Latifa Cherkaoui, femme du Makhzen de l'année 2009

En tant qu’organisation sociale, politique, militaire et économique, le Makhzen est un système d’allégeances « intégrées » et « superposées » où, comme le souligne Gérard Mairet dans «Les doctrines du pouvoir, la formation de la pensée politique, Paris, Gallimard, 1978 » : « sous le tyran ultime, et de proche en proche, l’illusion de commander fait de tous et de chacun des petits chefs serviles à la dévotion du chef suprême, s’identifiant à lui, jusqu’à être sous le grand tyran tyranneaux eux-mêmes. » 
Pour maintenir ce système, la population marocaine est la cible d'une guerre psychologique, sans relâche. Elle doit être occupée par ses problèmes, sinon on lui fabriquera d'autres. Et l'un des meilleurs outils d'une telle guerre est l'intoxication. Des rumeurs, des fausses informations, une mauvaise qualité de formation de base, la manipulation, une presse aux ordres, des programmes télé sur mesure ... En fait, infantiliser les masses. Ce sont un ennemi de l'intérieur, un ennemi de classe. L'ennemi n'est plus à l'intérieur, mais à l'extérieur. Dans ce cas, l'Algérie. Une politique de collaboration de classes est de mise. 
Dans le domaine de la manipulation, la désinformation, l’intoxication et l’endoctrinement, l'agence MAP ne peut envier les agences de presse des pays les moins démocratiques. Agrippée à une propagande révolue et un style désuet, elle inonde le quotidien du marocain. Les moindres gestes et actes de la dynastie Alaouite sont valorisés au plus haut point. La presse vassale et courtisane glorifie dans chaque dépêche et article le roi absolu et de droit divin Mohammed VI. Le lexique et la sémantique employés par ses « journalistes » indignes sont empruntés au vocabulaire moyenâgeux. Les éloges et louanges de la monarchie constituent l’activité principale. A l’heure de l’information plurielle, diversifiée et de l’Internet, cette armée de la propagande financée par les contribuables marocains poursuit son matraquage en faveur de l’asservissement du peuple marocain. 
L'un des piliers de la machine de propagande du Makhzen est Latifa Cherkaoui. Cette aristocrate féodale, championne de la langue de bois, bien initiée et élevée à la rigueur makhzénienne constitue un exemple de la servitude. Son maître, le roi, est son dieu. Lorsqu'elle le défend, elle croit défendre sa patrie. Elle manipule le peuple mais elle ne sait qu’elle est une marionnette dans les doigts criminels et pervers de son maître, de son chef qui se sert d'elle comme une proxénète véreuse se sert d’une pauvre fille. 
Elle intoxique les marocains au quotidien pour faire plaisir à son roi, pour dire ce que son chef croit être indispensable pour garder au pouvoir son roi, son roi qui s’enrichit sur le dos de son peuple sans honte et sans remords. Comme tout serviteur dévoué, elle a cessé d’être, de réfléchir, de désirer, de rêver et de penser, elle a dans son esprit ce que son maître lui a imposé. Le serviteur est heureux quand son chef est content de lui, ses émotions ne lui appartiennent plus. 
Le confort matériel a fait qu'elle n’écoute plus son cœur, son cœur bat au rythme du cœur de son chef nuit et jour. Le serviteur possède la raison que son chef lui permet de posséder jusqu’à la fin de ses jours. Le serviteur croit en celui auquel croit son chef et son chef croit à son roi. Son roi qui croit à son orgueil, en la puissance de son pouvoir et aux nombres de ses courtisans et de ses flatteurs. Le serviteur n’a plus ni père, ni mère, il est la propriété de son chef qui le paye, qui le protège, qui le loge et qui le nourrit jusqu’à sa mort. 
Le serviteur a oublié son histoire, c’est son chef qui décide de son présent et qui lui prépare son avenir. Le serviteur hait celui ou celle que hait son chef. Le serviteur ne comprendra ses erreurs que lorsqu’il sera dans les mains de son créateur sauf s’il se réveille un jour pour aller se mettre du côté  de ceux qui refusent de vendre leurs âmes, leurs esprits et leurs cœurs. Sauf s’il décide de rompre avec ceux qui ont rendu sa patrie pire qu’un cimetière. 
Elle a fait du web un outil pour répandre son venin sous des pseudos multiples : Idrissi Moulay Hachem, Kalimati, Mohamed Joundy, etc… L'harcèlement des sites qui publient les articles de Diaspora Saharaui est devenu un travail quotidien. Bref, le Makhzen ne saura jamais payer les services rendus par cette dame qui dirige le journal du palais royal.

Nouvelle violation du cessez-le-feu par le Maroc

Le Maroc joue la guerre dans le territoire du Sahara Occidental. Les forces aériennes du royaume alaouite exécutent des manoeuvres militaires avec les F-5 et les Mirages F-1 français dans la région d'Oum Dreiga, près du mur de défense marocain.
Le roi des soumis, Mohamed VI, n'a pas pu digérer la gifle médiatique qui lui a fourni l'expulsion arbitraire d'Aminatou Haidar et aujourd'hui il essaie d'effrayer  la communauté internationale avec le rugir des avions de combat. 
Le Maroc, une fois de plus,  viole le droit international et les résolutions de Nations Unies. Il n'y a aucune chance que le Conseil de Sécurité réagisse à ce nouveau défi marocain, le gouvernement français est là pour l'empêcher, comme il l'a empêché, au mois d'avril dernier, de voter une résolution qui permette à la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) de surveiller le respect des droits de l'homme dans cette ancienne colonie espagnole. 
Le Maroc se moque constamment de l'ONU, du peuple sahraoui, de l'Espagne, de la France et des États-Unis, et de tout ce qui est contre son occupation illégale du Sahara, même au détriment des mesures de confiance que les Nations Unies essaient de cultiver entre les parties belligérantes. 
Le Maroc montre, une fois de plus, son intransigeance en recourant à des actes graves et inadmissibles, qui rentrent dans le cadre de l'escalade qu'il cherche vainement à imposer depuis qu'il a constaté l'échec flagrant de son plan d'autonomie. 
Le Maroc, dernier état colonial en Afrique commet chaque jour des crimes contre l’Humanité au Sahara Occidental qu’il occupe depuis 1975. Les sahraouis qui ne demandent que la tenue d’un référendum pour choisir leur avenir réclament depuis longtemps le « démantèlement » du mur de séparation de leur pays en deux construit par les Israéliens dans les années 1980 et dénoncent régulièrement la pose des 8.000.000 mines anti-personnelles sans aucune indication du danger qu’elles constituent pour les citoyens. 
Rabat qui sait qu’elle ne comptera pas sur l’administration Obama pour faire passer son «plan » au Conseil de Sécurité s’agite dans la douleur de la défaite diplomatique qu'il connaît depuis l'instauration du cessez-le-feu en 1991. Alors, il s'acharne sur la population civile sahraouie sous le regard complice des médias, des partis et des ONG's marocains. Nul doute que les temps sont durs pour les Sahraouis vivants dans les territoires occupés par les forces marocaines. De la répression et encore de la répression est le lot quotidien qu'ils subissent. 
Aujourd'hui, vivre sous occupation marocaine signifie vivre avec la crainte des arrestations arbitraires, de la torture, de la détention sans procès, des procès injustes, des disparitions, et des exécutions sommaires, sans mentionner les discriminations sur les lieux de travail et le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental par le Maroc. 
L'escalade de répression, l'état de siège militaire et médiatique imposé au Sahara Occidental, le mur de la honte qui divise le territoire et la population sahraouis, qui est un crime contre l'humanité, constituent autant de facteurs qui violent les résolutions onusiennes et leurs efforts déployés dans la recherche d'une solution pacifique de ce conflit qui date de plus de 34 ans.

2009, annus horribilis pour la liberté d’expression au Maroc

Lorsque les historiens se pencheront sur ce début de deuxième décennie du règne de Mohammed VI, 2009 sera sans doute considérée comme une année de régression majeure pour la liberté d’expression au Maroc. Une « Annus horribilis » pire que toutes ses précédentes. En cet automne marocain, le Maroc a fait un formidable et effrayant bond en arrière comme peu de pays peuvent se le permettre. Rétrospective sur quelques affaires.
ZAHRA BOUDKOUR: 2 ANS DE PRISON FERME 
Le jeudi 9 juillet 2009, le tribunal de première instance de Marrakech a condamné Zahra Boudkour à deux ans de prison ferme pour avoir manifesté contre les frais d’hospitalisation trop élevés imposés aux étudiants. Zahra, 21 ans, est la plus jeune détenue politique du Maroc. Procès en appel en cours. 
HASSAN BARHOUN: DIX MOIS DE PRISON FERME 
Le lundi 13 avril 2009, la cour d’appel de Tétouan a condamné l’activiste Internet Hassan Barhoun à dix mois de prison pour diffusion de fausses nouvelles. Hassan Barhoun a contribué à la publication d’une pétition dénonçant la collusion d’un membre du ministère public dans une affaire de corruption.
Hassan Barhoun a été libéré le 1er août 2009 après « une grâce royale »

CHAKIB KHAYARI: TROIS ANS DE PRISON FERME
Le mardi 23 novembre 2009, la cour d’appel de Casablanca a confirmé la condamnation de Chakib Khayari à trois ans de prison ferme. Le président de l’Association du Rif pour les droits de l’Homme avait donné des interviews à la presse, déclarant que des personnes impliquées dans le trafic de drogue à Nador avaient pu "accéder à des postes importants au sein d’institutions de l’Etat".
- BACHIR HAZZAM : QUATRE MOIS DE PRISON FERME
- ABDULLAH BOUKFOU : UN AN DE PRISON FERME
Le mardi le 15 décembre 2009, le tribunal de première instance de Guelmim a condamné le blogueur Bachir Hazzam à quatre mois de prison ferme pour « diffusion de fausses informations portant atteinte à l’image du royaume concernant les droits de l’homme ». Bachir avait diffusé un communiqué relatif à des manifestations locales.
Le propriétaire d’un cybercafé, Abdullah Boukfou, a été condamné par le même tribunal et pour les motifs à un an de prison ferme. Procès en appel en cours.

DRISS CHAHTANE: UN AN DE PRISON FERME
Le 15 octobre 2009, le tribunal de première instance de Rabat a condamné Driss Chahtane , Directeur de publication du journal Al Michaâl, à un an de prison ferme pour avoir publié des articles sur la santé du roi et a ordonné son incarcération immédiate.
Malgré sa demande de grâce au Roi Mohamed VI et un Etat de santé très préoccupant, Driss Chahtane demeure en prison. Procès en appel en cours.

- MUSTAPHA HIRANE: 3 MOIS DE PRISON FERME (EN LIBERTÉ PROVISOIRE)
 RACHID MHAMID: 3 MOIS DE PRISON FERME (EN LIBERTÉ PROVISOIRE)
Le 15 octobre 2009, le tribunal de première instance de Rabat a condamné Mustapha Hirane et Rachid Mhamid, deux journalistes du journal Al Michaâl, à 3 mois de prison ferme chacun pour avoir publié des articles sur la santé du roi. Mustapha Hirane (photo) et Rachid Mhamid ont été laissés en liberté provisoire en attendant la fin du procès en appel. Procès en appel en cours.
- RACHID NINI: TROIS MOIS DE PRISON FERME (LAISSÉ EN LIBERTÉ)
- SAÏD LAÂJAL: DEUX MOIS DE PRISON FERME (LAISSÉ EN LIBERTÉ)
Le lundi 16 novembre 2009, le Tribunal de première instance de Casablanca a condamné Rachid Nini (Directeur du Quotidien AL Massae ) à trois mois de prison ferme et Saïd Laâjal (journaliste dans la même publication) à deux mois de prison ferme pour « publication de fausse information ». La publication avait publié un article sur le démantèlement d’un réseau de trafic de drogue. Procès en appel en cours.
- TAOUFIK BOUACHRINE: 4 ANS DE PRISON EN SURSIS ET 3 MILLIONS DE DIRHAMS DE DOMMAGES ET INTÉRÊTS AU PROFIT DU COUSIN DU ROI
- FERMETURE ADMINISTRATIVE DU JOURNAL AKHBAR AL YOUM
le tribunal de première instance de Casablanca a prononcé les verdicts suivants:
-Le directeur de Akhbar Al Youm, Taoufik Bouachrine, et le caricaturiste Khalid Gueddar ont été condamnés chacun à un an de prison avec sursis pour « avoir publié une caricature jugée irrespectueuse de la famille royale et du drapeau national »
-Dans un jugement disjoint pour « manque de respect dû au prince », la cour a condamné Taoufik Bouachrine et Khalid Gueddar à trois ans de prison avec sursis chacun et à payer solidairement des dommages et intérêt d’un montant de 3 millions de dirham au profit du prince Moulay Ismail.
-Le quotidien Akhbar AL Yaoum a par ailleurs subit une fermeture administrative. Il paraîtra en décembre sous un nouveau nom. Procès en appel en cours.

ALI ANOUZLA: UN AN DE PRISON AVEC SURSIS
BOUCHRA EDDOU: 3 MOIS DE PRISON AVEC SURSIS
Le lundi 26 octobre 2009, le tribunal de première instance de Rabat a condamné à un an de prison avec sursis, le Directeur du quotidien « Al Jarida Al Oula », Ali Anouzla, et à 3 mois de prison avec sursis la journaliste Bouchra Eddou. Ali Anouzla et Bouchra Eddou étaient poursuivis pour avoir publié un article sur la santé du roi Mohammed VI. Procès en appel en cours.
ALI ANOUZLA, MOHAMED BRINI, MOKHTAR LABZIOUI, YOUSSEF MESKINE ET RACHID NINI : VERSER 3 MILLIONS DE DIRHAMS
Le 29 juin 2009, , le tribunal de première instance de Casablanca a condamné Ali Anouzla (directeur d'Al Jarida Al Aoula), Mohamed Brini (photo) et Mokhtar Labzioui, (directeur et journaliste d'Al Ahdhat Al Maghribia), Youssef Meskine et Rachid Nini (journaliste et directeur d'Al Massae- photo) à verser 3 millions de dirhams (près de 300.000 Euros) de dommages et intérêts pour le colonel Kadhafi. Inculpation : « atteinte à la dignité d'un chef d'Etat ». 


LE JOURNAL HEBDOMADAIRE : 250 000 EUROS
Le 30 septembre, la Cour Suprême a confirmé la condamnation du « Journal Hebdomadaire » à verser 250.000 euros à l’ESISC. Aboubakr Jamaï et Fahd Iraki (Directeur de publication et journaliste à l’époque des faits) avait publié un article contestant une étude sur le Sahara effectuée par l’ESISC pour le compte des autorités marocaines. Le vendredi 16 octobre 2009, 
« ECONOMIE & ENTREPRISE » : 6 MILLIONS DE DIRHAMS
Le mardi 30 juin 2009 , la Cour d’appel de Casablanca a condamné le mensuel « Economie & Entreprise » à verser 6 millions de dirhams (près de 600.000 Euros) à la société Primarios une filiale de l’ONA, Holding du roi Mohammed VI. Le mensuel de Hassan Alaoui (photo) avait publié un article de six lignes sur Primarios. 
Le vendredi 4 décembre, Mohamed Mounir Majidi , secrétaire particulier du roi Mohamed VI a fait vendre aux enchères les biens matériels et mobiliers du mensuel pour payer les dommages et intérets.

LES CENSURES
Le numéro du Courrier international de la deuxième quinzaine de juillet a été interdit à la vente au Maroc à cause d'une caraciature du roi. 
Le mardi 30 juin 2009 , la police a fait une descente chez l’imprimeur de Tel Quel et détruit 100.000 exemplaires du magazine francophone et de sa version en arabe. Son crime ? Avoir publié un sondage sur le bilan du roi. Quatre jours après, c’est au tour du quotidien français Le Monde d’être interdit au Maroc pour le même crime.
Fin septembre c'est le début d’une longue séquence : tour à tour trois numéros du journal français le Monde, un numéro du quotidien Espagnol El Pais sont interdits pour avoir repris une caricature du cousin du roi entre autres.


Khadija Riyadi, personnalité de l’année 2009

En cette annus horribilis pour les libertés et les droits au Maroc, Mme Khadija Riyadi, présidente de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), mérite, à mon sens, le titre de la personnalité de l’année 2009.
Dans un pays où les élites ont détourné le regard sur le combat pour les libertés et fermé les yeux sur les exactions commises par le pouvoir, Khadija Riyadi et à travers elle l’AMDH, s’est toujours rangée du côté des victimes et de leurs familles.
Farouchement indépendante et animée d’une réelle conviction, Madame Riyadi appartient à cette espèce rare de femmes et d’hommes politiques qui ont su se tenir à l’écart de la courtisanerie, de la lâcheté et de la prostitution politique. Quand tout ce que compte le Royaume d’élites courraient derrière les privilèges liés la proximité du pouvoir, à commencer par la proximité avec l’ami du roi et son parti, Khadija Riyadi a préféré la fréquentation et le soutien des pauvres, des laissés-pour-compte et de ce qui reste encore de contestation sociale. C’est son monde, c’est sa vie.
Quand des manifestants ont été malmenés, des journalistes et blogeurs arrêtés et des publications interdites et qu’ils n’ont eu en guise de réponse de l’élite politique et associative qu’un silence assourdissant, Khadija Riyadi a été parmi les premiers à cogner, à grogner, à taper sur la table et à donner la voix pour exiger le respect du droit à la liberté d’expression.
Quand des militants des droits de l’homme, et pas les moindres, ont préféré s’abstenir de défendre les islamistes, parce qu’ils ne partagent pas leurs idées, Khadija Riyadi était parmi ceux qui ont tenu bon et les ont défendus parce que tout homme, tel qu’il soit, mérite d’être défendu.
Quand au nom d’on ne sait quel consensus national, des militants pacifistes sahraouis ont été opprimés et persécutés, l’AMDH de Khadija Riyadi a encore tenu bon parce que pour elle l’idéal des droits de l’homme se situe au dessus de toute considération nationaliste même légitime.
Quand certains défenseurs de libertés individuelles ont fermé les yeux sur la responsabilité de l’Etat marocain, Khadija Riyadi était parmi les rares qui ont défendu le droit des minorités sexuelles, religieuses et a-religieuses tout en restant crédible. Parce qu’elle agit au nom d’un idéal cohérent : on ne peut parler d’intégrisme religieux quand il s’agit des islamistes et faire preuve d’un formidable intégrisme institutionnel quand il s’agit du roi.
Depuis des années, Khadija Riyadi lutte pour la liberté et la dignité des hommes dans une société plébiscitaire gouvernée par un régime politique plébiscitaire. Avec courage et détermination et sans jamais renier ses idéaux. Telle est sa gloire. Son combat, fait d’abnégation et de dignité, et celui de ses collègues de l'AMDH et d'autres associations, mérite respect et admiration.
LARBI

Maroc-France : plus que des relations cordiales

S'il y a quelque chose qui a été mise en évidence par la grève de la faim d'Aminatou Haidar c'est la force des relations entre la France et le Maroc. Ou plutôt, l'énorme influence que Paris garde dans le royaume alaouite. La médiation personnelle du président Nicolas Sarkozy, a été la clef pour casser l'intransigeance royale et que Mohamed VI permette le retour de l'activiste sahraouie à sa ville natale. C'est peut-être pour "célébrer" ce bon moment bilatéral que Sarkozy est arrivé hier à Marrakech avec son épouse, Carla Bruni.
Ce n'est pas la première fois que le couple présidentiel choisit le Maroc comme destination pour passer quelques jours de congé. L'année passée, durant les vacances de Pâques, ils ont aussi choisi le sud marocain comme destination. Peu avant, en octobre 2007, le chef de l'Ellysée effectuait sa première visite au Maroc comme président après son élection au mois de mai de la même année.
Le Monarque français a de la chance. Pour chacune de ses vacances, il se déniche une destination prestigieuse... et gratuite. Le couple aurait reçu une invitation du roi Mohammed VI et il devrait séjourner dans l'un de ses luxueux palais.


Il a de la chance, il ne passera pas, lui, par le détroit de Gilbratar à bord d’un bateau de fortune. Personne n’osera lui demander ses papiers. Il ne parlera pas des musulmans et des moutons dans la baignoire.


Quand sarkozy va au Maroc c'est en tant que dominateur, de colon, et il croit qu'il va dans un département français puisqu'ils ont tout pris, les Européens, en particulier les Français. Ils detiennent les pricipales multinationales qui font la pluie et le beau temps dans le Makhzen.
Que vont rechercher en géneral les touristes au Maroc ou dans un autre pays arabe? Pour certains, la nostalgie des colonies, ils ont l'argent et s'offrent ce qu'ils veulent. Et les pauvres indigènes, pour un sous, feraient n'importe quoi, pour nourrir leurs familles. Il y a le tourisme sexuel, tout le monde sait que la prostitution et la pédophilie se pratiquent au vu et au su de tout le monde. Et la drogue, le premier dealer au monde de cannabis, sans parler des à-cotés. Quand vous allez au Maroc, on vous propose une bonne, une prostituée, un petit garçon, du cannabis et de l'alcool, pour vraiment presque rien vu de France, cela ne depasserait pas la centaine d'euros pour la totale.
Le roi Mohamed VI se moque bien de tout cela, l'essentiel pour lui c'est son trône et la chasse aux journalistes libres et insoumis.
Durant son séjour dans la ville la plus touristique du Maroc, Sarkozy a prévu de dîner avec le monarque alaouite. Il n'y a aucun homme politique encore actif qui a une relation si étroite avec le souverain marocain. Ils ont été vus, la dernière fois, en octobre à l'Ellysée lorsque Mohamed VI s'est déplacé vers la capitale française pour visiter son frère, Moulay Rachid, qui était hospitalisé après avoir souffert de fortes malaises durant un vol entre Casablanca et Paris.
Du royaume chérifien, où l'ancien président Chirac aimait lui aussi se reposer, Nicolas Sarkozy pourrait bien souhaiter un prompt rétablissement au Capitaine Dadis Camara en lui rendant visite pour des "raisons humanitaires", comme avancé par les autorités marocaines pour justifier leur accueil du génocidaire guinéen.

Sahara Occidental : Giap avait mille fois raison


La fameuse phrase du général Giap, affirmant à Alger que le colonialisme ne retenait pas les leçons et qu’il était un mauvais élève, se vérifie une fois de plus avec l’entêtement du Maroc à poursuivre l’occupation du Sahara occidental et la répression des populations autochtones, les propriétaires authentifiés.
Dans son entreprise coloniale, le trône préfère s’appuyer sur les «trois pieds nickelés», en plus des «pilleurs d’organes», plutôt que de s’en remettre aux résolutions onusiennes dans le cadre de la légalité internationale pour trancher le conflit né de son invasion du territoire. Il y a à peine une semaine, le trône sortait, tête basse, terrassé par un splendide ippon de la frêle Aminatou Haider. Dans un combat au finish, la sympathie mondiale lui allait à elle. Tout le monde la supportait à elle, et pas une seule voix n’osait conforter le sultan. Du moins pas publiquement. Les capitales alliées ne purent que lui conseiller… l’abdication pour minimiser les dégâts. Rabat en a-t-il tiré les leçons ?
Apparemment non puisqu’il s’attelle à transformer, verbalement bien sûr, son Waterloo en Ghazouate Badr, à convaincre que le trône a changé le Sahara occidental en un Eden des droits de l’homme et que c’est Alger qui est à l’origine de la confiscation du passeport de Mme Haider, de sa déportation sur Lanzarote et de sa magistrale riposte. Le Makhzen continue ainsi à dénier tout génie et tout droit aux Sahraouis.
L’identité sahraouie n’existe d’ailleurs pas depuis le 6 novembre dernier pour le roi, et au Sahara occidental il n’y a que des Marocains ou des traîtres, disait-il avant que Mme Haider ne le corrige. Mais Rabat dit quand même son «attachement aux négociations» avec les Sahraouis. Sauf qu’il s’arrange toujours pour oublier que les négociations se feront sur la base des deux propositions, la sienne et celle des Sahraouis, ou ne se feront pas. Comme il s’arrange pour omettre que toutes les résolutions onusiennes prévoient que la solution à laquelle on parviendra permettra «l’autodétermination du peuple du Sahara occidental». Un principe que ni Paris, ni Madrid, ni Washington n’ont osé contourner.

Changement d'adresse électronique

L'équipe du blog Diaspora Sahara tient à informer ses chers lecteurs que le compte Mahamud@skynet.be n'est plus valable dès aujourd'hui lundi 28/12/2009.
Pour tout contact veuillez utiliser le nouveau compte front.polisario@gmail.com
Merci et bonne années à tous

Le Maroc et la France bloquent le processus des négociations au Sahara Occidental

L'organisation de la Jeunesse Sahraouie, l'UJSARIO, a appelé mardi les instances dirigeantes du Front Polisario à arrêter les négociations avec le Maroc jusqu'à la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, en particulier les  sept activistes des droits de l'homme détenus à la prison de Salé.
Le message est clair et constitue une réponse aux derniers appels du Secrétaire Général des Nations Unies et de la Secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, insistant sur la nécessité de reprendre les négociations entre le Front Polisario et le Maroc. L'envoyé personnel de Ban Ki-moon, Christopher Ross, essaie d'organiser une nouvelle rencontre informelle au mois de janvier prochain. Difficile dans les conditions actuelles où le gouvernement marocain s'acharne sur la population civile sahraouie.
Le Président sahraoui n'a pas cessé d'écrire au SG pour attirer son attention sur le fait que l'attitude marocaine est contre l'esprit du processus de paix qui doit être basé sur les mesures de confiance. Les provocations marocaines sont devenues une déclaration de guerre qui vise à saboter le processus de négociations. Si c'était le but des responsables marocains, c'est réussi! Le Polisario ne peut aucunement accepter de s'asseoir avec les tortionnaires de son peuple.
Si les négociations sont interrompues c'est en grande partie de la responsabilité du gouvernement français qui empêche la MINURSO ( la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) de contrôler le respect des droits de l'homme dans le territoire.
Grâce au roi des gigolos, le roi Mohamed VI bénéficie d'une totale impunité pour emprisonner et torturer les militants sahraouis des droits de l'homme. Mais cette situation est finie. La patience des autorités sahraouies a atteint sa limite et n'a que trop duré. Aujourd'hui, la France, les EU, Ban ki-moon et le Conseil de Sécurité doivent assumer leur responsabilité. Si le processus de paix est, aujourd'hui, stagné, c'est uniquement de leur faute. A eux de choisir, maintenant, entre la légalité et le droit ou le charme envers le régime dictateur de Rabat. En tout cas, pour le Polisario, c'est clair : Il n'y aura plus de négociations si les prisonniers politiques ne sont pas libérés. 

Si Sarkozy veut sauver le processus de paix au Sahara Occidental, il doit profiter de son séjour auprès de Mohamed VI pour lui conseiller de libérer les militants pacifistes sahraouis.

Echec et mat au roi Mohamed VI

Par Baba Moustapha Sayed
Mohamed VI doit éprouver les mêmes angoissants, pénibles et lourds sentiments ressentis par Nizam Al-Mulk1 il y a quelques siècles. Le sultan du Maroc, qui, a l’habitude de se faire obéir au doigt et à l’œil doit se sentir, à présent, après sa cuisante défaite devant Aminatu Haidar, honteusement humilié et désespérément seul. Il doit aussi avoir (la désagréable)certitude qu’il n’a été dans l’histoire d’Aminatu que le dindon de la farce. Celui qui a agit aveuglément sur les commandes de Fouad Al-Himma, cette main qui, pour reprendre l’expression de Nizam Al-Mulk,  il n’a cessé, depuis son accession au trône, d’applaudir dans son dos.
Il y a quelques jours, nous avons relevé ici même dans cette rubrique que le 
« Le roi du Maroc Mohamed VI qui a fini par trouver dans l’Antigone sahraouie, Aminatu Haidar, un adversaire à sa mesure, a, semble-t-il, pris, pour éviter toute défaite probable dans son bras de fer avec elle, toutes les mesures et les précautions nécessaires. En plus de lui avoir fait savoir par la voie la plus autorisée, son ministère des Affaires étrangères, qu’il n’ autoriserait son retour, dans son pays et auprès des siens, qu’à la condition sine qua none qu’elle lui présente, en bonne et due forme, des excuses, Il a décrété, sur toute l’étendue du territoire marocain et de la portion que son armée occupe du Sahara Occidental, une mobilisation générale de toutes les institutions et rouages du Makhzen, ministères, partis politiques, médias, ambassades, armée et services du renseignement. »  Nous avons également souligné que « consciente qu’elle n’a, décidément, plus rien à perdre que ses chaînes, et qu’elle a désormais tout à gagner, écraser et humilier ses inhumains et arrogants tortionnaires marocains, et attirer l’attention du monde sur les souffrances de son peuple, Aminatu Haidar, a montré, depuis son exil forcé de Lanzarote, qu’elle mesure, à sa jute valeur, le sens et l’importance du combat décisif qu’elle a été amenée à livrer au Makhzen et à ses puissants soutiens à travers le monde. »
Après plus de trente jours d’un bras de fer, implacable, avec le roi du Maroc, son Etat, ses institutions et ses amis et alliés, Aminatu Haidar a fini par gagner, haut la main, son pari, faire plier le roi du Maroc et l’obliger à revenir sur sa décision de violer ses droits en la maintenant longtemps éloignée de son pays et de ses enfants.
L’on comprend dans ces conditions le sens et la portée de la déclaration qu’Aminatu vient de faire à son arrivée triomphale à l’Aâiun, et à travers laquelle elle a tenu à affirmer, sûre d’elle et plus que jamais déterminée à reprendre le combat pour défendre sa dignité et celle de son peuple que « son retour chez elle, au Sahara Occidental, consacre la victoire de la légalité internationale, des droits de l’homme et du peuple sahraoui. »
A-t-on oublié que ce retour, longtemps considéré comme impossible par les autorités d’occupation marocaines, a été obtenu aux conditions déterminées et exigées par la Ghandi Sahraouie, c’est-à-dire comme un droit naturel et inaliénable dont elle doit, en toutes circonstances, disposer y compris contre la volonté d’un Etat marocain qui n’est, au regard du droit international, qu’une puissance administrante d’un pays dont le statut est encore à déterminer dans le cadre d’une incontournable décolonisation sous l’égide des Nations unies?
Aminatu a réussi, grâce à sa détermination légendaire et à la large solidarité internationale qu’elle suscitée à sortir la cause de son peuple de l’oubli où l’a maintenu l’infâme et piètre ancienne puissance coloniale espagnole, plus soucieuse de courir au devant des désirs de l’anachronique et féodale monarchie marocaine que de réparer l’inqualifiable et impardonnable injustice qu’elle a fait subir au peuple sahraoui dont le tort est, faut-il y insister, d’avoir pris au sérieux les engagements solennels de ses médiocres et véreux dirigeants.
En faisant un échec et mate au roi, Aminatu a montré à la classe politique marocaine et au monde entier que les Sahraouis sont un peuple déterminé et résolu, prêt à tout sacrifier plutôt que d’accepter d’abdiquer ou de perdre sa dignité et sa fierté.
Aminatu Haidar a ouvert, par ses sacrifices et sa force de caractère et de résistance, de larges perspectives devant la lutte du peuple sahraoui. Il appartient aux représentants de ce dernier d’en profiter pour affaiblir davantage l’État colonial marocaines et ainsi avancer, avec assurance et sérénité, sur la voie de la désormais inéluctable indépendance du Sahara Occidental

Les "non dupes"






Par Ali Fkir, 22/12/2009

Sur le plan politique et sur le plan diplomatique, le Maroc a vécu ces 6 dernières semaines, un véritable séisme. Certains, et en premier lieu l'Etat marocain, ont y laissé des plumes. D'autres en sont sortis la tête haute.
L'Etat marocain, l'ensemble des partis gouvernementaux, des partis d'opposition (tel le PJD), certaine presse...se sont donnés lamentablement en ridicule spectacle. Leurs gesticulations d'amateurisme en politique, leur fanfaronnade démesurée ont fait d'eux de piètres acteurs. Ne tardons pas sur ces dindons, véritables balourds de l'Histoire 'nationale". Que leurs amis/protecteurs à travers le monde aient pitié d'eux...
Revenons aux choses sérieuses. 
Ce séisme a révélé au monde l'autre Maroc, le Maroc qui analyse, le Maroc démocratique, le Maroc véritablement indépendant, du moins dans cette "crise-Aminatou".
- Au niveau de la presse: lejournal HEBDOMADAIRE, TELQUEL, AL JARIDA ALOULA, AKHBAR ALYOUME...et malgré qu'ils ne remettent pas en cause "la marocanité du Sahara", ont donné au monde de l'information et de la communication une leçon exemplaire dans le professionnalisme journalistique. Ceux et celles des 
masse-médias ont intérêt à y puiser de l'inspiration
- Au niveau des partis politiques:
* la PADS et le CNI, et malgré leur position sur le conflit du Sahara ( ils défendent la "marocanité" du Sahara), ont évité avec beaucoup de maturité de jouer aux sapeurs- pompiers, et de jouer le jeu de l'Etat. Ils ont refusé de se faire muer en dindons de la farce.
* ANNAHJ ADDIMOCRATI, et malgré sa position de principe (pour l'autodétermination du peuple sahraoui), ne s'est pas laissé emporter par "la passion politique": les Sahraouis 
sont capables de s'en sortir seuls.
Le PADS, le CNI, ANNAHJ ADDIMOCRATI, les autres sensibilités marxistes savent situer la contradiction principale. Ils savent qui est responsable de la situation dramatique où vit le peuple marocain: l'absence d'un enseignement réellement national et démocratique, l'absence d'une politique de santé populaire, le chômage, l'insalubrité de logement, la pauvreté, le commerce des stupéfiants, du sexe... la répression politique, le trucage des "élections"...voilà le lot de la majorité du peuple marocain. Qui est responsable de ce désastre? Aminatou? certainement pas.
Les militants de la véritable gauche n'ont jamais fait du conflit du Sahara la ligne de clivage politique. En prison, des centaines de militants ittihadis et marxistes -éninistes, n'avaient jamais eu de problème à cause de ce conflit. Chacun respectait le point de vue de l'autre. De même à l'extérieur de la prison, les militants d'ILAL AMAM et de la gauche ittihadie (les militants qui ont crée le PADS, le CNI...) ont toujours fait front commun contre le régime, et cela malgré leurs divergences sur le conflit du Sahara. L'AMDH et depuis sa création en juin 1979, n'a jamais connu de crise à cause de ce conflit.
Au cours du dernier congrès du FMVJ qui s'est tenu en plein "crise-Aminatou", les congressistes ont discuté de tout sauf de ce conflit.
On ne peut qu'être fier d'appartenir à ce Maroc, le Maroc d'une presse démocratique, le Maroc d'une véritable gauche démocratique, le Maroc d'un peuple qui ne se laisse pas enflammer par des discours de circonstance, par des réactions de cafouillage.
La maison du makhzen prend feu? Tant mieux. Je n'en ferai pas une maladie !

Le Sahara et le malheur quotidien du citoyen marocain

Au débit des années 1970, le Régime politique marocain était contraint de bannir le Sahara Occidental de son agenda puisque son instabilité interne nécessitait d’éviter les problèmes avec l’Espagne aussi bien qu’avec l’Algérie. Le paradoxe est le suivant :
1- Avant 1973 : si un marocain revendique la marocanité du Sahara, il ira simplement en prison, et Hassan II en avait plein et de bons endroits en plus !
2- Après cette date, le simple fait d’invoquer l’application du Droit International et des résolutions des Nations Unis concernant le droit à l’autodétermination, conduit tout droit à la prison : le cas de la riposte du Régime contre le 15° Congrès de l’UNEM en 1972 (Union National des Etudiants du Maroc)

3- Abderrahim Bouabid, leader socialiste a été emprisonné en 1981 pour avoir refusé le référendum accepté par Hassan II.

Ce conflit était devenu bénéfique pour tout le monde ; surtout pour le roi, victime de deux complots et d’une instabilité politique, et qui a trouvé une occasion pour aligner les partis politiques, occuper les militaires et les éloigner vers le sud. Le budget de l’armée est devenu une manne providentielle pour les militaires marocains. Le secret et l’intérêt de la nation ont un impact direct sur l’organisation et la gestion des finances de l’armée. Ce qui a convergé à un Régime court-circuité par l’armée et l’intérêt particulier et spécifique des Généraux.

Et les marocains qui ont supporté les frais de la politique marocaine au Sahara, ont-ils le droit de décision en dernier mot du sort du Sahara , face au Régime et aux partis politiques ? Absolument pas.

Qu’il y ait des gens qui ne s’identifient pas à l’Etat central marocain est une affaire somme toute banale puisque même des habitants du Nord comme du Centre du Maroc considèrent que l’Etat monarchique est corrompu car n’ayant aucune forme de légitimité et n’émanant pas de leur volonté. Le problème majeur est l’absence de démocratie. Pour preuve s’il en est que l’Etat a de tout temps embauché les personnages les plus corrompus pour "représenter" les sahraouis.
Le seul pays où on peut aller en prison car on a dennoncé la corruption c’est bien le Maroc.
Les justices des autres pays servent leurs peuples, celle du Maroc ne sert que le Makhzen. C’est pourquoi les sahraouis veulent de plus en plus leur independance, plus le Makhzen les maltraite plus ils sont pour l'independance.
L’Instance de Réconciliation n’était qu’une poudre aux yeux et ça n’a pas du tout reconcilié le Makhzen avec les marocains mais c'est devenu pire encore que les années de plomb de Hassan II.
Ce que les marocains ignorent, c’est que le régime makhzénien, fabriqué par Hassan II, a lié le sort du Sahara occidental à celui du trône, faisant ainsi d’une pierre deux coups. L’équation est simple : d’un côté cantonner dans le désert une armée menaçante, qui a tenté de renverser le sultan par deux coups d’Etat, juste avant le départ de l’Espagne du Sahara occidental, et de l’autre museler les Marocains dont les bouches ne sont pas seulement fermées, quand il s’agit du roi ou du Sahara Occidental, mais déformées depuis longtemps à coups de matraques. Tout Marocain qui mettrait donc en cause la "marocanité", supposée, du Sahara occidental, mettrait également en cause la légitimité du trône. Quel Marocain, dans de telles conditions, oserait se faire fracasser la figure, plus que celle-ci ne l’est déjà au quotidien, en mettant en cause la légitimité du Commandeur des "Croyants".

Hassan II avait épuisé tous les moyens de terreur et d’oppression pour se maintenir avant qu’on lui souffle l’idée du Sahara. N’oublions pas qu’il avait cautionné l’opération " Ecouvillon " qui consistait à décimer l’Armée de Libération marocaine au Sud par l’aviation française et espagnole, après l’indépendance, quand il n’était que prince héritier.
Tout ce qu’il voulait, c’était régner. L’armée de Libération de l’époque voulait continuer la lutte pour libérer tous les territoires colonisés, y compris le Sahara Espagnol. Mais cette armée lui échappait. Il n’en était pas le chef. Elle lui faisait peur. Il fallait l’anéantir.
Pourquoi renoncer au Sahara par l’écrasement de l’armée de Libération en 1958 pour s’en occuper en 1975 ? Parce que les dix sept années qu’il a passé à pourchasser et à éliminer toute forme d’opposition ne lui ont pas été favorables à consolider son trône. Alors d’une pierre, il a fait deux coups : Museler définitivement l’USFP et redorer son blason auprès des déshérités, en leur donnant un peu de fierté et beaucoup de faux espoirs.
Le Sahara est, maintenant, sous occupation marocaine depuis trente-quatre ans. Alors, qu’y a-t-il de changé dans la vie pauvre et précaire de l’homme Marocain ?

Aminatou Haidar a gagné


Aminatou Haidar est retourné à El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupé par le Maroc depuis 34 ans. Son retour est une victoire pour le peuple sahraoui, ce petit peuple qui s'est vu contraint à affronter une puissance africaine et deux puissances occidentales, les Etats-Unis et la France. L'odyssée d'Aminatou a mis en évidence un conflit oublié par la communauté internationale, mais aussi le vrai visage du gouvernement marocain et de son roi. Son histoire que le Maroc est la Birmanie du Nord de l'Afrique et Aminatou la Angun sahraouie. L'Espagne a redécouvert la réalité du régime marocain, sa trahison et son honteux chantage à l'Espagne et à l'Europe. Pour soulager leur consciences, les dirigeants ibériques, Zapatero et Moratinos en particulier, n'ont pas hésité sous la pression populaire à faire des déclarations solennelles sur "la cause du peuple sahraoui et son droit inaliénable à l'autodétermination à travers un référendum". Les responsables espagnols savent, maintenant, qu'ils ne peuvent pas compter sur la fiabilité des dirigeants marocains. Leur seul soutien dans cette affaire, et ils l'ont ouvertement déclaré, a été la France et les Etats-Unis pour freiner l'arrogance et grossièreté marocaines. Les tortionnaires marocains, à court d'arguments, n'ont pas trouvé d'autre chose pour justifier leur comportement que l'affaire Aminatou "leur place en situation difficile devant leur opinion publique". Comme d'habitude, le tortionnaire se place en victime. Ce n'est pas nouveau. Tous les acteurs qui sont intervenus l'ont fait sur la base des plans économiques et stratégiques partagés avec le Maroc, des plans basés sur l'idée de faire de la monarchie obsolète marocaine un pion en échange de la consolidation de celle-ci et sa liberté d'action contre les droits de l'homme et surtout contre la population sahraouie. L'ONU réagit sans aucune force, ses troupes, la MINURSO, regardent ailleurs lorsque la police du nouveau dictateur, couronné il y a dix ans, emprisonne, réprime et torture la population civile. L'Europe, l'Europe riche se comporte aussi avec indifférence devant les souffrances du peuple sahraoui. Le vieux continent fait les affaires, négocie, commerce avec les richesses du territoire sahraoui sans gêne sous des faux prétextes relatifs à la sécurité, l'immigration, etc. Une histoire vraiment honteuse et qui ne date pas d'hier. Pour les européens et les américains, il s'agit de "leur dictature, leur monarchie", même s'il n'y a pas de liberté d'expression, même si on ne respecte pas les droits de l'homme, même si beaucoup de ses habitants vivent et meurent dans la misère et quittent leur pays en quête d'une vie meilleure dans un coin quelconque de l'Europe ou ailleurs. Le Maroc avait des doutes sur la nouvelle position des EEUU par rapport au conflit du Sahara Occidental, mais la dernière visite de Hillary Clinton, dans laquelle avait déclare que la politique américaine envers le Maroc n'a pas changé, a fait pousser des ailes aux tortionnaires marocains et ils ont cru être à l'abri pour agir en liberté. En effet, l'administration Obama non seulement a déçu la communauté internationale en Afghanistan, en Irak, au Proche Orient, mais aussi au Sahara Occidental, cette ancienne colonie espagnole qui attend, depuis 34 ans, une issue pacifique. L'espoir sahraoui qui accompagnait l'arrivée du nouveau locataire de la Maison Blanche s'est évaporé dans les airs. Pour Washington, le Maroc sera toujours l'enfant gâté des yankees et ils n'ont rien à faire des droits légitimes d'un peuple qui refuse de se plier aux caprices d'une monarchie pourrie bâtie sur le sang des peuples. La question pertinente est : Qu'est-ce que Sarkozy et Clinton ont promis à Mohamed VI pour qu'il laisse Aminatou rentrer chez elle? La réponse est simple: Un soutien au plan d'autonomie marocain. Mais ils oublient que toute solution sera vouée à l'échec si elle n'est pas basée sur la volonté des sahraouis. La force et l'intervention étrangère n'esst pas garant de victoire. La preuve : l'Afghanistan, l'Irak et la Palestine.

Le Maroc vise à saboter le processus des négociations

Cette femme d'apparence faible qui s'assoit, chaque matin, à l'aéroport de Lanzarote constitue le cri silencieux de tout un peuple qui refuse de perdre la liberté. Elle est une conséquence des barbaries qu'a commises et continue de commettre le gouvernement marocain contre le peuple sahraoui. Ce qui est en jeu c'est le droit de notre peuple d'être libre, mais l'essence de tout cela, c'est la dignité de toutes les femmes et hommes du Sahara Occidental, qui refusent d'être vilipendiez par un régime tyran et archaïque comme celui de Mohamed VI.
Chaque minute qui passe, le corps d'Aminatou Haider s'affaiblit un peu plus, jour après jour, minute après minute, loin de sa terre, de sa famille, de ses enfants. Elle compte déjà 31 jours en grève de la faim et a repoussé énergiquement la tentative du gouvernement espagnol de l'obliger à manger.
Au moment où cette activiste pacifique des Droits de l'homme est en grève de la faim, Barak Obama recevait le prix Nobel de la Paix et en assurant que parfois la guerre est nécessaire pour avoir la paix. Et il a aussi naturellement célébré, l'anniversaire de la chute du mur de Berlin mais : qu'est-ce qu'il pense du mur du Sahara Occidental? Un mur de plus de 2500 km miné et surveillé par l'armée qui isole la population sahraouie dans le désert, sans aucun moyen pour subsister.
Le châtiment imposé par le Maroc est disproportionné à l'action, il n'est pas établi dans aucune norme, et est contraire aux droits de l'homme basiques : la nationalité et le retour vers son propre pays. Mais les maîtres chanteurs de Rabat n'hésitent pas à exploiter tout incident pour dynamiter le processus de paix et il est prêt à dialoguer seulement si, au lieu de parler d'autodétermination, on parle d'autonomie. Et le pire c'est que le temps court en faveur du Maroc. Chaque jour que le conflit perdure est un jour de plus gagné par le Maroc pour s'accrocher à un territoire qui ne lui appartient pas.
Des voix marocaines de toute sorte se sont prononcées dans un ton menaçant, interprétées par la presse comme des mots de goût indubitable du chantage qui ne devraient pas avoir lieu entre des pays qui se considèrent comme des amis et qui ont beaucoup d'intérêts en commun.
Tout cela, met en évidence le régime marocain et surélève la dignité de la cause sahraouie.
Le sacrifice d'Aminatou est une solution extrême qui projette de laisser derrière les considérations humanitaires par rapport à elle- même pour qu'elle soit abordée la question politique exposée par le peuple sahraoui. Cela explique la délégitimation du gouvernement marocain et sa pression sur le gouvernement espagnol. Il n'y a aucun doute qu'elle a altéré les règles du jeu, d'un jeu dans lequel les sahraouis étaient exclus. Il y a des raisons pour penser que les solutions viendront si on comprend les nouvelles règles que Haidar expose lorsqu'elle exige de passer de l'humanitarisme à la politique. Dans le sillage de Ghandi, elle dit qu'elle ne veut pas de charité, mais de justice. Par conséquent, elle s'accroche à sa dignité. Celui qui ne comprend pas cela est condamné au repenti.
La disposition à sacrifier sa propre vie par ce que l'on croit juste, par ce que l'on interprète qui donne un plein sens à cette vie qu'on risque, a donné des exemples mémorables. Des exemples qui ont remarqué la lâcheté et l'ignominie de ceux qui étaient restés du côté de l'indignité ou, simplement, de l'indifférence. 
Haidar est devenue un grain très indigeste dans le couscous de Mohamed VI qui attend assis dans son jet-ski que Haidar lui demande pardon. Un bouffon a remis une note au petit monarque disant: "Profitez, Majesté, si vous attendez trop vous resterez sans neige à cause du réchauffement climatique".
L'action d'Aminatou  nous met devant d'autres faits importants : l'appui ou ou non à la résolution des conflits par la résistance pacifique. Le rôle des femmes dans ce type de résistances. La valeur d'une mère, prête à défendre la dignité pour ses enfants, même si elle doit renoncer à eux.
Aminatou Haidar est tout le peuple Sahraoui. Sa situation n'est que le reflet d'une nation soumise. Et deux gouvernements qui devraient mourir de honte à cause des recours ridicules qu'ils ont pour résoudre ce problème.
La politique internationale, soumise au business, est un tissu complexe que personne ne veut découdre d'un coup et qui nuit seulement les faibles. Ce n'est pas seulement la France, c'est l'ONU, incapable et inutile comme à l'accoutumée. Ce sont les USA, pour qui le Maroc est décisif dans l'actuel panneau géopolitique de l'Afrique. Quand l'ONU prend une décision c'est parce que la pression des gouvernements qui ont plus de pouvoir et qui peuvent risquer davantage est exercée sur elle. Le principe de Justice est écarté même pour les accords signés. 

Mohamed VI, "propagandiste" de la cause sahraouie

Il est bien connu que, pour le Maroc, le Sahara Occidental a toujours été une question vitale. Les grands conflits avec le voisin espagnol ne sont pas venus tant par Ceuta et Melilla comme par ce que les Marocains appellent les "provinces du sud". La décision de Mohamed VI en juillet 2002 d'envahir l'îlot de Persil, a dérivé, formellement, en l'affrontement avec Aznar par manque d'entente pour obtenir un accord de pêche. Cependant, au fond de l'irritation du monarque alaouite il y avait le refus du Gouvernement du PP de se plier à ses prétentions de limiter l'avenir du Sahara à une autonomie, sans la possibilité d'exercer dans l'avenir le droit d'autodétermination, à travers un référendum.

Maintenant, la crise se centre aussi sur la question sahraouie, Il est certain que Mohamed VI, avec sa détermination est en train de provoquer des maux de tête au Gouvernement espagnol, qui ne s'attendait pas à cette manière de "remercier" sa politique d'amitié vers Rabat. Mais encore plus certain c'est que, avec sa maladresse, le roi a obtenu que tout le monde tourne ses regards vers le Sahara. Il s'est converti en meilleur propagandiste de la cause sahraouie. Si Aminetou Haidar ou le Front Polisario avaient programmé l'action revendicative le résultat n'aurait pas été si bon. Et plus  le temps passe sans donner une sortie au conflit et sans alléger l'angoisse de l'Exécutif espagnol, plus mauvaise sera l'image du Maroc dans le monde.

La malheureuse décision du roi Mohamed VI est un bon coup de pub pour les indépendantistes sahraouis. Mme Haidar ne décolle pas des télévisions espagnoles, alors que le conflit était en stand-by. Il est tout de même paradoxal que M-6 fasse un coup aussi bas à M. Zapatero: il est le président le plus pro-marocain qu’a connu l’Espagne, alors que sa base électorale est acquise au mouvement sahraoui. Les prochains présidents du gouvernement espagnol retiendront la leçon…

Mohamed VI, qui ne voit pas plus loin que la longueur de son nez, n’a pas anticipé l’action de Haïdar. En plus de ça, il mesure mal l’impact de l’effet de la médiatisation de sa grève de la faim. Il ne savait pas qu'il allait recueillir le pire pour son plan de fausse autonomie.


Cette histoire montre à quel point la diplomatie marocaine est dans le passé.
Peut importe les rasions judiciaires, mais politiquement c’est une défaite.
On oublie qu’on vit dans un monde globalisé où les médias influencent l’opinion publique. Avec ce qui se passe, l’opinion publique internationale connaît bien ce sujet avec deux protagonistes : une pauvre dame qui veut revenir chez elle et un état qui ne respecte pas les droits de l’homme.


Notre ami le roi a offert à cette militante sahraouie surtout connue parmi les activistes des droits de l’homme une superbe tribune internationale, et surtout rendu la tâche infiniment plus difficile à un des gouvernements espagnols les plus favorables au Maroc depuis les années 90.

Les autorités marocaines ont réussi un bel exploit, réussissant à ne respecter aucune des rares et chétives lois que l’Etat marocain se donne pour faire montre de respect des droits de l’homme. Bien sûr, dans un Etat de droit, ce que n’est évidemment pas le Maroc, une justice indépendante aurait tôt fait d’annuler ces décisions arbitraires et de faire condamner leurs auteurs au pénal. Car dans un Etat de droit, tout le monde a droit au respect de la loi, qui n’est pas là uniquement pour ceux dont les opinions plaisent au gouvernement voire même à une majorité de l’opinion publique, mais aussi pour ceux dont les opinions sont exécrées par le gouvernement ou l’opinion.

Aminatou Haïdar est en grève de la faim contre une décision illégale et arbitraire. Les conséquences d’une issue fatale seraient sans aucun doute graves pour les relations maroco-espagnoles

Une nouvelle Intifada provoquée par Mohamed VI?

Je souffre pour ma mère, mais je ne peux pas lui demander de laisser la grève de la faim ", affirme accablante la fille d'Aminetou Haidar, Hayat Kossimi. Son frère préfère ne pas parler. Elle se met à pleurer après avoir lu une lettre de l'activiste sahraouie qui dit :" Je Pense à vous. Je fais cela pour que, quand vous serez plus grands, vous viviez en liberté ". Dans sa maison, assiégée jour et nuit par la police secrète, le flux de sahraouis qui entrent et sortent pour soutenir ce symbole de l'indépendantisme est imparable." Nous sommes avec vous ", disent-ils orgueilleux de se sentir représentés par l'une des défenseures des droits de l'homme qui a récolté le plus de reconnaissances internationales." C'est notre Gandhi ", soulignent les familiers les plus proches.
En 2005, quand l'Intifada sahraouie a explosé, Haidar a été emprisonnée à la prison noire de l'Aaiún, où elle a entamé une très dure grève de la faim. Le jeûne se répète pour l'activiste, bien que cette fois c'est pour avoir refusé à assumer la nationalité marocaine, cause par laquelle elle a été expulsée de l'ancienne colonie espagnole le 14 novembre. "Si elle avait cessé de manger dans un aéroport de la France ou dans dans un autre pays, elle aurait été jetée dans la rue, mais en Espagne la solidarité est impeccable", dit Mohamed ému, oncle des enfants de Haidar, qui ne veut pas dire son nom de famille.
Les sahraouis se trouvent repliés chez eux à cause dees menaces, mais des groupes de jeunes se montrent de plus en plus courageux pour remplir El Aaiún de consignes et de drapeaux proa-utodetermination et pro-droits humains. Ils croient en la résistance et "ils préparent la deuxième Intifada", assure Mohamed. Ils attendent seulement l'occasion "pour que le moindre nombre de victimes se produisent". Pour lui, le succès des mobilisations massives est dans la spontanéité. "A cause de cela, je ne peux pas parler de dates", ajoute-t-il.
Dans la rue, le mutisme est général, dans les lieux publics aussi, le guet de policiers et de militaires est permanent. Mais à l'intérieur des foyers, le cas Haidar est dans la bouche de tous. De fait, dans une noce qui a été célébrée samedi, l'invitation s'est convertie en manifestation en faveur de l'activiste, avec des cris de "Vive Aminetou, vive la battante".

La fille de Haidar est des premières à défier le régime. "Je n'ai pas peur et je sortirais pour protester pour ma mère. Je veux la liberté, et c'est pour cela que je la soutiens", dit Hayat avec intégrité, qui voit en sa mère un modèle, un exemple de la persévérance après plus de 30 ans d'un conflit qui commence à avoir des cheveux blancs. Cependant, depuis que l'activiste a initié la grève de la faim, la situation du Sahara Occidental a donné un tournant radical. "Tout le monde parle de nous. Quand nous pensions que nous étions oubliés, nous revenons au premier plan", déclare Ghalia Diimi, la vice-présidente de l'Association Sahraouie de Victimes de Graves Violations des Droits de l'homme (ASVDH), et qui a connu la torture et la prison.
Llegar hasta su casa es un suplicio. Coches de la policía secreta siguen los pasos de observadores y periodistas. El refuerzo de la vigilancia no solo es visible junto a la casa de Jimi El Galia y de la familia de Haidar, también en otros barrios poblados por activistas. Mientras el conflicto no se resuelva, Marruecos mantendrá los dispositivos para impedir los gritos independentistas, las proclamas saharauis y las manifestaciones en contra de la expulsión de Haidar.
Même Arriver à sa maison est un supplice. Des voitures de la police secrète suivent les pas des observateurs et des journalistes. Le renfort de la vigilance est non visible seulement près de la maison de Djimi Ghalia et de la famille de Haidar, mais aussi dans d'autres quartiers peuplés par des activistes. Tant que le conflit n'est pas résolu, le Maroc maintiendra les dispositifs pour empêcher les cris indépendantistes et les manifestations contre l'expulsion de Haidar.
"Ils ne nous effraient pas avec des fourgons dans tous les coins. 99 % de la population veut vivre en liberté et elle luttera jusqu'à la fin", insiste Mohamed, convaincu que Haidar rentrera chez elle "vivante". "La pression des EU et de l'Europe fera changer la vision du Maroc".
À un pas de la mort, Aminatou Haidar continue une grève de la faim d'un mois. Le corps de Haidar est à un pas de ne répondre plus. En cas de décès, les piliers de la puissance que son peuple domine trembleront de honte devant le monde qui suit pas à pas le dénouement d'une bataille presque silencieuse.
Le cas de l'activiste suppose un autre obstacle dans la tentative de la part de l'envoyé spécial des Nations Unies, Christopher Ross, de réaliser un nouveau tour de né gociations entre le Front Polisario et le Maroc, dans le cadre des rapprochements initiés en 2007 pour l'indépendance du Sahara Occidental. Les indapendantistes sahraouis (Polisario) considèrent "impensables" de s'asseoir à parler à Rabat avec le "cadavre" de Haidar sur la table. Ross a essayé de fixer une date pour une cinquième rencontre.

Brasil : Una querella contra Emboirik por abuso y difamación

La familia de la ex-novia del diplomático saharaui Emboirik Ahmed ha depositado una querella ante la justicia brasileña contra él por abu...