Plus de 30 organisations et personnalités du Nigeria appellent l’ONU à la protection des droits de l'homme au Sahara occidental

Abuja (Nigeria), 29/04/2010 (SPS) Plus de 30 organisations et personnalités du Nigeria ont appelé mercredi, dans une lettre adressée au SG de l'Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon à la protection des droits de l'homme au Sahara occidental, afin de permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance, a-t-on appris de source proche de l'ambassade sahraouie au Nigeria. Ces organisations et personnalités qui représentent le mouvement syndical, la société civile, les droits humains, les centres de recherche et des universités du Nigeria, ont exprimé leur "profonde préoccupation" par la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et l'échec de l'ONU à organiser un référendum juste et régulier devant permettre au peuple sahraoui l’exercice de son droit à l'autodétermination.
Les signataires ont condamnée l'occupation marocaine du Sahara occidental, soulignant que l'opinion publique africaine considère la présence coloniale marocaine au Sahara occidental comme un crime, selon la lettre dont une copie est parvenue à SPS.

Ils ont en outre appelé l’ONU à l’élargissement des prérogatives de la Minurso à la protection et la surveillance des droits humains au Sahara occidental dans l’attente du parachèvement de l’ex colonie espagnole.

Les organisations ont également exhorté la communauté internationale à exercer des pressions sur le Maroc afin de libérer les prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent encore dans les prisons marocaines et arrêter l'exploitation des ressources naturelles sahraouies. (SPS)

Visite d'élus français aux camps de réfugiés: une réaffirmation de la solidarité avec la cause sahraouie (Lamari)

Alger, 29/04/2010 (SPS) La visite d'élus français, attendue jeudi aux camps de réfugiés sahraouis, constitue une réaffirmation de la solidarité avec le peuple sahraoui, a indiqué le président du Comité algérien de soutien au peuple sahraoui, M. Mahrez Lamari.
Cette visite de solidarité, la troisième du genre, constitue une réaffirmation des élus français de leur solidarité avec le peuple sahraoui et une représentation de la société civile française solidaire avec la cause sahraouie, a souligné M. Lamari à l'APS.
''La position du gouvernement français ne reflète nullement celle du peuple français solidaire avec la cause du peuple sahraoui'', a estimé M. Lamari pour qui ''le black out médiatique ne peut occulter l'initiative menée par ces élus français, issus de formations politiques françaises diverses, aux camps de réfugiés sahraouis''.
"La délégation d'élus, qui a déjà pris connaissance, en toute liberté, de la situation dramatique vécue par le peuple sahraoui dans les camps de réfugiés, s'est faite une idée claire de la situation, qui a motivé sa position à l'égard de la cause sahraouie juste, et sa détermination à poursuivre son soutien à la décolonisation en Afrique'', a ajouté M. Mahrez Lamari.
La délégation d'une centaine d'élus français est arrivée jeudi aux camps de réfugiés sahraouis, dans le cadre d'une visite de solidarité, a annoncé une source officielle sahraouie. (SPS)

Première école de cinéma dans les camps de réfugiés sahraouis

DAKHLA (camps de réfugiés sahraouis) – La première école de cinéma sera inaugurée prochainement dans les camps de réfugiés sahraouis et sera établie à l’école du 27 février, a révélé jeudi le directeur du Festival international du cinéma du Sahara occidental (Fisahara), et réalisateur espagnol, Javier Corcuera, selon l’Agence de presse sahraouie (SPS).
Dans une déclaration à SPS, M. Corcuera a précisé que la 7e édition Fisahara sera marquée par l’inauguration de la première école de cinéma dans les camps de réfugiés sahraouis, « fruit de plusieurs années de travail et de coordination avec des cinéastes et acteurs de plusieurs pays du monde ».
Il a également indiqué que ce festival est le premier du genre à se tenir dans les camps de réfugiés sahraouis et que cette nouvelle école de cinéma sera cofinancée par des associations et des organisations notamment espagnoles et l’agence espagnole de coopération internationale.
Source : APS

LES MILITANTS SUSPENDENT LEUR GRÈVE DE LA FAIM CONTRE DES ENGAGEMENTS DE RABAT

Les militants pour les droits de l'homme incarcérés au Maroc pour trahison depuis octobre 2009 après s'être rendus en visite dans les camps de réfugiés sahraouis ont interrompu leur grève de la faim au terme de 41 jours de jeûne, a déclaré à la MISNA l'Association nationale de solidarité avec le peuple sahraoui sise à Rome, précisant que "la grève de la faim a été suspendue contre l'engagement des autorités marocaines à résoudre le dossier des détenus politiques suite à cession des négociations". Arrêtés à l'aéroport de Casablanca, les sept représentants d'organisations de défense des droits du peuple sahraoui avaient entrepris une grève de la faim - à l'exception de la militante Dejga Lachgar, en liberté surveillée depuis janvier dernier pour raisons de santé - en faveur de leur libération ou tout au moins de leur droit à un procès. La grève entamée par les militants aspirait également à manifester leur soutien à une trentaine de prisonniers sahraouis définis "politiques" détenus dans des prisons du Maroc. Les conditions de santé du groupe étaient parvenues à un stade critique, suscitant la récente réaction de la communauté internationale pour revendiquer la libération des détenus. La question de la souveraineté du Sahara Occidental, ex-colonie espagnole occupée par le Maroc depuis 1975, contraint depuis près de 30 ans des milliers de personnes à vivre dans des camps de réfugiés dans des conditions précaires. (CC/CN)

Le Congrès des députés espagnol appelle le Maroc à libérer les détenus politiques sahraouis

Madrid, 29/04/2010 (SPS) Le Congrès des députés espagnol (Chambre basse du Parlement) a demandé au Maroc de libérer les prisonniers politiques sahraouis et à "respecter les droits de l'homme" dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Dans une résolution adoptée à l'unanimité des groupes parlementaires au sein de la Commission des Affaires étrangères, les députés espagnols ont lancé un appel pressant au Maroc afin de libérer les six militants sahraouis des droits de l'homme, incarcérés dans la prison marocaine de Salé depuis octobre dernier, après leur retour des camps de réfugiés.

Le Congrès des députés espagnol a demandé ainsi au gouvernement marocain de "respecter pleinement" leurs droits humains, ainsi que la "dignité et la sécurité de leurs proches".

Il a demandé, en outre, au gouvernement espagnol de "continuer à s'intéresser" auprès des autorités marocaines à leur situation et "d'intensifier les actions diplomatiques opportunes à cet effet".

De même qu'il a interpellé l'exécutif espagnol sur la nécessité de "renforcer son engagement" en faveur des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés durant la Présidence espagnole de l'UE qui prendra fin le 30 juin prochain, "convaincu que le respect des droits de l'homme et le dialogue entre les parties (le Front Polisario et le Maroc) contribuent à la recherche d'une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable devant conduire à l'autodétermination du Sahara occidental".

Dans ce sens, la Chambre basse du Parlement espagnol a appelé les deux parties à "persévérer" dans le processus de dialogue relancé en août 2009 en Autriche et poursuivi en février 2010 à Armonk (New York). (SPS)

Six de 38 prisonniers politiques sahraouis suspendent leur grève de la faim

Salé (Maroc), 29/04/2010 (SPS) Les six prisonniers politiques sahraouis écroués depuis octobre dernier dans la prison de Salé (Maroc) ont suspendu mardi une grève de la faim illimitée qu’ils avaient entamé le 18 mars dernier pour exiger un procès équitable ou la libération immédiate et inconditionnelle, selon des sources judiciaires sahraouis.
Cette décision intervient après l’engagement des autorités marocaines à répondre à leurs doléances, a-t-on indiqué de même source.

et qu'il ya eu une grave détérioration de leurs conditions de santé à la suite de complications de la grève de la faim illimitée et ils souffrent de plusieurs maladies chroniques.
Les six prisonniers politiques sahraouis ont salué les organisations des droits de l'homme locales et internationales, forces démocratiques, gouvernements, parlements et les personnes qui les ont soutenus, ainsi que tous leurs compatriotes en grève de la faim dans les prisons marocaines.

Ils ont arrêté en octobre dernier, à Casablanca à leur retour d’une visite familiale dans les camps de réfugiés sahraouis et transférés à la prison de Salé et depuis cette date ils croupissent dans cette prison, menacés d’être traduits devant un tribunal militaire dont la date n’a pas encore été fixée. (SPS)

des manifestants dénoncent à Madrid les violations des droits de l'homme au Sahara Occidental

MADRID - De nombreux manifestants ont dénoncé à Madrid les graves violations des droits de l'homme que commet le Maroc contre la population sahraouie au Sahara occidental occupé et appelé l'ONU à s'impliquer dans la défense de ces droits, en élargissant le mandat de la MINURSO à leur surveillance. A l'appel de plusieurs associations de soutien à la cause sahraouie, les manifestants se sont regroupés mercredi soir devant le siège du HCR pour exiger également la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines. Portant des drapeaux de la RASD et arborant les portraits des six militants sahraouis des droits de l'homme emprisonnés et en grève de la faim, ainsi que des pancartes sur lesquelles était écrit "Basta", les manifestants ont scandé des slogans en faveur de la liberté et de l'indépendance du peuple sahraoui. (APS)

Abdellatif Laâbi plaide "Pour un Pacte national de la culture"

Présenté par Mohamed Belmaïzi, 28/4/2010
Je vous soumets une intervention récente du poète Abdellatif Laâbi, l’un des acteurs contemporains les plus vivants et les plus novateurs.
Poète, combattant depuis les années soixante pour une nouvelle culture au Maroc, au Maghreb, en Afrique et en Orient, il plaide ici « Pour un Pacte national de la culture », dans notre pays.
Il est évident que le déficit démocratique, l’immobilisme et le verrouillage contre toutes les potentialités dans notre pays, est clairement provoqué par le mépris de la culture, ce parent pauvre des pouvoirs institués. Ce texte souligne, selon ma lecture, que la société civile grouille de dynamisme, avance et s’émancipe, alors que les pouvoirs institués végètent et régressent…
Pour que le Maroc change réellement, il est urgent de faire un véritable état des lieux… de cette jarre qui nous est commune… bien identifier et explorer son fond (qa3 alkhabya)…
Pour un Pacte national de la culture
Abdellatif Laâbi
La scène culturelle a connu récemment une véritable crispation. Au-delà de ses manifestations conjoncturelles (la levée de boucliers dans le milieu intellectuel contre certaines décisions intempestives prises par le nouveau ministre de la Culture), cette crise a eu pour effet positif de ranimer le débat sur la situation et les enjeux réels de la culture dans notre pays.
Je m’en réjouis personnellement, car je n’ai cessé, au cours des dernières années, d’attirer l’attention de l’opinion publique et des responsables politiques sur le paradoxe qui consiste à parler d’option démocratique, de modernité, de développement humain, voire de nouveau projet de société, tout en faisant l’impasse sur la place de la culture dans ce processus et le rôle déterminant qu’elle pourrait y jouer. Partant de là, j’ai plaidé en faveur d’un renversement de perspective permettant d’appréhender la culture comme une priorité, une cause méritant d’être placée au centre du débat national.
Le peu d’écho que mes appels ont suscité m’a conduit à une conclusion dont je mesure la gravité : le déni persistant de l’enjeu de la culture met en danger les quelques acquis à forte portée symbolique de la dernière décennie et peut conduire, à terme, à la panne du projet démocratique dans son ensemble. Mais, contrairement à ceux qu’une dérive de la sorte conforte dans leurs prévisions les plus pessimistes ou arrange dans leurs intérêts les plus sordides, je continue à croire que les jeux ne sont pas faits. J’ose croire qu’une autre feuille de route est possible si le besoin et la conviction s’imposent d’un changement de cap, d’une refondation de la Maison marocaine sur des bases humanistes, porteuses de progrès social, matériel et moral, d’une gouvernance au service du bien public, d’un choix sans ambiguïté de la modernité et de l’ouverture sans complexes sur le monde.
Une telle perspective n’est pas une vue de l’esprit car, malgré l’impasse politique qui est en train de se dessiner, le Maroc a profondément changé. Dorénavant, qu’on le veuille ou non, il fait partie intégrante du village planétaire. Les besoins vitaux et intellectuels d’un nombre toujours croissant de Marocains, à l’intérieur du pays comme dans la diaspora, ont tendance à s’aligner sur ceux des citoyens des pays avancés. L’archaïsme persistant dans les mentalités, la forte pression exercée sur les mœurs et les comportements par les mouvements passéistes, sont contrebalancés par l’attrait aussi fort d’autres modèles où la conquête des libertés et des droits, l’accès à la modernité et la jouissance de la prospérité ont été préparés par une révolution des connaissances, des techniques, et de grandes avancées dans le domaine des idées.
Sur le plan de la culture proprement dite, la situation a bougé elle aussi. Bien que ce chantier soit en grande partie déserté par les pouvoirs publics et les élus locaux, les initiatives émanant de la société civile et des créateurs au premier chef sont en train de secouer la léthargie dominante. Alors que son lectorat de proximité se rétrécit, la production littéraire se renouvelle dans ses formes, se diversifie quant à ses langues d’expression, et les femmes y font une percée remarquable. Nombre de revues sur papier ou consultables sur le Net ont vu le jour récemment et entreprennent une véritable valorisation de la création contemporaine. Dans le milieu associatif littéraire et culturel, un changement s’opère visant à mettre fin à l’instrumentalisation partisane qui était en vigueur dans le passé. Ici ou là, dans les universités, souffrant pourtant d’un manque chronique de moyens, la recherche s’active et des filières innovantes se créent. L’offre en matière de galeries s’est accrue considérablement, et la bulle spéculative entourant depuis peu le marché de l’art ne saurait, malgré ses effets pervers, occulter la grande vitalité du mouvement des arts plastiques. Des jeunes ont réussi, en comptant d’abord sur eux-mêmes, à créer de nouvelles musiques, à se faire entendre et apprécier d’un large public.
Dans cette liste, le cinéma représente un exemple à part, hautement significatif. Son décollage incontestable est dû, il faut en convenir, à l’aide massive de l’État. Mais, au-delà des intentions qui ont présidé à ce choix de la part des pouvoirs publics, ce que je retiens de cette heureuse avancée, c’est par-dessus tout la marque du talent et de la créativité dont sont capables nos artistes quand on leur donne les moyens d’exercer normalement leur métier et d’honorer leur fonction. Dans le même ordre d’idée, il serait malhonnête de passer sous silence une réalisation exemplaire, mais orpheline, celle de la nouvelle Bibliothèque nationale à Rabat, un joyau dans sa conception, la haute technicité de ses moyens et l’esprit civique de son fonctionnement. L’exception, en quelque sorte, qui confirme malheureusement la règle et nous renvoie à l’état d’abandon où se trouve la quasi-totalité des domaines de la création, de la recherche, de la pensée, sans oublier celui, majeur, de l’éducation, où la réforme de fond, sans cesse promise, se fait toujours attendre. Les petits pas en avant que nous y avons observés et loués ne sauraient donc à eux seuls changer la donne. Ils s’apparentent à un bricolage en temps de pénurie. Même dans les sociétés avancées, où l’initiative privée et le mécénat prennent leur part dans le développement culturel, l’État ne peut pas dégager sa responsabilité. Son investissement s’avère indispensable dans la mise en place des infrastructures et des institutions adéquates, dans la conduite de la politique visant l’accès de tous aux connaissances, la promotion de la culture du pays et son rayonnement à l’échelle mondiale.
Je pense que le moment est venu pour tous les protagonistes de la scène nationale (décideurs politiques, partis, syndicats, élus, entrepreneurs, acteurs associatifs, et bien sûr intellectuels et créateurs) de se prononcer clairement sur l’état alarmant de notre réalité culturelle et sur le train de mesures à prendre pour y remédier. Outre qu’il est improductif, l’immobilisme conduit logiquement à la régression, qui à son tour fait le lit de tous les obscurantismes. Je plaide ici en faveur du mouvement et de la voie des lumières. D’un projet où nous déciderons de mettre au centre de nos préoccupations la dignité et l’épanouissement de l’élément humain, préparant ainsi l’avènement d’une société plus juste et fraternelle, donc plus pacifiée et ouverte, moins exposée aux démons de la fermeture identitaire et de l’extrémisme.
Je suis conscient qu’il s’agit là d’une œuvre de longue haleine. Mais, au vu des urgences, je prends aujourd’hui la responsabilité d’en poser les préalables dans cet appel pour un Pacte national de la culture que je soumets au libre débat et, pourquoi pas dès maintenant, à l’approbation de celles et ceux qui y reconnaîtraient peu ou prou leurs propres analyses et attentes.

Pacte national pour la culture
Appel

Le Maroc se trouve de nouveau à la croisée des chemins.
Après l’éclaircie du début de la précédente décennie et les espoirs qu’elle a soulevés, l’heure est aux interrogations, voire au doute. La cause en est le flou qui affecte le projet démocratique et la conception même de la démocratie. Celle-ci ne saurait se limiter à l’instauration d’un type déterminé de pouvoir politique, de rapports sociaux, de production et de redistribution des biens matériels. Elle est tout aussi bien un choix civilisationnel qui consiste à miser sur l’élément humain. L’éducation, la recherche scientifique et la culture sont au centre de ce choix, le moteur sans lequel aucun développement d’envergure et durable n’est possible. Aussi la prise en compte d’un tel enjeu devrait-elle relever pour nous de l’urgence nationale. Le chantier de la culture, dans son acception la plus large, nécessite de grands travaux dont la réalisation dépend à la fois de la volonté politique des gouvernants et de la mobilisation citoyenne. Pour me limiter aux besoins pressants et à des mesures-phares, je proposerai ce qui suit :
1. L’impulsion d’un plan d’urgence pour éradiquer définitivement la plaie de l’analphabétisme, avec obligation de résultats dans un délai ne dépassant pas les cinq ans. Ce plan fournirait à l’occasion une solution au drame des milliers de diplômés chômeurs qui, tout en étant salariés et mobilisés pour une noble cause, se verraient offrir des formations appropriées en vue de leur réinsertion ultérieure dans le marché du travail.
2. La constitution d’un Haut Comité scientifique interdisciplinaire auquel sera confiée la mission, d’une part, d’établir l’état des lieux et des besoins dans les domaines de l’éducation, de la culture et de la recherche scientifique, d’autre part d’étudier pour s’en inspirer les différents modèles et expériences ayant cours dans les autres pays du monde et qui ont acquis un statut d’exemplarité. Ce Comité aurait enfin la vocation d’une instance de proposition dont l’avis devrait imprimer la politique gouvernementale.
3. Le lancement d’un plan visant à doter le pays (des grandes villes aux petites en passant par le milieu rural) des infrastructures culturelles qui manquent cruellement : bibliothèques publiques, maisons de la culture, salles de cinéma, théâtres, conservatoires de musique, écoles de formation des gestionnaires et des animateurs des structures précitées. Si l’État doit en être le maître d’œuvre, ce plan nécessite un partenariat avec les acteurs de la société civile présents sur le terrain, ainsi que l’encouragement, par des mesures fiscales et autres, de l’initiative privée et des mécènes qui voudraient s’y investir. Enfin, les assemblées élues et l’exécutif en leur sein devraient impérativement assumer leur part dans la réalisation de ces infrastructures, et obligation leur serait faite d’inscrire cet engagement dans leur cahier des charges.
4. L’institution d’un Centre national des arts et des lettres qui aura pour mission de tisser les liens avec les créateurs, d’être à leur écoute, de leur faciliter le contact avec leur public potentiel et d’œuvrer à la bonne circulation de leurs œuvres. Cela pourra se traduire par :
- l’octroi de bourses d’aide à la création et à la traduction pour une durée déterminée allant jusqu’à l’année sabbatique ;
- la mise à leur disposition de résidences saisonnières tant au Maroc qu’à l’étranger ;
- la création en son sein d’un Bureau du livre chargé de l’aide à l’édition, de la surveillance du marché du livre (notamment pour en réguler le prix), de l’incitation au partenariat indispensable en vue de mettre fin à l’anarchie et l’inefficacité qui règnent dans le domaine de la distribution ;
- l’organisation dans tous les établissements scolaires (du public et du privé), dans les grandes écoles, les centres de formation, les hôpitaux, les prisons, les entreprises, etc. d’interventions d’écrivains, d’artistes, de chercheurs et de grands témoins de l’histoire immédiate, permettant ainsi aux publics les plus divers d’acquérir de nouvelles connaissances, de s’initier à la création artistique, de s’ouvrir à la réflexion et de découvrir simplement leur propre culture.
5. La création d’une Agence pour la promotion de la culture marocaine à l’étranger tant en direction du public international que des communautés marocaines. Elle aurait pour charge de créer les conditions d’une meilleure diffusion de nos productions intellectuelles et artistiques et de leur assurer une vraie représentativité dans les manifestations d’envergure. En synergie avec les départements ministériels concernés, elle jouerait un rôle créatif dans une politique de coopération culturelle fondée sur les principes d’équité et de réciprocité.
6. La mise en chantier d’un plan de sauvetage de la mémoire culturelle marocaine comprenant au moins deux volets :
- celui de la mémoire contemporaine, aujourd’hui en péril suite à la disparition récente d’un grand nombre de nos écrivains, artistes et intellectuels majeurs, ceux-là mêmes qui ont forgé depuis l’indépendance la pensée et la création modernes, et porté au-delà de nos frontières le message de l’imaginaire et de l’humanisme proprement marocains. Le patrimoine qu’ils nous ont légué et les traces de leur activité (manuscrits, correspondance, archives diverses) devraient, pendant qu’il en est encore temps, être répertoriés, rassemblés, traités et préservés par un Institut créé à cet effet, dont le rôle serait de les vivifier en les mettant à la disposition de tous et en organisant autour d’eux diverses activités afin d’assurer la pérennité de leur message. De la même manière, l’Institut accueillerait et traiterait les archives que les intellectuels et créateurs vivants voudraient bien lui confier ;
- celui de la mémoire du passé. Ce chantier, autrement plus vaste, concerne des domaines variés : archives nationales (écrites, sonores et filmées), monuments historiques, patrimoine architectural urbain, lieux chargés de mémoire, fouilles archéologiques, musées, patrimoine oral… Sans parler de la tâche énorme qui incombe aux historiens, à condition de leur donner les moyens de l’accomplir, la formation d’experts dans de multiples disciplines techniques et scientifiques s’avère indispensable si nous voulons mener à terme l’entreprise de sauvegarde, de reconstruction et de revitalisation de notre mémoire culturelle, puis sa transmission aux générations futures.
Est-il besoin de souligner que la traduction en actes des six propositions précédentes pourrait révéler que le domaine de la culture, estimé par préjugé coûteux et de peu de rapport, est au contraire, grâce aux métiers innombrables qu’il suscite, une mine considérable d’emplois, qui n’a rien à envier à d’autres secteurs dont la rentabilité est reconnue.
7. La redynamisation de la réforme de l’enseignement, car il est certain que le train de mesures précédemment développées dépend d’une locomotive pour être tiré et de rails pour être acheminé vers la destination souhaitée. Aussi la refonte de notre système éducatif devra-t-elle être la pierre de touche de ce Pacte national pour la culture. Le temps est venu d’en finir avec la valse-hésitation et les changements brutaux qui ont été opérés depuis l’indépendance. La question épineuse de la ou des langues d’enseignement devra trouver une solution à la fois pragmatique, pédagogiquement performante, et tenant compte des différentes composantes de notre identité nationale et de notre choix déterminé de la modernité. Il est temps de réhabiliter ce premier service public, de le rendre attractif et réellement productif. Il est temps aussi qu’il offre à ses bénéficiaires l’occasion de découvrir la pensée et la culture vivantes de leur pays et à ces dernières les bases de leur rayonnement.
La crédibilité du choix démocratique, si tel est notre choix, dépend de la façon dont nous préparerons nos enfants et nos jeunes à devenir des citoyens à part entière et à la personnalité affirmée, instruits des réalités de leur pays et de celles du monde, imprégnés des idées de justice, d’égalité et de tolérance, conscients des nouveaux défis que l’humanité entière doit relever pour préserver l’environnement et assurer la survie de l’espèce. En retour, notre pays y gagnera les artisans de sa renaissance intellectuelle, de sa prospérité matérielle et morale, de la reconquête de sa pleine dignité au sein des nations.
Mars-avril 2010
On peut soutenir ou signer l’appel en écrivant à l’adresse suivante : 
laabimanifesto@hotmail.fr
Soufrce : SOLIDMAR 

Brahim Vall Ould Aydalha, l’un des auteurs de la tentative avortée de coup d’Etat du 16 mars 1981

‘’ Je n’ai jamais connu d’hommes aussi braves et aussi courageux que les deux officiers Ahmed Salem Ould Sidi et Kader. Ils ont quitté cette vie, en emportant, avec eux, des valeurs perdues aujourd’hui ’’.
Le Calame : Vous avez participé au putsch manqué contre le pouvoir de Mohamed Khouna Ould Haidalla, le 16 mars 1981. Parlez-nous de cette tentative, de sa préparation et des raisons de son échec.
Brahim Vall Ould Aydalha : Malgré que le moment ne soit pas encore propice pour se prononcer sur bien des détails qui ont émaillé cette opération, je serais amené à apporter, d’une manière très succincte, les éléments de réponse suivants : Les préparatifs pour le coup d’Etat, du 16 mars 1981, ont été menés dans la localité de «Ben Guerir», à 70 kms de Marrakech, au Maroc. Nous y avions subi, durant quelques mois, des entraînements sur différentes armes.
J’avoue que ces entraînements ont été, à la fois, professionnels et d’une haute qualité. Nous étions accompagnés, en permanence, du lieutenant-colonel, feu Ahmed Salem Ould Sidi. Alors que nous rendait visite, périodiquement, notre premier responsable, le lieutenant-colonel Mohamed Ould Ba Ould Abdel Kader, dit Kader. Notre mouvement portait le nom des «Officiers Libres».
Après le parachèvement des entraînements, nous avions regagné le Sénégal, en trois vagues. Puis nous avions pénétré le territoire national, à bord de deux véhicules. Le premier véhicule transportait feu le lieutenant-colonel Mohamed Ould Ba Ould Abdel Kader, en compagnie de Niang Salla, Brahim Ould Ely, Ismaïl Ould Mohamedou et Yacoub Ould El Vagha El Alem.
A bord du second véhicule, feu le lieutenant-colonel Ahmed Salem Ould Sidi, Mohamed Ould Doudou Seck, Ahmed Ould Ndayat, Dah Ould Mohamed Lebeid et moi-même. Nous parvînmes au quartier de Toujounine, aux environs de 4 heures du matin, le lundi 16 mars 1981. Au petit matin, nous avons, minutieusement, préparé nos armes et nous nous sommes dirigés vers le centre de la capitale.
Nos deux voitures arrivèrent au palais présidentiel. Le premier véhicule devait passer par la Primature, pour arrêter le Premier ministre, Sid’Ahmed Ould Bneijara, et rejoindre, en suivant, le deuxième véhicule, au palais devant abriter la réunion du comité militaire. Nous avions été surpris par l’absence du Premier ministre à son bureau. Il avait, visiblement, pris la fuite.
De son côté, Ould Haidalla n’avait pas présidé la réunion du comité militaire, puisqu’ il avait, lui aussi, préparé sa fuite et abandonné la capitale. Nous nous sommes orientés alors vers l’état-major militaire, en laissant quatre éléments de notre groupe à la Présidence. Il s’agit d’Ahmed Ould Ndayat, Doudou Seck, déjà blessé, Brahim Ould Ely et Dah Ould Mohamed Lebeid. J’ai accompagné feu Ahmed Salem Ould Sidi à l’état-major militaire où nous avait devancé feu Kader qui avait pris le soin de rassembler les officiers et les avait mis aux arrêts, un à un.
Quant à Ahmed Salem Ould Sidi que j’accompagnais, il a pris d’assaut le bureau du chef d’état-major, Maaouya Ould Sidi Ahmed Taya. Il lui a dit:«Tu as trahi la Mauritanie, en collaborant avec Ould Haidalla.» Maaouya répliqua:«Qu’aurais-je pu faire d’autre? Je n’avais aucun choix.» Au même moment, Kader faisait le tour des bureaux et je l’entendais ordonner à mes compagnons: «Ramassez cette racaille d’officiers».
Après avoir neutralisé Maaouya dans son bureau, Ahmed Salem et Niang se sont dirigés vers la radio, alors que Kader et moi étions restés dans le bureau du chef d’état-major. Entre nos mains, se trouvait, déjà, un nombre importants d’otages, dont, notamment, Ely Ould Mohamed Vall, le lieutenant Eyda, un certain Ely, l’officier Kane et bien d’autres. Le lieutenant feu Brahim Ould Jiddou nous a rejoints et a déclaré à Kader qu’il était à ses services.
Du coup, Kader m’a dit d’aller, avec Brahim, à l’état-major des gardes, pour les informer que Haidalla n’était plus président et qu’il avait pris la fuite. Puis il s’est dirigé, avec Maaouya, vers sa voiture, avec l’intention de rejoindre la 6ème région militaire. C’est alors que nous avons été, tous, la cible de tirs croisés. Le lieutenant Brahim Ould Jiddou, intendant de l’armée, trouva la mort sur le champ, Maaouya fut blessé, légèrement, au niveau du bras. Nous avions regagné le bureau du chef d’état-major.
Kader donna l’ordre suivant à Maaouya: «Appelle l’ambassadeur de France et dis-lui que tu es encerclé par un commando dirigé par le colonel Kader, qu’il s’agit d’un coup d’Etat réussi, que Haidalla a pris la fuite et qu’il doit demander, à la France, de ne pas intervenir». Maaouya exécuta l’ordre par téléphone. L’ambassadeur répondit que «la France donnera une réponse, positive, dans les plus brefs délais.»
A ce moment, des unités ont ouvert le feu, à travers la fenêtre et lancé des bombes lacrymogènes dans le bureau du chef d’état-major où nous étions. Après quelques minutes, Kader nous ordonna de descendre, pour tenter, une seconde fois, de rejoindre la 6ème région militaire, en compagnie de Maaouya.
En descendant, nous avons rencontré le lieutenant Ely Ould Mohamed Vall qui a tenté de sauter sur Kader et de lui retirer son arme. Mais Kader, qui était courageux et prévoyant, a fait des tirs de sommation au niveau des pieds de son agresseur, en lui disant: «Songerais-tu qu’un petit officier comme toi pourrait ôter l’arme d’un colonel de mon âge?» Ould Mohamed Vall recula, levant ses mains, en signe de capitulation.
Un de nos compagnons voulut tirer sur lui mais Kader intervint et l’en dissuada, sans plus de détails. Nous regagnâmes, une nouvelle fois, le bureau du chef d’état-major. Menaçant de nous exécuter, des unités de l’armée nous demandaient, de loin, de jeter nos armes. Ce que nous avions refusé. Maaouya nous conseilla: «Ils vont nous tuer tous, si vous ne rendez pas vos armes.» En réponse, nous avons engagé un accrochage intensif, avec les assaillants, à travers la fenêtre, jusqu’à ce que le bureau fut assombri par la densité de la fumée. Maaouya était à plat ventre, près de la porte du bureau.
Dans l’embrouille, il se projeta, soudain, hors du bureau. Kader se pencha pour le voir et déclara: «C’est fini, il est mort». C’était, je m’en souviens, un stratagème pour apeurer les officiers qu’on tenait, encore, en otages. Après des combats intensifs, les unités ennemies ont pu gagner du terrain, profitant de renforts qui leur ont permis de bien mener la bataille. Maîtrisant la situation, ils nous ont arrêtés.
On peut donc dire que le coup d’Etat a échoué pour trois raisons:
Des renseignements fournis, par les Algériens, à leur allié Haidalla, l’informant sur notre projet et son timing. Voilà pourquoi le comité militaire avait annulé sa réunion et quitté Nouakchott, pour bien se préparer à la riposte.
La seconde raison était que nous étions en effectif limité: moins de 10 éléments. Malgré cela, nous avons pu, grâce à notre courage et notre ferme volonté, mener notre attaque. Mais ceci ne suffit pas pour que gagnions un coup dont tout un Etat était avisé auparavant. Nous voulions éviter de faire couler le sang et ce fut une raison non moins importante.
Quel fut le sort des autres compagnons qui avaient rejoint la radio?
Il s’agissait d’une troupe commandée par Ahmed Salem. Comme je l’ai déjà évoqué, Ahmed Salem avait participé à l’opération de neutralisation du chef d’état-major. C’est lui qui avait pris d’assaut l’état-major, arrêté Maaouya, puis était parti à la Radio. Là, Ahmed Salem et ses compagnons se sont retrouvés encerclés par plusieurs unités.
L’engagement d’un combat contre tous ces assaillants signifiait carnage absurde et insensé. Je me souviens que Niang m’informa, alors que nous étions à Jreïda, qu’Ahmed Salem s’était abstenu d’attaquer les centaines de soldats positionnés autour de la Radio. Ahmed Salem, me signalait Niang, quelques jours avant le verdict, avait, pour des raisons stratégiques, jugé qu’une bataille perdue d’avance devait se perdre sans effusion de sang, d’autant plus, se rappelait Niang, que les victimes potentielles étaient des musulmans et des concitoyens.
Je tiens à rappeler, ici, qu’Ahmed Salem, officier courageux, était un fervent musulman. A ce titre, j’aimerais revenir sur une histoire qu’un officier, dont je tairai le nom, m’a racontée. Il était, m’a-t-il révélé, redevable à Ahmed Salem de sa vie. Il allait être, en effet, abattu par le lieutenant Niang n’eût été l’intervention d’Ahmed Salem qui gronda le lieutenant en ces termes: «Si l’atteinte de l’objectif est impossible, tuer une vie humaine est une chose idiote.»
Qu’en fut-il, de votre détention? Quelles furent les peines encourues?
Quand ils m’ont arrêté, ils m’ont transporté, avec Kader, à l’hôpital. Ils prétendaient que nous avions avalé des comprimés, pour nous suicider. A notre arrivée, un agent, dénommé Moustique, a essayé de nous abattre mais le médecin, un français, le lui a interdit, en lui rappelant que la déontologie de la médecine interdit cela.
A l’hôpital, il y avait également Doudou Seck, gravement blessé, que les autorités de l’époque emmèneront, quelques jours plus tard, et l’exécuteront, sans jugement, au mépris de toutes les lois et toutes les morales. Après l’hôpital, ils nous ont conduits à Jreida, vers 19 heures. Je me souviens que Mohamed Ould Lekhal nous rendait visite, assez souvent, pour demander si des forces marocaines étaient avec nous.
Ahmed Salem, Niang et les autres compagnons détenus à l’état-major de la Garde nous ont rejoints, par la suite. Nous avons été, alors, transportés à l’état-major de la gendarmerie pour l’enquête. Le 24 mars, ils nous ont ramenés à Jreïda, après avoir songé nous juger dans l’enceinte de l’ancienne maison des jeunes. Une idée sur laquelle ils sont revenus, arguant de raisons sécuritaires. En route vers Jreïda, ils ont nous ont cagoulés.
Le lendemain, le jugement eut lieu. La séance était présidée par Cheikh Ould Boida, assisté de Sao Samba, Ould Beïlil, Ahmed Ould Mbareck et d’autres. Je me rappelle que l’officier de la gendarmerie, Ahmed Ould Tolba Ould Brahim Ould Seyid, alors membre de la cour spéciale, avait refusé d’assister aux assises, parce que l’affaire concernait le jugement de membres de sa famille et de ses amis et qu’il ne pouvait y prendre part.
Notre défense était constituée d’un effectif important, notamment maître Yacoub Diallo, maître Hamdi Ould Mahjoub, maître Ahmed Ould Youssouf Ould Cheikh Sidiya, maître Brahim Ould Daddah, feu maître Mohamed Chein Ould Mouhammadou, maître Diagana et bien d’autres… Je me souviens que Kader et Ahmed Salem se comportaient, en sus de ce collectif de défense, en véritables avocats.
Ils affirmaient que s’il y avait des responsables, dans cette affaire, c’étaient bien eux et eux seuls, que ces jeunes n’étaient comptables de rien. Le verdict fut prononcé. La peine capitale prononcée à l’encontre de Kader, Ahmed Salem, Niang Salla et Douda Seck qui n’avait, pourtant, pas été jugé. Les autres compagnons ont encouru des peines à perpétuité, avec travaux forcés.
Comment tes compagnons ont-ils accueilli ce verdict ?
Feu Kader, nous a dit: «Nous vous avons laissé avec nos enfants et vous devrez continuer le combat, jusqu’à ce que la vérité soit rétablie.» Quant à Ahmed Salem, il déclara: «J’ai fait ce que j’ai fait, pour la Mauritanie, je ne le regrette pas, je suis au service de ma patrie, convaincu du destin qui m’attend.» Ce qui me fascine, chez Ahmed Salem, est qu’il fut capable de se plonger dans le sommeil, à la veille de son exécution. Cela nous paraissait surréaliste.
J’avoue que je n’ai jamais connu d’hommes aussi braves et aussi courageux que ces deux officiers, Kader et Ahmed Salem. Ils ont quitté cette vie, en emportant, avec eux, des valeurs perdues aujourd’hui. Ce jour-là, la Mauritanie a exécuté une certaine idée de l’honneur, une noblesse non feinte, un courage incommensurable, que seuls ces vaillants officiers incarnaient, véritablement. Quant aux compagnons, ceux qui sont restés en vie et ceux qui ont été exécutés, ils étaient conscients du sort qui les attendait.
Il est évident que quand on s’investit dans une opération de renversement de pouvoir, par coup d’Etat, on peut gagner l’endroit de la médaille, comme on peut prendre son envers. La frontière entre la trahison et la loyauté est si ténue, dans ce cas. Laissons les historiens donner leur verdict.
Sur qui auriez-vous jeté votre dévolu pour présider le pays?
Outre notre projet ambitieux, notre mouvement avait envisagé de confier la Présidence à Viyah Ould Maayouf. Vous avez, sans doute, vu l’émission ‘’Communiqué numéro 1’’, diffusée par la chaîne qatarie Al Jazeera, dans laquelle Haidalla a déclaré qu’il aurait pu vous gracier mais qu’il ne l’a pas voulu.
Qu’en dites vous ?
En vérité, il convient de souligner qu’aucun d’entre nous n’a sollicité grâce auprès de Haidalla. L’unique entité qui l’a demandée fut le collectif de la défense. C’était, bien entendu, son boulot, en tant que collectif constitué. Quant à nous, nous dédaignions solliciter Haidalla. Il est notoire, dans cette affaire, que d’aucuns avaient suggéré à l’épouse de feu Ahmed Salem Ould Sidi, Mana Mint Hbib Ould Ahmed Salem, de faire intervenir un chef religieux qui avait de l’influence sur Haidalla. Ce qu’elle a décliné.
Sa réponse est, aujourd’hui, connue de tous: «Haidalla», dit-elle, «n’accorde ni vie, ni mort. Seul Allah détient la vie et la mort». Elle ajouta: «L’Histoire ne lui retiendra, jamais, qu’elle a fait intervenir quiconque pour gracier le père de ses enfants.»
Pour ce qui est de l’émission, toute le monde s’accorde à reconnaître qu’elle fut, non seulement, ridicule mais, encore, concoctée de la manière la plus partiale. En somme, un ratage médiatique. Elle n’était ni objective, ni équilibrée, sans aucun souci de donner la parole à tous. Elle était faite, serais-je tenté de dire, à dessein, pour une raison qui m’échappe, et qui, je crois, vous échappe, à vous aussi, messieurs des médias. Je regrette qu’une chaîne aussi respectable qu’Al Jazeera puisse entretenir ce genre de production.
Certains milieux vous avaient accusés d’être suppôts d’une force étrangère, en l’occurrence, le royaume marocain.
Notre préparation au Maroc n’était guère fortuite. Il s’agit d’un pays ami de la Mauritanie, avec lequel nous entretenons des relations séculaires. Il est vrai qu’après la tentative de coup d’Etat, les milieux des renseignements de Haidalla ont alimenté les salons, en intoxications sur notre compte. La presse officielle qui était, rappelons-le, inféodée au système inique de l’époque, a même contribué à cette cabale, visant à ternir notre image et celle du projet que nous portions pour la Mauritanie.
Qu’est-ce qui n’a pas été véhiculé comme désinformation ! On a colporté le pire sur notre compte. On nous a, même, accusés de vouloir annexer la Mauritanie au Maroc. Ceci étant, nous ne regrettons pas d’avoir choisi, pour préparer notre affaire, le Maroc qui était, encore faut-il le signaler, un lieu éminemment stratégique, pour nous. Nous n’en éprouvons aucune honte, aujourd’hui. Au contraire, c’était un honneur, pour nous.
Il est connu de tous que les militaires, après 78, étaient partagés, quant à leurs opinions. Certains étaient jugés proches du Maroc, d’autres entretenaient des accointances avec l’Algérie: on situait Haidalla dans cette sphère. Certains officiers étaient alliés à la Libye, d’autre à l’Irak, d’autres étaient proches du Polisario. Pourquoi, donc, cette propension à prendre les choses à deux poids deux mesures?
De toutes les façons, les peuples arriérés réagissent, irrémédiablement, aux coups d’Etat, selon le même instinct. Les auteurs d’un tel éclat, réussi, sont, éternellement, des héros et des sauveurs. Ceux d’un coup d’Etat manqué sont accusés de tous les maux. Comme j’ai dit plus haut, seule l’Histoire juge, en fin de comptes, de toutes les péripéties d’une Nation.
CRIDEM

Le Polisario dénonce le blocage par la France de mécanismes onusiens de surveillance des droits humains au Sahara Occidental (officiel)

New York, 29/04/2010 (SPS) Le Polisario a dénoncé, mercredi à New York, le blocage par la France de mécanismes onusiens de surveillance des droits humains au Sahara Occidental, au cours des consultations préliminaires des membres du Conseil de sécurité sur la résolution qu’il doit adopter ce jeudi.
"Le Front Polisario dénonce fermement les efforts déployés par la France pour bloquer les propositions tendant à établir un mécanisme pour surveiller et protéger les droits de l'homme au Sahara occidental", a déclaré le représentant du Front Polisario à New York, M. Boukhari Ahmed.
e diplomate sahraoui a indiqué que Paris a travaillé "activement pour protéger le Maroc de toute inspection internationale sur ses violations graves et répétées des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental", alors que l’Espagne, par voix officielle, a confirmé à l'ONU, lundi, qu’elle "appuie la surveillance des droits humains dans le cadre du mandat de la MINURSO".
"Le rejet de la France des droits de l'Homme pour le Sahara occidental est en contradiction directe avec son statut auto proclamé comme l'un des fondateurs du mouvement moderne des droits de l'homme", a déploré M. Boukhari dans cette déclaration écrite, parvenue à SPS.
Il a en outre déploré que la France soit ainsi "dédaigneuse des opinions bien arrêtées d'un certain nombre de membres du Conseil de sécurité que l'ONU, qui veulent répondre aux préoccupations des droits humains au Sahara occidental d'une manière approfondie", estimant que par son vote contre les droits de l'Homme, la France vote "contre la résolution pacifique du conflit de 35 ans sur la décolonisation du Sahara occidental".
Pour le diplomate sahraoui, "les atteintes répétées du Maroc aux droits humains se sont multipliés à tel point qu'ils sont maintenant la principale pierre d'achoppement dans les négociations entre les deux parties au conflit".
Il a enfin déploré que la MINURSO est "la seule Mission de l'ONU, sans prérogatives de surveillance des droits humains dans le cadre de son mandat", révélant que dans un rapport de 2006, tenu secret par la France et le Maroc, l'ONU et le Haut Commissaire aux droits de l'homme ont recommandé que "la surveillance internationale des droits humains soit établie au Sahara occidental". (SPS)

Une délégation d'élus français attendus jeudi aux camps de réfugiés sahraouis

Camps des réfugiés sahraouis, 29/04/2010 (SPS) Une délégation d'une centaine d'élus français est attendue jeudi aux camps de réfugiés sahraouis, dans le cadre d'une visite de solidarité, apprend-on de source officielle.
Cette visite de solidarité comprend dans son programme une conférence au camp de Dakhla sur diverses questions, dont l'expérience démocratique et la coopération, les communes, le jumelage, les droits de l'homme en territoires occupés, et le rôle de la femme dans la gestion, selon la même source.

Elle coïncide avec la tenue de la 7ème édition du festival international du cinéma au Sahara occidental (FiSahara 2010), qui verra la présence de plus 500 participants, entre cinéastes, hommes politiques et représentants de médias, issus d'une dizaine de pays (USA, France, Grande Bretagne, Allemagne, Espagne, Autriche, Pérou, Algérie, et comme invitée d'honneur l'Afrique du Sud), a-t-on signalé.

La délégation d'élus français visitera également des institutions sociales et éducatives au niveau de camps de réfugiés sahraouis, et tiendra des rencontres avec les représentants d'associations et de certaines instances de la République Arabe Sahraouie Démocratique, selon la même source. (SPS)

La France bloque la surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental

Déclaration d’Ahmed Boukhari représentant du Front POLISARIO aux Nations Unies
New York, le 28 avril 2010 –Le conseil de sécurité s’apprête à examiner demain une nouvelle résolution destinée à prolonger le mandat de la MINURSO – la Mission des Nations Unies pour le Referendum au Sahara Occidental – Le front POLISARIO dénonce fermement les efforts faits par la France pour bloquer les propositions visant à établir un mécanisme de vigilance et de protection des droits de l’Homme au Sahara Occidental.
La France a œuvré activement pour protéger le Maroc de tout contrôle international sur ses abus graves et répétés des droits de l’homme en territoires occupés du Sahara Occidental. La première vice-présidente de l’Espagne, María Teresa Fernández de la Vega, a confirmé lundi dernier à l’ONU que l’Espagne est en faveur de l’inclusion de la surveillance des droits de l’homme au mandat de la MINURSO.
Le rejet par la France des droits de l’homme au Sahara Occidental est en contradiction absolue avec le statut affiché d’Etat fondateur du mouvement moderne des droits de l’homme. La position de la France est méprisante de l’avis soutenu d’un grand nombre de membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de la nécessité de répondre aux préoccupations sur la question des Droits de l’Homme au Sahara Occidental de façon substantielle.
Les atteintes aux droits de l’homme par le Maroc se sont intensifiées à un point tel que c’est maintenant la principal pierre d’achoppement dans les négociations entre les deux parties, le Front POLISARIO et le Royaume du Maroc.
Les actions de la France sont un vote contre les droits de l’homme et un vote contre la résolution pacifique du conflit qui dure depuis 35 ans pour la décolonisation du Sahara Occidental.
Les MINURSO est la seule mission actuelle des Nations Unies, dont le mandat ne comprend pas la surveillance des droits de l’homme. Dans un rapport de 2006, gardé secret par la France et le Maroc, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme lui-même a recommandé d’établir d’une surveillance internationale des droits de l’homme au Sahara Occidental.
Pour tout commentaire :
Ahmed Boukhari représentant du Front POLISARIO aux Nations Unies
Phone:  +1 212 661 8193
Email:  Ahmbk@aol.com
Statement by Ahmed Boukhari, Representative of the Frente POLISARIO to the United Nations

Une rencontre entre journalistes espagnols et sahraouis interrompue

M. Abi
Les autorités marocaines persistent dans les atteintes aux droits de l’homme commises contre le peuple sahraoui, innovant, à chaque fois, dans ces comportements hostiles.
Lautorités marocaines ont interrompu, samedi 20 décembre, vers 16h, la rencontre organisée entre un groupe de journalistes représentant des médias espagnols avec des défenseurs sahraouis des droits de l’homme, laquelle se tenait dans la maison de M. Ahmed Sbaii, membre de l’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’homme commises par le Maroc.
Les services de répression du palais royal marocain ont usé de la force et obligé les journalistes à sortir de la maison, prétextant l’interdiction de parler aux militants sahraouis.
La délégation espagnole, empêchée de rencontrer ces activistes des droits de l’homme sahraouis, était composée de MM. Enrique Rabec, de l’agence de presse espagnole «EFE», Trinitad Deribus du journal Diario Publico, Paola Rosas du réseau «El Coreo» et d’Irina Calvo de la station de radio «Cadena Ser».
Le lendemain, les forces de sécurité marocaines, dirigées par Abdelhaq Rabiâ, un des visages connus de la police marocaine, impliquées dans plusieurs séries de violations commises contre les citoyens sahraouis depuis les années 1980, ont interdit au correspondant du journal ABC, Louis Devega, ainsi qu’à Irina Calvo et Nicholas de la station de radio «Cadena Ser» de continuer leur rencontre avec le militant des droits humains Hammad Hammad, vice-président du comité pour la défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Ces derniers avaient, pourtant, une autorisation de filmer, fournie par les autorités marocaines, afin de couvrir l’arrivée de l’activiste Aminatou Haider. Des autorités qui ne respectent donc même pas une autorisation fournie par elles-mêmes.
Les membres de cette délégation espagnole ont été ainsi contraints de quitter la maison du militant sous la surveillance de la police.
Le jeune Indépendant

Un festival du cinéma par solidarité avec les prisonniers

Larbi Graîne
Le coup d’envoi du festival international du cinéma du Sahara Occidental dont c’est la 7 édition sera donné aujourd’hui jeudi au niveau du camp des réfugiés sahraouis dénommé «Dakhla» à 140 km au sud de Tindouf.
La manifestation, si elle se veut culturelle, revêt tout aussi un caractère politique et militant puisque les dirigeants du Polisario ont tout fait pour concocter un programme devant alerter la communauté internationale sur les violations des droits de l’Homme commises par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
En attendant l’ouverture officielle, la soirée de mardi a vu le lancement des travaux d’atelier ainsi que la projection de plusieurs films au niveau du cinéclub de la wilaya à l’intention du public local.
Les enfants ont eu aussi droit à leurs films; une séance leur a été consacrée hier alors que parallèlement, une exposition de photographies retraçant la lutte du peuple sahraoui pour le recouvrement de ses droits nationaux a été organisée sur le site abritant le festival. Un site, il faut le dire, qui donne l’allure d’une fête foraine. Des tentes sont dressées sur un plateau immense et sablonneux parmi lesquelles se sont incrustés d’immenses véhicules peinturlurés qui sont en fait des cinémas itinérants.
Les projections ont eu lieu sur des écrans géants en plein air. Les délégations étrangères ont commencé à affluer. L’arrivée de la petite-fille de Charlie Chaplin, dit Charlot, sera certainement l’attraction de cette manifestation. Des films algériens figurent au menu parmi des dizaines de films à contenu révolutionnaire émanant entre autres d’Espagne et d’Amérique latine. Aujourd’hui, jour de l’inauguration, une tribune de solidarité avec les détenus sahraouis dans les territoires occupés sera ouverte en présence des militants des droits de l’Homme.
L’expression cinématographique va ainsi faire jonction avec la militance pour le rétablissement des droits des peuples à disposer de leur destin et pour exiger la libération des prisonnniers sahraouis détenus dans les prisons marocaines.
Une partie de ces prisonniers, pour rappel, observe une grève de la faim depuis plus de 40 jours. Notons que le festival se poursuivra jusqu’au 2 mai avec à la clé un hommage à la militante Aminatou Haider qui sera fait en présence de la ministre sahraouie de la Culture, Khadidja Hamdi.

Le Midi Libre

Un tortionnaire marocain mort en état d'ivresse

Le policier Marocain qui torturait cruellement les Sahraouis depuis des années à El Aaiun, et dont vous avez pu lire le nom des centaines de fois dans les témoignages de femmes, enfants, jeunes, vieux... pour des actes les plus horribles, Aziz Anouch Touhima est mort. Un deuxième policier, du même genre, khalid Barakat est gravement blessé. Ils ont eu un accident de voiture... le premier était complètement ivre...
La nature ivrogne des tortionnaires du roi Mohamed VI a fini par les tuer! Le destin ne pouvait pas faire mieux!
Les amis Sahraouis disent qu'on ne peut se réjouir de la mort d'un homme... cela fait néanmoins un adepte légalement autorisé à la torture de moins! Mais le problème, c'est qu'au royaume désenchanté du Maroc, les tortionnaires ne manquent pas. Demandez à n'importe quel marocain s'il veut bien torturer un sahraoui. Il le fera avec tout le plaisir du monde. Cela fait partie de la "fraternité" entre les deux peuples du Maroc et du Sahara occidental.
On dit que le chien est beaucoup plus obéïssant envers celui qui le maltraite. Le Maroc en est le meilleur exemple. Les marocains, plus ils sont réprimés, plus ils baisent la main de leur roi

Maroc. Cette culture du desespoir...!!!!

Des grèves de faim
un peu partout
des enseignantes
des chômeurs
des...
les détenus
je comprends
pas d'autre manière de s'exprimer
mais que le seul moyen de revendiquer
le seul moyen de lutter
devient le suicide!!!
c'est alarmant
des groupes se forment
pour des revendications immédiates
une fois leur but atteint
ou une fois désespéré
ça se disperse
on ne parle plus de projet societal
on ne parle plus de lutte organisée
avec des objectifs clairs
on ne parle même plus solidarité....
et le makhzen poursuit
ses projets
de plus d'appauvrissement
de plus de marginalisation
de plus d'avilissement
de ceux qui jadis
parlaient au nom du peuple!!!!!
jamais les prix n'ont été aussi chers
ou walou
jamais les projets de loi les plus reacs
ne sont passés si facilement
jamais vu une telle passivité
même dans les pires moments
de la répression claire et directe...
pas de boussole
même à l'état embryonnaire
pour éclairer la route
des tentatives par ci par là
vite avortées
des sacrifices énormes
peu ou pas de résultats.....
on s'est tous amusé longtemps
à discréditer le politique
que ça nous revient en plein figure!!!!!
on ne s'organise plus
pour le long terme
on ne s'organise plus
contre des politiques de destruction de tout un peuple
on s'assemble momentanément
et bslama
et ça donne ça
ces femmes seules agonisant
pour un simple droit:rassemblement familial
des ex détenus dont les corps ont été assez mal menes dejà
en greve de faim
pour un simple droit
même plus:un engagement de l'état:réintégration!!!!
des diplômes chômeurs tentant la mort pour avoir droit à la vie
souvenez vous
ceux qui voulaient se bruler vifs
ceux qui voulaient se jeter des toits des ministères...
et ça derange en quoi le makhzen???
je mepose et vous pose la question 
Samira

Il faut que...vieillesse passe. Un croulant à la tête du parlement au Maroc

Contre toute attente et obtenant l'adhésion de tous les partis de la place, majorité comme opposition, Abdelwahid Radi, 78 ans et plus ancien parlementaire du monde ( plus de 50 ans au parlement de Rabat ), vient d'être élu haut la main au perchoir de la chambre.
Ce signal est on ne peut plus clair à l'attention de la jeunesse marocaine ( près de 55 % des Marocains ont aujourd'hui moins de 30 ans ).
Les vieux et les malades ne laisseront pas la place...Et dire que Radi, ministre de la justice sortant et ...sorti par le Roi Mohamed VI récemment, est "socialiste".
Je précise : socialiste caviar. Puisque le nombre de terres cultivables et lotissables dans la région de Kénitra et du Gharb de manière générale, qui appartiennent à ce politicien croulant, s'étendent sur une bonne partie de la région du Gharb
A telle enseigne que certains journalistes n'hésitent pas à l'appeller Abdelwahid El Aradi ( El Aradi : les terres ).
De son coté, son alter égo, le vieillard socialite " oeuf d'esturgeon " , le camarade Mohamed El Yazghi, secrétaire général à vie de l'USFP, et ministre sans portefeuille du gouvernement du malade et vieillard Abbas El Fassi, a posé un acte d'un courage jamais relevé dans le chef d'un parti de " gauche " au Maroc...
Il a placé son fils Ali, à la tête de Chabiba El Ittihadiya ( La jeunesse unioniste ).
Des fois qu'il devait un jour passer l'arme à ...gauche, le fiston est là pour assurer la relève.
Ce qui est inoui réside dans le fait que ce ne sont plus les présidents des " républiques despotiques de ce monde arabe moribond " qui désignent de leur vivant, leurs fils pour leur succéder ( Assad, Kaddafi, Moubarak ) mais ce sont les dirigeants des grands partis qui créent les fonctions d'héritiers de leurs trônes...
Rappelons que le fils de Yazghi avait été en septembre 2007, parachuté à Tanger pour prendre la tête de la liste du parti de son papa lors des élections législatives.
Non seulement il n'a pas réussi à se faire élire à la chambre des vieux croulants, mais a fini par vider la section tangéroise de l'USFP de toute sa substance.
Puisque la plupart des militants ont quitté la maison, dégoûté par les pratqiues staliniennes du père Yazghi.

Le collaborationnisme de Mohamed VI avec l'Etat sionniste dévoilé

Enfin, les arabes commencent à se rendre compte du rôle négatif joué par le Maroc sur la scène arabe. Après les trahisons dans les guerres prédédentes (Hassan II livrait tous les renseignements nécessaires aux israéliens pour se protéger contre toute attaque des arabes) voilà le secrétaire général du Conseil Supérieur des Antiquités égyptien qui met les points sur les "i". M. Mokhtar Kasbani vient de déclarer que le Maroc est responsable de la judaïsation de Jérusalem.
La complicité du roi Mohamed VI avec la lobby sioniste n'est plus un secret pour personne, sauf pour certains marocains qui voient en lui le "Messie" .
Le président du Comité d'Al-Qods a été démasqué. En réalité, c'est un traître à la cause des palestiniens.
Kasbani a ajouté que le monde arabe doit retirer le dossier du Qods du Maroc, parce que c'est le pays qui a quatre juifs dans son gouvernement et dont la position est faible envers la cause palestinienne. 
Comme la femme trompée par son mari, les marocains seront toujours les derniers à connaître la vérité.

A quoi sert la MINURSO au Sahara Occidental?

En recevant, vendredi au siège de l'ONU, la délégation sahraouie conduite par le président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, M. Ban Ki-moon s'est déclaré «préoccupé et inquiet» des violations des droits de l'homme perpétrées à l'encontre des militants et de la population sahraouie au Maroc et en territoire occupé. Il était temps que le secrétaire général de l'ONU élève la voix pour exprimer sa désapprobation que dénoncent faits et preuves à l'appui de nombreuses organisations humanitaires, dont certaines dépendantes de l'institution onusienne qu'il dirige. Ce qui n'est pas pour autant suffisant de sa part, d'abord eu égard à ce qui se passe au Sahara Occidental en terme de violence et de répression qui se sont abattues sur le peuple sahraoui. Et d'autre part parce que l'ONU a une responsabilité directe concernant la protection et la sauvegarde de ce peuple. Responsabilité qui découle de son engagement à lui garantir l'exercice du droit à l'autodétermination, base sur laquelle elle a obtenu en 1990 que le POLISARIO, son représentant politique légitime, accepte d'observer la trêve armée avec l'occupant marocain et l'ouverture de négociations de paix avec celui-ci sous l'égide onusienne. Or si l'ONU s'en tient au principe du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, elle n'a rien fait qui empêcherait l'occupant marocain de recourir à la répression et à la violation des droits de l'homme pour tenter d'obliger le peuple sahraoui à renoncer à ce principe. C'est ce que le président Mohamed Abdelaziz s'est chargé de faire savoir à Ban Ki-moon. Son intervention se situe à quelques jours du vote par le Conseil de sécurité d'une résolution pour prolonger le mandat de la Mission des Nations unies au Sahara Occidental (MINURSO). Par cette démarche, le président sahraoui veut que l'ONU mette fin au simple rôle d'observateur dont a été investie cette MINURSO. Il est en effet temps qu'elle soit également impliquée dans la protection du peuple sahraoui contre la répression qui s'est abattue sur lui. Il est tout de même inacceptable que parce qu'elle n'a pas mandat pour cela, cette mission onusienne entretienne la fiction d'une médiation onusienne que les autorités marocaines discréditent en violant les droits de l'homme sous ses yeux. Abdelaziz a tout à fait raison d'avoir rappelé au secrétaire général de l'ONU que son organisation a la responsabilité de protéger son peuple contre l'occupant marocain. Ce qu'elle peut faire en élargissant les prérogatives de la MINURSO en la dotant d'un mécanisme de supervision des droits de l'homme. Et surtout qu'elle a celle de mettre un terme aux dérobades et diversions que multiplient les autorités marocaines pour tenter d'évacuer des négociations le principe d'autodétermination qui permettrait au peuple sahraoui de choisir librement entre l'indépendance et l'intégration au Royaume. A s'en tenir à la seule désapprobation, Ban Ki-moon et l'ONU enverraient le mauvais message à Rabat, qui est que la communauté internationale n'est pas fermement résolue dans le cas du Sahara Occidental à faire respecter ses engagements et ses obligations. Avec le risque que devant cette impasse, le POLISARIO, en communion avec son peuple, renonce à cette situation de fausse paix, en échange de laquelle la population sahraouie n'a obtenu que déchaînement de la répression et aggravation de ses conditions en terme de droits et de liberté.
Le Quotidien d’Oran, 27/4/2010

RASD, LA JUSTICE SANS LA GUERRE? DE JOSEP LUIS PENADÈS. Des images qui ne mentent pas

Une foule considérable était présente au cinéclub de Dakhla (Sahara occidental) dans la soirée de mardi dernier, composée de la presse étrangère et algérienne et de visiteurs espagnols fidèles au Festival international de cinéma du Sahara occidental qui débutera aujourd’hui, jeudi 29 avril, dans le camp de réfugiés de Dakhla.
Le documentaire prend comme point de départ l’histoire d’un jeune Sahraoui, émigré en Espagne depuis huit ans, qui ne voit d’autre solution au conflit saharo-marocain que la guerre.
Au fil des 52 minutes de la durée du film RASD, la justice sans la guerre ?, des images déferlent, honnêtes et parfois choquantes, témoignant des souffrances du peuple sahraoui depuis 1975. Des photos de militants et de manifestants sauvagement torturés et des vidéos clandestines montrant des manifestations pacifiques durement réprimées par la police marocaine dans les territoires occupés, notamment pendant la révolte pacifique de 2005 à Laayoun, sont autant de preuves tangibles incriminant la politique répressive des autorités marocaines.
Pour mieux appuyer son propos, le réalisateur recueille ici et là les témoignages de citoyens sahraouis vivant dans les territoires occupés ou dans les camps de réfugiés de Tindouf. Pour les jeunes exilés dans leurs propres terres, la plus atroce des tortures qu’ils puissent subir est de ne point avoir accès à l’éducation.
A Laayoun, comme dans toutes les villes sahraouies sous autorité marocaine, le droit à la scolarité leur est confisqué presque systématiquement. Quant aux réfugiés sahraouis des camps du 27-Février, de Dakhla, de Smara et d’Auserd, bien que vivant dans des conditions lamentables (sous-alimentation, pauvreté, pas électricité, pas de gaz de ville…), ils ne luttent pas moins pour l’indépendance de leur pays.
Le retour à la terre des ancêtres est leur seule obsession et la liberté leur unique objectif. Pour ce faire, ils sont prêts à endurer le calvaire quotidien d’une vie dénuée du moindre confort afin que les instances internationales et les gouvernements occidentaux puissent voir dans quelles conditions inhumaines l’occupation marocaine les contraint à vivre.
Le combat est sans merci, la vie n’est jamais rose et les enfants ne sourient que rarement, mais une volonté d’acier et une foi inébranlable font la force et la raison de vivre de ces exilés. Le documentaire de Penadès est, comme tant d’autres œuvres cinématographiques favorables à l’autodétermination des Sahraouis, un énième appel au monde occidental pour qu’il se décide enfin à intervenir dans cette innommable tragédie humaine. L’attente, l’espoir et la déchirure que vivent des familles séparées depuis plus de trente années se passent de commentaire.
Le réalisateur exclut la voix off et préfère donner la parole aux victimes des tortures, aux réfugiés et aux citoyens sahraouis vivant sous autorité marocaine.
L’image et la voix tremblante d’une jeune fille racontant les supplices vécus dans les geôles marocaines sont de loin plus éloquentes, plus touchantes et plus réelles que les discours politiques et les promesses onusiennes jamais tenues.
De notre envoyée spéciale au Sahara occidental Sarah Haidar

Subversion terroriste dans la région : Le GSPC au service du makhzen

Par M. Abi
L’aide que le Maroc accordait aux groupes islamiques armés (GIA) au début des années 1990, comme l’a révélé Abdelhak Layada, premier «émir» national de cette organisation, semble bénéficier aujourd’hui au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). L’organisation a changé de nom, mais pas les dessous de cette «coopération» qui a pour buts de mettre à mal l’Algérie et de saper les efforts qu’elle fournit pour la stabilité de la région du Sahel. Par ricochet, cette collusion d’intérêts sert à perpétuer la colonisation du Sahara occidental. Des convergences entre le Maroc et le GSPC, malgré leur caractère confidentiel, trahissent cette «coopération» qui arrange les intérêts des deux parties.
Des observateurs avertis de la scène sécuritaire citent l’exemple de la menace proférée récemment par le GSPC contre l’Afrique du Sud, qui, pourtant, n’a jamais attaqué l’islam.
Le GSPC, qui n’a jamais revendiqué un attentat terroriste perpétré au Maroc, se couvre derrière l’événement qui se déroulera dans le pays de Nelson Mandela pour menacer ce pays. Selon les observateurs, le dossier sahraoui n’est pas étranger à ces menaces.
En effet, l’Afrique du Sud reconnaît depuis 2004 la RASD et lui apporte un soutien politique important. Les observateurs soulignent également la facilité avec laquelle le GSPC réussit à se procurer et à faire transiter des armes à partir du Maroc pour les utiliser dans ses attentats en Algérie.
Cela s’ajoute à l’interaction entre le terrorisme et le trafic de stupéfiants dans la région du Sahel et la facilité avec laquelle des narcotrafiquants marocains inondent le territoire algérien en quantités importantes de drogue.
La collusion d’intérêts entre le Maroc et le GSPC est étayée par d’autres indices, et pas des moindres. Les autorités marocaines tentent, par tous les moyens, de faire croire que le Front Polisario est lié au GSPC. C’est ainsi que le Maroc a tenté de lier le Front Polisario à l’attentat terroriste perpétré par le GSPC contre la caserne militaire mauritanienne de Lemgheity. L’hebdomadaire marocain le Journal hebdomadaire a démonté cette calomnie et les autorités marocaines ont mis sous scellés cette publication.
Cette convergence d’intérêts entre le Maroc et le GSPC sape les efforts de paix dans la région du Sahel et œuvre à entretenir cette organisation criminelle pour faire du mal à l’Algérie et à la région toute entière.
Le Jeune Indépendant


Les «Tom et Jerry» de l’Atlas

M. Z. (mohamed_zaaf@yahoo.fr)
Dans le coin, le Maroc est le seul pays où le terrorisme ne frappe pas, n’agit pas, l’hiver, il hiberne, l’été il part en vacances.
Les manœuvres militaires maroco-américaines, «Lion de l’Atlas» qui se tient annuellement depuis 2005 dans le royaume du Maroc, a été entreprise hier pour durer plus d’un mois. Elles engloberont près de 900 soldats américains dans la région de Tan-Tan, située juste au-dessus des limites frontalières du Sahara occidental et qu’on disait, dans le temps, prête à abriter le fameux commandement de l’Africom. A quoi peuvent-elles servir ? Pas à grand-chose sinon à contenter les troufions du voisinage, ils pourront bouffer à satiété tout le temps que durera la manœuvre. Le Maroc a des superflics qui vous enrayent tous les projets terroristes dès qu’ils sont au stade de l’intention. Depuis un bout de temps, on y enregistre régulièrement des arrestations par dizaines sans qu’aucun attentat soit commis. Dans le coin, le Maroc est le seul pays où le terrorisme ne frappe pas, n’agit pas, l’hiver, il hiberne, l’été il part en vacances. Une bizarrerie qui n’a pas échappé au professeur espagnol Carloz Ruiz Miguel. Un observateur averti de la région du Maghreb occidental qui récemment notait pertinemment une «convergence d’intérêts» entre l’AQMI et le Maroc. Alors que le Maroc a toujours prêté au Polisario de solides desseins terroristes, essayant d’accoler coûte que coûte à l’activité terroriste sahélo-saharienne le nom de ce mouvement dont la lutte de libération est l’une des plus propres que connut le monde. Une propagande venimeuse qui reste en verité sans impact, mais que le ministre sahraoui M. Mohamed Lamine Bouhali a tenu à démentir. Dans une interview au journal Al Mouatan, l’homme révèle avoir abordé la situation sécuritaire régionale avec l’émissaire onusien Christopher Ross et dit l’avoir tranquilisé, la culture de la société sahraouie n’ayant rien de commun avec le terrorisme et que sa réalité ne prête pas le flanc à l’infiltration. Mais refuser de verser dans le terrorisme, d’épouser ses méthodes ne veut pas dire se complaire dans l’immobilisme, estime l’homme. Et si jamais les hostilités reprenaient, «nous porterons la guerre à l’intérieur du Maroc», avertit-il. Ce qui n’est pas du tout irréalisable puisque cela eut déjà lieu en 1979, précisément à… Tan-Tan.
 

L’OMDH l’a confirmé hier : Les détenus sahraouis ont arrêté leur grève de la faim

Cinq détenus sahraouis qui observaient une grève de la faim depuis le 18 mars dans la prison de Salé (ville jumelle de Rabat) « ont arrêté leur mouvement », a annoncé hier à Rabat l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH, indépendante).
« Les cinq grévistes ont arrêté mardi en fin d’après-midi leur mouvement », a déclaré à l’AFP Amina Bouayache, présidente de l’OMDH. Pour sa part, le sixième détenu sahraoui avait déjà arrêté, il y a plusieurs semaines, sa grève parce « souffrant de diabète ». Un de leurs avocats, Mohamed El Habib Erguibi, a confirmé hier que les six détenus « ont arrêté mardi en fin d’après-midi la grève de la faim » à Salé. L’OMDH a récemment appelé les grévistes de la faim « à cesser leur mouvement de protestation » et demandé à ce qu’ils puissent « bénéficier de la liberté provisoire le temps que durera le reste de l’instruction conduite par un magistrat ». Le journal Bayane Al Youm (gauche) a annoncé hier la fin de la grève de la faim en évoquant la possibilité que les activistes sahraouis soient jugés « en liberté provisoire lors de leur procès ».
Ces derniers réclament des autorités judiciaires qu’elles fixent le « plus rapidement possible la date de leur procès ou qu’elles les libèrent ». Les six activistes, ainsi qu’une femme qui a récemment bénéficié de la liberté provisoire, avaient été arrêtés en octobre à Casablanca, à leur retour d’une visite aux camps des réfugiés de Tindouf. Le parquet les considère comme des ressortissants marocains et les accuse de « trahison et d’intelligence » avec l’étranger.
EL WATAN











Réponse du CODESA à la déclaration de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (OMDH) publiée le 20 mars 2010

Réponse du CODESA à la déclaration de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (OMDH) publiée le 20 mars 2010
Le bureau exécutif du CODESA a suivi avec une vive préoccupation les informations à propos de la visite rendue par l’OMDH aux prisonniers Sahraouis d’opinion détenus dans la prison de Salé au Maroc.

Après une lecture attentive de la déclaration publiée par l’OMDH le 20 mars, et après avoir contacté les familles des prisonniers, le CODESA conclut ce qui suit :
- La rencontre avec les défenseurs Sahraouis s’est déroulée en présence du directeur adjoint le la prison, Abdelaziz Twabet, et des membres de l’OMDH, Amina Bouaayche, Said Elbakri et Mustapha Znadi.
- Les prisonniers de conscience ne sont décrits comme défenseurs des droits de l’homme, ni nommés, comme s’ils étaient anonymes. Ils sont simplement décris comme « aux citoyens qui ont visité l’Algérie et « ont été accusés d’espionnage pour l’étranger » »
- La déclaration de l’OMDH parle de l’amélioration des conditions des prisonniers et de leur reconnaissance pour cela.
Toutefois, pour des raisons inconnues, l’OMDH ignore des questions importantes que nous citerons ci-dessous :
- Enlèvement : les défenseurs Sahraouis ont été enlevés par les voitures de la police dans l’aéroport à leur sortie de l’avion, loin des yeux du public, conduits vers un lieux inconnus sans informer leurs familles. Ce n’est qu’après des pressions d’organisations des droits de l‘homme qu’un communiqué officiel a été publié admettant que les prisonniers étaient aux mains de la police.
- Les conditions de l’interrogatoire : le groupe des sept défenseurs se sont déroulés dans un lieu inconnu, dont ils ont découvert par la suite que c’était le centre de police judiciaire de Casablanca, au Maroc.
- Pendant trois jours, ils ont été constamment interrogés par les différents groupes de sécurité. Ils étaient les yeux bandés et les mains menottées dans des cellules individuelles. Certains d'entre eux ont été menacés, insultés et humiliés avant d’être présentés au procureur général du roi à Casablanca.
- Torture: isolement et poursuite de l'interrogatoire pendant huit jours (plus que ce qui est habituel), exercice
d’une grande pression psychologique sur le groupe, qui a finalement conduit aux troubles psychologiques dont la seule femme défenseur au sein du groupe a souffert dans sa cellule individuelle. Les autorités Marocaines ont alors dû la laisser sortir provisoirement.
-Mauvais traitements infligés en prison : les sept défenseurs ont souffert de diverses « mesures punitives » au cours de la période du 11 octobre au 23 février 2010 (Par exemple, incarcération dans des cellules individuelles de prisonniers de droit commun, appelé ''El Kashou'' dans le dialecte marocain, (le cachot) = très petits pièces isolées manquant d'air et de lumière.
Agressions continuelles: Avant, pendant et après l'enlèvement des défenseurs, il y a eu une grande campagne des médias les condamnant et les décrivant comme des « traîtres ». Cela s’est concrétisé par les attaques contre eux dans la prison. Par exemple, Dagja Lachgar a été agressée (coups et insulté) à diverses occasions par les femmes prisonnières de droit commun, qui a aggravé son état psychologique et l’a empêchée de dormir, en plus des hallucinations.
- Les familles des défenseurs : les parents des défenseurs ont été maltraités lors de leurs visites. Par exemple, Salka Dahane, la soeur de Brahim Dahane, a été arrêté le 23 octobre 2010 et insultée alors qu'elle était rendait visite à son frère dans la prison de Salé.
- La procédure: La procédure ont été falsifiée pour inclure des accusations et des conclusions que les défenseurs ont nié totalement devant la cour.
-La privation de récréation, journaux et les livres: Tout le groupe a été privé de leur droit au quotidien de récréation, de l'accès aux journaux et aux livres. L'administration pénitentiaire a confisqué tous les journaux et les livres apportés par leurs familles.
La période suivant le 23 février 2010 : Cette période a été caractérisée par la réaction positive de l'administration pénitentiaire envers certaines des revendications des défenseurs, mais il leur est toujours refusé le droit de visites libres, les soins médicaux, la réception des lettres envoyées par les organisations internationale, et l'enquête sur la plainte déposée suite à l'agression dont ils ont été l’objet par trois employés de la prison.
En bref, il semble évident que l'OMDH voulait se concentrer sur la période postérieure au 23 février, et ignorer certaines violations graves dont ont souffert les défenseurs Sahraouis des droits humains.
Ayant à l'esprit la position d’organisations internationales des droits de l'homme comme Amnesty International, Human Rights Watch, Frontline, l'AMDH, qui considèrent le groupe des sept défenseurs comme « Prisonniers de conscience », le bureau executif du CODESA souligne que l’OMDH peut avoir été soumis à la pression des medias et de déclarations officielles marocaines, afin de ne pas considérer les défenseurs comme Prisonniers de conscience.
Le bureau exécutif du CODESA
El Aaiun, Sahara Occidental, le 17 avril 2010.
En dessous, la déclaration l’Organisation Marocaine Des Droits Humains (OMDH) sur la visite aux citoyens détenus dans la prison de Salé.

Déclaration de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (OMDH) sur la visite aux citoyens détenus dans la prison de Salé.

Un groupe de membres de l’OMDH dont : Amina Bouayache, la présidente de l’organisation, Said Elbakri et Mustapha Znaidi, membres du bureau national, ont rendu visite vendredi 19 mars 2010 aux citoyens qui ont visité l’Algérie et « ont été accusés d’espionnage pour l’étranger » et qui sont maintenant dans la prison de Salé.
La visite était :
- une application de la décision du conseil national en octobre 2009 concernant le suivi et l’observation du procès,
- en réponse à la demande de visite et déclaration des prisonniers eux même
- pour faire une équipe de travail du bureau national, pour observer le procès.
Le groupe a rencontré le directeur de la prison, qui a donné des informations sur les conditions des prisonniers, et les efforts fait pour améliorer leurs situations. Le groupe a rencontré les prisonniers eux mêmes, qui ont reconnu une amélioration sensible de leur conditions de détention dans ce sens :
- la cellule est (maintenant) assez grande pour eux tous, et ils ont accès à l’eau chaude.
- ils ont accès aux journaux, la radio et la télévision qui diffuse les chaînes TNT
- les visites des parents et frères et sœurs est garantie, ainsi que la récréation qui est autorisée durant toute la journée.
- les prisonniers ont nié avoir été sujet de quelque sorte de torture physique lorsqu’ils étaient au poste de police, excepté certains cas de violence verbale.
Les prisonniers ont commencé une grève de la faim illimitée le 18 mars, pour les demandes suivantes :
- extension de l’autorisation de visites aux amis
- l’autorisation de cuisiner eux-mêmes
- téléphoner sans surveillance
- l’instruction de leur plainte sur le comportement de trois employés de la prison à leur égard
- recevoir les courriers des organisations internationales
- accélérer le procès ou les libérer
Pour des raisons humanitaire et de droits de l’homme, l’OMDH appelle :
- au contrôle médical des prisonniers pour garantir leur sécurité physique et leur droit à la vie
- à l’instruction de la plainte contre les employés de la prison
- à la réalisation des revendications matérielles
- à fixer la date du procès
le bureau national,
le 20 mars 2010

Organisation Marocaine Des Droits Humains (OMDH)
8, rue Ouargha Résidence Volubilis, Appartement 1 Agdal Rabat, Maroc
Tel: (212)-37-77-00-60 Fax:(212)-37-77-46-15
E-mail: contact@omdh.org, contact_omdh@yahoo.fr Site Web : www.omdh.org

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