Un membre de la MINURSO dénoncé pour “abus sexuel »

Le Secrétaire général des Nations-Unis, Ban Ki Moon, a reconnu, dans le rapport général sur la situation du Sahara occidental, jusqu’à huit cas de mauvaise conduite qui ont été soumis à enquête durant les douze derniers mois. L’une des dénonciations, dont les composants sont des civils et des militaires, accuse un membre de la délégation des Nations-Unis d’abus sexuel et d’exploitation. Sept plaintes ont été fermées, et la huitième est encore sous enquête.
Le chapitre où est recueillie la conduite disciplinaire des membres de la mission des Nations-Unis pour le Sahara occidental n’en laisse pas de doute. Le rapport annuel informe à propos des huit dénonces pour mauvaise conduite des membres de la mission, incluant des civiles et des militaires, et en signale une en particulier : une accusation pour abus sexuel et exploitation. Il s’applique aussi pour éclairer que parmi les huit dénonciations, sept ont été fermé, pendant que la huitième est encore en cours.
Dans le Sahara occidental, des deux côté du mur de la honte, les 27 membres des Nations-Unis pour le territoire cohabitent avec la population locale, avec la seule mission, depuis déjà 20 ans, de contrôler le cessé le feu entre les parties – qui n’a pas été respecté- et de préparer un recensement valable pour réaliser un référendum et décider ainsi l’appartenance ou non au Maroc –ils n’y ont pas réussit non plus-.
Parmi les 237 personnes, il y a 204 observateurs militaires, 27 soldats et six policiers; et les pays qui apportent le plus d’effectifs à la mission sont le Bangladesh, La Russie, Le Gana et l’Égypte. L’Espagne, interdite de la mission pour être l’ancienne métropole du territoire à décoloniser, n’apporte rien, pendant que la France, ancienne métropole de l’actuel colonisateur, apporte 13 effectifs.
Le chapitre où sont exposées avec détails les incidences disciplinaires des membres de la mission se réduit au minimum. Cinq lignes seulement dans 25 folios qui exposent clairement les huit dénonciations et surtout souligne que l’une d’elle est particulièrement plus grave que les autres, et fait référence à l’accusation qui a été réalisée : abus sexuel et exploitation.
Ce sont deux accusations très graves pour un corps de paix, c’est ainsi qu’on appelle ce type de mission. GuinGuinBali a posé la question, de façon directe, à plusieurs sources de la mission des Nations-Unis pour le Sahara occidental à propos des conduites qui ont été dénoncées et enquêtées, gardant toutes le silence.
AUGMENTATION DE BUDGET
D’autre part, on a su que la mission a demandé à l’Assemblée général une augmentation de budget – pour faire la même chose que jusqu’à maintenant – et passer des 57 millions de dollars aux 61 millions qu’ils ont demandé. À la fin de cette semaine, on prévoie le débat sur la continuité de MINURSO sur le terrain, sur ses compétences et son budget. Avant de commencer les négociations, il parait que tout est décidé. Les pays qui ont droit au véto au sein du Conseil de sécurité des Nations-Unis semblent disposés à ne pas exiger qu’il y ait contrôle des Droits de l’Homme dans le territoire, tout comme l’ont demandé certains pays comme L’Afrique du Sud, La Russie, Le Nigéria ou le Brésil et des organisations internationales telles que Amnistie internationale ou Human Right Watch.
TXEMA SANTANA
Islas Canarias24/04/2011
Guinguinbali
Source : Sahara Doc, 27/04/2011

La résolution 1979 rappelle à la MINURSO le but de sa présence au Sahara occidental (ambassadeur d’Afrique du sud)

Organisation des Nations Unies, 28 avr 2011 (SPS) La résolution 1979 a rappelé à la MINURSO le but de sa présence depuis 1991 au Sahara occidental, à savoir l’organisation d’un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, a indiqué l'ambassadeur de l'Afrique du Sud auprès des Nations Unies, Baso Sangqu, dans une déclaration rendu publique mercredi, à la suite de l'adoption de cette résolution.

Le diplomate sud africain a regretté la non introduction d’un mécanisme de surveillance de la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental au sein du mandat de la MINURSO, estimant que "le texte adopté par le Conseil de sécurité constitue un pas en avant dans la bonne voie vers la solution du conflit par rapport aux résolutions antérieures".

Pour sa part l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) s’est contenté que "la question des droits de l'homme ne sont pas plus un tabou pour la France" quand il s’agit du Sahara occidental, réitérant la nécessité de mettre à pied un mécanisme de surveillance des droits de l'homme.

La Minurso est la seule mission de paix de l'ONU à travers le monde à ne pas être dôtée de ce mécanisme, a regretté l’organisation belge, OXFAM, estimant que l'opposition de la France à ce mécanisme "va à l’encontre de son appui proclamé aux réclamations démocratiques et légitimes dans les pays arabes". (SPS)

Le CS innove et reconnait ''l’importance de la protection et de la promotion des droits de l’homme au Sahara Occidental'' (Khadad)

New York, 27 avr 2011 (SPS) Le Conseil de sécurité confirme que les droits de l’Homme et un référendum sont au cœur de toute solution au conflit du Sahara occidental, a indiqué mercredi, le coordinateur sahraoui avec la Minurso, M’hamed Khadad, dans une déclaration rendue publique après l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution sur la question du Sahara occidental.

Après de nombreuses années de négligence par le Conseil de Sécurité à cause de l’attitude de la France, en faveur du Maroc, la résolution 1979 du Conseil de Sécurité de l’ONU, adoptée à l’unanimité aujourd’hui, innove et reconnait "l’importance de la protection et de la promotion des droits de l’homme au Sahara Occidental" et appelle à l’établissement de "mesures crédibles et indépendantes" afin d’assurer le respect de ces droits, a-t-il précisé.

Cette résolution inclut également les recommandations du SG de l’ONU, Ban Ki-moon, contenues dans son dernier rapport sur le Sahara Occidental (UN Doc. S/2011/249), qui soulignent la nécessité de promouvoir, lors des prochains pourparlers sur le statut du Territoire, une solution qui garantit "un référendum en tant que libre exercice du droit a l’auto-détermination du peuple sahraoui".

A cet égard, il y a lieu de souligner que la résolution 1979 appelle les deux parties à approfondir les négociations en tenant compte de leurs propositions de solution respectives qui contiennent, toutes deux, la nécessité de consulter la population sur son avenir à travers un référendum.

“En ces temps de contestation et d’interventions militaires au nom de la démocratie et des droits de l’homme au Moyen Orient et en Afrique du Nord, le Conseil de Sécurité a rappelé, avec force, que la volonté du peuple Sahraoui ne peut plus être ignorée.”

“Grâce à la solidarité, entre autres, de nos amis d’Afrique du Sud et du Nigeria, nous accueillons avec satisfaction l’élan renouvelé du Conseil de Sécurité de vouloir se concentrer sur les droits de l’homme et l’impérieuse nécessité de consulter le peuple Sahraoui sur son devenir. Toutefois ceci n’est qu’un premier pas,” a souligné Khadad.

“Le Conseil doit maintenant s’atteler à épauler le processus politique et à conduire les parties vers une solution qui reflète réellement la volonté légitime du peuple Sahraoui.”

“Nous avons constamment exhorté le Conseil de Sécurité à agir conformément aux recommandations du Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU et des autres agences indépendantes de droits de l’homme et déploré que la MINURSO soit la seule mission contemporaine des Nations Unies sans mandat de surveillance des droits de l’homme" , a noté Khadad.

"Au moment où les peuples de la région crient haut et fort pour être entendus, une autre année entière sans engagements sérieux des Nations Unies sur la question de droits de l’homme au Sahara Occidental, serait absolument inacceptable", a conclut le diplomate sahraoui. (SPS)

L'ONU et le Sahara Occcidental, Javier Perote

Nous ne savons pas si le Conseil de sécurité (SC) acceptera que la mission de paix pour le Sahara occidental se charge de surveiller et de signaler d'éventuelles violations des droits de l'homme de la population sahraouie. Jusqu'à présent, il ne l'a pas fait et il n'y a guère de raison de s'attendre à ce qu'il le fasse. La France est déjà intervenue pour boycotter cette possibilité.

L'ONU ne cesse de faire preuve de son inefficacité, sauf quand il s'agit d'une affaire dans laquelle il y a l'intérêt de l'un des membres permanents du Conseil. Dans le cas du Sahara, c'est toujours la France qui est derrière tous les torts. Les États-Unis et d'autres pays, en particulier les monarchies arabes appportent un soutien inconditionnel au Maroc.

À de nombreuses reprises l'ONU, qui est né comme organisation pour le maintien de la paix, la paix semble que si ce n'était pas son affaire, tout au plus de quelques-uns, lorsque ceux-ci sont concernés. A cause de cela, plutôt que d'inaction l'on pourrait parler d'arbitraire. L'ONU est devenue un outil juridique qui couvre d'une patine de légalité les abus et les actes arbitraires des puissants. Les Nations Unies, où nous sommes tous, est devenue celle d'un petit groupe, dans laquelle nous sommes en majorité des figurants.

La MINURSO, Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental, est l'instrument qui a été créé en 1991 pour rendre possible la réalisation du plan de paix, comme en témoigne leur première tâche: vérifier le cessez le feu entre les belligérants.

Toute mission mission de paix des Nations Unies a comme tache principale la surveillance des droits de l'homme de la population en question, un fait tout à fait logique. Comment peut-il y avoir de paix dans un pays sans respecter les droits fondamentaux des personnes?, De quelle paix serait-on en train de parler? Évidemment, je ne parle pas de la paix des cimetières.

Déjà en 1975, lorsque la Marche Verte, l'ONU a laissé entendre un certain message caché sur où allait son attitude par rapport à la question du Sahara occidental. A cette époque, le Conseil de sécurité n'arrivait pas à décider de prendre une position claire et il n'avait même pas demandé à Hassan II d'arrêter la Marche Verte, ce qui encourageait le Maroc à poursuivre son acharnement. Quelle différence avec l'attitude que le Conseil de sécurité avait en 1990, quand Saddam Hussein envahit le Koweït! Alors là oui, le Conseil de sécurité était fort. Le jour même de l'invasion, le 2 août, il avait déjà sorti sa première résolution de condamnation et le 6, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, a adopté une résolution très forte condamnant l'invasion et appelé toutes les nations à participer à un boycott total de toutes les relations avec l'Irak. Et ainsi jusqu'au déclenchement de la brutale Tempête du Désert avec des milliers de morts irakiens inocents, même si elle n'était plus nécessaire parce que Saddam avait déjà annoncé son retrait du Koweït.

Mais en 1975, oh, paradoxe! La Mauritanie, qui était partie intéressée dans le partage du Sahara, faisait partie du Conseil de sécurité. Mais le plus important a été les décisions du Conseil de sécurité, et depuis c'est le cas, a été l'attitude de la France, dont le président était à l'époque Giscard d `Estaing. Oui, le même qui acceptait les diamants offerts par son ami le cannibale Bocassa 1er, empereur de l'Afrique centrale, apôtre de la paix et serviteur de Jésus-Christ.

Un autre cas et non moins frappant et récent, celui de la Libye, qui en moins de quinze jours avant le début de la crise (elle a commencé le 15 Février), le Conseil de sécurité a déjà décrété un embargo contre Kadhafi et à peine un mois plus tard autorisé l'utilisation de la force. Ils disent que c'est pour protéger les droits de l'homme de la population libyenne et la défense des insurgés qui au moment de lancer leur sa protestation avaient des armes et ils les ont utilisées. L'ONU accepterait-elle que les sahraouis utilisent des armes dans leurs protestations? Pourtant ils ont enquêté à Bruxelles et ailleurs pour voir si les Sahraouis avaient des armes ou non dans le camp de Gdeim Izeik, pour disculper le Maroc. Etait-elle pire ou plus injuste la situation de ces anti-Kadhafi que celle des Sahraouis dans les territoires occupés, prisonniers dans leur pays?

Mais pourquoi ne pas protéger les droits des sahraouis? Cette question est posée par beaucoup de gens et elle n'a qu'une seule réponse: parce que personne ne veut priver le Maroc de sa capacité d'intimidation sur la population. Et il n'y a rien de nouveau sous le soleil: une population qui veut être libre ne peut être soumise par la force, et c'est ce qui fait le Maroc avec le soutien de l'ONU. Tout cela me semble d'un cynisme écoeurant.

De 1976 à 1991 il y avait dans le territoire du Sahara une véritable guerre qui est arrivée jusqu'à la mer et même jusqu'à l'air. Mais pendant tout ce temps le Conseil de sécurité n'a pas estimé que les conditions étaient propices pour intervenir en vertu du Chapitre VII de la Charte, comme dans le cas de l'Irak, malgré les atrocités commises par l'armée du Maroc qui bombardait avec des bombes de phosphore une population civile qui fuyait en quête d'asile en Algérie. Et aussi, malgré la brutale répression s'exerçait sur la population sahraouie qui n'a pas pu ou n'a pas voulu fuir à l'arrivée des Marocains. Quelques années plus tard ils découvrent la terrible réalité des prisons secrètes dans lesquelles ont vécu jusqu'à vingt ans de réclusion beaucoup de femmes sahraouies, y compris des enfants, dont on ignorait le sort et étaient considérés des disparus. Pire encore,  le régime a interdit toute mention de prisonnier, au point que l'enfant dans son école n'a pas osé dire que son père a disparu et a seulement dit qu'elle s'était enfuie en le laissant abandonné. Tout pour le délit d'être sahraoui.

Il est impossible pour le peuple sahraoui d'oublier cela! Il peut peut-être pardonner, mais oublier ...

Dans cette guerre-là, dans laquelle les États-Unis et la France ont participé sans aucun gêne en soutien au Maroc, le cessez-le-feu n'a eu lieu que lorsque les deux partenaires, face à la volonté de fer du peuple sahraoui de se défendre, ont cherché une solution qui serait moins coûteuse sans pour autant sacrifier leurs objectifs. Ils avaient pensé que, une fois terminé les derniers kilomètres de murs, des mines et de barbelés qui laissaient la plus grande partie du territoire dans les mains du Maroc et le protéger contre les attaques des sahraouis, il n'y avait aucune raison de poursuivre une guerre coûteuse, alors qu'ils pourraient atteindre le même but par d'autres moyens.

Et c'est ainsi que l'on est arrivé au Plan de Paix accepté par les deux parties qui indiquait la date du cessez-le-feu et la période précédant la date à laquelle toutes les opérations militaires seont arrêtées. Malgré les accords, les mots et les signatures, le Maroc a continué de bombarder des villes comme Birlehlu et Tifariti, en détruisant les puits d'eau dans la région en plein mois d'août.

Ces actions seraient les premiers signes de mauvaise volonté du Maroc de s'attacher à l'accord accepté. Après ils mettront en application toute serait dans une gamme originale d'astuces administratives en altérant même des clauses déjà approuvées dans le but d'entraver l'application du Plan. Ils ne sont pas non plus privés de la mise en œuvre de leur arme secrète: la corruption. De hauts responsables des Nations Unies ont été étrangement complaisants avec les prétensions marocaines; le pakistanais Zia Rizvi, le conseiller juridique Ben Achour, Perez de Cuellar, Boutros Ghali, Kofi Annan, Yaqub Kahn et d'autres. Personne n'ignore la manœuvre de Perez de Cuellar qui, quelques jours avant de quitter ses fonctions de Secrétaire général, a présenté des amendements favorables au Maroc dans la liste des électeurs sans consulter le Front Polisario, mais plus tard nous avons appris qu'il avait été nommé cadre supérieur dans une entreprise de l'empire économique du roi du Maroc, ou Kofi Annan qui  lorsqu'il nomme James Baker représentant personnel lui envoie le message qu'il doit chercher une solution qui prévoit une autonomie sous souveraineté marocaine, etc, etc

Le plan de paix est devenu une tromperie de plus, un manoeuvre de ralentissement dans le but de laisser passer le temps et permettre au Maroc de s'installer solidement au Sahara Occidental. C'est la seule explication à donner aux euphémismes avec lesquels on essaie d'aviter une déclaration retentissante en faveur du référendum d'autodétermination. Comment est-il possible que, après l'accord conclu par les deux parties en adoptant le plan de paix, qu'encore après vingt ans le Conseil de sécurité demande dans toutes ses résolutions que les parties se mettent d'accord sur une solution qui soit juste, durable et mutuellement acceptable. Le plan de paix était déjà cet accord. Si nous devons maintenant chercher un nouvel accord, qui nous assure qu'après ils ne vont pas demander un nouvel accord dans le cadre de l'accord précédent et celui-ci aussi dans le cadre de l'accord et ainsi jusqu'à ... Jusqu'à quand? Ce fut l'une des tactiques Moratinos à utilisé pour plaire la France, retarder la question pour fatiguer les Sahraouis. Que les parties négocient, at-il dit, qu'ils se mettent d'accord, quand il n'y avait plus rien sur lequel se mettre d'accord et il ne restait qu'appliquer ce qui a était accordé.

Ce Moratinos ne se repose pas, il vient de laisser le poste de ministre et maintenant il veut être Directeur Général de la FAO (Agence d'Alimentation) et il est parti en Guinée voir son ami Obiang (proche du Maroc) pour demander son soutien. Quelles promenades se fait avec toute une cour d'assesseurs et autres frais payés, avec notre argent bien sûr. Est-il possible que, avec cinq millions de chômeurs, le gouvernement espagnol se permette une telle calamité pour lui promouvoir à ce poste aussi délicieux? N'a-t-il pas assez avec la pension de ministre?

La même preuve de cynisme a montré la ministre Jiménez peu de temps après son arrivée au pouvoir, tel que prescrit par l'ancien ministre, et chaque fois qu'elle est interrogée sur la question du Sahara elle répond: une paix juste, durable et mutuellement acceptable. Il convient de noter que, après tant de résolutions qui répètent cette phrase personne n'a donné un exemple de ce qui pourrait être cette solution. De quoi s'agirait-il?, Pourait-il y avoir une solution autre que la restitution au peuple sahraoui de ses droits?, Y a-t-il quelqu'un qui pense que cette offre d'autonomie que le Maroc propose sur un territoire qui n'est pas le sien peut être être cette solution durable et acceptable pour les Sahraouis? Il est clair que les Marocains ne veulent donner la moindre miette de ce qu'ils ont réussi à avoir toutes ces années de négociations frauduleuses avec la nécessaire coopération de l'ONU. Mais les Sahraouis ne peuvent plus rien céder en faveur de cette supposée solution juste, durable et acceptable, etc. Ils ont déjà donné tout ce qu'ils pouvaient. Ils ont même donné plus de ce qu'ils pouvaient.

Il est scandaleux qu'à ce point, le Secrétaire général de l'ONU n'ose pas (il doit avoir un comportement exemplaire sinon il n'aura pas un deuxième mandant) envoyer au Conseil de sécurité un rapport recommandant que la MINURSO, qui est la mieux indiquée pour le faire, se charge de la surveillance des droits humains des habitants du Sahara. Quel est le but de l'ONU?  Et en revanche, il recommande que cette question soit exercée par le Haut Commissariat aux droits de l'homme, le HCONUDH, dont les possibilités d'exercer ces fonctions sont très limitées, et à un organisme marocain comme c'est le cas du nouveau Conseil National pour les Droits de l'Homme. C'est à dire, l'ONU, organisme du droit international, propose à un gouvernement dictatorial de s'aoccuper des abus et de la répression subie par un peuple que ce même gouvernement réprime. La plus grande violation des droits du peuple sahraoui est celle que le Maroc exerce en occupant sa terre par la force et en lui déniant le droit à l'indépendance.

Il semble que les faits ont été programmés dans le but inavoué de forcer les Sahraouis à se lancer dans une guerre que les jeuns sahraouis réclament depuis quelques temps. Je n'irai pas jusqu'à critiquer l'emploi intelligent de moyens plus coercitifs dans sa lutte de libération, même si je pense qu'une guerre ouverte doit être le dernier recours. C'est certain que les sahraouis vont se battre héroïquement et vont écrire des pages de gloire, mais face aux puissant médias possédés par l'ennemi (la France viendrait en aide au Maroc comme dans le passé) ils ne pourront pas faire grand chose. Une guerre apporte son lot de souffrances pour la population, beaucoup de gens meurent, il y a beaucoup de blessés, certains gravement blessés pour toute la vie. Mais il y a aussi d'autres systèmes radicaux et peut-être plus efficaces de faire pression sur les personnes directement responsables de l'irrésolution de la question, il est question d'un peu d'imagination.

Il ya quelques jours l'agence marocaine d'information retournait sur le thème récurrent d'accuser le Polisario de terrorisme. Personne n'a connaissance d'actes de terrorisme commis par les Sahraouis, et je doute que toute personne impartiale bien informée sur la cause sahraouie puisse accuser les sahraouis de terroristes dans le cas où il entament une sorte de lutte armée. Je pense que, après avoir été dépourvus de leurs terres les 25.000 km de Tarfaya, après avoir été leurs camarades qui étaient tombés sur le champ de bataille, les camarades torturés en prison jusqu'à la mort et après avoir subi les 35 années de répression continue et barbarie du Maroc, ils ont gagné le droit d'utiliser la procédure qu'ils jugent la plus adéquate pour arracher leur liberté. Mais si un jour ils font  recours à une sorte de violence, je je demande qu'ils ne le fassent pas sans discrimination, que les justes ne paient pas pour les pécheurs, et qu'ils règlent leurs comptes avec ceux /celles qui ont les véritables coupables de leurs souffrances. Ils sont nombreuses et ils sont déjà marqués en rouge dans le sémaphore de l'histoire.

Après avoir lu cette écrit, l'on comprend que je ne vois pas avec de beaux yeux la dernière partie de l'initiative que l'APDH a présenté au Congrès dans laquelle l'on prévoit la possibilité de, compte tenu de l'inefficacité de l'Espagne en tant que puissance administratrice, soit la tâche de l'administration par l'ONU elle-même. Il se trouve simplement que je ne fais pas confiance à l'ONU, je pense que depuis le début elle n'a pas fait  franc jeu au Sahara Occidental.
Javier Perote
Poemario por un Sahara Libre, 26/04/2011

La frontière terrestre entre l'Algérie et le Maroc rouvrira "tôt ou tard"

RABAT - La frontière terrestre entre le Maroc et l'Algérie fermée il y a dix-sept ans sera rouverte "tôt ou tard", a déclaré lundi à Rabat un ministre algérien lors de la signature d'un mémorandum d'entente visant à renforcer la sécurité alimentaire entre les deux pays.

"Comme l'a dit il y a deux jours notre ministre des affaires étrangères, ça arrivera (la réouverture de la frontière terrestre) tôt ou tard", a indiqué à l'AFP Rachid Benaissa, le ministre algérien de l'Agriculture lors d'une visite au Maroc.

"Nous sommes des voisins et des frères et nous oeuvrons (...) pour le renforcement des relations" entre les deux pays, a-t-il ajouté à propos de la frontière terrestre marocco-algérienne, fermée depuis 1994.

Un document prévoyant une coopération sur cinq ans "pour assurer la sécurité alimentaire" entre le Maroc et l'Algérie a été signé le même jour à Rabat par le ministre algérien et son homologue marocain Abdelaziz Akhanouch.

Selon ce document, les deux pays prévoient un renforcement de leur coopération en matière de recherche scientifique, de production végétale et d'élevage ainsi que la lutte contre la désertification.

"La signature de ce mémorandum prouve notre volonté commune pour développer notre coopération et le partenariat dans le domaine agricole (...) et pour améliorer la sécurité alimentaire", a déclaré à la presse Rachid Benaïssa.

Depuis trois mois, le Maroc et l'Algérie ont échangé des visites de ministres laissant augurer un réchauffement progressif de leurs relations politiques gelées à cause notamment du conflit du Sahara occidental.

Source : Ennaharonline, 26/04/2011

Agression de sahraouis au Maroc et Sahara occidental : un mort, deux blessés graves

Abbad Hammadi

Le 20 avril 2011, Saleh Laarosi, 21ans, a été brutalement agressé par la police avenue Askikima à Laâyoune au Sahara Occidental occupé.
Vers 21h, les policiers marocains connus sous le nom d’ »escadrons de la mort », l’ont poursuivi et frappé jusqu’à ce qu’il perde connaissance.
Admis à l’hôpital Hassan Ibn al-Mahdi de la ville, Saleh Laarosi est resté pendant plus de 24 heures inconscient.
Pendant ce temps, le chef de la police Abdelali Erranchidi tentait d’exercer des pressions sur la mère de la victime pour qu’elle retire la plainte qu’elle a déposée.
Le 23 avril 2011, Saleh Laarosi a été transféré dans un  hôpital privé de Casablanca, son état étant jugé grave.
Il existe deux « escadrons de la mort » à Laâyoune. L’un est dirigé par Mohamed El Hasouni (« Moustaches ») et l’autre par Abdelali Erranchidi (photo). Chacun est composé de 8 à 12 hommes. chargés de surveiller et harceler les sahraouis militants des droits de l’homme.
En s’opposant à ce que la mission de l’ONU sur place, la Minurso, s’occupe des droits de l’homme, la France cautionne la barbarie du pouvoir marocain.
sources :
Codesa via Por un Sahara Libre
Le 21 avril, vers 21h près du ministère de la communication  à Rabat, les étudiants sahraouis Hbad Hamadi (25 ans) et Butamit Bujemaa (25 ans) ont été agressés à l’arme blanche par un groupe de personnes. Le premier, touché au cœur, est décédé, le second gravement blessé .
Le lendemain, des étudiants sahraouis se sont rassemblés à la résidence universitaire de Souissi pour exprimer leur solidarité et dénoncer ce meurtre. Ils ont également saccagé et incendié des locaux.
L’agence officielle MAP prétend que les deux victimes étaient en état d’ébriété, ce que Butamit Bujemaa a formellement démenti. Ce mensonge a déjà été utilisé par la propagande marocaine après le meurtre de Said Dambar par un policier marocain.
La présidence de la RASD a déclaré une journée de deuil national le mardi 26 avril 2011.
sources :
Codesa via Nahia
SPS via Thawra
MAP via Maroc Journal
Source : Vagablog.net, 26/04/2011


Assassinat de Abbad Hammadi : l'impossible coexistence entre sahraouis et marocains

Khallatha tesfa 

L'épopée de Gdeim Izik, près d'El-Ayoun, la capitale du Sahara occidental, fut en novembre dernier, et c'est indéniable, le premier rayon de soleil qui illumina le «Printemps arabe». Depuis, le royaume subit des climats qui l'auraient probablement asphyxié, n'étaient les oxygénations artificielles que les trois stooges s'empressaient de lui administrer. La France officielle ne voyait aucun inconvénient à s'offrir le rôle le plus crasseux, puisqu'au Conseil de sécurité, elle couvre Rabat et lui offre une impunité qui ne bénéficiait alors qu'à Israël. Au royaume de Chamharouche, on pouvait alors tuer, arrêter, torturer, détruire les biens, piller les richesses sans que personne puisse vous dire «stop». 

La France, qui vassalise à tour de bras en Côte-d'Ivoire et prétende reproduire la Bastille en Libye, empêche l'ONU d'empêcher les atteintes aux droits humains dans le Sahara occidental que l'obligé marocain occupe militairement depuis 35 ans. Comme elle empêche les Nations unies d'aller au chapitre sept qui permet d'imposer la solution pour parachever la décolonisation du territoire. 

Dans la région, ces derniers temps Paris n'éprouve plus de retenue et trouve même un certain plaisir à se lancer dans tous les coups fourrés au nom des… droits de l'homme. Et tant que Paris ne se heurtera pas à un os, rien ne l'arrêtera dans la région et il continuera à privilégier les droits de Mohammed VI et à aider ce dernier à écraser ceux des Sahraouis. Le peuple sahraoui observe aujourd'hui un deuil national parce qu'un étudiant sahraoui a été assassiné par de jeunes Marocains. Un autre drame qui vient demontrer l'impossible coexistence de deux nationalismes tant que l'un soumettra l'autre par la force. Samedi dernier, plusieurs ressortissants sahraouis furent arrêtés alors qu'ils construisaient un autre camp de protestation à Gnaidalf, près d'El-Ayoun. Sarkozy ne protestera pas. Ni Obama ni Cameron. Al Jazeera n'en parlera pas, la révolte sahraouie n'étant pas agréée en raison des mêmes motifs qui ont poussé Ghassan Benjeddou à fuir un endroit mu en nid de vipères. Donc, au Sahara occidental, le statu quo a encore de l'avenir, à moins que le Polisario n'entre en piste et impose lui aussi sa danse. D'autant que les opinions arabes et internationales se font plus réceptives.
M. Z. mohamed_zaaf@yahoo.fr

MOHAMED ABDELAZIZ : «La France est pour le droit de l’argent»

La délégation française composée essentiellement d’élus, de la société civile et autres représentants des organisations non-gouvernementales qui était en déplacement de solidarité avec le peuple sahraoui dans les camps des refugiés de Tindouf a tenu hier un rassemblement devant le mur de la honte dans la localité de El Mahbés dans les territoires libérés. Tout comme le rassemblement tenu en ce même lieu jeudi passé, les participants ont énergiquement dénoncé le mur. « Au moment où nous croyons que ces pratiques sont révolues avec la disparition du mur de Berlin, voilà que le Maroc, épaulé par son allié de toujours, la France nous renvoie à la préhistoire en érigeant un mur qui n’a pas lieu d’exister », ont-ils affirmé unanimement.
 
À leur retour dans le camp des réfugiés de Tindouf (école du 27 Février), les élus français ont été reçus par le président de la République sahraouie au siège de la présidence. Dans un discours lu en la circonstance à l’adresse des élus français, Mohamed Abdelaziz a indiqué que la rencontre avec les populations des réfugiés a permis à chacun des membres de la délégation française de constater l’entrain et la détermination du peuple sahraoui pour recouvrer ses droits inaliénables à l’autodétermination et à l’indépendance. À travers cette même visite, a encore précisé le secrétaire général du Polisario, il convient de constater également l’existence au Sahara Occidental d’un bastion colonial, où prévaut une occupation marocaine brutale, illégale et un anachronisme qui soulève l’indignation et scandalise les consciences. «C’est un affront à l’Afrique et aux peuples du monde entier », s’est-il indigné. 
 
À l’occasion, Mohamed Abdelaziz n’a pas manqué de rappeler une fois de plus que la question du Sahara Occidental, étant un problème de décolonisation, sa solution juste, pacifique et définitive, selon lui, est liée à l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination à travers un referendum libre et démocratique. Cependant, pour ce faire, le président sahraoui a regretté de voir l’oeuvre de la paix engagée par la communauté internationale au Sahara Occidental soit à ce jour contrariée par le Royaume marocain soutenu par la France. « Beaucoup pensent que le conflit au Sahara Occidental serait réglé depuis belle lurette n’eut été l’attitude manifestement hostile de l’État français à l’endroit des revendications légitimes à l’autodétermination du peuple sahraoui », a encore précisé le président sahraoui. Cette situation n’est pas sans amplifier les souffrances des populations sahraouies, qui subissent, selon lui, une guerre expansionniste caractérisée et leur territoire balafré par un mur de la honte qui sème la mort et la désolation. 
 
OÙ SONT LES NATIONS UNIES ? Une interrogation qui en dit beaucoup et qui revient sans cesse sur les lèvres des Sahraouis. Hier encore, Mohamed Abdelaziz a indiqué dans ce sillage que le Maroc perpètre ses forfaits alors que l’ONU, le Conseil de sécurité précisément, débattent du conflit au Sahara Occidental. « Au moment même où est souligné l’urgente et impérieuse nécessité pour que la Minurso se dote enfin d’un mécanisme de suivi et de surveillance des droits de l’Homme au Sahara Occidental, la France membre permanent du Conseil de sécurité s’y oppose véhément et manoeuvre activement dans les coulisses onusiennes pour que soit fait omission de tout ce qui a trait au droit d’être protégée des populations sahraouies », a-t-il déploré. 
 
Pour appuyer ses dires, le sg du Polisario s’est dit intrigué par cette position peu honorable de la France qui intervient militairement en Côte d’Ivoire et en Libye en invoquant la défenses des droits des populations civiles et refusant à ce titre l’établissement d’un mécanisme dans ce cadre au Sahara Occidental. Aux dires du président sahraoui, les liens découlant de l’histoire de la géographie qu’entretien la France avec la région du Maghreb est une raison supplémentaire pour que l’Élysée opte enfin pour une politique responsable et équilibrée basée sur le respect des droits et la dignité de tous les peuples de la région, y compris ceux des Sahraouis. Enfin, le président Sahraoui a exhorté les élus français à être porteur d’un message à la société française, celui du désir du peuple sahraoui de sa quête pour la liberté… Auparavant, soit la veille, cette même délégation a été reçue au siège du Conseil national sahraoui par le président du Parlement Khatir Addouh qui a indiqué dans son intervention qu’il est illogique d’accorder un référendum au Sud Soudanais et ne pas faire pareil avec les Sahraouis, à travers un référendum juste et légal. 
 
Pour leur part, les représentants de la délégation française ont fortement condamné la position de la France. « La France n’est pas pour les droits de l’Homme, même si au niveau international elle essaie de démontrer le contraire. La France est plutôt pour le droit de l’argent et de l’économie », a-t-on déclaré. Se succédant à la tribune, les élus français ont affiché tous leur soutien à la cause sahraouie. Selon eux, le peuple sahraoui a le droit à l’autodétermination et c’est un droit international inaliénable. Sur un autre registre, les participants aux travaux du 6è congrès de l’Union nationale des femmes sahraouies (Unfs) ont appelé, à doter la Minurso d’un mécanisme de protection des droits de l’Homme sur ce territoire. 
 
Venus de plusieurs pays dont l’Afrique du Sud, le Venezuela, Cuba et la Mauritanie, ils ont dénoncé la détérioration de la situation des droits de l’Homme dans cette région et les crimes odieux perpétrés par l’occupant marocain à l’encontre du peuple sahraoui sans défense. À cet effet, les congressistes ont interpellé les Nations unies à intervenir dans l’urgence et mettre ainsi un terme aux souffrances des populations sahraouies qui remontent à près de 37 ans de colonialisme. À noter enfin que la présidence de la République sahraouie a décrété hier une journée de deuil national demain mardi, à la mémoire de l’étudiant sahraoui, Abbad Hammadi, victime d’une agression la nuit de jeudi à vendredi à l’arme blanche perpétrée par deux individus non loin du ministère marocain de la Communication. À cet effet, les drapeaux seront mis en berne, toutes les festivités seront ajournées et la prière de l’absent sera faite au niveau des camps de réfugiés et dans les territoires libérés, a-t-on précisé dans un communiqué, qui a fait part des vives condoléances du gouvernement et du peuple sahraoui à la famille du défunt.

DE NOS ENVOYÉS SPÉCIAUX À TINDOUF, FARID HOUALI ET BOUALEM S. 
 Le Courrier d'Algérie, 25/04/2011

Fin des travaux du 6ème Congrès de l’UNFS à l’Ecole du 27 février

Ecole de 27 Février (camps de réfugiés sahraouis), 25 avr 2011 (SPS) Les travaux de la 6ème édition du Congrès de l’UNFS ont pris fin la nuit du dimanche à lundi, à l’Ecole du 27 février, en reconduisant Mme Fatma El Mahdi pour un troisième mandat au poste de Secrétaire Général de l’organisation féminine sahraouie.

Le congrès a également élu un bureau exécutif de 8 membres et adopté d'un plan d'action pour les quatre ans à venir.

La cérémonie de clôture a été assistée par le premier ministre, M. Abdelkader Taleb Omar des membres du gouvernement et de la direction du Front Polisario et des délégations participantes à cette édition.

Les travaux du sixième Congrès de la Femme Sahraouie ont été ouverts vendredi dernier à l’Ecole du 27 février en présence de plusieurs délégations étrangères et nationales, rappelle-t-on.

D’autres activités ont eu lieu en marge du congrès, dont la chaine des milles pour dénoncer le mur de la honte (construit au Sahara Occidental par le Maroc dans les années 1980) et qui sépare les populations sahraouies) et appeler à son démantèlement, ainsi que l’organisation des ateliers, culturels, scientifiques et des droits de l’Homme. (SPS)

Les contradictions de la France dénoncées

Le président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, a usé hier d’un ton cru pour accuser la France de «manœuvrer dans les coulisses onusiennes» pour s’opposer à la mise en place d’un mécanisme de protection des doits de l’homme au sein de la Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental (Minurso).

Camp de réfugiés Rabouni.
De notre envoyé spécial

«La France intervient militairement en Côte d’Ivoire, en Libye, en invoquant la défense des droits des populations civiles, mais refuse l’établissement d’un mécanisme pouvant aider à protéger les populations des violations et des abus au Sahara occidental», a-t-il déploré. Ainsi, a-t-il estimé lors d’un déjeuner en l’honneur des élus français en son siège à Rabouni, que «l’attitude de la France envers le mise en œuvre des droits du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la liberté confine à l’hostilité». C’est ainsi le SG du Front Polisario n’a pas manqué d’exhorter l’Elysée à adopter «une politique responsable et équilibrée» qui respecte «le droit et la dignité» du peuple sahraoui.

«La France gagnerait en influence et en prestige en s’écartant de l’occupation et de l’expansionnisme au Sahara occidental, en observant une position de neutralité et en exigeant le respect et l’application du droit international», a-t-il souligné. Cependant, le président sahraoui «tranquillise» la France quant à ses intérêts dans la région : «Cela n’implique pas la remise en cause de ses intérêts, bien au contraire cela renforcerait sa crédibilité et assoirait sa notoriété en tant que partenaire privilégié du Maghreb.»
Le président sahraoui, s’adressant aux élus français, les a chargés d’être les «messagers auprès de la France de son peuple et de ses institutions». Au demeurant, le secrétaire général du Front Polisario a brossé un tableau noir aux élus français qui ont tenu, dans la matinée de samedi, un rassemblement devant le «mur de la honte». «Le peuple sahraoui subit une guerre expansionniste caractérisée.

Son territoire est balafré par un mur de la honte qui sème la mort et la destruction», a-t-il souligné. Ainsi, leur rappelle-t-il que l’occupation illégale du Sahara occidental «a pour corollaire une répression et une oppression implacables». «Les populations sahraouies subissent au quotidien exactions, brimades, kidnappings et torture», a-t-il déploré. Le président Abdelaziz étaye ses déclarations par l’assassinat, vendredi dernier, du jeune Habbad Hammadi, qui témoigne, selon lui, de «la bestialité de la répression ainsi que de l’impunité dont bénéficie l’occupant». La présidence de la République sahraouie a décrété à ce titre une journée de deuil national à partir de demain, à la mémoire de cet étudiant sahraoui victime, dans la nuit de jeudi à vendredi, d’une agression à l’arme blanche perpétrée par deux individus non loin du ministère marocain de la Communication. Les drapeaux seront mis en berne, toutes les festivités seront ajournées et la prière de l’Absent sera accomplie au niveau des camps de réfugiés et dans les territoires libérés, selon la présidence sahraouie.
Rabah Beldjenna
El Watan, 25/04/2011

La France épinglée par le président sahraoui

La France intervient militairement en Côte-d’Ivoire et en Libye en invoquant la défense des populations, alors qu’au Sahara occidental, elle refuse l’établissement d’un mécanisme pour protéger les Sahraouis des violations de leurs droits commises par le Maroc, a déploré hier le président sahraoui, M. Mohamed Abdelaziz.
Le président Abdelaziz a souligné ce paradoxe lors d’une intervention devant une délégation d’élus français en visite au camp de réfugiés Chahid El Hafed. «La France intervient militairement en Côte d’Ivoire, en Libye, en invoquant la protection des populations civiles, mais refuse l’établissement d’un mécanisme au Sahara occidental pouvant aider à protéger les populations des violations et des abus», a indiqué le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), également secrétaire général du Front Polisario.
«Le peuple sahraoui défend les principes universels que sont la liberté, la démocratie et le droit de déterminer librement et sans contrainte son destin», a-t-il affirmé.
Il a estimé à cet égard que «la France gagnerait en influence et en prestige, en cessant son soutien à l’occupation et à l’expansionnisme marocains au Sahara occidental» et en observant une position de neutralité et en exigeant le respect et l’application du droit international.
C’est dans ce sens qu’il a souligné qu’une telle position n’impliquerait pas une «remise en cause» des intérêts de la France. Bien au contraire, a-t-il dit, «cela renforcerait sa crédibilité et assoirait sa notoriété de partenaire privilégié du Maghreb». «Beaucoup pensent que le conflit du Sahara occidental serait réglé depuis belle lurette n’eût été l’attitude manifestement hostile de l’Etat français à l’endroit des revendications légitimes à l’autodétermination du peuple sahraoui», a-t-il observé.
De son côté, le représentant du Front Polisario en France, M. Omar Mansour, a estimé dimanche, au camp de réfugiés sahraouis du
27-Février, près de Tindouf, que la France était plus que jamais interpellée sur sa position de «soutien total» à la puissance d’occupation marocaine au Sahara occidental. Dans une déclaration à l’APS,
M. Omar Mansour, qui a souligné le revirement de la position française lors de la révolution en Tunisie, a appelé la France à reconsidérer sa position de soutien «total» à la force d’occupation marocaine au Sahara occidental, estimant que le contexte prévalant en Afrique du Nord l’interpelle plus que jamais sur sa position dans ce conflit».
«Nous ne demandons pas à la France de bombarder le Maroc comme elle le fait en Libye, au nom des droits de l’homme, mais d’exercer des pressions sur la monarchie marocaine afin de l’amener à respecter les droits de l’homme bafoués dans les territoires occupés», a-t-il souligné.
La France avait opposé son veto, l’année dernière, à un projet de résolution du Conseil de sécurité d’élargissement de la mission de la Minurso à la surveillance et à la protection des droits de l’homme au Sahara occidental. 
S. T.

Le feu menace le royaume ?

Mohamed VI, grand sultan au Maroc, dit que le Sahara occidental est aussi «terre promise» que la Palestine et que ses sujets forment à leurs moments un peuple presque aussi «élu» que le peuple cousin. Aussi, de solution pour la Seguia El-Hamra Oua ouadi Edhahab, il ne propose qu’une autonomie grand-large, à moins de faire fondre le territoire et ses propriétaires dans une régionalisation où seule la discrimination distinguera les Sahraouis des colons venus dispenser sur place les bienfaits du commandeur des croyants. 

Chose que rejettent les Sahraouis. Eux, disent refuser d’être colonisés même si le colonisateur dit bénéficier de la protection du grand Chamharouche et de ses troupes d’en face. Le peuple sahraoui comme chacun sait revendique pacifiquement le droit d’exercer son autodétermination à l’instar de tous les peuples du monde. Une demande toute simple mais qu’on leur refuse juste parce qu’ils n’ont pas ce qu’il faut pour forcer au respect une France qui, semble-t-il, souffre de l’emprise d’un impérialisme coloré, dont les actes aussi propagandistes que meurtriers se manifestent de nouveau dans la région. 

Non seulement en appuyant un putsch contre le pouvoir légal en Libye mais nous accusant perfidement, le Polisario et la RADP, de tous les maux. Rabat ne devrait-il pas plutôt s’occuper des forces qui pensent à libérer le Maroc de l’étreinte tricolore ? Le makhzen doit être au courant que pas mal d’associations marocaines en Europe comptent redonner à leur pays son nom historique : «Marrakech» plutôt que Maroc, comme ils pensent à changer de drapeau, l’actuel étant conçu par le colonisateur français Lyautey. Des organisations qui veulent se doter d’un autre hymne national et abandonner l’actuel d’origine française. «Allah, Al Watan, Al Malik», est de même un slogan à revoir, disent-ils. Des revendications assez légitimes et d’actualité puisqu’elles s’expriment en supplément de celles du mouvement du 20 février qui, ces derniers temps, vient rappeler régulièrement que, tout comme les Sahraouis, les Marocains ont eux aussi des droits bafoués par le trône, même si les ténors occidentaux chantent hypocritement le contraire. Ban Ki-moon dit qu’il faut que les Sahraouis puissent s’exprimer, pourquoi le roi ne leur donne-t-il pas ce droit d’expression ?
M. Z. mohamed_zaaf@ Yahoo.fr.

Hach Ahmed : "Le Maroc échappe à la sanction"

Après avoir rappelé que "le Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) discute un projet de résolution sur le Sahara Occidental et doit décider s'il prolonge le mandat de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (Minurso)", le journal argentin précise que "des pays européens, les États-Unis et la Russie parrainent l'initiative, mais ils ne donnent à la Minurso aucune compétence pour protéger la situation humanitaire. Le Front Polisario dénonce que la communauté internationale fait très peu pour protéger le peuple sahraoui contre la puissance du Maroc, le pays qui occupe militairement le territoire en dispute".

Dans une interview avec le ministre sahraoui pour les relations avec l'Amérique Latine, Hach Ahmed, à la question de comment il explique que la Minurso ne protège pas la situation humanitaire au Sahara Occidental, celui-ci a répondu que "c'est l'une des failles principales de cette mission. A cause de cela notre confiance dans les Nations Unies s'est située au-dessous de zéro".

"La Minurso a deux failles fondamentales", ajoute-t-il. "En premier lieu, la France s'est opposée dans la discussion antérieure à ce que le Maroc soit soumît au chapitre sept de la Charte des Nations Unies qui impliquait une plus grande fermeté de la part du Conseil au moment d'appliquer ce plan de paix. En deuxième lieu, les Nations Unies ne s'intéressent pas aux appels sur le respect des droits de l'homme, en alléguant qu'elle n'a pas de compétence dans la matière. Nous avons toujours affirmé que c'est une compétence implicite, incontournable dans tout  mandat de l'ONU. D'ailleurs, c'était un sentier escarpé à travers lequel le Maroc s'est échappé des sanctions, malgré le fait qu'il a commis de graves violations aux droits de l'homme".

"L'étincelle qui a encouragé les peuples arabes à se rebeller contre les dictatures a précisément été le camps sahraoui contre le pouvoir colonial marocain. Dans le cas des sahraouis, la répression a permis de brûler au sang et au feu le camps, mais l'exemple est resté là", a-t-il souligné.

Le Sahara occidental et l'ONU

L'ONU a été fondée en 1945 pour promouvoir la paix mondiale, la justice et l'ordre international. Cependant, les nations qui la composent, et spécialement les plus puissantes, suivent leurs egoísmes nationaux, avec leur interprétation intéressée de l'actualité mondiale. Dans cet ordre de choses, l'ONU n'est plus qu'un prétexte pour prétendre une représentation de la légalité dans certains cas et pour que quelques personnages empochent des salaires élevés et voyagent aux dépens des travailleurs du monde.

Les temps prochains s'annoncent très compliqués à cause de la crise mondiale, de la faim endémique, et du mécontentement d'une grande partie de la population mondiale qui a commencé à générer des révoltes dans certains pays, sans que l'ONU n'ait d'autorité, parce qu'elle ne l'a pas gagnée, du fait qu'elle n'a rien résolu, puisque elle n'agit pas de la même manière dans tous les cas similaires.

Dans le cas du Sahara Occidental, par exemple, l'ONU est inopérante, étant donné que certains des pays les plus puissants choisissent d'appuyer  la puissance occupante, quelle que soit le degré d'illégalité de cette occupation.

Au Maroc il y a une dictature aussi atroce qu'en Libye, et cette dictature  aussi brutale que les autres est celle qui occupe illégalement le Sahara Occidental et qui n'a aucune considération envers ses habitants. Et il peut agir ainsi parce que certains des pays les plus puissants, précisément ceux qui ont choisi d'intervenir en Libye le lui permettent. Dans ces conditions la situation ne sera jamais résolue, parce que les sahraouis ont suffisamment démontré qu'ils savent résister. La raison donne beaucoup de force. D'un autre côté, si le peuple sahraoui était écrasé, sa légende survivrait. L'ONU ne doit pas continuer à dire des bêtises et se faire guider par les intérêts des puissants, mais elle doit récupérer le rôle principal qui lui correspond, en donnant la raison à ceux qui la possèdent et en imposant le respect des résolutions.
Periodista Digital, 24/04/2011

L'incapacité de l'ONU et le Sahara Occidental

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies se réunira dans les jours prochains pour proroger le mandat de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (Minurso) et pour l'énième fois débattra la possibilité d'élargir ses prérogatives pour avoir un mandat concret de défense des droits de l'homme dans le territoire envahi par le Maroc.

Le Secrétaire général Ban Ki-moon a présenté son rapport dans lequel il a mentionné encore une fois l'échec des négociations informelles et officielles entre le Maroc et le Front Polisario (représentant unique du peuple sahraoui reconnu par l'ONU) qui "se trouvent dans une impasse et n'ont pas enregistré des progrès" et il fait appel aux parties pour qu'ils procèdent à des négociations avec des "points de vue innovateurs", pour réaliser l'autodétermination de la nation sahraouie.

La "dernière" du Maroc est d'avoir inventé un concept singulier sur la libre détermination, qui ne contemple pas l'indépendance, mais une autonomie (?) … En contrepartie, le Front Polisario accepte que dans le référendum l'autonomie ou l'annexion soit incluses au Maroc et l'indépendance c'est-à-dire ce que le peuple sahraouie décide.

Rabat ne veut pas l'indépendance du Sahara Occidental parce qu'il pille ses richesses minérales et le gigantesque banc marin, alors il bloque par tous les moyens le référendum. Il ne désire pas non plus que la Minurso ait des attributions sur les droits de l'homme parce que cela dévoilera sa politique de nettoyage ethnique, au meilleur style nazi, contre le peuple sahraoui qui n'est pas marocain.

Pour cela, il aura recours à son protecteur, la France, pour qu'elle utilise son pouvoir de veto dans le Conseil de Sécurité, qui deviendra à nouveau son complice des abus, comme c'était le cas au mois de novembre dernier, après le massacre marocain dans le camps sahraoui de Gdaim Izik, le Conseil de Sécurité a voté pour quatorze votes contre un la désignation d'une commission internationale d'enquête sur les droits de l'homme, qui a échoué par le veto français. Quelle honte!

Dans cette occasion, Ban Ki-moon a mis en évidence la violation des droits de l'homme dans les camps de Gdaim Izik, en contrecarrant toute l'offensive médiatique du Maroc qui prétendait que les blessés et morts étaient de ses "forces de sécurité". De nouveau et dans un document officiel de l'ONU on l'a démasqué parce qu'ils ont assassiné des dizaines - parmi eux un enfant de 14 ans, ils ont blessé des centaines et beaucoup ont été emprisonnés.

Bien que Ban Ki-moon a avancé un peu en dénonçant ce fait, il a manqué de grandeur et de courage pour recommander au Conseil de Sécurité que la Minurso soit dotée d'un pouvoir pour veiller aux droits de l'homme. Il a sollicité avec timidité que ce soit le rôle du Conseil des Droits de l'Homme, qui ne fait que des visites sporadiques et n'a pas de bureau dans le territoire sahraoui envahi par le Maroc. L'on attend que dans les débats du Conseil de Sécurité, le Nigeria et l'Afrique du Sud soutiennent l'agrandissement des prérogatives de la Minurso, mais le veto de la France plane, ce pays qui bombarde la Libye en causant des centaines de morts civils et est incapable d'appuyer la défense des droits de l'homme des sahraouis.

C'est dommage que Ban Ki-moon ne dise jamais que "le Maroc entrave l'autodétermination du Sahara Occidental", consacrée dans des centaines de résolutions de l'ONU, contrairement à son envoyé personnel, l'ambassadeur Christopher Ross, qui en juillet passé a exprimé sa frustration avec l'attitude du Maroc.

Il n'a pas non plus rappelé la sentence claire et sans objection de la Cour Internationale de Justice De la Haye, du 16 octobre 1975 qui a déclaré : "la conclusion du Tribunal est que les matériels et l'information qui lui ont été présentés n'établissent aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara Occidental et le royaume du Maroc ou l'entité mauritanienne. C'est pourquoi, le Tribunal conclut qu'il n'a pas trouvé les liens juridiques de telle nature qui peuvent empêcher l'application de la résolution 1514 un (XV) de l'Assemblée Générale à la décolonisation du Sahara Occidental et, en particulier, au principe d'autodétermination à travers de la libre expression de la volonté des peuples du territoire".

L'ex-envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara Occidental de 1997 à 2004, James Baker, après avoir renoncé à sa mission a remarqué que la difficulté principale devant la résolution de ce problème est le désintéressement des pays à le résoudre. Les puissances ne veulent pas faire pression sur le Maroc. Beaucoup d'états, y compris le Pérou, appliquent le "facillisme" et le désintéressement : ils laissent tout simplement le processus dans les mains de l'ONU.

Le statu quo n'est pas acceptable. Quand nous avons été en décembre dernier dans les Camps de Réfugiés Sahraouis de Tindouf, en Algérie, nous avons été témoins de l'impatience des jeunes - ils ont déjà 35 ans dans l'aride désert - : ils voulaient reprendre les armes  à cause de l'indifférence de l'ONU, qui attend lamentablement un meurtre, que des milliers meurent, comme en Bosnie, pour intervenir.
Par: Ricardo Sánchez-Serra
Collaborateur
La Primera, 24/04/2011

Congrès de l'UNFS : Il faut doter la Minurso d’un mécanisme de protection des droits de l’Homme

Lors du 6e congrès de l'Union nationale des femmes sahraouies (UNFS),  avant-hier, les  participants aux ces travaux ont appelé à doter et à faire valoriser  la Minurso d'un mécanisme de protection des droits de l'Homme au Sahara occidental. De ce fait, des participants sahraouis et étrangers étaient venus des quatre coins de la planète, à savoir d'Afrique du Sud, du  Venezuela, de Cuba et de Mauritanie pour défendre cette cause qui se résume à dénoncer la dégradation de la situation des droits de l'Homme dans cette région et les crimes "odieux" perpétrés par l'occupant marocain à l'encontre du peuple sahraoui sans défense. 
 
A cet effet, des organisations internationales ont été interpellées afin de briser ce silence, ce mur de la honte construit depuis les années 80 par le Maroc, et qui divise le Sahara Occidental en deux parties sur plus de 2000 km. Lors de cette rencontre placée sous le thème  de "L'épopée du camp de Gdim Izik" et organisée sous le slogan "Promotion des femmes sahraouies pour la libération et la préservation des acquis", une  énorme solidarité de la part des participantes étrangères ainsi que des Organisations non gouvernementales (ONG) a été exprimée envers le peuple sahraoui, et en particulier à la femme sahraouie qui mène une lutte incessante pour la liberté. Dans ce sens, le congrès se tient dans des conditions "exceptionnelles" a  précisé la Secrétaire générale de l'UNFS, Mme. Fatma Mahdi,  tant sur le plan international, régional que local. Evoquant la situation interne, elle a précisé que la question sahraouie traverse une "période difficile sur le plan international" et que le peuple sahraoui mène un véritable combat à tous les niveaux pour protéger les droits de l'Homme aussi bien dans les  régions occupées qu'au sud du Maroc. 
 
Dans un second temps, elle a dénoncé la position "immorale" de la France qui se place  en faveur du Maroc et sa consécration de la politique de "deux poids deux mesures" qui domine les relations internationales. Les travaux du congrès se poursuivent par la présentation et le débat du rapport de l'Union pour la période (2009-2011). Les délégations étrangères se sont rendues,   hier,  à Ousserd,  qui abritera des festivals locaux. Aujourd'hui, des visites seront organisées dans différents endroits, tels  les  établissements nationaux dont l'Hôpital national, le Musée national et le siège de l'Association des parents des détenus sahraouis.  Face à ce terrible "mur de la honte " marocain, une délégation d'élus français ainsi que des représentants de la société civile doivent également y faire partie
Asma Harouz
Le Maghreb, 24/04/2011

Comment faire entendre la voix des Sahraouis en France

Faire connaître l’affaire sahraouie en France. Le projet est ambitieux, mais le défi en vaut la chandelle pour les quelques dizaines de personnes qui se sont déplacées, hier, dans les camps des réfugiés sahraouis près de Tindouf.Elus locaux et responsables associatifs français, représentant toutes les tendances politiques, étaient donc au rendez-vous au niveau du camp Aousserd, distant de près de 30 km de la ville de Tindouf.
 
Issus essentiellement de la communauté algérienne à l’étranger, ces élus sont venus soit pour prendre connaissance d’une question qu’ils découvrent pour la première fois, soit pour porter dans leur pays la voix de l’un des peuples encore sous colonisation dans le monde.Christophe Choserot est élu socialiste de la région Lorraine. C’est la première fois que ce professeur en médecine foule le sol sahraoui. Il estime qu’il faut dépasser le stade des discours et porter à bras-le-corps cette problématique qui a trop duré. «Avant, j’entendais parler de la question sahraouie. Mais j’avoue que c’est la première fois que je vois de près ce qui s’y passe», a-t-il avoué. Il estime, comme beaucoup de ses concitoyens croisés dans l’immense camp de toile qui compte près de 18 000 habitants, que la question sahraouie n’est pas suffisamment prise en charge en France, même si beaucoup prennent conscience de la détresse de ces populations. «Il est temps de faire quelque chose. Dès mon arrivée, je vais tâcher de porter cette question auprès des instances nationales de mon parti. Ensuite, j’essaierai d’organiser des aides humanitaires, notamment médicales, pour alléger la souffrance des populations sahraouies», a-t-il promis. L’élu socialiste français proposera également aux responsables sahraouis d’acheminer une unité d’hémodialyse dans les camps. Dans la ville de Tours, près de Paris, des militants ont même créé une page sur le site social Facebook. Cette page est l’œuvre d’une Franco-Algérienne. Elle s’appelle Nadia Hamoudi. Elle est adjointe au maire de Tours. Elle estime que des considérations «économiques empêchent les responsables français de s’intéresser à cette question». Par raisons économiques, notre interlocutrice désigne les «intérêts économiques» des responsables français au Maroc.

Comme beaucoup de ses concitoyens, Nadia Hamoudi estime que c’est à elle et aux représentants de la société civile de son pays de porter la voix du peuple sahraoui. «Nous essayons d’exploiter toutes les voix de communication possibles pour faire connaître cette question», a-t-elle souligné.Denise Trisacri est venue de Marseille. Comme plusieurs de ces collègues, cette élue municipale et militante d’une association entend aider les Sahraouis en construisant une crèche dont «le lieu est encore à définir». Mais, avant cela, elle n’est pas venue les mains vides puisqu’elle s’est présentée avec plein de cadeaux pour les enfants des écoles sahraouies visitées.

Les élus et représentants des associations françaises venus aux camps des réfugiés sahraouis de Aousserd ont visité plusieurs installations de la RASD. Ils ont pris connaissance des conditions de vie dans les écoles et les dispensaires sahraouis.Le Premier ministre de la RASD, Abdelkader Taleb-Omar, qui a assisté à cette visite, a encore une fois accusé la France de bloquer «la paix» au Sahara occidental. Il a demandé aux élus et militants français présents de «faire pression sur les autorités officielles de leur pays» afin d’intervenir en faveur de leur cause aux Nations unies.
De notre envoyé spécial aux camps des réfugiés sahraouis Ali Boukhlef
La Tribune d'Algérie, 24/04/2011

Sahara Occidental : Le Polisario met à nu la France

«Nous ne demandons pas à la France de bombarder le Maroc comme elle le fait en Libye». «Nous espérons voir le Conseil de sécurité décider un mécanisme de surveillance et de contrôle des droits de l’homme au Sahara Occidental», déclare Abdelkader Taleb Omar, le Premier ministre sahraoui, en marge du 6e congrès de l’Union nationale des femmes sahraouies (UNFS) qui a clôturé ses travaux hier à Aousserd.
Cet appel, le énième du genre, sera-t-il entendu vendredi prochain par l’instance onusienne lors de sa réunion pour proroger le mandat de la Minurso, mission des Nations unies pour un référendum au Sahara Occidental? Peu probable. Tout comme l’adoption d’une résolution pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination promis aux Sahraouis par l’ONU en 1991 selon lequel «le peuple du Sahara Occidental choisira, librement et démocratiquement, entre l’indépendance et l’intégration au Maroc». Fait nouveau, les responsables sahraouis souhaitent cette fois voir le Conseil de sécurité renouveler le mandat de la Minurso pour six mois seulement et non pour une année, comme il est d’usage depuis la création de ce mécanisme onusien.
Le prochain congrès du Polisario pourrait opter pour le recours à l’action armée. En attendant ce congrès, les Quinze discutent sur la possibilité de confier au Haut commissariat pour les réfugiés installé à Genève la surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental.
Raison de cette réponse «honteuse» : la France, la patrie des droits de l’homme et dont l’engagement pour la défense des droits de l’homme dans le monde et des «révoltes arabes» est connu, s’oppose, dans la continuité de sa «relation privilégiée» avec le Palais royal, à tout élargissement de la Minurso. Même si de l’avis de tous les connaisseurs de ce vieux conflit, un changement de cap de la position française pourrait faire avancer les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, sous les auspices de Christopher Ross et enlever à la Minurso sa singularité : celle de la seule mission de maintien de la paix de l’ONU à ne pas avoir une composante «droits de l’Homme» dans son mandat. Omar Mansour, le représentant du Front Polisario en France, appelle Paris à revoir sa position comme elle l’a revue lors de la «révolution du Jasmin» en Tunisie.
«Nous ne demandons pas à la France de bombarder le Maroc comme elle le fait en Libye, au nom des droits de l’homme, mais d’exercer une pression sur la monarchie marocaine afin de l’amener à respecter les droits de l’homme bafoués dans les territoires occupés», dit-il.
Djamel Boukrine, 24/04/2011

Maître Ali Yahia condamne la politique occidentale de deux poids deux mesures

Le président d'honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH), interrogé sur «le silence d'Amnesty International sur les violations des droits de l'homme au Sahara occidental, et sur l’attitude permissive vis-à-vis des exactions commises par Israël sur les population de Palestine, de Ghaza et d'autres pays», a indiqué que «les droits de l'homme sont bafoués partout dans le monde, et l'Amérique, qui était la garante des libertés et de l'application de la charte des droits de l'homme, a également failli à sa mission». A propos du rôle des puissances mondiales dans le règlement des conflits, celui-ci indiquera que «toutes les mesures prises par ces puissances obéissent à leurs intérêts.

Le cas de la France est des plus édifiants lorsqu'on sait qu'elle a accueilli sur son sol tous les despotes et sanguinaires qui ont fui leur pays». Il citera l'exemple du président tunisien déchu Ben Ali qui bénéficia de la protection de «cette nation qui prône le respect des libertés et de l'égalité».

Pour rappel, l'Élysée vient d'empêcher, pour la deuxième fois, grâce à son droit au veto au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU, la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) de se prévaloir de prérogatives pour surveiller et contrôler la situation des droits de l'homme dans les camps de réfugiés sahraouis et les territoires occupés par le Maroc.

Le conflit du Sahara Occidental est l'un des plus vieux de l'Afrique et date de plus de de 35 ans.

Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...