SYRIE: L’OTAN prépare une intervention limitée

Les ministres arabes des Affaires étrangères pour arabe se retrouveront aujourd’hui au Caire, sous la présidence du Qatar, pour se prononcer sur les suites à donner à leur initiative de sortie de crise en Syrie. Notamment, leur proposition d'envoyer 500 observateurs pour superviser la protection des civils. Damas qui a accusé la Ligue arabe de créer un « prétexte » à une intervention militaire occidentale, reconsidéra t-elle sa position sous peine de sanctions économiques ?

Une chose est sûre. Les chefs de la diplomatie arabes tireront leurs conclusions aujourd’hui des « réponses » que leur apporteront les autorités syriennes. M. Mourad Medelci qui sera dans la capitale égyptienne en tant que chef de la diplomatie algérienne et membre du comité de suivi de l’initiative arabe, reconnaît que la situation qui prévaut en Syrie, est « préoccupante ». Il presse les autorités syriennes de répondre « positivement » à l'initiative arabe qui « est bonne dans la mesure où sa mise en oeuvre diligente aura le mérite de sauver des vies humaines et de confirmer la validité du plan de sortie de crise » si elles veulent, primo, « préserver les chances d'une solution arabo-arabe » deusio, « prévenir une internationalisation de la crise » ou une guerre civile « vraiment possible ». Selon Mohamed Zaïdi, un conseiller de Nabil Al-Arabi, le secrétaire général de la Ligue, un rapport sur « le suivi de la mise en oeuvre des décisions prises dernièrement à Rabat » notamment celle portant sur l’envoi d'observateurs arabes en Syrie, sera présenté à cette réunion qui pourrait être « crucial » pour le président Bachar El-Assad dont certains arabes réclament le départ. La Ligue qui a rejeté dimanche les 18 amendements demandés par Damas sur l'envoi des 500 observateurs, reste déterminée à « résoudre » cette crise dans un cadre arabe. Comment ? Elle ne le précise pas. Les Occidentaux qui ont brandi la menace d’une intervention armée ne semblent plus savoir sur quel pied danser. Certains avancent mordicus qu’ils n’envisagent pas une action armée. « Les pays arabes ne nous l'ont pas demandé » affirme Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères qui ne cache plus sa volonté de réintroduire devant le Conseil de sécurité une résolution visant le président el Assad. D’où peut être cette résolution condamnant la répression des manifestations adoptée mardi par la commission des Droits de l’homme de l’Assemblée générale des Nations unies par 122 votes pour, 13 contre et 41 abstentions et cette information rapportée hier matin par le Canard enchaîné. Le canard français qui cite une source du Quai d’Orsay, évoque « l’utilisation de la Turquie comme base arrière d’une intervention limitée, prudente et humanitaire de l’OTAN, sans action offensive » et l’envoi déjà au Nord du Liban et de la Turquie d’officiers français de la DGSE et britanniques du MI 6 pour « constituer les premiers contingents de l’Armée syrienne libre ».

En attendant les « décisions » de la Ligue, la Syrie qui serait disposée à limiter les prérogatives du Baâth, le parti au pouvoir, compte sur l'Irak et le Liban pour éviter l’asphyxie économique annoncée (voyages, transferts bancaires, blocage des avoirs dans les pays arabes, arrêt des projets arabes ou arabo-syriens etc…). Selon le bureau syrien des statistiques, 52,5% des exportations syriennes et 16,4% des importations sont vers ou en provenance des pays arabes. Damas compte aussi sur la Russie et la Chine pour bloquer toute résolution contraignante au Conseil de sécurité. Selon certaines sources, Damas pourrait réactiver l'organisation palestinienne Al-Saika, en sommeil depuis plusieurs années au Liban;
 
boukrine, 24/11/2011

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