Une délégation des militants sahraouis des droits humains poursuit sa visite dans les camps de réfugiés

Chahid El Hafed, 31/05/2010 (SPS) Une délégation des militants sahraouis des droits humains a entamé samedi une visite dans les camps de réfugiés sahraouis et les institutions nationales sahraouies à Chahid El Hafed, après avoir effectué une visite dans les territoires libérés de la RASD et les régions militaires de l’armée de libération populaire sahraouie (ALPS).
 
Les membres de la délégation provenant des territoires occupés du Sahara occidental, du sud du Maroc et des universités marocaines ont exprimé leur appréciation pour le progrès, acquis et réalisations accomplis par le peuple sahraoui et son Etat futur.
lls ont réaffirmé la détermination des masses sahraouies dans les territoires occupés du Sahara occidental à poursuivre l'Intifada pacifique contre l'occupation jusqu'à la victoire et l'indépendance.
La délégation a présenté un bilan des derniers développements dans les territoires occupés et les violations marocaines continues des droits de l'homme contre les citoyens sahraouis.
La délégation dont la visite prendra fin la semaine prochaine, selon un calendrier établi par le ministère des territoires occupés et des communautés à l'étranger, se compose de neuf militants dont trois femmes: Slouh Dailal, Laila Lili, Fatimetou Hairech, Hassana Aleya, Andour Mohamed, Umulfadli Banahi, Abdelhkalek Markhi, Aba Hassana et Mohamed Sidzain Ali. (SPS) 
 
 
 

Share:

Le président sahraoui appelle au gel du statut avancé octroyé par l'UE au Maroc

Le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a déploré l'absence du gel par l'Union européenne du statut avancé octroyé au royaume du Maroc, en dépit de sa négation ouverte au Sahara occidental, des principes et idéaux mis en place par l'Union européenne, lors d'un discours devant la 42e session du Parti social-démocrate de la Finlande, qui s'est tenue à Joensuu, (est de la Finlande).
Il a en outre regretté que l'UE contribue ainsi à «la prolongation de la tragédie du peuple sahraoui, mais aussi en violation des exigences du droit international, en signant des accords de nature économique avec le royaume du Maroc, affectant le territoire du Sahara occidental et ses eaux territoriales».

«Le gouvernement marocain viole non seulement la charte des Nations unies, mais bloque tous les efforts internationaux visant à trouver une solution pacifique, juste et durable du conflit», explique le président Mohamed Abdelaziz devant un nombre important d'invités et de congressistes du parti finlandais.
Le chef de l'Etat a également appelé à l'arrêt du «pillage, de l'exploitation systématique des ressources naturelles du pays par l'Etat marocain», au «démantèlement du mur de l'armée marocaine, qui divise le territoire du Sahara occidental et ses citoyens, équipés avec des millions de mines antipersonnel, interdites au niveau international».
Le Parti social-démocrate soutient le droit à l'autodétermination

Par ailleurs, le Parti social-démocrate finlandais (SDP) a approuvé, au terme de ses 42e assises, une motion de soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
La motion, approuvée à l'unanimité des congressistes, exige «la décolonisation du Sahara occidental, en permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination», rappelant le cadre historique et juridique du conflit au Sahara occidental, «la dernière colonie en Afrique».
Le texte a également mis en exergue les efforts internationaux tendant à résoudre le conflit et «les violations flagrantes des droits de l'homme commises par l'Etat marocain contre les citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, documentées par de nombreux rapports d'organisations internationales telles que Human Right Watch, Amnesty International et bien d'autres».
R. I.
Le Temps d'Algérie, 29 mai 2010
Share:

Les Sahraouis à la limite de la patience : La paix ou l'escalade militaire

Le chef du gouvernement sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, a affirmé à Madrid que devant l'enlisement du conflit du Sahara occidental, le peuple sahraoui a entamé une «transition vers une nouvelle étape dans laquelle il ne peut y avoir que deux solutions, la paix ou l'escalade militaire».
«L'enlisement du conflit est en train de conduire les Sahraouis à la limite de la patience. Nous sommes aujourd'hui dans une phase où la révision de notre vision et de nos relations avec la Minurso nous paraît inévitable», a ajouté le responsable sahraoui dans son intervention de clôture des 4es Journées des universités publiques madrilènes sur le Sahara occidental.
Devant cette perspective, il a appelé la communauté internationale à intervenir en «urgence» pour «préserver la légalité internationale et garantir la paix et la sécurité»,
précisant que le seul moyen pour y parvenir est de contribuer à ce que «le peuple sahraoui exerce son droit légitime à l'autodétermination et l'indépendance, de promouvoir le respect des droits de l'homme et l'ouverture du territoire aux observateurs internationaux».
Pour lui, ce n'est que dans ce contexte que les «conditions indispensables seront réunies pour que les négociations entre les deux parties (Front Polisario et le Maroc) aient un sens et puissent connaître des avancées».
Un «processus de décolonisation inachevé»
Dans son intervention, le chef du gouvernement sahraoui a rappelé, par ailleurs, que le conflit sahraoui «doit trouver sa solution conformément au droit international pour tous les problèmes de décolonisation».
Dans ce sens, il a affirmé que tout règlement doit passer, par conséquent, par le «libre exercice du peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination, conformément notamment à la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU».
Tout en rappelant encore qu'«aucun pays au monde» ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, le responsable sahraoui a précisé que ce pays «n'est qu'une force d'occupation devant laquelle la communauté internationale et l'ONU ont échoué à trouver une solution au conflit provoqué par cette occupation illégale».
Il a fustigé les «pays amis du Maroc» qui se font les porte-voix des thèses marocaines sur le Sahara occidental et qui tentent de semer le doute sur la viabilité d'un Etat sahraoui indépendant.
Le chef du gouvernement sahraoui a dénoncé aussi «l'intransigeance» et «l'expansionnisme» du Maroc dans la poursuite de ce conflit qui entre dans sa quatrième décennie, dont il a tenu également responsable l'ONU «incapable d'appliquer ses propres résolutions dans un simple et classique problème de décolonisation».
Il en a voulu également à la France, «le berceau de la révolution universelle et des droits et libertés de l'humanité, devenue aujourd'hui protectrice de la politique coloniale du Maroc et complice de ses violations des droits de l'homme», a-t-il dénoncé.
Il a accusé également l'Espagne, «la puissance administrante du Sahara occidental», d'être la «responsable de toute la tragédie» du peuple sahraoui, et qui «n'a pas été capable de profiter de l'implication de l'ONU pour impulser une solution juste et pacifique» du conflit.
R. I.
Le Temps d'Algérie, 30 mai 2010
Share:

Comment le Maroc veille sur le bien-être des sahraouis

EL AAIUN OCCUPEE AU SAHARA OCCIDENTAL
Les autorités marocaines répriment et blessent des dizaines de citoyens
Par Massinissa Benlakehal
Une fois de plus les autorités de l’occupation marocaines ont donné la preuve irréfutable de leur détermination à user de tous les moyes pour réprimer le peuple sahraoui. Objectif de ces pratiques, le dissuader d’abandonner sa lutte pour son autodétermination. La preuve en a été donnée, samedi, quand des dizaines de citoyens sahraouis ont été gravement blessés suite à l’intervention des forces de sécurité marocaine dans la ville d’El Aaiun occupée. Ainsi, a indiqué l’Agence de presse sahraouie (SPS), « des centaines de citoyens sahraouis ont été surpris par une violente intervention des forces de sécurité marocaines qui ont encerclé la résidence de la famille de l’activiste Saleh Loubeihi où ils s’étaient rassemblés samedi dernier pour accueillir les détenus libérés ». Et à l’agence d’ajouter : « ces derniers ainsi que d’autres activistes des droits de l’Homme ont été blessés, dont Rachid Sghayer et Yehdih Terrouzi ». Par ailleurs, la vague de violence a gagné les ruelles adjacentes ou une manifestation a été organisée pour protester contre l’interdiction de rendre visite aux activistes libérés, a précisé la même source qui ajoute que quatre citoyennes ont été blessées et quelques manifestants enlevés. Les manifestants qui scandaient des slogans en faveur d’une République sahraouie et du front Polisario, ont appelé à poursuivre la résistance et la lutte pour faire échouer les plans de l’occupation marocaine, et mettre à nu la position de la France en faveur du régime expansionniste marocain.
« La police marocaine, en civil et en uniforme, avait imposé un état de siège autour de l’aéroport de la ville d’El Aaiun », a fait savoir SPS, afin, a-t-elle expliqué « d’empêcher les citoyens sahraouis et particulièrement les défenseurs sahraouis des droits humains de venir accueillir les trois prisonniers politiques libérés ». La police marocaine, selon la même source, a également fermé toutes les rues menant au domicile de la famille du prisonnier Saleh Leboihi.
Les trois prisonniers/activistes politiques en question ont été libérés, mardi dernier, après avoir passé sept mois dans la prison de Salé (Maroc). Ils ont été arrêtés en octobre dernier en compagnie de quatre autres dont une femme, à leur retour d’une visite familiale dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf (sud-ouest algérien). Les trois autres, Brahim Dahane, Ali Salem Tamek et Hamadi Nassiri, a souligné l’agence de presse sahraouie, croupissent toujours dans la prison marocaine de Salé, alors que la seule femme, Degja Lechgar a été mise auparavant en liberté provisoire. 
Share:

Le désarroi d’un peuple qui perd espoir

Réfugiés sahraouis dans les campements de Tindouf en Algérie
Le désarroi d’un peuple qui perd espoir
Par Massinissa Benlakehal dans les Camps des réfugiés sahraouis à Tindouf (Algérie)
Le long chemin vers l’indépendance du peuple sahraoui semble s’allonger encore plus à chaque pas. De l’échec des négociations entre le Front Polisario et le maroc à la répression barbare des autorités coloniales dans les territoires occupés du Sahara Occidental, à dire qu’il n’y a point de répit dans le quotidien de cette population. Elle est aujourd’hui divisée, certes, mais leur souffrance est la même. D’un coté ceux restés dans les territoires occupés, à souffrir le martyr à chaque jour que dieu fait. De l’autre, ceux exilés et forcés à se réfugier à Tindouf (Sud Algérien). Et ça dure depuis 35 ans maintenant.
Une autodétermination à laquelle, ce peuple continue à y croire depuis 1991, date à laquelle l’organisation d’un référendum a été décidée par les nations unies. Toujours est-il qu’aucun arrangement entre les deux parties n’a été trouvé, 19 ans après.
Aujourd’hui, une seule vérité se distingue, la situation dans les camps de réfugiés sahraouis est des plus critiques. Les conditions de vie et de nutrition sont alarmantes. Jour après jour, alors que les négociations continuent de se heurter à l’échec, les réfugiés eux, tentent de « survivre », tant bien que mal, dans les six camps de réfugiés se trouvant à Tindouf, à savoir, S’mara, Rabouni (Chahid El Hafez), El Ayoun, école du 27 février, Dakhla et Aousserd. Ils sont d’ailleurs plus de 160 000 réfugiés répartis sur les camps de Tindouf. Leur nombre est en constante augmentation, vu que d’autres qui fuient la répression coloniale continuent d’affluer sur les camps et s’y installent. La majorité des jeunes dans les camps, n’ont connu d’autre situation que celle dominée par l’exil et la souffrance. Ils ont grandis ainsi, depuis le jour de leur venue au monde sur le sol désertique de Tindouf.
Le camp du 27 Février fait référence à la date de la proclamation de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) en 1976. Au terme d’années d’efforts divers, il jouit aujourd’hui d’une réputation considérable. D’ailleurs, le centre Naâdja y est implanté, du nom d’une femme morte sous la torture dans une prison marocaine. C’est là que se trouve le siège de l’Union nationale des femmes sahraouies (UNFS). Il y a bon nombre d’autres infrastructures, notamment, l’école, le commissariat et le dispensaire. Plusieurs activités y sont assurées dans cet établissement. Des cours aux jeunes filles, des cours d’administration et d’apprentissage de l’artisanat y sont enseignés aussi. Il y a même un musée, un dispensaire et une bibliothèque. Deux cybercafés s’y trouvent également. Quelques ordinateurs permettent de relier et de connecter cette population perdue, au milieu du grand désert algérien, au reste du monde. « Bien que le débit ne soit pas parfait, nous faisons avec et essayons de ne pas demeurer couper du reste du monde », lance une jeune fille. A défaut d’avoir la chance de vivre, comme tous les autres peuples, dans la civilisation, ces derniers se contentent d’en faire parti ne serait-ce que virtuellement par le biais de l’Internet. « C’est grâce à Internet que nous pouvons agir et informer le reste du monde de notre situation réelle et critique », a-t-elle indiqué.
Sur cette route vers l’indépendance à travers le désert, le Front Polisario doit encore surmonter plusieurs difficultés. La femme sahraouie se dit omniprésente pour accompagner ce combat. Parmi celles-ci, sa jeunesse. Les jeunes (des deux sexes) représentent une part importante de la population, bénéficiant d’un taux de scolarisation de 100 %. D’ailleurs pour la majorité de ceux et celles que nous avons rencontrés, entre autre, des militaires, policiers, dirigeants locaux, ont tous bénéficié d’une formation universitaire au sein des universités algérienne, libyenne et espagnole. C’est dire alors, que le Sahara Occidental se prépare, du moins, s’affiche prêt à prendre les traineaux dès que son indépendance totale sera acquise.
Ces jeunes âgés de 18 à 25 ans, se retrouvent dans les rangs de l’armée sahraouie. La gent féminine représente 5 à 10% de l’effectif de l’armée de libération sahraouie. Une armée de plus de 10 000 hommes et femmes prête à défier l’adversaire. Ils peuvent atteindre plus de 25 000 hommes en cas de mobilisation générale, selon les dirigeants sahraouis. Ces jeunes sahraouis avancent à l’atout majeur.
Dans les camps, les femmes se sont tournées vers différentes activités pour s’occuper. Certaines ont créé des coopératives, d’autres ont fait le choix d’exercer dans la broderie, et travaillent également dans les ateliers de couture se trouvant au camp du 27 février. Elles sont présentes dans toutes les fonctions pratiquement, que ce soit dans l’administration, dans les dispensaires en qualité d’infermières ou de médecins, dans l’éducation en tant qu’enseignantes de langues ou autres.
Tandis que d’autres ont choisi le chant, où la voix rythme avec un mélange de musique moderne et locale. Des chants où sont exprimés l’envie de recouvrer l’indépendance, de rentrer au pays natal et le marasme vécu dans les camps de réfugiés. Une manière pour elles de fuir la réalité atroce d’un occupant génocidaire qui continue de martyriser la population encore bloquée sur les territoires occupés.
Elles sont là, le soir tombé, alors que le soleil est parti rejoindre l’autre rive loin à l’Est, se regroupant au tour d’un feu de camp, à boire du thé, chanter leur mélancolie et tenter d’oublier l’amertume dans laquelle elles vivent depuis des décennies. Ainsi, faut-il le dire, elles essaient, en tout silence, d’oublier le temps d’une pleine lune, pour qu’au lendemain, avant même que le soleil ne se lève, le désert où elles se sont exilées, se mette à consumer leur jeunesse vécue loin de la patrie mère.
Ce peuple, aujourd’hui, se retrouve noyé dans le chagrin et la déception. La tristesse d’un éloignement qui dure depuis déjà 35 ans. Ils font face à l’indifférence d’autrui. Celle d’une communauté internationale qui semble lui tourner le dos, à l’instar des Nations Unies qui ne cesse de faillir à ses missions. Il est à s’interroger sur l’avenir de ce peuple. Leurs rêves de jours meilleurs s’écrouleront-ils ? Leur détresse sera-elle consolée et leur cri entendu ? Tant de questions, pourtant une seule réponse, une seule action suffit pour les apaiser de leur mal : Permettre l’organisation du Référendum, afin qu’eux seuls puissent décider de leur avenir.
La nouvelle génération commence à s’interroger, à se poser des questions. D’ailleurs, pour la frange des jeunes, ils doutent de l’utilité des pourparlers qui depuis 1991 à ce jour, n’ont que faillis. Les sahraouis, dans les camps de réfugiés de Tindouf sont, pour ainsi dire, les rescapés d’une guerre, leurs âmes souffrantes en détresse, les survivants se sont exilés. Plus précaires encore qu’ils n’étaient auparavant, ils s’en vont... Si tel est leur destin de mourir loin des terres de leurs aïeux, pourquoi ne leur attribue-t-on pas le droit de choisir leur enfer.
En attendant, une solution finale à leur situation, les sahraouis, eux, veilleront encore à la belle étoile et continueront de prier Dieu de leur venir en aide, l’humain lui, semble ne rien pouvoir faire pour trouver une solution. Ou du moins, faut-il dire, ne veut pas vouloir.
Blog de Massinissa Belakhal
Share:

Le retour aux armes n’est pas exclu. Solution finale au conflit sahraoui

Aujourd'hui, il existe un déclic entre la nouvelle génération composée pratiquement de jeunes cadres issus de formations universitaires dans diverses spécialités et leurs aînés. En effet, l'ancienne génération s'est penchée beaucoup plus sur une solution pacifique au conflit actuel, à travers les négociations, tandis que la jeunesse sahraouie, elle, se trouve être pessimiste quant à un résultat concluant dans les négociations. Les différents témoignages recueillis sur les camps des réfugiés à Tindouf attestent de cela. Dans une déclaration exclusive à notre rédaction, le Premier Ministre Sahraoui, n'exclut pas un éventuel recours à la lutte armée contre l'occupant marocain. « Les jeunes se précipitent et sont impatients et demandent qu'il y ait des pressions et qu'on doit passer aux armes parce qu'on a vu ce que l'Organisation des Nations Unies a fait » a-t-il indiqué. Par ailleurs, il expliquera qu'il y a, à chaque fois, de nouvelles perspectives qui s'ouvrent, comme c'est le cas actuellement. D'autre part, a-t-il souligné, il y a eu le déblocage après une année et demie, avec l'arrivée du nouvel envoyé spécial qui est plus équilibré que son prédécesseur, donc une lueur d'espoir subsiste. « Le Polisario a décidé de lui donner une chance » a-t-il affirmé. En attendant et au moment opportun, a-t-il conclu, le nouvel envoyer spécial, aura évalué ce processus de négociations pour créer une conclusion qui s'impose et alors suivre la politique qui s'impose. Au risque que les négociations échouent encore, selon le Premier Ministre, ce ne sera pas seulement les jeunes qui prendront les armes mais aussi les adultes et les plus âgés. « Il y a ce consensus de lutter et de faire tout pour arriver à une solution politique, pacifique». Le peuple sahraoui est déterminé à faire tout sauf lever le drapeau long, s'il s'avère que cela n'aboutisse pas, a-t-il poursuivi, ajoutant de ce fait, qu'il n'est pas prêt à rester toujours les mains croisées sans rien faire, mais qu'il opte et donne la priorité à la solution pacifique. Ceci dit, le retour aux armes, d'après notre interlocuteur, est toujours une option réelle. Et de conclure : « on se prépare pour ça comme autre alternative ».
El Djazair, 
Share:

Edito : Frénésie monarchique

Par Ammar Khelifa 
A chaque fois que la monarchie voisine bute dans ses négociations avec le Front Polisario, le représentant légitime du peuple sahraoui en combat pour l'indépendance, se retourne sur l'Algérie pour en faire son souffre-douleur. C'est ce qui explique la récente frénésie ayant secoué les médias marocains et les sorties de quelques officiels du palais qui, à travers les ondes d'une chaîne de télévision foncièrement anti-algérienne, ont fait preuve d'une inélégance frisant la vulgarité, en ciblant l'Algérie pour justifier leur incapacité de « vendre » leur solution « autonomiste » de la question sahraouie. Cette fois-ci, les attaques frénétiques et en règle du Maroc, par le truchement de son agence de presse ou à travers des écrans de chaînes de télévision qui n'ont jamais dissimulé leur inimitié envers l'Algérie, dépassent tout entendement. Dans son offensive médiatique, la monarchie voisine cache mal son incapacité à mettre le Polisario devant le fait accompli, regrettant, de la sorte, le départ prématuré du médiateur onusien, le Néerlandais Peter van Walsum, qui a ostentatoirement pris parti pour le Palais royal et surtout ayant des appréhensions sérieuses par rapport à l'attitude du nouvel envoyé spécial de l'Organisation des Nations-Unies, en l'occurrence le diplomate américain Christopher Ross qui a observé une prudence justifiée par la difficulté de la mission et affichant, de la sorte, sa neutralité face aux deux belligérants. La récente frénésie médiatique qui continue à secouer le Maroc, s'explique aussi par les énormes dépenses du palais dans le lobbying pour faire passer son projet d'autonomie, afin de faire l'impasse sur le principe du référendum pour l'autodétermination, à chaque fois confirmé par la communauté internationale. Selon une récente étude américaine, la monarchie marocaine, dont les sujets croupissent sous une pauvreté endémique, aurait dépensé plus de 3. 337 000 dollars, soit 2670 milliards de centimes, pour influencer les membres du Congrès américain, au sujet de leur position envers l'affaire du Sahara Occidental. Le Maroc se serait évertué en 2007 et 2008 à sensibiliser les membres du Congrès au projet d'autonomie, selon cette étude diffusée sur un site américain, spécialisé dans les enquêtes journalistiques. Selon cette source, le Royaume aurait occupé le sixième rang en matière de dépenses destinées aux sociétés de lobbying dont la mission est d'influer sur la position des membres du Congrès américain. Cette étude s'est appuyée sur l'analyse des rapports soumis par les sociétés du lobbying travaillant pour le compte des pays étrangers, au département d'Etat de la Justice américaine. La diplomatie du chèque empruntée par la monarchie semble improductive. C'est ce qui explique les attaques en règle orchestrées contre l'Algérie pour ses positions dans ce conflit, qui reste dans la même constance affichée par l'Organisation onusienne et qui se trouve, au demeurant, clairement explicité, par les différentes résolutions du Conseil de Sécurité. En s'en prenant à l'Armée algérienne, l'accusant de couvrir la contrebande des stupéfiants, le Palais royal affiche une attitude qui frise le ridicule. Dire, aujourd'hui, que le nord du Maroc inonde de cannabis les pays du Maghreb et l'Europe, relèverait du secret de polichinelle. Dire que le Maroc avait abrité pendant des années les terroristes du GIA qui endeuillaient les citoyens de l'Ouest du pays, serait assimilé à un rappel inutile des agissements criminels de cette monarchie qui ne s'est pas empêchée, outre mesure, d'enterrer l'Union Maghrébine pour revenir pleurer à son chevet, après avoir provoqué la fermeture des frontières ouest du pays, causant des milliers de pertes de postes d'emplois pour les PMI-PME du gouvernorat oriental du Maroc. Le Royaume marocain qui se trouve dans une impasse au Sahara Occidental, ne veut pas en réalité lâcher les 8 milliards d'Euros qu'il engrange annuellement des richesses d'un territoire qui ne lui appartient pas. Le Maroc qui sait que l'échec annoncé de son projet d'autonomie au Sahara Occidental, é quivaut à l'échec de la colonisation et le mettra dans une posture où, seule la solution à travers l'autodétermination demeurera fiable pour la communauté internationale. Le Royaume marocain gagnerait en revenant à une attitude plus sage, en faisant montre de plus de sérieux dans les pourparlers avec le représentant du peuple sahraoui, à savoir le Polisario et surtout, en cessant de jeter la balle aux voisins. Le jeune Roi doit faire preuve de maturité en faisant montre de plus de sérénité en face de son voisin immédiat qui a, rappelons-le, trop souffert des agissements sournois de la monarchie le long des années de braise marquées par la folie meurtrière du terrorisme. Les aboiements ne peuvent empêcher le combat légitime d'un peuple pour s'affranchir du joug colonialiste. 
Share:

Front Line annonce la libération de trois activistes pacifiques sahraouis

Sahara Occidental: MISE A JOUR – libération de trois défenseurs des droits humains 
Suite à l'appel urgent lancé le 9 octobre 2009 et aux différentes mises à jour qui ont suivi, Front Line a reçu de nouvelles informations concernant les défenseurs des droits humains sahraouis M.Yadih Ettarrouzi, M. Rachid Sghayar et M. Saleh Lebayhi.
Informations Complémentaires
Front Line salue la libération de trois défenseurs des droits humains sahraouis, libérés le 18 mai 2010. Il s'agit de M.Yadih Ettarrouzi, 29 ans, membre de l'Association Marocaine des Droits de l'Homme (AMDH), M. Rachid Sghayar, 37 ans, membre du Comité d'Action Contre la Torture à Dakhla/ Sahara Occidental et M. Saleh Lebayhi, 37 ans, Président du Forum pour la Protection des Enfants Sahraouis et responsable de la branche de Smara de l'AMDH.
La libération des trois défenseurs des droits humains fait suite à une décision de la Cour d'Appel de Sale, le 18 mars 2010, d'accepter l'appel déposé par la défense contre la décision du tribunal militaire de Rabat, de maintenir les trois défenseurs des droits humains en détention. La même Cour a rejeté l'appel de la demande de libération de trois autres défenseurs des droits humains emprisonnés pour la même affaire et toujours détenus dans la prison militaire de Sale. Il s'agit de M. Ali Salem Tamek, Vice-président de Collectif Sahraoui pour les défenseurs des droits humains (CODESA), Brahim Dahane, Président de l'Association des victimes de graves violations des droits humains (ASVDH) et de M. Ahmad Anasiri, Secrétaire Général du Comité Sahraoui pour la défense des droits humains à Smara. Mme Idagja Lachgare, la septième défenseuse arrêtée dans le cadre de cette affaire, a été libérée le 28 janvier 2010.
Les 7 défenseur-ses des droits humains, arrêté-es le 8 octobre 2009 à l'aéroport Mohamed V de Casablanca, risquent d'être poursuivi-es devant le tribunal militaire suite à des accusations liées à leur travail en faveur des droits humains, y compris le droit à l'auto-détermination.
Lire l'appel original de Front Line sur cette affaire
Front Line, 25 mai 2010
 
Share:

Abdelkader Taleb Omar: nous sommes devant une nouvelle étape, la paix ou l'escalade militaire

MADRID - Le chef du gouvernement sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, a affirmé, samedi à Madrid, que devant l'enlisement du conflit du Sahara occidental le peuple sahraoui a entamé une "transition vers une nouvelle étape dans laquelle il ne peut y avoir que deux solutions à savoir: la paix ou l'escalade militaire". "L'enlisement du conflit est en train de conduire les Sahraouis à la limite de sa patience. Nous sommes aujourd'hui dans une phase où la révision de notre vision et de nos relations avec la MINURSO nous parait inévitable", a ajouté le responsable sahraoui dans son intervention de clôture des 4e Journées des Universités publiques madrilènes sur le Sahara occidental. "Par conséquent, commence pour nous la transition vers une nouvelle étape où il ne peut y avoir que deux solutions: la paix ou l'escalade militaire", a-t-il dit.
El Khabar, 31 mai 2010
Share:

Bouteflika - Sarkozy au Sommet de Nice : L’épreuve du tête-à-tête

Le déplacement du Président Bouteflika à Nice aura sûrement des conséquences sur les relations algéro-françaises et surtout rouvrir le dialogue entre les deux Etats après un blocage enveloppé des provocations et des déclarations à distance.
Dans un contexte marqué par une situation «de blocage» que connaissent les relations algéro-françaises, le président de la République Abdelaziz Bouteflika qui n’a pas accompli la visite officielle programmée en France après sa réélection, s’est rendu hier en France mais dans le cadre du Sommet France-Afrique qui s’ouvrira aujourd’hui à Nice dans le sud de la France. Un déplacement a un double sens vu les enjeux politiques et surtout dans le timing.
Ainsi, en premier lieu l’Algérie qui a pris sur elle la cause du continent noir relative au développement de l’Afrique ne peut bouder un tel événement même si la France fait partie. Car il s’agit avant tout de préserver les intérêts de l’Afrique qui ne sont pas en contradiction avec les intérêts de l’Algérie. D’autre part, le déplacement du Président Bouteflika à Nice aura sûrement des conséquences sur les relations algéro-françaises et surtout rouvrir le dialogue entre les deux Etats après un blocage enveloppé par des provocations et des déclarations à distance. Après toutes les tentatives de Paris de renouer le dialogue entre l’Algérie et la France liées par l’histoire et plusieurs intérêts communs, à travers notamment différents émissaires envoyés par le président français Nicolas Sarkozy, à commencer par le représentant de l’Elysée sans qu’il y ait des échos d’Alger qui a transmis sa position et attend la réponse de Paris sur plusieurs questions. C’est le moment probablement aux deux chefs d’Etat de désamorcer la crise par un dialogue direct et franc sans intermédiaires. Ainsi, il est attendu que des entretiens entre le Président Bouteflika et le Président Sarkozy sont attendus à Nice en marge du Sommet Afrique- France. A rappeler que la dernière rencontre entre les deux hommes remonte à juillet 2008 lors du sommet du G8 au Japon. A savoir que selon l’Elysée, l’Algérie serait le seul pays du Maghreb, avec la Mauritanie, représentée au niveau des chefs d’Etat.
Ainsi, le Président Bouteflika a choisi de se déplacer lui- même à ce rendez-vous , ce qui ne peut être interprété selon certains observateurs que par le fait qu’il y a une volonté de dépasser «le blocage» actuel sans qu’il y ait de concessions. Il faut dire que les dossiers qui fâchent entre Alger et Paris ne manquent pas, à commencer par l’héritage historique lourd dont les conséquences n’en finissent pas et les provocations de Paris sur ce point ne s’arrêtent pas. A ne pas oublier les questions liées à l’investissement français en Algérie critiqué par Alger, l’affaire Hasseni, les moines de Tibhirine, la lutte anti-terroriste au Sahel, notamment la pression menée par Paris pour pousser le Mali à libérer des terroristes dont deux Algériens en échange d’un otage français et enfin le dossier du Sahara occidental. Par ailleurs, le Sommet Afrique- France permettra de discuter de divers sujets dont la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU dans l’intérêt de l’Afrique et une meilleure association du continent aux travaux du G8 et du G20. Ainsi, les pays africains participants à ce Sommet auront l’occasion de plaider leur cause auprès de la France et des autres membres de l’Union européenne (UE) pour faire entendre leur voix, de source proche du Sommet.
A savoir que 52 Etats africains ont été conviés à participer à ce Sommet, ainsi que les représentants de l’UE, de l’organisation internationale de la Francophonie, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, de la Commission de l’Union africaine et de la Banque mondiale. Et pour l’Algérie, elle aura à défendre ses intérêts comme pays africain et s’occuper des relations bilatérales avec la France avec laquelle les intérêts ne manquent pas.
Par Nacera Chenafi
Les Débats, 31 mai 2010
Share:

Sommet de Nice : Un sommet pour l’amitié

Ceci dit
Un sommet pour l’amitié
L’Algérie n’aurait pu s’absenter à un rendez-vous international où l’Afrique est présente en force. Toute sa diplomatie repose sur sa base continentale, là où se jouent ses rapports de voisinage (avec l’affaire du Sahara occidental), ses relations économiques (notamment gazières avec le Nigeria), sa sécurité (le Sahel) et ses projets d’avenir (Afrique du Sud). L’impasse «arabe», son extrême complexité, ses défiances et rivalités internes, contraignent l’Algérie à vouloir consolider son assise géographique naturelle qui est l’Afrique, en attendant mieux sur d’autres plans, en particulier politiques. A Nice, en France donc, un sommet se tiendra avec beaucoup de pays africains, que Bouteflika ne pourra bouder sans risque d’incohérence. Son absence aurait constitué une contre-performance diplomatique, pour le moins. C’est aussi l’occasion de renouer un contact avec la France, pays hôte. D’autant que l’Algérie sera le seul pays maghrébin (avec la Mauritanie) à être représentée par son chef d’Etat. C’est important. La France est un partenaire incontournable de notre pays, le dialogue doit être de mise, même sur les sujets qui fâchent. Il n’y a pas lieu d’être optimiste à ce stade. L’incompréhension algérienne est totale sur ce qui n’est pas loin d’être considéré comme des «provocations françaises» – Affaires Hasseni, moines de Tibhirine, liste noire etc. Ce sont pour le moins des positions inamicales. Sont-elles justifiées par des positions algériennes similaires ? On pourrait mieux comprendre la situation si on savait lesquelles. Que reproche exactement la France à l’Algérie ? D’agir au mieux de ses intérêts économiques ? De vouloir mieux contrôler ses dépenses en importations, en investissements étrangers, de diversifier ses contrats en tentant de rendre plus transparentes leurs clauses selon les règles universelles etc. ? Ou bien encore de réagir quelquefois (et timidement, principalement sous forme de bouderie) aux attitudes incomprises de certains politiques français (comme Bernard Kouchner), voire de l’Elysée ? Ce serait absurde ! L’amplification de ces mésententes et incompréhensions par une amorce, plutôt médiatique pour l’instant, de guerre des mémoires est à la fois le résultat d’une conjoncture politique, où la France a sa propre responsabilité pleine et entière (cela a commencé en vérité bien avant la loi sur les «bienfaits du colonialisme»), et le résultat d’une évolution des mentalités, ici en Algérie même, après le traumatisme de la décennie quatre-vingt -dix. A défaut d’accompagner intelligemment cette évolution, parce qu’elle la concerne en premier (en ce sens qu’elle concerne notre passé commun), la France, empêtrée semble-t-il dans l’illisibilité de sa propre histoire avec nous, pourrait au moins en prendre acte, et cesser de vouloir la punir par des provocations politiciennes qui ne feront que la compliquer. Espérons qu’à l’occasion de Nice, les deux présidents sauront dépasser ces aléas, et parler de l’essentiel. L’essentiel ? Mais c’est l’amitié, bien sûr.
B. D.
Les Débats, 31 mai 2010
Share:

N’autre vision «C’est nous les Africains qui revenons...»

MAROC - SAHARA OCCIDENTAL - ALGÉRIE - AFRIQUE
Tout le monde s’intéresse à l’Afrique, et court derrière elle : les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil… Tous poussent délicatement Paris à la touche.
L’Algérie sera présente au 25e sommet franco-africain qui se tiendra à Nice. Une belle occasion pour savoir si le président Nicolas Sarkozy a changé d’avis depuis son discours de Dakar en 2007, et s’il pense que l’homme africain est assez entré dans l’histoire, maintenant que Barak Obama est à la tête des Etats-Unis d’Amérique, la première puissance mondiale. Si, si, il a dû changer d’avis puisqu’il a décidé, juste à la veille du gala de Nice, de réhabiliter la pension de 35 000 soldats africains, de la vieille chair à canon, pour faire cesser le viol de l’ingrate Marianne. En tout cas, les 35 000 Africains n’iront pas dans l’au-delà «les mains vides», comme nous était revenu notre président de son fameux voyage parisien du temps de Chirac. Un temps où les Algériens enlisés encore dans la crise sécuritaire «prenaient un crachat pour un douro», comme dit un proverbe produit par le génie populaire pour marquer la vie …fastueuse des indigènes à l’époque coloniale. Pas comme aujourd’hui où, grâce à Dieu, notre président se promène avec 286 milliards de dollars à flamber en quatre ans. Ce qui est d’autant plus intéressant que le sommet, paraît-il, prendra d’une certaine façon l’allure cette fois d’une foire économique avec la présence de quelque 250 entrepreneurs français et africains. On parle même d’une «charte de l’entrepreneur en Afrique» qu’on prévoit d’adopter à l’occasion. Des idées qui mettent de l’ambiance au sommet et qui partent apparemment du même esprit qui anima si généreusement le lancement de l’Union pour la Méditerranée, cette créature de Sarkozy destinée à marcher encore longtemps à quatre pattes. Peut-être proposerait-il d’atteler la vierge Afrique à l’UPM, comme Merkel l’avait fait pour la vieille Europe. Tout le monde s’intéresse à l’Afrique, et court derrière elle : les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil… Tous poussent délicatement Paris à la touche. Devrions-nous accepter d’être confinés dans un rôle de témoins, alors que ça se passe chez nous et que les Africains ce sont nous ? La françafrique cédera fatalement le passage. Le déferlement à Paris ne peut que tromper. II n’y a rien d’important à attendre de la rencontre. C’est pour ça qu’elle laisse plus ou moins indifférent.
Le Jeune Indépendant, 31 mai 2010

Share:

France - Algérie : Le retour à la normale ?

Le président Abdelaziz Bouteflika et son homologue français, Nicolas Sarkozy, semblent décidés à mettre fin à la brouille qui affecte depuis plus d’un an les relations entre les deux pays.
D’une pierre deux coups ! Le 25e sommet qui s’ouvre aujourd’hui à Nice, dans le sud de la France, semble constituer une opportunité pour la France et l’Algérie de lever les malentendus qui altèrent, depuis plus d’une année, les relations bilatérales. En décidant d’aller, lui-même, à ce sommet, le président Bouteflika fait gage de bonne volonté de renouer, au plus haut niveau, le dialogue avec la France.

Un dialogue rompu depuis le report de sa visite présidentielle en France en juin 2009. « La participation de M. Bouteflika à ce 25e sommet contribuera à améliorer les relations avec la France », a affirmé hier à l’AFP le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, estimant que « ces relations algéro-françaises, marquées par l’absence de rencontres à haut niveau depuis des mois, doivent être appréciées globalement et non pas seulement à l’aune d’un certain nombre de questions qui reviennent souvent, certes importantes ». Si aucun entretien bilatéral entre les deux chefs d’Etat n’est prévu, « ils se verront et se parleront », affirme-t-on à l’Elysée. Il s’agirait donc d’une rencontre informelle hautement symbolique qui marquerait un début de décrispation des relations entre les deux Etats.
Mais cette reprise de contact entre les deux présidents suffira-t-elle pour mettre fin à une brouille qui persiste depuis des mois ? A l’évidence non, tant les dossiers qui fâchent sont aussi nombreux que complexes. Il y a d’abord la relance par la justice française de l’enquête sur l’assassinat de l’opposant Ali Mecili en 1987 à Paris, avec l’arrestation en août 2008 du diplomate Mohamed Ziane Hasseni. Après de fortes pressions d’Alger, ce dernier bénéficie d’un nouveau statut de témoin assisté. Mais le dossier n’est toujours pas classé. Une autre affaire oubliée ressurgit suscitant également la colère d’Alger : il s’agit de la réouverture du dossier de l’assassinat des sept moines de Tibehirine en 1996, après des « révélations » d’un général français, selon lesquelles ils seraient morts dans une « bavure » de l’armée algérienne. Sans tarder, le parquet diligente une nouvelle enquête. Aussi, l’inscription de l’Algérie par Paris sur une liste de « pays à risque » concernant les transports aériens a été vivement critiquée par Alger. Mais il n’y a pas que cela.
Le soutien de la France au projet marocain de l’autonomie du Sahara occidental, la révision de l’Accord de 1968 donnant un statut privilégié aux Algériens vivant en France et l’insuffisance des investissements directs français en Algérie sont autant de questions qui irritent également Alger. La crise entre les deux pays est également alimentée, voire aggravée par la question de l’histoire et de la mémoire, sujet hautement polémiqué surtout depuis l’adoption par le Parlement français de la loi du 23 février 2005 glorifiant la colonisation. Dans sa déclaration à AFP, Mourad Medelci a d’ailleurs appelé la France à tenir compte des « sentiments patriotiques » qui sont « extrêmement importants ». « Les messages (des) Algériens, quel que soit leur âge, sont simplement des messages de ceux qui (...) ont combattu pour que l’Algérie redevienne leur pays. Qu’on ne leur en veuille pas aujourd’hui de le rappeler aux autres, quand les autres font mine de l’oublier », a-t-il attesté. Côté français, on espère que la présence du président Bouteflika à Nice « permettra peut-être de relancer le dialogue », reconnaissant que les relations entre les deux capitales sont « compliquées ».
« Nous devons éviter l’écueil de la non- reconnaissance de faits longtemps occultés comme ceux du 8 Mai 1945, que deux ambassadeurs de France en Algérie ont qualifiés, en 2005 puis en 2008, de tragédie inexcusable et d’épouvantables massacres », estime une source diplomatique française, à Alger, dans une déclaration rapportée par l’AFP. Mais, souligne-t-on, « la France n’est pas prête psychologiquement à faire acte de repentance et il faut donc trouver une voie médiane ». Ce refus de présenter des excuses à l’Algérie a été clairement exprimé par le président Nicolas Sarkozy à la veille de sa deuxième visite en tant que chef d’Etat en Algérie le 3 décembre 2008. Le nouveau locataire de l’Elysée avait alors exclu toute idée de repentance et souhaité que s’établisse un partenariat concret, débarrassé du poids de l’histoire. « Je ne viens ici ni pour blesser ni pour m’excuser », avait-il déclaré. Rappelant qu’il n’avait « pas fait la guerre d’Algérie », il avait appelé à se « tourner résolument vers l’avenir ».
L’Algérie avait pourtant fait de la reconnaissance par Paris des « crimes » commis pendant la période coloniale une condition de la signature d’un traité d’amitié initié en 2003 par les présidents Chirac et Bouteflika. Destiné à sceller la réconciliation entre la France et l’Algérie, ce traité devait être signé fin 2005. La signature de ce traité a été renvoyée aux calendes grecques à cause de ce refus de Paris de se repentir. Bien que les relations économiques et les échanges continuent, l’Algérie diversifie ses fournisseurs et ses partenaires économiques. Les Chinois sont présents en force en Algérie, raflant des marchés à coups de milliards de dollars. Consciente des risques de voir ses parts de marché se rétrécir, la France, qui souffre d’un lourd déficit économique, montre moins de pathos et plus de pragmatisme. Surtout quand il y a 286 milliards de dollars sur la table.
Algérietele, 31 mai 20101
Share:

Le Maroc paralyse les institutions de l'Union et bloque les relations bilatérales avec l'Algérie

Constance, détermination et action. La diplomatie algérienne en 2009
Par Achour Cheurfi
La brillante qualification des Verts pour la coupe du monde, un parcours du combattant, a été vécue par toute la nation algérienne comme une communion nationale. Une immense sensation de fierté a envahi des millions d'hommes et de femmes, d'enfants et d'adultes et qui ont affirmé dans une allégresse communiante leur appartenance à un pays, une nation, une histoire, une mémoire et un projet en devenir. Jamais rencontre footballistique n'a suscité autant d'émotion, de sensations fortes, de suspens, de rebondissements, de crises de nerfs, de communion, de solidarité, de fraternité. Jamais une réalisation sportive n'a suscité autant de ferveur populaire, d'enthousiasme patriotique, de rêve. La jeunesse algérienne a montré, en fin de compte, à elle-même d'abord, et au reste du monde ensuite, qu'elle est bien capable de s'investir positivement et d'aller le plus loin possible sur le chemin du succès. Oui assurément ce 18 novembre 2009 marquera des générations entières. Moment d'autant plus fort et d'autant plus intense qu'il est partagé par toutes les autres nations arabes, du Maghreb au Machreq.
Un geste fort et une belle communion nationale
Si cette victoire a été possible c'est bien parce que sa préparation sur tous les plans, physique, psychologique, médiatique et diplomatique a été menée à bien surtout quand on sait précisément le caractère décisif de la compétition et les conditions dans lesquelles elle allait avoir lieu, c'est-à-dire dans un milieu dont l'agressivité n'a jamais été égalée. A l'évidence, l'adversaire du jour n'a pas lésiné sur les moyens. La guerre médiatique a commencé bien des mois avant et a abouti, au Caire, à la veille du match, à une agression caractérisée de notre formation nationale. Une agression caractérisée, preuve à l'appui, car filmée avec la présence de nombreux témoins. L'acte est grave. Très grave. En signe de protestation, l'option du rapatriement de l'équipe nationale est retenue. Du côté égyptien, une course contre la montre est engagée pour convaincre les Algériens de jouer. Djamel, le fils du président égyptien Hosni Moubarak, se rend personnellement à l'hôtel des Verts, présente des excuses officielles en minimisant l'attaque. La délégation algérienne refuse poliment. La Fédération internationale de football est saisie. L'affaire tient les deux pays en haleine et ce n'est que peu avant minuit, lorsque le président égyptien appelle son homologue algérien, présente ses regrets sur l'agression contre l'équipe et s'engage à protéger la délégation algérienne en envoyant sa propre garde rapprochée que le maintien du match au Caire est accepté.
Le lendemain, la FIFA confirme et demande aux autorités égyptiennes de fournir «des garanties écrites confirmant le renforcement permanent des mesures de sécurité nécessaires autour de la délégation algérienne ». La suite des événements a montré que les Egyptiens n'ont pas tenu leur parole. Les blessures des joueurs ont affecté le rendement de l'équipe algérienne qui a été ainsi défaite par 2-0 mais l'hostilité des supporteurs égyptiens n'a pas disparu, car des supporters algériens ont été lynchés à la sortie du stade, dans les rues du Caire désertées par la police. Dans une formule laconique dont il excelle l'usage, notre ministre de l'Intérieur dira tout simplement « les autorités égyptiennes n'ont pas voulu coopérer ». Tout est dit. Les Pharaons d'Egypte venaient d'obtenir une victoire à la Pyrrhus et se voyaient déjà en Afrique du Sud d'autant plus que le match d'appui allait se dérouler dans le pays de leur choix, à savoir le Soudan voisin.
Le savoir-faire diplomatique de Bouteflika
C'est là où les Algériens les attendaient de pied ferme et où le président de la République allait dévoiler tout son savoir-faire diplomatique. Son geste d'offrir des tickets gratuits pour l'accès au stade et une réduction du prix du billet d'avion pour Khartoum, est d'autant plus fort qu'il vient à point pour soutenir le moral d'une équipe nationale meurtrie par l'épreuve cairote. La décision d'établir un pont aérien entre Alger et Khartoum a été rapide et d'une extrême efficacité, grâce à une mobilisation exceptionnelle de la compagnie Air Algérie. Elle a eu pour effet immédiat la libération de la rue algérienne du double choc de la défaite et de l'agression. L'exemplaire collaboration des autorités soudanaises en accueillant des milliers de supporters algériens ainsi que l'hospitalité et la sympathie du peuple de Khartoum vont redonner aux Verts confiance et sérénité. Le match promet d'être passionnant. L'audimat des chaînes arabes explose avant, pendant et juste après. Sur le terrain, l'équipe nationale a révélé son brillant talent, sa haute technicité, sa parfaite discipline, son exemplaire rigueur, son enthousiasme, son professionnalisme et son patriotisme. Face à des Pharaons qui se sont crus imbattables, voire invincibles, les jeunes Fennecs ont réalisé le miracle, celui d'avoir offert un moment de bonheur au peuple algérien et de faire rêver longtemps encore des millions de jeunes, en Algérie, dans les pays arabes et partout ailleurs. Moment frustrant pour les autorités égyptiennes qui acceptent d'autant plus difficilement la défaite qu'ils ont fait croire longtemps, « aux 80 millions d'Egyptiens », grâce à un matraquage médiatique intensif, que leur victoire est acquise. Ce qui explique mais ne justifie en rien la continuation d'une campagne haineuse contre l'Algérie dont les autorités et à leur tête le président de la République, font preuve d'une grande retenue estimant, à juste titre d'ailleurs, que le sort d'une compétition sportive ne saurait décider des relations entre deux pays frères, quitte à subir les critiques de compatriotes leur reprochant un manque de fermeté face aux « insultes et aux menaces égyptiennes », voire une « dangereuse complaisance ». Bien plus, à ceux d'ici et d'ailleurs, qui tentent de pousser au conflit ouvert avec le Caire, la diplomatie algérienne qui privilégie l'argument sur la passion, l'apaisement à la surenchère, le dialogue et la concertation sur la rupture et la confrontation, ne fait pas de concession quant à la protection de ses intérêts et la défense de ses ressortissants.
Triomphe de la « Gandhi » sahraouie
La gestion de ce dossier singulier comme sa position sur d'autres questions témoignent d'une constance et d'une fidélité qui lui a procuré respect, soutien et reconnaissance. Il en est ainsi de la construction maghrébine ou encore de la question sahraouie sur lesquelles la diplomatie algérienne a toujours développé des positions d'une remarquable clarté. L'engagement de l'Algérie dans le processus d'une union maghrébine ne relève nullement de calculs politiciens, mais d'une forte conviction que l'émergence d'un tel ensemble répond à une vision stratégique et à une aspiration populaire. Pour le moment, la question du Sahara occidental est avancée, notamment par le Maroc qui occupe ce pays depuis 1975, pour paralyser les institutions de l'Union et bloquer les relations bilatérales avec l'Algérie. Dans chacun de ses messages, le président Abdelaziz Bouteflika ne manque jamais d'appeler le roi Mohammed VI à voir autrement ces relations, particulièrement en les dissociant du conflit sahraoui, désormais entre les mains de l'ONU, et en privilégiant l'aspect bilatéral qui est incontournable pour la stabilité dans la région. Or l'entêtement du Maroc à imbriquer deux questions diamétralement distinctes, découle de sa politique de défi et d'intransigeance au risque d'entretenir un climat de tension dans toute la région. Et pour cause, à chaque fois que sa politique du fait accompli et de la fuite en avant est battue en brèche, il montre du doigt l'Algérie. Comme le cas d'Aminatou Haïder, la militante sahraouie sans concession des droits de l'homme qui a réussi, après une grève de la faim qui a duré plus d'un mois, à rentrer chez elle à Laayoune, pour retrouver son foyer et ses deux enfants, grâce à son courage et sa détermination qui ont plongé le régime marocain dans un profond désarroi et placé la question sahraouie au cœur même du système de gouvernance mondiale et de ses valeurs fondamentales, tout en tissant de manière plus durable la chaîne de solidarité contre l'injustice, pour la paix, la liberté et la dignité humaine. Ceci d'autant plus que le cas d'Aminatou, pour emblématique qu'il soit, ne constitue en fait que la partie émergée de la dune. Si la répression a entretenu le silence durant des décennies dans les villes de Laayoune, Dakhla et Smara, les principales villes du pays, désormais, le mur de la peur a été cassé par les sahraouis qui maintenant osent manifester et clamer le droit de leur peuple à choisir son destin. L'emprisonnement, la torture ou l'expulsion n'éteigneront jamais la flamme insurrectionnelle.
Le droit à l'autodétermination
L'Algérie qui soutient de manière franche et inconditionnelle la cause sahraouie comme elle a toujours soutenue toutes les causes similaires de libération nationale, insiste sur la primauté du droit et le respect de la légalité internationale. « Il n'existe pas d'alternative juste et viable à la décolonisation du Sahara occidental en conformité avec le droit international. L'Algérie demeure attachée à cette exigence de justice et elle continuera à s'investir pour la satisfaction du droit incontournable du peuple sahraoui à disposer de lui-même. Elle ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution à une dynamique de paix s'inscrivant dans l'optique du parachèvement du processus de décolonisation du Sahara occidental », a affirmé le président Bouteflika dans de nombreux forums nationaux, régionaux ou internationaux.
Copenhague, station ou terminus ?
A propos de la problématique des changements climatiques, la position de l'Algérie formulée par le président de la République exige le respect de deux types d'engagement : celui des pays industrialisés de faire des propositions concrètes et ambitieuses pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et celui des dirigeants africains pris en janvier 2007, à intégrer la question dans les stratégies et programmes nationaux de développement, et ce en raison de la vulnérabilité de l'Afrique et de moyens pour faire face à leurs effets néfastes. L'Algérie qui a assuré la présidence du groupe africain dans ce domaine, a apporté sa contribution pour « la formulation d'une position africaine commune », qui avait culminé avec l'organisation de la Conférence d'Alger en novembre 2008. Pour le président Bouteflika, à l'instar de la réforme des Nations unies et la formulation et l'adoption de la décision d'Ezulwini (à travers lequel le continent revendique deux sièges permanents avec droit de veto et deux sièges non permanents sur la base de la rotation), l'Afrique « doit préserver son identité et aller à Copenhague forte d'une position commune similaire qui reflète sa propre vision et des intérêts intrinsèques ».
L'Algérie a participé activement à la conférence de Copenhague et a coordonné la prise en charge de la position commune africaine en sa qualité de présidente du Groupe africain des négociateurs du climat, conformément au mandat ministériel qui lui a été confié par la réunion du comité des 10 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine, le 16 novembre dernier. L'effort déployé par notre pays, lors de ce sommet planétaire en vue d'aboutir à un accord équitable selon les principes de la convention et du protocole de Kyoto, a été salué par le président du groupe des 77+1 (la Chine), le Soudanais Ibrahim Mirghani Ibrahim, qui a déclaré à l'agence Aps que le groupe qu'il représente « est fier de l'Afrique, notamment de l'Algérie dont le rôle demeure déterminant quant à la cohésion de la position du continent». Il ajoute : « j'adresse notamment mes félicitions au président de la République algérienne, M. Abdelaziz Bouteflika, pour tout ce que fait la délégation de son pays en faveur de l'Afrique à l'occasion de ces négociations de Copenhague ».
La capitale danoise qui a abrité (du 7 au 18 décembre) la 15éme Conférence onusienne sur le climat, a pour objectif de définir des règles contraignantes pour lutter contre le réchauffement planétaire, réussira-elle à conclure un accord qui soit à la fois consensuel et applicable ? Certes, la prise de conscience d'une crise globale de l'environnement est de plus en plus aigue au sein des opinions publiques et jamais les voix n'ont été aussi nombreuses pour réclamer la limitation, voire, à terme, l'élimination des blocages majeurs à un véritable accord politique mondial (et contraignant) sur le devenir de l'humanité et la vie sur la planète, mais les grands pays industrialisés en premier lieu, les deux principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre que sont les Etats-Unis et la Chine ensuite, n'ont pas fait les concessions nécessaires. Le monde attendait des actes, un engament ferme, un agenda à respecter et une définition précise des moyens d'y parvenir. A Copenhague, il y a eu surtout des promesses. C'est ce qui se reflète dans le résultat final du sommet : les 193 nations représentées ont approuvé un accord politique et non contraignant pour limiter le réchauffement climatique à maximum 2°C. L'égoïsme des plus grands a prévalu. Alors, Copenhague, station ou terminus ? L'espoir suscité par ce sommet, va-t-il se transformer en une masse d'inquiétudes qui va nourrir davantage la méfiance entre les principaux protagonistes ? Les divergences de vision vont-elles mettre en péril le projet commun de lutter collectivement contre le réchauffement climatique et sauver ainsi notre planète? Les engagements du protocole de Kyoto prennent fin en 2013. D'ici-là, y aurait-il, à Bonn ou à Mexico, un sursaut de la conscience et de la volonté des plus grands pour s'assumer et permettre au monde d'espérer encore ?
EL DJAZAIR


Share:

L'indépendance de l'Algérie suscite la jalousie

 Contrairement au Maroc qui offre son sol et son soutien aux plans d'hégémonie occidentaux, l'Algérie garde son territoire et ses richesses à l'abri des convoitises. Article apparu dans El Djazaïr.
Liste noire et enjeux économiques
LES RESSORTISSANTS ALGERIENS BLACK LISTES

Par Mohamed Mebarki
Ce scénario conçu par les stratèges du pourrissement n’est pas une simple vue de l’esprit ou une extrapolation de journaliste à l’imagination fertile. Il était d’actualité pendant les années 1993, 94 et 95, années durant lesquelles Paris, Washington et Londres servaient encore de bases arrière et de refuges sûrs à ceux qui voulaient mettre l’Algérie à feu et à sang. Aujourd’hui, ce même microcosme récidive en employant une méthode sournoise et vicieuse contre un pays jaloux de son indépendance politique et économique ; un pays qui a toujours revendiqué des relations internationales équilibrées. L’inscription de l’Algérie sur les « listes noires » française et américaine ne répond pas à des impératifs sécuritaires comme le prétendent les analystes attitrés des services de renseignement français et de la CIA. Elle traduit plutôt des arrière-pensées idéologiques et un agenda politique et économique dont l’objectif est d’amener notre pays à se soumettre à la volonté occidentale dans la gestion de certains dossiers lourds comme la présence militaire américaine en Afrique, le Sahara Occidental et la Palestine, entre autres questions sur lesquelles l’Algérie a fait montre d’une intransigeance remarquable. Depuis 1999, de nombreux responsables de haut rang et d’hommes d’affaires français ont séjourné en Algérie et ont fini par se rendre compte sur place des progrès réalisés par notre pays dans le domaine sécuritaire.
Le voyeurisme électronique en guise de vengeance !
A Alger ou dans les villes de l’intérieur qu’ils ont visitées, ils ont eu toute la latitude pour constater de visu que le pays s’est non seulement relevé, mais que la vie a définitivement et irréversiblement repris ses droits dans le cadre d’une dynamique de développement exceptionnelle. Que s’est-il donc passé de grave pour que l’on opte pour ce revirement ? Depuis les attentats du RER parisien en 1994, aucun ressortissant algérien ou d’origine algérienne n’a été impliqué directement dans des actes terroristes dirigés contre la France ou n’importe quel autre pays ; cette vérité tout le monde la connaît. Alors, quelles sont les véritables motivations qui se trouvent derrière la décision d’inscrire l’Algérie sur la liste des pays à risque tout en soumettant ses ressortissants à l’humiliante épreuve des scanners corporels, ce voyeurisme électronique et cette violation flagrante des droits de l’homme ? La réponse est à chercher ailleurs que dans le domaine sécuritaire ; dans la sphère de l’économie et des investissements par exemple. Lancée dans une véritable bataille de reconstruction de grande envergure, l’Algérie s’est carrément tournée vers les pays dits émergents qui possèdent un savoir-faire appréciable, à l’image de la Chine ou de la Turquie, afin de diversifier sa coopération et d’échapper en même temps à un odieux chantage économique visant à l’obliger à brader ses richesses. Il était attendu que cette vision allait contrecarrer certains intérêts occidentaux pour ne pas dire français qui s’apprêtaient déjà à faire main basse sur des richesses inestimables en contrepartie d’un « euro symbolique ».
Par sa volonté de gérer librement ses affaires, l’Algérie dérange ; c’est une certitude, sinon comment expliquer cet acharnement visant à ternir sa réputation et son image dans le monde. L’Algérie de 2010 n’a absolument rien à voir avec l’Algérie de 1993 ou 1996 ; ce sont deux pays différents ! La situation sécuritaire s’est nettement améliorée et le pays a réussi finalement à briser l’isolement dans lequel on a voulu l’emprisonner. Cette réalité ne peut pas échapper à ceux qui ont inclus le nom de l’Algérie dans la liste noire des pays à risque à la suite d’un attentat raté à bord d’un avion américain et qui a eu lieu à des milliers de kilomètres de l’Algérie et d’un attentat suicide en Afghanistan. L’argument sécuritaire ne fait donc pas le poids, et cette mascarade médiatico-sécuritaire cache très mal des enjeux économiques planétaires que la France et les Etats-Unis d’Amérique veulent gérer à leur façon et dans leur intérêt exclusif. L’autoroute Est-Ouest, ce projet du siècle qui a nécessité une enveloppe financière de plus de 11 milliards de dollars, un million de logements construits plus un autre million à lancer prochainement, des barrages en chantiers et tant d’autres créneaux porteurs à investir, c’est cette Algérie que certains groupes d’intérêts occidentaux convoitent depuis très longtemps, mais qui leur oppose une résistance à toute épreuve. L’aspect sécuritaire ne constitue, en effet, que la bande-annonce d’un nouveau film d’horreur destiné à mettre la pression sur les nombreux ressortissants qui travaillent dans notre pays ou qui comptent s’y rendre. Premier objectif de cette campagne malsaine : obliger l’Algérie à accepter certaines conditions qui vont à l’encontre de ses principes. Il n’y a pas d’autres explications ; cependant, il n’y a pas de meilleur outil pour démonter les pièces de cette machination que de laisser les ressortissants étrangers qui résident et qui travaillent en Algérie exprimer librement leur pensée. Dans ce cadre, nous avons choisi la région de Jijel dont le nom avait été assimilé au terrorisme, à la terreur et à l’insécurité. Sur place, nous nous sommes approchés de ces gens qui, cela va de soi, aiment la vie comme tout le monde et qui ne présentent donc aucun symptôme suicidaire. Russes, Coréens du sud, Portugais, Brésiliens, Serbes et Chinois nous ont paru plutôt sereins et sûr d’eux ; c’est, avouons-le, assez surprenant pour des étrangers qui résident dans un pays « black listé », un pays à risque, si l’on se fie, bien sûr, à cette image que certains milieux occidentaux veulent donner de notre pays !
El Djazair 


Share:

Les derniers soupirs de la paix au Sahara Occidental

Le Maroc table toujours sur le statut quo
Par Massinissa Benlakehal
Il semble que cette situation de statut-quo profite à la nouvelle puissance colonialiste, dont les forces armées ont déferlé sur les territoires du Sahara Occidental, profitant du retrait de l'ancienne puissance coloniale, en l'occurrence l'Espagne qui était en bute à des crises politiques dans le sillage de l'affaiblissement du « franquisme». Suite à des tractations dans l'ombre de la disparition du dictateur espagnol, le Maroc de Hassen II scella l'accord de Madrid au mépris de la légalité internationale pour annexer une partie des territoires du Sahara Occidental, cédant une partie à la Mauritanie de Mokhtar Ould Dadah qui n'a pas résisté très longtemps devant les coups de buttoir des combattants du Polisario qui sont arrivés aux portes de Nouakchott. La monarchie qui revendique sa souveraineté sur ces territoires n'a pas manqué de céder une partie à la Mauritanie. La marche verte du défunt monarque du Maroc fut d'une brutalité rappelant la déferlante des mongols en Arabie dans le moyen-âge. La répression exercée par les FAR contre le peuple sahraoui fut terrible, à tel point que le souverain marocain n'a eu aucune hésitation pour utiliser le Napalm contre un peuple ayant vécu sous le joug du colonialisme pendant très longtemps. Débouté par la Cour internationale de la Haye qui n'a pas reconnu sa souveraineté contre le Sahara Occidental, Hassen s'est retrouvé en situation d'occupant d'un pays dont le Conseil des dignitaires (Conseil des représentants des tribus sahraouies) avait rejoint majoritairement le camp des nationalistes du Polisario. Sur le plan militaire, la monarchie n'a pas tranché la situation en sa faveur, durant quinze ans de conflit militaire. Bien au contraire, les FAR essuyèrent plusieurs revers, à Gueltet Zemour, Tifariti et même sur les frontières de la monarchie à Tantan, en témoigne le nombre important de soldats marocains libérés par le Polisario suite au cessez-le-feu décrété par les deux belligérants sous les auspices des Nations Unies. Las d'une guerre dont l'issue est incertaine, le Roi Hassen II, et il est utile de le rappeler, s'acheminait vers l'organisation d'un référendum d'autodétermination. C'est du moins ce qui ressort du témoignage de l'ancien Ministre de l'Intérieur de la monarchie alaouite, feu Driss El Basri qui avait en charge sous Hassen II le dossier du Sahara Occidental. Driss El Basri avait dévoilé, juste après son départ précipité de Rabat vers son exil, que les négociations entre les représentants du Polisario et le gouvernement marocain n'avait d'issue que l'application des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU insistant sur le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Le retour à la case de départ coïncide avec l'intronisation de Mohamed VI à la tête du royaume marocain. Un jeune monarque qui n'a pas le charisme de son défunt père, ni la même maîtrise du serail. Dans les faits, les mêmes forces qui profitaient de la présence de la soldatesque des FAR au Sahara Occidental ont eu le dessus. Le plan Becker n'a pas eu la chance de voir le jour, malgré la bonne volonté du Polisario qui a fait des concessions allant jusqu'à accepter une autonomie de cinq ans avant l'organisation d'un referendum d'autodétermination.Nonobstant l'acceptation par ce mouvement de libération la participation d'une partie de colons marocains à ce referendum et ce, en faisant l'impasse au principe faisant que le corps électoral ne peut sortir du dernier recensement effectué par l'Espagne, la monarchie n'a pas hésité à faire marche arrière, sous l'ombre des puissances qui l'a protègent à l'instar de la France, un pays partisan de l'option autonomiste proposée par Mohamed VI. Les rounds de Menhasset se succédèrent mais sans que la situation n'avance d'un iota. Le Maroc continu à pomper près de 8 milliards de dollar des richesses du Sahara Occidental, tout en maintenant une répression des plus féroces dans les territoires occupés. Les Sahraouis des camps des refugiés continuent à vivre dans des conditions précaires. A moyen terme, cette question rebondira d'une manière plus spectaculaire, de l'avis de plusieurs observateurs, au regard des dépassements multiples perpétrés contre les droits de l'homme dans les villes sahraouies occupées et la longue attente des refugiés sahraouis. 
Share:

Journée internationale de l’Enfance, l'enfance sahraouie évoquée

Commémoration hier de la journée internationale de l’Enfance
L’enfant est toujours la cible première dans les situations de conflits armés

A l’initiative de l’association Machaâl Chahid en coordination avec El Moudjahid, a eu lieu au centre de presse de notre publication, la célébration de la journée internationale de l’Enfance, autour du thème « l’enfant pris dans la tourmente des conflits armés ».
Cette manifestation a vu la participation du Dr Doria Merabtène, administratrice du programme protection pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (bureau Unicef d’Alger). Mme Saïda Benhabylès, coordinatrice du Mouvement de solidarité avec la femme rurale, et des représentants de la société civile, Scouts musulmans algériens (SMA), Croissant-Rouge palestinien, l’écrivain M. Amin Zaoui.
Le thème de cette rencontre commémorative était lié à l’enfance entraînée dans le tourbillon des conflits armés.
Pour la représentante de l’Unicef, il s’agit-là d’une occasion pour intervenir, poursuivre le dialogue avec la société civile dans tous ses segments.
La privation des droits de l’enfant, le danger pour son équilibre mental et physique de le voir mêlé aux conflits armés est en soi une immense tragédie aux yeux de la représentante de l’Unicef.
La privation du droit le plus essentiel, qui est le droit à la vie, a effectivement quelque chose d’insupportable contre laquelle s’élève avec vigueur le Dr Doria Merabtène. L’oratrice cite les autres droits des enfants placés dans des situations conflictuelles, à savoir le droit à l’éducation, son intégration dans le tissu social, s’agissant des jeunes filles notamment.
Il y a méconnaissance des droits fondamentaux dévolus à l’enfance.
C’est la conclusion que l’on peut tirer de l’intervention de la représentante de l’Unicef qui évoque les efforts consentis par l’Algérie pour l’amélioration des droits de l’enfant. En Algérie, il est beaucoup fait pour que l’enfant vive pleinement son enfance et que les droits que lui confère cette situation soient respectés. Les moyens sont mis, note la représentante de l’Unicef.
La situation mérite bien sûr des efforts complémentaires.
Le Dr Doria Merabtène relève que les parlementaires ont un rôle important à jouer dans la défense des droits de l’enfant, car il y a toujours à faire pour améliorer la situation. Dans son intervention, Mme Saïda Benhabylès a souhaité que son intervention soit perçue comme une sorte de message. Elle évoque la situation de l’enfance prise dans l’étau des guerres en Palestine, au Sahara occidental, en Irak, la situation des enfants en Afrique, la faim, la non-scolarisation. Les enfants meurent en direct, dit-elle. Où est la responsabilité de l’ONU dans cette affaire, celle des organisations internationales, dit-elle.
L’oratrice rappelle la situation des enfants algériens durant la colonisation et la guerre de Libération nationale, une enfance pour laquelle une partie de celle-ci leur a été ôtée.
Le terrorisme a lui agi de façon tragique sur l’évolution de nos enfants, une situation de désespérance que l’oratrice a stigmatisée.
Pour Mme Saïda Benhabylès, toutes les voix doivent s’élever pour briser le silence inquiétant qui est maintenu sur la situation de l’enfance dans les zones de conflits, notamment.
Ce silence est inquiétant, concède Mme Saïda Benhabylès. Pour les représentants palestiniens, présents à la séance, en compagnie d’une délégation du Croissant-Rouge palestinien et d’enfants palestiniens, l’étape de l’enfance est une étape importante. Elle détermine la formation de la personnalité de l’individu, quand demain il sera en prise avec les responsabilités qui seront les siennes.
L’enfant apparaît comme un élément central au sein de la communauté, a-t-il été rappelé.
L’orientation, l’éducation, sont des critères de base essentiels à réunir. C’est pour cela que les conflits armés, les conditions de mal vie pour les enfants sont vécus comme autant d’atteintes à la personnalité de l’enfant, à son droit à la vie, son droit à l’éducation et à son épanouissement.
Le représentant de la communauté palestinienne a dénoncé les crimes commis par Israël contre la population palestinienne, et, notamment contre les enfants.
L’administration sioniste bafoue toutes les résolutions internationales. Des témoignages de représentants du Croissant-Rouge palestinien sont édifiants à ce sujet, notamment lors de la criminelle équipée de l’administration et de l’armée sionistes contre Ghaza.
Selon ces représentants, les crimes commis durant la guerre engagée contre les Palestiniens à Ghaza, relèvent de crimes contre l’humanité, reconnus comme tels par la communauté internationale.
Les enfants palestiniens ont payé le prix le plus élevé de cette forfaiture. Plusieurs milliers d’entre-eux sont morts de la façon la plus horrible qui soit, écrasés par les bombes larguées par l’aviation sioniste, brûlés par les bombes au phosphore.
La communauté internationale, qui assiste en direct aux crimes commis, doit réagir. Le représentant palestinien s’élève contre l’impunité dont continue à jouir l’administration sioniste auprès des gouvernements occidentaux. Il a remercié l’Algérie pour son soutien à la lutte du peuple palestinien, à l’immense action de solidarité que le gouvernement a déployée pour venir en aide aux populations victimes du génocide israélien à Ghaza.
M. Noureddine Benbraham, commandant des Scouts musulmans algériens (SMA), dénonce la non-application des résolutions internationales condamnant Israël pour ses crimes contre le peuple palestinien et s’interroge sur l’absence de sanctions contre l’administration sioniste.
Le commandant des Scouts musulmans algériens a également dit toute son émotion face à la situation dans laquelle se retrouvent des millions d’enfants en Afrique, notamment dans les zones de conflits armés, leur exposition à la faim, à l’errance, alors que le continent est riche de ressources naturelles.
Pour l’orateur, la communauté internationale doit réagir et trouver des solutions.
Le commandant des SMA se dit particulièrement inquiet sur la situation des enfants sahraouis, dans un pays soumis à l’occupation.
La violence armée, les intérêts économiques de certains milieux, pèsent d’un poids très lourd dans les situations de déstabilisation dans les pays africains, est-il souligné.
Lors de son intervention, l’écrivain Amin Zaoui, a rappelé combien le volet éducationnel, culturel était important dans la formation de la personnalité de l’enfant. Pour l’orateur, la citoyenneté est une arme et une protection. L’école peut beaucoup dans l’émergence de l’esprit de citoyenneté chez l’enfant. L’éminent universitaire relève combien l’accès à l’éducation et à la culture participe à la formation de l’enfant, l’homme de demain, dira-t-il. L’orateur en appelle à un front uni à travers la culture contre les situations de conflits et les situations de guerre.
Mme Zahia Benarous, parlementaire, a tenu à exprimer toute sa fierté pour le travail qui est accompli au sein du centre de presse d’El Moudjahid, la contribution de celui-ci au débat sur un grand nombre de questions.
L’oratrice a insisté sur la nécessité d’une solidarité toujours plus grande à l’égard des peuples soumis à la domination coloniale, Palestiniens, Sahraouis...
Les situations préoccupantes vécues par certains pays arabes comme l’Irak, etc., nous affligent et nous inquiètent, note l’oratrice, d’où la nécessité d’une action solidaire. Cette action peut être porteuse de grands espoirs et de réconfort.
Notre devoir est de lutter pour la paix, la sécurité, apprendre à nos enfants à aimer et à vivre dans la paix.
Dans l’esprit de l’oratrice, les situations de conflits armés dans lesquelles sont toujours impliqués d’une façon ou d’une autre, les enfants, demeurent insupportables.
Le représentant du Croissant-Rouge palestinien a traduit d’ailleurs avec beaucoup d’émotion mais aussi de détermination dans la voix, le martyre du peuple palestinien, victime d’un génocide armé, il a crié la volonté du peuple palestinien de poursuivre la lutte contre l’ennemi sioniste. Il a rappelé que les enfants palestiniens étaient porteurs d’avenir.
Le Dr Doria Merabtène, représentante de l’Unicef a rappelé en conclusion que l’Unicef est présente dans tous les pays du monde, et, notamment dans les pays qui subissent des situations de conflits armés.
Elle dispose d’importants programmes pour cela, l’Unicef est notamment présente dans la région du Proche-Orient où elle dispense ses programmes en direction des enfants de ces pays.
D’autres organisations internationales sont également présentes dans la région où exercent des spécialistes. Les représentants de l’Unicef comme ceux des autres organisations internationales subissent, comme le reste de la population, les effets de la guerre et comme à Ghaza, ont vu leur siège bombardé par l’armée israélienne.
T. M. A.
Nécessité de sanctionner les contrevenants à la Convention internationale des droits de l'enfant
Des parlementaires, des hommes de culture et des représentants de la société civile, de l'UNICEF et du Croissant Rouge palestinien ont affirmé hier, à Alger la nécessité de créer des mécanismes pour imposer des sanctions aux contrevenants à la Convention internationale des droits de l'enfant consacrée par l'Assemblée générale de l'ONU en novembre 1989.
Les participants ont appelé, lors de la conférence de sensibilisation à l'occasion de la journée mondiale de l'Enfance organisée par l'association Machaâl Chahid sur les dangers des guerres sur les enfants dans le cadre du forum d'El Moudjahid, à "la nécessité d'activer la Convention internationale des droits de l'enfant dans tous les pays du monde notamment dans certains pays qui ont gelé cette convention et de mettre en place des mécanismes au niveau de l'ONU pour sanctionner les contrevenants.(APS)
El Moudjahid
Share:

Version d'un espion du KGB : Che Guevara et le Sahara Occidental

Le Front Polisario est-il né spécialement pour lutter contre le Maroc ? C’est la version développée par Rabat qui n’hésite pas à qualifier le mouvement indépendantiste de « bandes de mercenaires » à la solde de l’Algérie. L’histoire est pourtant tout autre car le Polisario, fruit d’un combat plus que centenaire, est né dans les années 1960 pour libérer le Sahara Occidental de l’occupation espagnole. L’Algérie, qui venait d’accéder à son indépendance, n’était bien sûr pas tout à fait étrangère à la naissance de ce mouvement qui n’était pas dirigée contre le Maroc mais bien contre une puissance occupante européenne contrairement à ce que laisse entendre le Maroc. Dans quelles circonstances le Polisario est-il né ? Un ancien agent des services secrets cubains livre une version qui mériterait éventuellement d’être complétée par les protagonistes. Juan Vivès est issu de la grande noblesse espagnole émigrée à Cuba. Il a 15 ans lorsqu’il rejoint les guérilleros de la révolution cubaine.
Surnommé El Magnifico lors d’une action d’éclat, il participe aux côtés de Fidel Castro et de Che Guevara au renversement du régime de Batista. Capitaine de l’armée rebelle, il est l’un des premiers officiers cubains à recevoir un entraînement complet d’agent secret au KBG soviétique, ce qui le conduira à mener des missions à travers le monde entier.
Dans un livre autobiographique qu’il vient de publier à Paris, ce dissident, qui a rompu avec le castrisme et qui vit à Marseille, revient sur une histoire personnelle qui se confond bien avec l’histoire d’une période du XXe siècle. Il raconte être arrivé en Algérie lorsque a éclaté la « guerre des sables » avec le Maroc. À la mi-juillet 1963, Che Guevara arrivait aussi en Algérie à un moment où le président Ben Bella venait de convoquer l’ambassadeur cubain Papito Serguera pour lui demander une aide pour le Sahara espagnol. Écoutons le récit. “Papito me demanda de l’accompagner pour que je lui serve d’interprète.
Je ne savais pas qu’il existait un Sahara espagnol et l’ambassadeur non plus. Quand nous fûmes arrivés dans les locaux de la présidence, Ben Bella voulut que nous rencontrions des représentants des groupes qui étaient en lutte contre le colonialisme espagnol. Nous informâmes immédiatement La Havane qui nous demanda d’établir le contact sans nous engager à rien car la situation était délicate vis-à-vis de l’Espagne et ils ne voulaient pas que les choses s’enveniment plus encore. Le Che arriva donc à ce moment-là en Algérie, il prit la question en main et nous nous documentâmes sur cette histoire. La lutte pour l’émancipation du Sahara espagnol dura plus de 100 ans, sous des formes diverses. En 1957 et 58, l’Espagne, la France et le Maroc avaient organisé une opération de répression pour étouffer toute velléité d’indépendance. Cette opération avait reçu le nom de code d’Ouragan. Même si Franco était considéré au sein de la communauté internationale comme un personnage peu fréquentable, c’était une autre affaire dès que les intérêts géopolitiques entraient en jeu, et les ex-métropoles européennes se seraient associées avec le diable. Une fois la documentation consultée, nous demandâmes plus de détails au KGB qui confirma nos renseignements et nous mit au courant de tout.
Il fallait avancer prudemment, deux grandes nations européennes entraient dans la partie et on ne pouvait pas prendre les choses à la légère. Le Che décida qu’on les aiderait à former un mouvement de libération à caractère politique qui aurait son siège en Algérie, et le MLS (Mouvement de Libération du Sahara) vit le jour. Le Che informa La Havane que des cadres de ce mouvement seraient envoyés à Cuba pour se former aux théories marxistes. Ils parlaient parfaitement castillan avec un fort accent espagnol mais il n’y avait pas de problème à ce niveau-là. La question était de savoir comment concilier tout ça avec la religion musulmane.
Le Che nous fit un exposé sur le socialisme arabe de Nasser, c’est sûr que les contradictions paraissaient évidentes mais cela n’empêcha pas des centaines de Sahraouis de s’envoler à Cuba afin d’y recevoir une formation comme cadres politiques, d’autres comme étudiants et même les enfants pour faire leur scolarité sur l’île de la Jeunesse. Je ne peux pas affirmer si l’assassinat de Benbarka (opposant socialiste au roi Hassan II et leader du mouvement tiers-mondiste), fut ou non une vengeance du Maroc face à cette ingérence de Cuba dans ses affaires intérieures. En tout cas, à la suite de cet assassinat Fidel fut pris d’une de ses colères dont il a seul le secret, et il jura que le Maroc serait une terre de vengeance.
Des interventions publiques et plusieurs manifestations anticolonialistes furent organisées avec le MLS. La réponse ne se fit guère attendre. Des centaines de militants furent jetés en prison, tandis qu’un nombre équivalent d’activistes dût s’exiler en Algérie. Fidel comprit que le mouvement politique ne suffisait pas. Les dernières manifestations politiques eurent lieu en 1970, et la légion espagnole tira contre les manifestants en faisant des centaines de morts et de blessés. Des camps d’entraînement militaire s’ouvrirent à partir de cette date en Algérie, et, entre 1971 et 1972, le MLS changea de nom pour laisser la place au Front Polisario.
Blog Nad Nadir (Le Post.fr)



Share:

Maroc : succès de la caravane de solidarité avec les ouvriers de l'UMT

Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 31/5/2010
L'Union Marocaine des Travailleurs régionale de Rabat (Rabat, Salé, Témara) a agréablement réussi sa caravane (30 mai 2010) de solidarité avec les ouvriers de SMESI, licenciés abusivement par l'OCP.
Les autorités de Rabat avaient refusé d'autoriser les cars (pris en location par les solidaires) à prendre la direction de la ville de Khouribga, la capitale minière du Maroc, et malgré les tentatives des autorités de Khouribga à saboter les activités prévues...des centaines de militant-es venu-es de toutes les régions du Maroc (de Tanger à Agadir, de Casablanca à Taza....), des centaines d'ouvriers et leurs familles étaient au rendez-vous.
Les orateurs, ( représntant-es de l'UMT Khouribga, de l''UMT région de Rabat, du bureau syndical de SMESI et du CSOS) ont exigé:
- La libération immédiate et inconditionnelle des 15 détenus
- La réintégration des 850 ouvriers licenciés abusivement par l'OCP
- Leur titularisation au sein du groupe OCP
- Le respect du choix syndical des ouvriers....
NB: - Toutes les sensibilités marxistes étaient représentées et il n'y avait aucune fausse note. Bravo les militant-es!
- l'ANDCM, l'UNEM, la jenesse d'annahj...n'ont pas raté le rendez-vous
- Des camarades de Zahra Boudkour, ont adressé des prisons d'Essaouira,et de Kelaât Sreghna, une lettre de solidarité aux ouvriers de SMESI.
La lettre a été lue et vivement applaudie
Lire la suite sur Solidarité Maroc
Share:

Google ads

Google Ads

Rechercher dans ce blog

Blog Archive

Follow by Email

Pourquoi Horst Köhler comprend si bien l'Afrique

L'ancien président fédéral Horst Köhler dirige une conférence des Nations Unies sur le conflit du Sahara occidental. Il lutte toujour...

Archives du blog