Message de Ban Ki-moon à l’occasion de la Journée internationale de la paix



21 septembre 2011

Chaque année, lors de la Journée internationale de la paix, des gens du monde entier embrassent la non-violence et l’harmonie entre les peuples et les nations.

La paix est notre mission, notre quête quotidienne. Cette année, la Journée internationale de la paix est centrée sur la démocratie, question ô combien actuelle.

La démocratie est une des valeurs fondamentales de l’Organisation des Nations Unies. Elle est déterminante pour les droits de l’homme. Elle offre des moyens de régler les différends. Elle apporte l’espoir à ceux qui sont marginalisés, et place le pouvoir entre les mains du peuple.

Mais la démocratie n’arrive pas toute seule; il faut la nourrir et la défendre. Chacun doit se faire entendre. En faveur de la justice sociale et de la liberté de la presse. De la protection de l’environnement et de l’autonomisation de la femme. De la légalité et du droit qu’a chacun d’être associé aux décisions qui concernent son avenir.

Cette année, les jeunes ont été aux premières lignes du combat pour la liberté. Je salue les militants et les gens ordinaires qui, par leur courage et leur détermination, ont participé à l’édification d’un avenir meilleur.

L’ONU continuera d’œuvrer avec d’autres pour répondre à cette aspiration partagée qu’est la recherche de la dignité, de la sécurité et de perspectives nouvelles.

À tous ceux qui veulent la paix, nous disons : cette journée est la vôtre, et nous
sommes avec vous.

RASD : Retrouvailles sahraouies à Madère

Les Sahraouis se sont retrouvés dans une démarche originale à Madère, au Portugal. Une fois n'est pas coutume, l'objet de ces retrouvailles qui sont supervisées par le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) , est au delà de leur lutte jamais démentie pour l'indépendance, leur farouche préservation de la culture Hassanya, que le Maroc n'a jamais réussie à éradiquer. 
 
Pour cette rencontre, dont la portée symbolique est indéniable puisqu’elle permet aux Sahraouis vivant dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc de se retrouver. Le HCR a inclu cette démarche dans le cadre de mesures de rétablissement de la confiance entre les deux parties, décidées lors des rounds de négociations directes Polisario-Maroc. 
 
Le choix est d'autant plus pertinent que ce programme s'inscrit en droite ligne des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Ce sont 34 Sahraouis, venant à la fois des camps de refugiés sahraouis et des territoires sahrouis occupés par le Maroc qui se sont réunis quatre jours durant, depuis le 14 septembre dans l'archipel portugais. L'objectif de cette rencontre à fort cachet culturel et humanitaire, est de sensibiliser et de renforcer les mesures de confiance. Outre cette rencontre, le programme de rétablissement de la confiance comporte d'autres mesures. La plus emblématique est l'opération d'échange de visites entre les membres des mêmes familles séparées. Une consolation provisoire pour les Sahraouis, frustrés de voir les pourparlers sur l'avenir du Sahara tourner en rond. 
 
Pour l'Envoyé special du Secrétaire général de l'ONU, pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, l'élargissement des mesures de confiance au volet culturel constituent une priorité, qu'il aurait à maintes fois réitérées aux parties au sein des négociations informelles qui se poursuivent épisodiquement mais régulièrement à Manhasset. La démarche est d'autant plus importante que l'experte indépendante des Nations unies dans le domaine des droits culturels, Farida Shaheed, a exhorté le gouvernement marocain à respecter les droits culturels du peuple du Sahara Occidental, dénonçant les mesures coercitives menées contre la promotion de l'héritage culturel des Sahraouis, a indiqué l'ONU. La représentante de l'ONU a fait ce constat à l'issue d'une visite effectuée au Maroc et au Sahara Occidental afin d'évaluer les efforts fournis par les autorités marocaines pour promouvoir et protéger les droits culturels et pour identifier les meilleures pratiques ainsi que les obstacles dans leur réalisation. 
 
«J'ai également visité le Sahara Occidental où j'ai fait la connaissance d'une multitude de festivals qui promeuvent l'héritage culturel de la région», a souligné Farida Shaheed. Cependant, a-t-elle regretté, «certains musiciens sahraouis ont été empêchés de participer à ces festivals en raison du contenu spécifique de leurs spectacles ou performances.Certains ont également été empêchés de citer des noms sahraouis». En conséquence, a recommandé la représentante de l'ONU, «les mesures qui empêchent ou limitent les droits culturels de la population du Sahara Occidental devraient être révoquées immédiatement» par le gouvernement marocain. En outre, elle a insisté pour souligner que «pour assurer le respect des droits culturels pour tous, il faut garantir la protection des droits de l'Homme par des cadres juridiques».
M. B.
Le Courrier d'Algérie, 20 septembre 2011

L'UE paye le Maroc pour pouvoir pêcher au Sahara Occidental occupé

En juillet et août 2011, il y a eu une très forte activité de pêche dans les eaux du Sahara Occidental, en particulier dans les environs de Dajla (Al Dakhla).
Rien que pendant la période du 15 au 20 août, au moins 28 navires pêchaient dans un rayon de 50 milles nautiques autour de Dajla. Les plus nombreux étaient de nationalité russe (8 navires), puis marocaine (7), et Belize (4). Trois bateaux immatriculés dans des états membres de l'UE.
Les navires russes et européens étaient des chalutiers pélagiques de très grande taille : de 88 à 120 m (longueur moyenne de 109 m). Ces chalutiers-pélagiques peuvent capturer plusieurs milliers de tonnes de poissons en 24 heures !
L’Union Européen, porte-drapeau de la pêche illégale dans le monde (1), étaient représentée par 3 chalutiers :
- Helen Mary (116 m de longueur) : Le grand chalutier pélagique allemand Helen-Mary (IMO = 9126364)
- Dirk-Dieterik (110 m de longueur) : Le grand chalutier pélagique hollandais Dirk-Dieterik (IMO = 8918318)
- Stende (104 m de longueur) : Le grand chalutier pélagique Stende de Lettonie (IMO = 8730429)
L'actuel accord de partenariat dans le secteur de la pêche conclu entre l'Union européenne et le Maroc est entré en vigueur le 28 février 2007. Le dernier protocole annexé à l'accord a expiré le 27 février 2011. Ce partenariat a apporté au Maroc une contribution financière de 36,1 millions d’euros par an, dont 13,5 millions destinés à soutenir la politique de la pêche du Maroc « afin de promouvoir l'exploitation durable de ses ressources halieutiques. ». Grâce à cet accord et au protocole, le Maroc a délivré des autorisations de pêche à des navires provenant de onze États membres de l’UE. Le 25 février 2011, les parties ont convenu de proroger le protocole pour une année supplémentaire (28.2.2011-27.2.2012), mais cette décision doit encore être ratifiée.
Mais il y a un problème, soulevé par plusieurs députés européens, à savoir que l'Accord de Pêche UE-Maroc est à la fois politiquement controversé et en violation du droit international. Une campagne internationale Fish Elsewhere! ("Allez Pêcher Ailleurs!") demande à l'UE de modifier ses opérations totalement immorales, et d'aller pêcher ailleurs. Aucune pêche ne devrait avoir lieu au Sahara Occidental avant la résolution du conflit.

Malheureusement, le 29 juin 2011, le Conseil Européen des ministres a officiellement accepté de donner le feu vert à la très controversée et largement critiquée prolongation d'un an de l’accord de pêche de l'UE avec le Maroc. En votant cela, l'Union Européenne s’est divisée, avec seulement une majorité qualifiée pour croire que le Maroc ait fourni une preuve suffisante que le peuple sahraoui du Sahara Occidental bénéficie de l’accord de pêche. Sept États membres - la Suède, le Danemark, l'Autriche, la Finlande, Chypre, le Royaume-Uni et les Pays-Bas – n’ont pas accepté la proposition, parce qu’ils ne voyaient pas comment l'accord avec le Maroc bénéficiait au peuple du Sahara Occidental. Malheureusement, ces 7 Etats membres ne formaient pas une majorité qualifiée.
La position des opposants à un accord de pêche UE-Maroc est basée sur un avis juridique de l'ONU de 2002, qui liste non seulement les intérêts du peuple du Sahara Occidental, mais aussi leur consultation et consentement préalables comme exigence légale aux activités économiques dans le territoire. Comme il n’y a aucune preuve que le peuple sahraoui ait été consulté et qu’il bénéficierait de l'accord de pêche, ceci a abouti à l’appel par les services juridiques du Parlement Européen à un arrêt immédiat de l’accord en 2009.
Rappel : Aucun état au monde ne reconnaît l’annexion du Sahara Occidental par le Maroc. Et pourtant l’UE paye des milliers d’Euros par an au gouvernement marocain pour permettre aux navires européens de pêcher dans les eaux du Sahara Occidental. Le Maroc persiste à refuser de coopérer dans le processus de décolonisation du Sahara Occidental, et défie ainsi plusieurs résolutions de l’ONU qui exigent le respect du droit des Sahraouis à l’autodétermination. Selon l’ONU, les ressources naturelles du Sahara Occidental ne peuvent pas être exploitées sans tenir compte des vœux et intérêts du peuple du territoire Simultanément, les autorités marocaines commettent des violations des droits de l’homme contre les Sahraouis qui expriment leurs opinions politiques.
Aucun Etat de l’UE, pas plus que l’ONU, ne reconnaît de souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental.
Les quelques 20.500 signataires de la campagne "Allez Pêcher Ailleurs!" demandent instamment à la Commission Européenne de mettre immédiatement un terme à l’octroi de permis aux navires de pêche européens pour les eaux du Sahara Occidental, et exigent qu’aucune opération de pêche européenne ne soit plus menée au Sahara Occidental jusqu’à ce qu’une solution pacifique soit trouvée au conflit. Pour plus d’informations, cliquer Cape-Cffa
(1) Pêche: l'Union européenne et les États-Unis s'entendent pour renforcer leur coopération dans la lutte contre la pêche illicite
Bruxelles/Washington, le 7 septembre 2011 – Un accord historique de coopération bilatérale ayant pour objectif la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (dite «pêche INN») sera signé aujourd'hui à Washington par Mme Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, et Mme Jane Lubchenco, administratrice à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Bien que l'Union européenne et les États-Unis collaborent depuis longtemps en matière de gestion des pêches, c'est la première fois qu'un accord de ce type est signé.
L'UE et les USA, qui se placent respectivement au premier et au troisième rang des pays importateurs de produits de la mer (devant et derrière le Japon) ont convenu que les produits de la mer qu'ils importent ne proviendraient pas de la pêche illicite. Au total, la pêche INN entraîne pour les pêcheurs et les collectivités côtières exerçant leurs activités en toute légalité un manque à gagner sur les produits de la mer et leurs dérivés qui peut atteindre jusqu'à 23 milliards $ par an.
«La pêche INN est une activité criminelle», a souligné la commissaire Damanaki, «il est donc de notre devoir de tout mettre en œuvre pour mettre fin à ces pratiques. C'est exactement ce à quoi tend l'accord signé aujourd'hui. Parce que nous unissons nos forces, ceux qui profitent de cet argent sale auront de plus en plus de mal à passer entre les mailles du filet.»…. Suite sur Europa

 Source : Aquaculture, 19/09/2011

DECANTATION

par K. Selim

Pour les Américains et les Européens, le printemps arabe ne doit et ne peut concerner les Palestiniens. Ce peuple, qui subit une injustice permanente et constante, est condamné à un hiver permanent… tant qu'Israël l'exigera. Comme le disait Mahmoud Darwich, les grandes métropoles s'affligent quand un camp de réfugiés esquisse un sourire. Beaucoup de Palestiniens n'ont guère le sourire en suivant les péripéties de la demande de reconnaissance en tant qu'Etat par l'ONU formulée par l'Autorité palestinienne.

 Certains ne discernent pas de stratégie ou de but clair derrière cette initiative d'une Autorité délégitimée et discréditée par un sempiternel dialogue de dupes qui a servi de couverture à l'extension des colonies et d'alibi pour essayer de criminaliser la résistance. L'Autorité palestinienne, avancent ses détracteurs, est à bout de souffle : plutôt que de prendre acte d'un échec monumental et d'en finir avec la stratégie des illusions, elle tente de se donner un objectif spectaculaire mais à la finalité peu évidente. D'autres craignent que cette volonté de faire reconnaître l'Etat palestinien par l'Onu ne se traduise dans les faits par un renoncement à des exigences fondamentales, dont le droit du retour des réfugiés.

 Mais l'initiative est soutenue aussi au-delà des partisans de Mahmoud Abbas et beaucoup estiment que le rejet du Hamas est un réflexe pavlovien de parti en compétition avec le Fatah. Ces milieux, politiquement disparates, soulignent que les réserves, fondées, exprimées çà et là ne doivent pas dispenser les Palestiniens d'utiliser tous les moyens possibles pour faire avancer leur cause. Ceux-là retiennent surtout, une fois n'est pas coutume, que Mahmoud Abbas n'a pas cédé aux pressions et aux menaces des Américains et des Européens qui cherchaient à le dissuader de saisir l'instance internationale. Ces pressions se poursuivent d'ailleurs et l'administration Obama a promis de faire usage de son veto. Les Américains n'ont pas ménagé leurs efforts et ils ont envoyé, pour travailler au corps Mahmoud Abbas, un militant sioniste assumé, bien connu sous nos cieux, en la personne de l'ambassadeur Dennis Ross.

 De toute évidence, les responsables de Ramallah n'ont rien à attendre d'un Barack Obama qui s'avère un politique décevant, sans vision et sans courage, qui a complètement abdiqué devant le lobby israélien. Abbas ne pouvait plus reculer après une telle annonce, expression d'un réel sentiment de frustration et de lassitude tant il a été tourné en bourrique par l'administration américaine.

A défaut de démissionner, voire de dissoudre l'Autorité palestinienne face au lamentable échec de ses « négociateurs », Mahmoud Abbas s'est donné l'ultime mission de bousculer l'agenda onusien. Pas de clerc pour beaucoup, chant du cygne pour d'autres, la réaction du chef de l'Autorité peut se défendre. On peut même le créditer d'un - ultime ? - sursaut de dignité qui lui permet de résister au diktat des parrains d'un simulacre de processus de paix qui s'est révélé être un tragique miroir aux alouettes.

Que Mahmoud Abbas contraigne l'administration Obama à recourir au veto et les Européens à faire étalage de mauvaise foi est, en définitive, plutôt utile. Surtout en ces temps très particuliers où les Occidentaux, toute honte bue, font mine d'applaudir le mouvement des peuples arabes vers la liberté, la démocratie et les droits de l'homme. Dans ce contexte trouble, cette initiative est propice à une salutaire décantation quant à la substance des proclamations démocratiques de l'Occident.

 Dans ce printemps arabe propice à de gigantesques opérations de marketing, cette initiative pourra au moins permettre à tous ceux qui aspirent à la liberté et à la justice de prendre sur le fait, en flagrant délit de duplicité, les discoureurs occidentaux qui œuvrent, derrière plusieurs écrans de fumée, à perpétuer l'oppression du peuple palestinien. 

Une ambulance pour les réfugiés sahraouis

Dans leur ambulance, Charles, Sophie et Julien ont chargé des civières et des médicaments.
Trois jeunes Sarthois se mobilisent pour apporter une aide médicale aux réfugiés du camp d’Haouza, la ville jumelée avec Le Mans.
Vendredi soir, sous une pluie battante, Julien Despelchain, Charles Rivenez et Sophie Derenne se sont lancés, au volant de leur ambulance, dans une aventure qui les mènera au camp de réfugiés d’Haouza, en Algérie. Les trois Sarthois, âgés de 22 à 26 ans, ont pour projet d’acheminer du matériel médical jusque dans ce campement.
Jumelé avec Le Mans depuis 1983, le village d’Haouza abrite plusieurs milliers d’exilés, qui ont fuit le Sahara Occidental au milieu des années 1970.
Un conflit vieux de trente ans
Le Sahara Occidental est une ancienne colonie espagnole, tombée dans le giron du Maroc en 1976. Territoire non autonome selon l’Onu, il est ensablé dans un conflit interminable opposant le Maroc au Front Polisario. Ce mouvement, qui réclame l’indépendance du Sahara, est soutenu par l’Algérie, d’où une situation locale complexe : la lutte de certains Sarahouis pour leur indépendance se trouve en effet mêlée à la rivalité entre le Maroc et l’Algérie.
Depuis le cessez-le-feu, déclaré en 1991, le Front Polisario réclame un référendum sur l’autodétermination, tandis que le Maroc contrôle 80% du territoire et que des dizaines de milliers de Sarahouis vivent toujours dans les trois principaux camps de réfugiés, situés au sud de l’Algérie.
Un projet né d’une rencontre
Chaque été, la ville du Mans accueille des enfants sarahouis, qui viennent passer quelques jours en France. « Je suis animateur, c’est comme ça que j’ai fait la connaissance des enfants et que j’ai découvert la situation des Sarahouis », explique Julien. Il en va de même pour ses compagnons de route, qui, comme lui, sont adhérents de l’association des Amis de la République arabe sarahouie démocratique (AARASD), qui vient en aide aux réfugiés.
Depuis quelques années, ils ont tous les trois tissé des liens d’amitié très fort avec Marmoud, l’un des accompagnateurs des enfants, qui leur a fait part des besoins des camps en matériel médical. « Nous souhaitions aller voir comment ça se passait sur place, mais pas en tant que touristes. Nous avons donc décidé de monter un projet humanitaire », se souvient Julien.
Depuis deux ans, les Manceaux démarchent les entreprises afin de récolter des financements et du matériel médical. La Protection Civile leur a donné une ambulance, qui servira à acheminer le matériel jusqu’en Algérie, puis sera cédée au camp d’Haouza.
Bien que leur budget ne soit pas tout à fait bouclé, les trois jeunes sont sereins. « Cette fois, c’est parti: nous amenons l’ambulance à Marseille, d’où elle sera acheminée jusqu’à Oran. A partir du 12 avril, nous la descendrons jusqu’à Haouza », récapitule Sophie juste avant le départ. Leur provision d’oeufs de Pâques sous le bras, ils sont prêts pour l’aventure !
Source : Ouest France

"L’occident a récompensé les services d’El Guedafi par le renversement de son régime"

Des experts internationaux en renseignements et en lutte contre le terrorisme ont mis en garde contre les prémices d’une guerre contre l’occident, qui aura comme base arrière la Libye. Ces experts s’appuient sur des données faisant état de l’existence d’une plate-forme jihadiste en Libye, après la chute du régime d’El Guedafi.

Lors d’une rencontre sur les menaces découlant de la situation en Libye, tenue à Alger, les experts internationaux ont reconnu que le régime déchu d’El Guedafi a coopéré avec les services de renseignements occidentaux, mais pour le récompenser, les occidentaux se sont montés contre lui. 
 
Dans son intervention, l’ancienne ministre de la Solidarité, membre du centre international des recherches et des études sur le terrorisme, a déclaré devant les participants à ce colloque, dont les ambassadeurs des Etats-Unis, de Chine, de Russie et de la Turquie, que la Libye risquera de se transformer en « Irak, en Afghanistan ou en Somalie », s’interrogeant sur le refus du conseil de sécurité de l’ONU de protéger les peuples sahraoui (peuple du Sahara Occidental, ancienne colonie envahie par le Maroc, ndlr) et palestinien comme il l’a fait avec le peuple libyen, si le mobile de son intervention en Libye consiste à protéger les civils libyens. 
 
Pour sa part, l’expert français en renseignements, Yves Bonnet, a indiqué que l’occident a renoncé aux principes de la législation internationale. « El Guedafi a répondu favorablement à toutes les demandes de l’occident. Il a bien coopéré avec les services secrets occidentaux, il a renoncé à son programme nucléaire, il a combattu les jihadistes et l’immigration clandestine », soutient M. Bonnet. 
 
Les participants à cette rencontre ont mis en garde contre « les menaces des jihadistes libyens, qui profitent des armes abondantes, en visant des intérêts occidentaux en Libye et dans la région du Sahel », ajoutant que les conséquences de la guerre en Libye seront désastreuses sur le pays et ses voisins.
El Khabar, 17/09/2011

Des parlementaires européens dénoncent l'accord de pêche UE-Maroc

Au moins un dixième de l'ensemble du Parlement européen ont déposé une motion pour protester contre le «très controversé» accord de pêche signé entre l'UE et le Maroc, a indiqué jeudi le député britannique Andrew Duff dans un communiqué parvenu à l'APS. L'objectif de cette démarche vise à empêcher le renouvellement de cet accord prévu en février 2012.

Les parlementaires veulent également soumettre l'accord de partenariat UE Maroc à la Cour européenne de Justice, souligne la même source. «La prolongation de l'accord de pêche marocain donne lieu à une incertitude juridique sur les motifs de fond et de procédure. Le Parlement a un devoir de veiller à cette obligation du Traité de l'UE à respecter pleinement le droit international», a déclaré Duff en annonçant le dépôt de la résolution.

«Conformément à l'Accord et à son protocole, l'UE paye actuellement 36 millions de livres sterlings (près de 40 millions d'euros) par an pour être autorisée en contrepartie à pêcher dans les eaux territoriales du Sahara Occidental», souligne Duff. «En droit international, la pêche au large du Sahara Occidental est censée bénéficier à la population de ce territoire, la Cour européenne de justice doit maintenant dire si oui ou non l'accord répond à ce critère», a-t-il ajouté.

L'IMAGINATION EN ATTENTE DE DEMOCRATIE

par  M. Saadoune 

Sur la question du Sahara Occidental, les officiels algériens s'en tiennent à la position de principe qu'il faut recourir à un référendum d'autodétermination. Pour des raisons connues, les responsables algériens ont constamment refusé que des «liens historiques» soient invoqués pour contourner l'autodétermination. Pour eux, la décolonisation du Sahara Occidental, même si elle se traduit par un rattachement au Maroc, doit passer par une nouvelle légitimité exprimée par l'exercice du droit à l'autodétermination. L'Algérie est passée par là même après une guerre de libération où le choix des Algériens était évident.


 Cette position est liée également à un épisode historique traumatisant. Les responsables marocains ont exigé, en pleine guerre de libération, du FLN une discussion sur les frontières. Le refus du FLN avait provoqué une crise très sérieuse qui a marqué de nombreux dirigeants algériens, dont Houari Boumediène. Telles sont les causes lourdes de la grande distance entre Alger et Rabat sur le Sahara Occidental. Et elles restent vivaces.


 De récents câbles divulgués par Wikileaks montrent une continuité dans la position des officiels algériens. Dans l'un d'eux, Bouteflika explique que l'Algérie ne peut accepter un «anschluss» et qu'elle n'a aucune objection à ce que le Sahara Occidental devienne marocain à l'issue d'un référendum d'autodétermination. Pourtant, dans l'un de ces câbles, le président Bouteflika discute de la question de l'autonomie. Il critique le plan marocain en soulignant qu'une autonomie devrait donner davantage aux Sahraouis que le droit de «collecter leurs propres ordures ménagères (…). Une vraie autonomie impliquerait une sérieuse discussion sur les aspects de puissance souveraine qu'aurait une région autonome». Selon le câble, le président Bouteflika a cité les cas de Porto Rico et de Monaco comme des modèles de «réelle autonomie sans indépendance».


 Ces réflexions - qui ne sont pas une position officielle - sur l'autonomie sont mises en exergue par l'ambassadeur Pearce. Dans le commentaire concluant le compte-rendu, il observe que le Président algérien n'a pas «défendu l'indépendance comme un objectif réaliste», mais qu'il « a parlé de l'autonomie en tant que telle, même si elle est basée sur un processus authentique d'autodétermination». L'ambassadeur, qui s'en félicite, ne semble pas prendre en compte l'importance de la formule «processus authentique d'autodétermination ». Il en a tiré la conclusion que l'Algérie envoyait des signaux d'une évolution possible dans le cas où elle percevrait un «effort sérieux». Le câble datant de juin 2009, on constate que la spéculation de l'ambassadeur ne s'est pas réalisée, Alger n'ayant peut-être pas trouvé cet «effort sérieux» dont il est question.


 En réalité, on perçoit parfaitement la difficulté de trouver une issue au conflit du Sahara Occidental qui soit satisfaisante par rapport au droit international. L'évocation d'une autonomie à la portoricaine est plus une réflexion qu'une inflexion. Les positions des Marocains et des Sahraouis sont toujours aux antipodes. Et on peut présumer que sans une réelle démocratisation dans les pays concernés, une percée paraît peu probable. L'effort d'imagination est clairement entravé de part et d'autre par l'absence de progrès démocratique. Et, pour l'heure, aussi bien à Rabat qu'à Alger, les processus «d'ouverture» démocratique paraissent plus des subterfuges que des réalités. L'imagination est en attente de démocratie !

Le Quotidien d'Oran, 08 septembre 2011

20eme anniversaire de la MINURSO : le double moral de l'ONU

Depuis la fin de la guerre froide, le Conseil de sécurité a lié le respect des droits humains au maintien de la paix et la sécurité. Un exemple récent est la résolution autorisant l'OTAN à intervenir pour faire respecter le blocus aérien face a la "violation grave et systématique des droits humains, y compris la répression de manifestants pacifiques." Adoptée en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, la résolution souligne «la nécessité de respecter la liberté de réunion pacifique et d'expression, y compris la liberté des médias», demande que «des mesures soient prises pour répondre aux demandes légitimes de la population » et a exhorté les autorités libyennes à « permettre un l’accès immédiat des observateurs internationaux des droits humains " et " lever immédiatement les restrictions sur les médias de toutes sortes". Le fait que le Conseil de sécurité refuse d'imposer le respect des droits humains dans le territoire du Sahara occidental et ne traite pas avec le même barème appliqué en Libye, est une exception qui compromet sérieusement sa crédibilité et donc sa capacité à maintenir la paix et la sécurité dans la région.

En 2006, le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) a conclu dans un rapport confidentiel divulgué à la presse que la plupart des violations des droits humains découle de l'absence de réalisation du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. En vue d'une promesse de référendum non tenue, de l'inviabilité de la lutte armée et le manque de succès des initiatives diplomatiques, la défense du droit à l'autodétermination est devenu un axe important des campagnes des activistes sahraouis sur la base de l'article 1 des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme, adoptés par l'Assemblée générale des Nations Unies en Décembre 1966.

Pour réprimer leurs activités et intimider les citoyens sahraouis, les autorités marocaines ont utilisé des lois qui interdisent les attaques contre «l'intégrité territoriale» du Maroc, ce qui a conduit à des violations des droits d'expression, d'association et de réunion, ainsi que des procès sans garanties judiciaires, abus, tortures et violences policières. Le Maroc a également imposé des restrictions sur les médias et des observateurs internationaux ont été expulses, menaces et ont été même victimes de tentatives de viol. Dans un rapport de 2008, Human Rights Watch (HRW) a conclu que les limites aux avances que le Maroc a fait depuis les années 90 en matière de droits humains se manifestent dans la répression des positions contraires à la thèse que le Sahara occidental fait partie Maroc.

Dans une lettre au ``Groupe d’ Amis``, envoyé en Juin 2010 et divulguée plus tard à la presse, l'envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental, Christopher Ross, fait allusion à sa frustration face à l'attitude du Maroc et de l'absence de progrès et a demandé du soutien pour sortit de l'impasse.

Christopher Ross lui-même a averti que sans davantage de volonté politique, poursuivre les pourparlers ne servira qu’ à discréditer l'ONU. Les manifestations organisées par le camp de Gdaym Izik et les demandes véhémentes des droits économiques, sociales, civiles et politiques provenant du Sahara occidental et d’une grande partie du monde arabe montrent que pour atteindre une paix durable et une stabilité régionale, toute solution politique doit inclure le respect des droits humains.

Dans un rapport avec de nombreuses lacunes, en avril 2011, le Secrétaire général reconnaît le devoir de l'ONU de promouvoir les normes des droits humains dans toutes ses opérations et le Conseil de sécurité a renouvelé pour une autre année le mandat de la mission onusienne pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO), soulignant «l'importance de faire des progrès sur la dimension humaine comme un moyen de promouvoir la transparence et la confiance mutuelle." Toutefois, les mesures qui sont actuellement limitées à faciliter les rencontres entre les camps sahraouis de Tindouf et leurs proches au Sahara occidental pour des raisons humanitaires. Un mécanisme efficace de surveillance des droits humains pourrait améliorer le bien-être de la population en construisant la confiance entre les parties au conflit. Ainsi, une plus grande liberté d'expression, de réunion et d'association pourrait ouvrir des espaces pour un débat serein sur les différentes options pour l'avenir sans crainte de représailles, la création d'un climat de confiance propice au dialogue.

Peut-être que le Secrétaire général a l'intention de projeter une image d'impartialité. Toutefois, depuis le rapport Brahimi (2000), l'impartialité dans les opérations de paix n'est pas vue comme neutre, mais comme l'adhésion aux principes de la Charte des Nations Unies, y compris le respect des droits humains.
Un plus grand engagement pour les droits humains serait compatible avec la responsabilité spéciale de l'ONU envers la population d'un territoire non-autonome, après le retrait unilatéral de l'Espagne en tant que puissance administratrice en 1976, este devenue de facto sans les protections conférée par l'article 73 de la Charte des Nations Unies.

Ban Ki-moon, en suivant les instructions en français est manifeste indiquant la participation du génocide chaque fois qu'il refuse de demander le respect des droits de l'homme au Sahara.

Si le Maroc compte avec puissants alliés comme la France qui a déclaré une guerre ouverte contre le peuple sahraoui, la résistance populaire au Sahara occidental est soutenue par l'Etat le plus puissant en Afrique du Nord, l’Algérie. La République sahraouie en exil est reconnue par l'Union africaine comme le gouvernement légitime du Sahara occidental. Et le Front Polisario reçoit un soutien important des principaux pays du G77 et de militants de la société civile transnationale.

Sahara Occidental : Emboirik poursuivi par la justice brésilienne

La famille de l'ex-petite amie du diplomate sahraoui Emboirik Ahmed a porté plainte contre lui devant la justice brésilienne pour abu...