, dont notamment les ressources halieutiques, le représentant sahraoui a affirmé que «le Maroc continue à exploiter illégalement ces richesses qui se trouvent dans les territoires sahraouis occupés». Le Maroc, at- il ajouté, «exploite les ressources naturelles sahraouies en violation des dispositions du Droit international, et nous demandons, en conséquence, aux sociétés étrangères d'éviter de prendre part à ce pillage étant donné que du point de vue légal, le Maroc ne peut prétendre exercer de droits de souveraineté sur le Sahara occidental». Il est à souligner qu'à l'issue de l'adoption de la résolution, le représentant de l'Afrique du Sud au Conseil de sécurité a exprimé, dans son intervention, sa «préoccupation devant l'incapacité du Conseil à répondre pleinement aux problèmes relatifs aux droits de l'homme, notamment au regard de ses récentes avancées importantes dans ce domaine en Afrique du Nord et au Moyen-Orient». Selon lui, «la poursuite de cette tendance menace d'éroder le rôle de la Minurso.
Mokhtar Bendib

Le Courrier d'Algérie, 26/04/2012

Sahara Occidental : tension à l’ONU

Al-Qarra – Un an de plus… Le mandat de la mission des Nations Unies qui a pour but originel la mise en place d’un référendum au Sahara Occidental, a été prolongée pour une année supplémentaire.
Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée en 1975 annexé par le Maroc, n’a toujours pas de statut définitif.
Le territoire est revendiqué à la fois par le Maroc, qui le contrôle à 80% et par le front Polisario, qui souhaite une indépendance totale et qui contrôle les 20% restant.
Sous l’égide de l’ONU, un cessez-le-feu a été conclu en 1991 entre le Maroc et le Front Polisario, sur la base de l’organisation d’un référendum d’autodétermination : indépendance ou intégration au Maroc.
C’est pour permettre l’organisation de ce référendum que la résolution 690 du 29 avril 1991 crée la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO).
La prolongation de la mission votée hier, même votée à l’unanimité, a cependant créé des tensions au sein du Conseil.
Ambassadeur d’Afrique du Sud, BASO SANGQU :
« Nous sommes déçus qu’une fois de plus le Conseil de Sécurité soit incapable de trouver des arguments pour mettre en place un mécanisme international, légal et permanent concernant les droits de l’homme. C’est une anomalie que la MINURSO soit une des seules missions de l’ONU qui n’ait pas de mandat concernant les droits humains, et cela donne l’impression que le Conseil de sécurité ne fait que peu de cas des droits de l’Homme au Sahara Occidental »
L’ambassadeur d’Afrique du Sud s’est étonné que le Conseil de Sécurité ferme les yeux sur le non-respect des droits de l’Homme au Sahara Occidental alors même qu’il le condamne pour d’autres états.
Ambassadeur d’Afrique du Sud, BASO SANGQU :
« La poursuite de la mission en l’état actuel des choses érode sa crédibilité. Nous ne voyons pas pourquoi les habitants du Sahara occidental devraient être traités différemment des autres. Cette approche sélective des droits de l’Homme faites par ce Conseil appelle à se poser des questions concernant les motivations réelles de ceux qui regardent ailleurs pendant que les droits de l’homme sont piétinés dans le territoire du Sahara Occidental »
L’ambassadeur marocain Mohammed Loulichki a réagi, prenant la parole et faisant valoir que la résolution soulignait les efforts faits par le Maroc. Il s’est également félicité qu’elle n’élargisse pas le mandat de la MINURSO.
Néanmoins Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unis a déploré dans un rapport, les difficultés rencontrées sur place par la mission. Selon lui la police marocaine entrave son bon déroulement.
Depuis plusieurs années le Front Polisario et les représentants marocains se rencontrent régulièrement, mais ces pourparlers n’ont permis aucune avancée.
21 ans après la création de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental, qui avait pour but principal de mettre en place un référendum, aucun vote sur l’autodétermination n’a eu lieu.

Syrie : le Conseil de Sécurité crée une mission de 300 observateurs militaires


New York, Apr 21 2012.- Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté samedi une résolution à l'unanimité dans laquelle les quinze membres ont décidé de créer pour une période initiale de 90 jours, une Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (UNSMIS).

L’UNSMIS sera placée sous le commandement d'un chef  des observateurs militaires et composée, dans un premier temps, de 300 observateurs militaires non armés et d'une composante civile appropriée permettant à la mission d'exercer son mandat.

Le Conseil « décide également de procéder au déploiement rapide de la Mission sous réserve de l'évolution de la situation sur le terrain, notamment la cessation durable de la violence », a indiqué le texte de la résolution.

« La Mission de supervision de l'ONU en Syrie a pour mandat de contrôler le respect par toutes les parties de la cessation de la violence armée sous toutes ses formes, et de surveiller et d'appuyer l'application de la proposition en 6 points de l'Envoyé », a précisé la résolution en faisant référence à l’Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes, Kofi Annan.

Le texte du document adopté par le Conseil stipule aussi que le gouvernement syrien devra assurer la circulation totale et sans entrave des membres de la Mission en Syrie. Le Conseil demande à l'ONU et la Syrie de s'entendre rapidement sur les moyens de transports aériens qui doivent être fournis à la Mission.

Vendredi, le porte-parole de l’Envoyé spécial conjoint, Ahmad Fawzi, a indiqué lors d’un point de presse à Genève que sept observateurs militaires de l’ONU se trouvaient désormais en Syrie et qu’ils devraient être neuf d’ici à lundi. Ils font partie de l’équipe avancée d’observateurs chargée de commencer à surveiller la cessation des hostilités.
Apr 21 2012  1:50PM

Guinée-Bissau : L'ONU s'inquiète de l'aggravation de la crise politique

New York, Apr 16 2012.- Le Secrétaire général de l';ONU, Ban Ki-moon, s';est dit lundi extrêmement préoccupé du fait que, malgré les appels de la communauté internationale à un retour immédiat à l';ordre constitutionnel en Guinée-Bissau, les responsables du coup d';état du 12 avril 2012 ne font qu';aggraver la crise politique dans le pays en annonçant leur intention de mettre en place un gouvernement national de transition.

« Cette situation est d';autant plus inquiétante qu';elle intervient au moment où le peuple de la Guinée-Bissau devrait se préparer à élire un nouveau Président au cours d';élections démocratiques et multipartites. Le Secrétaire général demeure préoccupé par le maintien en détention du Président par intérim, du Premier ministre et d';autres responsables de la Guinée-Bissau, et renouvelle son appel pour leur libération immédiate », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

Ban Ki-moon s';est entretenu avec Alassane Ouattara, le Président de Côte d';Ivoire, en sa qualité de Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l';Afrique de l';Ouest (CEDEAO), Jean Ping, Président de la Commission de l';Union africaine, et Paulo Portas, Ministre des affaires étrangères du Portugal, pour renforcer la coopération avec les dirigeants régionaux et les autres acteurs concernés pour trouver une solution rapide et durable à la crise politique en Guinée-Bissau.

Le Secrétaire général a salué les initiatives de la CEDEAO, de l';Union africaine et des autres partenaires de la Guinée-Bissau pour faciliter le retour à l';ordre constitutionnel dans le pays, et a réitéré le soutien continu des Nations Unies à ces efforts, y compris à travers le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (BINUGBIS).

Vendredi, le Secrétaire général de l';ONU et Conseil de sécurité avaient vivement condamné le coup d';Etat en Guinée-Bissau et avaient appelé les mutins à relâcher le Président par intérim Raimundo Pereira et le Premier ministre Carlos Gomes Junior.

SYRIE : LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DÉCIDE L`ENVOI D`UNE ÉQUIPE AVANCÉE D`OBSERVATEURS

New York, Apr 14 2012 - Le Conseil de sécurité de l`ONU a adopté samedi 14 avril à l`unanimité de ses quinze membres une résolution autorisant le déploiement d`une équipe avancée d`observateurs militaires en Syrie pour surveiller le cessez-le-feu en vigueur depuis le jeudi 12 avril.

Dans cette résolution adoptée lors d`une séance au siège de l`ONU à New York, le Conseil de sécurité a "décidé d`autoriser une équipe avancée comptant au plus 30 observateurs militaires non armés pour faire la liaison entre les parties et pour commencer à surveiller la mise en oeuvre d`une cessation complète de la violence armée sous toutes ses formes par toutes les parties".

Les 15 membres du Conseil de sécurité appellent "le gouvernement syrien et toutes les autres parties à garantir que l`équipe avancée soit en mesure de travailler". Ils appellent les parties "à garantir la sécurité de l`équipe avancée" ainsi que sa liberté de mouvement.

Cette équipe avancée d`observateurs sera déployée en attendant le déploiement d`une Mission de supervision des Nations Unies en Syrie. Dans sa résolution, le Conseil de sécurité a en effet exprimé son intention "d`établir immédiatement, après des consultations entre le Secrétaire général (de l`ONU) et le gouvernement syrien, une Mission de supervision des Nations Unies en Syrie pour surveiller une cessation de la violence armée sous toutes ses formes par toutes les parties et les aspects pertinents du plan en six points de l`Envoyé, sur la base d`une proposition formelle du Secrétaire général, que le Conseil de sécurité réclame d`ici le 18 avril 2012."

Le porte-parole de l`Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, Kofi Annan, avait indiqué vendredi que la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie pourrait compter environ 250 personnes.
Dans sa résolution adoptée samedi, le Conseil de sécurité demande de nouveau aux autorités syriennes "d`autoriser un accès immédiat, complet et sans entrave du personnel humanitaire à toutes les populations ayant besoin d`assistance."

La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, avait rappelé vendredi qu` « au moins un million de personnes continuaient d`avoir besoin immédiatement d`une aide humanitaire en Syrie. »

« Même si la situation politique et militaire évolue, la priorité immédiate pour les organisations humanitaires est d`obtenir un accès sans entrave, notamment auprès des gens qui vivent dans les zones où il y a eu d`intenses combats », avait dit Mme Amos dans un communiqué de presse.

Apr 14 2012 12:50PM 

UN News Center, 14/04/2012

Le programme élargi du HCR pour la réunion des familles bénéficie à davantage de Sahraouis

Le HCR organise des rotations aériennes pour la réunion des familles depuis des années. Ici, les membres d'une même famille se retrouvent après des années de séparation. Un avion de plus grande capacité permettra à davantage de personnes de bénéficier de ce programme.
GENÈVE, 11 avril (HCR) – Le HCR a débuté mercredi les rotations aériennes avec un premier vol dans le cadre de son programme élargi pour les visites des familles sahraouies séparées de longue date dans les camps de Tindouf en Algérie et dans le Territoire du Sahara occidental.

Un Boeing 737 a transporté 150 personnes depuis le Territoire du Sahara occidental vers les camps en Algérie et il est revenu en transportant 137 réfugiés sahraouis depuis les camps de Tindouf pour qu'ils puissent retrouver leurs proches dans le Territoire du Sahara occidental.

Les visites durent cinq jours. Précédemment, un avion Antonov de 30 sièges était utilisé. Avec ce nouvel avion, jusqu'à 6000 personnes devraient bénéficier des visites cette année.

« Cet accroissement de la capacité est important, car il signifie que davantage de maris et de femmes, de parents et d'enfants qui ont été séparés durant des décennies pourront passer ensemble ces quelques jours précieux », a indiqué António Guterres, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. « Les visites contribuent significativement à alléger les souffrances dues à la séparation des familles sahraouies. »

Les visites familiales s'effectuent dans le cadre du programme de mesures de rétablissement de la confiance lancé en 2004 en coopération avec les Gouvernements du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie ainsi qu'avec le Front Polisario et le HCR. Un accord entre les différentes parties pour accroître les visites familiales a été conclu lors d'une réunion à Genève en janvier cette année.

Un autre élément du programme de mesures de rétablissement de la confiance concerne les séminaires culturels. Le HCR rencontre régulièrement lors de réunions le Maroc, le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie qui contribuent tous à ce programme humanitaire.

Plus de 12 800 personnes ont déjà rendu visite à des membres de leur famille dans les camps de Tindouf en Algérie et dans le Territoire du Sahara occidental. Par ailleurs, 42 000 Sahraouis sont inscrits sur des listes d'attente.

Les réfugiés sahraouis ont commencé à arriver en Algérie en 1976 après le retrait de l'Espagne du Sahara occidental et le déclenchement des affrontements liés à son contrôle. La plupart des réfugiés sahraouis vivent dans les régions désertiques de Tindouf depuis plus de 35 ans. Toutefois, de nombreux Sahraouis sont restés au Sahara occidental et, aujourd'hui, des familles sont toujours séparées.

Par Sybella Wilkes

Source: UNHCR, 11/04/2012

Le Maroc pointé du doigt par Ban Ki-moon

Dans un rapport destiné au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon a estimé qu’une série de défis «démontre que la Minurso n’est ni dans la capacité d’exercer pleinement ses fonctions de surveillance de maintien de la paix et d’observation ni ne dispose de toute l’autorité pour contrecarrer l’effritement». Tout en faisant état de rapports sur les violations des droits de l’homme des Sahraouis par les autorités marocaines, il a proposé une série de mesures pour rétablir la «pleine autorité de la Minurso». Il a, dans ce sens, appelé le Conseil de sécurité à apporter son appui afin de soutenir cet instrument de maintien de la paix tel qu’il était prévu initialement pour la réalisation de «trois objectifs cruciaux». La Minurso, a-t-il ainsi précisé, doit être considérée comme «un instrument de stabilité dans le cas où l’impasse politique continue, un mécanisme de mise en œuvre d’un référendum d’autodétermination dans le cas où les pourparlers dirigés par mon Envoyé personnel sont couronnés de succès, et doit fournir au Secrétariat de l’ONU, au Conseil de sécurité et à la communauté internationale des informations indépendantes sur les conditions prévalant dans les territoires sahraouis».

La Minurso doit être capable de fonctionner comme un «arbitre neutre», et ce, conformément aux normes et standards attendus des opérations de maintien de la paix, a-t-il soutenu. Rappelant que le but principal de la création de la Minurso était d’organiser et superviser un référendum d’autodétermination, il a expliqué que le blocage du processus politique n’a pas permis à cet organe de mettre en œuvre ce référendum, se limitant de facto à la surveillance du cessez-le-feu. Ce qui a conduit, au fil du temps, à un «effritement de l’autorité de la Minurso, à un affaiblissement de ses fonctions et à sa déviation des normes de maintien de la paix», a-t-il déploré.

Appel à l’ouverture du territoire du Sahara Occidental

Dans ses observations, Ban Ki-moon a souligné la nécessité de lever le blocus sur le territoire du Sahara sous contrôle marocain, rappelant que son Envoyé personnel, Christopher Ross, a constamment souligné qu’il était vital pour les Nations unies d’avoir accès à des «informations fiables et indépendantes» sur la situation prévalant au Sahara. «Cela pourrait être réalisé grâce à des rapports plus exhaustifs de la Minurso et à des visites plus fréquentes au Sahara occidental par des diplomates, des journalistes et autres», a-t-il fait valoir. Dans la même logique, M. Ban a relevé «une large adhésion» sur la nécessité de disposer «d’informations indépendantes» mais aussi de l’impératif de la Minurso de bénéficier d’une «totale liberté de mouvement et de sensibilisation au Sahara occidental afin de pouvoir élaborer des rapports transparents sur les développements importants qui y prévalent, et ce, à l’instar des autres opérations de maintien de la paix à travers le monde».

Il a ainsi recommandé l’envoi de 15 observateurs militaires pour renforcer les capacités de surveillance de cette mission qui compte actuellement 228 militaires, tout en demandant la prorogation de son mandat de 12 mois, jusqu’au 30 avril 2013.

Ban Ki-moon a aussi critiqué le Maroc en précisant que la neutralité de l’ONU a été mise à mal par ce dernier, du fait qu’il exige que les véhicules de la Minurso portent des plaques d’immatriculation diplomatique marocaine. «Cette pratique ne respecte pas pleinement la neutralité des Nations Unies», a-t-il clairement souligné dans son rapport. Idem pour le siège de la MINURSO à Laâyoune qui, «entouré par 21 drapeaux marocains, compromet la neutralité vis-à-vis du Front Polisario, de la population locale et de la communauté internationale». Le projet de résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental sera élaboré, comme de tradition, par le «Groupe des amis du Sahara occidental» avant de le soumettre aux autres pays membres du Conseil de sécurité pour adoption avant le 30 avril en cours. Le Front Polisario a considéré le rapport de Ban Ki-moon comme une «évolution encourageante».

Point de presse quotidien du bureau du porte-parole du SG de l'ONU : 5 avril 2012

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Martin Nesirky, Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Syrie

L’Assemblée générale a tenu, ce matin, une réunion informelle sur la Syrie au cours de laquelle se sont exprimés le Président de soixante-sixième session de l’Assemblée générale, M. Nassir Abdulaziz Al-Nasser, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, et l’Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes, M. Kofi Annan. Le Secrétaire général a affirmé que l’arrêt des effusions de sang en Syrie était la priorité la plus importante.

Le Conseil de sécurité a également adopté une déclaration présidentielle dans laquelle il note que le Gouvernement syrien s’est engagé à appliquer la proposition en six points de l’Envoyé spécial.

Le Conseil demande au Gouvernement syrien d’honorer de toute urgence et de manière visible les engagements qu’il a pris de mettre fin aux mouvements de troupes en direction des agglomérations, de cesser d’utiliser des armes lourdes en ces lieux et de commencer à retirer les troupes concentrées dans les agglomérations et aux alentours.

Le Conseil demande à toutes les parties, y compris à l’opposition, de mettre fin à la violence armée sous toutes ses formes dans les 48 heures suivant la mise en œuvre par le Gouvernement syrien de l’intégralité de ces mesures.

Le Conseil souligne l’importance qu’il y a à mettre en place en Syrie un mécanisme de supervision efficace et crédible de l’ONU, chargé de surveiller la cessation de toutes les formes de violence armée et appelle les autorités syriennes à permettre un accès libre et sans entraves aux organisations humanitaires.

Le Secrétaire général a indiqué que les enjeux étaient de taille et que l’appui de l’Assemblée générale aux efforts déployés par M. Annan avait joué un rôle essentiel jusqu’à présent. Il a également observé que le Conseil de sécurité avait de nouveau manifesté son appui envers le travail de M. Annan.

Il a dit espérer très sincèrement que ce regain de sentiment d’unité au sein du Conseil de sécurité exercerait une pression sur toutes les parties concernées pour qu’elles mettent fin à la violence et aux souffrances.

Le Secrétaire général a engagé les membres de la communauté internationale à se rallier aux efforts de M. Annan, notamment lors des prochains jours qui s’avèreront décisifs. Il a néanmoins constaté que, malgré l’acceptation par le Gouvernement syrien de la proposition de l’Envoyé spécial conjoint pour résoudre la crise, la violence et les attaques de zones civiles n’avaient pas cessé et que la situation sur le terrain continuait de se détériorer.

Mali

Le Secrétaire général se joint au Conseil pour demander aux rebelles de mettre fin à la violence et de s’engager dans la recherche d’une solution pacifique par le biais du dialogue politique.

Le Secrétaire général a poursuivi ses échanges avec des dirigeants régionaux et d’autres acteurs concernés sur la situation au Mali et s’est entretenu avec les Présidents de la Mauritanie et du Niger, le Ministre des affaires étrangères de l’Algérie, ainsi qu’avec le Président Ouattara de la Côte d’Ivoire en sa qualité de Président en exercice de la CEDEAO, le Président Compaoré du Burkina Faso, Médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, et avec M. Jean Ping, Président de la Commission de l’Union africaine.

République centrafricaine

Dans un message diffusé à l’occasion de la réunion du Groupe des Amis de la République centrafricaine, le Secrétaire général a affirmé qu’il était de la plus haute importance pour la communauté internationale d’appuyer les efforts déployés par le Gouvernement en matière de désarmement durable, de démobilisation et de réintégration des anciens combattants.

Il a indiqué que ces efforts devraient permettre d’améliorer la sécurité dans le pays ainsi que dans la sous-région.

Le Secrétaire général a engagé le Groupe des Amis de la République centrafricaine à apporter l’appui nécessaire pour éviter que le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration ne soit un échec.

Il a estimé qu’un retour à la violence aurait de profondes conséquences, non seulement pour la République centrafricaine mais aussi pour la sous-région.

Conférence de presse aujourd’hui

À 14 heures, le Premier Ministre de la République centrafricaine, M. Faustin-Archange Touadéra, et la Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), Mme Margaret Vogt, donnent une conférence de presse sur la réunion du Groupe des Amis de la République centrafricaine.

Semaine à venir aux Nations Unies

Samedi 7 avril

Journée mondiale de la santé.

Journée internationale du souvenir, en hommage aux victimes du génocide rwandais.

Dimanche 8 avril

Aucun évènement majeur.

Lundi 9 avril

Aucun évènement majeur.

Mardi 10 avril

Réunion d’information et consultations du Conseil de sécurité sur la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq (MANUI) suivies d’autres consultations sur le Myanmar.

Genève, conférence de presse conjointe sur le thème « Les multiples crises qui poursuivent les communautés vulnérables du Sahel », en présence de M. Anthony Lake, Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF); Mme Margaret Chan, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS); et M. António Guterres, Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Mercredi 11 avril

Consultations du Conseil de sécurité sur la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA).

Réunion du Conseil de sécurité avec les pays contributeurs de troupes à la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).

À 18 heures, salle du Conseil économique et social (ECOSOC), nouveau bâtiment de la pelouse nord, cérémonie à l’occasion de la commémoration annuelle du génocide du Rwanda, en présence du Président de l’Assemblée générale et de la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, entre autres.

À 18 heures, Université de Columbia, manifestation sur le thème « De Sendai à Rio-Cultiver des sociétés résistantes aux catastrophes pour le développement durable », organisée par la Stratégie internationale des Nations Unies pour la réduction des catastrophes et la Mission permanente du Japon auprès des Nations Unies.

Genève, conférence de presse du Directeur du Département de la santé publique et de l’abus de drogues de l’OMS, sur le lancement de « Démence, une priorité de santé publique », un rapport de l’OMS et du « Alzheimer’s Disease International (ADI) ».

Jeudi 12 avril

Genève, conférence de presse sur le lancement de « Analyse et évaluation mondiales de l’assainissement et de l’eau potable », un rapport de l’OMS et d’ONU-Eau. Parmi les participants, il faut citer M. Michel Jarraud, Président d’ONU-Eau et Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM); Mme Maria Neira, Directrice du Département de la santé publique et de l’environnement de l’OMS; et M. Madoka Saji du Bureau de la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

À 18 h 30, salle du Conseil économique et social, nouveau bâtiment de la pelouse nord, projection du documentaire « Sweet Dreams » suivie d’une discussion.

Vendredi 13 avril

Aucun évènement majeur.
 

Sahara Occidental : Emboirik poursuivi par la justice brésilienne

La famille de l'ex-petite amie du diplomate sahraoui Emboirik Ahmed a porté plainte contre lui devant la justice brésilienne pour abu...