Aminetou Haidar : "Le Maroc ne respecte pas le Gouvernement espagnol et encore moins les Espagnols"

Madrid, 31/08/2010 (SPS) "Le Maroc ne respecte pas le Gouvernement espagnol et encore moins les Espagnols", a estimé l'activiste sahraouie des droits humains (DH), Aminetou Haidar dans un entretien téléphonique avec l’agence de presse espagnole, EFE, publié mardi.

L'activiste, qui a été récompensée par plusieurs prix internationaux de Droits humains comme le Robert F. Kennedy ou le Juan Marie Bandrés, a indiqué que le Gouvernement marocain veut que l'Espagne appuie "clairement" son plan d'autonomie au Sahara Occidental et son contrôle du territoire.

Pour Mme Haidar, le Maroc base ses relations bilatérales avec la communauté internationale sur un point : "la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental".

Il établit aussi une limite, a-t-elle dit, qui empêche de parler du conflit qu’il (Maroc) maintient dans les territoires sahraouis et que Rabat considère comme un sujet "un tabou".

En ce qui concerne la position espagnole vis-à-vis du Maroc, Mme Haidar estime que le Gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero "n'a pas de posture claire" sur la question du Sahara Occidental, appelant instamment l'Exécutif à "assume sa responsabilité juridique et morale".

Par ailleurs, l’activiste sahraouie a exprimé sa reconnaissance et sa solidarité avec les quatorze activistes espagnols agressés à El Aaiun, samedi dernier, pendant une protestation en faveur des Sahraouis, qualifiant cette action de "noble", dont "tout le monde parle et même les enfants dans les rues".

Elle a également affirmé que pour la population sahraouie les agressions et la répression de la part des autorités marocaines sont "quelque chose de normal", qu'ils vivent au quotidien".

Mme Haidar a lancé un appel pour que la communauté internationale dénonce ces agressions et, spécialement, pour que le Conseil de la Sûreté de Nations Unies "ouvre les yeux " et donne "le feu vert" à la Mission de l'ONU (Minurso) afin d’assumer ses responsabilités dans la surveillance des DH au Sahara Occidental.

"C'est le moment pour que la Minurso ait les compétences pour observer et freiner ces violations des Droits humains contre les Sahraouis et contre les personnes solidaires avec eux dans beaucoup de pays", a-t-elle insisté, indiquant que l'agression contre les Espagnols s’est produite précisément, "en face de l'hôtel où logent la majorité des fonctionnaires de la Minurso".

Maintenue sous surveillance depuis son retour au Sahara occidental après la grève de la faim qu'elle a maintenue pendant 32 jours à l'aéroport de Lanzarote, l'activiste a indiqué qu’elle est "toujours" sous surveillance. (SPS)
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Identité d'Omar Ould Hamma : Les manipulations des services secrets marocains



En pleine crise entre l'Espagne et le Maroc à cause de la déportation de la militante sahraouie Aminatou Haidar, trois coopérants espagnols ont été enlevés. Les services de propagande marocains, et leurs nombreux relais, ont immédiatement attribué à l'auteur du crime, Omar Ould Sidahmed Ould Hamma, une origine sahraouie. Une fois, il porte le surnom de Sahraoui, une autre fois il a combattu dans les rangs du Front Polisario, une autre fois il est malien mais marié à une femme sahraouie qu'il a épousée dans les camps de réfugiés sahraouis (alors que ses trois femmes sont maliennes) et maintenant, ils ont recours à la manipulation des documents pour lui attribuer une carte d'identité du Polisario pour attester ses liens avec le Sahara Occidental.

Dans les documents publiés par les services secrets marocains, le numéro supposé appartenir à Omar Ould Hamma Ould Sidahmed existe bel et bien dans les archives du Front Polisario mais il appartient au dénommé Elbu Salahi Mohamed-Mouloud qui a résidé, effectivement, à la Daira d'El Farsia, wilaya de Smara. Mais dans le faux document, ils ont pris le soin de changer l'année de naissance (1978) pour la faire coïncider avec celle du délinquant malien, en laissant le jour et le mois inchangés (18 mars). Par contre, le numéro de DNI 54834516 attribué au père d'Omar est entièrement faux puisqu'il ne correspond à aucune des cartes d'identité enregistrées dans les archives sahraouies.  

Plus grossier encore, dans le document "certificado" il est écrit que le concerné Omar Sidahmed Hamma " a résidé dans les camps de réfugiés sahraouis jusqu'au 19 mai 2010" alors que tout le monde sait qu'à cette date le concerné était, depuis plusieurs mois, dans une prison mauritanienne à Nouakchott (Mauritanie).

Ainsi, pour le Maroc, faute d'arguments pour justifier son occupation illégale du Sahara Occidental, la manipulation est devenue la seule arme pour impliquer les sahraouis dans la mouvance terroriste. Pour cela, il compte avec le soutien tacite de plusieurs sites d'origine douteuse.
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L'axe Rabat-Paris-Tel Aviv en action

«Qui tue qui ?» : une invention des services français 
Hichem Aboud confirme ce que La Nouvelle République a toujours soutenu.


Dans une série d’articles parus dans un quotidien arabophone algérien, le journaliste et ex-réfugié politique, Hichem Aboud, auteur d’un célèbre réquisitoire contre le pouvoir algérien, La Mafia des généraux (2002), lève un voile sur les manigances ayant conduit, en France notamment, à accentuer les attaques contre l’Algérie sur la tragédie des années 1990 avec le fameux «Qui tue qui?» dont l’auteur lui-même fut un fervent partisan. D’où, d’ailleurs, l’intérêt de ces révélations, confirmant au passage tous les soupçons que la presse algérienne n’avait cessé d’émettre sur la nature de ces accointances. 

L’ex-capitaine des services de renseignement évoque un cas assez illustratif de cette campagne orchestrée contre l’Algérie et son armée, celui du responsable des éditions La Découverte, François Gèze. Ce dernier est connu pour avoir publié des témoignages à charge contre l’Algérie (dont le fameux La Sale guerre de Habib Souaidia), participé activement à la campagne de dénigrement dans les médias, et pour s’être distingué par un zèle sans égal lors du procès intenté par Khaled Nezzar contre Souaidia, en juillet 2002, où était présent Hichem Aboud ! D’entrée, Aboud écrit : «François Gèze a reçu une gifle qu’il n’oubliera pas toute sa vie de la part du lieutenant-colonel Bellazoug Abdelali, qui lui avait proposé de publier un livre dans lequel il entendait mettre en cause l’institution militaire. Après avoir lu l’ouvrage, Gèze lui a demandé de procéder à une révision du contenu par une de ses assistante, Salima Mellah, une Française d’origine algérienne au passé douteux.» Peut-on seulement oublier qu’à l’époque des faits, Aboud faisait partie du même lot ? Il ajoute que l’auteur de l’ouvrage, qui, selon lui, «a quitté l’armée algérienne pour des convictions personnelles», a constaté que son éditeur avait complètement modifié l’esprit du texte. «Cela dit, explique-t-il, Gèze croit avoir mis la main sur un trésor qui devrait lui permettre de se gargariser devant ses maîtres dans les services de renseignement français.» Preuve que, durant ses rencontres avec Bellazoug, François Gèze «tentait toujours de l’amener sur des questions qui n’avaient à rien à voir avec l’objet du livre ; ses questions avaient trait à la nature de l’armement algérien, aux sites des radars et de la défense aérienne, et aussi à l’implantation des forces armées le long des frontières avec le Maroc…» Sur cette affaire, on sait que Bellazoug a poursuivi Gèze pour subornation de témoin, comme ce fut le cas avec Mohamed Sifaoui. 

La mission de François Gèze 

Ces accusations directes viennent mettre à nu les accointances d’un certain nombre d’activistes français, longtemps décrits comme des faiseurs d’opinion, avec les services de renseignement de leur pays (la DGSE), déjà soupçonnés de «manigances» dans tant d’affaires liées à la crise algérienne. La dernière tentative «à succès» de ce conglomérat d’activistes remonte à 2004, avec la sortie en France de Françalgérie : crimes et mensonges d’Etat édité chez la même Découverte. L’ouvrage est cosigné par un certain Jean-Baptiste Rivoire, journaliste à «90 minutes» (Canal Plus), connu pour ses nombreux documentaires «bien inspirés» sur la tragédie algérienne, dont Bentalha, autopsie d’un massacre (1999), Algérie : la grande manipulation (2000) et Attentats de Paris, enquête sur les commanditaires (2002). Avec un sous-titre déclamatoire : «Histoire secrète, de la guerre d’indépendance à la «troisième guerre d’Algérie» et étalé sur 700 pages, la dernière découverte de François Gèze était visiblement destinée à relancer l’exaltante polémique ayant pour slogan générique la fameuse question du «Qui tue qui ?» après une période de vaches maigres pour un certain nombre de faiseurs d’opinion, mais avec ceci de particulier qu’il survint à un moment de grandes retrouvailles franco-algériennes à la faveur des élections présidentielles en Algérie. Le patron des éditions de la Découverte, qui n’est que trop connu sur ce registre d’essais pamphlétaires classés, ici chez nous, dans la case d’entreprises anti-algériennes pour avoir édité entre autres le célèbre Sale guerre (2001) du sous-lieutenant Habib Souaidia, organisait au mois de juin de la même année, avec le député vert Noël Mamère, une conférence à Paris portant sur le même thème, et s’appuyant sur l’ouvrage sus-cité. Le nom de François Gèze a toujours été cité comme le pivot de toute cette opération téléguidée par la DGSE et applaudie par Rabat avec qui il entretient des relations privilégiées, notamment avec André Azoulay, le conseiller de Hassan II et maintenant de Mohammed VI. 

Notre journal a eu la primeur de dévoiler la nature de ses accointances, sur la base de documents exclusifs. Dans une correspondance, Gèze avouait son échec dans la mission qui lui avait été confiée, pour «enfoncer le grand Turc d’Alger (code désignant le général Nezzar) et le malmener en justice dans un but de dissuasion et de pédagogie…» Le même éditeur s’était distingué par le parrainage de témoignages «explosifs» comme celui d’un certain Nasroulah Yous : Qui a tué à Bentalha, co-écrit avec une journaliste algérienne, Salima Mellah, et lui-même présenté comme étant «un survivant de la plus grande tuerie de la deuxième guerre d’Algérie». La thèse qui y est corroborée procède d’une analyse des plus stéréotypées : «Le sale boulot, expliquera-t-il à la presse, était fait par les groupes armés mais l’encadrement était militaire. Tout le monde sait que les groupes armés étaient noyautés par les services secrets algériens.» 

L’année 2004 a connu aussi, on s’en souvient, d’autres épisodes tout aussi mouvementés, avec l’apparition sur scène de nouveaux pourfendeurs de l’armée algérienne : le cas d’un «ancien diplomate», Larbi Zitout, au ton particulièrement hargneux, fréquemment invité sur les plateaux des chaînes satellitaires arabes. Il y est souvent accompagné d’un certain Mohamed Samraoui, se présentant comme «commandant dissident» des services de renseignement, auteur lui aussi d’un brûlot mettant en cause son ancienne hiérarchie dans les massacres des populations, Chronique des années de sang, paru en 2003. L’homme est sous menace d’expulsion après le lancement, par Alger, d’un mandat d’arrêt international à son encontre. Il revient cette semaine pour dérouter l’opinion française sur ses témoignages contradictoires sur l’affaire Mécili… Finira-t-il, lui aussi comme Hichem Aboud, par faire son «mea-culpa» et se résoudre à lever le voile sur d’autres pans de cette grossière machination ? Mussa A. Voir sur Internet ..

La Nouvelle République, 31/8/2010
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Agression contre 14 Espagnols à El Aaiun : un parti appelle à l’audition du MAE au parlement

Madrid, 30/08/2010 (SPS) La porte-parole du parti espagnol, Union, Progrès et Démocratie (UPyD), Rosa Díez, a réclamé lundi l'audition devant les Parlement de son pays du ministre des Affaires étrangères M. Miguel Angel Moratinos, pour "expliquer l'absence de réaction des autorités après l’agression contre des Espagnoles à El Aaiun occupé", intervenue samedi dernier.


Mme Rosa Díez estime "très grave l'absence de réaction du gouvernement", critiquant le PSOE (parti au pouvoir) d’avoir, la semaine dernière, "empêché" l'apparition de M. Moratinos après les incidents frontaliers de Melilla.

Enfin, la responsable espagnole a rappelé que le Maroc "n'est pas une démocratie et n'a pas de société civile", traite ses propres citoyens comme des "sujets" et est responsable de "la persistance des violations des droits de l'homme des Sahraouis au Sahara occidental". (SPS)
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Un colloque prévu à Alger en septembre

Un Colloque international sur le thème le «droit des peuples à la résistance» se tiendra les 25 et 26 septembre prochain à Alger, a annoncé hier à Boumerdès, le président du Comité algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Lamari Mahrez. Plus de 200 personnalités et représentants d’organismes mondiaux gouvernementaux ou non, connus pour défendre le droit des peuples à travers le monde, sont attendus à cette manifestation initiée par le Comité algérien de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui en coordination avec des organismes de droit humanitaire de la République arabe sahraouie démocratique, a précisé Lamari en marge de la clôture des travaux de l’université d’été des cadres de la Rasd.

Les participants à ce colloque devraient rendre publique, à sa clôture, une déclaration de soutien à la cause sahraouie et au combat de son peuple pour le recouvrement de ses droits légitimes et la libération de tout son territoire, a-t-il ajouté. Evoquant les objectifs assignés à cette rencontre internationale, M.Lamari Mahrez a souligné qu’elle constituait une opportunité pour envoyer un message d’encouragement à la résistance du peuple sahraoui, tout en lui exprimant également un soutien indéfectible.

Il s’agit également de souligner le caractère pacifique de la résistance de ce peuple et de lever le voile sur la répression dont sont victimes les civils et tous les défenseurs des droits de l’homme en général, a-t-il précisé.

Parallèlement, il est question, selon la même source, de percer le black-out médiatique pratiqué contre la résistance pacifique de ce peuple et le désintérêt de la presse occidentale pour sa cause, tout en dénonçant les pratiques marocaines visant à assimiler ce mouvement de résistance légale à du terrorisme.

Droit des peuples à l’autodétermination, droit à la liberté et à la dignité et respect des droits de l’homme figurent parmi les thèmes qui seront débattus durant ce colloque, a-t-il indiqué.


L'Expression, 29/8/2010
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L’Algérie organisera un colloque international sur le droit des peuples à la résistance




Il sera organisé en septembre prochain et verra la participation de 200 personnalités
L’Algérie organisera un colloque international sur le droit des peuples à la résistance

Le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), M. Mahrez Lamari a annoncé la tenue les 25 et 26 septembre à Alger d’un colloque internationale sue le droit des peuples à la résistance.

M Lamari a en effet déclaré en marge de la clôture des travaux  de l’université d’été des cadres de la république arabe sahraouie démocratique, que ce colloque qui sera organisé par le comité verra la participation de plus de 200 personnalités et représentants d’organismes internationaux officiels ou indépendants, de la société civile et politique ainsi que des défenseurs de droits de l’homme.


Parmi les principaux thèmes qui seront débattus lors de cet événement « le droit des peuples à l’autodétermination », « le droit à la liberté et à la dignité », « le respect des droits de l’homme » et « le droit des peuples à la résistance ».


El Khabar, 29/8/2010
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Répression d'espagnols à El Aaiun : Zapatero interpellé





Le secrétaire général de ICV (Initiative pour la Catalogne-Verts) a appelé depuis Barcelone, le Gouvernement espagnol a rappeler son ambassadeur au Maroc pour consultation après l’intervention musclée contre des manifestants espagnols, samedi à El Ayoun, qui réclamaient le respect des droits humains au Sahara Occidental et la fin de l’occupation illégale marocaine du territoire. 

Dans une déclaration reprise par la presse espagnole, Joan Herrera a réclamé du président de l’Exécutif espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, «une attitude ferme face à l’intervention violente de la police marocaine» et suggère «le rappel de l’ambassadeur espagnol au Maroc pour consultation». La police marocaine avait violement agressé 14 ressortissants espagnols qui avaient organisé une manifestation spontanée dans la principale artère de la capitale sahraouie occupée (El Ayoun) pour dénoncer «les violations flagrantes des droits humains et l’occupation illégale du territoire par le Maroc». 

Une femme âgée de plus de 50 ans, Carmen Roger, souffre d’ecchymoses à l’oeil à la suite d’un coup de matraque de la police marocaine, alors que le reste du groupe s’en sort avec des blessures plus ou moins légères. D’un autre coté, la Coordination nationale espagnole de solidarité avec le Sahara Occidental (CEAS) a vivement condamné «la répression brutale des forces d’occupation marocaine à El Ayoun», survenue samedi contre des manifestants espagnols dans la capitale sahraouie occupée et constate que «le gouvernement marocain provoque à Melilla et réprime à El Ayoun». 

Dans un communiqué diffusé à Madrid, la CEAS note que cette protestation en faveur de la défense de la liberté du peuple sahraoui, a «intensifié la répression contre les civils sahraouis», citant «trois familles touchées dans les quartiers de Hay Linaâch» à El Ayoun. Relevant la politique de deux poids, deux mesures du Gouvernement marocain, la CEAS relève que Rabat proteste contre «les supposés mauvais traitements» infligés à ses citoyens à Melilla, et «réprime aussi violemment et impitoyablement ceux qui osent dénoncer les violations systématiques des droits de l’Homme et les observateurs internationaux qui souhaitent, par leur présence, mettre fin au système de terreur régnant dans les territoires occupés du Sahara Occidental et accompagner les Sahraouis défenseurs des droits humains». Le mouvement de solidarité avec le peuple sahraoui attend du Gouvernement espagnol «la protection de ses citoyens» et exige du Gouvernement marocain, «de mettre fin immédiatement à la torture, les disparitions forcées, les représailles, la coercition et le régime de terreur imposés aux Sahraouis, ainsi que le respect scrupuleux des droits de l’Homme».

Mokhtar B. 

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Le Jeune Indépendant : Une ôtre crisette ?



A El-Ayoune, la capitale du Sahara occidental qu'ils occupent depuis 1975, les Marocains ont arrêté et tabassé 11 ressortissants espagnols avant de les embarquer sur le premier bateau en partance pour les îles Canaries, d'où ils venaient. Le groupe espagnol n'a pas commis de hold-up, ni de casse, comme il n'a pas provoqué de rixe ni commis d'agressions. Il n'était pas non plus venu voler, lui aussi, le poisson ou le phosphate des Sahraouis. Il était venu à ses frais, juste pour se solidariser avec un peuple opprimé et dénoncer les misères qu'on lui fait. Un geste tout ce qu'il y a de noble, n'est-ce pas ? Mais Rabat n'aime apparemment plus les gestes nobles ! Particulièrement depuis le sacre de… Grenade. 

Une autre fois Madrid est mise dans la gêne par le makhzen, et sa nouvelle technique répressive qui consiste à envoyer ses policiers faire le sale boulot habillés en civil. A l'équipe Zapatero qui demande des "informations" sur la méchanceté d'El- Ayoune, on pourra dire que l'action et ses dégâts sont imputables aux Sahraouis du coin qu'on présentera comme les farouches défenseurs du commandeur des croyants et de son royaume. 

Conciliateur comme il est, Zapatero ne trouvera probablement pas de grandes difficultés pour avaler et faire avaler aux siens les craques marocaines. Le hic, c'est que ses opposants connaissent le Maroc et savent que ses policiers sont les seuls dans le monde à savoir offrir aux femmes un œil au beurre noir, sans état d'âme, comme le faisaient les proxénètes "retro". Donc, l'opposition d'Espagne ne tend pas l'autre joue, elle réagit autrement. Elle réclame du gouvernement une "attitude ferme" face à la violence du Maroc, et certains veulent un rappel de l'ambassadeur d'Espagne au Maroc. Un parlementaire de la gauche unifiée se propose de saisir l'UE pour lui demander de revoir ses relations avec le Maroc. Ce qui semble un peu tôt pour l'instant puisque actuellement, l'UE file le grand amour avec le poisson sahraoui, alors que les parapluies tricolore et sioniste encouragent à la hardiesse. 

En tout cas, à leur arrivée à Puerto de la Luz à Gran Canaria, les 11 Canariens étaient accueillis en héros avec une grande inscription : "Sahara libre".

M. Z. (mohamed_zaaf@yahoo.fr)
Le Jeune Indépendant, 31/8/2010
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Des Espagnols agressés à Layoune: Madrid interpellée

BARCELONE - Le parti "Initiative pour la Catalogne" (Verts) a appelé le gouvernement espagnol à rappeler son ambassadeur au Maroc pour consultation après l'intervention musclée, samedi à Layoune, contre des manifestants espagnols qui réclamaient le respect des droits de l'Homme au Sahara occidental et la fin de l'occupation marocaine de ce territoire. Dans un communiqué publié par la presse espagnole et repris par l'agence de presse sahraouie (SPS), le secrétaire général du parti, Joan Herrera, a appelé le président de l'exécutif espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, à "une attitude ferme face à l'intervention violente de la police marocaine", suggérant le rappel de l'ambassadeur espagnol au Maroc pour consultations. (APS)
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La Tribune Online : Madrid demande des explications à Rabat

Le gouvernement espagnol a demandé des explications aux Marocains concernant l’arrestation des Espagnols, qui ont manifesté à Laayoune en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui. Un des représentants du ministère des Affaires étrangères espagnols a affirmé, hier aux agences de presse étrangères, que son pays a exigé des «informations» du gouvernement marocain sur l’arrestation par la police marocaine d’Espagnols favorables à l’indépendance du Sahara occidental à Lâayoune occupée.       

«Aujourd’hui, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Juan Pablo de Laiglesia, a parlé avec son homologue marocain pour demander des informations,  pour établir ce qui s’est passé», a indiqué encore le représentant du ministère des Affaires étrangères espagnols. «La première chose est d’établir les faits», a-t-il ajouté. Ces militants espagnols favorables à l’indépendance du Sahara occidental  avaient dénoncé, dimanche dernier, avoir été interpellés, samedi soir à Lâayoune, après avoir tenté de manifester «en faveur de l’indépendance du peuple sahraoui et du respect des droits de l’Homme par l’occupant marocain». Ces militants de l’association «SaharAcciones» ont dénoncé les mauvais traitements de la part de la police marocaine pour deux des onze militants arrêtés. 

Dimanche dernier, le ministère des Affaires étrangères espagnol avait confirmé que onze militants pro-indépendance avaient été interpellés par la police marocaine et retenus plusieurs heures au commissariat de Lâayoune. Ces mêmes services diplomatiques espagnols avaient aussi reconnu que deux des militants avaient nécessité des soins pour des blessures d’origine non précisée. Selon l’association espagnole SaharAcciones, organisatrice de la  manifestation, les interpellations ont eu lieu au moment où ses militants cherchaient à déployer des pancartes «en faveur du peuple sahraoui et du respect des droits de l’Homme» à Lâayoune. Selon cette association basée aux Canaries, «un groupe de policiers en civil les a chargés sauvagement, arrêtés et conduits au commissariat», deux  militants ont été blessés à la tête et au corps par des «coups de pied et poing». 

Dans un communiqué publié dimanche, l’Association du Sahara marocain (ASM, pro-gouvernementale) estime qu’au «moment où l’on s’attend à la reprise des négociations» entre le Maroc et le Polisario, sous les auspices de l’ONU (...), «les séparatistes sous tutelle de l’Algérie ne ménagent pas leurs efforts pour (les) entraver.» De retour hier matin aux Canaries, après avoir pris un navire de Lâayoune, ils ont annoncé qu’ils porteraient plainte auprès de la justice espagnole contre leur interpellation et le mauvais traitement reçu par la police marocaine. 

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental, dont le peuple réclame le droit à l’autodétermination, reste sous occupation marocaine. Le Maroc avait annexé ce territoire en 1975 et propose, pour sa part, une autonomie élargie. Chose que réfutent les Sahraouis qui ne démordent pas de leurs droits à disposer d’eux-mêmes.  
Par Ghada Hamrouche

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Maroc/Sahara occidental : Manifestation réprimée

Maroc/Sahara occidental : Manifestation réprimée

Quatorze espagnols ont été arrêtés samedi soir à Lâayoune, capitale du Sahara occidental occupé par le Maroc, au cours d’une manifestation en faveur de l’indépendance du territoire. Membres de l’association espagnole "SaharAcciones", les militants cherchaient à déployer des pancartes en faveur du peuple sahraoui et du respect des droits de l’homme quand un groupe de policiers en civil les a chargés sauvagement, arrêtés et conduits au commissariat.

Deux militants ont été blessés à la tête et au corps par des coups de pieds et poings. Les 14 manifestants ont été regroupés sur "recommandation des autorités locales" à la Casa Espana (hôtel espagnol) à Lâayoune en attendant d’embarquer dimanche soir à 21HGMT pour les Canaries. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est l’objet d’un conflit opposant leFront Polisario, partisan de l’indépendance, au Maroc, qui a annexé ce territoire en 1975 et propose une autonomie élargie.

Secours Rouge, 30 août 2010


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SAHARA OCCIDENTAL : Qui tirera le premier?

La répression dont font preuve les forces d’occupation marocaines, a atteint un tel degré de férocité que le pire est à craindre.

Le gouvernement espagnol a été interpellé par le secrétaire général de ICV (Initiative pour la Catalogne Verts) dans le but de rappeler son ambassadeur au Maroc pour consultation. Motif: l’intervention musclée et sans ménagement contre des manifestants espagnols. Ils avaient apporté leur soutien, samedi à El Aâyoune, au respect des droits humains au Sahara occidental et manifesté en faveur de la fin de l’occupation marocaine du Sahara occidental.

Il y a quelques jours, le représentant du Front Polisario en Espagne, Bouchraya Beyoun, a adressé une invitation au chef de la diplomatie espagnole pour visiter les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf.

Ceux-là mêmes que le gouvernement marocain continue de qualifier, sans vergogne, de «séquestrés». «Moratinos s’est rendu au Maroc, en Algérie, en Mauritanie, mais il n’a jamais été au Sahara et cela nous intéresserait beaucoup qu’il vienne. Nous l’invitons à visiter les camps, voir que nous sommes en train de construire un Etat, une société», a déclaré le responsable sahraoui à EFE qui, il faut le signaler, est la principale agence de presse en langue espagnole au monde.

Le Front Polisario continue à sensibiliser la communauté internationale. Répondra-t-elle à ses appels pacifiques sans cesse réitérés? La dernière cartouche, celle du dialogue, a-t-elle été épuisée? Si l’on en juge par les tout derniers développements dans les territoires occupés, on ne peut que redouter le pire. Sans faire preuve d’un état d’esprit belliqueux, le Front Polisario est pratiquement mis au pied du mur.

Les dernières déclarations du Premier ministre de la République sahraouie indiquent qu’inévitablement le conflit du Sahara occidental est à un tournant crucial. «Toutes les options sont ouvertes pour la libération et le recouvrement de l’indépendance, le peuple sahraoui est prêt pour le sacrifice», avait souligné Abdelkader Taleb Omar lors de son discours de clôture de l’université d’été des cadres sahraouis, ouverte depuis le début du mois d’août à Boumerdès. Les responsables sahraouis n’ont jamais caché que le recours aux armes demeurait une option à laquelle ils pourraient faire appel mais seulement après avoir épuisé toutes les voies pacifiques. «Nous avons toujours privilégié la voie pacifique et nous sommes toujours disposés à discuter s’il y a une volonté marocaine dans ce sens. Aujourd’hui, nous estimons qu’il est peu probable que le Maroc se conforme à la légalité internationale.

La demande de reprise des armes émane du peuple sahraoui et pas seulement des militaires du Polisario
», avait averti M’hamed Kheddad, porte-parole du 12e congrès, qui s’est tenu il y a déjà près de trois ans à Tifariti, dans les territoires libérés. La patience peut avoir des limites. Ce stade ultime qui pousserait les Sahraouis à embrasser de nouveau la lutte armée est-il sur le point d’être atteint? Les négociations sont en tous les cas dans l’impasse. C’est une certitude. En effet, l’envoyé spécial de l’Organisation des nations unies pour le Sahara occidental, dans une lettre adressée au mois de juin dernier aux principaux pays (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, Espagne et France), qui suivent de près le dossier du Sahara occidental, a confirmé cet état de fait.

«Le statu quo est inacceptable à long terme», a fait remarquer Christopher Ross qui a dénoncé l’intransigeance dont font preuve les autorités marocaines qui ne jurent plus que par leur proposition de large autonomie. Mohammed VI maintient ce cap. «Nos adversaires persistent dans leurs manoeuvres désespérées visant vainement à l’entraver et à torpiller la dynamique prometteuse qu’elle a enclenchée en vue du règlement définitif tant souhaité, aux niveaux international et régional, de ce différend artificiel», avait déclaré l’héritier du trône marocain, le 20 août, dans une allocution prononcée à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du roi.

Le Sahara occidental est sans conteste sur une poudrière. C’est sans doute sans compter sur le pragmatisme et le savoir-faire de la jeune diplomatie sahraouie qui mettra un point d’honneur à éviter l’explosion.

L'Expression, , 31/8/2010
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''Le gouvernement marocain provoque à Melilla et réprime à El Aaiun'' (ONG)

Madrid, 29/08/2010 (SPS) La Coordination national (espagnole) de solidarité avec le Sahara Occidental (CEAS) a vivement condamné "la répression brutale des forces d'occupation marocaine à El Aaiun", survenue samedi contre des manifestants espagnoles dans la capitale sahraouie occupée et constate que "le gouvernement marocain provoque à Melilla et réprime à El Aaiun".

Dans un communiqué reçu par SPS, la CEAS note que cette protestation en faveur de la défense de la liberté du peuple sahraoui, a "intensifié la répression à contre les civils sahraouis", citant "trois familles touchés dans les quartiers de Hay Linaach" à El Aaiun.

Relevant la politique de deux poids deux mesures du Gouvernement marocain, la CEAS relève que Rabat proteste contre "les supposés mauvais traitements" infligés à ses citoyens à Melilla, et "réprime aussi violemment et impitoyablement ceux qui osent dénoncer les violations systématiques des droits de l'homme et les observateurs internationaux qui souhaitent, par leur présence, mettre fin au système de terreur régnant dans les territoires occupés du Sahara Occidental et accompagner les Sahraouis défenseurs des droits humains".

Le mouvement de solidarité avec le peuple sahraoui attend du Gouvernement espagnol "la protection de ses citoyens" et exige du Gouvernement du Maroc, "de mettre fin immédiatement à la torture, les disparitions forcées, les représailles, la coercition et le régime de terreur imposé aux Sahraoui, ainsi que le respect scrupuleux des droits de l'homme". (SPS)
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Editorial de El Pais : Manifester à El Aaiun

La neutralité espagnole dans la question du Sahara n'implique pas se désintéresser des droits de l'homme

Les diplomates marocains soutiennent que la relation de leur pays avec l'Espagne dépend "en 90%" de la position espagnole dans le conflit du Sahara Occidental, disputé avec le Front Polisario depuis 35 ans. C'est probablement une éxagération, mais elle ilustre l'importance que les autorités marocaines accordent au à la position espagnole. De là la répercussion de n'importe quel incident implicant des citoyens espagnols, comme c'était le cas des 11 activistes maltraités par la police marocaine pendant qu'ils manifestaient, samedi dernier à El Aaiun, pour l'indépendance du territoire.

Les nombreuses associations de soutien à l'indépendantisme sahraoui qui existent en Espagne et les partis à gauche du PSOE pensent, comme Rabat, que la position du gouvernement espagnol est décisive. Tous les gouvernements de la démocratie ont naivgué, avec ou plus ou moins de succès, entre les exigences contradictoires du voisin et d'une bonne partie de son opinion publique. L'Exécutif de Zapatero s'inclia, avec discrétion, du côté du Maroc en montrant sa sympathie pour son offre d'autonomie pour le territoire et en évitant de condamner ses violations.

Malgré cette coupure dans sa neutralité, le Maroc considère que la position espagnole est pro-Polisario. Des temps difficiles s'annoncent, parce que les négociations entre Rabat et le Polisario son stagnées, comme l'a souligné l'envoyé de Ban Ki-moon pour le Sahara au mois de juin; la proposition marocaine d'autonomie perd du souffle, et probablement l'accord de pêche ne se renouvellera pas en 2011.

En plus, la grande répercussion laissée par la grève de la faim d'Aminatou Haidar, fin 2009, a donné des ailes aux initiatives à effets médiatiques comme celle du groupe qui manifesta samedi. Cela crée des problèmes diplomatiques, parce que Rabat considère des telles initiatives comme une ingérence extérieur. Mais, en aucun cas, cet argument ne justifie la brutalité de la police face à des personnes qui manifestent pacifiquement.

La neutralité espagnole non seulement n'est pas contradictoire avec la défense des droits humains mais elle l'exige. C'est ainsi que l'ont demandé au Gouvernement tous les groupes espagnols dans une résolution votée en 2009 pour que le contingent de l'ONU au Sahara élargisse sa compétence afin de surveiller les droits de l'homme.
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Conférence internationale à Alger, les 25 et 26 septembre

Ayant pour thème «Le droit des peuples à la résistance»
Conférence internationale à Alger, les 25 et 26 septembre

Le président du Comité national de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Lamari Mahrez a indiqué que son comité a tout le temps affiché son attachement à la légalité internationale aux peuples en lutte, et plus particulièrement à  la cause sahraouie. Dans ce contexte, il a indiqué qu’une conférence internationale ayant pour thème «Le droit des peuples à la résistance» sera organisée à Alger les 25 et 26 septembre 2010 avec la participation de 200 délégués. Selon lui, les objectifs de cette conférence portent sur plusieurs points : rendre hommage au mouvement de résistance populaire au Sahara occidental et manifester l’appui constant à celui-ci, démontrer le caractère pacifique de la résistance populaire et mettre en exergue la répression systématique à l’encontre des populations civiles de manière générale et des défenseurs sahraouis des droits de l’homme de manière particulière, dénoncer l’embargo médiatique concernant la résistance pacifique, notamment le désintérêt affiché par les medias occidentaux et la dénonciation et lever l’amalgame entretenu avec le Maroc mettant sur un pied d’égalité résistance et terrorisme.
A. K.

Le Jour d'Algérie, 29/8/2010
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Flagrante manipulation des services secrets marocains

Après une investigation, auprès des services concernés, au sujet des documents publiés sur certains sites et prétendant que le responsable de séquestration des espagnols Omar Sidahmed Hamma, dénommé par certains services et par tous les médias "le sahraoui" est sahraoui. La conclusion à laquelle nous avons abouti est qu'il s'agit bel et bien d'une manipulation des services de sécurité marocains et pour cause:

1- le numéro de DNI 79692146, supposé appartenir à Omar Sidahmed,dans les documents existe effectivement, mais appartient au dénommé LBU Salahi Mohamed-Moulud qui effectivement a résidé à la daira Farsia de la wilaya de Smara.

2- le numéro de DNI 54834516, supposé appartenir au père de Omar Sidahmed est faux puisque ne correspond à aucune de nos cartes d'identité.

3- Plus grossier encore dans le document "certificado" il est écrit que le concerné Omar Sidahmed Hamma "Ha estado viviendo en los campamentos de refugiados saharauis...hasta el día 19 de mayo 2010" alors que tout le monde sait qu'à cette date le concerné était, depuis plusieurs mois, dans une prison mauritanienne à Nouakchott.

Donc, cela fait partie de cette volonté marocaine qui veut moridicus et par tous les moyens nous impliquer dans le terrorisme. Parfois Omar est sahraoui, une autre fois il a combattu dans les rangs du Polisario, une autre fois encore une de ses femmes est originaire du Sahara occidental (alors que ses trois femmes sont maliennes) et maintenant on lui délivre de faux papiers pour encore attester de ses liens avec le Sahara occidental.
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Réflexions : Les mensonges du royaume

L’activité terroriste dans la région du Sahel refait la Une des journaux européens après la libération des deux otages espagnols. Comme de coutumes, « les information exclusives », les « analyses » éclairées, « les éditoriaux » astucieusement orientés pillulent dans la presse françaises et il fallait bien qu’un de nos confrères de l’Hexagone mêle, un jour ou l’autre, l’Algérie en lui donnant le rôle de « parrain » de la région. L’on a ainsi vu un éditorialiste du quotidien français « Sud-Ouest », jurer par tous les saints que l’Espagne s’est faite grandement aidée par la diplomatie algérienne pour obtenir la libération des deux otages. Sans apporter, ni preuve, ni un argumentaire qui tienne véritablement la route et en conformité avec les discours des uns et des autres. 

Sud-Ouest dépeint l’Algérie comme « un gros bonhomme » auquel « petits africains » du Sahel ne peuvent rien refuser. Il suppose donc que Madrid a agit comme le « père désespéré» d’une victime kidnappée par des bandits, qui vient « baiser » la main du parrain pour obtenir la libération de son enfant. Les décors plantés, l’éditorialiste tente de convaincre la France de faire de même, de tisser une sorte de diplomatie parallèle et crasseuse, comme si la région du Sahel n’était pas capable de développer un discours, soutenir une démarche, et adopter une stratégie. Pourtant, les ministres des Affaires étrangères des pays de la région, les chefs d’Etats major de leurs armées et les chefs de leurs services de renseignement se sont rencontrés à plusieurs reprises. Tous ont clairement affiché leur soutien à la résolution onusienne qui interdit le versement de rançon. 

Ils s’échangent des informations sur les groupes opérants dans le vaste désert. Ils tentent avec les moyens de bord d’organiser une véritable riposte aux terroristes. Tout cela, les éditoriaux, analyses et autres scoops, sont jetés aux oubliettes et l’on insiste sur des aspects marginaux, histoire de donner de l’AQMI, l’image d’une organisation militaire très influente dans une région où la gouvernance se résume à des rapports de force à la limite du mafieux. Les otages ont ceci d’intéressant pour les terroristes et les occidentaux, est qu’ils enrichissent les premiers et donnent au second l’opportunité de fourrer leur nez dans les affaires de pays souverain. Les journaux font le reste bien sûr!


Par Smaïl Daoudi, 30/8/2010

Source : Ouest-Tribune
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Discours de Taleb Omar : La lutte armée se précise

Le premier ministre sahraoui n'exclut aucune option pour briser le joug colonial : La lutte armée se précise 
Par Youcef Aouchiche
Les dirigeants et les responsables de la République arabe sahraouie démocratique se sont rendus à l'évidence que ce qui a été confisqué par la force ne peut y être reconquis que par la force. 

Au moment où la répression marocaine contre les populations sahraouies prend de l'ampleur, les lignes de la lutte armée, comme seul moyen de recouvrement de leur indépendance se précise. Ainsi, le Premier ministre sahraoui, M. Abdelkader Talbi, a déclaré, avant-hier, que " toutes les options sont ouvertes pour la libération et le recouvrement de l'indépendance de son pays ", assurant que " le peuple sahraoui est prêt pour le sacrifice. " Intervenant à la clôture de l'université d'été des cadres sahraouis, qui a eu lieu du 5 au 28 Août dernier à Boumerdès, M. Talbi a indiqué que la direction sahraouie est sur le point d'établir un état des lieux global, conformément aux recommandations du congrès du peuple sahraoui. " Ce dernier avait insisté sur la nécessité de la lutte armée, comme seul moyen pouvant dissuader la et mettre un terme à l'occupation marocaine. L'orateur, qui s'est focalisé sur la détermination du peuple sahraoui à poursuivre son combat jusqu'à l'indépendance de son pays, a mis en garde par la suite l'occupant contre " des manœuvres destinées à maintenir indéfiniment le statu quo ".

Ce revirement de position intervient au moment où le non aboutissement des efforts de paix de la communauté internationale et l'échec de processus de paix prônée, essentiellement, par l'ONU, est scellé, d'autant plus que les manœuvres, les provocations et les violations des droits des citoyens sahraouis par les autorités marocaines, s'accentuent de jour au lendemain. 

Sur ce, le premier ministre sahraoui a réitéré son appel à la communauté internationale, pour mettre un terme à cette " douloureuse situation " et à oeuvrer à l'amélioration des droits de l'Homme, à la libération des détenus politiques ainsi qu'à trouver les mécanismes de protection de ces droits. Evoquant la position de la France dans ce conflit, qui ronge cette région du grand Maghreb, depuis presque un demi siècle, le premier responsable du gouvernement de la RASD a invité ce pays " à cesser de faire obstacle à la solution et à se mettre en conformité avec ses obligations internationales ". La même chose qu'il a dite concernant le gouvernement espagnol qui il a exhorté d'assumer son rôle et sa responsabilité historique en matière de décolonisation des territoires sahraouis. Il a demandé également à l'Union européenne de " geler les avantages accordés au Maroc, tant que celui-ci persiste à violer les droits de l'Homme et à s'abstenir de signer avec lui tout accord touchant le territoire sahraoui occupé ". Evoquant une correspondance de M. Christopher Ross, l'émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental, envoyée au groupe des amis du SG de l'ONU, le responsable sahraoui a relevé qu'il est indiqué dans celle-ci que c'est " le régime marocain qui entrave les efforts pour un règlement du conflit et à l'origine de l'impasse actuelle. " Il a exprimé le vœu que ce message soit considéré " comme un début sérieux de la part des Nations Unies, pour faire entendre raison au régime marocain. Le président du Commissariat politique de l'armée sahraouie, M. Sidi Oukal a, pour sa part, exprimé, dans un message adressé au président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, " sa profonde gratitude pour l'important soutien de L'Algérie à la cause sahraouie ", assurant que " le peuple sahraoui n'oubliera jamais la constance des positions algériennes durant toutes les étapes de sa cause ".



Un colloque international sur le droit des peuples à la résistance les 25 et 26 septembre prochains à Alger
 
Par ailleurs, un colloque international, sur le thème " Le droit des peuples à la résistance ", se tiendra les 25 et 26 septembre prochain à Alger, a annoncé samedi, à Boumerdès, le président du Comité algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, M. Lamari Mahrez. Plus de 200 personnalités et représentants d'organisations gouvernementales et non gouvernementales, sont attendus à cette manifestation, initiée par le Comité algérien de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui, en coordination avec des organismes de droit humanitaire de la République arabe sahraouie démocratique.
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Se prosterner devant le Maroc n'a pas amélioré les relations avec l'Espagne

FAES critique sur COPE que le gouvernement "ne défend pas les intérêts de l'Espagne".

Le directeur de la Section Internationale de la FAES, Alberto Carnero, a souligné dans le programme "La Tarde con Cristina" que le gouvernement de Rodriguez Zapatero mêlange avoir "de bonnes relations avec la défense de nos propres intérêts". Il a déclaré que "Zapatero a manqué de fermeté dans la défense des intérêts de l'Espagne" et "en particulier avec le Maroc", ajoute-t-il.

Le président du gouvernement a demandé au Ministre des Affaires Etrangères d'exiger des explications au Maroc pour la répression des 14 espagnols qui revendiquaient un Sahara indépendant à El Aaiun. Sur cette action, Alberto Carnero, directeur de la Section Internationale de la Fondation pour l'Analyse et les Etudes Sociales (FAES), a déclaré cette après-midi dans "La Tarde con Cristina" que"un appel d'un secrétaire d'Etat peut être très efficace mais elle ne remplace pas une politique sérieuse et cohérente de défenses des intérêts de l'Espagne".

En opinion du directeur d'International de la FAES, "dans la politique extérieure, une cohérenbce dans le temps est demandée et c'est de cela que Zapatero a manqué, de fermeté en défense des intérêts de l'Espagne, d'une façon, cohérente et constante".

Quant au conflit du Sahara Occidental, Carnero a souligné que "il y a un manque de clarté entre défendre la dignité nationale et c'est cela qui n'est pas claire même pas dans la politique bilatérale avec le Maroc et, plus important encore, notre action avec les Nations Unies qui inclue le droit du peuple sahraoui à la libre détermination".

Concrètement, il a indiqué que "le gouvernement de Rodriguez Zapatero a changé la tradition de l'Espagne qui était le soutien à la légalité internationale, sans que cela répercute sur l'amélioration des rapports avec le Maroc". Pour CArnero, cette situation "est en train de donner des très mauvaises conséquences, parce que l'on voit que cela ne résout pas le problème du Sahara Occidental, ni mla stabilité de la zoné ni améliore les relations avec le Maroc".

Pour cette raison, le directeur de la Section Internationale de FAES a réitéré sur COPE que "il faut distinguer entre les bonnes relations et la défense de nos intérêts, c'est ce que font les autres pays, défendre avec fermeté et intelligence ses intérêts nationaux", et c'est ce que, selon lui, notre pays ne fait pas.

COPE.es, 30/8/2010
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Opération de marketing des contrebandiers du Sahel

Une nouvelle et intéressante vidéo du GSPC au Sahel, mise en ligne : Du «marketing» de Droudkal
Par Wassim Benrabah
Depuis le temps que nous n’en finissons plus de dire que le Sahel vit sur une poudrière, et que des pyromanes, avec la France à leur tête, ont mis le feu aux poudres, voilà que des confirmations de plus en plus précises et de plus en plus nombreuses nous en sont fournies chaque jour. 

Droudkal, de même que ses amis qui « gèrent » pour lui sa « filiale » la plus rentable activant dans la bande sahélo saharienne, semble avoir saisi tout le « bénéfice » qui peut être obtenu d’une bonne campagne de marketing. 

Ainsi, et après avoir piqué au vif la France, de la manière la plus ironique qui soit, voilà qu’une nouvelle vidéo (au demeurant fort instructive) vient d’être mise en ligne. 

Avant de poursuivre, cependant, l’ouverture d’une parenthèse s’impose. Si Droudkal s’en est pris à la France, alors que celle-ci représente (paradoxalement) son plus précieux allié, c’est uniquement pour perpétuer la même tradition née du prétendu conflit existant entre Al Qaïda de Ben Laden et les USA. 

Bref, la nouvelle vidéo, qui semble s’apparenter à une véritable démonstration de force, n’ayant donc rien à voir avec un précédent document (destiné à la propagande de recrutement) mettant en scène la prétendue insouciance d’activistes gambadant, jouant…
Dans cette vidéo, qui aurait été filmée au douzième jour du mois de ramadan, on voit clairement les véhicules ainsi que les armements des activistes de ce groupe terroriste.
Hormis les véhicules dits « Station », mais modifiés au point de devenir les 4X4 les plus rapides au monde, les terroristes disposent ainsi de nombreux lance-roquettes, de fusils mitrailleurs ainsi que des canons et mitrailleuses fixées sur les véhicules en question.
La Mauritanie dans l’œil du cyclone
Chose troublante, mais particulièrement significative, le document fait apparaître (de manière inédite, signalons-le avec force) un nombre important d’activistes de nationalité mauritanienne. 

Ces derniers, appelant les leurs à les rejoindre, s’en prennent avec une rare violence aux dirigeants de leurs pays ainsi qu’à la France. 

C’est, en effet, la Mauritanie qui, la première, a permis que l’Occident puisse « légitimement» disposer du droit d’ingérence militaire dans cette zone particulièrement sensible et dangereuse. L’action militaire (ratée) menée au Mali par les troupes franco-mauritaniennes avait, d’une part scellé l’arrêt de mort de l’otage, Michel Germaneau, et de l’autre attribué le label « Al Qaïda » à la bande de criminels et de trafiquants survivants, du peu qui reste du GSPC.
Hamada Ould Mohamed Khairou, un Mauritanien libéré (en plus de 3 autres criminels, dont deux Algériens) par les autorités maliennes en échange de l’otage français, Pierre Camatte, est présenté comme le « prisonnier modèle libéré par la force des armes ». 

Il lit des poèmes en hassaniya, provoquant une forte hilarité au sein de ses compagnons, avant de s’en prendre à certaines figures du courant salafiste en Mauritanie.
Emprisonné en avril 2005, quelques mois avant la chute d’Ould Taya, il s’évada, en 2006, avec deux ses compagnons, Sidi Ould Habott et Khadim Ould Semane, ce dernier accusa à l’époque dans une déclaration sur Al Arabiya, Ely Ould Moamed Vall d’avoir facilité sa fuite.
Ould Mohamed Khairou sera arrêté en août 2008 par les autorités maliennes à Kayes. 

Un autre Mauritanien, Abdallahi al chinguitti, le seul à apparaître sur cette vidéo, le visage découvert durant l’enregistrement, suivi d’un autre, Abou Jelba al chinguitti, lit un poème en hommage au kamikaze tué lors de l’attentat contre l’Ambassade de France à Nouakchott, Abou Oubeida Moussa al Basri.
Quand l’intox remplace l’info…
La vidéo cite les noms de Mauritaniens tués au cours des opérations. Il s’agirait de « Abou Mohammed Al Jekeni (Ahmedou Bamba) de la ville de R’Kiz, Mohamedou Ould Magham, de la tribu Idab Lehssen, Isselmou Ould Abdellahi Ould Oubeid, de la tribu Tagounanet et Limam Ould R’Hal dit Oumère alias Abou Esma ». 

Quatre autres éléments de l’organisation prennent la parole au cours de l’enregistrement, en plusieurs dialectes africains : Hassan Foullany en peulh, Omar Targui en touarègue, un Bissau guinéen en portugais et un Nigérien en haoussa.

Décidément, le Sahel n’a jamais été plus proche de l’implosion. 

Pourtant, c’est ce moment que choisit un certain Mustapha Ould limam Chafi, pour venir prétendre avoir personnellement négocié avec Mokhtar Belmokhtar la libération des deux otages espagnols. 

Or, outre le fait que les otages en question ne se trouvaient pas chez Belmokhtar, en trêve depuis plusieurs années, et hostiles aux enlèvements depuis le début, le « témoin » en question serait un vulgaire contrebandier désirant tirer profit de cette opération, en vendant aux plus offrants (des médias et des services secrets occidentaux présents en force dans le Sahel) ses prétendus témoignages et informations. Cela en rajoute forcément une « couche » au trouble ambiant.

Cela profite forcément à plusieurs parties. Mais certainement pas aux pauvres populations habitant ces régions. 

Ni à l’Algérie, qui a payé le prix fort dans sa lutte contre le terrorisme, et qui se retrouve aujourd’hui poignardée dans le dos par ceux-là même à qui elle avait dispensé aides, réconfort et moyens incommensurables…
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Services secrets espagnols: Accord entre des mercenaires et AQMI

Ils ont jugé que la menace terroriste est élevée en Algérie et extrême en Mauritanie 

Mises en garde des renseignements espagnoles contre des accords entre Al Qaida et les mercenaires 

Le centre national des Renseignements espagnole a mis en garde contre d’éventuels opérations de kidnapping, qu’Al Qaida au Maghreb Islamique prépare depuis le mois de mars dernier, ciblant des ressortissants occidentaux dans la région du Sahel. Les Renseignements espagnoles ont qualifié la Mauritanie, le mali et le Niger de pays extrêmement risqués en terme de kidnapping, alors qu’ils ont qualifié l’Algérie, et le Burkina Faso de pays à risque «élevé».
Suite aux renseignements qu’il a pu réunir dans la région et des renseignements français et des pays amis, le centre national de renseignements espagnols a indiqué que les terroristes sont parvenus, le printemps dernier, à des compromis avec ceux qu’il a qualifié de « mercenaires », pour qu’ils se chargent d’enlever des occidentaux, comme se fut le cas des bénévoles humanitaires espagnoles, kidnappés en Mauritanie, le 29 novembre dernier sur la route reliant Nouadhibou et Nouakchott et qui ont prévu de les remettre ensuite à Al-Qaida contre des sommes d’argent. 

Les espagnoles pensent que Mokhtar Belmokhtar, allias « Belaouar » est en mesure de nouer des contacts avec plusieurs « mercenaires du Sahara », en plus de ses liens actuels avec les grands commerçants et trafiquants. 

Le centre national des renseignements en Espagne a indiqué qu’il détient des renseignements indiquant l’augmentation du nombre « d’indicateurs » d’Al-Qaida dans la région, auxquels revient la mission de faire le choix sur des cibles potentielles à kidnapper. A la lumière de ces renseignements, le ministère des affaires étrangères espagnoles a déconseillé ses ressortissants de se rendre vers certaines destinations, notamment en Mauritanie, au Niger et au Mali.  

El Khabar; 30/8/2010
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