Les Sahraouis gagnent la bataille du Mans

Quasiment tous les représentants des 23 pays ont manifesté, avec ferveur et engagement, leur soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Le Mans (France)
De notre envoyé spécial

La 36e Conférence de la coordination des comités de soutien au peuple sahraoui s’est ouverte hier au palais des Congrès du Mans, malgré l’agitation parfois musclée des Marocains. Quelques dizaines de personnes chauffées à bloc ont littéralement assiégé le Palais abritant l’événement pour tenter de gâcher la fête aux Sahraouis. Les délégations étrangères, venues des quatre coins du monde, étaient ahuries face à ces meutes de protestataires marocaines qui menaçaient de défoncer le portail d’accès. Il a fallu faire appel aux brigades de la CRS française pour repousser les assauts incessants de cette bande de révoltés.

Le président Abdelaziz qui devait assister à l’ouverture des travaux a dû patienter dans son hôtel une bonne demi-heure, le temps que la police fasse le ménage devant le palais des Congrès. Finalement, en désespoir de cause, les Marocains qui avaient festoyé la veille sur le circuit des 24 Heures du Mans pour parasiter l’Eucoco, ont dû ranger leur attirail d’émeutiers et rentrer chez eux la tête baissée.


Eh oui ! le 36e Eucoco va se tenir et avec les compliments du maire de la ville Jean-Claude Boulard ! Plus de 518 participants issus de 23 pays ont répondu présents à l’appel de la coordination de Pierre Galland pour dire comme un seul homme : «Oui pour l’autodéterminations du peuple sahraoui.»

La salle des conférences pleine comme un œuf a résonné jusque tard dans la soirée aux clameurs des participants, tous acquis à la cause sahraouie. Des incidents ayant émaillé l’entrée des participants ont tout de suite été oubliés une fois les travaux entamés dans l’amphithéâtre du palais. Le président de l’Eucoco, Pierre Galland, si habitué à ces scènes de mauvais goût, n’a pas manqué de glisser un mot à l’assistance, histoire de ne pas s’apesantir sur une provocation ratée. «Vous devez savoir que ce n’est pas la première que les services marocains organisent un tel accueil ; cela dure depuis 36 ans !», affirme-t-il, le sourire en coin.

Pour autant, il a mis en garde les organisateurs d’interdire l’accès à tous ceux qui ne portent pas de badges. «Faites gaffe, les services marocains peuvent toujours faire irruption dans la salle pour provoquer des incidents et voir çà dans les journaux», précise-t-il. Et de conseiller aux participants : «Ne répondez pas à la provocation !» La parenthèse refermée, les travaux de l’Eucoco se déroulent avec des interventions aussi enflammées contre l’occupation marocaine qu’a été l’assaut des «envoyés spéciaux » de sa majesté. Quasiment tous les représentants des 23 pays ont manifesté, avec ferveur et engagement, leur soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Le délégué du Brésil était tellement percutant qu’il tapait des poings sur le pupitre tout en haussant le ton contre le Maroc.

Le député communiste de la Seine- Maritime, Jean-Paul Le Coq, à qui les Sahraouis doivent une fière chandelle d’avoir pu faire monter le président Abdelaziz à la tribune du palais Bourbon, a été bref, mais tonitruant, résumant la position française : «La France officielle n’est pas celle des droits de l’homme. C’est la France des affaires. La preuve : le secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme n’existe plus !». Et de révéler qu’en sa qualité de membre observateur du Conseil de l’Europe, le Maroc exerce un grand lobbying pour faire avorter toute résolution sur l’atteinte aux droits de l’homme dans les territoires occupés (du Sahara Occidental, ndds) avec la bénédiction de la France. La salle se lève pour saluer cet élu de gauche qui représente l’exception française.

Mais le clou de la soirée aura été l’intervention émouvante du président de l’Association internationale des juristes démocrates. Rolland Viel. Du haut de ses 85 ans, la voix tremblotante, ce vétéran de la cause sahraouie qui a fait le procès de l’occupant marocain, a raconté son voyage dans les camps des réfugiés à Tindouf en 1980, à l’invitation du Polisario pour participer à la célébration du 5e anniversaire de la création de la RASD. Moment d’intense émotion, le vieux briscard, sort un CD, un film qu’il a lui-même tourné à Tindouf, et l’offre en cadeau au président Abdelaziz… Les travaux de la première journée se sont terminés dans la sérénité et le maire du Mans, qui a généreusement offert un dîner aux séminaristes, en a profité pour renouveler son soutien à la cause sahraouie et dire sa fierté d’accueillir un tel événement.
Hassan Mali
El Watan, 31/10/2010

Les élus français se mobilisent

Un groupe d’élus français, toutes tendances politiques confondues, a lancé hier un appel à pétition pour rassembler le maximum de signatures pour adresser une lettre au président Nicolas Sarkozy.

Pour ce faire, une délégation présente ici au Mans, a proposé et obtenu l’appui de l’Eucoco pour entamer la démarche. Cette initiative originale fait suite au séjour de 107 élus français, le 30 avril dernier, dans les camps de réfugiés sahraouis à Dakhla.

Dans un document rendu public hier, les initiateurs de la pétition soulignent qu’«aucun Etat dans le monde n’a reconnu la souveraineté du Maroc au Sahara occidental». Les élus français demandent au président Sarkozy de s’engager «pour la mise en œuvre des résolutions des Nations unies et l’application de la légalité internationale concernant les droits de l’homme au Sahara occidental».

Les pétitionnaires soulignent qu’il est «urgent de parvenir à une solution, de ce conflit, garantissant le libre choix des peuples». De la même manière que la France et l’Union européenne «se doivent de déployer tous leurs efforts pour parvenir à une paix durable dans cette partie de l’Afrique».
El Watan, 31/10/2010

Une tribune internationale pour la cause sahraouie

La 36ème conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui (Eucoco) a débuté vendredi soir dans la ville française du Mans sous le thème «Autodétermination au Sahara occidental : droit inaliénable» en présence de plus de 450 participants, en provenance d’Afrique, d’Amérique latine, d’Europe et d’Asie.

Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, qui a assisté à l’ouverture de la conférence, a, dans son intervention, interpellé, une fois de plus, la communauté internationale sur «la situation hautement préoccupante des réfugiés sahraouis, qui ne cesse de se détériorer de jour en jour», rapporte l’APS. Il a également souligné que le blocage du processus de règlement du conflit du Sahara occidental «constitue une menace réelle à la paix dans la région et risque d’anéantir les efforts de l’ONU».

Mohamed Abdelaziz a, par ailleurs, saisi cette opportunité pour rendre un hommage appuyé à l’Algérie, «appréciant à sa juste valeur» sa solidarité et son soutien indéfectible à la cause sahraouie. «Nous ne pouvons qu’exprimer notre gratitude à l’Algérie qui n’a ménagé aucun effort pour défendre la cause du peuple sahraoui et lui exprimer son soutien indéfectible», a-t-il affirmé. Il a par ailleurs souligné que la situation de privation que vivent les réfugiés sahraouis «continue à nous alerter sur l’urgence d’un règlement juste et équitable, dans le cadre de la légalité internationale». Et de rappeler que, lors de la précédente conférence de l’Eucoco, le sujet préoccupant et dominant était le sort des sept prisonniers politiques, détenus dans les geôles marocaines.

Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, «le problème demeure entier et nous nous trouvons devant une situation flagrante de violation des droits de l’Homme qui a conduit des milliers de réfugiés sahraouis à fuir leur camps et se réfugier dans le désert pour échapper à la marginalisation et la pauvreté imposées par les forces d’occupation marocaines. Nous ne cesserons pas de lancer des appels à la communauté internationale pour desserrer l’étau en ouvrant le territoire aux observateurs et journalistes du monde entier pour dénoncer cette situation intenable». Il a également appelé à doter la Minurso, à l’image des autres missions de l’ONU, des prérogatives qui lui font défaut, lui permettant de surveiller le respect des droits humains dans les territoires occupés.

La nouvelle forme de résistance pacifique menée par le peuple sahraoui suscitera certainement des échos et engendrera un élan de solidarité internationale et un soutien juste à la cause sahraouie, a-t-il ajouté. Ouvrant les travaux de la conférence du Mans, le président de l’Eucoco, M. Pierre Galland, a évoqué la situation de plus de 20 000 Sahraouis qui observent un sit-in dans le camp de «l’indépendance» près d’El Ayoun pour dénoncer l’occupation de leur pays, le Sahara occidental, et protester contre la pauvreté et la marginalisation.

M. Galland a appelé la communauté internationale à prendre les mesures appropriées pour relayer l’appel des populations sahraouies qui, par dizaines de milliers, vivant dans la précarité la plus absolue, «ont donné une leçon de courage pacifique pour exiger que leurs droits soient respectés». Une délégation d’élus français qui prend part à ladite conférence a interpellé, de son côté, le président Sarkozy pour l’amener à s’engager dans la mise en œuvre des résolutions des Nations unies sur les droits de l’Homme au Sahara occidental.

«La France et l’Union européenne se doivent de déployer tous les efforts pour parvenir à une paix durable dans cette partie de l’Afrique», ont-ils relevé. Composée de 107 élus, la délégation s’est rendue le 30 avril dernier dans les camps de réfugiés sahraouis de Dakhla où elle a constaté la situation «alarmante» des réfugiés sahraouis.
La Tribune d'Algérie, 31/10/2010

Soutien renouvelé à la cause sahraouie et batterie de mesures contre la violation des droits humains

Le Mans (France), 31/10/2010 (SPS) La 36e conférence du comité de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) a pris fin dimanche par l’adoption d’une résolution finale plaidant pour un soutien renouvelé au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Réunis en quatre ateliers, les participants à cette conférence ont salué particulièrement "l’effort permanent", réalisé par le Comité algérien de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) pour son soutien aux revendications légitimes du peuple sahraoui.

Ils se sont, par ailleurs, réjouis de la mise en place d’une conférence internationale latino-américaine de soutien au peuple sahraoui et se sont engagés à lui apporter sa collaboration pour couronner se travaux de résultats concrets.

Ils se sont, en outre, entendus sur les objectifs à poursuivre pour renforcer et diversifier l’action de solidarité et les méthodes de travail en vue d’accroître la capacité des militants et de leurs organisations pour contribuer à "la mise en œuvre des droits inaliénables du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance".

Les participants ont également chargé la Task Force de l’EUCOCO d’établir et de diffuser "dans les meilleurs délais", un calendrier et un programme commun de travail, coordonnés à l’échelle internationale. Les chapitres consacrés aux volets politique, à l’information et aux ressources humaines, se sont taillés la part du lion lors des travaux de cette conférence de solidarité.

L’atelier des droits de l’homme, s’appuyant sur des témoignages accablants de militants de droits de l’homme venus des territoires occupés et les témoignages poignants sur les visites des militants dans les campements de réfugiés, a décidé d’une batterie de mesures pour développer son plan d’action en faveur du respect des droits humains sahraouis.

Les témoignages apportés des territoires occupés sont d’autant plus accablants que les autorités marocaines empêchent aux observateurs et à la presse internationale l’accès aux campements des réfugiés.

Aux mois de novembre et décembre, un "programme d’urgence" en direction des territoires sahraouis occupés et, particulièrement, envers les "campements de l’indépendance", comprenant une délégation médicale, de parlementaires européens et de différents pays, a été dégagé.

Ce programme comprendra également des visites de représentants de différentes institutions, de journalistes, du mouvement solidaire, de membres de la Task Force et également de la société civile.

En appui à ces actions, un travail de "lobbying efficace" sera effectué en direction des Nations unies, l’Union européenne, la France, l’Espagne, à travers des lettres, des manifestations et de rencontres.

Les avocats sont, en outre, appelé à assurer l’accompagnement des procès des défenseurs sahraouis des droits de l’homme et des détenus politiques, en premier lieu le procès des 7 prisonniers politiques de Salé, le 5 novembre.

Un programme de lobby en direction du Conseil des droits de l’homme et en direction du Conseil de sécurité de l’Onu, avec l’exigence de mettre sur pied un mécanisme d’observation et de protection des droits de l’homme, y compris le droit à l’autodétermination, a également été approuvé.

Avec un groupe de juristes, les participants ont également entamé l’étude d’un arsenal juridique à la disposition du peuple sahraoui pour faire respecter les droits des populations sahraouis déplacées vers les "campements de l’indépendance".

Au volet de l'information, les participants ont convenu qu’"il faut se préparer à la guérilla de la communication" et être en mesure de rectifier les contre-vérités diffusées par la Maroc et être capable de promouvoir une information reflétant la réalité sahraouie.

Des propositions ont été retenues dans ce sens tel que l’appui aux visites de militants sahraouis et de défenseurs de droits de l’homme, venant des territoires occupés.

Le CNASPS a, dans ce cadre, réitéré son offre pour faciliter le voyage de ces militants vers l’Europe pour contribuer à diffuser l’information.

Au chapitre des ressources naturelles, les participants ont décidé qu’une action de dénonciation de l’accord d’association UE/Maroc et l’accord de pêche doit être menée en coopération avec le Western Sahara Resource Watch.

Les campements montés aux alentours de la ville d’El-Aaiun où vivent actuellement plus de 20.000 Sahraouis protestant, contre leur condition de vies, sont le "témoignage éloquent que les ressources naturelles du territoire ne bénéficient pas à la population sahraouie", ont enfin relevé les participants.(SPS)


Le Mans (France), 31/10/2010 (SPS) La 36e conférence du comité de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) a pris fin dimanche par l’adoption d’une résolution finale plaidant pour un soutien renouvelé au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Réunis en quatre ateliers, les participants à cette conférence ont salué particulièrement "l’effort permanent", réalisé par le Comité algérien de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) pour son soutien aux revendications légitimes du peuple sahraoui.

Ils se sont, par ailleurs, réjouis de la mise en place d’une conférence internationale latino-américaine de soutien au peuple sahraoui et se sont engagés à lui apporter sa collaboration pour couronner se travaux de résultats concrets.

Ils se sont, en outre, entendus sur les objectifs à poursuivre pour renforcer et diversifier l’action de solidarité et les méthodes de travail en vue d’accroître la capacité des militants et de leurs organisations pour contribuer à "la mise en œuvre des droits inaliénables du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance".

Les participants ont également chargé la Task Force de l’EUCOCO d’établir et de diffuser "dans les meilleurs délais", un calendrier et un programme commun de travail, coordonnés à l’échelle internationale. Les chapitres consacrés aux volets politique, à l’information et aux ressources humaines, se sont taillés la part du lion lors des travaux de cette conférence de solidarité.

L’atelier des droits de l’homme, s’appuyant sur des témoignages accablants de militants de droits de l’homme venus des territoires occupés et les témoignages poignants sur les visites des militants dans les campements de réfugiés, a décidé d’une batterie de mesures pour développer son plan d’action en faveur du respect des droits humains sahraouis.

Les témoignages apportés des territoires occupés sont d’autant plus accablants que les autorités marocaines empêchent aux observateurs et à la presse internationale l’accès aux campements des réfugiés.

Aux mois de novembre et décembre, un "programme d’urgence" en direction des territoires sahraouis occupés et, particulièrement, envers les "campements de l’indépendance", comprenant une délégation médicale, de parlementaires européens et de différents pays, a été dégagé.

Ce programme comprendra également des visites de représentants de différentes institutions, de journalistes, du mouvement solidaire, de membres de la Task Force et également de la société civile.

En appui à ces actions, un travail de "lobbying efficace" sera effectué en direction des Nations unies, l’Union européenne, la France, l’Espagne, à travers des lettres, des manifestations et de rencontres.

Les avocats sont, en outre, appelé à assurer l’accompagnement des procès des défenseurs sahraouis des droits de l’homme et des détenus politiques, en premier lieu le procès des 7 prisonniers politiques de Salé, le 5 novembre.

Un programme de lobby en direction du Conseil des droits de l’homme et en direction du Conseil de sécurité de l’Onu, avec l’exigence de mettre sur pied un mécanisme d’observation et de protection des droits de l’homme, y compris le droit à l’autodétermination, a également été approuvé.

Avec un groupe de juristes, les participants ont également entamé l’étude d’un arsenal juridique à la disposition du peuple sahraoui pour faire respecter les droits des populations sahraouis déplacées vers les "campements de l’indépendance".

Au volet de l'information, les participants ont convenu qu’"il faut se préparer à la guérilla de la communication" et être en mesure de rectifier les contre-vérités diffusées par la Maroc et être capable de promouvoir une information reflétant la réalité sahraouie.

Des propositions ont été retenues dans ce sens tel que l’appui aux visites de militants sahraouis et de défenseurs de droits de l’homme, venant des territoires occupés.

Le CNASPS a, dans ce cadre, réitéré son offre pour faciliter le voyage de ces militants vers l’Europe pour contribuer à diffuser l’information.

Au chapitre des ressources naturelles, les participants ont décidé qu’une action de dénonciation de l’accord d’association UE/Maroc et l’accord de pêche doit être menée en coopération avec le Western Sahara Resource Watch.

Les campements montés aux alentours de la ville d’El-Aaiun où vivent actuellement plus de 20.000 Sahraouis protestant, contre leur condition de vies, sont le "témoignage éloquent que les ressources naturelles du territoire ne bénéficient pas à la population sahraouie", ont enfin relevé les participants.(SPS)

Sahara occidental : " La communauté internationale ne peut rester muette" (comités suisses)

Chahid El Hafed, 31/10/2010 (SPS) Les Sahraouis vivent dans les territoires occupés du Sahara occidental une pauvreté galopante et une répression sans pitié chaque fois qu'ils ont l'audace de manifester pacifiquement pour leurs droits, a indiqué un communiqué des comités suisses de soutien au peuple sahraoui, estimant que la communauté internationale "ne peut rester muette".

Les Sahraouis sont sur leur terre et pourtant spoliés de leurs richesses qu'elles soient minières ou halieutiques, a regretté la même source.

"Leur patience est à bout, voici plus de trente ans qu'ils attendent que l'ONU tienne ses engagements: la décolonisation du Sahara Occidental, l'exercice du droit à l'autodétermination auquel ils ont droit, sans que la Minurso réagisse, a déploré le communiqué.

"Il fallait que le pire arrive et c'est arrivé le 24 octobre. L'armée marocaine a tiré pour empêcher l’arrivée d’eau et de nourriture dans les camps dressés par la population sahraouie hors des villes occupés du Sahara Occidental. Bilan : un jeune garçon de 14 ans mort, des adultes blessés", a constaté le communiqué.

Plusieurs milliers de Sahraouis ont décidé depuis quinze jours d’entrer dans une résistance active et pacifique. Leur objectif : crever le mur du silence et affirmer qu’il suffit qu'ils soient considérés comme activistes pour qu'ils n'aient plus de travail au Sahara Occidental ou qu'ils soient évacués vers le nord, a souligné la même source.

L’armée marocaine cerne les camps de toiles sahraouis, les hélicoptères survolent la zone. "Le pire est à craindre", a averti le communiqué. (SPS)

Le Maroc affirme que Mustapha Selma est blessé dans une tentative d’évasion : le Gouvernement sahraoui dément

Bir Lehlou (territoires libérés), 31/10/2010 (SPS) Le Gouvernement sahraoui a démenti les informations diffusées samedi par l’agence officielle marocaine (MAP), selon lesquelles le policier Mustapha Selma Ould Sidi Mouloud a été blessé par balle lors d’une tentative d’évasion, estimant de "dévier l’attention" de la gravité de la situation des campeurs de Gdeim Izik (dans les banlieux de la ville d'El Aaiun, capitale sahroauie occupée par le Maroc, ndds).

"Nous tenons à opposer un démenti formel à l’information publiée par l’agence gouvernementale marocaine d’information (MAP) qui vient de publier un dépêche faisant état d’une tentative d’évasion du policier Moustapha Ould Salma et serait blessé toujours selon la MAP", a indiqué un communiqué du ministère de l’information.

Pour le Gouvernement sahraoui, l’agence officielle marocaine "multiplie les mensonges et l’intox pour dévier l’attention de l’opinion publique interne et internationale de la situation grave dans les territoires occupés après l’assassinat inqualifiable dont , le jeune de 14 ans, Najem Elgarhi a été la victime et suite à l’exode massif des habitants des villes spoliées qui manifestent haut et fort leur rejet de la politique coloniale marocaine" a ajouté le communiqué.

Les autorités sahraouies avaient décide le 6 octobre dernier depuis la localité de Mhériz (territoires libérés) la libération de Moustapha Selma, à la demande des organisations internationales des droits de l’Homme défendant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Les autorités sahraouies entreprennent depuis cette date "des contacts avec des organisations internationales intéressées pour la mise en œuvre de cette décision", avait indiqué un communiqué publié le même jour, rappelle-t-on.

Moustapha Selma a été arrêté le 21 septembre dernier à Mheriz (territoires libérés du Sahara Occidental, ndds) pour répondre à plusieurs chefs d’accusations dont la principale est l’espionnage en faveur d’un pays en guerre avec la République sahraouie, rappelle-t-on.

Soutien au droit du peuple sahraoui à l’indépendance

Cette initiative pacifique est d’autant plus remarquable, qu’elle fait tâche d’huile et d’autres villes suivent l’exemple d’El-Ayoun pour fuir la répression marocaine. L’autre aspect de la gravité de la situation vécue par le peuple sahraoui, est que voilà des années que «nous plaidons pour que la Minurso prenne ses responsabilités devant la répression féroce imposée au peuple sahraoui, or elle vient de se voir interdire l’accès des campements de réfugiés» installés à quelques kilomètres de la ville sous occupation marocaine, Laâyoune. De plus, pour M. Galan, l’expression pacifique du peuple sahraoui qu’on entendait peu et qui s’est déclenchée en mai 2005 éclate aujourd’hui aux yeux de la communauté internationale interpellée plus qu’avant à faire valoir la force du droit sur la force coloniale.

A ce propos, le président de l’EUCOCO ne manquera pas de souligner qu’«il faut être aveugle et sourd pour ne pas vouloir comprendre le message de ce peuple dans son désir de mettre fin à la dégradation de sa situation politique, économique et sociale» par l’exercice de son droit à l’autodétermination.

Une politique d’oppression et de répression des autorités marocaines dans les territoires sahraouis encore sous son occupation, au moment ou Rabat invite ses hôtes étrangers à porter des témoignages pour voiler les pratiques propres à un système colonial. A ce propos, M.Galland dira : «On voit des gens continuer à se rendre, dans ces territoires, à l’appel des Marocains, pour constater de visu tout ce que le Maroc fait de «beau», et vous avez des gens qui se laissent apprêter et qui reviennent, comme ces sénateurs français, en disant que ce qu’ils ont vu là-bas est merveilleux et qu’ils n’ont pas vu de Sahraouis qui plaidaient la cause de l’indépendance». Et d’ajouter qu’«en effet, si on ne vous les montre pas, si vous n’allez pas voir qu’ils sont sous oppression, détenus dans des prisons, que vous ne vous rendez pas dans ces lieux de détention et que vous faites semblant de ne rien entendre, alors, vous pouvez toujours dire je peux témoigner sur tout ce qui est beau là-bas».

Aussi, pour le président d’Eucoco, «notre objectif est, donc, de faire appel à la communauté internationale, en particulier au secrétaire général de l’Onu, au Conseil de sécurité mais aussi à l’Union européenne qui, dans ses accords avec le Maroc, où la question des droits de l’homme est centrale, doit prendre acte de ce qui est en train de se passer dans les territoires sahraoui occupés». Et tout cela, a-t-il poursuivi, «au moment même où l’Union européenne doit renégocier ses accords de pêche avec le Maroc, accord fait sur le dos des Sahraouis» au vu de la violation du droit international par l’UE dans ses accords de pêche avec Rabat dans les eaux teritoriaux du Sahara Occidental. Evoquant le nombre de participants à cette conférence, il rappellera qu’ils sont plus de 400 personnes à y prendre part, venant d’Amérique latine d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Australie et qu’il est très intéressant d’assister à l’élargissement de la solidarité internationale autour du peuple sahraoui.

De son point de vue, c’est un signe que dans les opinions publiques aujourd’hui, il y a une «conscience réelle» et «quand les associations se mettent en route et révèlent ce qui se passent, les ONG relayent ces préoccupations» et que les Sahraouis ont toutes les raisons d’être déterminés à faire valoir leur droit. L’Onu étant là pour encadrer ce droit, «mais si à l’intérieur du Conseil de sécurité, vous n’avez pas toujours la majorité nécessaire, c’est à nous les peuples de continuer à leur rappeler ces réalités qu’il est de notre devoir de corriger», a souligné, M.Galland. Le président de l’EUCOCO s’agissant du blocus médiatique imposé par Rabat dans les territoires sahraouis occupés, il a estimé qu’un appel «doit effectivement être lancé» à la presse qui «doit comprendre aussi que son rôle est de défendre les valeurs universelles» conclut-il.
R. I.

Conférence sur la décolonisation sahraouie : Cette réalité que l’Europe ne veut pas voir

Dans la ville française du Mans, accueillent les 450 participants d’Europe, d’Afrique, d’Asie et de l’Amérique Latine, le pas a été franchi.

L’«intenable statu quo», dénoncé par l’émissaire onusien Christopher Ross lors de la dernière tournée effectuée dans la région, n’a pas longtemps résisté au formidable élan de sympathie et de solidarité de l’autre Europe, celle des élus locaux et municipaux qui ont tout vu et vécu de si près la légitimité de la lutte sahraouie et la gestation d’un Etat assurant dans les pires conditions un fonctionnement démocratique des institutions nationales.

Dans les camps des réfugiés de Tindouf, la réalité du fait national sahraoui a subjugué les élus et forgé une perception nouvelle de la question de décolonisation inachevée dénaturée par la campagne systématique de désinformation de Rabat relayée par la presse française.

Mais, la présence du président  Mohamed Abdelaziz  au cœur même du symbole de la démocratie parlementaire, à l’invitation de la 36e conférence annuelle des la coordination des comités de soutien européen,  autorise à dire que le débat démocratique tend à restaurer une vision équilibrée aux antipodes des schémas désuets.

Au palais de Bourbon, dédié à la décolonisation du Sahara occidental, le fait parait utopique au regard de la position partiale et de l’alignement de l’Elysée sur les thèses édulcorées de l’occupant marocain, récemment réitéré par le ministre des Affaires étrangères Kouchner, et le Premier ministre Fillon.

La mise en garde sahraouie se légitime par l’idée selon laquelle « la France détient les clés de la paix et du règlement du conflit de par sa relation avec le Maroc et sa position prédominante au sein de l’Union européenne» les territoires occupés. Car, conforté dans sa dérive coloniale, le Maroc qui « veut une prédétermination » a fermé les portes à la solution légale référendaire en application des dispositions pertinentes de la charte de l’Onu et des résolutions du Conseil de sécurité.

La cause majeure : la « grande responsabilité » de l’Europe fermant les yeux  devant « la situation désolante de pillage des ressources naturelles du territoire et de violations flagrantes des droits  de l’homme. » « Nous voulons une autodétermination », a martelé le président sahraoui appelant à la protection internationale d’un peuple sans défense forcé à l’exode interne et externe et soumis à la dure loi du blocus et du génocide. Dans les 8.000 camps de la résistance, dressant les remparts de la résistance pacifique dans les villes occupées d’El Ayoune, de Smara et de Boujdour, les mythes sulfureux du « modèle de démocratie » et de la « marocanité des territoires du Sud » ont été fortement ébranlés par le combat de la dignité symbolisé par la Gandhi Sahraouie Aminatou Haïder présente en force dans l’enceinte parlementaire française.

La symbiose populaire, délivrant le message de la liberté, est la manifestation tangible de la légitimité et de la représentativité du Front Polisario désormais intronisé dans son statut d’interlocuteur incontournable.
Larbi Chaabouni.
Horizons, 30/10/2010

Pierre Galland : la conférence de l’EUCOCO se tient à un «moment particulier»

La conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) se tient à un “moment particulier”, où les populations sahraouies, excédées par les conditions qui leur sont imposées, ont pris l’initiative de vider les villes et installer des campements loin dans le désert (dans les territoires occupés du Sahara Occidental, ndds), a souligné hier M. Pierre Galland, président de l’EUCOCO. Cette initiative pacifique est d’autant plus remarquable, a-t-il dit, dans un entretien, qu’elle fait tâche d’huile et d’autres villes suivent l’exemple d’El-Ayoun pour fuir la répression marocaine.

L’autre aspect gravité de la situation vécue par le peuple sahraoui, c’est que voilà des années que “nous plaidons pour que la Minurso prenne ses responsabilités devant la répression féroce imposée au peuple sahraoui, or elle vient de se voir interdire l’accès des campements de réfugiés”. De plus, a-t-il ajouté, l’expression pacifique du peuple sahraoui qu’on entendait peu, éclate aujourd’hui aux yeux de la communauté internationale qui est interpellée et “il faut être aveugle et sourd pour ne pas vouloir comprendre le message de ce peuple dans son désir de mettre fin à la dégradation de sa situation politique, économique et sociale”.

Ce qui est grave, a-t-il ajouté, “c’est que dans le même temps, on voit des gens continuer à se rendre, dans ces territoires, à l’appel des Marocains, pour constater de visu tout ce que le Maroc fait de +beau+ et vous avez des gens qui se laissent appâter et qui reviennent, comme ces sénateurs français, en disant que ce qu’ils ont vu là-bas est merveilleux et qu’ils n’ont pas vu de Sahraouis qui plaidaient la cause de l’indépendance”. “En effet si on vous ne les montre pas, si vous n’allez pas voir qu’ils sont sous oppression, détenus dans des prisons, que vous ne vous rendez pas dans ces lieux de détention et que vous faite semblant de ne rien entendre alors vous pouvez toujours dire je peux témoigner sur tout ce qui est beau là-bas”, a-t-il dit.

“Notre objectif, a ajouté M. Galland  est donc de faire appel à la communauté internationale, en particulier au secrétaire général de l’Onu, au Conseil de sécurité mais aussi à l’Union européenne qui, dans ses accords avec le Maroc, où la question des droits de l’homme est centrale, doit prendre acte de ce qui est en train de se passer dans les territoires”. Et tout cela, a-t-il poursuivi, “au moment même où l’Union européenne doit renégocier ses accords de pêche avec le Maroc, accord fait sur le dos des Sahraouis, puisque l’Europe tolère que les pécheurs marocains et étrangers aillent sur les côtes sahraouies pour pêcher sans que les Sahraouis n’en bénéficient nullement”. “Il est c’est clair que nous sommes dans un contexte difficile, mais j’estime que ce peuple est d’un courage exceptionnel et mène son combat avec détermination et rappelle sans arrêt à la communauté internationale quelles sont ses responsabilités”, a estimé M. Galland.        

Evoquant le nombre de participants à cette conférence, il rappellera qu’ils sont plus de 400 personnes à y prendre part, venant d’Amérique latine d’Asie, d’Afrique et d’Australie et qu’il est très intéressant d’assister à l’élargissement de la solidarité internationale autour du peuple sahraoui. De son point de vue, c’est un signe que dans les opinions publiques aujourd’hui, il y a une “conscience réelle”. “Quand les associations se mettent en route et révèlent ce qui se passent, les ONG relayent ces préoccupations, je crois que les Sahraouis ont toutes les raisons d’être déterminés”, a-t-il ajouté. Rappelons-nous, a-t-il dit, combien il a fallu de temps pour mettre fin à l’apartheid et la situation des Palestiniens aujourd’hui n’est pas meilleure”.

Pour M. Galland, le courage des peuples est “déterminant” pour maintenir cette conception du vivre ensemble, qui doit être fondée sur le respect du droit international, l’Onu étant là pour encadrer ce droit. “Mais si à l’intérieur du Conseil de sécurité, vous n’avez pas toujours la majorité nécessaire, c’est à nous les peuples de continuer à leur rappeler ces réalités qu’il est de notre devoir de corriger”, a-t-il souligné. Sur le manque d’intérêt des médias sur la question sahraouie, il relève que la cause sahraouie est devenue une “cause largement oubliée”, car les médias aujourd’hui préfèrent, de son point de vue, aller vers l’événementiel. “Il  fallut 9 morts pour qu’on parle de la flottille partie briser le blocus imposé à la population de Ghaza”, a-t-il rappelé. “9 morts ont été le prix payé par ces jeunes pacifistes turcs pour qu’on parle de la question palestinienne. Et vous n’avez qu’à le constater, ils sont morts et que témoigne-t-on sur de Ghaza aujourd’hui”, s’est-il interrogé. “Le blocus est toujours là, les Palestiniens sont toujours pris dans un enfermement total”, a déploré M. Galland qui considère que “si aujourd’hui, les conflits ne sont pas couverts par les médias, c’est que beaucoup d’entre-deux, manquent de moyens financiers et préfèrent traiter avec ceux qui leur payent des voyages”.

“Aujourd’hui, vous pouvez vous rendre en Afghanistan ou en Irak, protégés par les armées occidentales. Vous allez avec l’armée française, américaine, vous les accompagnez et vous rapportez ce qu’ils veulent bien vous montrer”. Le président de l’EUCOCO a estimé qu’un appel “doit effectivement être lancé” à la presse qui “doit comprendre aussi que son rôle est de défendre les valeurs universelles”. “Je crains cependant que les moyens mis à la disposition des médias sont aujourd’hui en cause”, dans le désintérêt qu’ils manifestent devant les conflits. “De nos jours, a souligné M. Galland, les gens en Europe ne payent plus leur journal et il existe des journaux gratuits payés par les publicités ou des multinationales et qui communiquent dans le sens de ce que leur bailleurs de fonds les autorise à dire ou pas”. “Nous sommes donc là devant un conflit de conception de ce qu’est l’information et de ce que les grands médias publient ou pas”, a conclu M. Galland qui estime que “pour être un grand journaliste, il faut être doté d’un certain courage et il qu’il n’y a qu’à faire le décompte du nombre de journalistes enlevés ou détenus, pour confirmer ce constat”. “Exercer ce métier, c’est voir les risques accrus par rapport au passé, il faut le reconnaître”, a-t-il enfin admis.
Le Citoyen, 30/10/2010

Pour perpétuer son occupation du Sahara occidental : Jusqu’où peut aller Rabat ?

Dans le temps, les officiels français défendaient becs et ongles, une idée colonialiste désormais écule, selon laquelle l’Algérie faisait partie intégrante de la France. En 1962 et après une lutte âpre et des sacrifices incommensurables, le peuple algérien avait démontré le contraire à cette puissance qui fut contrainte de se retirer de l’Algérie.

Aujourd’hui, nous vivons presque le même cas avec  la question du Sahara occidental occupé par le Maroc depuis 1975, et qui contre toute logique, s’acharne à soutenir que ce territoire lui appartient et que le peuple sahraoui est partie intégrante du peuple marocain. Rabat refuse jusqu’à l’idée de consulter ce peuple par voie référendaire, s’il est marocain ou non, lui déniant jusqu’au plus élémentaire de ses droits, celui de décider de son librement, destin. Les autorités marocaines sont prêtes à tout pour faire accroire que le Sahara occidental est une province marocaine. Elles ne lésinent sur aucun moyen pour cela, alors que ce territoire a été déclaré par les lois internationales « non autonome » et qu’il fait l’objet annuellement, depuis son annexion par l’armée marocaine,  d’un vote de résolution par l’assemblée générale des Nations unies, réaffirmant ce statut.

Rabat s’est mis à dos son voisin l’Algérie, parce que notre pays refuse de reconnaître la marocanité du Sahara occidental avant les Sahraouis, premiers et derniers concernés par leur avenir. Pis, le régime marocain accuse Alger de monter des « plans hégémoniques » dans la région maghrébine, alors que cette pratique est son sport préféré. Récemment, le roi Mohamed VI, qui se soucie comme d’une guigne de la construction maghrébine, s’en est allé de son analyse à propos du gel de ce projet, en déclarant sans aucune retenue que « l’intégration souhaitée par les peuples de la région et dictée par l’esprit du temps se heurte à des plans hégémoniques et à des écueils politiques rendus pourtant obsolètes avec la fin de la guerre froide ».

Le roi affirme que l’Union du Maghreb Arabe « reste l’otage de calculs étriqués liés au conflit artificiel suscité autour du Sahara marocain ». Rabat se met subitement à se préoccuper de l’UMA, qu’il s’est employée (et le fait toujours) à torpiller. N’a-t-on pas au Maroc couru derrière une adhésion pleine et entière à l’Union européenne  et faute d’y parvenir, n’a-t-on pas fait des concessions souveraines pour obtenir le statut avancé de ce regroupement ? Dans ces conditions, qu’attendre de plus d’un régime qui avait accepté,  pour assouvir ses besoins expansionnistes, de partager en 1978, le Sahara occidental avec la Mauritanie ?  Qu’attendre d’un tel régime qui avait accepté de tenir un référendum en 1991 sur le devenir de ce territoire, après des négociations directes, à Rabat même avec les dirigeants du Polisario, avant de les diaboliser et renier tout engagement à ce sujet ? Qu’attendre d’un régime qui jette en prison pour longtemps, ses propres sujets qui osent s’exprimer sur les erreurs commises durant le conflit armé avec les indépendantistes du Polisario ? L’un d’eux, un ancien prisonnier de guerre du mouvement indépendantiste, croupit dans les geôles du roi, pour avoir adressé à ce sujet.

Il s’agit d’un militaire à la retraite qui en 2006, plaidait dans cette une lettre au roi Mohamed VI « l’amélioration de la situation de ses anciens compagnons d’armes », libérés par le Polisario sous les auspices du CICR. Il avait aussi dévoilé un « secret militaire » sur la guerre entre l’armée marocaine et l’armée de libération sahraouie. Rabat ne s’encombre d’aucun scrupule pour « punir » quiconque ose évoquer ce sujet en mal. Ainsi, il y a deux jours, ce sont les correspondants de la  chaîne Al Jazera qui ont vu leurs accréditations au Maroc, annulées. Cette fois-ci, ils n’ont pas entre autres, adhéré à la thèse marocaine sur ce qu’on appelle à Rabat, la question de « l’intégrité territoriale ». Ce reproche n’est pas  paru dans le communiqué officiel avalisant cette décision contre le staff de cette chaîne. Cependant, il n’est un secret pour personne aujourd’hui, que les autorités n’attendaient qu’un petit prétexte  pour sévir contre cette chaîne qui n’illustre plus des reportages sur le Maroc avec la carte de ce pays incluant le territoire sahraoui. Et le fait de reconnaître que ce territoire est encore non autonome relève pour le Makhzen, du crime de lèse-majesté.      
Salim Ouali
Le Citoyen, 30/10/2010

Sahara occidental : Le président Abdelaziz rend un hommage appuyé à l’Algérie

Le président de la RASD, secrétaire général du Front Polisario, M. Mohamed Abdelaziz, a rendu vendredi au Mans, un hommage appuyé à l’Algérie, "appréciant à sa juste valeur, "sa solidarité et son soutien indéfectible à la cause sahraouie. "Nous ne pouvons qu’exprimer notre gratitude à l’Algérie qui ne ménage aucun effort pour défendre la cause du peuple sahraoui et lui exprimer son soutien indéfectible", a-t-il affirmé.

Il a par ailleurs souligné que la situation de privation que vivent les réfugiés sahraouis, "continuent à nous alerter sur l’urgence d’un règlement juste et équitable, dans le cadre de la légalité internationale".

Intervenant à l’ouverture des travaux de la 36 ème conférence de la coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), il a relevé que lors de la 35e conférence de l’EUCOCO, le sujet préoccupant alors, était le sort des sept prisonniers politiques, détenus dans les geôles marocaines.

Aujourd’hui a-t-il poursuivi, "le problème demeure entier et nous trouvons devant une situation flagrante de violation des droits de l’homme qui a conduit des milliers de réfugiés sahraouis à fuir leur camps et se réfugier dans le désert, pour échapper à la marginalisation et la pauvreté imposée par les forces d’occupation marocaine".

"Nous ne cesserons pas de lancer des appels à la communauté internationale pour desserrer l’étau en ouvrant le territoire aux observateurs et journalistes du monde entier pour dénoncer cette situation intenable", a-t-il dit.

Il a également appelé à doter la Minurso, à l’image des autres missions de l’Onu, des prérogatives qui lui font défaut, lui permettant de surveiller le respect des droits humains dans les territoires occupés".

"La nouvelle forme de résistance pacifique menée par le peuple sahraoui suscitera certainement des échos et engendrera un élan de solidarité internationale et un soutien juste à la cause sahraoui", a-t-il dit.

Il a également exprimé la volonté du Front Polisario pour une troisième rencontre informelle avec le Maroc, début novembre, à la demande du représentant personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, qui vient d’achever une tournée dans la région pour convaincre les deux parties en conflits (le Maroc et Front Polisario) à reprendre les négociations.

"Nous restons ouverts au dialogue, pour peu que le Maroc soit réceptif aux préoccupations du peuple sahraouis sur son droit à l’autodétermination.

La conférence qui se tient au Mans, a-t-il conclu, n’est pas une rencontre organisée contre le Maroc (qui occupe le Sahara Occidental depuis 1975, ndds), mais "un acte de solidarité et de paix construit sur les intérêts réels des peuples sahraouis et marocains".
Le Jour d'Algérie, 31/10/2010

SAHARA OCCIDENTAL : Le Maroc et ses soutiens en accusation au Mans

Aprés l’Assemblée nationale française où le président Mohamed Abdelaziz, a mis en garde contre une nouvelle tragédie qui menace le peuple sahraoui dans les territoires occupés de la RASD, ce week-end, dans la ville française du Mans, c’est au tour de plus de 500 délégués qui prennent part à la 36e Conférence européenne de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), d’ interpeller la France et dans une moindre mesure l’Espagne, sur le soutien inconditionnel qu’ils apportent aux thèses marocaines et notamment la prétendue solution d’autonomie.

Le président sahraoui, a, dès vendredi soir, en ouvrant solennellement la rencontre, mis en garde sur la grave situation des 20 000 sahraouis qui ont fuit volontairement Al Ayoun pour établir un camp dit de «l’indépendance, de la fierté et de la dignité». «Nous ne cesserons pas de lancer des appels à la communauté internationale pour desserrer l’étau en ouvrant le territoire aux observateurs et journalistes du monde entier pour dénoncer cette situation intenable», a-t-il dit. «Nous nous trouvons devant une situation flagrante de violation des droits de l’Homme qui a conduit des milliers de réfugiés sahraouis à fuir leurs camps et se réfugier dans le désert, pour échapper à la marginalisation et la pauvreté imposée par les forces d’occupation marocaines».

Une situation qui interpelle l’Onu sur «l’urgence d’un règlement juste et équitable, dans le cadre de la légalité internationale «du conflit du Sahara Occidental, a-t-il insisté. Il a également appelé à doter la Minurso, à l’image des autres missions de l’Onu, des prérogatives qui lui font défaut, lui permettant de surveiller le respect des droits humains dans les territoires occupés». «La nouvelle forme de résistance pacifique menée par le peuple sahraoui suscitera certainement des échos et engendrera un élan de solidarité internationale et un soutien juste à la cause sahraouie », a-t-il dit.

Par ailleurs, le président sahraoui a également exprimé la disponibilité du Front Polisario pour une troisième rencontre informelle avec le Maroc, début novembre, à la demande du représentant personnel du secrétaire général de l’Onu, Christopher Ross, qui vient d’achever une tournée dans la région pour convaincre les deux parties en conflits (le Maroc et le Front Polisario) à reprendre les négociations. «Nous restons ouverts au dialogue, pour peu que le Maroc soit réceptif aux préoccupations du peuple sahraoui sur son droit à l’autodétermination».

La conférence qui se tient au Mans, a-t-il conclu, n’est pas une rencontre organisée contre le Maroc, mais «un acte de solidarité et de paix construit sur les intérêts réels des peuples sahraouis et marocains». En plus de l’intérêt porté par la conférence a la nouvelle forme inédite de l’intifada d’Al Ayoun , les débats ont porté sur la protection des ressources naturelles sahraouies et sur l’urgence qu’il y a d’agir pour que l’Onu et en particulier le Conseil de sécurité se décide enfin à élargir le mandat de la minurso pour qu’elle protège un peuple menacé à nouveau de génocide .

Dans quelques jours, cela fera 35 ans que le Sahara Occidental connaît l’occupation militaire marocaine, avait rappelé à Paris M. Abdelaziz, «35 ans d’illégalité, de transgression du droit, de violations des droits de l’Homme et d’affront à la communauté internationale». Mais 35 ans aussi de résistance d’un peuple et surtout de respect de ses engagements internationaux. Et en dépit de «toutes les difficultés de la guerre qui nous a été imposée, nous avons été toujours fermement attachés à la paix et avons loyalement coopéré pour la mise en application du plan onusien de 1991 et des engagements pris en 1997» de cessez-lefeu.

Pour s’en convaincre et pour rappel, le président sahraoui retracera toutes les péripéties par lesquelles est passé, à la trappe marocaine, l’arsenal juridique constitué par la série de résolutions de l’Onu qui n’ont connu aucune application, y compris la dernière proposition de 2003 du Conseil de sécurité. Autre centre d’intérêt de cette conférence, le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental. Le territoire étant non-autonome, ses ressources naturelles ne peuvent être exploitées qu’en respectant la volonté et au bénéfice des habitants autochtones du territoire, et ce, selon le droit international.

Dans un avis juridique, le Parlement européen a déclaré que la pêche des navires européens dans les eaux du Sahara Occidental représente une violation du droit international. Mais L’Union européenne a signé un Accord de pêche avec le Maroc qui exploite, sans être inquiété, les ressources halieutiques du peuple sahraoui. Pour le phosphate, dont les rentrées pour le Maroc sont colossales, la situation est identique.

L’Europe a une grande responsabilité dans la pérennisation du conflit parce qu’elle ferme les yeux et participe au pillage des ressources naturelles du territoire. Mais que ce soit au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU ou au niveau de la politique européenne à l’égard du conflit, la position prédominante de la France, quitte à renoncer aux principes des droits de l’Homme, a toujours privilégié l’alignement sur les thèses du Maroc . C’est pourquoi une centaine d’élus français se mobilisent au Mans pour sensibiliser l’ensemble des élus européens et interpeler le président Sarkozy pour qu’il rééquilibre sa politique d’autant qu’il s’apprête à présider le G20.
Du Mans, Mokhtar Bendib
Le Courrier d'Algérie, 31/10/2010

Al Jazeera et la voix de son maître

Le gouvernement marocain a procédé à la fermeture des bureaux d’Al Jazeera au Maroc. Ne discutons pas du principe général du respect de la liberté d’expression, personne ne sera à l’abri d’un reproche – pas même les Etats-Unis. Ce qui est étrange, en l’occurrence, c’est que Al Jazeera est acquise au Maroc, y compris sur la question du Sahara occidental. Et par contrecoup hostile à l’Algérie dont elle ne veut véhiculer, depuis avant son interdiction, que les plus mauvaises nouvelles. Or, voilà que le gouvernement du royaume, après lui avoir fermé le bureau d’où elle diffusait son journal du Maghreb, décide de lui interdire toute activité sur son territoire pour, résumons : absence d’objectivité et partialité dans le traitement des informations. Etrange, n’est-ce pas ? Mais pas tant que cela. Il semble plutôt qu’il s’agit d’un malentendu entre les deux parties.

Al Jazeera ne cesse de s’étonner de ces mesures à son encontre. Non parce qu’elle se prévaut d’objectivité, il n’en a jamais été question pour cette chaîne – pour toutes sortes de raisons liées à sa dépendance financière et politique. Elle n’a simplement pas compris que ce qui est attendu d’elle, c’est son implication totale dans les thèses monarchiques sur le Sahara occidental. En retour de sa liberté d’activer dans ce pays, il lui fallait devenir un instrument de propagande pour la politique du Maroc, et accessoirement pour sa promotion touristique. Elle prétendait servir le roi par de la «communication moderne», un peu comme elle fait ailleurs. Ses services ne suffisaient pas. En somme, la communication peut même s’avérer dangereuse, pour un pays qui n’hésite pas à mobiliser tout ce qu’il peut pour mener des campagnes médiatiques sans fin.

Al Jazeera aurait dû prendre exemple sur Medi1 si elle voulait continuer à travailler au Maroc, voilà ce que lui signifie le roi. Ensuite, derrière Medi1 ou France 24, il y a la France qui soutient le Maroc, et ce n’est pas rien. Alors que derrière Al Jazeera, il n’y a que du vide. Cette chaîne pèche par un excès de confiance en elle-même. Une folie des grandeurs. Passe encore, si elle faisait preuve d’une objectivité sans faille ou, tout du moins, d’une certaine impartialité. Mais non, elle n’hésite pas à organiser elle-même des campagnes contre les régimes qui ne lui plaisent pas, sous prétexte d’être le porte-voix de «l’opinion arabe», et d’épargner les régimes qui lui plaisent, à commencer par le Qatar, naturellement – ou ses voisins du Golfe. Elle ne sert pas son opinion de prédilection, comme elle l’affirme sans cesse, mais tout au contraire : les rois, les puissants, les forts, les fortunés… D’ailleurs, Al Jazeera est une télé bourgeoise, en plus d’être vulgaire. Elle ne sert pas non plus les Palestiniens, mais plutôt leur ennemi israélien – et elle s’en serait aisément aperçue si elle maîtrisait réellement les techniques de la communication moderne. Avec ses immenses moyens, Al Jazeera aurait pu devenir la fierté des Arabes, elle en est très loin. Tout au plus pouvons-nous la considérer comme la voix de son maître.
B. D.
Le Jour d'Algérie, 31/10/2010

Le Gouvernement sahraoui condamne "énergiquement" l’attitude du Maroc visant à lier la lutte du peuple sahraoui au terrorisme

Bir Lehlou (territoires libérés), 30/10/2010 (SPS) Le Gouvernement de la RASD et le Front Polisario ont condamné "énergiquement" l’attitude de l'occupant marocain, mettant en garde les médias et l'opinion publique "contre les mensonges et les manigances des services spéciaux marocains contre le peuple sahraoui", a indiqué un communiqué du ministère de l’information rendu publique samedi.

"Chaque fois que le Gouvernement marocain fait face à une crise politique importante, il se livre, comme d'habitude, à la désinformation, la dénaturation et la fabrication d'événement pour dévier l'attention de l'opinion publique interne et internationale" a ajouté la même source.

Cette fois-ci, parce qu'il ne peut plus éviter que les médias parlent de la situation des 20.000 sahraouis qui se sont retirés de la ville d’El Aaiun occupée , en signe de protestation contre la politique d'exclusion et de répression et pour faire oublier l'assassinat de Najem Elgarhi, l'occupant marocain dit avoir démanteler deux cellules terroristes dont une est dirigée par un "extrémiste ayant résidé en Italie et qui serait pro-Polisario" sans plus de détails.

Il est évident pour les observateurs internationaux que les services spéciaux marocains n'ont épargné aucun effort, depuis le début de l'invasion militaire du Sahara Occidentale par le Maroc, Pour associer la juste et noble lutte du peuple sahraouie pour la liberté, avec le Satan de l'époque.

En effet, le Maroc a acheté des lobby, créé des centres soit disant de recherches, publier des rapports sur commande, pour dénigrer la lutte du peuple sahraoui et le Front Polisario en suivant l'adage "mentir, mentir et mentir encore, il en reste toujours quelque chose".

"Le Gouvernement de la RASD et le Front Polisario condamnent énergiquement cette attitude de l'occupant marocain et avertissent les médias et l'opinion publique contre les mensonges et les manigances des services spéciaux marocains contre le peuple sahraoui" a précisé le communiqué.

" Vouloir lier la lutte du peuple sahraoui et le Front Polisario au terrorisme relève de l'intox pure et simple et ne peut, en aucune manière, faire oublier que le Maroc occupe illégalement une partie du Sahara Occidental, entrave le processus de décolonisation, viole systématiquement les droits de l'homme dans les zones occupées et vole les ressources naturelles de celle-ci", a conclu le communiqué. (SPS)


Bir Lehlou (territoires libérés), 30/10/2010 (SPS) Le Gouvernement de la RASD et le Front Polisario ont condamné "énergiquement" l’attitude de l'occupant marocain, mettant en garde les médias et l'opinion publique "contre les mensonges et les manigances des services spéciaux marocains contre le peuple sahraoui", a indiqué un communiqué du ministère de l’information rendu publique samedi.

"Chaque fois que le Gouvernement marocain fait face à une crise politique importante, il se livre, comme d'habitude, à la désinformation, la dénaturation et la fabrication d'événement pour dévier l'attention de l'opinion publique interne et internationale" a ajouté la même source.

Cette fois-ci, parce qu'il ne peut plus éviter que les médias parlent de la situation des 20.000 sahraouis qui se sont retirés de la ville d’El Aaiun occupée , en signe de protestation contre la politique d'exclusion et de répression et pour faire oublier l'assassinat de Najem Elgarhi, l'occupant marocain dit avoir démanteler deux cellules terroristes dont une est dirigée par un "extrémiste ayant résidé en Italie et qui serait pro-Polisario" sans plus de détails.

Il est évident pour les observateurs internationaux que les services spéciaux marocains n'ont épargné aucun effort, depuis le début de l'invasion militaire du Sahara Occidentale par le Maroc, Pour associer la juste et noble lutte du peuple sahraouie pour la liberté, avec le Satan de l'époque.

En effet, le Maroc a acheté des lobby, créé des centres soit disant de recherches, publier des rapports sur commande, pour dénigrer la lutte du peuple sahraoui et le Front Polisario en suivant l'adage "mentir, mentir et mentir encore, il en reste toujours quelque chose".

"Le Gouvernement de la RASD et le Front Polisario condamnent énergiquement cette attitude de l'occupant marocain et avertissent les médias et l'opinion publique contre les mensonges et les manigances des services spéciaux marocains contre le peuple sahraoui" a précisé le communiqué.

" Vouloir lier la lutte du peuple sahraoui et le Front Polisario au terrorisme relève de l'intox pure et simple et ne peut, en aucune manière, faire oublier que le Maroc occupe illégalement une partie du Sahara Occidental, entrave le processus de décolonisation, viole systématiquement les droits de l'homme dans les zones occupées et vole les ressources naturelles de celle-ci", a conclu le communiqué. (SPS)

Manifestations dans différentes régions espagnoles condamnant l'assassinat du martyr, Njem Elgarhi

Madrid, 30/10/2010 (SPS) Des manifestations et des sit- in ont eu lieu dans les dix sept régions autonomes en Espagne en guise de solidarité avec le peuple sahraoui et pour condamner l'assassinat du martyr Najim Elgarhi, abattu dimanche dernier par les forces marocaines, a-t-on appris de source proche du ministère des territoires occupés et des communautés établies à l’Etranger.

Dans ce contexte, la coordination des associations espagnoles de solidarité avec le peuple sahraoui a organisé samedi une manifestation pour dénoncer ce crime odieux qui a ciblé un adolescent de 14 ans et blessés cinq autres , alors qu’ils tentaient de regagner le camp de l’indépendance situé à (12 km) d’El Aaiun occupée.

Organisée à l’initiative du mouvement de solidarité avec le peuple sahraoui avec la collaboration de la représentation du Front Polisario en Espagne, la manifestation a connu une large participation de la société civile espagnole et de la communauté sahraouie en Espagne.

La manifestation a pris son départ depuis la station ferroviaire de la capitale Madrid et s’est dirigée vers la place de l'Espagne où une grande tente sahraouie a été dressée depuis quelques jours pour cette fin.

Au cours de cette manifestation, un communiqué a été lu, appelant "à une intervention rapide pour sauver la vie des populations sahraouies affamée à l'Est de la ville occupée d’El Aaiun (capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc, ndds)et exprimant la solidarité inconditionnelle avec la famille de Najem Elgareh".

Le communiqué a également appelé le Gouvernement espagnol à "condamner l'assassinat, et à œuvrer pour cesser tout le soutien au régime marocain".

Les manifestants ont brandi le drapeau national sahraoui, des portraits du martyr et scandé des slogans en faveur les populations du camp de Gdeim Izik près d’El Aaiun occupée.

D’autres manifestations similaires ont été organisées aux iles canaries, en Andalousie, à Séville, Malaga et Grenade, pour protester contre l'assassinat de Najem Elgarhi et la situation qui prévaut dans ce camp depuis plus de trois semaines, sans eau, sans nourriture et médicaments, en raison de l’état de siège imposé par les autorités marocaines autour du camp. (SPS)


Madrid, 30/10/2010 (SPS) Des manifestations et des sit- in ont eu lieu dans les dix sept régions autonomes en Espagne en guise de solidarité avec le peuple sahraoui et pour condamner l'assassinat du martyr Najim Elgarhi, abattu dimanche dernier par les forces marocaines, a-t-on appris de source proche du ministère des territoires occupés et des communautés établies à l’Etranger.

Dans ce contexte, la coordination des associations espagnoles de solidarité avec le peuple sahraoui a organisé samedi une manifestation pour dénoncer ce crime odieux qui a ciblé un adolescent de 14 ans et blessés cinq autres , alors qu’ils tentaient de regagner le camp de l’indépendance situé à (12 km) d’El Aaiun occupée.

Organisée à l’initiative du mouvement de solidarité avec le peuple sahraoui avec la collaboration de la représentation du Front Polisario en Espagne, la manifestation a connu une large participation de la société civile espagnole et de la communauté sahraouie en Espagne.

La manifestation a pris son départ depuis la station ferroviaire de la capitale Madrid et s’est dirigée vers la place de l'Espagne où une grande tente sahraouie a été dressée depuis quelques jours pour cette fin.

Au cours de cette manifestation, un communiqué a été lu, appelant "à une intervention rapide pour sauver la vie des populations sahraouies affamée à l'Est de la ville occupée d’El Aaiun et exprimant la solidarité inconditionnelle avec la famille de Najem Elgarh"i.

Le communiqué a également appelé le Gouvernement espagnol à "condamner l'assassinat, et à œuvrer pour cesser tout le soutien au régime marocain".

Les manifestants ont brandi le drapeau national sahraoui, des portraits du martyr et scandé des slogans en faveur les populations du camp de Gdeim Izik près d’El Aaiun occupée.

D’autres manifestations similaires ont été organisées aux iles canaries, en Andalousie, à Séville, Malaga et Grenade, pour protester contre l'assassinat de Najem Elgarhi et la situation qui prévaut dans ce camp depuis plus de trois semaines, sans eau, sans nourriture et médicaments, en raison de l’état de siège imposé par les autorités marocaines autour du camp. (SPS)

Des Marocains tentent de perturber l’EUCOCO, les travaux se poursuivent

Le Mans (France), 30/10/2010 (SPS) Un important dispositif de sécurité entourait samedi le palais des Congrès du Mans pour empêcher des Marocains de perturber le déroulement des travaux de la 36e conférence de l’EUCOCO de soutien européen à la cause sahraouie (Sahara Occidental envahi par le Maroc en 1975 et 1979, ndds).

Des policiers surveillent les alentours du centre autour duquel un périmètre de sécurité à été déployé.

Depuis le début de la matinée, des Marocains, drapés de l’emblème de leur pays, ainsi que du drapeau français, ont investi le parvis du palais pour tenter de perturber le déroulement de la conférence de soutien à la cause sahraouie et scandant violement des slogans hostiles à la municipalité.

En dépit des chahuts, les experts, réunis au sein des ateliers ont poursuivi leurs travaux dont la mouture sera présentée à la conférence qui prendra fin dimanche.

Le maire de la ville du Mans, M. Jean-Claude Boulard, a exprimé le vœu de recevoir cette délégation de Marocains pour tenter de mettre fin à la tension qui prévalait, mais ils ont refusé cette offre et décidé de perturber les travaux.

La veille déjà, le climat s’était échauffé avec l’arrivée, peu avant l’ouverture des travaux, de ce groupe décidé à perturber le déroulement de la conférence.

Le cordon de sécurité, mis en place par les congressistes et plus encore la présence dissuasive de force de police, ont évité les débordements. L’ouverture de la conférence a été lancée avec trois heures de retard au grand dam des participants. (SPS)


Le Mans (France), 30/10/2010 (SPS) Un important dispositif de sécurité entourait samedi le palais des Congrès du Mans pour empêcher des Marocains de perturber le déroulement des travaux de la 36e conférence de l’EUCOCO de soutien européen à la cause sahraouie.

Des policiers surveillent les alentours du centre autour duquel un périmètre de sécurité à été déployé.

Depuis le début de la matinée, des Marocains, drapés de l’emblème de leur pays, ainsi que du drapeau français, ont investi le parvis du palais pour tenter de perturber le déroulement de la conférence de soutien à la cause sahraouie et scandant violement des slogans hostiles à la municipalité.

En dépit des chahuts, les experts, réunis au sein des ateliers ont poursuivi leurs travaux dont la mouture sera présentée à la conférence qui prendra fin dimanche.

Le maire de la ville du Mans, M. Jean-Claude Boulard, a exprimé le vœu de recevoir cette délégation de Marocains pour tenter de mettre fin à la tension qui prévalait, mais ils ont refusé cette offre et décidé de perturber les travaux.

La veille déjà, le climat s’était échauffé avec l’arrivée, peu avant l’ouverture des travaux, de ce groupe décidé à perturber le déroulement de la conférence.

Le cordon de sécurité, mis en place par les congressistes et plus encore la présence dissuasive de force de police, ont évité les débordements. L’ouverture de la conférence a été lancée avec trois heures de retard au grand dam des participants. (SPS)

Novembre, une date effaçable ?

Et c'est là où l'on se rend compte que l'esprit novembriste n'est pas près de disparaître, et que Kouchner et consorts font un mauvais pari sur le temps.

Cinquante-six années après le glorieux 1er Novembre 1954 et la formidable mobilisation qui, sous la bannière du Front de libération nationale, parvint à bouter dehors la France coloniale et ses 132 ans de «bienfaits», les Algériens peuvent-ils se dire aujourd'hui en harmonie avec les valeurs ou les rêves novembristes ? Cinquante-six années plus tard, un ex-chef de gouvernement de la RADP nous révèle qu'il n'était qu'un «harki du système». Ce que beaucoup de monde savait déjà depuis quelques années. Mais aux yeux des Algériens, qu'est-ce qu'un harki sinon un renégat capable des pires actes contre les siens pour se faire agréer des maîtres qu'il s'est choisis ?

La glorieuse révolution de novembre qui libéra l'Algérie et qui contribua à la libération de tant de pays a finalement accouché, à une étape de son histoire, d'un système qui privilégiait délibérément les harkis qui recèlent un peu de compétence et beaucoup de soumission. Cela nous a fait grimper à la 105e place des corrompus sur terre, alors que nous nous faisons submerger par les maux sociaux qui nous parviennent progressivement de tous les coins du monde et que nous sommes en voie de devenir une terne copie du royaume voisin : drogue, prostitution, criminalité, corruption.

Cinquante-six années plus tard, le peuple algérien est moins soudé, la société se fait plus vulnérable avec l'apparition soudaine des problèmes artificiels qu'on nous fabrique au nom de l'évangélisme, du terrorisme… Des phénomènes déstabilisateurs que nous savons dus à la convoitise étrangère, comme le montre l'intérêt démesuré des puissances hégémoniques, qui non seulement couvent amoureusement le statu quo au Sahara occidental, sur notre flanc ouest où se poursuit un conflit vieux de 35 ans, mais tendent à nous entenailler entre la Méditerranée et le Sahel, région où l'on prône la paix, mais qu'on destine apparemment à la guerre. Et c'est là où l'on se rend compte que l'esprit novembriste n'est pas près de disparaître, et que Kouchner et consorts font un mauvais pari sur le temps. Le rejet public de la présence militaire étrangère dans le Sahel, où la RADP essaye d'unir les pays de la région dans la lutte antiterroriste, et les réticences sur l'UPM, en raison des accointances avec Israël, l'Etat-problème de la région, relèvent d'un pur esprit novembriste. Un esprit qui a su aider notre peuple après chaque trébuchement.
M. Z.
mohamed_zaaf@yahoo.fr
Le Jeune Indépendant, 31/10/2010

Sahara Occidental, camps assiégés, COLÈRE !!!

Minable, cette amitié inconditionnelle que voue à l’arrogant roi du Maroc  celui qui ne représente plus qu’une petite minorité de Français,  qui ose s’opposer à ce que la  MINURSO veille au  respect des droits de l’homme au Sahara Occidental…
Criminelle, cette force de « sécurité » qui tire à bout portant sur un adolescent assis dans une voiture chargée de vivres pour la survie des révoltés des camps de la protestation, et le tue sous prétexte monstrueusement mensonger de légitime défense…
Cruelle, tellement cruelle  l’interdiction à une mère de voir une dernière fois son enfant assassiné qui va être enterré en cachette...
Ignoble, le fait de ne pas révéler à la famille le lieu de l’inhumation…
Et irresponsable, le bouclage complet du camp de la protestation qui oblige des dizaines de milliers d’ assiégés à boire de l’eau non potable, et à être privés de nourriture et de médicaments …
… alors que ce peuple courageux est chez lui, sur  SA  terre !

Situation des droits de l'homme au Sahara occidental : des élus français interpellent le président Sarkozy

LE MANS- Une délégation d'élus français a interpelé le président Sarkozy pour l'amener à s'engager dans la mise en oeuvre des résolutions des Nations unies sur les droits de l'homme au Sahara occidental.
 
"Pour qu'une véritable stabilité s'installe dans cette région, pour l'égalité entre les hommes et les peuples, nous demandons à Monsieur le président de la République de s'engager pur la mise en oeuvre des résolutions des Nations unies et l'application de la légalité internationale concernant les droits de l'homme au Sahara occidental", ont souligné ces élus dans un message qu'ils prévoient d'adresser, pour signature, à tous les élus français et députés européens.

Le Parti communiste français exhorte son gouvernement à renoncer aux accords de pêche avec le Maroc

Le Mans (France), 29/10/2010 (SPS) Le Parti communiste français (PCF) a exhorté le gouvernement de son pays et la communauté européenne à renoncer à l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental, à travers l'accord de pêche passé avec le Maroc, "tant que le conflit du Sahara occidental n'est pas encore résolu" et "éviter, ainsi, d'entraver le processus de paix".

Dans un message transmis aux participants à la 36ème conférence de la coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), le PCF a réaffirmé son attachement à la paix dans la région et exprimé son souhait de voir le Conseil de sécurité des Nations unies accélérer le processus de négociations entre le Maroc et le Front Polisario et "permettre au peuple sahraoui de faire son choix dans le cadre d'un référendum libre général et régulier".

Après avoir réitéré sa position sur le droit à l'autodétermination, le parti a exprimé sa préoccupation quant à la détérioration de la situation qui prévaut dans les territoires occupés marquée par des violations constantes des droits de l'homme.

Il a également exigé la libération des 53 détenus politique sahraouis, des clarifications sur le sort plus de 500 disparus, ainsi que la mise en place d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental. (SPS)

SAHARA OCCIDENTAL : Meurtre à huis clos

Le Maroc empêche les correspondants de TVE et TV3, du journal El Mundo et de l'Agence EFE qui sont accrédités à Rabat de se rendre au Sahara Occidental pour couvrir l’enterrement d’Elgarhi Nayem, un enfant de 14 ans, tué par un tir nourri de mitraillettes des forces marocaines sur le véhicule qui le transportait avec cinq de ses compatriotes alors qu’ils se dirigeaient vers de Gdeim Izik, un camp des manifestants pour leur apporter de la nourriture et de l’eau.

Son frère ainé, Elgarhi Zuber, ancien prisonnier politique, Alaoui Lagdaf, Alaoui Salek, Daudi Ahmed et Hemdaiti Abay Ahmed Hammadi qui ont été blessés grièvement ont été hospitalisés et ….isolés. Royal Air Maroc (RAM) a annulé leurs billets pour le vol AT0483 entre Casablanca et El Aaiún. Interpelée par les Espagnols, la compagnie chérifienne réplique « quelqu'un a annulé les réservations ». Qui ? Elle refuse de donner des détails. 
 
Les journalistes pourraient se rendre à El Aaiun vendredi prochain selon les autorités qui ont décidé d’étouffer le camp de la protestation dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Le correspondant de la Cadena SER, dont le billet n'avait pas été annulé, s’est vu retirer sa carte d'embarquement, après avoir pu accéder à la salle d'embarquement. Comme ses collègues, il n’a pas pu suivre la « Journée de deuil national » décrétée par les sahraouis dans les camps de réfugiés et la « minute de silence » observée hier à 12 heures en la mémoire des victimes dans les Territoires sahraouis. 
 
Ce crime crapuleux a irrité aussi des parlementaires britanniques. Dans une pétition remise à leur ministre britannique des Affaires étrangères, ils ont dénoncé les "agissements" du Maroc et fait part leurs "vives inquiétudes" sur la situation qui prévaut au Sahara occidental. "Cette mort est une tragédie. Il est à craindre que ce n’est que le début » déclare le député Jonathan Evans. Comme ses collègues du Parlement, il suggère au Conseil de sécurité, de mettre en œuvre en urgence la surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental.
Boukrine, 30/10/2010

Commission européenne: Des dons aux réfugiés sahraouis

La commission européenne a alloué, le 22 octobre, une enveloppe de 10 millions d’euros (environ 1 milliard de dinars) pour apporter une aide humanitaire et alimentaire aux réfugiés sahraouis qui vivent dans des camps de réfugiés dans le sud-ouest de l’Algérie. Cette enveloppe permettra de leur fournir une nourriture variée et régulière. Elle contribuera également à améliorer leur situation humanitaire en garantissant un accès suffisant à des installations et services essentiels tels que des soins de santé, de l’eau salubre et des équipements d’assainissement adéquats, des tentes et un appui logistique.

Mme Goergieva, membre de la Commission européenne a déclaré à ce sujet que «l’une de mes priorités en tant que commissaire chargée de l’aide humanitaire et de la rédaction aux crises est d’attirer l’attention sur les victimes des crimes humanitaires qui ne font plus la une des journaux. Les réfugiés sahraouis pâtissent d’une crise qui figure parmi les plus anciennes tombée dans l’oubli. La commission est résolue à soutenir ces populations vulnérables jusqu’à ce qu’une solution politique soit trouvée à leur situation critique».

La forte proportion de personnes souffrant de malnutrition chronique et d’anémie constitue un sérieux problème de santé publique. Afin de combattre cette crise persistante, la commission s’efforce d’offrir une nourriture suffisante et diversifiée ainsi que d’améliorer les conditions hygiéniques et sanitaires, les soins de santé de base et la qualité de l’eau. R. I.

Abdelaziz, de la France : "La situation est grave et peut déraper d’un moment à l’autre"

Le cadre était on ne peut plus symbolique : c’est du haut d’une tribune de l’Assemblée nationale française que Mohamed Abdelaziz, qui prenait part à une rencontre en préambule à la 36e Conférence européenne de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), qui devait s’ouvrir vendredi dans la ville du Mans, face à des parlementaires européens mais aussi venus de très loin (Brésil, Angola, Nicaragua, Mexique…), a interpellé la France, et son alignement incompréhensible sur les thèses marocaines, comme il a averti les Etats et institutions internationales sur la situation faite par le royaume du Maroc aux Sahraouis, notamment ces derniers temps, qui «constitue une réelle menace pour la paix dans la région» et risque «de rendre improbable la reprise des négociations entre le Front Polisario et le Maroc». Aminatou Haider, militante sahraouie des droits de l’Homme qui a vécu directement les affres de l’occupant, a pris part à cette rencontre.

La pré-conférence qui a eu lieu dans l’enceinte de l’Assemblée nationale française, grâce au concours de parlementaires de gauche français, membres de l’Eucoco, a été ouverte par Pierre Galand (militant inlassable de la cause de libération du peuple sahraoui et de celle du peuple de Palestine). La décolonisation du Sahara occidental, responsabilité des Nations unies et rôle de la France vus au travers du contexte juridique du droit de la décolonisation de l’autodétermination et de la résistance ; les droits de l’Homme et le rôle de la Minurso et du Conseil des droits de l’Homme ; la protection des ressources naturelles et enfin l’Europe et le Sahara occidental ont tour à tour constitué les socles de cette conférence animée par de brillants intervenants et déclinés quasi exclusivement sur la base des textes du droit international et de son piétinement par la force occupante marocaine avec souvent la complicité évidente de certains états et de l’ONU et de l’Union européenne. Les exposés des participants ont été précédés par l’intervention de Mohamed Abdelaziz, très applaudie, parce que ferme et mettant institutions et Etats devant leurs responsabilités.

Dans quelques jours, cela fera 35 ans que le Sahara occidental connaît l’occupation militaire marocaine, devait rappeler M. Abdelaziz, «35 ans d’illégalité, de transgression du droit, de violations des droits de l’homme et d’affront à la communauté internationale». Mais 35 ans aussi de résistance d’un peuple et surtout de respect de ses engagements internationaux. Et en dépit de «toutes les difficultés de la guerre qui nous a été imposée, nous avons été toujours fermement attachés à la paix et avons loyalement coopéré pour la mise en application du plan onusien de 1991 et des engagements pris en 1997» de cessez-le-feu. Pour s’en convaincre et pour rappel, le président sahraoui retracera toutes les péripéties par lesquelles est passé à la trappe marocaine l’arsenal juridique constitué par la série de résolutions de l’ONU qui n’ont connu aucune application, y compris la dernière proposition de 2003 du Conseil de sécurité, mais dès la publication par la commission d’identification de la liste provisoire des électeurs devant prendre part à la consultation du peuple sahraoui, le Maroc a décidé de refuser le principe même de la consultation du peuple sahraoui pour décider de son destin.

La décision d’autonomie prônée aujourd’hui unilatéralement par le Maroc est un déni du droit international. Ce qui l’est autant sinon plus, explique-t-il, «c’est que le Maroc se comporte au Sahara occidental en terrain conquis». Mieux encore, le président sahraoui, et pour ne prendre que la situation qui prévaut actuellement au Sahara occidental, évoque aux participants «les milliers de Sahraouis victimes de la répression, de tortures, de disparitions forcées, de dizaines de prisonniers politiques» encore détenus dans les geôles marocaines. Face à ce déni de justice et de droit, M. Abdelaziz appelle, encore une fois, les institutions internationales et des droits de l’Homme à la libération des prisonniers, à la présentation au plus tôt devant la justice pour des procès équitables de ceux qui attendent depuis des lustres leurs procès. Si les droits de l’Homme sont bafoués par l’occupant marocain dans l’indifférence de ceux qui sont chargés de les appliquer, l’exploitation des ressources du territoire sahraoui est un autre scandale, une autre violation du droit international, perpétrée par le Maroc, sans que ni l’ONU, ni l’Union européenne ne s’en préoccupent.

Le Sahara occidental, ayant un statut de pays non-autonome, ses ressources naturelles ne peuvent être exploitées qu’en respectant la volonté et au bénéfice des habitants autochtones du territoire, et ce, selon le droit international. Or, que fait-on ? Dans un avis juridique, jusqu’ici confidentiel, le service juridique du Parlement européen a déclaré que la pêche des navires européens dans les eaux du Sahara occidental représente une violation du droit international. Or, cette même Union européenne a signé un accord de pêche avec le Maroc qui exploite, sans être inquiété, les ressources halieutiques du peuple sahraoui, qui n’a, à aucun moment, été consulté, comme l’exige le droit international en la matière. Pour le phosphate, dont les rentrées pour le Maroc sont colossales, la situation est identique. «L’Europe a une grande responsabilité dans la pérennisation du conflit parce qu’elle ferme les yeux et participe au pillage des ressources naturelles du territoire. Mais que ce soit au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU ou au niveau de la politique européenne à l’égard du conflit, la position prédominante de la France, quitte à renoncer aux principes des droits de l’Homme, a toujours privilégié l’alignement sur les thèses de l’autre partie au conflit au détriment de la légalité et de relations équilibrées avec tous les peuples de l’Afrique et du nord-ouest du Maghreb.

Quant à la situation de ces dernières semaines, au Sahara occidental, l’intervenant rappelle que face au blocage marocain et à l’inertie des institutions internationales, 20 000 Sahraouis ont décidé de s’exiler collectivement dans plus de 8 000 tentes dans les environs d’El Ayoun, à l’extérieur du territoire occupé : «La situation y est très préoccupante et ne cesse de se dégrader, les forces marocaines d’occupation y ont même tiré à balles réelles sur des citoyens sans défense, tuant un enfant de 14 ans et blessant 5 autres». Et de s’indigner : «Une telle situation où habitent des milliers de Sahraouis innocents est un danger et constitue une réelle menace pour la paix dans la région et risque d’anéantir les efforts consentis à ce jour par l’ONU et rendre improbable la reprise des négociations entre le Front Polisario et le Maroc.» Notons que l’Algérie était représentée à cette rencontre par M. Benaoum, le second de l’ambassade, et que des parlementaires algériens sont venus d’Alger, pour prendre part à la 36e Conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui, qui poursuit des travaux jusqu’à dimanche dans la ville du Mans.
De notre bureau de Paris, Khedidja Baba-Ahmed


INTERVIEW EXPRESS DU PRÉSIDENT MOHAMED ABDELAZIZ
«Notre cause ne peut laisser indifférent»

A l’issue de la pré-conférence de jeudi dernier à Paris, le président Abdelaziz a bien voulu répondre à deux questions du Soir d’Algérie.

Le Soir d’Algérie : A l’issue de votre présence effective durant cette pré-conférence qui a réuni de très nombreux parlementaires et amis de la RASD venus de tous les continents, pensez-vous que vos appels vont être entendus ?

Mohamed Abdelaziz : Je suis heureux de cette présence ici au siège de l’Assemblée nationale française, c’est très significatif. Je peux dire que l’appel lancé à partir d’El Ayoun, à travers des campements et des sit-in qui ont été organisés ce mois d’octobre, ont trouvé écho en France et à travers le monde entier.

Les parlementaires latino-américains ont émis l’idée d’organiser prochainement le même type de conférence qui réunirait les pays de ce continent pour promouvoir l’indépendance du peuple sahraoui. Comment avez-vous perçu cette proposition ?

C’est bien, là, la preuve que l’écho des appels du peuple sahraoui se renforce et que les soutiens à notre peuple viennent de partout, notre cause étant juste et ne peut laisser indifférent.

Pensez-vous que le pouvoir français actuel peut changer de position et ne plus s’aligner sur les thèses marocaines ?

Le gouvernement français est invité à agir le plus rapidement possible. Il y a une occasion qu’offrent aujourd’hui les Nations Unies. L’effort que développent Christopher Ross et le secrétaire général de l’ONU est une opportunité sans pareille pour que la France agisse dans le sens de la paix et ne reste pas dans cette position qui encourage le Maroc à continuer dans son intransigeance.
K. B.-A.

INTERVIEW EXPRESS DU PRÉSIDENT MOHAMED ABDELAZIZ
«Notre cause ne peut laisser indifférent»

A l’issue de la pré-conférence de jeudi dernier à Paris, le président Abdelaziz a bien voulu répondre à deux questions du Soir d’Algérie.

Le Soir d’Algérie : A l’issue de votre présence effective durant cette pré-conférence qui a réuni de très nombreux parlementaires et amis de la RASD venus de tous les continents, pensez-vous que vos appels vont être entendus ?

Mohamed Abdelaziz : Je suis heureux de cette présence ici au siège de l’Assemblée nationale française, c’est très significatif. Je peux dire que l’appel lancé à partir d’El Ayoun, à travers des campements et des sit-in qui ont été organisés ce mois d’octobre, ont trouvé écho en France et à travers le monde entier.

Les parlementaires latino-américains ont émis l’idée d’organiser prochainement le même type de conférence qui réunirait les pays de ce continent pour promouvoir l’indépendance du peuple sahraoui. Comment avez-vous perçu cette proposition ?

C’est bien, là, la preuve que l’écho des appels du peuple sahraoui se renforce et que les soutiens à notre peuple viennent de partout, notre cause étant juste et ne peut laisser indifférent.

Pensez-vous que le pouvoir français actuel peut changer de position et ne plus s’aligner sur les thèses marocaines ?

Le gouvernement français est invité à agir le plus rapidement possible. Il y a une occasion qu’offrent aujourd’hui les Nations Unies. L’effort que développent Christopher Ross et le secrétaire général de l’ONU est une opportunité sans pareille pour que la France agisse dans le sens de la paix et ne reste pas dans cette position qui encourage le Maroc à continuer dans son intransigeance.
K. B.-A.

Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...