La vengeance du roi Mohamed VI

Le quotidien "Akhbar  Al-Youm" a été saisi par les autorités marocaines et sa rédaction fermée.
Le Ministère de l'Intérieur n'a pas eu besoin d'attendre une décision judiciaire malgré le fait qu'il est ainsi prescrit par la loi marocaine. Il s'accroche au fait qu'"Akhbar Al-Youm" a publié sur une couverture une caricature de Khalid Gueddar, d'un cousin du roi Mohamed VI qui vient de se marier avec une jeune dame allemande convertie à l'Islam.
En plus d'offensant à la Monarchie, ils considèrent insultant l'emploi de l'"étoile de David" dans le dessin, qui est devinée dans sa forme mais pas dans sa couleur, par son "antisémitisme flagrant".
En octobre 2008 l'hebdomadaire Tel Quel, le plus lu en français au Maroc, rappelait l'histoire du drapeau du royaume alaouite dans un reportage sur des Juifs. Le magazine racontait que les cinq branches actuelles du drapeau est quelque chose de nouveau, puisqu'elle est née avec six branches et rappelle que le prophète biblique David non seulement est reconnu par les Juifs, mais aussi par les musulmans sous le nom de Daoud. La dynastie Alaouíte, actuellement sur le trône, a maintenu le drapeau de l'étoile de six branches que les Mérinides ont choisi et ce n'est que dans les temps récents du Maréchal français Lyautey, en plein protectorat français, que l'étoile perd une de ses branches et reste avec les cinq actuelles.
Aucune autorité compétente du royaume n'a considéré ce reportage comme une insulte, ni saisi les exemplaires de Tel Quel.
L'auteur de ce dessin, Khalid Gueddar est le même qui publie les caricatures du roi Mohamed VI sur Backchich, considéré par le palais comme un journal qui "cherche à déstabiliser le Maroc" (la fameuse théorie du complot que le gouvernement utilise pour tout se permettre) On se rappelle du BD "Le roi qui ne voulait plus être roi". Il y a lieu de se demander si sa dernière caricature n'est pas le prétexte recherché depuis longtemps pour faire payer à Khalid son "insolence".
Si la censure, les saisies, les amendes astronomiques n'ont pas pu imposer l'autocensure voulue par le Makhzen, celui-ci a trouvé "l'occasion idéale" pour se venger de Khalid et au même temps introduire une nouvelle punition : La fermeture définitive d'un journal.
Un nouvel épisode du célèbre feuilleton "Le Maroc change" avec l’avènement d’un nouveau roi qui est l’un des hommes les plus riches de la planète, qui tire des rennes d’un pays dont on dit qu’il devient la nouvelle Thaïlande et qui a doublé la production du cannabis pour combler le déficit dudgétaire causé par la corruption et la malversation. Et pour imposer le silence sur ses malfaits s’acharne sur la presse indépendante.

Les camps de réfugiés sahraouis vus par les autres




Thierry Mezerette : Les Sahraouis sont les oubliés du désert. C'est l'histoire d'une décolonisation inaboutie. C'est l'histoire d'une page d'histoire qui ne se tourne pas. C'est l'histoire d'un petit groupe, environ 160 000 personnes qui aux portes du désert attend qu'on lui redonne sont territoire. C’est l’histoire d’un peuple, affaibli par le temps, abîmé par l’aridité de sa terre. Sa fierté est intacte, elle est source d’énergie pour livrer cette bataille de l’absurde, cette guerre contre la puissance coupable de dirigeants installés dans le velours confortable des palais. L'espoir fait vivre dit-on, chez les sahraouis il fait survire....


Julien Dedenis : Les camps de réfugiés sahraouis sont installés à l'Ouest du grand Sud algérien depuis 1976 sur une surface aussi vaste qu'un département français. Cet espace de camps de réfugiés est aussi le siège de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) créée au début de l'exil. Ainsi, l'espace des camps est devenu le territoire d'un Etat exilé.

Sopihie Caratini : Au premier regard, tout visiteur est frappé par la bonne tenue des camps, la santé des enfants, les bienfaits de l'organisation et surtout cette apparente insouciance qui fait l'hospitalité légère. Tous ceux qui sont passés là l'ont dit et l'ont écrit : le peuple sahraoui en exil ne s'est laissé envahir ni par la mélancolie, ni par la paresse, ni par cet excès de fatalisme qu'on prête parfois aux sociétés arabes quand on ne les connaît pas. Pas une plainte ne s'élève, pas une main n'est tendue, chacun se prend en charge, participe, travaille au bien commun, et reçoit l'étranger avec la grâce d'antan.


Alice Corbet : Malgré les espoirs envers l’étranger, il existe une véritable « conscience sahraouie ». Tous souhaitent avidement l’indépendance : les camps devraient être une solution temporaire, un départ pour l’Occident doit l’être aussi, et revenir habiter un territoire perdu –même méconnu par les jeunes, demeure un objectif fermement ancré dans les mémoires et dans les cœurs. Car le Sahara Occidental, c’est une attache, un lieu d’expression de cette société qui s’est révélée dans les camps, mais aussi le lieu de la mémoire, de l’ancestralité, où se sont figées les généalogies… C’est aussi, possiblement, une région où il existe des moyens de production de l’existence d’un Etat indépendant (ressources minières, piscicoles, phosphate, prairies…).


Cédric Omet : Fait marquant, il est rare de rencontrer un jeune Sahraoui qui ne sait pas lire ni écrire. Une grande partie de la population des camps de réfugiés sahraouis est donc alphabétisée et dotée d’une formation professionnelle grâce à ce système qui privilégie l’école et qui permet au Front Polisario d’avoir une aide internationale d’envergure dans le domaine de l’éducation. On ne peut pas en dire autant du taux d’alphabétisation au Maroc, par exemple.


Patrick Lavaud : Vingt-cinq ans après, les progrès sont considérables : écoles, crèches, maternités, hôpitaux, centre pour handicapés mentaux (à Smara), système de réservoirs d'eau, panneaux solaires pour l'électricité, etc.… Les premières petites boutiques, dans lesquelles on peut acheter quelques produits de base, ont même fait leur apparition il y a quelques années. Malgré ces améliorations, dues au soutien de l'Algérie, aux aides des organisations humanitaires (couvertures, vêtements, nourriture, etc.…) et aux qualités d'organisation des Sahraouis, la vie dans les camps demeure encore très précaire.


Ali Sassi : Peu d'hommes dans ce camp, surtout des femmes, très actives. Parmi elles, des femmes élégamment vêtues et dotées d'une solide instruction reçue dans les universités européennes grâce à l'aide d'un vaste réseau d'Ong et de gouvernements : médecins généralistes, professeurs... Elles sont partout : si elles ne font pas de la politique aux côtés des hommes, elles s'occupent des centres de santé, des écoles, des postes administratifs. "Nous nous organisons progressivement, en prévision de la fin de la guerre'', explique un responsable sahraoui.

Bérangère Musseau : Si l’espoir fait vivre, le peuple sahraoui en est la preuve incarnée. 31 ans après avoir été chassés de leur territoire par l’armée marocaine, les réfugiés sahraouis de la hamada de Tindouf, vaste désert isolé du reste de l’Algérie gardent l’espoir d’un retour sur leur terre, libres.

Interdit de caricaturiser un membre de la famille royale du Maroc


Le Ministère de l'Intérieur ferme le quotidien "Akhbar al Yaoum" pour avoir publié une vignette dans laquelle apparaît Moulay Ismael, cousin du roi Mohamed VI, qui a célébré le samedi sa noce.

IGNACIO CEMBRERO | Madrid 29/09/2009 
Au Maroc, l'été a été éclaboussé de sanctions et d'accusations du ministère public contre des journaux et des hebdomadaires qui ont écrit ou commenté la popularité du roi Mohamed VI ou sa maladie de fin août. Les premiers jours de l'automne confirment que les autorités ont décidé de serrer l'étau à la déjà amputée liberté de presse.
Cette fois-ci, c'est le tour du journal Akhbar Al Yaoum pour avoir publié une caricature du prince Moulay Ismael qui a célébré samedi passé, une fête de noce Anissa Lehmkuhl, présidée par son cousin Mohamed VI,  comme annoncé par le communiqué du protocole royal. L'épouse est allemande, mais elle s'est converti à l'Islam quand, encore petite, vivait à Rabat où son père était conseiller militaire de l'Ambassade d'Allemagne. 
Dans la vignette, publiée sur la couverture samedi, le prince apparaît en saluant sur un fond rouge, la couleur du drapeau du Maroc, "décoré avec l'étoile marocaine", selon Khalid Gueddar, le dessinateur, et Taoufic Bouachrin, le directeur du journal. 
Il s'agit d'une "offense au respect dû à un membre de la famille royale", comme l'a signalé,  lundi soir, le Ministère de l'Intérieur marocain dans un communiqué. En plus, poursuit, on a fait une "utilisation tendancieuse du drapeau national". Par conséquent, il annonce qu'il poursuivra le journal en Justice. Le prince Moulay Ismael fera autant pour sa part. 
"L'utilisation de l'Étoile de David" dans la caricature, ajoute le communiqué " met en relief un antisémitisme flagrant". "Le fonctionnaire qui a confondu l'étoile verte marocaine avec le symbole bleu du judaïsme est mauvais de la vue", réplique le dessinateur. 
Mais, la quelle que soit la rapidité de la Justice marocaine lorsqu'il s'agit d'instruire les dénonciations des autorités, le ministère de l'Intérieur n'a pas voulu attendre la sentence. C'est pour cela qu'il annonce dans le communiqué qu'il prendra des mesures contre "les moyens et les locaux du journal". Il n'a pas réagi à temps pour séquestrer l'édition qui est arrivée à la rue samedi, mais il l'a fait avec celles étaient en route pour la vente lundi et aujourd'hui mardi. Pendant deux jours consécutifs, Akhbar Al Yaoum n'est pas arrivé aux kiosques. 
"La police a clôturé nos locaux à Rabat et à Casablanca et a bloqué nos comptes",  dénonce Bouachrin, directeur d'Akhbar Al Yaoum. "En réalité, je ne peux plus sortir le journal à la rue parce qu'ils me l'ont fermé", poursuit-il indigné. "La loi ne permet pas à l'Intérieur d'agir de cette façon, mais on l'a sautée". "Seulement les tribunaux peuvent interdire une publication". 
En plus des deux plaintes portées contre ce journal, les tribunaux marocains devront se prononcer, fin août, sur les accusations formulées par le ministère public de Rabat contre le rotatif Al Jarida Al Oula et l'hebdomadaire Al Michaal, qui ont osé commenter le communiqué du médecin du monarque dans lequel on a annoncé qu'il avait besoin quelques jours de repos parce qu'il souffrait d'une infection par rotavirus. 
Au début du même mois, le Ministère de l'Intérieur a ordonné la confiscation et la destruction des cent mille exemplaires des hebdomadaires Tel Quel et Nichane que, en collaboration avec le journal français Le Monde essayaient de publier un sondage sur la popularité de Mohamed VI qui donnait des résultats très favorables au souverain. Et encore, l'Intérieur a estimé que, selon la Constitution marocaine, la "personne sacrée du monarque" ne pouvait pas être soumise à un sondage n'importe quels que soient ses résultats. 
Source : EL PAIS 
Traduction : Diaspora Saharaui 

La diaspora marocaine s'en prend aux sahraouis

Être femme et porter la melhfa, la toilette typique des femmes du Sáhara Occidental étaient hier les motifs pour lesquels la chanteuse sahraouie, Mariem Hassan et quelques membres de son groupe, ont été, d'abord, insultés à cause des vêtements qui dénonçaient son origine, et ensuite, physiquement agressés. Ainsi l'a expliqué à la presse le représentant de la célèbre artiste, Manuel Domínguez. 
Les faits se sont produits à environ 08.45, lorsque Mariem, accompagnée par la danseuse et percussionniste Vadiha Mint El Hanevi et le guitariste Lamgaifri Brahim se disposaient à déjeuner dans un snack-bar situé dans la place de Tirso de Molina (Madrid) avant de commencer les essais d'enregistrement de son dernier disque, dont les studios se trouvent dans les environs. 
Soudain, ils ont été surpris par les insultes de cinq jeunes marocains, trois garçons et deux filles, qui leur ont lancé tout type d'injures, motivés par ses vêtements et origine. La situation a empiré quand les musiciens ont répondu aux proclamations politiques comme : "Sahara marocain!", en répliquant ": Sahara libre!" ou : "Sahara Polisario!". 
Loin de finir, l'échange verbal a passé au plus grave quand divers marocains se sont élancés contre la chanteuse et ses accompagnateurs. La danseuse corpulente et le guitariste ont évité que Mariem soit agressée et ont essayé de repousser l'agression. Malgré cela, ils ont reçu des coups de poing. Le son d'une sirène proche a fait fuir les attaquants. Trois d'eux, les garçons, ont réussi à prendre un taxi et ont abandonné le lieu. 
La première agression physique 
Hier soir, après une journée marathonienne d'essais matinaux dans le studio Nube Negra, et l'enregistrement l'après-midi de quelques chansons, les musiciens sont allés porter plainte dans un commissariat. "Pour laisser une constance, plus qu'autre chose, des coups reçus par les deux personnes qui accompagnaient l'artiste, l'une d'elles, la percussionniste, dans un bras", expliquait son représentant, Domínguez. 
Il a signalé qu'ils "sont habitués à être insultés par des Marocains mais, jusqu'à présent, ils n'avaient jamais été physiquement agressés. C'est la première fois que cela arrive en Espagne". Finalement, il a expliqué que "c'était une attaque au groupe sahraoui, non à la chanteuse, qu'ils ne l'ont pas reconnue". 
Mariem, connue comme "la voix du désert", est considérée comme la voix la plus représentative du Sahara Occidental. Elle est toute une idole dans son pays. Elle venait d'arriver à Madrid provenant de l'Italie, après avoir participé au Womad Sicily (Taormina). 
"Mon mari m'a déjà dit de ne pas sortir seule avec la melhfa", a déclaré Mariem. Ce n'est pas le premier incident de cette nature. Elle a connu des problèmes semblables à Stockholm, à Amsterdam ou Caceres. 
Les ambassades et consulats marocains mobilisent des contingents de la diaspora marocaine pour provoquer les diverses manifestations organisées par les associations de solidarité européennes et les représentations du Front Polisario en Europe. L'un des membres de la diaspora sahraouie à Bruxelles a déjà été menacé par un membre de ces groupes. 
L'athlète sahraoui Salah Eddine Ameidan a été, à son tour agressé le 29 mai dernier lors d'un meeting international à Pézenas, ville du département de l'Hérault dans le sud de la France. L'agression s'est soldée de plusieurs blessures au dos et l'a empêché de participer à la compétition. Les agresseurs ont été identifiés comme d'origine marocaine et vivant dans la ville de Béziers, ville de l'Hérault. 
Ces agressions sont le fruit de la haine qui sème le gouvernement marocain parmi les citoyens marocains. Les autorités marocaines n'hésitent pas à mobiliser les masses marocaines comme c'était la pratique du régime nazi qui a poussé la population civile à perpétrer le massacre des juifs dans plusieurs pays européens pendant la 2ème Guerre Mondiale.

Le comble de l'hypocrisie

Les responsables marocains, et à leur tête leur ambassadeur à Genève, qui ont l'habitude de s'emberlificoter dans des théories abracadabrantesques assimilées à des délires de mythomanie, dans le but de duper l'opinion publique marocaine, veulent s'afficher en défenseurs des intérêts des réfugiés sahraouis en Algérie. 
Ainsi, ces responsables et leurs complices dans les médias marocains, reprochent à l'Algérie de refuser le recensement de la population sahraouie exilée à Tindouf, dans le but d'éloigner le débat sur la raison qui a poussé ces réfugiés à quitter leurs terres et familles. Pour détourner l'attention des marocains sur ce qui se passe dans les territoires qui se trouvent sous contrôle marocain. 
Ces prétendus "défenseurs" des intérêts sahraouis sont les mêmes qu'il y a cinq mois, plus exactement le 30 avril 2009, se sont opposés, via la France, à l'élargissement du mandat de la force des Nations Unies au Sahara Occidentale (Minurso) aux questions de droits de l’homme.
Au moment même où « la France empêche l'ONU de veiller sur les droits de l’homme au Sahara », le Maroc condamnait Khalihenna Aboulhassan, le militant sahraoui défenseur des droits de l’homme, à deux ans de prison pour un délit sans preuve. Cela s'est passé deux jours avant, le 28 avril à Marrakech. 
Grâce au veto français, le pouvoir judiciaire marocain peut continuer à violer la loi, même si nous démontrons sa connivence dans les violations des droits de l’homme.

Oui, ceux qui se lèvent maintenant pour pointer du doigt l'Algérie sont les mêmes qui tous les jours sont dénoncés par Amnesty International, Human Rights Watch, etc, pour violer quotidiennement les droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental, où ces ONG ont constaté avec inquiétude que les personnes sont emprisonnées pour leur seule participation à des manifestations pacifiques, au cours desquelles ils expriment pacifiquement leur opinion et que les sit-in organisés en solidarité avec ces détenus ne sont pas autorisés, en violation du droit fondamental et universellement reconnu à la liberté d'expression et de réunion. 
Le soulagement de la population des camps n'est pas leur recensement, mais l'intervention de la MINURSO pour arrêter le massacre, la torture, la persécution dont sont victimes leurs parents à Laayoune, à Smara, à Boujdour et à Dakhla. 
Si le Maroc est intéressé par la situation de ces réfugiés, pourquoi refuse-t-il de laisser les casques bleus y surveiller la situation des droits de l'homme? N'est-ce pas là une preuve des mensonges marocains? 
Le gouvernement marocain a sollicité le veto français pour avoir une carte blanche pour sa politique barbare d'oppression de la population civile, parce que depuis 2005, les manifestations contre l'occupation marocaine se succèdent dans toutes les villes sahraouies, parce que le cessez-le-feu a été substitué par une résistance populaire pacifique qui a déjoué le plan marocain de maintenir le statu quo. 
Le gouvernement s'est caché derrière la France pour continuer à piétiner la population sahraouie et défier la communauté internationale. Sans le soutien de la France, le roi du Maroc se trouverait dans un de ses palais au pays gaulois, chassé par le peuple marocain qu'il laisse mourir de faim. 
Ceux qui croient que la France fait cela pour "défendre la juste cause des marocains" se trompent. L'Elysée, à l'instar de Rabat, continue à nourrir de la haine à l'égard de l'Algérie. Paris n'a jamais pardonné aux algériens de l'avoir combattu et vaincu. Si elle fait tout pour plaire à la monarchie alaouite, c'est pour faire regretter, voire "payer" à l’Algérie sa révolution et son indépendance. C'est cela sa politique officielle et officieuse, depuis 1962 et ce, quelles que soient les orientations politiques de ses gouvernements. Le Maroc est devenu son cheval de Troie dans le Maghreb contre l’Algérie insoumise et rebelle. 
L'histoire nous a toujours démontré qu'en Afrique du Nord et en particulier avec l'Algérie, la France s'était toujours trompée. Le Maroc se trompe, depuis 34 ans, dans son aventure saharienne.

Moulay Hicham, l'anti-Mohamed VI

Le mariage du prince Moulay Ismail est l'occasion idéal pour le roi Mohamed VI pour compenser la tension qui caractérise les relations avec son autre cousin, Moulay Hicham, le frère de Moulay Ismail.
Moulay Hicham est cousin germain du roi Mohamed VI et troisième dans la ligne de succession au trône. Depuis son éloignement de Hassan II et son engagement pour la démocratie au Maroc, on le connaît avec le surnom de "prince rouge".
Mulay Hicham fut déclaré en 1999 "peronne non grata" au palais de Mohamed VI. N'empêche, il continue à fréquenter la famille royale et son épouse, Malika, et ses enfants, ont accès aux demeures royales. Pendant toute cette décennie, le prince a gardé des relations étroites avec des intellectuels et journalistes critiques avec le régime. Entre eux, Ali Amar.
Dans le dernier paragraphe de son livre, Amar exprime sa reconnaissance au prince. "Ma compréhension des énigmes du Makhzen n'aurait pas pris forme sans le prince Moulay Hicham et son épouse Malika qui, par amitié, m'ont permis de partager, avec passion, pendant toutes ces années, leurs connaissances sur le sujet et leurs souvenirs". Selon Feeran Sales, ancien correspodant d'El Pais au Maroc "plus d'un lecteur est arrivé à la conclusion que le prince avait inspiré le livre."
L'embarras a obligé Moulay Hicham à nier les propos d'Amar, mais il ne pourra pas nier l'article qu'il a publié sur les pages du journal espagnol EL PAIS dans lequel il
a mis à nu les carences du royaume en décortiquant son fonctionnement depuis l’ère Hassan II à celle de Mohammed VI. Réputé pour sa critique virulente, le prince Hicham affirmera dans une contribution au quotidien madrilène El-Païs, sous le titre “Élections marocaines: le début de l’explication”, que le très bas taux de participation aux dernières élections législatives marocaines constitue un message pour une nécessaire démocratisation du pays. Il ajoutera que que ce scrutin “constitue un tournant et met les fondements d’un débat pour un indispensable consensus autour d’objectifs et règles de jeux impliquant toutes les parties, afin de déclencher une discussion au sujet de la démocratie superficielle actuelle avec ses perspectives limitées pour la continuité et la possibilité de pouvoir convaincre. Et pour des raisons liées à l’histoire et à la culture des Marocains, et au grand bonheur du Maroc, le débat se déroule dans de bonnes conditions”.
Moulay Hicham est d’abord intervenu sur la chaîne Al Jazeera en anglais, avant de faire une conférence à l’université américaine de Stanford, où il donne des cours, pour ensuite clore par un article dans le quotidien espagnol El-Païs.
Convaincu que les services de renseignements complotent contre lui, le prince de 37 ans a quitté le Maroc pour les Etats-Unis où il veut "se ressourcer" et pour, dit-il "mettre fin à une ambiance malsaine, car ce qui était censé être un débat d'idées est devenu un bras de fer sécuritaire. La famille royale doit projeter une image d'unité. J'ai toujours pensé que la diversité nourrissait l'unité et qu'une homogénéisation de façade était une fausse unité. J'ai cru qu'on pouvait fonctionner dans ce cadre, mais ce n'est apparemment pas le cas. Aujourd'hui, l'institution monarchique est malmenée, la famille royale aussi. Elle a besoin de la plénitude de ses moyens pour jouer entièrement son rôle. Je prends donc du champ, car je ne veux pas être l'instrument par lequel d'autres viennent l'affaiblir, consciemment ou pas."
Le tandem Mohammed VI-Moulay Hicham dont certains rêvaient, à la mort de Hassan II, pour conduire le Maroc vers la modernité est mort-né. 
Le prince Hicham, c'est l'anti-Mohammed VI. Le roi est un introverti, secret et lointain ; son cousin - de quelques mois plus jeune - est ouvert, impatient, avec un côté chien fou. Mohammed VI fuit les journalistes, Moulay Hicham les fréquente avec gourmandise. En public, on sent le roi mal à l'aise, sur ses gardes. Son cousin est expansif et volubile. L'un se comporte comme s'il voulait se faire oublier ; l'autre aime faire parler de lui, intervient à la tribune de colloques savants qu'il finance, écrit à l'occasion dans les journaux. Mohammed VI donne l'impression de n'être pas intéressé par son métier de roi ; Moulay Hicham, au contraire, rêve d'être associé aux affaires de l'Etat. Aussi, faire le portrait du cousin, tout en relief, revient à tracer le profil, en creux, du roi. 
Autant que deux caractères, ce sont deux mondes, deux éducations qui s'opposent. Le roi Mohammed VI a été façonné par le palais royal et ses traditions d'un autre âge, sous la férule d'un père jupitérien. Son cousin est un "enfant de l'extérieur", qui revendique une double culture où se marient le monde musulman et l'Occident.


Ephémérides du 28 septembre

En représailles des attaques du Front Polisario contre les bateaux de pêche espagnols, le gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez décida, le 28 septembre 1985, l'expulsion du représentant du Front Polisario à Madrid. M. Boukhari Ahmed, actuellement représentant à New York, fut accompagné par des policiers jusqu'à l'avion qui le conduira à Alger. 
Maurice Barbier, dans son livre "Le conflit du Sahara Occidental" (Ed. L'Harmattan) donne quelques détails sur les premières attaques du mouvement indépendantiste sahraoui contre les bateaux qui participaient à la spoliation des ressources halieutiques sahraouies moyennant des accords illégaux signés avec le Maroc. En voici un  extrait : 
"Le front Polisario attaqua de nombreux navires étrangers pêchant au large des côtes du Sahara Occidental. Il voulait ainsi affirmer la souveraineté de la RASD sur cette zone et protéger ses ressources halieutiques. Il enleva aussi des pêcheurs, notamment espagnols et portugais, et ne les libéra que contre une reconnaissance de la part de leur pays.
Plusieurs incidents se produisirent à ce sujet pendant les derniers mois de 1978, cinq chalutiers espagnols le 11 septembre, deux bateaux de pêche, l'un hollandais et l'autre espagnol, les 3 et 5 octobre (16); il coula encore un navire étranger le 24 novembre. Mais il y eut d'autres incidents pour lesquels le Polisario rejeta toute responsabilité. Ce fut le cas le 4 octobre 1978, quand le capitaine et 5 pêcheurs d'un chalutier sud-africain opérant au nord de Nouadhibou furent tués par des inconnus. Ce fut ainsi le cas d'un chalutier canarien coulé le 28 novembre 1978, entraînant la mort de 8 hommes. Le Polisario attribua cette attaque au Maroc, mais celui-ci déclina aussi toute responsabilité dans cette affaire. Le gouvernement espagnol demanda des explications à Rabat et ouvrit une enquête à ce sujet, puis il décida de protéger les chalutiers canariens par des navires de guerre. En tout cas, à partir d'octobre 1978, les attaques contre les bateaux espagnols cessèrent, car un accord intervenu entre le Polisario et l'Espagne, celle-ci acceptant de reconnaître celui-là en échange de la libération de ses prêcheurs prisonniers. 
Il n'y eut aucun incident naval au cours de l'année 1979, mais les attaques de navires reprirent entre mai et septembre 1980. en effet, le 3 mai, le Polisario détruisit un bateau marocain apportant du ravitaillement à la garnison de Tarfaya (17). En juillet, il coula un chalutier marocain et en attaqua un autre en août. Pour protester contre l'accord de pêche entre l'Espagne et le Maroc, il arraisonna le 22 mai, un chalutier espagnol au large de Dakhla et fit prisonniers les quatorze membres de son équipage. Le 29 septembre, il s'en prit à deux chalutiers espagnols et enleva 25 pêcheurs (dont 23 espagnols). De même, il attaqua deux chalutiers portugais, l'un le 4 juin, l'autre à la fin de septembre, et captura chaque fois les 15 membres de leur équipage. Il détruisit aussi deux chalutiers sud-coréens en juillet et emmena les cinquante pêcheurs qui s'y trouvaient (18). 
Les pêcheurs portugais furent furent libérés assez rapidement, les uns le 23 juillet 1980 et les autres le 8 octobre car le gouvernement portugais exprima son soutien au droit du peuple sahraoui à l'indépendance et accepta de reconnaître le Front Polisario comme son représentant unique et légitime. La libération des pêcheurs espagnols fut plus longue et plus difficile car le Polisario reprochait à l'Espagne son attitude à son égard et son accord de pêche avec le Maroc : Elle n'intervint que le 17 décembre 1980, après que l'Espagne eut renouvelé son appui au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination (19). De son côté, le gouvernement sud-coréen entreprit aussi des démarches diplomatiques pour obtenir la libération de ses pêcheurs prisonniers, mais celle-ci n'eut lieu que le 17 juin 1981, grâce à l'intervention du Comité International de la Croix Rouge. 
(18) Ces dernières attaques auraient fait 6 morts et 3 blessés.
(17) Il y eut 10 tués et 7 prisonniers
(18) Il y eut également un incident le 12 juillet 1980 avec des navires au large du Sahara Occidental : deux bateaux-citernes ravitaillant des chalutiers cubains ont été attaqués par deux avions non identifiés, mais certainement marocains, qui firent un mort et huit blessés. Cuba en accusa le Maroc officiellement et dénonça sa responsabilité à l'ONU. Mais l'affaire n'eut pas de suite.
(19) Le Polisario libéra alors 35 pêcheurs espagnols. Le 10 novembre, il en avait libéré deux autres, qui étaient malades." (fin de citation) 
A partir de 1980, le Maroc se limite au "Sahara utile" en l'entourant de six murs dont le dernier fut terminé fin 1986. La construction du sixième mur d'une longueur de 1500 km (de Zak jusqu'à la frontière mauritanienne au sud vise à, entre autres, empêcher les forces navales du Polisario d'accéder aux côtes sahraouies pour attaquer les bateaux de pêche étrangers. Ce mur permettra au roi Hassan II de se rendre à Laayoune en mars 1985. Si le mur de défense à permis au Maroc de s'assurer le contrôle de plus des deux tiers du territoire sahraoui, sa construction était accompagnée de nombreux échecs diplomatiques. La RASD est reconnue par plus de 80 pays et admise eu sein de l'OUA, aujourd'hui l'UA, en 1984 en tant que membre à part entière, ce qui entraîna le retrait immédiat du Maroc de l'organisation panafricaine. 
Pour protéger les ressources naturelles du Sahara Occidental, a été crée l'association Western Sahara Ressources Watch (WSRW) qui est un réseau international d'organismes et de militants qui recherchent et interviennent auprès des compagnies travaillant pour des intérêts marocains au Sahara Occidental occupé. Aujourd'hui, elle regroupe des organisations et individus de plus de 30 pays qui pensent que l'occupation de ce territoire ne prendra pas fin tant que le Maroc pourra tirer profit de cela. Les sociétés qui ont cessé de travailler pour le Maroc au Sahara Occidental sous la pression du réseau sont : 
- TGS-Nopec (pétrole, 2002-2003)
- Fugro (pétrole,  2004)
- Wessex Exploration (pétrole, 2004)
- Yara (importations de phosphate, 2005)
- Thor Offshore (pétrole, 2005)
- Total (pétrole, 2004)
- Kerr-McGee (pétrole, 2006)
- Pioneer Natural Resources  (pétrole, 2006)
- Selfa Arctic (pêche, 2005)
- Arnesen Shipbrokers (transport de phosphates, 2007)
- R-Bulk (transport de phosphates, 2008)
La campagne contre Kerr-McGee a été particulièrement complexe mobilisant des actionnaires dans 30 pays. Huit actionnaires se sont retirés de la société pour des raisons morales, pour une valeur totale d'environ 80 millions d'USD. Un grand nombre d'églises dans l'Etat de la maison mère de la compagnie, l'Oklahoma, s’est également investi dans la campagne.
En 2006, WSRW a lancé la campagne « Le poisson ailleurs ! » , afin d’empêcher l'Union Européenne de signer un accord de pêche avec le Maroc, qui permettrait à des bateaux de pêche de l'UE de pêcher dans les eaux du Sahara Occidental. La campagne a marché dans 20 pays de l’UE, et a mobilisé 200 parlementaires européens, et a réussi à trouver un gouvernement pour voter contre l'accord. En dépit des protestations des Sahraouis, l'accord a été finalement signé par le Maroc et l’UE. 

Une époque révolue

L'histoire du processus de paix entamé par l'ONU en 1991 est jalonné de scandales et de complicité de responsables onusiens avec le Maroc. 
Le Suisse Johannes Manz, représentant spécial des Nations unies au Sahara, a démissionné le 20 décembre 1991 pour exprimer sa désapprobation de la démarche partisane de Perez de Cuellar. De même, son compatriote Jean-Luc Held, membre de la Minurso, a dénoncé en mai 1994, les violations marocaines au Sahara et une certaine partialité du secrétaire général de l'ONU, Bouthrous Ghali. Plus tard, en janvier 1995, l'Américain Frank Rudy, vice-président de la commission d'identification, relève que la Minurso « est devenue l'instrument de la domination marocaine sur le processus d'identification et dénonce le comportement de type mafieux" du Maroc. 
La trahison de Javier Perez de Cuellar, en 1991, fut récompensée par Rabat d'une fonction honorifique (avec rémunération adéquate) auprès de l'Omnium Nord Africain, le holding de la famille royale marocaine. Bouthrous Ghali a épousé les thèses marocaines en échange de la promesse française de lui octroyer le poste de secrétaire général de la Francophonie. Koffi Annan, sous la pression de l'administration Bush a fini par s'éloigner du plan de son propre représentant, James Baker, dont le plan de règlement a été approuvé par unanimité dans le Conseil de Sécurité. 
Avec la complicité avérée ou passive de deux secrétaires généraux successifs de l'Onu, Javier Perez de Cuellar et Boutros Boutros-Ghali, Rabat avait réussi à brouiller les pistes et à multiplier les manœuvres dilatoires, à seule fin de gagner encore plus de temps pour empêcher l'organisation d'un référendum libre au Sahara Occidental et faire oublier un conflit qui traîne sans issue depuis 1975.  
A cette époque-là, en plus de surveiller le personnel de la MINURSO, le Maroc avait installé des écoutes téléphoniques sur les lignes locales et les lignes internationales de la mission onusienne. Même si le suspect fut immédiatement transféré, les faits ont été étouffés. 
Ce ne sont là que quelques illustrations que le Maroc n'a jamais prévu de gagner la bataille du Sahara par les méthodes légales, mais pas la tricherie et la manipulation. 
Mais ces temps-là, et ceux des agissements des lobbies promarocains pour influencer l'administration américaine sont révolus. L'époque du mépris des autres, des organisations internationales comme des personnalités onusiennes, symbolisée par le refus royal du plan de paix des Nations Unies fait partie du passé. La communauté internationale est lasse de ce conflit et demande le respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Ban ki-moon n'est pas Bouthrous Ghali ni Kofi Anan et il s'est engagé personnellement à trouver une solution au conflit sahraoui. 
Sur le plan de la légalité et le droit international, le Maroc se trouve isolé. Son seul appui : le veto français au sein du Conseil de Sécurité. Le Maroc peut prendre le parti d’« accepter » ou de « refuser » les plans de paix qui lui sont présentés, mais il ne peut en aucun cas faire abstraction du droit de la décolonisation et donc du référendum d'autodétermination des peuples qui en est l'élément fondamental. 
Sans se soucier du sort fait au peuple du Sahara Occidental, le Royaume du Maroc se livre à des méthodes dilatoires pour retarder l'échéance qui, de toute façon, lui sera imposée par la volonté de la communauté internationale et celle du peuple sahraoui. 
Les révoltes de la population sahraouie dans les territoires occupés ont mis en échec la politique du statu quo prônée par le gouvernement marocain. La répression et les violations des droits de l'homme sont dénoncées au quotidien par les ONG internationales. 
Dans ces conditions, quelle alternative reste au Maroc? Celle du double langage de façon permanente : l’approbation, l’apparente « coopération », puis l’épreuve de force pour « user » les représentants des Nations Unies sur le terrain, les envoyés spéciaux du Secrétaire Général, toutes les personnes de bonne volonté qui ont essayé de trouver les compromis mutuellement acceptables. 
Le Maroc joue la carte de la menace terroriste pour maintenir son influence au Sahara Occidental. Les autorités marocaines font la tournée des chancelleries occidentales en vue d'avoir leur soutien dans la proposition d'autonomie, en décrivant le Sahara Occidental comme une région vide, désertique propice à tout genre de trafics et hébergeant des groupes islamistes qui peuvent provenir de n'importe où dans le désert du Sahara. 
Le Maroc espère convaincre l’Occident qu’il demeure un acteur incontournable dans la sécurité de la région. Alors, il multiplie les dépêches sur le démantèlement des réseaux de terroristes imaginaires et accentue les sorties contre le principe d'autodétermination dans le but de le vider de son sens. Au même temps, il pointe du doigt l'Algérie pour s'afficher en victime d'un complot qui vise à déstabiliser le pays. Ce sont les dernières cartes d'un mauvais perdant qui a perdu tout espoir de gagner la partie. 

L'autre "richesse" du Maroc : la drogue

Les médias parlent souvent des richesses naturelles du Maroc et de celles spoliées par l'occupation du Sahara Occidental (la pêche, les phosphates) mais on parle peu de la véritable source d'argent dans le royaume de Mohamed VI, celle générée par le trafic de haschich. Un trafic dirigé depuis les hautes sphères du gouvernement marocain. Malgré quelques gestes symboliques que le ministère de l'intérieur a fait il y a quelques jours pour faire semblant d'empêcher les barons de la drogue de se présenter aux éléctions, les réseaux du trafic de drogues sont toujours commandités par des hauts responsables de l'administration marocaine. L'argent du hachisch circule largement pendant les campagnes partout au Maroc. La presse française qui n'arrête de faire des éloges au roi Mohamed VI ne se demande jamais pourquoi celui-ci ne fait rien pour éradiquer les champs de cannabis au Maroc. 
L'écrivain Tahar Benjelloun a fait un portrait illustratif d'un baron de la drogue dans un article publié par Le Monde sous le titre de "La Porsche noire, le play-boy et la burqa". Un article qui décrit les contradictions du Maroc d'aujourd'hui : un pays oscillant entre modernité et obscurantisme. 

La Porsche noire, le play-boy et la burqa 

Le choc des civilisations se remarque parfois dans des situations ridicules, des comportements stupides provoqués par l'arrogance et l'ignorance. Ainsi, j'étais l'autre jour dans le sud du Maroc et j'ai assisté à cette scène : une voiture décapotable arrive à toute vitesse sur une route étroite, une piste pleine de trous. Une voiture de sport, peut-être une Porsche. Elle est conduite par un jeune, tête rasée à la mode, lunettes noires, cigarette aux lèvres et téléphone portable dans une main. Une voiture qui coûte cher, le prix d'une prairie, le prix d'une vie de travail à l'étranger ou le salaire d'un prince. La voiture s'arrête à notre niveau. Le jeune homme est fier de son machin. Il montre le pays à une femme assise à ses côtés, mais une femme enveloppée entièrement d'un voile noir, mains gantées de noir, et sur la fente, pour qu'elle puisse voir, elle a posé des lunettes noires. Un fantôme, une chose qui bouge à peine, mais ne parle pas. Cela me rappelle les dernières pages des Voix de Marrakech d'Elias Canetti, où il décrit une chose noire qui se meut à peine, mais dont on ne voit ni le corps ni aucun membre. Peut-être quelqu'un d'humain est là.
Le jeune homme sort de la Porsche, allume une cigarette et dit en français : "C'est beau mon pays !" La femme séquestrée dans ce linceul noir hoche la tête. Elle ne prononce aucun mot. Sans que je lui parle, il me dit : "Je me suis marié, et je repars avec elle, mais problème papiers, ils veulent photo identité visage découvert, ils sont fous, enfin Allah est grand !"Il passe plusieurs fois la main sur l'aile de la voiture comme s'il caressait la jambe d'une jeune fille nue. A son accent, je constate qu'il est du Rif, pays où l'on cultive du kif, avec lequel on fait le haschisch. Argent facile. Il conduit un engin comme s'il était prêt à s'embarquer pour la Lune et traite sa femme ou celle supposée être sa femme comme une esclave, une chose, un paquet enveloppé dans un service funéraire. Evidemment, il téléphone avec son portable et parle en néerlandais. Il vient de Rotterdam, car la voiture y est immatriculée. La chose le suivra dans son pays d'immigration, ou bien chargera-t-il ses parents de lui livrer le paquet par la poste ?
En repartant, il s'arrange pour que nous recevions un nuage de poussière. La chose noire n'est plus visible. Je n'ai pas eu envie de lui parler. Cela n'aurait servi à rien. Il doit avoir peur des femmes. C'est un problème d'ordre intime et relève de la psychiatrie. Il a peur qu'on lui prenne sa femme, qu'on la viole avec le regard, qu'on la désire en rêve. Alors qu'il la garde en attendant que la pauvre se réveille un jour et prenne sa revanche. C'est déjà arrivé.
Cet individu illustre à lui tout seul toutes les contradictions d'une mentalité de l'âge de pierre avec un pied dans le XXIe siècle. Il utilise les moyens techniques les plus sophistiqués et en même temps traite sa femme comme du bétail.
Ce genre de situation a été dénoncé de manière courageuse et forte par une femme arabe, une psychologue vivant à Los Angeles, qui a débattu il y a quelques mois avec un théologien égyptien sur la chaîne Al-Jazira. C'était le choc de l'année. J'ai retranscrit ce qu'elle a dit et vous en donne quelques passages : "Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, ce n'est pas un choc des civilisations, mais une opposition entre des mentalités du Moyen Age et des mentalités du XXIe siècle ; entre la civilisation et l'arriération, entre la barbarie et la rationalité, entre la démocratie et la dictature, entre la liberté et la répression ; c'est un choc entre les droits de l'homme d'une part, et la violation de ces droits de l'autre. C'est un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent comme des êtres humains..."
Cette femme, à visage découvert évidemment, parle calmement, martèle ses mots et dit ses vérités à un monde où règne l'hypocrisie et l'obscurantisme. Quand elle dit haut et fort qu'elle est laïque et que la foi est d'ordre privé, son interlocuteur hurle, affolé : "Tu es athée, athée, ennemie de l'islam !"
Qu'on le veuille ou non, il y a bel et bien deux mondes qui s'opposent aujourd'hui : celui de la liberté et celui de la barbarie, celle notamment qui a fait démolir des statues bouddhistes en Afghanistan et interdit aux femmes d'aller à l'école ou d'enseigner, de se faire soigner par un médecin homme, de rire de manière audible, d'écouter de la musique, de se maquiller (des femmes ont eu les doigts tranchés parce qu'elles ont mis du vernis sur leurs ongles), etc. La barbarie qui envoie des jeunes gens se faire exploser dans des lieux publics, celle qui menace la paix du monde en se réclamant d'un islam qui n'a rien à voir avec cette brutalité et cette folie. Comme a dit la femme courageuse, "les musulmans doivent se demander ce qu'ils peuvent faire pour l'humanité avant d'exiger que l'humanité les respecte !".
On a beau dire et répéter que l'Afghanistan et ses talibans ne représentent pas l'islam, que ce qu'ils font est en totale contradiction avec l'esprit et la lettre musulmans, c'est au nom de cette religion qu'ils agissent et parviennent à contaminer une partie de la jeunesse d'origine musulmane, qu'elle soit en Europe ou dans les pays du Maghreb.
Le jeune immigré à la Porsche noire avec la femme en noir a disparu convaincu qu'il est un bon musulman, un homme de son temps et probablement un mari qui ne sera jamais cocu !

La voiture de Mohamed VI dans la presse internationale

La presse internationale a largement fait écho de la récente décision du roi Mohamed VI d'envoyer sa voiture de luxe Aston Martin DB7 au Royaume Uni pour réparation. Voici les titres de quelques-uns : 
PRESSE ESPAGNOLE : 
Periodista digital: - "Les caprices du Roi du Maroc", la millionnaire réparation de l'Aston Martin de Mohamed VI
Extremadura Progresista : - La coûteuse réparation de l'Aston Martin de Mohamed VI 
El Periodico de Aragon : - "La roi des voitures de sport" . On l'appelle le Roi Cool à cause de son affition pour les voitures de sport et son apparente modernité. 
- El Periodico : - Mohamed VI envoie une de ses voitures de sport de luxe dans un avion militaire pour réparation en Angleterre. L'arsenal du monarque inclue 600 voitures. 
EL PAIS : La coûteuse raparation de l'Aston Martin de Mohamed VI. Le roi du Maroc est l'un des huit monarques les plus riches du monde, selon l'hebdomadaire américain Forbes, qui estime sa fortune à 1 milliard 720 millions d'euros. 
LA PRESSE FRANCOPHONE : 
Continental News : Mohamed VI, le Roi Cool 
Yabiladi : Insolite : L'Aston Martin royale se fait réparer en Angleterre 
Bellaciao : Les caprices de Mohamed VI 

Algérie-dz : L’Aston Martin du roi du Maroc voyage par avion 

Riminfo : Le roi Mohamed VI est l'un des monarques les plus riches du monde avec une fortune évaluée à 833 millions d'euros. 

Wladbladil'Aston Martin royale envoyée pour réparation en Grande Bretagne 



PRESSE ANGLAISE : 
All Headline news : King Mohamed VI of Morocco chartered plane to fly his car to England 
Monsters and critics : King Mohammed flies car to UK for repairs 
Elephant : Are you Aston a laugh? King flies broken car to UK 
Telegraph : King flies car 1300 miles for repair 
The Sun : King flies Aston 1300 miles to fix it 
The Daily Telegraph : King flies car 1300 miles for repair 
Chester Chronicle : Morocco's car-crazy King Mohammed VI chartered a Hercules to fly his Aston Martin DB7 1,300 miles to get it repaired in the UK.

L'administration d'Obama infiltrée par des éléments du gouvernement de Bush

Sous le titre de "Obama effraie la gauche", le journal digital hispanophone "Tal Cual" a publié aujourd'hui un intéressant article sur la présence d'éléments de l'administration Bush dans le gouvernement d'Obama qui influencent ses décisions. Voici un modeste traduction de l'article :
Obama effraie la gauche 
Pour certains intellectuels progressistes, le programme de santé proposé par Obama a des ingrédients nazis. D'autres soupçonnent que la Maison Blanche a été envahie par des bureaucrates du gouvernement de Bush 
Par: Harry Blackmouth 
La main gauche américaine, et non précisément la lunatique, est effrayée. Plus effrayée que jamais. Et quand une personnalité comme Nat Hentoff, l'une des gloires du journalisme nord-américain, exprime sa peur du gouvernement d'Obama, il faut commencer à avoir peur. À la fin de 2008, Hentoff s'est retiré du Village Voice après un demi-siècle de dénonciation des injustices dans une prose parfaite.
The New York Times lui a offert ce tribut : "À travers ses 83 années, ses trois douzaines de livres et de ses innombrables colonnes dans des journaux et articles dans des revues, monsieur Hentoff a été le champion de la liberté d'expression et il s'est opposé à la censure que ce soit aux libéraux ou aux conservateurs. Le 19 août 2009, dans la publication Jewish World Review, Hentoff a dit qu'il est "effrayé avec un gouvernement de la Maison Blanche" du plan de santé d'Obama, spécialement avec l'une de ses clauses, selon laquelle, une "assemblée fédérale" peut "décider si, en dehors du parti politique auquel il appartient, la vie d'une personne mérite de recevoir des fonds contrôlés par le gouvernement, pour maintenir cette personne vivante ".

Il arrive que quand la droite lunatique accuse Obama de vouloir imposer des panneaux de la mort, comme dans l'époque du Troisième Reich, elle n'est pas si cinglée comme on pensait. Le même Obama a remarqué dans une interview publiée dans The New York Times le 28 avril 2009, et que Hentoff s'est chargé de sauver, la nécessité de maintenir une "conversation démocratique très difficile" à propos de comment "les malades chroniques et ceux qui s'approchent de la fin de leur vie représentent potentiellement 80 % du (coût) total des soins de santé". Il en résulte que des membres de l'administration Obama, a dit Hentoff, proposent des méthodes pour décider quand il est nécessaire d'appliquer l'euthanasie aux malades chroniques ou en phase finale.

Celui qui conseille Obama dans ces questions médicales est le docteur Ezekiel Emanuel, auteur de Principles for allocation of scarce medical interventions (des propositions pour l'allocation d'interventions médicales de ressources limitées). L'article du docteur Emanuel discute la nécessité de réduire les frais de santé en diminuant le soin aux vieillards, et a été publié dans la revue The Lancet, le 31 janvier 2009. Emanuel est, comme on dirait, à la portée de l'oreille du président, puisque son frère, Rahm Emanuel, est chef du cabinet d'Obama.

Évidemment, la Maison Blanche a nié qu'on a l'intention de créer des panneaux de la mort. Hentoff dit que dans trois projets de la Chambre de Représentants il y a des clauses où cette difficile conversation démocratique entre le médecin et son patient chronique ou en phase finale pour voir s'il convient qu'il reste en vie. Mais cela constitue à peine la moitié du problème. Puisque bien que les lois protègent la vie des patients, "des centaines de bureaucrates d'agences fédérales auront des années pour promulguer des dizaines de régulations qui régissent les détails de la loi".
L'INTROMISSION des VOLEURS de CORPS 
 Entre-temps, un autre critique de gauche, Garry Wills, a écrit dans The New York Review of Books, une publication libérale très respectable, que le gouvernement d'Obama est une séquelle du gouvernement de George W. Bush. Mohamed, un Ethiopien qui résidait légalement en Grande-Bretagne, a été capturé en 2002 par les agents secrets britanniques et nord-américains au Pakistan, après avoir fui de l'Afghanistan. Ceux qui l'ont arrêté étaient convaincus que Mohamed avait été recruté par les Talibans, et pour démontrer qu'ils avaient raison, et non le prisonnier, ils l'ont envoyé au Maroc, où il fut arrêté pendant 18 mois et a été soumis à des horribles humiliations. Il a été accusé d'être un complice du portoricain José Padilla dans la tentative de faire exploser une "bombe sale" aux Etats-Unis.
En octobre 2008, le reste des accusations contre l'Ethiopien ont été annulées. Cependant, Mohamed est resté à Guantánamo où il a présenté une demande à la "High Court" (l'une de deux branches du Tribunal Suprême de la Grande-Bretagne) en exigeant que des documents soient divulgués en détaillant le traitement subi aux mains de ceux qui l'ont emprisonné. Le gouvernement de Bush a expliqué que le cas de Mohamed et d'autres quatre demandeurs devaient être sous-estimés "puisque même sa discussion dans un tribunal pourrait menacer la sécurité nationale et les relations avec d'autres pays". Le 9 février Douglas N. Letter, un avocat du nouveau gouvernement des États-Unis, a recommencé à défendre la doctrine de préserver des secrets d'État devant le Tribunal d'Appels du Neuvième Circuit du San Francisco.
Wills a dit dans son article "The entangled giant" (Le géant embrouillé) que beaucoup sont restés "consternés après avoir vu la rapidité avec laquelle les gens d'Obama ont capturé les pouvoirs, le secret, le manque de responsabilité qui a conduit Bush à un opprobre semblable". Et le chroniqueur a rappelé le commentaire qu'un fonctionnaire de la Maison Blanche a formulé à Jane Mayer, de la revue The New Yorker : "Cela me rappelle le film de "L'invasion des voleurs de corps". Certes, Wills n'est pas le seul qui soupçonne que les corps des fonctionnaires de la Maison Blanche ont été envahis par des bureaucrates du gouvernement de Bush.

Mohamed VI, le roi cool


Au lieu de participer dans la 64e session de l'Assemblé Générale des Nations Unies pour défendre les thèses de son pays sur le Sahara Occidental, le roi Mohamed VI reste au palais royal pour préparer le marriage de son cousin Moulay Ismail avec une allemande convertie à l'Islam ou du moins c'est qu'on dit dans les cercles officiels alaouites. 
L'une de ses voitures favorites, l'Aston Martin DB7 ne pourra pas défiler à la fête nuptiale. Quelque chose lui faisait défaut. La fastueuse voiture de collection avait besoin d'être révisée et le roi du Maroc n'a pas fait attention aux distances ni aux frais. Il a embarqué sa chère voiture de couleur acier dans un avion des Forces Aériennes Royaleset il l'a envoyée à 2.000 kilomètres de Rabat, à destination du sud de l'Angleterre. 
A son arrivé à l'aérodrome de Cranfield, où elle a été déposée par l'Hercule C-130, la voiture a été chargée sur un camion de dépannage jusqu'à l'atelier mécanique de la firme, dans le village de Newport Pagnell. Le journal londonien The Sun laissait hier une constance, sur quelques photos, du débarquement de l'Aston Martin, fabriquée il y a 10 ans et achetée à 102.000 euros. 
les écologistes ont été scandalisés par le gaspillage royal. Le porte-parole de l'organisation "Les Amis de la Terre", Tony Bosworth, a taché d'"absurde" toute l'opération. "Les avions sont l'un des moyens de transport les plus polluants", affirma-t-il. "C'est sûr que la voiture pouvait être réparée plus près de chez lui".

L'exemple de Carlos 
Plus près, bien sûr, se trouve l'atelier officiel de la firme automobile ubiqué à Marbella. La ville malaguène est à environ 400 kilomètres de la capitale marocaine, par conséquent, il aurait été un peu plus raisonnable. Par une raison quelconque, le souverain a préféré ne pas envoyer son coûteux jouet en Espagne. Mohamed VI devrait apprendre des équilibres écologiques du prince Charles, un autre grand amant des voitures de luxe. Le futur roi britannique n'a pas renoncé à conduire l'Aston Martin décapotable que la Reine Isabelle II lui a offert lors de son 21e anniversaire. Cependant, pour réduire ses émissions de carbone, il a remplacé le moteur traditionnel d'essence par un autre qui fonctionne avec de l'alcool. 
Mohamed VI, un des rois les plus riches du monde, possède, selon l'hebdomadaire casablancais Al Ayam, environ 600 véhicules de collection. Parmi elles, plusieurs ont été héritées de son père Hassan II, mais lui-même en a ajouté, au fur à mesure, pour améliorer son impressionnante collection. Rien que le parc automobile du Palais suppose plus de 6 millions d'euros par an pour sa maintenance, et les frais de déplacements dépassent les 30 millions d'euros. 
S'il y a quelque chose dans laquelle le "roi des pauvres" n'est pas prêt à épargner, c'est dans les voitures, son dada multimillionnaire. Il suffit de faire un peu de mémoire et remonter le temps d'un an. Au Maroc on se rappelle, d'une forme anécdotique, cette date-là parce que c'était quand le monarque alaouite a réalisé pour la première fois une visite officielle en Italie et a dédié du temps à ses penchants, entre autres lorsqu'il a assisté à un circuit de Formule-1 et il a même essayé une voiture de course sur la piste. 
Mais le souverain marocain n'a pas peur des factures astronomiques des futures réparations mécaniques. La revue Forbes le place dans la liste des huit monarques les plus riches du monde, avec une fortune de 883 millions d'euros, dans un pays où cinq millions de personnes vivent avec moins d'un euro par jour. La richesse de celui qu'on a surnommé sur Internet le roi des phosphates aurait été quintuplée dans presque 10 ans. Exactement le temps depuis lequel il est sur le trône. 
Avec vêtement de néoprène 
Les images de Mohamed VI avec costume de néoprène sur sa moto nautique et aussi avec manteau et chapeau de chasse en train de viser avec une carabine continuent d'occuper les couvertures des journaux people qu'ils ont acquises dans les dernières années. De là, on l'appelle le Roi Cool par son penchant pour le sport de vitesse et par son apparente modernité. 
Même si les vacances du Roi sont l'un des secrets les mieux gardés, la presse indépendante a révélé que Mohamed VI a l'habitude de fréquenter le coeur des Alpes françaises. Au moins une fois par an, il se rend dans la station de Courchevel qui, par la qualité de ses logements et de ses pistes, elle accueille toute la fine fleur et la crème fraîche mondiale que le monarque aime côtoyer.

Et s'il trouve encore le temps, il se rend au district de Paris où se trouve son couturier favori, l'Italien Gianfranco Ferré. Le monarque non seulement est enveloppé des conceptions de Ferre. Dernièrement – comme révélé par l'hebdomadaire indépendant Tel Quel- on a fait faire des vêtements de veston en laine de lame, considéré l'un des tissus les plus cotés dans le monde. La dernière commande a surpassé les 43 millions d'euros. Il est vrai que George Clooney a aussi sollicité le même, mais l'étoile de Hollywood n'est pas un roi, et encore moins, il se fait appeler l'acteur des pauvres. 

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