L';ONU APPELLE À UNE COOPÉRATION RENFORCÉE POUR LUTTER CONTRE LA DROGUE

New York, Mar 12 2012. -Une coopération régionale renforcée est indispensable pour faire face à la menace des drogues illicites, a déclaré lundi le Directeur exécutif de l';Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Youri Fedotov, à l';ouverture de la 55ème session de la Commission sur les stupéfiants (CND) à Vienne.

« Nous sommes confrontés à une menace transnationale représentant 320 milliards de dollars, soit environ 0,5% du PIB mondial, » a dit M. Fedotov lors de cette session qui doit durer jusqu';au 16 mars.

Des ministres et des responsables de la lutte anti-drogue de 53 États membres doivent examiner divers sujets, notamment la disponibilité de stupéfiants et de substances psychotropes à des fins médicales et scientifiques et la prévention du détournement de produits chimiques pour la fabrication de drogues illicites. La CND est le principal organe politique des Nations Unies qui s';occupe des drogues illicites.

Le Directeur exécutif de l';ONUDC a exhorté les États à intensifier leurs stratégies de prévention dans le cadre d';une réponse globale à la demande, à l';approvisionnement et au trafic de drogues.

« À l';heure actuelle, la balance entre nos efforts concernant l';offre et ceux concernant la demande penchent en faveur de l';offre. Nous devons rétablir l';équilibre. La prévention, le traitement, la réadaptation, la réinsertion et la santé doivent être reconnus comme des éléments clés de notre stratégie », a-t-il dit.

M. Fedotov a appelé les États à reconnaître que la dépendance aux drogues est une maladie. Selon lui, on a la preuve que le traitement est plus efficace que la répression pour relever ce défi de santé publique qui coûte la vie à environ 250.000 personnes chaque année.

Le Directeur exécutif a mis en exergue les initiatives régionales initiées par l';ONUDC dans le cadre de la responsabilité partagée par les nations consommatrices de drogues et les nations productrices pour lutter contre les menaces à la sécurité posées par le trafic de drogues illicites.

L';ONUDC a lancé un programme régional pour l';Afghanistan et les pays voisins afin d';aider à créer une large coalition internationale pour combattre le trafic d';opiacés, la culture du pavot et la production d';opium. L';ONUDC va bientôt lancer un nouveau programme régional pour l';Europe du sud-est, qui mettra l';accent sur la « Route des Balkans » de l';héroïne.

L';agence onusienne a également lancé un groupe de travail mixte à l';aéroport de Dakar, au Sénégal, qui relie 20 aéroports en Amérique latine, dans les Caraïbes, en Afrique et en Europe. Ceci constitue un progrès important dans l';échange d';informations sur le trafic transatlantique de cocaïne, selon M. Fedotov.

« Laissez-moi être clair : il ne peut y avoir aucune réduction du trafic de drogues, sans réduction de la demande de drogues. Il faut faire davantage pour faire face à cette question de la demande », a-t-il conclu.

Ban Ki-moon appelle les dirigeants arabes à choisir la voie des réformes

New York, Mar 12 2012.- A l'occasion d';un débat lundi au Conseil de sécurité sur les bouleversements qui ont marqué le monde arabe depuis un an, notamment en Tunisie, en Egypte, en Libye et au Yémen, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé une nouvelle fois les dirigeants au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à choisir la voie des réformes.

« Nous voyons des gens dans toute la région, au premier rang desquels des femmes et des jeunes, qui réclament la liberté et les droits de l';homme, la dignité et des opportunités, un gouvernement responsable, et la fin de la corruption et du monopole de la richesse et du pouvoir », a déclaré M. Ban dans un discours devant le Conseil de sécurité.

Le Secrétaire général a rappelé que ces mouvements démocratiques populaires et spontanés sont un atout pour le peuple arabe, mais qu';ils ont un coût élevé en termes de souffrances et de pertes en vies humaines.

« En Egypte, nous continuons d';encourager un transfert pacifique et rapide du pouvoir à un gouvernement civil. A Bahreïn, il est nécessaire d';avoir un dialogue inclusif et un processus significatif de réformes », a rappelé M. Ban.

Concernant la Syrie, le gouvernement n';a pas rempli sa responsabilité de protéger sa propre population, mais a soumis ses citoyens dans plusieurs villes à un assaut militaire et un usage de la force disproportionnée, selon le Secrétaire général de l';ONU.

« La Commission d';enquête internationale sur la Syrie a conclu que les forces du gouvernement syrien ont commis des violations systématiques des droits de l';homme, assimilables à des crimes contre l';humanité », a-t-il rappelé. « Avec le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Nabil El-Araby, j';ai demandé à l';ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, de servir d';Envoyé spécial conjoint et de faire usage de ses bons offices afin de faciliter une solution politique et pacifique. Il sera assisté de l';Envoyé spécial conjoint adjoint Nasser Al-Kidwa ».

M. Annan s';est rendu en Syrie pendant ce weekend. A Damas, il a rencontré à deux reprises le Président syrien Bachar Al-Assad, une partie de l';opposition ainsi que des membres de la société civile syrienne. Il a exhorté le Président Assad à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à la violence et aux abus.

Ban Ki-moon a ensuite énuméré cinq points qu';il considère comme prioritaires pour une évolution positive au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Premièrement, les dirigeants politiques doivent choisir le chemin de réformes significatives, ou laisser la place à ceux qui sont prêts à le faire. La gouvernance doit être transparente, responsable et mettre fin à la corruption et au népotisme.

Deuxièmement, il faut promouvoir le pluralisme et protéger les droits des minorités. Troisièmement, il faut que les femmes, qui étaient au premier rang des manifestations pour le changement, puissent prendre une place centrale sans craindre la violence, l';intimidation et les abus. « Le manque d';autonomisation des femmes a empêché le monde arabe de se développer depuis trop longtemps », a rappelé M. Ban.

Quatrièmement, il faut que les jeunes aient des opportunités. Afin d';absorber les jeunes qui atteignent l';âge actif sur le marché du travail, il faudrait créer 50 millions d';emplois au cours de la prochaine décennie.

Cinquièmement, il faut une paix régionale. « Un réveil régional basé sur l';idéal de la liberté, la dignité et la non-violence ne peut être achevé sans résolution du conflit israélo-palestinien », a dit le Secrétaire général.

« Nous devons créer les conditions pour des négociations significatives qui pourront résoudre les problèmes de fonds, tels que le territoire, la sécurité, les droits des réfugiés et le statut de Jérusalem, et mettre fin à l';occupation qui a commencé en 1967 », a-t-il souligné.

Centre d'Actualités de l'ONU, 12/3/2012

L'Envoyé Spécial Kofi Annan exhorte le président syrien à adopter des réformes

New York, Mar 12 2012 10:50AM

L';Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la crise syrienne, Kofi Annan, a exhorté dimanche le Président syrien, Bachar Al-Assad, à adopter des réformes servant de fondement à l';instauration d';une société démocratique dans son pays.

« Il n';est pas possible de résister longtemps au souffle du vent du changement », a dit M. Annan dans une déclaration publiée à l';issue de deux jours de discussions avec M. Assad à Damas, la capitale syrienne. « J';ai exhorté le Président à suivre le vieux proverbe africain : ';tu ne peux pas faire tourner le vent, donc tourne ta voile';. La réponse réaliste est d';adopter le changement et des réformes. »

L';Envoyé spécial a estimé que les réformes aideraient à construire « une société pacifique, stable, pluraliste et prospère, fondée sur l';état de droit et le respect des droits de l';homme ». Il a indiqué que les entretiens avaient porté sur l';arrêt immédiat de la violence actuelle, l';octroi d';un accès aux agences humanitaires et le début d';un dialogue politique.

« J';ai présenté une série de propositions concrètes qui pourraient avoir un impact réel sur la situation sur le terrain et aider à lancer un processus permettant de mettre fin à cette crise », a dit M. Annan. « J';ai dit au Président que ma principale préoccupation était le bien-être des Syriens --; et que nous devrions placer les intérêts du peuple au centre de tous nos efforts. »
Lors de sa visite de deux jours, M. Annan a également rencontré des représentants de l';opposition, de la société civile, des leaders religieux et du monde des affaires, avant de partir pour Doha, au Qatar, dimanche après-midi.
Plus tôt cette semaine, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a également effectué une visite à Damas, au cours de laquelle elle a rencontré le Ministre syrien des affaires étrangères, Walid al-Moallem, et d';autres responsables gouvernementaux. Ceux-ci ont accepté une mission conjointe d';évaluation préliminaire dans les zones où les gens ont besoin d';assistance de toute urgence.

Sahara occidental : des pourparlers près de New York du 11 au 13 mars

La session de pourparlers informels sur le Sahara occidental entre le Maroc et le Front Polisario a commencé aujourd'hui jusqu'au 13 mars 2012 à Greentree, près de New York, à l'invitation de l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross.

Les pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie, sont également invités à participer à ces pourparlers, a précisé vendredi le porte-parole adjoint du Secrétaire général adjoint de l'ONU, Martin Nesirsky, lors d'un point de presse au siège de l'ONU à New York.

A la question de quelles sont les sujets à discuter par les parties, Nesirsky a répondu : 

Comme je pense que vous êtes au courant,l'ambassadeur Ross devrait faire une déclaration à la presse à la fin de ce cycle de négociations. Je pense que c'est provisoirement fixé pour mardi après-midi vers 16 heures . Il s'agit de lapremière série de pourparlers informels depuis Juillet de l'an dernier. Et nous saluons évidemment le fait que les partiesse se rencontrent pour ce nouveau cycle, et les Nations Unies restent engagées à trouver une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. Tel que mandaté par le Conseil de sécurité.Le principal objectif des pourparlers - pour se rendre à l'essentiel de votre question - reste à discuter des propositions des parties sur un règlement. Et afin d'aider les parties à aller de l'avant dans le processus de négociation, l'Envoyé personnel encouragera également à une discussion plus approfondie des nouvelles idées mises en avant au paragraphe 120 du dernier rapport du Secrétaire général sur le Sahara occidental. Et en plus, les parties continueront leur discussion sur les approches novatrices et des sujets de discussion tels que les ressources naturelles et le déminage, sans préjuger du statut final du territoire. Les progrès accomplis sur les mesures de confiance seront également abordées.

Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...