Obama et Sarkozy sortent nus du bal des menteurs

Plus besoin de se triturer les méninges en se demandant pourquoi une escouade du monde dit libre,levée par Obama-Sarkozy-Cameron-Berlusconi se fut jetée comme une horde de hyènes et chacals sur Muammar Khadafi. Oublions, ne serait-ce qu'un instant, le personnage,avec ses facéties, revirements, déclarations outrancières, propositions délirantes et autres extravagances, plus ou moins meurtrières.Mettons dans un tiroir de la commode de nos mémoires ses vraies ou prétendues frasques sur fond de "bunga-bunga",
parades d'amazones,camps de concentration pour négro-africains ( qui s'avèreront moins abominables que les lynchages et décapitations desdits par ceux au secours desquels nos champions de la démocratie exportée à coups de Rafale et drones étaient censés se précipiter).

Ah! La légende du pauvre et innocent peuple libyen massacré par son dictateur et menacé d'extinction par des mercenaires venus des sables du désert! Même les moustiques qui, de temps à autre, s'engouffraient dans les cockpits des avions pour aller goûter le sang des marseillais et autres habitants d'Outre-Méditerranée n'y croyaient plus depuis la seconde vague des attaques disproportionnées de l'OTAN. Mais,passons.Trêve de conjectures. Halte aux tergiversations! Muammar Khadafi n'aura été attaqué par le quartet susnommé qu'à cause de son projet de cesser de faire payer ses livraisons de pétrole en dollars américains.

Point barre...ou lingot, si vous préférez! Il voulait des dinars, basés sur l'or.Son régime, déjà assis sur 150 tonnes d'or, s'évertuait simultanément à inciter d'autres états africains et du Moyen-Orient à émettre les mêmes exigences.De quoi, selon les analystes les plus dignes de foi, mettre à genoux le dollar et par extension le système monétaire international. Nicolas Sarkozy fut le premier à déclarer publiquement "La Libye est une menace pour la sécurité financière du monde". Là, pas un mot sur les futures accusations de "massacre d'innocents insurgés" dans le sillage d'un printemps arabe qui commençait à donner des signe de putréfaction en Egypte.

Dans l'interview de "Russian Times" que je vous envoie, Anthony Wile, éditeur du "Daily Bell", magazine économique pro-libre échange, n'hésita guère lui non plus à affirmer "Oh oui, cela aurait aussitôt provoqué sa dégradation comme "modèle et allié important" et la recherche de prétextes et autres bonnes raisons pour le chasser du pouvoir." Selon Anthony Wile, le projet "dinar-or" aurait renforcé tout le continent africain aux yeux des économistes à la recherche d'espèces sonnantes et trébuchantes. Sans parler des investisseurs.Mais, ajouta-t-il "Cela aurait eu un effet dévastateur sur l'économie américaine, donc sur le dollar, l'aggravation de l'endettement des autres pays occidentaux et, "last but not least", toute l'élite à la tête du système.

Déjà en 2009, d'autres analystes, comme Llana Mercer dans un article du "WorldNetDaily" (soit dit en passant tous précipitamment estampillés "anti-war", pacifistes etc...) s'étaient exprimés dans les mêmes termes. "L'offensive contre le plan dinar-or de Khadafi a commencé.", titraient, à tours de rôle, les "insiders".

On sait comment le Grand Cirque se termina,avec le "clou" du lynchage, précédé d'une parade de la honte à l'arrière d'une 4x4 et couronné par le retentissement d'une balle destinée au crâne de Khadafi. Puis, il y eut le défilé des badauds devant sa dépouille exposée dans la chambre froide d'un supermarché,etc...

Mais tout le monde fit semblant d'oublier l'annonce faite, dès le 19 mars 2011 par le Conseil de Transition des rebelles de la création d'une nouvelle compagnie pétrolière. Et,surtout, la désignation de la Banque Centrale de Benghazi comme autorité monétaire compétente, assortie de la nomination d'un Gouverneur de la Banque Centrale de Libye, avec siège temporaire à Benghazi. Du jamais vu, selon les meilleurs spécialistes en la matière

"Je n'ai jamais vu de Banque Centrale créée en quelques semaines sur la vague d'un soulèvement populaire", s'écria Robert Wenzel dans le "Economic Policy Journal".Avant d'ajouter:: "Cette insurrection libyenne m'a plutôt l'air d'un jeu de pétrole et d'argent, les vrais rebelles étant utilisés comme des marionnettes, pendant que, en haut lieu,on organisait le transfert du contrôle de l'argent et des livraisons de pétrole." Les grandes oreilles de Sarkozy et Obama se mirent alors à flotter comme autant de voiles au vent.

Ichrono, 17/11/2011

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