Terrorisme d'Etat au Maghreb

Dans l'appelée "Affaire Belliraj", se trouvent 35 inculpés et condamnés. Parmi eux: Moustapha Al Moatassim (condamné à 25 ans de prison) et Mohamed Amine Al Rakala (25 ans de prison), président et porte-parole du parti al-Badil al-Hadhari (Alternative citoyenne); Mohamed Al Marwani, le président du parti al-Oumma (25 ans de prison); Al-Abadelah Ma'a El Aïnine, dirigeant du Parti de la Justice et du développement (20 ans de prison); Hamid Nejibi, membre du Conseil National du Parti Socialiste Unifié (2 ans de prison), et Abdelhafidh Sriti, journaliste d'al-Manar TV (20 ans de prison). Le citoyen belgo-marocain Abdelkader Belliraj, éminent collaborateur des services de sécurité belges et principal inculpé dans ce procès, a été condamné à perpétuité.

Le rapport de la Commission arabe des Droits Humains, la déclaration de Human Rights Watch et la conclusion des Services de Sûreté de l'Etat Belges ne laissent aucun doute sur l'innocence des condamnés : "...la Cour n'est pas parvenue, malgré un an et demi d'audiences successives, à prouver quelconque accusation à l'encontre de ces prisonniers, dont M. Abdelkader Belliraj, ... et certains des prévenus ont fait l'objet de poursuites pour le simple fait d'avoir eu des relations avec lui... Les prévenus ont insisté devant la Cour, qu'ils ont été soumis à des interrogatoires musclés et des aveux obtenus sous la torture au centre secret de la police politique de Temara...". Le dossier de l’accusation est vide. Rien ne justifie que Belliraj et les autres restent en prison.

Ne pouvant pas justifier les violations des droits de l'homme, le manque de liberté d'expression, la fraude aux élections, la corruption, le Maroc a besoin de créer des terroristes pour se présenter aux gouvernements européens et aux Américains comme le rempart contre le terrorisme. Son message : « Nous emprisonnons tous ceux qui peuvent constituer un danger pour vous. Vous devez nous y aider. » C’est ainsi que Rabat parvient à gagner le soutien de l'Occident.

Nous sommes face à un terrorisme d’Etat. Le comble est que cet Etat est soutenu par des pays, des parlementaires et des personnalités européennes qui vantent la réussite économique du Maroc et le fait que ce pays est un rempart contre le terrorisme au moment où le pays est un véritable terreau du terrorisme à cause de la répression, la corruption, la pauvreté et l'analphabétisme qui touche près des ¾ de la population.

Au niveau régional, les visées hégémoniques du Maroc, ses guerres contre les voisins, ses tensions internes et la nature autoritaire de son régime sont les facteurs principaux de déstabilisation et d'insécurité au Maghreb et au Sahel. Le régime marocain a tout à gagner dans un Maghreb déstabilisé par le terrorisme. En ce sens, Rabat n’a jamais raté une occasion pour affaiblir l’Algérie, particulièrement au plus fort de la décennie sanglante où les armes et les munitions qui arrivaient aux maquis terroristes transitaient avec la bénédiction des autorités marocaines par les frontières de l'ouest. Des preuves accablantes révèlent l'existence d'un complot visant la déstabilisation de toute la région et de l'Espagne. La chronologie des attentats de Madrid en 2004 qui ont bouleversé la politique espagnole par rapport à son ancienne colonie, continuent à soulever des questions sérieuses, surtout si l'on tient en compte que toute la politique marocaine est conditionnée par la situation dans le conflit du Sahara Occidental, appelé par les autorités de Rabat "première cause nationale sacrée".

Le pouvoir de nuisance du Maroc ira en s'aggravant et sera tenté par la fuite en avant au fur et à mesure qu'il constatera qu'il est dans une impasse dans les dossiers vitaux, le Sahara Occidental et l'image du Maroc pour obtenir le statut avancé avec l'UE.

Cette vérité ne sera pas couverte par la propagande qui pointe du doigt l'Algérie pour son soutien au Front Polisario et au peuple sahraoui. Le Maroc est aussi soutenu par des pays puissants tels que la France. Cette propagande est poussée par la jalousie envers un pays dont la victoire contre le fléau terroriste et sa renaissance fondée sur sa politique de réconciliation a fait basculer le rapport des forces pour s'élever au rang de véritable puissance régionale avec une réelle capacité stratégique et opérationnelle pour sécuriser non seulement la région du Maghreb mais aussi le Sahel.

L'Algérie a toujours été à la hauteur de ses responsabilités dans les conflits des pays voisins originé par la rébellion des touaregs et elle est le seul Etat de la région ayant les moyens et la détermination nécessaires pour combattre les risques d'insécurité et de déstabilisation en Afrique. À ce titre, rappelons les accords de paix signés en 1996 au Niger, sous le parrainage de l’Algérie, rétablissant le calme dans la région. Ou encore le rôle de premier plan d'Alger, en mars 1995, à Tombouctou, au Mali. Dans les deux pays, des rebelles ont été intégrés dans l’armée régulière. Citons également dans ce sens la médiation algérienne qui déboucha sur un accord de paix signé le 4 juillet 2006.

Ainsi, le principal facteur de déstabilisation est et restera la monarchie marocaine aussi bien au niveau du Maghreb qu'en Afrique où il entretient des relations étroites avec les régimes les plus sanguinaires du continent (Gabon, Guinée Equatoriale, Congo, Niger…)

Tant que le Maroc ne respecte pas les frontières de ses voisins, de tous ses voisins, personne ne croira à son rôle dans la stabilité dans la région et le réveil de vieux démons liés au projet du Grand- Maroc, auquel le palais royal n’a pas renoncé, peut encore le pousser à revendiquer une partie des territoires algériens, mauritanien et malien.
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Les Îles Malouines et le Sahara Occidental, deux territoires non-autonomes

Les différents opposants Argentins et Britanniques sur la question de l’appartenance des îles Malouines se sont récemment ravivés après que le Royaume Uni ait annoncé son intention de lancer une campagne de prospection pétrolière sous-marine dans les environs de l’archipel. Ce conflit géoéconomique n’est pas sans rappeler d’autres situations comme celle du Sahara Occidental où les facteurs communs sont importants :

Dans les deux cas, l’Argentine et le Maroc revendiquent un droit de souveraineté.

En 1982, la junte militaire argentine désireuse de redorer son blason par une action d’éclat extérieure a décidé d’envahir l’invasion du petit archipel. L’invasion argentine fut très vite repoussée par la Grande-Bretagne dans une guerre qui avait fait près de 1000 morts. En 1975, le roi Hassan II avait besoin d’éloigner la menace de l’armée, se donner une "cause" pour gagner le soutien des partis d’opposition et trouver une nouvelle source de liquidités pour s’affirmer en tant que puissance dans une époque où la guerre froide faisait rage. Dans ce but, il décida l’invasion de la colonie espagnole du Sahara Occidental dans une guerre qui s’est soldé de la mort de plus de 30.000 soldats et 2500 prisonniers marocains.

Mais la comparaison s’arrête là car la situation est très différente. D’abord parce que, dans les Iles Malouines, la confrontation militaire était entre forces argentines et britanniques, alors qu’au Sahara Occidental, après le retrait espagnol, la confrontation a eu lieu entre l’envahisseur et la population du territoire revendiqué.

A l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’ONU, Ban ki-moon, le ministre des affaires étrangères argentin a déclaré que son pays "n’autorisera jamais le recours à la force pour reprendre les îles". Ces déclarations faites 28 ans après la Guerre des Malouines, constituent la preuve d’une évolution honorable dans la façon de penser de l’Etat argentin.

Par contre, au Maroc, 34 ans après, les mentalités et les doctrines n’ont guère changé. La conquête brutale et la population autochtone passée au fil de l’épée est toujours de mise. De là, l’étrange paradoxe d’un Etat se présentant lui-même comme la pointe de l’avancée dans la région et présentant simultanément des mentalités archaïques dont la fascination pour la violence. Si coloniser signifie avant tout conquérir, occuper, soumettre, dominer et massacrer, le Maroc a donné au colonialisme toute sa signification. Sans doute, les années de plomb ont semé et inculqué dans la conscience des marocains le culte à la violence et au mépris de l’autre. Que peut-on dire d’un directeur de prison qui s’adresse à un prisonnier politique pour lui dire : "Nous ne sommes pas un Etat démocratique, nous sommes des colonisateurs, alors nous faisons ce qui nous chante".

"Nous utiliserons toutes les ressources de la loi internationale", a ajouté M. Taiana. Voilà le secret du soutien dont bénéficie l’Argentine des 32 pays d’Amérique Latine et Caraïbes dans ce dossier, contrairement au Maroc qui s’est vu obligé de se retirer de l’OUA à cause des positions qui condamnaient son agression contre le peuple sahraoui. Aujourd’hui, la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) est membre à part entière de l’entité panafricaine.

L’honorable attitude de l’Argentine a poussé Ban Ki-moon à se prononcer sur le problème des territoires non-autonomes en se déclarant partisan de "solutions créatives" et de "visions pragmatiques et réalistes qui prennent en compte les conditions spécifiques de chaque cas". Ces déclarations portent une lueur d’espoir pour le peuple sahraoui puisqu’il avait déjà exprimé son "engagement personnel" pour résoudre ce problème qui date de 34 ans.

Parmi les dossiers traités chaque année par le Comité de Décolonisation des Nations Unies, se trouvent, entre autres, le Sahara Occidental, Gibraltar, Puerto Rico et la Nouvelle Calédonie.
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Letter sent by ELDH to the european governments about Western Sahara

Letter sent on 02/24/2010, by Mr Thomas Schmidt, General Secretary of European Association of Lawyers for Democracy and World Human Rights (ELDH) to the european governments :




Dear Sir/Madam,


With interest but also with great concern we have read the Statement by the Council of the European Union after the Eighth Meeting of the EU-Morocco Association Council, dated 7th December 2009.


We fully agree with the statement of the European Union when mentions the need of “promotion of human rights”, the “consolidation of the freedom of speech and the protection of sources” and to the guaranteeing the freedom of the press in national legislation and its inclusion in the general framework of the protection of the freedom of speech…”. We fully agree with the statement when it “invites Morocco to safeguard freedom of association and freedom of assembly and to ensure the protection of defenders of human rights, particularly in Western Sahara” and when it “calls upon the government forces to show restraint in resorting to force”.


We also agree with the statement when it considers “that the ratification by Morocco of the Statute of the International Criminal Court, …the withdrawal of certain reservations on international conventions and accession to a number of optional Protocols, thereby reinforcing the application of several international human rights instruments, would represent significant advances.”


According to the observations of Amnesty International and of Human Rights Watch, but also according to our own observations the Human Rights situation in the part of Western-Sahara occupied by Morocco, has not improved but on the contrary all reports say that it has deteriorated.


However the EU Statement fails to mention the illegal occupation of a great part of Western-Sahara by Morocco and the refusal of Morocco to tolerate the right to self-determination of the Sahrawi People.


Considering the more then 35 years lasting denial of self-determination to the Sahrawi People, considering innumerous resolutions of the UN Security Council in favor of the right to self-determination of the Sahrawi People and in favor of their right to hold a referendum, and considering the advisory opinion of the International Court of Justice we cannot find any justification for the European Union to exclude this very serious problem in the statement. When the EU “seeks to develop particular close relationship with Morocco” it cannot exclude the obligation of Morocco to apply international law and to respect the decisions of the UN Security Council.


I had myself twice the opportunity to visit the refugee camps of the Sahrawi People near Tindouf (Algeria), the second time was in October 2009. The suffering of the people who are waiting for more than 35 years to go back to their home country cannot be ignored any longer by the European Union. The EU should not evoke the impression that it is mainly interested in commercial relations with Morocco. The Swedish Government was completely right when it expressed its doubts about the legality and the politically correctness of the EU fisheries agreement with Morocco. This has now been confirmed by the legal opinion, the European Parliament’s Legal Service (July 2009) in which it has declared fishing by European vessels in Western Sahara’s waters to be in violation of international law. The new opinion calls on the European Commission to suspend or amend the EU-Morocco agreement to ensure that “EU-flagged vessels are excluded from the exploitation of the waters of Western Sahara.


We urge you therefore to reconsider the EU policy towards Morocco in a way that includes the right of the Sahrawi People to self-determination and to end their desperate fate in the refugee camps. If the European Union wishes to avoid the impression that it supports the illegal occupation of Western-Sahara by Morocco, the new EU-Morocco document which, according to the EU Statement, is supposed to replace the EU-Morocco Action Plan must have a strong obligation for Morocco to respect the right of Sahrawi People to self-determination. Before any renewal of the EU-Morocco fisheries agreement, the population of Western-Sahara – including the Sahrawi people living in the refugee camps near Tindouf - has to be consulted under supervision of the UN about the exploitation of its natural resources in order to comply with international law.


Yours sincerely


Thomas Schmidt


Sender:


ELDH (European Association of Lawyers for Democracy and World Human Rights)


Thomas Schmidt (lawyer), Secretary General


Platanenstrasse 13


DE - 40233 - DUESSELDORF


PHONE 0049 - 211 - 444 001


MOBILE PHONE 0049-172-6810888


eMail: thomas.schmidt@eldh.eu


http://www.eldh.eu/
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Internet et blogs surveillés par l'œil de Mohamed VI

Depuis son intronisation, le roi Mohamed VI, essaie de projeter une image extérieure d'un Maroc évoluant vers une certaine modernité, stable, démocratique et respectueux des droits de l'homme. Les gestes faits dans ce sens ont été anéantis par la réalité quotidienne : un Etat policier, corruption, chômage (terreau fertile de l'intégrisme), la grande pauvreté, l'énorme pourcentage d'analphabétisme et l'existence endémique de bidonvilles.


La crainte d'être dépassés par les critiques venant d'un nombre de plus en plus grand d'internautes, faute de pouvoir censurer la liberté d'expression sur Internet, la tâche que le roi s'est donné devenue impossible, la propagande reste le seul moyen de garder cette image. Des sommes colossales ont été dépensés dans ce sens et des dizaines de pages webs ont été crées dans ce but. La surveillance des communications sur Internet incluant les e-mails, les sites visités, les forums de discussion, les blogs etc. sera le pain quotidien des marocains. Ainsi, des simples bloggueurs seront condamnés à la prison ferme pour "diffusion de fausse information portant atteinte à l'image du royaume".


Des centaines de dépêches verront le jour sur la menace présumée du terrorisme, toute une série de démantèlements de réseaux terroristes dignes des plus célèbres créations de Hollywood, la menace communiste, la spécifité marocaine pour accéder au statut avancé avec l'UE, les faibles répercussions de la crise financière sur le Maroc, l'avenir radieux qu'attend le royaume, les crainte de Washington pour la région du Maghreb, etc.


Malgré que Rabat a des amis puissants qui mettent à sa disposition ses lobbies, beaucoup d'argent et une force physique plus grande, les sites du Front Polisario ainsi que des sites algériens seront piratés plusieurs fois.


Dans ce théâtre d'opérations, l'agence de presse officielle MAP joue un rôle principal. Le but primordial de sa campagne propagandistique est de capter le soutien à l'occupation marocaine du Sahara Occidental. Sa cible principale sera la revue de presse élaborée par la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental). J'ignore les destinataires de cette publication, mais je suppose que les premiers sont les instances internationales de l'ONU et l'envoyé spécial pour le Sahara Occidental, Christopher Ross.


Lors d'une visite à Rabouni, la capitale administrative du Front Polisario, j'ai, plusieurs fois, eu l'occasion de lire cette revue de presse et j'ai remarqué qu'elle est inondée d'articles de désinformation, d'intoxication et de propagande marocaine.


Notre blog est le seul site à dénoncer la mythomanie marocaine dans le domaine de l'information. Dans un de nos derniers articles, nous avons dénoncé une dépêche de la MAP sur une prétendue déclaration faite au journal "Ecoestrecho" par le Ministre des Affaires Etrangères espagnol, Miguel Angel Moratinos, au sujet du rôle du Maroc dans la région. Le journal mentionné est encore en construction et on n'y trouve qu'une page de bienvenue. Evidemment, la dépêche a disparu du site de la MAP, mais nous en avons gardé une capture d'écran.






Depuis, il semble que notre blog a été "honoré" et il a droit à un suivi, avec abonnement RSS, de la part des responsables de l'agence MAP. Voici une capture d'écran de leur dernière visite:

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Mohamed VI, le bébé qui a besoin d'un petit mot de réconfort

Le roi du Maroc et ses acolytes se croient encore dans l’époque de la défunte Guerre Froide. Jusqu’à présent, ils cherchent le salut chez les puissances mondiales. Ils pennsent que la France va jeter à la poubelle tous ses intérêts avec l’Algérie pour leurs beaux yeux. Qu’elle va oublier que les Algériens constituent la plus grande communauté d’immigrés en France.
Le vote contre l’élargissement du mandat de la MINURSO n’est qu’une position tactique du gouvernement français visant à amener le gouvernement algérien à fléchir dans ses positions concernant les dossiers bilatéraux. Mais de là à croire que Paris renoncera à ses intérêts stratégiques, ses liens culturels, historiques et économiques avec l’Algérie, la seule puissance militaire et économique régionale, relève carrément de l’ingénuité. Les marocains, ignorent-ils que ce différend ne va pas durer toute une éternité? D’ailleurs, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, était à Alger, il y a deux jours, pour en apporter la preuve. La réconciliation entre les deux pays n’est qu’une question de temps.
Mais les gouvernants de Rabat, qui vont de bourde en bourde, ont besoin d’un petit mot de réconfort. " La proposition d’autonomie avancée par le Maroc, à nos yeux, forme une base de négociation crédible dans la recherche d’une solution juste et mutuellement acceptable", appelle le communiqué français pour assurer Rabat de son soutien. Plus tard, pour obtenir le retour d’Aminatou Haidar, un autre communiqué reconnaît que "la loi marocaine s’applique au territoire sahraoui". Mais la France n’a jamais reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental. Et puis, ce n’est pas une cargaison de communiqués sortis de l’Elysée qui offrira le Sahara Occidental sur un plateau au Maroc.
Décidément, les autorités marocaines ont la mémoire courte. Ils ont oublié qu’ils ont eu droit à une autre imposture du même genre de la part de Bush. Voulant obtenir leur collaboration dans la délocalisation de la torture, Bush leur a promis son soutien à leur proposition d’autonomie dans le Conseil de Sécurité. Aujourd’hui, cette proposition se trouve dans les oubliettes et ce que les Nations Unies cherchent c’est une "solution basée sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination". A Rabat, ils savent que le projet d’autonomie n’a aucune chance d’être adopté par la communauté internationale, mais ils continuent à le balancer pour gagner du temps, pour imposer le statu quo. Comme Bernard Kouchner, ils attendent que "la génération de l’indépendance algérienne" disparaisse. En d’autres mots, ils rêvent de voir Bouteflika remplacé par un mouton docile, obéissant et peu fier de lui-même et de sa patrie.
Entre-temps, Rabat, toujours mauvais élève, continue à faire confiance aveugle aux fausses alliances, aux lobbies et à la propagande. Le mensonge intégral et monstrueux est relayé par la campagne médiatique marocco-sioniste pour vendre les crimes commis au Sahara Occidental. Des dizaines de webs inondent la toile pour propager toute sorte de mensonges : Des déclarations de ministres, de personnalités de renommé internationale, de partis, d’associations et organisations sorties de l’imaginaire… Tout le monde applaudit les "progrès du Maroc", "pays de référence"», "situation d’avant-garde dans la sous-région", "importantes avancées en matière de gouvernance et dans les domaines économique et social". Toute une panoplie de compliments pour le pays qui a fait de la chasse aux chrétiens et chiites son cheval de Troie, le pays qui voit dans la torture "une évolution"…
Cependant, ce n’est pas ce que dit l’ambassadeur de l’UE à Rabat. " Il est temps de s’atteler à définir un mode opératoire pour atteindre les objectifs du statut avancé signé entre le Maroc et l’UE". En d’autres termes, tout ce qu’on a dit sur le Maroc c’est du vent. Rabat n’a même pas daigné participer à la conférence Euromed / Médias pour la liberté d’expression, qui s’est tenue à Marrakech les 8 et 9 février 2010, avec la présence de plus de 80 journalistes en provenance du monde entier, alors qu’il venait de fermer un journal qui était le symbole de la liberté de presse. Les responsables marocains préfèrent maintenir l’éternel discours stérile du débat sur le code et la présumée déontologie de la presse.
L’UE est convaincu que le royaume alaouite n’a pas changé, mais la diplomatie est de rigueur pour empêcher les gangsters de Rabat de lâcher leur armée de trafiquants de drogue, de kamikazes barbus et d’aventuriers prêts à traverser l’océan pour fuir la misère quotidienne qu’ils vivent dans leur propre pays. Nonobstant, l’UE ne manque pas, de temps en temps, de faire un rappel à l’ordre. Le Service Juridique du Parlement Européen vient de publier son avis sur l’exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental et souligne que le Maroc n’a apporté aucune preuve que la population sahraouie en bénéficie. Sans oublier la constante invocation de la nécessité de respecter les droits de l’homme dans les territoires occupés par le Maroc.
Malgré toutes les alliances, les statues privilégiés, le chantage, l’histoire du monde montre que les peuples envahis finissent toujours par chasser les envahisseurs, quels que soient leurs alliés ou quelles que soient la durée ou la dureté de la résistance nécessaire pour y arriver. C’est ainsi que le peuple sahraoui fait son chemin. Doucement mais sûrement.
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The reform of the fisheries policies to be discussed in the EP

The European Parliament will hold a mini plenary session in Brussels this week (24-25 February). The reform of the common fisheries policies is one of the items on the agenda. The EPs opinions on the EU’s fisheries policies have become very important, since the institution now has full co-decision rights within this area. I think that one particular area of the fisheries policies of the EU deserves special attention, namely the fisheries agreements with developing countries. 

The negotiation and implementation of bilateral fisheries agreements between the EU and developing countries is a key component of the EU’s Common Fisheries Policy (CFP). The aim of the agreements is to promote responsible and sustainable fisheries in the waters of non EU countries. The agreements give the European fleet access to fish resources in the territorial waters of developing countries. These agreements are criticised by the environmental movement and aid organisations. The fisheries agreements are concluded primarily with African countries. Several important partners, such as Senegal or Angola, have declined the EU offer to renew a Fisheries Partnership Agreement.
The Worldwide Fund for Nature (WWF) claim that the EU’s fishing fleet is helping to overfish African waters, depriving local fishermen in the developing countries of their main source of income. When the EU concluded a fisheries agreement with Angola, the WWF stated: “Angola is starving but the EU – while providing emergency food aid – has recently signed an agreement to take fish from Angolan waters to feed European markets” (“A WWF Report in Angola Highlights Controversial EU Fishing Agreements with Developing Countries,” WWF, 8 October, 2002).
When the EU signed a fisheries agreement with Morocco in May 2006, some of the EU governments expressed strong criticism. The agreement provides for the EU to pay Morocco €144.4 million under four years in return for giving 119 European vessels opportunities to fish in Morocco’s Atlantic coastal waters, including the disputed territory of Western Sahara, the former Spanish colony that was invaded by Moroccan forces in 1975. The Western Saharan waters should have been excluded from the fisheries agreement, according to the criticism (“New EU – Morocco fisheries agreement in breach of international law”, The Fisheries Secretariat, www.fishsec.org).
The fisheries agreements are concluded with countries that are not full democracies. The government of the country might have a financial interest to conclude the agreement, but it is not necessarily beneficial for the population.
The fisheries agreements have been reformed and improved over the years. Nevertheless, further reform is needed, in order to obtain agreements that are truly beneficial for all parties involved. The basis of the fisheries agreements has remained the same, despite the reforms, namely to secure long term access to third countries fish resources and maintain the European fleet’s presence in international waters. The main determining factor of the financial contribution provided by the EU remains the level and conditions of EU fleets access to developing countries resources, not the developmental needs of the third countries.
Ideally the objective of the agreements should be to contribute to the establishment of responsible and sustainable fisheries in the developing countries. Access for boats of EU origin should be restricted to countries where there is no competition (for resources and fishing zones) with the local small scale sector. The EU should not fish in countries where a surplus has not been proved and prevention of overexploitation cannot be guaranteed. The money paid for the agreements should go into investments in the developing countries fishing sectors, in order to safeguard the future contribution of their fisheries sector to reduce poverty and secure food supply.
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Au 34ème anniversaire de la proclamation de la RASD


Célébration sur fond de négociations !

Par Massinissa BENLAKEHAL
Cette année, la République Arabe Sahraouie Démocratique, célèbre son 34éme anniversaire de proclamation. Les festivités se tiendront, dans les camps de réfugiés, à Tindouf (Sud Ouest Algérien). Cette célébration se fait au moment où le Front Polisario a réitéré sa disposition à coopérer avec les Nations-unies pour le règlement de la question sahraouie et la décolonisation définitive de cette région. Le secrétariat général du Front Polisario, a affirmé, au terme d’une réunion consacrée à l’examen des rencontres d’Armonk (10 et 11 février aux Etats-Unis), la disposition de « la partie sahraouie à coopérer avec les Nations-unies pour la décolonisation du Sahara Occidental ».
Dans un communiqué le Front Polisario dénonce l’intransigeance marocaine, sa tentative d’imposer le fait accompli colonial et la confiscation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Le SG du Polisario a par ailleurs, relevé le « sérieux ayant marqué le cours de la rencontre préliminaire lors des négociations entre les deux parties (Sahara Occidental – maroc). Concernant les spoliations des ressources naturelles par les autorités marocaines dans les territoires occupés du Sahara Occidental, le SG du Polisario à exigé de l’Union Européenne de « résilier l’ensemble des contrats » conclus avec le maroc. Et de s’abstenir de signer des contrats similaires qui, portent atteinte à la souveraineté d’un pays dont le peuple n’a pas encore décidé de son sort.
S’agissant des festivités, il est prévu l’organisation de la 10é édition Marathon du Sahara Occidental. Il débutera aujourd’hui, avec la participation de 1000 athlètes venus de 32 pays. L’objectif premier de cette compétition sportive est d’attirer le soutien à la cause sahraouie et y sensibiliser à travers le sport, ont indiqué les organisateurs. Les marathoniens auront à parcourir, sur plusieurs étapes dans les wilayas d’Al Ayoun, Ousserd et Semara, sur des distances de 42 km, 20 km, 10 km et 05 km, en sus d’une course pour enfants dans la wilaya de Dakhla.
Plusieurs instances internationales ont collaboré à l’organisation de cet évènement, notamment, l’association italienne Polonia, l’association des amis du Sahara Occidental à Madrid (Espagne), en sus de personnalités de France, Allemagne, Norvège et de la Grande Bretagne. M. Carney, initiateur de cet évènement expliquera que parmi les autres objectifs de ce marathon, la préparation d’une équipe nationale sahraouie pour participer aux Jeux Olympiques.

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Flagrant délit de mythomanie de l’agence MAP

En plus des dépêches de Google Actualités sur le Maroc, il m’arrive souvent de visiter le site de l’agence marocaine de presse (MAP), une source intéressante si l’on veut avoir les informations relatives au roi Mohamed VI et les activités de son nouveau chouchou, le PAM (la dernière création du palais pour tricher aux élections).
Cependant, une dépêche en anglais, en particulier, a attiré mon attention. Voici son contenu :
Morocco is EU strategic partner, Spanish FM
The 1st Morocco-EU summit, scheduled next March 7-8 in Granada (Spain), will consolidate the status of Morocco as a strategic partner of the EU, Spain’s Foreign minister Miguel Angel Moratinos said. Since Morocco obtained advanced status with EU, the North African country has being developing solid neighbouring ties with Europe, Moratinos told the Spanish online business journal Ecoestrecho. For Spain and the EU, Morocco is a key partner for fostering security, political stability, economic prosperity, South-South integration and dialogue among cultures, the Spanish official added. Morocco and Spain have developed a strategic and matured partnership based on solid historical ties, respect and trust, said the minister, affirming that the two countries share the same will to promote mutual understanding, cooperation and dialogue. The Spanish-Moroccan relations are marked by intense contacts between the two countries’ civil society and the strong presence of Spanish companies in Moroccan market, Moratinos said, underlining the two countries sound cooperation in the fields of security, justice, and fight against illegal immigration, organized crime and terrorism. The Spanish official also highlighted the strong economic ties existing between the two countries, affirming Moroccan-Spanish trade exchanges reached 5 billion Euros in 2009, an increase of 20 % from 2008. Last modification 02/19/2010 05:13 PM.  ©MAP-All right reserved
La curiosité m’a conduit à chercher la source de cette information,Ecoestrecho, et quelle était ma surprise ! C’est un journal financier encore en construction. Sur le site il n’y a que la page de présentation du journal.
J’ai recherché en vain. Le Ministre des Affaires Etrangères n’a jamais fait une déclaration pareille. Cette dépêche est une réponse désespérée aux dernièrs articles de notre blog sur les relations hispano-marocaines.Dans le premier, nous dénonçons le terrorisme d’Etat pratiqué par le gouvernement marocain contre l’Espagne pour faire pression dans le dossier du Sahara Occidental, étant donné que l’Espagne est toujours considérée par les Nations Unies comme la puissance administrante du territoire et son avis compte dans la résolution du conflit. D’ailleurs, une grande partie de l’opinion publique espagnole pense que Rabat est complice dans les attentats de Madrid du 11 mars 2004. Dans le deuxième, nous parlions de l’allocution de Moratinos devant la Commission de Politique Extérieure de l’Assemblée Nationale française dans laquelle il a demandé de l’aide pour résoudre le conflit du Sahara Occidental qui a contribué, suite à l’affaire Aminatou Haidar, à détériorer les relations entre le Maroc et l’Espagne.
Comme il est devenu habituel qu’à chaque fois que quelqu’un dénonce un article de la MAP, la page correspondante disparaît du site de cette "honorable" agence, j’ai pris le soin de prendre une capture d’écran de la dépêche :

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Une catastrophe qui aurait pu être évitée

Sur un livre destiné à la promotion du tourisme au Maroc, Rachid Seghrouchni, délégué permanent adjoint du Maroc auprès de l’Unesco, selon une dépêche de la "très crédible" agence MAP, a souligné que "cet ouvrage conforte les efforts déployés par le Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, pour la préservation et la promotion de notre patrimoine culturel, qu’il soit matériel ou immatériel".
"Le Maroc, qui a ratifié en 1975 la Convention concernant la protection du patrimoine culturel et mondial, a toujours été un fervent défenseur de la préservation de ce patrimoine par la mise en œuvre d’une politique active dans ce domaine", a rappelé Rachid Seghrouchni dans une allocution au nom de Mme Aziza Bennani, ambassadeur déléguée permanente du Maroc auprès de l’Unesco.
Des propos "réconfortés" par l’effodrement, ce vendredi 19 février, du minaret d’une mosquée à Meknès, un drame qui a fait plus de 40 morts et 70 blessés.
L’effondrement de ce minaret a eu lieu au moment où des centaines de personnes assistaient à la prière du vendredi dans cette mosquée de Mekhnès qui constitue un monument historique, vieux de plusieurs siècles.
Selon les médias officiels, les pluies qui se sont abattues ces derniers jours sur Mekhnès seraient à l’origine de cette catastrophe pour couvrir la négligence des autorités, plus occupés à se remplir les poches qu’à surveiller l’état des monuments et de la population du Maroc. Pourtant, le système de Makhzen est hyper quadrillé avec des "agents d’autorité" tels que les caïds, les moqaddems, les chioukhs avant d’arriver aux gouverneurs et walis, mais c’est un système bien connu pour sa perfection dans les méthodes de détournement et de corruption. Un système dont les piliers promettent d’autres catastrophes dans l’avenir.
Les images de détresse et de colère feront le tour du monde, pendant que les chaînes marocaines annoncent que le roi Mohamed VI a décidé de prendre à son compte le financement de l’ensemble des enterrements. Pourtant cette tragédie aurait pu être évitée en restaurant ce monument rien qu’avec les dépenses du roi :
400 millions de dollars perdus dans les casinos de Macau
Des centaines de millions mis à disposition des lobbies de Washington pour gagner la bataille du Sahara Occidental ou encore pour offrir des cadeaux aux juifs canadiens.
6 millions d’euros pour le maintien de son parc automobile de plus de 600 voitures.
30 millions d’euros pour ses déplacements personnels.
Selon le magazine Forbes, le maintient des 12 palais royaux coûte 1 million de dollars par jour, alors que plus de cinq millions de marocains vivent avec moins d’un euro par jour. Sa fortune s’élève à 2,5 milliards de dollars et elle a été multipliée par cinq depuis son accès au trône.
Surnommé le Roi du Rock par Forbes, le milliardaire roi du Maroc devrait plutôt être désigné "roi de l’indécence et du gaspillage".
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Le Maroc expulse des missionnaires chrétiens

Pas moins de 15 véhicules militaires ont entouré la maison. Les chrétiens présents n'en revenaient pas : ils s'étaient juste réunis pour participer à une formation biblique. Les faits se sont déroulés le 4 février dernier à Amizmiz, une petite ville au Sud de Marrakech. 18 personnes, dont 5 enfants, étaient réunis dans une maison privée lorsqu'environ 60 officiers, deux capitaines et un colonel des forces armées royales marocaines ont fait irruption dans le bâtiment. Ils ont arrêté tout le groupe, confisquant les bibles et deux ordinateurs.
Les chrétiens marocains ont été retenus en garde à vue pendant plus de 14 heures avant d'êtres libérés. Deux bébés de six mois et trois enfants de moins de 4 ans étaient avec eux. « Pendant tout ce temps, ils nous répétaient que ces arrestations avaient été personnellement ordonnées par le nouveau ministre de la justice marocaine et par le plus haut commandement de la gendarmerie, le général Housni Benslimane » explique le responsable de cette formation dont nous ne pouvons pas révéler le nom pour des raisons de sécurité. Dans le groupe, se trouvait aussi un étranger qui a été immédiatement expulsé du pays. Selon une agence de presse arabe, l'opération a été ordonnée « suite à des informations sur une réunion secrète destinée à initier des gens au christianisme et qui pourrait ébranler la foi des musulmans et les valeurs du Royaume ».
Ce n'est pas la première fois
Au mois de mars 2009, quatre missionnaires Espagnoles et une Allemande ont été interpellées à Casablanca lors d’une réunion avec des Marocains musulmans et avaient été placées sur un bateau qui avait quitté Tanger à destination de l’Espagne.
En décembre 2008, un suisse est expulsé pour les mêmes raisons. L'ONG qui l'emploie dément toute allégation de ce type. Selon l'ONG Consulting, Training and Support (CTS), le ressortissant suisse - un ingénieur - a été expulsé avec son épouse, une physiothérapeute, et trois autres membres de leur famille. Ils travaillaient sur des projets humanitaires au service des handicapés de la région d'Oujda, dans l'est du pays.
D'autres signes d'intolérance :
1) Au Maroc l'homosexualité est illégale, la tenue des relations homosexuelles eset condamnée et il y a une véritable fixation fixation pathologique sur le sexe . le dernier exemple en est la campagne menée par un journal contre la participation du célèbre chanteur britannique, Elton John, au Festival Mawâzine, prévue au mois de mai 2010 à Rabat. «Il s’agit d’un homosexuel», crit le quotidien islamiste Attajdid. L’éditorialiste de ce journal estime qu’il existe un lien entre cette invitation et ce qu’il considère comme une «campagne pour la dépénalisation de l’homosexualité» menée au Maroc par l’association «Kif Kif», «soutenue par la société civile espagnole». Selon ce quotidien, il existerait donc un complot international pour «homosexualiser» le Maroc.
2) La religion inonde le quotidien des citoyens sur tous les aspects de la vie sociale. Il n'y a pas d'espace pour le laïcisme ni rien qui lui ressemble. Chacun à l'intérieur de sa conscience peut penser ce qu'il veut, mais il doit y réfléchir vingt fois avant d'exprimer sa pensée. Le roi est présenté comme le Commandeur des Croyants et ses prières à la mosquée sont transmises en direct, même s'il se donne aux boissons alcoolisées en cachette.
3) L'avortement est formellement interdit. Des médecins qui ont pratiqué des avortements et les femmes qui ont sollicité cette pratique ont été condamnées à des peines de prison sans sourcis.
4) L'Education sexuelle est inexsitente et l'accès aux moyens contraceptifs est pratiquement impossible.
5) La femme continue de jouer un rôle secondaire à l'intérieur de la société et spécialement à l'intérieur des familles. Le Maroc est un exemple vif de la famille traditionnelle et de la femme au foyer.
6) Les enfants sont exploités dans le travail et le tourisme sexuel.
Cela se passe au pays voisin du Maroc, où l'article 6 de la constitution garantit la liberté de culte. Un pays ami et allié de l'Europe avec lequel s'apprête à signer un accord pour l'octroi d'un statu avancé, malgré les violations quotidiennes des droits de l'homme au Sahara Occidental. Un pays qui certains n'hésitent pas à montrer comme un modèle de tolérance et modération.
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La foi en question
Les expulsions de missionnaires du Maroc pour cause de prosélytisme se sont multipliées ces dernières années. La plus récente concerne une famille suisse expulsée du royaume en décembre dernier. Le débat sur la liberté de culte n’a jamais été autant d’actualité.
Par : Hicham Houdaïfa
Le dossier de la famille suisse expulsée en décembre dernier du Maroc pour prosélytisme est loin d’être clos. La presse suisse s’est saisie de l’affaire en donnant la parole aux «missionnaires suisses». Il y a un mois, la police judiciaire d’Oujda a arrêté «17 personnes dans la ville de Saïdia, parmi eux des étrangers, qui ont assisté à une réunion publique non autorisée en vertu de la loi en vigueur. Cette réunion s’inscrivait dans le cadre de la propagation de la foi chrétienne et visait à attirer de nouveaux adeptes parmi les citoyens», peut-on lire dans la presse marocaine. Egalement, «les opérations de fouille ont permis la saisie de nombreux outils de prosélytisme, entre autres des livres, des CD en langue arabe et en d’autres langues étrangères.»
Expulsés sans procès. En plus de la famille suisse, deux Sud-Africains et un Guatémaltèque ont également fait l’objet d’expulsion. Douze Marocains ont également été arrêtés. Ils auraient été relâchés le jour même. Sur les colonnes du journal suisse L’Express, le couple suisse nie tout prosélytisme. Le mari, ingénieur de profession, et son épouse, physiothérapeute, clament être en mission humanitaire au Maroc depuis plusieurs années pour le compte de l’ONG Consulting, training and support afin d’aider des enfants marocains infirmes. Accusés de prosélytisme, ils ont été escortés le lendemain par la police au poste frontalier de Melilla. «Sans acte d’accusation ni autre forme de procès. A la frontière, on nous a rendu nos effets saisis mais pas nos cartes de séjour, valables jusqu’en 2015», note le chef de projet. Son décryptage de l’attitude des autorités marocaines : «C’est une affaire interne. Durant l’interrogatoire, toutes les questions étaient centrées sur nos relations avec les chrétiens marocains. Nous nous sommes impliqués à leur faire découvrir cette foi qu’ils questionnent, mais nous n’avons converti personne». Si le couple suisse a bien loué une villa à Saïdia pour des réunions de chrétiens c’était, selon les dires de l’employé de l’ONG, pour des «moments forts de prière et d’étude biblique qui n’avaient pas pour but d’ébranler les valeurs du royaume.»
Ce n’est pas la première fois que le Maroc procède à ce genre d’expulsion. Régulièrement, des personnes d’origine étrangère sont priées de plier bagage pour avoir essayé «d’ébranler la fois musulmane» des citoyens marocains. Dans tous les cas, la police évoque la saisie de matériel, de livres et de CD sur le christianisme. Ces étrangers qui visent, selon les rapports de la police, à convertir les Marocains musulmans devraient en principe être jugés. Selon le Code pénal et l’article 220, ils encourent en principe une peine d’emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 100 à 500 dirhams. Rarement, ces derniers sont emprisonnés. Ils sont tout bonnement expulsés. Assurer la protection et la garantie de «la sécurité spirituelle» des citoyens, assurer la préservation des constantes communes aux Marocains : ces propos reviennent dans les déclarations des ouléma comme des responsables de partis politiques d’obédience islamiste pour justifier l’attitude des autorités. Pourtant, la Constitution consacre dans son article 6 la liberté de culte. L’islam lui-même appelle à la liberté de conscience. Comme dans la sourate d’Al-Baqarah : «Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement.» Même l’apostasie n’est pas un délit dans les textes juridiques marocains. C’est le prosélytisme qui tombe sous le coup de la loi. Seulement, la liberté de culte, c’est aussi la liberté de parler ouvertement de sa foi. Punir des prosélytes ne serait-ce pas là une atteinte aux libertés individuelles ? Le débat est ainsi engagé.
Le Journal Hebdo (fermée par les autorités marocaines)


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L'avenir du Maghreb se trouve entre les mains de la France

Certains médias peu connaisseurs du conflit du Sahara Occidental ont tendance à parler de négociations sur le statut de l’ex-colonie espagnole, alors que celui-ci est clairement défini sur le site de l’ONU : "territoire non-autonome où se trouve la MINURSO ( Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental) pour organiser un référendum d’autodétermination."
Autodétermination, un mot qui suscite l’irritation de Rabat et qui honore les résolutions des Nations Unies. En effet, la recherche d’une solution "juste et mutuellement acceptable" doit être basée sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
La dernière résolution n’a fait aucune allusion a la proposition d’autonomie marocaine, malgré les millions de dollars dépensés en lobby à Washington et malgré la cour que Rabat a fait ces dernières années aux représentations diplomatiques et capitales occidentales.
Sa proposition qui date de 2001 a été assortie de nombreuses tentatives de séduction des pays européens et des instances onusiennes, avec moult arguments. En vain !
L’Espagne, l’ancienne puissance coloniale du Sahara occidental, qui, depuis l’accès de Jose Luis Zapatero au pouvoir, a soutenu fébrilement la proposition marocaine, vient de changer sa position et réclame ouvertement l’autodétermination.
La France, devenue l’unique allié du Maroc depuis le départ de George Bush, est gênée depuis que les autorités marocaines l’ont "obligé", au mois d’avril 2009, à voter contre l’élargissement du mandat de la MINURSO pour surveiller le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental. La dernière intervention du gouvernement français a été pour faire retourner Aminatou Haidar chez elle en échange de "quelque chose" qui n’a pas été dévoilée, mais c’est sûr, cela n’augure rien de bon pour les sahraouis. Venant de l’Elysée, tout est possible sauf un peu de pitié pour la situation que les sahraouis vivent depuis plus de 34 ans.
Pourtant, celui qui a des antécédents fâcheux avec la France, c’est le Maroc. C’est ce pays qui a tué Mehdi Ben Barka, une respectable personnalité internationale, en plein cœur de Paris. C’est le Maroc qui se trouve derrière l’attentat contre la voiture de l’ambassadeur mauritanien en France, en 1977, une affaire, jusqu’à présent, étouffée.
Au mois d’avril prochain, le Conseil de Sécurité se réunira pour élargir les compétences de la MINURSO et discuter le rapport de l’envoyé spécial, Christopher Ross. La question d’or est : Quelle sera l’attitude de la France? Le gouvernement français, aura-t-il le courage de prendre une décision pour mettre fin au conflit du Sahara occidental? L’avenir de cette région se trouve, d’une certaine manière, entre les mains de la France.
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Le parlement marocain construit un hôtel pour lutter contre l'absentéisme

Le parlement du Maroc compte construire un hôtel pour lutter contre l’absentéisme des parlementaires. Un hôtel de moyen standing destiné spécialement aux représentants lointains pour un prix symbolique de 100 dirhams / la nuitée. Des négociations sont en cours avec la société Al Omrane pour l’acquisition d’un terrain à Tamesna, la nouvelle ville située à 12 km au sud de Rabat.

L’absentéisme est un des fléaux que la présidence du parlement espère combattre en prenant cette décision. On remarque ces derniers temps, presque un boycott des séances où sont votées des lois décisives pour tout le pays, notamment la loi de finance et le code de la route qui ont été votées par une cinquantaine, soit 15% des représentants, ce qui nuit à l’image et à la crédibilité de cette institution.

Le Parlement marocain est composé de deux chambres : La chambre des représentants, compte 325 membres, ils sont élus pour cinq ans au suffrage universel direct, au scrutin de liste à la proportionnelle. La Chambre des Conseillers, compte 270 membres, ils sont élus pour neuf ans avec renouvellement par tiers tous les trois ans. Ils sont par ailleurs élus au suffrage indirect par les élus des chambres professionnelles, des salariés et des collectivités locales.

La dernière innovation en matière de lutte contre l'absentéisme des parlementaires : construire un hôtel !!! On se demande qui est ce VIP (Very Intelligent Person) qui a eu cette idée révolutionnaire, qui aura surement un impact positif sur la vie des parlementaires plus que sur celle du parlement. Pourquoi ? C’est simple, des chambres à 100 dirhams la nuitée est un prix assez motivant pour passer des soirées ou des week-ends entre amis parlementaires. Ces derniers pourront être même accompagnés avec leurs ami(e)s qui peuvent ne pas être parlementaire, les détails d’identité certainement pas trop importants, l’hôtel réservé pour les parlementaires deviendra un refuge pour toute personne en besoin pour un prix symbolique …

Les parlementaires s’absentent, il faut leur construire un hôtel, est ce vraiment la solution ! Est-ce qu’un prélèvement du salaire, qui dépasse 30000 dirhams par mois, ne pourrait pas régler le problème ? Est-ce que des avertissements en public ne pourraient pas régler le problème ? Au pire des cas, est-ce que des accords avec d’autres hôtels ne pourraient pas régler le problème ? Du moment que cette dernière n’a pas été faite, veut dire qu’elle ne réglera pas le problème de l’absentéisme d'après celui qui a eu l'idée révolutionnaire. La construction d’un hôtel ne serait qu’une sale facture qui amplifiera davantage les caisses de l’Etat déjà bien garnis de charges inutiles. Ca reste Entre Nous …

Source :
Entre Nous Marocains 

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Un imam écroué pour abus sexuel en Espagne

Recherché activement depuis vendredi 13 février en Espagne dans le cadre d'une enquête pour abus sexuel contre des petites filles agées entre 8 et 10 ans, l'imam de la mosquée d'El Algar, à Carthagène, a été enfin arrêté mercredi dans la ville de Murcia. 

L'imam marocain A.B., de 47 ans, donnait des cours de Coran et se livrait à des attouchements, d'après les déclarations des petites filles et de leurs parents. Il s'est enfui au Maroc.

Ce n'est pas la première fois que les imams des mosquées font parler d'eux. Au mois de juin 2009, Abdeslam Bahias, imam à la ville d'Orange (France) était écroué pour proxénétisme, en même temps que ses trois fils et une complice. L'homme était à la tête d'un réseau de traite humaine depuis 10 ans. Il faisait venir des jeunes femmes marocaines, issues pour la plupart du monde rural, puis les forçait à se prostituer.

Il n'est pas étonnant que des incidents similaires se produisent, puisqu'une grande partie de ces personnages ne sont pas de vrais imams mais des agents des services marocains depuis que le gouvernement marocain a décidé de contrôler la communauté marocaine en Europe parce que celle-ci échappe de plus en plus à l’emprise des autorités de Rabat, du fait que les imams sont souvent d’origine proche-orientale.

Les Marocains d’Europe pourraient en effet subir un endoctrinement et être manipulés contre la Dynastie et contre le Royaume. Pour faire face à cette menace, Rabat a demandé à ses ambassades et consulats en Europe de lui fournir une liste nominative des Marocains qui occupent les fonctions d’imams, de prêcheurs ou qui président des associations, afin de leur proposer des formations au Maroc avant de les enrôler dans l’encadrement de la communauté en Europe. Cette mesure cible essentiellement les pays qui abritent une importante communauté marocaine, comme la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et l’Espagne.


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L'Espagne doit se protéger contre le Maroc

Le Maroc a toujours réclamé son rôle de puissance dans l’Afrique du Nord. Ce rêve est impossible sans les richesses naturelles du Sahara Occidental, raison pour laquelle l’annexion définitive de ce territoire a toujours été le premier point dans son agenda. Pour la concrétisation de ce but, le soutien du gouvernement espagnol est vital, surtout depuis 2002, année dans laquelle, le Conseil de Sécurité a reçu l’avis du Secrétaire général adjoint aux affaires juridiques, Hans Corell, sur la légalité des décisions qu’auraient prises les autorités marocaines concernant l’offre et la signature de contrats de prospection des ressources minérales au Sahara occidental passés avec des sociétés étrangères.
Pendant longtemps, Le Maroc a fait pression sur l’Union Européenne en remettant constamment, sous des prétextes divers, la signature de nouveaux accords de pêche dans le but de monnayer la signature de nouveaux accords contre un abandon par l’Espagne, principal bénéficiaire de ces accords, et par le Parlement Européen, des lois et principes de la Communauté Internationale qui fondent le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Une politique de chantage que constituent la permissivité des autorités marocaines vis-à-vis de l’immigration illégale, leur passivité face au trafic de drogue à travers le détroit de Gibraltar, la revendication de Ceuta et Melilla, les accords de pêche et enfin, le problème de la monarchie menacée, qui apparaît toujours en toile de fond. Une politique de chantage du Maroc qui continue même au bout de 34 années.
Le talon d’Achille de l’Espagne vis-à-vis du Maroc est représenté par sa volonté de garder les présides de Ceuta et Melilla et de sauver des possibilités de pêche pour sa flotte.
L’instrumentalisation par le Maroc de ces dossiers pour faire pression dans le dossier du Sahara Occidental a généré des tensions cycliques entre les deux pays au point qu’un journal marocain à gros tirage et lié à un parti au gouvernement a demandé dans son éditorial que l’organisation ETA soit soutenue pour faire pression sur l’Espagne dans le dossier du Sahara occidental. Devant cette situation, la politique de tous les gouvernements espagnols est de s’abriter derrière les Nations Unies et leur doctrine. Celle-ci affirme que le processus de décolonisation ne sera pas achevé tant qu’un référendum d’autodétermination n’aura pas eu lieu. Cette position est considérée par le Maroc comme un soutien tacite au Front Polisario, alors que la France et les Etats Unis donnent leur appui à Rabat. Le dossier du Sahara Occidental est capital pour la monarchie marocaine. Conséquence : depuis la fin des années 90, les relations entre les deux pays vont de tensions en crises :
Janvier 1992, le Parlement européen bloquait le quatrième protocole financier avec le Maroc en raison des atteintes aux droits de l’homme et de l’affaire du Sahara occidental. En représailles, le Maroc décide de geler l’accord de pêche, vital pour les pêcheurs européens, surtout espagnols.
Avril 1994. Le Maroc met fin à l’accord de pêche avec l’UE un an avant la date initialement fixée (avril 1995) et provoque un grave problème social en Espagne.
Novembre 1995. Renouvellement de l’accord de pêche jusqu’à 1999, mais le Maroc signale à plusieurs reprises que cet accord ne sera pas renouvelé après son expiration le 30/11/99.
Novembre 1999. Fin de l’accord de pêche et des négociations frustrées pour son renouvellement pendant plus d’un an.
Juin 2000, le ministre Josep Piqué est reçu à Rabat. Mohamed VI, avec un ton menaçant lui dit que l’Espagne n’a pas encore de problème de terrorisme islamique, mais dans l’avenir elle risque de connaître des attentats similaires à ceux du Kenya et de la Tanzanie en 1998.
Avril 2001 : Le Maroc refuse de renouveler l’accord de pêche signé avec l’Union Européenne dont avaient besoin les pêcheurs espagnols. Le gouvernement espagnol a interprété cela comme un geste clair de mauvaise volonté qui engendrera la pire crise hispano-marocaine des dernières années. Au mois de mai, le gouvernement espagnol demande à l’UE des sanctions contre Rabat.
Septembre 2001 : Echange d’accusations entre le ministre espagnol des Affaires Etrangères et le roi du Maroc sur la responsabilité de l’immigration illégale et le trafic de drogues.
Octobre 2001. Référendum dans 200 municipalités andalouses sur l’indépendance du Sahara Occidental. Sans avis préalable, l’ambassadeur marocain à Madrid est appelé aux consultations pour un temps indéfini. Le Maroc annule unilatéralement le sommet de haut niveau prévu avec l’Espagne.
Avril 2002 : Au cours de la présidence espagnole de l’Union Européenne, José Maria Aznar s’est rendu à Valence pour assister personnellement à la signature de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union Européenne, conclu en marge de la conférence Euro-Méditerrannée. En se rapprochant de l’Algérie, le gouvernement de José Maria Aznar a cessé de privilégier le Maroc sur le plan bilatéral avec la signature d’un traité d’amitié et de bon voisinage avec ce pays, similaire à celui signé en 1991 avec le Maroc et en 1995 avec la Tunisie. Une priorité est accordée aux relations avec l’Algérie - un pays clé pour garantir l’approvisionnement énergétique espagnol- s’est accompagné du lancement de grands projets d’infrastructure comme la construction d’un second gazoduc qui, à la différence du gazoduc Maghreb Europe, reliera les gisements algériens avec le réseau espagnol de gaz naturel sans passer par le Maroc.
Juin 2002 : Les autorités marocaines expulsent une délégation de parlementaires et journalistes espagnoles d’El Aaiun.
Hassan II avait décidé d’engager "la moisson d’une année de naissance au Maroc" pour les sacrifier dans la Marche Verte. Mohamed VI et ses courtisans ont retenu la leçon, mais ils n’ont pas la moitié du talent du roi défunt, ni de ses capacités de prévision ni de manœuvre diplomatique. Ils ont poursuivi sa politique de chantage, mais avec les développements du conflit du Sahara Occidental, ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Au mois de juillet 2002, le gouvernement marocain décide l’invasion de l’îlot Persil, à moins de 10 km de Ceuta, décision qui a failli déclencher un conflit armé entre le Maroc et l’Espagne. L’invasion de l’Ilot Persil était la réponse marocaine au refus du président Aznar à la politique marocaine de chantage.
Le 7 octobre 2001, le bras droit d’Oussama Ben Laden, Ayman Zawahiri, appelle les "fidèles" d’Al Qaida, notamment ceux établis au Maghreb et dans le sud d’Europe, à déclarer le Jihad pour "reconquérir l’Andalousie". Ce discours diffusé sur Internet et l’attentat du 12 octobre 2002, où 202 personnes sont tuées dans un hôtel de Bali fréquenté par les espagnols donnera aux autorités marocaines l’idée de jouer sur la peur espagnole du terrorisme. Les attentats du 16 mai 2003 qui ont visé la Maison de l’Espagne à Casablanca vont être le moyen le plus efficace pour "convaincre" Madrid que le "danger" se trouve devant leur porte. Le fait que les auteurs de ces attentats soient des marocains qui résidaient en Espagne avec leurs familles et en toute légalité a suscité beaucoup d’interrogations. Les faits coïncident avec la nomination de l’Espagne au poste de membre non-permanent au Conseil de Sécurité et la publication de l’avis du Comité Juridique des Nations Unies qui rappelle que l’Espagne est la puissance administrante de droit du territoire sahraoui et que l’Espagne ne pouvait unilatéralement par les accords de Madrid de 1975 transférer au Maroc et à la Mauritanie ni son statut de puissance administrante, ni une quelconque souveraineté sur le territoire aux pays concernés et que seul un référendum d’autodétermination de la population du territoire non autonome met fin au mandat de la puissance administrante. Au mois de juin, le Maroc refuse le plan de paix proposée par l’envoyé spécial des Nations Unies au Sahara occidental, M. James Baker, obligeant celui-ci à démissionner.
Avec les attentats de Casablanca, Rabat a réussi à transformer la menace intégriste en ennemi commun hispano-marocain. Ainsi en décembre 2003, aura lieu une réunion de haut niveau à Marrakech sur immigration illégale, souveraineté territoriale, agriculture, pêche et terrorisme.
Trois mois après, la date du 11 mars 2004 a été choisie pour commettre l’attentat le plus meurtrier jamais connu en Espagne et qui s’est soldé de la mort de 191 personnes et des centaines de blessés. Sa synchronisation avec les élections législatives bouleversa les résultats des celles-ci et s’est payé la tête de José Maria Aznar, considéré par le Maroc comme l’ennemi numéro un à cause de ses positions sur le Sahara Occidental. Son successeur, José Luis Zapatero annonça une nouvelle étape dans les relations avec le Maroc et son premier déplacement à l’étranger a été pour rencontrer le roi Mohamed VI à Rabat et lui assurer de son soutien à la proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara.
Depuis cette date, Le Maroc jouera la carte de la menace terroriste pour maintenir son occupation au Sahara Occidental. Rabat a fini par "convaincre" l’Espagne et espère convaincre l’Occident qu’il demeure un acteur incontournable dans la sécurité de la région. Il donne pour preuve les attentats qui ont eu lieu à Casablanca et l’annonce régulière d’arrestations de personnes qui seraient liés à des groupes affiliés à Al-Qaida : Ansar Al-Islam fi Assahra oua bilad al-moulattamin, Salafia Jihadia, Groupe Islamique Combattant Marocain, etc. Cela au moment où le Maroc, un des plus grands alliés des ennemis d’Al Qaida, les Etats-Unis et Israël, n’a jamais connu d’attentats similaires à ceux qui ont secoué l’Algérie.
La menace terroriste est aussi l’arme sortie par Rabat pour contrecarrer la pression exercée par l’UE et les organisations des droits de l’homme. En effet, en 2007, Le Maroc a été épinglé par Amnesty International, Human Rights Watch, la Commission des Nations Unies pour les droits de l’homme, ainsi que par le Parlement Européen pour sa répression contre les sahraouis. Des faits qui risquent de retarder les négociations sur le statut avancé pour le Maroc.
Zawahiri est venu en son secours avec un nouvel appel pour reconquérir l’Andalousie. Suite à cela, les autorités marocaines annonceront le démantèlement d’une cellule appelée "Fath Al Andalous" (Reconquête de l’Andalousie) sans oublier de préciser que cette cellule a choisi la ville de El Aaiun, capitale du Sahara Occidental, comme chef-lieu.
Lors de la crise provoquée par la grève de la faim de la militante sahraouie, Aminatou Haidar, au mois de novembre dernier, le chef de la diplomatie marocaine, Taïeb Fassi Fihri ne manquera pas de sortir de nouveau les menaces contre l’Espagne. Au même temps, trois coopérants espagnols ont été enlevés en Mauritanie. Encore une preuve sur le parallélisme évident entre les évènements en Espagne et le conflit du Sahara Occidental. A chaque fois que l’Espagne s’apprête à un certain protagonisme, un incident important se produit. L’agression de l’îlot Persil, lorsque l’Espagne allait devenir membre du Conseil de Sécurité et se préparait pour la présidence de l’UE en 2003. En 2010, Zapatero assume cette mission et le Maroc sort un nouveau dossier : L’indémnisation de l’ancienne troupe marocaine qui a combattu avec Franco contre les républicains espagnols.
Aujourd’hui, Moratinos, conscient de cette réalité, est venu demander de l’aide auprès de la Commission Politique de l’Assemblée Française. La France et l’Espagne qui ont une "influence sur le Maghreb" doivent assumer "des responsabilités" pour avancer vers la solution du conflit du Sahara Occidental, dit-il.
Photo : Les auteurs de l’attentat de Madrid du 11 mars 2004
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España debe protegerse de Marruecos

El chantaje al que la Monarquía alauita sometió a la España catatónica en la fase terminal de la esquizofrenia franquista coincidió con el inicio de la Monarquía Constitucional española. Aquella España indefensa tuvo que ceder al gran chantaje de la Marcha Verde y abandonar el Sahara Occidental. La Monarquía Constitucional que nació al rebufo de aquella extorsión se ha habituado a ceder y el éxito ha enviciado a Marruecos en la extorsión impune a España.
Marruecos siempre ha reclamado su papel de potencia en el norte de Africa. Ese sueño sería imposible sin las riquezas naturales del Sahara Occidental. Por ello, ésta siempre ha sido el primer punto en su agenda. Para ello, el apoyo del gobierno español es vital, sobre todo desde 2002, año en que la Asesoría Jurídica de Naciones Unidas, por petición del Consejo de Seguridad, dictaminó que Marruecos no era una potencia administradora del territorio del Sáhara Occidental, que los Acuerdos de Madrid de 1975 no habían transferido ninguna soberanía a sus firmantes y, finalmente, que la condición de territorio no autónomo del Sáhara Occidental no se había visto afectada por esos Acuerdos. Se añade a esto que España, que ya no disimulaba su apoyo a la autodeterminación en el Sáhara, entraba, en Enero de 2003, en el Consejo de Seguridad como miembro no permanente.
Desde finales de los años 1990, las relaciones fueron de tensión en crisis:
-Septiembre de 1994. Aprobación de los proyectos de autonomía de los presidios y ofensiva diplomática marroquí subsiguiente. Marruecos amenaza por primera vez con interrumpir las relaciones pesqueras con la UE. Solicita en la Asamblea General de la ONU la «devolución» de Ceuta y Melilla a su reino.
-Abril de 1995. Marruecos rompe el acuerdo de pesca con la UE un año antes del plazo acordado y provoca un grave problema social en España.
-Noviembre de 1995. Se logra la renovación del acuerdo pesquero hasta 1999, pero Marruecos advierte de que éste será el último.
-Noviembre de 1999. Fin del acuerdo pesquero y negociaciones frustradas para su renovación a lo largo de más de un año.
-Abril de 2001. La UE desestima la última oferta de Marruecos sobre pesca. Este fracaso genera la peor crisis hispano-marroquí de los últimos años.
-Mayo de 2001. El Gobierno pide a la UE sanciones contra Rabat.
-Septiembre de 2001. Intercambio de acusaciones entre el ministerio de Exteriores español y el rey marroquí sobre la responsabilidad de la inmigración ilegal y el tráfico de drogas en el Estrecho.
-Octubre de 2001. Referéndum en 200 municipios andaluces por la independencia del Sáhara Occidental. Sin previo aviso, el ministro marroquí de Exteriores llama a consultas a su embajador en Madrid por tiempo indefinido. Marruecos cancela unilateralmente la cumbre de alto nivel que tenía prevista con España.
-Junio de 2002. Las autoridades marroquíes expulsan una delegación española de El Aaiún.
-Julio de 2002. El día 11, Marruecos ordena la invasión del islote Perejil, a menos de 10 kilómetros de Ceuta, por un pequeño contingente de 10 hombres y España llama a consultas a su embajador. Diez días después, y tras la mediación del secretario de Estado, Colin Powell, el Ejército retoma el control de la roca. El Ejército y la Armada refuerzan la vigilancia en las islas Chafarinas y otras zonas cercanas a Marruecos.
-Enero de 2003. España y Marruecos zanjan 15 meses de crisis diplomática con el regreso de sus embajadores.
Y ya para llenar el vaso de los temores marroquies, el gobierno de Aznar dejó de priviliegiar a Marruecos en las relaciones bilaterales y se acercó a Argelia, enemigo aférrimo del reino alauita, con la que acababa de firmar, en octubre de 2002, el Acuerdo de Amistad, Cooperación y Buena Vecindad, que restaba protagonismo en el Magreb a Marruecos. La prioridad concedida a las relaciones con Argelia - un país clave para garantizar el abastecimiento energético español se acompañó del lanzamiento de grandes proyectos de infraestructura como la construcción de un segundo gaseoducto que, a diferencia del gaseoducto Magreb Europa, unirá los yacimientos argelinos con la red española de gas natural sin pasar por Marruecos. Se pactan concesiones a petroleras españolas, a constructoras, intercambio de deuda por inversión, créditos a Argelia, etc. Este Acuerdo cristaliza en noviembre de 2003 cuando se celebra la Primera Cumbre de Alto Nivel entre España y Argelia.
Mohamed VI y su corte retuvieron las lecciones de la politica de Hassan II, pero no tienen ni la mitad de talla política, previsión y capacidad de juego internacional que éste tenía. Cuando, finalizada la Marcha Verde, en una conferencia de prensa convocada por el Rey, Hassan II a la pregunta de si había tenido en cuenta la posibilidad de que hubieran muerto muchos marroquíes en la Marcha Verde, contesto: “Estimamos que la recuperación de las provincias del sur bien valía la cosecha de un año de nacimientos". Para Rabat, invadido por trágicos temores, el sacrificio de unos cuantos militares marroquies en Perejil bien valía la pena como aviso a Aznar, al que calificaban de franquista y, más de diez anos después, siguen guardándole rencor (hace unos meses los servicios secretos marroquies pretendieron que es el padre de la hija de la ministra franco-marroqui, Rachida Dati). Al fin y al cabo, la invasión con immigrantes, el bloqueo del acuerdo de pesca en 2001 y el flujo de drogas no hicieron el efecto esperado.
En Abril de 2004, Zapatero anuncia una nueva etapa en las relaciones con Marruecos tras reunirse con Mohamed VI en su primera visita oficial al extranjero. La victoria electoral de Zapatero fue bien recibida por Marruecos. Como testimonio, la agencia de prensa oficial, MAP, publica un telegrama de felicitación transmitido por Mohamed VI à Zapatero.
A pesar de la famosa teoría del “colchón de intereses” en la que parece basarse la política exterior de Zapatero, en su zona de proximidad, la persistencia del conflicto del Sahara seguira dejando sus huellas en las relaciones bilaterales. El problema de la inmigración, las reivindicaciones sobre Ceuta y Melilla y la tension con el pais vecino siguen siendo noticia diaria:
-23 mayo 2003: Kofi Annan presenta su plan para el Sahara Occidental, en el que se contempla un periodo provisional bajo la jurisdicción marroquí, y un referéndum de autodeterminación como fase final. El Polisario y Argelia lo aceptan pero Marruecos se opone.
-Diciembre de 2004. Tras la llegada de dos pateras a las costas canarias con inmigrantes muertos de frío a bordo, las autoridades de las islas exigen a Marruecos que acabe con el tráfico de personas.
-Enero de 2005. Los Reyes de España realizan su segundo viaje de Estado a Marruecos. El país se vuelca con el Rey para escenificar la distensión con España como muestra del inicio de «una nueva etapa».
-22 junio 2003, el enviado especial de la ONU para el Sahara Occidental, James Baker, dimite. Rabat se pronuncia por la solución de la autonomía.
-Junio de 2005: Marruecos devuelve a España el día 6 un avión con políticos y periodistas que viajaban al Sáhara Occidental para comprobar la situación de los derechos humanos. Tres días después, Marruecos también prohíbe entrar en el Sáhara a una delegación catalana.
-31 enero 2006. El portavoz del gobierno marroquí de coalición, Nabil Banabdala, calificó de "inoportuna" la visita de José Luis Rodríguez Zapatero a Melilla y Ceuta.
-Febrero de 2007: Mohamed VI ratifica el acuerdo pesquero que permitirá faenar en los caladeros marroquíes a 119 barcos europeos, un centenar de ellos españoles.
-Marzo de 2007: Zapatero garantiza que España será el «mejor aliado» de Rabat en la UE durante la VIII Reunión de Alto Nivel.
La permanente reivindicación de la soberanía de Ceuta y Melilla siempre estuvo acompañada de frecuentes desplantes chulescos, el último ha sido la amenaza de abrir la mano a la inmigración ilegal, como si ésta alguna vez hubiera sido verdaderamente impedida por la gendarmería marroquí, lo mismo que el tráfico da hachís a través del Estrecho. Ya Aznar, en junio del 2000, recibio amenazas de un atentado similar a los de Kenia y Tanzania del 98, efectuadas por el nuevo sultán marroquí a Piqué en una visita a Rabat de éste, recién comenzada la legislatura, si España no modificaba su política acerca del Sáhara.
Marruecos juega magistralmente con el miedo que hace buen efecto en los gobiernos débiles. El comunicado emitido por Al Qaida el 7 de octubre de 2001 (menos de un mes tras el 11 Setiembre) hablando directamente de España, en un llamamiento internacional a “recuperar Al Andalus”, fue seguido del asesinato, el 12 de octubre de 2.002, de 202 personas en un hotel de Bali frecuentado por españoles y la desarticulación de células como el "comando dixan", los atentados de Casablanca en el que las unicas victimas extranjeras eran españoles, para terminar en la tragedia de Atocha, el 11 de marzo de 2004, que dara un giro de 180° a la política exterior española respecto al Sahara. Hechos que favoreceran la imagen que Marruecos quiere proyectar como bastión contra el terrorismo.
A pesar de que Marruecos es un fiel aliado de los enemigos de Al Qaida, Estados Unidos e Israel, nunca conocio atentados como los que sacudieron a la vecina Argelia. Con los atentados de Casablanca, Rabat quiso convertir el integrismo islámico en un enemigo común hispano-marroquí y lo consiguio con la celebración en Diciembre del mismo año de la Sexta Reunión de Alto Nivel en Marrakech sobre inmigración ilegal, soberanía territorial, agricultura, pesca, y terrorismo. Mas tarde, los servicios de propaganda marroquíes anunciarán regularmente el desmantelamiento de células terroristas que preparaban atentados para exhibirse como bastión contra el terrorismo que amenaza Europa, y España particularmente.
Durante la crisis abierta por la militante saharaui Aminatu Haidar, la prensa marroqui sacara de nuevo la historia de Fath al Andalous, anunciando la condena de 15 presuntos miembros de Fath Al Andalous precisando que uno de ellos vivía en El Aaiun. Y para que la casualidad llegue a su cima, la huelga de hambre de Haidar casi corre el riesgo de ser tapada por el anuncio del secuestro de los tres cooperantes catalanes que se encuentran actualmente en Mali.
Si el gobierno de Zapatero siempre mordio el anzuelo de la propaganda alauita, no parece ser el caso del gobierno belga cuando, en 2008, uno de sus mejores informadores árabes fue apresado por Marruecos bajo la acusación de ser el jefe de una célula terrorista que participo en los atentados de Casablanca. La Seguridad del Estado belga acaba de anunciar que realmente no habia prubas contundentes contra Andelkader Belliraj, un colaborador que permitio en el pasado, abortar un atentado en un pais cuyo nombre no se divulgo.
Todos los acontecimiento graves tienen un paralelismo evidente con la cuestion del Sahara. La crisis de Perejil se produjo cuando España iba a entrar en el Consejo de Seguridad de la ONU como miembro no permanente. Los atentados de Casablanca dos meses después y al mismo tiempo que James Baker presentaba su plan de arreglo seguido de su dimision. El caso Haidar saco de nuevo las amenazas marroquies y en el momento en que España asume la presidencia europea, Marruecos habla de indemnizacion de las tropas marroquies de Franco. Cada vez que España adquiere cierto protagonismo o un acontecimiento trascendental relacionado con el Sahara va a producirse, sucede algo. Nada es casual viniendo de Marruecos.
Por consiguiente, lo que se puede poner de manifiesto es que la seguridad de España radica en su protección contra el propio gobierno marroqui que no vacilara en el momento de defender sus intereses y, en especial, la anexión definitiva del Sahara. Su lema siempre ha sido y seguira siendo "cuanto peor, mejor".
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